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 Brother dear... || Vihren E. Sjölander

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Ҩ Brother dear... || Vihren E. Sjölander Ҩ Ven 21 Mar 2014 - 2:53

Brother dear...

Adora D. Sjölander & Vihren E. Sjölander

You know you live to break me - don't deny ♪

« Attends-moi dans les catacombes après le repas, il faut qu’on parle. S’il te plait, ne me fais pas faux bond. Si tu ne vois pas de marque à l’entrée, laisses-en pour que je te retrouve. À ce soir - Vihren »

Je repliai le papier et soupirai. J’essayai de trouver mon demi-frère dans la salle tout en ayant pas trop l’air de le chercher. En réalité, je ne savais pas trop si j’avais envie de croiser son regard dans un endroit bondé comme le réfectoire l’était au dîner, on ne se parlait jamais en public, à moins d’y être expressément obligés, ce qui n’arrivait encore que très rarement, encore plus ici. C’était surtout à « la maison » que nous devions avoir l’air de faire partie de la même famille, mais à Durmstrang, ceux qui savaient que nous étions frère et sœur savaient aussi que nous ne nous parlions que très peu et ceux qui ne savaient pas… nous avions seulement l’air d’être des étrangers l’un pour l’autre.
Des étrangers… c’était ce que nous étions de toute manière, il m’inspirait de la crainte, pas de l’amour fraternel, et lorsque nous devions nous rendre, moi accrochée à son bras, aux réceptions où notre famille était invitée, j’étais toujours extrêmement mal à l’aise. Heureusement que j’étais presque aussi grande que lui, et que je devais porter des talons qui anéantissaient notre différence de taille ou, encore mieux, me rendaient plus grande que lui. Ce n’était pas par vanité, mais son antipathie à mon égard était tellement intense que je me sentais toujours incroyablement petite à côté de lui, comme si je n’existais pas, que je n’étais pas assez bien pour exister à ses yeux. Enfin, c’était probablement la vérité, mais je m’en fichais, je ne voulais pas plus de sa considération que de sa gentillesse.

Alors ce petit papier dans ma main me rendait nerveuse. Je le fourrai dans ma poche et continuai de manger en discutant avec ma tablée, un sourire glissé sur les lèvres comme je savais si bien les faire même quand je n’avais ni l’envie ni le cœur. Je ne voulais pas que qui que ce soit puisse se rendre compte que quelque chose me tracassait, je ne voulais pas craindre que quelqu’un vienne me parler ensuite pour me demander si j’allais bien alors que j’étais sur le point de rejoindre mon insupportable demi-frère. Si je savais faire des faux sourires très convaincant, le mensonge était moins dans mes cordes, sans doute parce que je n’aimais pas mentir en général. Bien sûr, sur certaines choses, j’y étais obligée. Sur mes liens avec Vihren par exemple, si l’on ne me demandait pas expressément s’il était mon demi-frère, je disais que je ne le connaissais pas. De toute manière, je savais qu’il faisait la même chose, il me l’avait clairement dit, qu’il avait honte d’admettre que j’étais sa sœur, moi une pauvre fille de né-moldue qui sans le sang de son père n’aurait été qu’une ratée. Si j’avais réellement eu cette option, je l’aurais choisie.

Mon repas englouti, je trainai encore un petit peu, ce n’était pas mon genre de filer en douce juste après avoir fini de manger, j’étais un petit peu plus sociable que ça tout de même. Je commençais à devenir aussi sociable que je l’étais à BeauxBâtons, ce n’était pas le moment de gâcher mes efforts d’intégration juste parce que cet idiot avait décidé que nous devions parler. Parler de quoi en plus ? Personnellement, je n’avais pas grand-chose à lui dire, je n’avais pas non plus envie de l’entendre m’insulter, néanmoins j’étais assez curieuse pour m’y rendre. Et puis… c’était quand même mon frère, que je le veuille ou non.

Je réprimai un soupir et me relevai finalement, si j’avais le malheur de le faire attendre, ça allait être encore pire.

« Qu’est-ce que tu fais ? me demanda ma voisine, surprise.
– Hum j’ai… quelque chose à faire, répondis-je en continuant de sourire.
– Quelque chose… ou quelqu’un ? »

J’accueillis son haussement de sourcil appuyé avec une pointe de dégoût en pensant à qui j’allais vraiment voir alors que j’acquiesçais timidement, protester aurait été comme avouer que j’allais bien voir un garçon. Je m’en allai donc, j’allais probablement subir un interrogatoire en les retrouvant mais il serait toujours temps d’y penser plus tard. Pour le moment je devais me rendre aux catacombes.
Je pense que je devais pouvoir compter sur mes doigts le nombre de fois où je m’y étais rendue ces dernières années. Les endroits sombres étaient, certes, pratiques pour des échanges d’informations, néanmoins je n’en étais toujours pas fan, et y retrouver Vihren était sans doute la pire de mes idées. Enfin ce n’était techniquement pas mon idée mais j’avais choisi d’y aller en connaissance de cause, et ça, ça craignait.

Je passai mon chemin à me demander pourquoi il voulait me voir. Les vacances étaient terminées depuis peu, et nous avions dû y passer plus que notre quota annuel de temps ensemble, sérieusement nous nous parlions plus en deux mois au manoir qu’en dix à l’école. Et ça ne se passait jamais bien, parce que nous finissions immanquablement par nous disputer. Il me détestait pour une raison idiote, et j’avais beau essayer de lui faire entendre raison, ça ne changeait rien. J’essayais pourtant encore. Je savais que c’était peine perdue... je crois qu’une partie de moi se disait que je ne pouvais laisser ma famille dans son état actuel. Je faisais même des efforts avec la mère de Vihren, et j’acceptais toutes les remarques de ma grand-mère, je ne rechignais plus à aller aux soirées mondaines – au bras de Vihren, donc. Mon père, je l’aimais déjà malgré moi, même s’il avait encore refusé que j’aille rendre visite à ma mère cet été. Vihren était le seul à me repousser. Mais vu sa vision des choses, c’était plutôt logique.

J’arrivai à l’entrée des catacombes, je cherchai une trace mais il n’y avait rien, j’en laissai donc une avec ma baguette pour que Vihren me retrouve. J’entrai dans les tunnels et m’enfonçai assez pour que l’on soit sûrs de ne pas être surpris, c’était sans doute ce qu’avait voulu Vihren en m’amenant ici. Je répétai ma marque à chaque embranchement et, finalement, après cinq petites minutes, je décidai de m’arrêter dans un couloir un peu plus large, là où je trouvai un tas de pierres où m’asseoir – pas que m’asseoir par terre me gênait, mais vu que Vihren allait arriver, je ne voulais pas être au ras du sol quand il me toisera de son presque mètre quatre-vingt.

Je resserrai les pans de ma cape, me pelotonnant dedans, il faisait assez froid, mais c’était plutôt l’effroi de cet endroit qui me faisait frissonner.


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Ҩ Re: Brother dear... || Vihren E. Sjölander Ҩ Jeu 27 Mar 2014 - 23:37


Brother Dear ...

Vihren & Adora - 20 Septembre

Nymphetamine (Fix) by Cradle of Filth on Grooveshark


Vihren jubilait. Il se tenait bien droit dans le réfectoire en fixant attentivement sa demi-soeur. Cette petite garce, cette abominable petite batarde. Elle avait pourri sa vie, été à l'origine de toutes ses souffrances, et aujourd'hui, il avait enfin trouver le moyen de lui faire regretter sa naissance. Alors qu'il dégustait son repas, il se souvint la création de son plan diabolique. Déterminé à trouver un moyen de faire d'elle la moins que rien qu'elle était et la réduire à néant, il avait fouillé son dortoir grâce à l'aide d'une complice parmi les Eclairs qu'il était parvenu à convaincre de lui ouvrir leur QG. Il avait trouvé le lit d'Adora, et ses affaires, et en cherchant, minutieusement, en prenant soin de tout remettre exactement à sa place, ses plus précieux secrets lui avaient été dévoilé.

Fier et conquérant, il avait dénichée une photo de la moldue qui l'avait enfanté, cette ignoble traînée avec laquelle son père avait osé déshonoré sa mère alors qu'elle s'était offerte à lui, acceptant un mariage pour s'allier aux Sjölander. La haine bouillait en lui alors qu'il avait posé les yeux sur sa trouvaille. Avec cela, il la tenait. Il tenait son plus sombre point faible, sa plus grosse faiblesse, ce qui serait le plus douloureux. Il la ferait pleurer et geindre à ses pieds tant il lui tordrait le coeur. Il la détruirait, la mettrait en morceau pour lui inculquer les valeurs que sa naissance avaient brisés dans sa famille. Il lui ferait regretté, à cette traître à son sang ...

"Tu verras, sale petite garce, tu verras ce dont un Sjölander est capable ! L'honneur de ma mère sera venger lorsque tu mordras la poussière !"


Vihren avait tout rangé et après fait un duplicata de la photo, l'avait remise en place non sans un sourire victorieux en quittant le dortoir. Peu après dans la journée, il avait préparé son coup. Des amis à lui devait se tenir prêt dans les catacombes pour coincer Adora lorsqu'elle descendrait le trouver. Le mot aussi, qu'il lui enverrait un peu avant pour qu'elle le reçoive pendant le repas était prêt. Tout était en ordre pour parvenir à mettre au point sa vengeance. Aucun remord, aucune pensée de renoncement ne vint troubler son plan maléfique et il était très fier de lui et de ce qu'il avait préparé.

Lui faire croire qu'il voulait se réconcilier ... C'était tellement tarte quand on y pensait, que Vihren se demandait parfois comment ça avait pu marcher. Mais Adora avait couru dans son piège, quittant la douceur sécurisante de son repas et de ses amis des Eclairs pour s'enfoncer dans les ténèbres des catacombes où il prétendait l'attendre. Vihren ne la suivit pas immédiatement lorsqu'elle quitta la table, il fallait déjà laisser les garçons faire leur office. Il leur donnait le champs libre pour la malmener à la limite du décent. Hors de question qu'il ne pose la main sur elle ni ne cherche à la déshonorer ! Lui faire peur, c'était leur mission.

Vihren s'isola dans une partie obscure des catacombes pour préparer son supplice. Il farfouilla dans sa poche pour en sortir une petite fiole qu'il but tout en regardant attentivement le double de la photo qu'il tenait dans sa main. Les yeux clos, il se concentra sur le sortilège pour qu'il fonctionne. C'était un maléfice qui permettait à un humain de prendre l'apparence d'un autre, moins puissant que le Polynectar, et durant moins longtemps, mais ne nécessitant pas d'extrait de celui dont on veut prendre l'apparence. Après de longues minutes de maléfice, Vihren porta un regard au miroir qu'il avait emporté et contempla son apparence. C'était parfait ! Il était en tout point identique à la photo qu'il froissa dans sa main et laissa prendre feu dans le fond d'une galerie.

Vihren se déplaça grâce aux marques de ses amis et les trouvèrent finalement autour d'Adora. Dans un geste vif, il les fit s'éloigner avant de se présenter, baguette en main, comme s'il voulait défendre la jeune femme. Sous les traits de sa mère, il vint prêt d'elle pour éloigner les sorciers mauvais et évaluer l'effet de surprise dont il venait de profiter. Loin de soupçonner que derrière l'image de sa maman, se trouvait en réalité son demi-frère maléfique, Adora se précipita dans ses bras. Parlant avec la même voix que sa mère, Vihren répondit :

"Là, là viens là ma petite chérie. Maman est là, Maman est prêt de toi. Personne ne te fera plus jamais de mal !"


© Yuki Shuhime


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Ҩ Re: Brother dear... || Vihren E. Sjölander Ҩ Jeu 10 Avr 2014 - 22:06

Brother dear...

Adora D. Sjölander & Vihren E. Sjölander

You know you live to break me - don't deny ♪

Mon regard glissait lentement sur les pierres. Plus les minutes passaient et moins je me sentais en sécurité ici. Les catacombes ressemblaient tellement à Vihren, froides, tranchantes, sombres, j’avais vraiment hâte de les quitter, elles et lui, et de pouvoir retourner dans ma chambre, me perdre dans les conversations pas forcément toujours profondes de mes camarades, mais au moins cela me distrayait.
Le silence ne dura pas plus longtemps. Des échos de voix se mirent à rebondirent sur la pierre, dans le tunnel par lequel j’étais entrée. Il y avait plusieurs voix, et elles se dirigeaient par ici à n’en pas douter. J’inspirai pour m’exhorter au calme, sentant le danger se rapprocher de moi inexorablement, pourtant les voix riaient, comme si elles se racontaient des bonnes blagues. Crispée, l’esprit engourdi par ma peur, je ne pensai pas à attraper ma baguette avant que ce soit trop tard. Je me mordis la lèvre et baissai les yeux en voyant l’ombre du groupe arriver, je restai assise, espérant, priant qu’ils ne fassent pas attention à moi… malheureusement, dès qu’ils m’eurent dans leur champ de vision, les discussions cessèrent net, si bien que je ne pus que relever le nez pour m’assurer que je n’étais pas devenue folle et que je ne les avais, finalement, pas imaginé. C’est que je ne faisais pas toujours confiance à mon esprit.

Un sourire mauvais se glissa sur le premier qui croisa mon regard mais il ne s’approcha pas plus de moi. Ils se déployèrent autour du tas de pierres sur lequel je m’étais installée, probablement pour m’empêcher de partir en courant. Je vis une baguette dans la main de certains, pas dans celle de celui qui m’interpela. Je fronçai les sourcils, le cœur serré alors qu’il m’insultait. Je m’y attendais, ils n’étaient pas les premiers à essayer de me faire peur pour que je parte, je fus même tentée de leur dire que s’ils voulaient me faire vraiment peur, mieux valait qu’ils prennent des cours auprès de mon demi-frère mais… inutile de leur donner des idées, ni de leur rappeler qui était ma famille.
Mais j’étais la fille d’une née-moldue, je n’avais pas ma place ici et ils s’appliquèrent à me le rappeler avec un langage vraiment peu courtois et même parfois imagé. Je serrai les dents, refusant de me laisser atteindre par leurs médisances et, avec une force que je ne me connaissais pas, je me levai pour leur répondre que j’avais tout autant ma place qu’eux. Quand bien même ne savaient-ils pas que j’étais une Sjölander, je ne pouvais permettre de les laisser insulter le sang de ce père que, malgré moi, j’aimais.
Malheureusement, mes paroles n’eurent pour effet que de rendre leur venin encore plus virulent. Comment pouvais-je oser élever la voix contre des sang-pur ? Je ne peux que l’admettre, les larmes commencèrent à me monter aux yeux, ils m’insultaient moi, ils insultaient ma mère moldue et ils gardaient cette distance entre eux et moi. Avaient-ils peur que je les frappe ? Que j’use de la magie contre eux ? Je n’étais pas si stupide, si je l’avais fait, ils m’auraient sans doute tuée… un accident dans les catacombes est si vite arrivé.

Avant que la situation ne dégénère encore, une autre personne arriva, une femme. Il me fallut si peu de temps pour la reconnaitre et je sentis une immense chaleur réchauffer mon cœur. Maman. Elle tenait sa baguette dans sa main et la braqua sur le groupe de garçons comme je n’avais pas eu le courage de le faire. Comme elle s’approchait de moi, je ne pus que poser mon regard sur elle. Est-ce que je rêvais ? Elle fit partir le groupe et quand nous fûmes enfin seul… je me jetai dans ses bras. Oh Maman, depuis combien de temps ne nous étions-nous pas vues ? Mes larmes m’échappèrent alors que sa douce voix me rassurait. La peur provoquée par les garçons disparut en un unique instant, la joie d’être près de ma mère effaçait tout le reste.

« Maman… oh Maman… que… comment… comment es-tu venue ? »

Mon étreinte tremblante se resserra autour de son cou, j’avais peur qu’elle disparaisse, tellement peur, alors je m’accrochais à elle comme à une planche de salut.

« Tu m’as tellement manqué, Maman… je t’aime si fort ! »

Même avant la mort de mes grands-parents, il était rare qu’elle me prenne dans ses bras. Seulement quand elle réussissait à sortir de son état dépressif, quand elle se rappelait que j’étais là et que j’essayais de lui redonner goût à la vie. Et à présent elle était ici, à Durmstrang. Pitié, faites qu’elle était venue me chercher pour me ramener en Autriche, me ramener à cette ancienne vie qui me manquait.

« Ramène-moi à la maison… je veux revenir à la maison… »



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