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 Learn and Play ♣ Velvet & Andreï

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Ҩ Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Jeu 16 Juil 2015 - 12:12

Let's Play

And get undressed



You may be a sinner,
but your innocence is mine




Ce matin-là fut difficile pour Velvet. En fait, tous les matins lui étaient insupportables. Tout d'abord, parce qu'elle n'était « pas du matin » comme disent les moldus. Elle aimait d'un amour sans faille son lit douillet, et le moelleux de ses couvertures. Devoir les quitter chaque matin lui était insupportable. Ensuite, ce réveil-là avait quelque chose de plus que tous les autres. Il possédait cette froideur et cette cruauté propre aux réveils qui vous arrachent sans aucune pitié à un merveilleux rêve, bien plus doux que la réalité dans laquelle vous êtes forcé de vivre.

Voilà pourquoi Velvet détesta cette matinée d'été. Roulant d'un bout à l'autre de son lit, paressant encore une minute ou deux, elle repensa à son merveilleux rêve, qui, en soit, n'en était pas un. En effet, toute la nuit, elle avait ressassé la soirée plus que spéciale qu'elle avait passée en la compagnie d'Andreï, ce membre de son clan qui semblait tant lui ressembler. Ensemble, ils avaient malmené cette pauvre petite pimbêche d'Iceberg, qui devait sans doutes s'être déjà réveillée, hurlant sa surprise pour son doigt perdu. Rien qu'à y penser, Velvet ne put s'empêcher de ricaner, tendant l'oreille afin d'entendre quelques réactions de la part des autres filles. Quelques murmures lui parvint aux oreilles, mais rien de plus, pour le moment.

Alors qu'elle se décidait enfin à se lever, notre jeune sorcière fut prise d'un flash. Des yeux verts, et un sourire froid, au moins aussi intriguant que ses pouvoirs, ou que son imagination sans limites en matière de torture. Andreï. Encore. Toujours depuis hier soir. Elle en avait presque oublié le manque qu'elle ressentait envers Drago. Envers Vervein. Velvet soupira. Ils lui manquaient terriblement, mais elle avait l'impression de tourner en rond au sujet de Vervein, que rien ne serait jamais plus comme avant. Si seulement elle n'avait pas eu cet accident...

Puis Andreï lui vint à nouveau à l'esprit. Elle avait envie de le revoir. Plus que cela encore, elle en éprouvait littéralement le besoin, et elle trouva cela étrange, comme chaque choses relative au jeune homme, d'ailleurs.

Après avoir pris le soin de se préparer, elle quitta le dortoir des filles pour se diriger vers le QG de son clan, afin de mettre en place le plan qu'elle avait en tête, en prenant soin d'emporter avec elle sa plus belle plume, un morceau de parchemin, le doigt coagulé de sa victime, et, bien évidemment, sa baguette. Entrant dans la salle des Ombres, Velvet se laissa tomber sur l'un des fauteuils mauve et argent qu'elle appréciait tant. Non seulement leur couleur était magnifique à ses yeux, mais en plus, ils étaient très, très confortables. Jetant un coup d'oeil au plafond peint en noir, elle réfléchit. Puis, posant avec une extrême délicatesse le morceau de chair qui commençait lentement à se nécroser sur l'un des guéridons noirs postés de chaque côtés des fauteuils, et pointa sa baguette en sa direction.

-Saccharifors !

Une étincelle jaillit de la pointe de sa baguette, illuminant le doigt qui s'était à présent métamorphosé en une sucette ayant tout de même conservé sa forme d'origine. Elle s'attaque à présent au parchemin.


Citation :

Pour A., de la part de V.

Un jeu qui en vaut la chandelle, si toutefois tu acceptes d'y participer.
Dans les couloirs de la tour Est, je te propose de me retrouver.
Arme toi de ta baguette, sens toi telle une idole.
Avec cette nouvelle quête, nous ferons trembler l'école.


Elle ne fut pas vraiment satisfaite de son poème improvisé, mais elle le déposa tout de même à côté de la sucette, et quitta lentement la pièce, sourire aux lèvres, en se dirigeant vers la tour où se dérouleraient bientôt les festivités.

Elle serait patiente. Elle avait emmené avec elle un nouveau paquet de cigarettes, et un exemplaire de Grandeur et Décadence de la Magie Noire, qu'elle comptait bien relire pour la quatrième fois, installée confortablement à l'une des tables de la bibliothèque.  





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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Jeu 16 Juil 2015 - 15:24

ANDREÏ & VELVET
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Le parchemin craquait doucement dans ses doigts, plié avec grâce par des mains expertes. La texture doucereuse et légèrement granuleuse du papier donnait de petits frissons satisfaits à Andreï qui ne se lassait jamais de cette matière si particulière. S'il aimait ouvrir des livres, jouer avec la texture lisse et chaude des reliures en cuir, en feuilleter les pages fines, jaunies par le temps et chargées de cette odeur si particulière de renfermé, il appréciait encore plus le papier lourd et épais du parchemin. En y passant sa paume, et avec une délicatesse mesurée, on pouvait ressentir chaque striures informes qui chatouillaient malicieusement les peaux des plus curieux. Andreï aimait passer ses doigts sur ses fines liures, les effleurer comme les cordes d'une guitare pour en deviner le timbre propre, la musicalité cachée. L'excitation envahissait un peu plus le jeune bulgare à chaque nouveau pan de mur qu'il dépassait, à chaque pas posé avec une frénésie exaltée, il approchait de la douce apparition de la jeune sorcière brune, qui l'attendait non loin.

C'est le renard qui d'abord, trottinant dans le dortoir, avait flairé âprement la sucette, exquise sucrerie à la forme peu banale. Dans sa gueule, le canidé avait saisi la lettre et le doigt translucide, pour l'apporter loyalement à son maître, le nez en plein dans un livre. L'animal rouge avait alors déposé son butin entre les pages vieillies, attirant l'attention d'Andreï qui déplia le message mystérieux. De  larges "V"  et  "A", ainsi que la sucette, ne laissaient peu de doutes quand à l'identité du messager et de son destinataire. Le bulgare saisit la sucette, l'admira sous l'éclat d'un soleil puissant qui perlait dans une opalescence douce. La jeune sorcière était décidément douée en sortilège, mais bien plus intéressant encore, elle était créative. Elle ne cessait de le surprendre, à chacune de ses actions, et la fascination qui l'attirait irrémédiablement à elle devenait plus forte encore, viscérale. Il avait rêvé d'elle la nuit passée, magnifique ballet morbide où tout brûlait autour d'eux, leurs têtes couronnés par des ossements nacrés. Vision mirifique d'un état de béatitude absolu. L'empressement s'emparant de lui, et sans même penser à ranger le livre qu'il était en train de consulter, se leva avec hâte pour rejoindre la promesse d'un nouveau jeu sordide avec Velvet. D'habitude, il n'oubliait jamais de ranger un livre.

Il pénétra dans la bibliothèque, large salle où s'étalait des étages gargantuesques d'ouvrages plus variés les uns que les autres. Son endroit préféré, sans nul doute, où résonnait une sagesse captivante, ainsi qu'une aura sombre qui pesait lourdement, signifiant la présence de livres plus obscurs...et plus intéressants ! Les yeux avides d'Andreï balayèrent rapidement les tables, où les têtes vides d'élèves stupides s'échinaient à y faire entrer un semblant d'informations, dans l'espoir qu'elles puissent leur servir à réussir leur vie scolaire. Vaine initiative tant leurs regards désertés semblaient se noyer dans l'interlignage de phrases pourtant admirablement écrites. Puis il la vit, seule et assise, les lèvres pourpres, charnues et légèrement entrouvertes, suspendues au dessus d'un livre qui semblait captivant. Le battement régulier de ses longs cils accompagnait le va et vient de ses orbes bleus qui se baladaient avec douceur sur des pages lisses. Des palpitations étranges animèrent le corps d'Andreï, tambourinant ardemment contre sa poitrine tremblante. Un trait lumineux entrait obliquement par la fenêtre découpée dans un large mur noir, auréolant la chevelure d'ébène de la séduisante et fascinante Velvet. Ainsi illuminée, elle se détachait presque divinement de toutes les silhouettes ternes et sombres qui l'entouraient.
Prenant le premier livre qui lui passait sous la main, sans détacher son regard de la sorcière brune, il arpenta les longues allées régulières de la bibliothèque avant de s'assoir devant sa comparse. Il posa le livre devant comme prétexte, et lui tendit un large sourire qui érigea l'usuelle valse des fossettes. Sans un mot il lui montra la sucette qu'il porta à sa bouche, et lécha légèrement le bout. Raclant sa langue contre ses dents pour en déguster les saveurs, et afficha une petite moue déçue.

- J'ai connu des chairs plus fraîches et plus goûteuses, lança-t-il amusé.

En haussant deux sourcils provocateurs, il tendit la sucette en direction de Velvet, épiant sa réaction. Allait-elle se risquer, comme lui, à goûter au doigt sucré qu'il lui proposait. Mais le regard pétillant, et moqueur, de Velvet se planta sur le livre qu'il avait posé devant lui. Etonné, il regarda ce qui pouvait provoquer cet air goguenard chez sa partenaire des ombres, et lu le titre du livre : "La Sexualité chez les sorciers - T.1 - Apprendre à connaître son corps". Il retourna vivement l'ouvrage pour en cacher l'intitulé embarrassant.









Dernière édition par Andreï Hrodrevor le Ven 17 Juil 2015 - 0:53, édité 1 fois
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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Jeu 16 Juil 2015 - 22:31

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Totalement absorbée par les pages qu'elle avait sous les yeux, Velvet ne remarqua pas qu'Andreï venait d'entrer dans la bibliothèque. Ce ne fut qu'une fois l'Ombre devant elle qu'elle sentit sa présence, et leva les yeux vers lui, sentant son cœur se serrer. Elle n'avait pas réellement pu observer son visage la veille, et elle en profita maintenant pour l'observer de la tête aux pieds, sans la moindre discrétion.

Avec une apparence négligée-chic, Andreï portait son uniforme à merveille, pas un pli à l'horizon, et cela contrastait à merveille avec ses cheveux ébouriffés et sa cravate de travers. Malgré sa fine silhouette, le jeune sorcier dégage quelque chose de rassurant, aux yeux de Velvet tout du moins.
Et enfin, son cœur se mit à battre encore plus vite alors qu'elle posait ses yeux sur le sourire ravageur que son partenaire de choc lui adressait. Et, à ce moment précis, elle se sentit emplie d'une fierté sans pareil, de savoir que ce sourire-là lui était entièrement adressé. A elle, et personne d'autre. Ses fossettes se creusaient davantage alors qu'il élargissait son sourire, goûtant du bout des lèvres la sucette dont elle lui avait fait cadeau. La situation semblait si irréelle, que Velvet se demandait comment les autres les voyaient, de l'extérieur.

Quand Andreï lui proposa d'y goûter à son tour, elle sentit ses joues chauffer, et elle détacha juste un instant son regard des yeux noisettes de son partenaire, pour les planter sur la couverture du livre que son accolyte avait posé sur la table quelques instants plus tôt. Et là, ce fut le drame. Ou la crise de rire. Elle ne put s'empêcher de retenir un petit rire moqueur en lisant le titre du volume emprunté par le sorcier, et se leva, gardant les mains posées sur la table, de chaque côté du livre, le visage penché sur celui de son partenaire de crime.

-Alors, on a besoin de se rassurer à travers les livres, mon petit ? J'aurai pensé que tu n'avais pas besoin d'aide en la matière. Je me demande ce que penseraient tous ceux qui te craignent, s'ils savaient le genre de lecture que tu affectionnes !

Amusée, elle lui fit un sourire jusqu'aux oreilles alors qu'elle se penchait à présent vers la sucette, toujours tendue en sa direction. Elle ne lâcha pas Andreï du regard tandis que ses lèvres goûtaient à la texture douce et sucrée de son étrange création. Satisfaite, elle passa doucement sa langue sur ses lèvres afin d'y retirer le sucre venu s'y agglutiner. Elle ferma alors son propre livre, et débarrassa le reste de sa table, observant les autres étudiants, tous plus concentrés les uns que les autres, avant de laisser voguer ses pensées le long de la fenêtre, pour observer ce qu'il se passait dehors. Il est vrai qu'ils avaient énormément de travail ces derniers temps, ce qui laissait peu de place à l'amusement. De nature studieuse, cela n'avait jamais réellement dérangé notre petite Ombre. Cependant, depuis la perte de Vervein, elle avait besoin de se changer les idées. Ses notes avaient légèrement baissé, elle mettait moins d'ardeur à faire ses devoirs, et séchait les cours de plus en plus souvent, pour aller fumer aux endroits qu'elle avait l'habitude de fréquenter avec son couple d'amis. D'ailleurs, elle se demandait comment allait Drago, comment il pouvait gérer une telle situation. Il lui manquait, lui aussi. Bien plus qu'il ne devrait d'ailleurs. Tous les garçons partageaient le même dortoirs, alors, ils se connaissaient plus ou moins tous, songea-t-elle. Quittant la fenêtre et sa magnifique vue sur le parc ensoleillé des yeux, elle observa une fois encore les élèves.

-Dis moi, est-ce que tu connais Drago ? Enfin, Dragomir. Dragomir Stoyanov. Il est chez les Flammes.... Enfin, oublie, ce n'est pas vraiment important.

L'air sombre et triste s'effaça rapidement de son visage, pour laisser de nouveau place à un sourire malicieux dont elle avait le secret, et elle appuya sur la joue gauche d'Andreï.

-Je suppose que si tu es venu, c'est que tu avais envie de jouer, toi aussi ?






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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Ven 17 Juil 2015 - 16:02

ANDREÏ & VELVET
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Une ligne timide s'étira. Parfaitement droite, quelque peu gênée. Elle resta fixe quelques secondes avant  de s'élargir un peu plus. Au dessus d'elle deux cercles, qui se cachaient sous des paupières à demi-closes, honteuses, brillèrent soudainement.  La ligne se courba, croissant pourpre qui révéla de belles dents blanches. Puis la courbe se brisa, en un rond informe, auréolée de creux et striures éparses : une petite moue amusée était apparue sur la fine mâchoire du bulgare, et ses yeux rieurs se posèrent sur Velvet. Ses pommettes s'embrasèrent, comme la moquerie, sublime de provocation, tinta de la voix délicatement suave de sa comparse. A sa remarque, il détourna les yeux, sans mot dire, faussement boudeur. Il enfonça sa tête dans ses épaules, fronça les sourcils, mais ne parvint pas à garder le visage froid et ferme qu'il avait l'habitude d'afficher. Un petit rire éclata, trompetant dans le silence religieux de la salle, sans qu'il ne puisse le réfréner. Quelques têtes se tournèrent, épiant la source du bruit mystérieux, puis retournèrent à leur lecture.  Avec hâte, il porta sa main à ses lèvres, pour éviter tout nouveau débordement sonore.

Son sourire s'effaça quand Velvet posa ses lèvres parfaitement dessinées sur la sucette, son regard profond plongé dans le sien. Le tambour tonitruant de son cœur redoubla d'ardeur, battant les barreaux de sa cage thoracique avec hargne, comme pour en sortir. Il déglutit un moment, tandis que la belle Ombre léchait malicieusement le sucre qui faisait briller sa bouche pulpeuse, puis un large rictus illumina le visage d'Andreï. Mon dieu quel petit bout de femme incroyable !

* Ben tiens ! C'est moi qui l'ai trouvé je te signale ! Je ne me trompe jamais mon pote ! J'ai un flair d'exception.*

Le renard étira un sourire qui déforma son museau pointu, et la rangée interminable de ses dents s'éleva en rempart abrupt jusqu'à ses oreilles. Un sourire à faire tomber de jalousie les rayures du Chat du Cheshire. Andreï acquiesça, toujours sans pouvoir détourner les yeux de l'Ombre aux cheveux de cendre.

* Tu t'es surpassé sur ce coup-là. Tu as trouvé un véritable joyau.*

Le renard sauta sur la table, envoyant valser le livre qu'avait apporté Andreï par mégarde, puis s'élança dans un bond fougueux en direction de Velvet. Son corps flotta, coton roux porté par le gré du vent, et ses pattes disparurent dans l'explosion d'une fumée rougeâtre, qui ondula un moment dans les airs avant de disparaître. Son corps s'allongea, plus duveteux que jamais, et serpenta vers la brune dont le regard azur était perdu dans ses songes. Le canidé s'enroula autour de son cou, écharpe molletonneuse et tendre, humant le parfum sauvage de la jolie sorcière. Ainsi lové, il ferma ses petits yeux luisants et s'endormit tout contre la jeune femme. Andreï contempla la scène, et les percussions exaltées de son palpitant remontaient jusqu'à ses tempes, brouillant un moment son esprit dans un instant de grâce. Il la contempla de ses yeux avides : créature sombre à la cruauté sublime, regard puissant et déstabilisant, sourire mirifique qui brisait son trop plein d'assurance. Son effet sur lui était conséquent. Il n'en saisissait pas le sens, et ne cherchait surtout pas à le comprendre. Il avait peur de ce qu'il pouvait découvrir.

-Dis moi, est-ce que tu connais Drago ? Enfin, Dragomir. Dragomir Stoyanov. Il est chez les Flammes.... Enfin, oublie, ce n'est pas vraiment important.

Le renard émergea de son sommeil, alerte et vif, son œil illuminé par une ardeur étrange. Son pelage abandonna le roux habituel pour se parer d'un rouge sang, agressif, et ses poils, devenus bouillants, fumèrent quelque peu.

*Dragomir ? Attends, qu'est-ce qu'elle lui veut à ce type ?*

Andreï, dans un moment de contemplation pure, à l'apothéose de sa fascination pour Velvet, retomba de bien haut. Brisant tous ses os dans une stupéfaction glaçante. Le timbre de la voix de son amie s'érailla sous le nom du membre des Flammes, et ses yeux, légèrement humide, laissaient transparaître une tristesse insidieuse qui avait nouée sa gorge, plus terriblement encore que le renard qui s'échinait à un étranglement exemplaire, sans doute sous le coup de la jalousie.

- Dragomir Stoyanov ? Je le connais juste de visu, mais je ne lui ai jamais adressé un mot. Il y a des bruits qui courent sur lui, mais je n'y accorde que peu d'importance. Ça n'a pas l'air d'être un mauvais bougre.

Le visage fermé d'Andreï retrouva toute la froideur qui le caractérisait. Son visage était aussi lisse qu'un mannequin de cire, le regard inexpressif. Mais dans son corps, son cœur battait plus vite que jamais, d'un sentiment qu'il connaissait très bien, qui l'habitait la plupart du temps. Un sentiment qui enflammait ses sens, exorbitait ses yeux dans un lacis de veines sanguinolentes, et lui faisait commettre les pires atrocités. Se contrôlant, devant les yeux chagrinés de Velvet, il s'arma d'un courage sans nom et ferma les yeux pour énoncer la proposition qui lui coûtait beaucoup. Car, si étrangement l'allusion à un autre homme le mettait dans un état de rage insoupçonné, il ne pensait qu'à satisfaire la belle brune. Sans qu'il ne sache pourquoi, il avait terriblement besoin de lui faire plaisir.

- Mais je peux lui parler pour toi. Sans aucun problème.

Un sourire un peu gêné s'afficha sur le visage décomposé d'Andreï, il tenta de le rendre le plus rayonnant possible, mais il n'était pas sûr d'y être parvenu. Une charge terrible et abrasive pesait sur sa nuque, sensation désagréable dont il n'arrivait pas à se débarrasser.

- Je suppose que si tu es venu, c'est que tu avais envie de jouer, toi aussi ?

Les yeux de sa comparse s'étaient rallumés, retrouvant le côté démonique qui lui était si cher, si précieux. Le poids insoutenable s'allégea alors, tolérable, et un sourire apaisée s'anima dans les arabesques de ses fossettes.

- Mais bien évidemment très chère, qu'est-ce que tu proposes ?









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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Sam 18 Juil 2015 - 0:02

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Velvet sentit que sa question concernant Drago avait quelque peu jeté un froid entre les deux protagonistes. Décidément, même absent, Dragomir avait un don pour plomber l'ambiance. Andreï, qui avait perdu son sourire, avoua ne le connaître que de nom, et ne pas s'être attardé sur les on-dits qui traînaient à son égard dans les couloirs de l'école. Velvet acquiesça d'un hochement de tête. Si elle détestait bien une chose chez le genre humain, c'était cette fascination pour les rumeurs et potins les plus fous. Si elle avait pu gagner une mornille à chaque tissu de mensonge la concernant parvenu à ses oreilles, elle serait riche à présent. Elle se dit qu'il devait en être de même pour Andreï. Tous les sorciers un peu extravagants ou osant sortir des sentiers battus avaient forcément droit à une vie inventée de toutes pièces.

-Mais je peux lui parler pour toi. Sans aucun problème.

Quelque chose sonna faux lorsque l'Ombre prononça ces paroles. Jetant un coup d'oeil au visage de son partenaire, Velvet se rendit compte qu'il arborait un sourire plus que forcé. Elle ne put s'empêcher de sourire, en pensant que le simple fait d'évoquer un autre homme que lui le mettre dans cet état. Mais son sourire s'effaça aussitôt, lui aussi. Car, bien que la situation la faisait doucement sourire, elle comprit alors qu'elle appréciait cela. Oui, elle aimait savoir qu'Andreï pouvait être jaloux des hommes qu'elle pouvait connaître. C'était puéril, et surtout, incompréhensible pour Velvet. Pourquoi aimait-elle cela ? Pourquoi se sentit-elle rassurée tout-à-coup ? Trop de questions trottaient dans sa tête, et une seule solution pouvait l'aider à se sentir mieux (en dehors de sa dose de nicotine bien entendu), le jeu. Mais d'abord, allez savoir pourquoi, elle ressentait le besoin de rassurer Andreï au sujet de la Flamme qui semblait lui faire perdre ses moyens. Portant à nouveau la douce sucrerie à ses lèvres, elle observa son complice, hésitant à présent entre jouer avec sa jalousie, ou lui faire comprendre qu'ici et maintenant, rien ne comptait à part lui.

La curiosité l'emporta. Velvet voulait savoir où étaient les limites du jeune homme, jusqu'où sa patience et son sang froid pouvaient aller. Elle choisit ses mots avec précaution avant de lui répondre.

-Ça ira, merci. Drago et moi sommes assez proches, je peux donc le voir assez souvent. Cependant, j'ai l'impression qu'il se fait absent ces derniers temps, alors je me demandais si tu n'avais pas entendu quelque chose à son sujet. Vois-tu, Dragomir est du genre.... Compliqué.

Ça, pour être compliqué... Velvet ne savait plus sur quel pied danser avec lui, depuis qu'ils avaient passé la nuit ensemble, oubliant pour un instant Vervein, et tous les changements que son accident avaient engendrés. Drago faisait son possible pour éviter son amante d'un soir, mais surtout, il s'assurait toujours qu'elle garderait leur secret bien enfoui, afin que personne n'en sache jamais rien. Car si cette information venait à fuiter, tous deux savaient que Vervein ne leur pardonnerait jamais, mémoire ou pas. Et puis, elle n'était pas certaine que tout cela soit vu d'un très bon œil par les différents clans.

Chassant une fois encore le fantôme de son passé dans un coin de sa tête, la petite brune observa à nouveau Andreï, qui semblait s'être égaré lui aussi dans ses pensées. Elle se rendit compte qu'il avait souvent l'air ailleurs, d'ailleurs. Un peu comme un enfant plongé dans son monde imaginaire, peuplé de créatures que lui seul peut comprendre et dompter. Mais trêves d’observations, et place à l'action ! Elle avait préparé un programme qui, elle l'espérait, finirait de surprendre et d'épater le sorcier se tenant face à elle. Elle fit alors le tour de la table, ne quittant pas son beau sorcier des yeux, puis s'approcha de l'une de ses oreilles, afin d'y chuchoter doucement.

-Tu as cinq minutes pour voler les plumes de vingt de ces pauvres petits sorciers sages en utilisant Accio. Si tu n'y parviens pas, je te laisserai me donner ta cape. Si tu gagnes, je retire la mienne, et je te laisse m'offrir un nouveau défi.

Elle recula lentement et balaya la salle du regard. Voir toutes ces pauvres petites têtes travailler aussi dur était drôle. Mais leur faire perdre quelques précieuses minutes l'était encore plus. Elle rendit la sucette à Andreï et lui posa un furtif mais délicat baiser sur la joue, avant de plonger une fois encore un regard malicieux dans les yeux de l'Ombre. Elle avait l'impression que jamais elle ne se lasserait de ces yeux noisettes, de la folie pure qui y régnait. Et peut-être plus encore, elle aimait voir les joues du jeune homme se creuser davantage sous ses fossettes.  





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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Dim 19 Juil 2015 - 13:20

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Dragomir. Le nom résonna une nouvelle fois, écho suraigu d’une lame tranchante qui tinta dans la tête d’Andreï, qui en découpa précautionneusement les arabesques emmêlées de ses lobes. Un larsen insidieux s’agrippa aux moulures complexes de ses oreilles, y mordant de ses crochets venimeux, comme des sons étranges lui revenaient, accompagnés d’images qui apparaissaient dans des flashs successifs. D’abord un bras d’où perlaient des gouttes de sueurs parfaitement rondes, refusant de s’écouler et de s’enfuir, préférant s’agglutiner sur les pores bruns en bulbes translucides. Un poing serré, dont les jointures craquaient sinistrement, venait s’abattre sur une mâchoire ensanglantée, encore et encore. Les relans lourds de la vodka qui s’élevaient d’une bouche essoufflée, les yeux gonflés, auréolés par un coquard sombre aux variations jaunâtres. Le bulgare se souvenait des combats clandestins et la participation barbare de Dragomir, qui s’élançait dans le cercle des torses nus, arène de corps déchaînés, alternant les rounds sans défaillir, dans une valse alcoolisée. Le Flamme était sans nul doute le plus beau combattant qu’il n’ait jamais eu dans le petit fight club qu’il organisait quelques fois. Il avait la hargne d’un esprit torturé, la puissance brute d’un homme qui n’a rien à perdre. Ses yeux qui ne clignaient jamais, les muscles contractés à l’extrême, les poings dressés prompts à surprendre l’adversaire. Andreï, comme les autres qui assistaient au spectacle, avait admiré la fougue du jeune homme, son efficacité déconcertante, l’implacabilité de sa technique simple mais sauvage. Les coups pleuvaient, averse ininterrompue qui laissait les autres participants dans une mare de sang. Il lui avait fait gagner beaucoup d’argent, avait attiré les foules autour de lui, véritable vedette de ces soirées interdites. Il en gardait une nostalgie certaine, souvenirs radieux d’une époque palpitante.

- Ça ira, merci, Drago et moi sommes assez proches, je peux donc le voir assez souvent. Cependant, j’ai l’impression qu’il se fait absent ces derniers temps, alors je me demandais si tu n’avais pas entendu quelque chose à son sujet. Vois-tu, Dragomir est du genre…compliqué.

Le renard dressa deux oreilles, pointes acérées aux bouts noirs qui s’élevèrent dans un souffle. Ses babines révélèrent des crocs luisants, brillants d’une rage qui étendait clairement le voile rouge de ses envies meurtrières. Les yeux noisettes d’Andreï fixèrent Velvet, scrutant en vain dans l’azur de ses orbes les indices plus fournies de la relation qu’elle entretenait avec le Flamme. Peine perdue, le mystère était total. Un tremblement secoua un moment sa main, avant qu’il ne détende ses doigts en les allongeant doucement pour arrêter la trémulation. Tous les nerfs de son corps semblaient saisis par un courant électrique lancinant, parcourant par vagues houleuses chaque partie de son corps soumis à la torture. Andreï avait la désagréable sensation que chaque parcelle de sa peau s’écorchait en lambeaux sanguinolents comme apparaissaient les images les plus folles de Dragomir et Velvet dans son esprit. Il ne pouvait s’empêcher de se les imaginer riants ensemble, s’enserrant, et quelque fois même leurs lèvres se joignaient avec une ardeur insupportable. Andreï secoua la tête pour chasser ses visions douloureuses et se redressa sur sa chaise dans un long soupir d’énervement.

- Oui il est du genre compliqué. C’est pour cela que je ne lui parle plus trop. Je ne sais vraiment pas ce qu’il devient et ne m’intéresse pas vraiment à ses faits et gestes. Désolé.

La froideur de ses mots s’était posée dans une brume glacée tout autour d’eux, répandant son long manteau de morosité. Andreï actionna la mécanique rouillée de sa nuque, qui grinça laborieusement dans l’entrechoquement de ses vertèbres, comme son crâne effectuait de lentes ellipses pour calmer les contractions musculaires nées de ses idées noires. Perdu dans le brouillard ample de ses ruminements amères, Andreï ne remarqua pas, d’abord, que la jeune sorcière s’était levée, plongeant ses yeux en amande dans les siens. Il n’y avait rien de plus déstabilisant que ce regard-là, et quand il le croisa, le tumulte de ses palpitations reprit son tam-tam lourd et frénétique. La démarche gracieuse de la belle brune glissa vers lui, hypnotisant irrémédiablement Andreï qui ne

pouvait quitter des yeux la danse oscillante de ses hanches. Elle vint se poser à ses côtés, et murmura à ses oreilles, sa bouche presque collée à sa joue. Il n’entendit rien, trop secoué par le souffle chaud qui se posait sur sa peau, le caressait lentement en spirales électrisantes. Une chair de poule hérissa les poils de ses bras et remonta jusque dans son dos. La proximité de la jeune sorcière dégageait une chaleur toute particulière, le faisant presque suffoquer de surprise comme sa respiration s’accélérait. Il lui était impossible de rester de marbre à ses côtés, tout tournait autour de lui dans une valse effrénée, son esprit à vif sous le joug d’un bonheur éprouvant. Le parfum sauvage, épicé, qui s’élevait de sa chevelure sombre faillit le faire tressaillir dans un tremblement terrible, mais il se retint à l’extrême limite, contrôlant son corps tant bien que mal. Les cheveux de Velvet qui lui tombait dans la nuque était un supplice de douceurs, une merveille de plaisirs qui mordait suavement dans son échine vacillante. Il déglutit en silence pour se reprendre et les mots lui parvinrent enfin. Un défi. Un défi sublime, dont la récompense promettait d’être superbe.

Un large rictus déforma son visage, éparpillant un flot de profondes fossettes qui strièrent ses joues frémissantes d’excitation. Cinq minutes pour voler une vingtaine de petites plumes. Autant dire que dans la multitude des élèves présents dans la bibliothèque, il ne lui fallait que quelques secondes pour lancer une vingtaine d’Accios. Un jeu d’enfant qui l’obligeait à remporter avec facilité la première manche. Ce qui induisait que Velvet voulait perdre ce premier défi, laisser tomber sa cape sous les yeux avides d’Andreï. Elle savait qu’en enlevant la première un vêtement, elle déstabiliserait le bulgare, elle pouvait certainement sentir le moindre remous qui l’animait lorsqu’elle posait le regard sur lui. Et elle savait qu’en perdant sa cape, elle prenait un avantage. Quelle merveille d’esprit machiavélique !

Ou alors…avait-elle l’envie de se montrer à Andreï ? Révéler subrepticement un aperçu mirifique de ses courbes parfaites ? Dur à dire. Encore une fois l’esprit du bulgare tourbillonna dans le carrousel de ses fantasmes. Deux lèvres se posèrent alors, soudainement, finissant d’enflammer son esprit surchauffé. Les yeux de la belle brune brillèrent de malice, de cette lueur captivante dont il n’arriverait jamais à se lasser.

Sans mot dire il se leva, baguette en main, et remonta une rangée d’élèves. Plusieurs tables étaient alignées dans le large corridor central, pris dans l’étau des étagères qui s’élevaient vers les hauts plafonds, chargées de merveilles littéraires. Il y avait bien là une centaine d’élèves, le nez dans leurs livres, lisant, gribouillant sur des brouillons, la mine basse et fatiguée. Froidement, il enchaîna les accios, dans un murmure. Sans prendre le temps de s’arrêter, les plumes décollaient des mains de leurs propriétaires, et il les attrapait au vol, sans un regard, en continuant sa marche conquérante. Les yeux se posèrent sur lui, interloqués et quand on le reconnu, pas la moindre protestation ne s’éleva dans les allées silencieuses de la bibliothèque. Il s’attaquait, par souci de rapidité, aux premières et deuxièmes années qui n’avaient pas les moyens de se défendre en duel. Ce qu’il regrettait un peu d’ailleurs, mais il n’était pas question de tomber sur un nerveux de la baguette dans ce lieu sacré. Provoquer un incident et détruire un livre étaient hors de question. Bien vite, le bouquet des vingt plumes tenait fermement dans sa main et il vint les tendre à la sorcière brune.

- Ma récompense belle Velvet ? Je suppose que le premier défi était déraisonnablement facile pour mieux palier à ce la suite me réserve ?

Un sourire malicieux brilla sur son visage moqueur.

- Quant à moi, je ne serai pas aussi gentil. Je te laisse aussi cinq minutes. Cinq minutes, après les avoir ouverts, pour arriver à fermer trois monstrueux livres des montres, sans l’aide de ta baguette. Si tu y parviens, je te laisse m’enlever toi-même le vêtement qui te plaira de voir disparaître. Si tu échoues, c’est moi qui t’enlève ce que je veux.

Il s’approcha d’elle, prit tendrement son menton avec son pouce, et posa un baiser à l’extrême limite de la commissure de ses lèvres.

- Tu penses pouvoir y arriver ? lança-t-il d’un air goguenard.








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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Dim 19 Juil 2015 - 22:53

Let's Play

And get undressed



You may be a sinner,
but your innocence is mine




L’appât avait fonctionné bien plus qu'elle ne l'aurait espéré, et Andreï semblait passablement énervé par les révélations qu'elle venait de lui faire. Son long soupir et la froideur de sa réponse en disaient long sur ce qu'il pensait, tout du moins. Évidemment, elle avait pris soin de ne pas décrire précisément le genre de relation qu'elle entretenait avec Dragomir. Pour être tout à fait honnête avec elle-même, elle n'en avait aucune idée. Que représentait-il pour elle ? Un ami, toujours prêt à passer du bon temps en sa compagnie, à traumatiser un élève ou deux avec pour meilleure alliée une bonne bouteille de vodka, ou à réviser studieusement dans la vaste bibliothèque avec elle ? Un frère, qui la protégerai de tout et de tous, et à qui elle vouerai une admiration sans failles ? Ou encore, un amant, qui saurait lui faire oublier tous les fantômes qui la hantent, et qui serait là à chaque fois qu'elle en aurait besoin ? Tout ceci était flou, car elle refusait de souffrir et ne voulait pas entendre la vérité tranchante et cruelle sortant de la bouche de Drago, quand il lui exprimera ce que lui ressent à son égard, lorsqu'il cessera de la fuir et lui expliquera enfin sa vision des choses. Elle ne voulait en aucun cas être un obstacle entre le couple que formaient Drago et Vervein, mais d'un autre côté, elle ne pouvait faire taire les sentiments qui naissaient à peine vis-à-vis du Flamme. Mais Andreï dans tout cela ? Car, si elle commençait à comprendre ce qu'elle ressentait envers Drago, il en était tout autre au sujet de l'Ombre. Il la perturbait. Beaucoup. Elle avait ce besoin de le voir dans tous ses états, mais aussi celui de le rassurer. Elle voulait faire le mal à ses côtés, mais appréciait également de partager un peu de tendresse avec ce dernier, comme lorsqu'elle lui avait déposé un doux baiser sur la joue. Tout était extrêmement paradoxal, comme l'était le sorcier lui-même, d'ailleurs.

Si elle avait décidé de lui imposer un premier facile, c'était avant tout pour lui faire plaisir. Pour se faire pardonner de l'avoir mis en rogne en évoquant Drago, aussi. Car voir Andreï aussi froid, aussi fermé, lui avait laissé un goût amer. Bien sûr, elle s'était sentie flattée de provoquer de telles réactions chez l'Ombre, de le sentir aussi tendu à la simple mention d'un autre homme. Mais elle s'en voulait également. Étrange, pour la demoiselle qui n'avait appris le mot remords qu'il y a peu de temps, et qui n'en éprouvait que rarement.

Mais il était temps de mettre toutes ces pensées de côté, et d'observer Andreï déambuler entre les tables de la bibliothèque, tel un prince, et attraper au vol les plumes dont les pointes étaient encore imbibées d'une encre noire et épaisse, arrachées des mains de ces pauvres élèves, qui, à en voir leur regard plein de surprise, ne s'y attendaient absolument pas. L'étonnement passé, ils suivaient du regard la rapide traversée de leurs biens, qui atterrissaient avec grâce entre les doigts fins et habiles de l'Ombre, arborant son éternel sourire en leur jetant une œillade distraite. Certains devinrent pâles comme des linges en croisant les yeux noisettes de leur ravisseur. Et le fait qu'aucun n'osa objecter le vol pur et simple de leur précieux outil de travail fit doucement ricaner Velvet. Andreï faisait partie des sorciers craints dans l'école. Ceux qui ont une réputation aussi gonflée que leur ego.

La jeune sorcière accepta le bouquet du vainqueur en imitant une révérence, et le posa sur la table. Sortant sa baguette de sa cape, la demoiselle pointa celle-ci vers la gerbe de plumes, et leur fit prendre feu, les unes après les autres. Une seule échappa à ce destin funeste. Velvet la prit en main, et mima des applaudissements à l'égard de son complice. Elle rangea la douce plume dans l'une des poches de sa cape.

-En souvenir de ta première victoire, lui murmura-t-elle d'un regard malicieux.

Mais elle n'eut pas le temps d'en dire plus. Andreï posait les règles de son jeu, moins facile que le sien, mais réalisable. Cependant, elle hésitait entre la satisfaction d'une victoire, ou accepter une défaite et faire tourner la tête de son doux sorcier. Mais le contact de ses doigts rugueux et froids sur son visage la fit frissonner et l'empêcha de penser correctement. Et lorsqu’elle vit le visage d'Andreï s'approcher dangereusement du sien, à la vue de tous, et qu'elle sentit ses lèvres douces frôler le joint de ses lèvres, un délicieux frisson la parcourut, et elle se surprit même à clore ses paupières. Rouvrant lentement ses grands yeux bleus, elle fit face à un Andreï fier, qui n'attendait qu'une chose, qu'elle commence le jeu.

Elle dégrafa d'abord lentement la broche de sa cape, et se débarrassa du vêtement en ne lâchant pas l'Ombre des yeux, qui arborait le sourire heureux du vainqueur. Une fois la cape retirée, Velvet la tendit à son adversaire, sans exprimer le moindre mot, et s'éloigna du jeune homme, cherchant des yeux l'étagère contenant les précieux ouvrages réclamés par l'Ombre. Elle passa à côté d'une table à laquelle deux élèves de sixième et septième année potassaient leurs cours d'arithmomancie, le premier demandant au second de vérifier si ses calculs étaient bien exacts. Velvet ne put s'empêcher de faire tomber accidentellement le précieux parchemin, et continua sa route comme si de rien n'était, s'engouffrant à nouveau dans le dédale de livres. Les étagères étaient pleines à craquer, et une odeur subtile de vieux papier et de poussière embaumait les lieux. La jeune sorcière aimait l'atmosphère particulière que dégageait cet endroit. Scrutant avec grande attention les longs rayons de livres, elle tomba enfin sur l'objet de sa convoitise : un, puis deux, et enfin trois monstrueux livres des monstres. Elle les empila et les amena à bout de bras à Andreï, ignorant en cours de route les regards noirs lancés à son égard par les élèves qu'elle avait prit plaisir à importuner quelques minutes plus tôt.  

Arrivée devant le sorcier, la jolie brune déposa les livres aux pieds d'Andreï et les ouvrit. Le jeune homme dut reculer d'un bond afin d'éviter de se faire mordiller les mollets par l'un des livres, qui semblait bien plus hargneux que ses compagnons, occupés à partir chacun de leurs côtés traumatiser un élève de première année, qui poussa un petit cri aigu à la vue de ces ouvrages qui ne cherchaient qu'à dévorer ses précieuses bottes. Le petit élève monta alors sur la table afin de sauver ses jambes des deux créatures qui le tourmentaient. En souriant à nouveau, Velvet observa Andreï.

-Je m'occuperai de ces deux-là plus tard. Ça lui apprendra à être aussi trouillard.

Sans perdre davantage de temps, la demoiselle s'approcha de son sorcier duquel elle retira la ceinture, frôlant au passage le ventre du jeune bulgare.

-Je te laisserai m’enlever ce que tu veux en dédommagement. Lui dit-elle, tandis qu'elle défaisait d'une main experte la lanière de cuir, avant de s'en servir pour coincer l'ouvrage qu'elle avait fermé à l'aide d'un coup de pied bien placé sur la couverture.

Une fois le premier maîtrisé, elle le posa sur la table, à côté du livre d'Andreï, et partit se charger des deux autres. Ignorant royalement le pauvre première année qui donnait des coups de pieds aux livres en vain, Velvet utilisa à présent sa propre ceinture pour faire taire l'un des deux bougres, et se souvint alors de la manière dont elle pouvait calmer l'autre. S'agenouillant lentement aux côtés du livre, Velvet tendit une main avec précaution vers ce dernier, afin de ne pas y laisser un doigt.

*Cela serait un sacré retour de karma, si je venais à en perdre un !*

Enfin, lorsqu'elle sentit la couverture poilue sous ses doigts, elle la caressa lentement, dans le sens du poil. La créature se calma, laissant un peu de répit à Velvet, qui cherchait désespérément du regard ce qu'elle pourrait bien utiliser pour maintenir fermé ce fichu bouquin. Elle songea tout d'abord à prendre la ceinture du première année. Mais elle se dit que le petit prendrait cela pour des avances et deviendrait pénible. Elle soupira, jetant son regard azur ailleurs. Il ne lui restait qu'une petite minute pour trouver l’objet de sa convoitise, avant qu'Andreï ne lance le coup de sifflet qui annoncerait sa défaite. Son orgueil le refusa catégoriquement, et la demoiselle reprit ses recherches avec acharnement. Soudain, son regard s'illumina alors qu'il s'était posé une fois de plus sur le première année pleurnichard, toujours perché sur sa table telle une ménagère moldu postée sur une chaise de sa cuisine afin d'échapper à la vile souris qui venait de prendre possession des lieux. Elle observa ses pieds, et.... Ses bottes ! Ses bottes étaient lacées, tout comme les siennes. Cependant, elle refusait de retirer l'un des siens, et attrapa sans ménagement le pied de l'élève, le faisant basculer en arrière en se cognant vivement la tête sur la table. Pas de sang ne coula, Velvet était déçue. Mais elle n'eut pas le temps nécessaire pour s'attarder sur ce genre de détail sordide. Elle lui défit rapidement un lacet, et vint le nouer rapidement autour du livre qui attendait sagement, assommé par les caresses prodiguées par la sorcière un peu plus tôt.

Elle se releva, victorieuse, apportant ses trophées près d'Andreï, toujours tout sourire, les posant avec délicatesse auprès du premier.

-On dirait bien que j'ai gagné. Je viens donc chercher ma récompense.

Prenant le bulgare par la main, elle le fit se mettre dos à table qu'ils occupaient, afin qu'il ne puisse s'échapper, prisonnier de son emprise et du regard habituel qu'elle lui jetait. Elle défit alors lentement la cravate du sorcier, la faisant glisser le long du col de sa chemise noire, et s'amusa à l'enrouler entre ses doigts, observant à présent avec une attention toute particulière le morceau de soie rouge. Elle avait l'odeur du sorcier, Velvet en reconnut la fragrance musquée. Elle avait presque envie de ne jamais lui rendre, afin de la garder auprès d'elle les nuits où elle serait sagement posée dans son lit.

-Je crois que c'est à mon tour de te proposer un nouveau jeu ? Je n'ai plus envie d'être gentille, maintenant. Lui lança-t-elle, l'air faussement boudeur.  J'aurai bien envie de te faire utiliser le sortilège de l'Imperum sur un élève ou deux, mais je garde tout cela pour plus tard. En attendant....  

Elle observa une fois de plus les élèves, bien plus studieux qu'eux en ce moment. Son attention se porta sur un groupe de trois, visiblement en septième année, qui ne cessaient de les épier du coin de l’œil tandis qu'ils rédigeaient leurs devoirs. Velvet hocha la tête vers eux.

-Tu les connais ? Ils ne cessent de te dévisager depuis tout à l'heure. Peu importe. Je te laisse une minute, une seule, pour les changer tous les trois en fouine. Cela leur apprendra, à être trop curieux. Si tu y parviens, je te tirerai mon chapeau que je n'ai pas, et te laisserai me retirer ce que tu souhaites, si tu perds... tu connais la suite.

Fixant avec avidité les lèvres douces du sorcier, elle se retint du mieux possible de l'embrasser, et recula lentement afin de le laisser jouer son tour.





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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Lun 20 Juil 2015 - 21:41

ANDREÏ & VELVET
STRIP SPELLS



Pour résumer, Andreï se retrouvait maintenant sans ceinture et sans cravate, l’éclat de son sourire sadique brillant aveuglément sur son visage satisfait. Il restait là, immobile et plus débraillé que jamais, devant la petite brune dont le regard profond et malicieux tourmentait son esprit désœuvré. Tout avait été d’une intensité improbable. Velvet, la douce et belle Velvet, était d’une impétuosité à couper le souffle, et la célérité avec laquelle elle avait maîtrisé ses foutues bestioles de bouquin était tout à fait admirable. Ses yeux bruns avaient suivi le spectacle savoureux de ses déambulations gracieuses, la créativité déployée touchait au grand Art et le sens de la mise en scène l’avait tenu en haleine de bout en bout. Il y avait une innocence subtile, très charmante, dans la manière dont elle se jetait dans la gueule du loup, avec hargne et assurance, et surtout avec une efficacité qui captivait notre jeune sorcier. Le clou du spectacle, l’étalement violent du première année sur une table, avait provoqué un fou rire magistral, qui avait bien failli coûter à Andreï une fracture de la mâchoire. Le moindre geste de la brune, volontairement tendancieux, avait secoué le bulgare dans les tréfonds les plus abyssaux de son être. Il ne s’en remettait pas, la digestion de toutes ces émotions était délicate, ardue, et son palpitant battait à tout rompre, prêt à exploser. Son corps entier brûlait même d’une fièvre suffocante. Il se sentait subitement écrasé par un lourd sentiment, très étrange, qu’il ne connaissait pas et qui ondoyaient en volutes onctueux dans son crâne où tout lui semblait brouillé.

Il peinait à rassembler ses idées, à y voir clair, il n’était mû que par le besoin viscéral de sauter sur Velvet, si fascinante, si séduisante, dont l’esprit sauvage l’attirait  de plus en plus. Son unique désir était de la prendre dans ses bras, à l’instant même, et de l’embrasser dans la danse délicate de ses lèvres. Il voulait tenir sa taille fine entre ses mains, sentir son souffle effréné et sa poitrine se soulever sous ses baisers passionnés. Plus que tout, il désirait ardemment passer une main dans ses longs cheveux noirs pour en dégager les saveurs enivrantes qu’il affectionnait tant. Andreï déglutit à grande peine, essayant de rassembler ses idées. Il ne perdait jamais le contrôle de son esprit, et jamais, au grand jamais, il ne se laissait dicter sa conduite par des sentiments futiles. Là, tout n’était que tourments savoureux, il n’avait plus la main sur rien, il était totalement perdu. Mais, aussi déstabilisant que cela pouvait être, cela lui faisait un bien incroyable.

Andreï s’approcha de Velvet, tout près, posant sur elle un regard admiratif, et la contempla sans mot dire. Il se colla à elle, respirant plus difficilement que jamais, hanté par le désir qui remontait en remous houleux. Ses deux mains se posèrent sur les avant-bras de la sorcière et remontèrent dans une lente caresse jusqu’à ses épaules, sa main quelque peu tremblante. Leurs visages étaient si proches maintenant que leurs nez se touchaient par intermittence, contacts charnels électrisants mais beaucoup trop éphémères aux yeux d’Andreï. Le bulgare entrouvrit ses lèvres, les approchant dangereusement de celle de sa comparse. Les mains continuèrent leur ascension et se posèrent légèrement sur les joues chaudes de Velvet. Il n’avait plus qu’à la tirer à lui pour que leurs bouches se joignent enfin, liées dans un entremêlement suave. Il pouvait déjà en sentir le goût fuité qui lui arrivait en râles légers et, s’il doutait que c’était encore possible, son cœur redoubla pourtant la cadence de son rythme effréné. Tout contre elle, il ne pouvait chasser de son esprit le moment de grâce absolue où elle avait posé ses mains agiles sur sa ceinture, en avait délié le cuir en un geste précis, engrangeant une salve de frissons dans la moelle brute de son échine.  

Mais il ne s’approcha pas plus près, il ne voulait pas brusquer Velvet. Le sorcier n’avait aucune idée de la relation qu’elle entretenait avec Dragomir et il pouvait s’attendre à un sacré retour de médaille de la part de la brune s’il osait lui voler aussi impunément un baiser. Andreï se laissa alors tomber à genoux, frôlant son petit corps, et ses mains s’employèrent à ôter ses chaussures. Le textile doucereux de ses collants lui chatouilla un moment le cou, dans un frottement presque sensuel qui ne déplut pas au jeune homme.

-Pour ma ceinture, très chère.

Arborant sa prise, il secoua malicieusement les bottines de la belle sorcière avant de les poser avec un soin tout particulier sur la table. Velvet, plus attirante que jamais, posa son regard profond dans le sien et lui énonça le nouveau défi qui l’attendait. S’il fut un peu déçu de ne pouvoir utiliser l’Impero durant l’épreuve, l’idée qui germa dans l’esprit aliéné de la sorcière lui décrocha un grand sourire réjoui. Il allait rendre à quelques misérables petits curieux la vraie forme qui leur revenait de droit. Une idée parfaite.

Armé de sa baguette, élégante tige aux deux bois torturés et emmêlés, il s’avança avec un rictus démoniaque vers le trio de fouineur qui ne les quittait pas des yeux. A mesure qu’il approchait, les trois garçons ouvraient de grands yeux surpris, avant qu’une ombre glaciale passe dans l’orbe de leur pupille exorbitée, comme s’inscrivait dans leurs regards une peur irrépressible. Ils se levèrent d’un bond, pris de panique et comprenant, au vu du tremblement de leurs corps, qu’un sort néfaste les attendrait bien vite. Les misérables garnements filèrent et eurent l’intelligence de se séparer, ce qui allait rendre la tâche plus ardue que prévu. Le plus stupide, un grand dadet desséché, aussi fin et élancé qu’une brindille, parti en ligne droite. Sa petite course ridicule désespéra Andreï : ce n’était pas du gibier de première qualité. Il leva la baguette, tourna promptement son poignet, murmurant à voix basse son sort, et un éclair blanc lézarda l’air dans un flash puissant. L’impact implosa en plein milieu du dos de la proie, qui s’écroula quelques mètres plus loin face contre terre, convulsant quelques secondes avant de tournoyer sur lui-même. Sa peau sembla fondre, se fendre et un épais duvet blanc se forma, recouvrant bien vite la totalité de son corps. Des moustaches jaillirent dans un pop ! sonore, sous les yeux désespérés du garçon qui ne tardèrent pas à leur tour à prendre une couleur en noir de jais. Son nez, déjà peu gracieux, s’étira longuement en un long museau fin duquel jaillit un petit bout rose frétillant. Le corps se ramassant sur lui-même, il rapetissa à une vitesse vertigineuse et de longs poils finirent de se hérisser dans un pelage duveteux. La fouine nouvellement apparue, se dandina sur le dos, sous le coup d’une douleur inattendue comme poussait une longue queue touffue. Le petit animal se releva, à moitié assommé par le contre-coup de la transformation. Puis furetant de droite à gauche, humant l’air à la recherche d’un abri, tenta une nouvelle fois de fuir, élançant ses minuscules pattes à l’assaut d’un bas d’armoire qui saurait le protéger de sévices plus grave encore. Peine perdue, un nuage bleuté l’atteignit, stupéfixiant notre rongeur.

Décrivant des cercles amples, le bras levé comme un chef d’orchestre, Andreï fit léviter la fouine inerte pour venir la déposer aux pieds de la belle brune qui suivait avec intérêt ses faits et gestes. Elle en profita pour tapoter sur son poignet, signe que le temps s’écoulait et qu’il fallait accélérer la cadence. Certes.
Le deuxième avait pris une allée sur la droite, étau particulièrement étroit où les murs jonchés de livres ne laissaient que peu de place à une échappatoire potentielle. Le bulgare s’engagea à sa poursuite d’un pas calme et assuré, remontant les étagères poussiéreuses, dont l’odeur exquise des vieux livres venait charmer les narines du sorcier. Les yeux clos, Andreï se laissa emporter par l’ambiance de ses ouvrages immémoriaux, aux épaisses reliures en cuir, chargés d’histoires et… d’Histoire ! Il avança, les bras tendus dans le vide, accueillant à lui cette aura puissante et particulière de la bibliothèque, sorte de vibration tintante, un concerto discret que seuls les initiés pouvaient saisir. Prenant une forte inspiration, il inclina la tête de côté pour éviter le rayon qui zigzagua vers lui, et alla s’écraser contre un pilier plus loin derrière lui dans un crash retentissant. Ouvrant les yeux, il distingua le deuxième petit sorcier qui avait pris sur lui de s’attaquer à son chasseur, faute de pouvoir aller plus loin, piégé dans un cul de sac. Le jeune garçon fit pleuvoir des expelliarmus à foison, d’une main maladroite et tremblante. Certains éclairs, lancés à la dérobé et les yeux à moitié fermés, ne prenaient même pas la peine de se diriger vers Andreï, préférant s’aplatir nerveusement contre les étagères, pour déverser au sol un flot de précieux ouvrages. Pour les quelques autres qui arrivaient à bon port, le bulgare parait d’un geste vif et élégant les bourrasques faibles de sorts bien faibles encore. Le sourire apaisé qu’avait pu afficher l’Ombre dans ce rayonnage si émouvant, perdit de sa splendeur et se ferma dans une ligne close, inflexible. Ses yeux noisettes s’agrandirent sous la colère comme se levait sa baguette implacable. Les ouvrages s’ouvrirent en deux et se soulevèrent du sol dans un envol groupé. Battant de leurs ailes de papier, gonflant d’orgueil leurs couvertures en cuir, ils foncèrent vers le garçon qui n’eut pas le temps d’émettre le moindre cri apeuré quand les premières tranches robustes vinrent s’abattre avec un lourd fracas sur son petit crâne pâle.

Inconscient, le jeune élève était étendu au sol, les bras et jambes en croix, le regard vide et le front marqué par de larges saillies bleutées qui grossissaient à vu d’œil. Quelques secondes plus tard, métamorphosé en rongeur, il finissait aux pieds de Velvelt.

Il s’agissait maintenant de se grouiller et fissa, pour rattraper le dernier bougre encore en lice. Andreï adopta une démarche plus rapide, remonta l’allée au pas de course pour emprunter le chemin qu’avait choisi sa troisième victime. Il déboucha sur un nouveau cul de sac, mais cette fois il était vide. Impossible. Andreï revint sur ses pas, au carrefour qui avait vu les trois amis se séparer, puis s’engagea une nouvelle fois dans le cul de sac qu’avait emprunté le petit gros. Incompréhensible ! Le jeune garçon n’avait a priori pas la faculté de se glisser derrière un pilier sans faire déborder bien risiblement son gros ventre arrondi. Où était-il passé ?! Les yeux du sorcier scrutèrent avec attention le long couloir enfermé dans des étalages gigantesques de parchemins jaunis. Il avança lentement, la baguette pointée devant lui, guettant la moindre apparition mystérieuse, mais rien ne vint et le temps s’écoulait beaucoup trop rapidement. Merde, à ce rythme il allait perde le défi à cause d’un petit minable gras du bide qui lui avait filé entre les doigts. Comme si ça pouvait lui arriver à lui, qu’un élève lui file entre les doigts !

-Hominum Revelio !

Pour tous yeux extérieurs, il ne sembla rien se passer. Mais pour le bulgare qui avait lancé le sort de détection, un léger sifflement bourdonnant à ses oreilles, indiquant une présence toute proche. Vraiment très, très proche. Un sourire soulagé étira ses traits diaboliques comme il tendait une oreille attentive à la source du son aigu. Il s’approcha et il devint indéniable que le son venait d’un vase en fer massif, d’une cinquantaine de centimètres, posé négligemment sur une étagère. Andreï y apposa sa baguette et tapota dessus avec douceur. L’objet se mit alors à trembler dangereusement, vibra en tournoyant sur lui-même et tomba au sol dans un tintement puissant. Le fer se gonfla de pustules et les deux anses se détachèrent pour devenir deux bras boudinés, tandis que des jambes et une tête blonde poussaient dans la forme concave du récipient. Bien vite le vase prit la forme disgracieuse de l’élève obèse, qui le regarda d’un air débile, juché sur son imposant postérieur. Il esquissa un petit sourire désolé, implorant la clémence de son persécuteur.

Andreï lui rendit son sourire bienfaisant, et son visage s’alluma d’une gentillesse sans précédent. Un soulagement détendit les traits du jeune garçon qui se releva en s’épousseta énergiquement les manches. Le bulgare s’avança vers lui avec de grands bras ouverts, rayonnant d’allégresse, prêt à accueillir le malicieux petit bonhomme qui avait fait preuve d’une malignité déconcertante. Le jeune élève, ému, s’élança dans ses bras, les larmes perlant de ses yeux bouffis. Avant qu’il ne puisse s’engouffrer dans les bras réconfortants du bulgare, celui-ci posa deux mains fermes sur ses épaules grasses, et enfonça de toutes ses forces un genou prestement tendu dans le foie de sa trop crédule victime. Celui-ci s’affaissa sur le sol, le souffle court, sans pouvoir bouger.

-Tu m’as fait perdre un temps précieux, et la possibilité de déshabiller une femme des plus charmantes. C’est impardonnable !

La petite fouine blanche, paralysée, voletait maintenant dans les airs et vint rejoindre ses deux compagnons d’infortune aux pieds de la belle brune qui affichait un sourire moquer. La mine basse, Andreï fit face à Velvet et contracta sa bouche dans une petite moue boudeuse.

-Je sais…j’ai dépassé la minute de quelques secondes. Dommage, je comptais bien t’enlever ce collant qui te sied pourtant si bien…

Andreï étendit ses bras et un large sourire s’afficha, radieux, le corps offert.

-Je suis tout à toi, fais-toi plaisir.

Le cœur battant une nouvelle fois à tout rompre, Andreï n’avait qu’une hâte, sentir les fines mains de Velvet sur lui, se délecter de ce plaisir inouï.







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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Mer 22 Juil 2015 - 0:57





ANDREÏ & VELVET


Don't know what you think you're doing to me


Avoir observé Velvet passer son temps à courir après des livres loin d'être innofensifs semblait avoir amusé le jeune bulgare, dont les yeux avaient rougis d'avoir trop ri. Cela amusa tout autant Velvet, qui ne put s'empêcher de trouver la réaction du sorcier... attachante. Oui, attachante. La petite brune trouvait quelqu'un attachant. Il allait sans doutes pleuvoir des grenouilles dans peu de temps, ou encore mieux, des Ox.

Elle se mit à rire elle aussi, et eut la sensation qu'à ce moment précis, ils n'étaient plus que deux gamins, s'amusant à faire des bêtises là où il fallait rester sages. Un bon nombre de sorciers avait décidé, en soupirant longuement afin de prouver leur frustration et leur mécontentement vis-à-vis du brouhaha que les deux jeunes gens causaient, de quitter la pièce, plumes et parchemins sous le bras, afin de pouvoir étudier dans des lieux plus calmes que la bibliothèque. A voir qu'ils avaient exaspérés bon nombre de leurs camarades fit sourire davantage la sorcière. Cependant, son sourire se figea lorsqu'elle vit Andreï s'approcher d'elle sans crier garde, et, alors qu'elle ne s'y attendait absolument pas, la prit dans ses bras. Une vague de chaleur envahit la jeune bulgare, qui observait Andreï d'un regard étonné, mais qui cependant n'exprimait aucune gêne. Car, aussi étrange que cela puisse paraître pour la jeune femme, elle s'y sentit tout de suite à sa place, comme si elle devait exactement se trouver à cet endroit. Comme si c'était l'endroit qu'elle avait toujours attendu. Son sang ne fit qu'un tour, et son cœur accéléra la cadence, s'il était encore possible qu'il batte plus vite que cela, lorsqu'elle sentit les mains froides du bulgare se poser contre ses joues chauffées par la situation. Elle se préparait même à clore ses paupières tandis que l'Ombre approchait dangereusement ses lèvres des siennes, comme si elle lui donnait l'autorisation de faire ce geste. Elle sentit autour d'elle des regards venant de part et d'autre de toute la pièce, ainsi que quelques chuchotements. Elle en était certaine, dès demain, toute l'école se laisserait bercer par des nouveaux potins, dont les deux Ombres seraient les acteurs principaux. Elle qui haïssant tant les rumeurs ne fut pourtant pas dérangée par cela cette fois, trouvant même cela amusant. Le souffle chaud et la respiration saccadée du bulgare rebondissait sur ses lèvres, qu'elle avait entrouvertes à son tour, prête à sceller leurs destins. Et puis soudain, un flash, une image dans la tête de la jeune fille, vint gâcher cet instant pourtant si précieux. Le visage de Dragomir, son éternel air torturé, trottait à présent dans son esprit. Et, comme si le bulgare l'avait vu, lui aussi, tout s'arrêta. Une moue attristée s'afficha alors sur le visage de l'Ombre, qui observait son partenaire. Et ce dernier ne cessa pas de la surprendre, bien en contraire. Se laissant tomber à genoux devant elle sous les murmures des quelques élèves restés dans la pièce, le voilà qu'il s'affairait à présent à délier ses bottes, et les lui retirer délicatement. Sentir à nouveau son corps si proche du sien provoquait de délicieux frissons à la brune le long de sa colonne vertébrale. Elle s'amusa même à provoquer le bulgare, en pressant légèrement l'une de ses cuisses sur la joue du jeune homme, dont les pommettes se creusèrent une fois de plus sous le sourire qu'il esquissait.

Déposant son précieux butin sur la table à côté d'eux, Andreï écouta avec une attention toute particulière les nouveaux ordres de Velvet, avant de partir en chasse. La demoiselle n'en rata pas une miette, bien évidemment. Elle fut tout d'abord envoûtée par la démarche féline, le pas assuré et le regard mêlant froideur et fourberie que constituent le personnage. Andreï était tout bonnement captivant. Il possédait tellement de facettes qu'elle se demandait si elle parviendrait à toutes les connaître un jour. Les trois victimes prirent la fuite, jugeant bon de se séparer. Le jeu allait enfin commencer, et la demoiselle pouvait admirer la manière dont le bulgare les chassait un par un, tel un magnifique prédateur, ne s’embarrassant d'aucune pitié et n'ayant aucune envie de les épargner. Bien qu'elle ne put entendre ce qu'Andreï susurra au dernier sorcier, un sourire mesquin s'attarda sur les lèvres pourpres de la demoiselle lorsque le visage, tout d'abord effrayé de l'Ombre lui faisant face, se changea pour se tordre de douleur, les yeux plissés, le regard vide, la bouche de travers. L'Ombre venait d'asséner un coup de genou dévastateur dans le ventre débordant de graisse de sa victime. Velvet ne put s'empêcher d'applaudir, visiblement satisfaite de voir son partenaire aussi cruel. Car, si c'était bien cet aspect-là que la plupart craignaient chez le jeune homme, il en était tout autre pour notre petite anglaise. Il la fascinait, tout autant que ses regards, que son sourire, ou que la simple manière dont il se mouvait, comme si le monde entier n'était pas pas à sa hauteur. Comme si il n'y avait pas sa place, lui aussi.

Velvet contemplait à présent les trois trophés, gisant lamentablement à ses pieds. Elle en choisit une, la seconde à avoir atterrit auprès d'elle, et la prit contre elle, la caressant lentement le long du dos. Observant sa montre, elle sourait. Le bulgare avait échoué. Et l'ironie voulait qu'il ait en plus échoué de peu. A quelques petites secondes près, la victoire aurait été sienne. Mais une minute passe vite, si vite. Cependant, elle avait l'impression que chaque minute passée auprès du sorcier représentait une éternité. Comme si elle commençait à vivre seulement depuis leur rencontre. Comme si tout ce qu'elle avait pu vivre et connaître avant n'était qu'un rêve étrange. Elle s'adressa à l'Ombre revenant vers elle, visiblement déçu d'avoir laissé la victoire lui échapper. Le petit animal pressé entre les mains de la sorcière se mit à couiner.

-Il est mignon, celui-là. J'ai bien envie d'en faire mon animal de compagnie, et de l'appeler..... Curt. C'est mignon, Curt ! Ou Norbert, tu en penses quoi ?

Elle ne put se retenir de lancer un regard malicieux au bulgare lorsque ce dernier lui révéla les intentions qu'il aurait eu s'il avait emporté la victoire. Ne le quittant pas des yeux, la jeune fille posa la fouine sur la table, non loin de ses bottes, et releva lentement sa jupe jusqu'à mi-cuisse, dévoilant à l'Ombre qui ne semblait pas perdre une miette du spectacle un morceau de chair.

-Ce sont des bas, je n'aime pas les collants, pas assez confortables. En effet, quel dommage que tu ne puisses y toucher pour le moment, n'est-ce pas ? Peut-être auras-tu l'occasion de mettre la main dessus plus tard ?

Mettre la main dessus, oui, la demoiselle avait employé judicieusement l'expression, et entendit le bulgare déglutir péniblement, et elle en fut ravie. L'Ombre écartait à présent les bras, magnifique victime prête à recevoir la douce sentence de son bourreau. Le tableau était parfait. Le Roi semblait dévoué corps et âme à sa Reine, les pions autour d'eux finissant de décorer la scène, mettant en valeur la perfection des deux êtres. La sorcière sourit, et s'approcha d'Andreï, appuyant délicatement sur sa joue avec le bout de sa baguette. Ses lèvres s'étaient approchées du cou du jeune homme, où elle avait aperçut une artère violacée tracer sa route, contrastant à merveille avec la pâleur de son épiderme. Frôlant à peine sa peau, elle remonta avec une lenteur digne des plus grandes tortures vers l'oreille du bulgare, où elle entrouvrit les lèvres à nouveau, dans un murmure.

-Tu me fais de la peine. J'aurai presque envie de t'accorder la victoire. Mais..... je n'ai pas envie d'être gentille, pas tout de suite.

Mêlant la parole au geste, elle recula et empoigna avec une grande douceur le col relevé de la chemise noire de l'Ombre, l'entraînant à l'abri des regards, derrière une longue rangée de livres portant sur diverses époques. Plaquant avec douceur le dos de sa victime consentante contre une série livres retraçant l'histoire de la magie durant la Renaissance en Europe, Velvet prit les mains de son partenaire dans les siennes, puis remonta lentement vers le col à présent froissé de sa chemise. Elle coinça le premier bouton entre son index et son majeur, puis, le faisant rouler doucement, le fit sortir de sa prison de tissu, commençant ainsi à ouvrir avec une lenteur extrême, bouton après bouton, la chemise de l'Ombre. Elle ne lâcha pas un seul instant du regard ses mains qui descendaient à présent vers le dernier bouton, et le retira à son tour. Puis ses mains remontèrent vers les épaules d'Andreï, et, les passant sur ses clavicules chaudes, caressèrent du bout des doigts la nuque du jeune homme avant de descendre à nouveau, emportant avec elle le tissu sombre, qu'elle replia soigneusement et garda contre elle. Le parfum épicé de la peau du bulgare, étonnement douce, enivrait la sorcière, qui ferma un instant ses paupières, sourire aux lèvres, concentrant son esprit sur l'instant présent. Elle aurait voulu pouvoir toucher encore et encore sa peau, qui avait ça et là la chair de poule, sous le contact de l'air frais provenant des murs anciens et mal isolés. Velvet aurait aimé pouvoir connaître un sortilège capable de les enfermer tous les deux dans une bulle, les isolant du monde entier. Mais elle savait que tôt ou tard, elle devrait faire des choix. Et que ces derniers auraient des impacts néfastes sur certaines personnes. Une fois encore, c'est Drago qui était apparu dans ses songes. Son sourire s'effaça. La vie n'était-elle pas faite de sacrifices ?

Sortant furtivement de ses pensées, ses yeux se relevèrent lentement vers le visage d'Andreï, où ses yeux noisettes attendaient la suite.

-Et maintenant ? Murmura-t-elle.





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Ҩ Re: Learn and Play ♣ Velvet & Andreï Ҩ Mer 22 Juil 2015 - 15:31

ANDREÏ & VELVET
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- Curt ! C’est effectivement un très joli nom, ça lui va à ravir. Cela souligne la médiocrité de son esprit, c’est tout à fait approrié.


Velvet caressait d’un geste tendre une des trois fouines blanches, qui resta bien docile dans les bras de la jolie sorcière. Andreï regrettait presque de ne pas se trouver à la place du vil rongeur, à se faire dorloter par des mains expertes, délicates, qui décrivaient de lents ronds en massant le pelage doux de l’animal chanceux. Que n’aurait-il pas donné pour que ses doigts fins effleurent son corps ?

* Au moins 10 galions, ça c’est clair !*

Le renard, perché sur l’épaule de la brune, reniflait avidement les fils sombres de sa chevelure, élançant son corps brumeux dans les dédales de ses longs cheveux, zigzaguant entre les mèches raides et envoûtantes. Fermant ses petits yeux électriques, il stoppa ses ondulations frénétiques et vint appuyer sa tête contre celle de Velvet, s’endormant tout contre sa joue. Le pauvre canidé n’eut pas le loisir, a contrario d’Andreï, d’assister au spectacle tendancieusement spontané de la belle sorcière, qui agrippa sa jupe plissé, ses doigts mordant sauvagement dans le textile épais. La jupe remonta, frottant dans un souffle enivrant les cuisses fines de la brune. L’habit s’ouvrit comme le rideau rouge et satiné d’une salle de théâtre, révélant la scène où se joueraient les fantasmes les plus intenses du jeune bulgare. Deux bas apparurent, cerclant amoureusement la peau d’albâtre, qui scintilla durant un court moment d’une lumière iridescente. Il serait alors délicat, à cet instant précis, de décrire la large palette d’émotions qui remontèrent en un flot ininterrompu du plus profond des entrailles d’Andreï, saturant son esprit d’informations entremêlées et inintelligibles, sorte de toile vierge où un peintre aurait balancé, d’un coup un seul, toutes les couleurs en sa possession. Imaginez donc la peinture, explosion complexe et incompréhensible de tâches colorées multiples, dégoulinante de la fibre rigide de la toile. Une représentation du tout et du rien, du désordre et du chaosqui ne trouverait de finalité que dans le geste artistique, dans la hargne de l’application hasardeuse des couleurs. Vous aurez alors une vague idée de la mécanique compliquée qui assouvissait l’esprit du bulgare, soumis au pilori de ses désirs, joies, fantasmes et autres ressentis insondables qui lui arrivaient en tambourins tintants et terribles.

- Peut-être auras-tu l’occasion de mettre la main dessus plus tard ?


La phrase avait traversé l’air dans un sifflement suraigu, flèche acérée qui transperça des méninges déjà tourmentés et vint bloquer définitivement les rouages d’une réflexion sensée. Sur la toile, les traînées épaisses de couleurs ondulèrent, se mélangeant, créant des associations improbables pour un résultat des plus insoupçonnés. Des fils, des taches plus ou moins grandes se mêlaient dans une harmonie déstabilisante, peinture chargéeet pourtant subtile.

- Mais…je n’ai pas envie d’être gentille, pas tout de suite.


Rajoutez maintenant à l’équation artistique l’approche de la brune, la manière sensuelle dont elle colla ses lèvres charnues contre la carotide palpitante du jeune homme, prête à plonger ses dents dans la chair tendre et savoureuse pour en boire le sang chaud et fruité. Vous obtenez alors le cadre dorée de la soumission totale qui s’apposa sur le chef d’œuvre sentimental d’Andreï. La petite brune, saisit notre ami, prêt à tomber tout entier dans le gouffre abyssal de ses opales bleutées, qui le fixaient avec une malignité hypnotisante. Très vite sa chemise fut déboutonnée, et pourtant chaque bouton déclencha un frisson qui sembla durer un siècle,vibration orgasmique et presque insupportable de bonheur.Ses pores déchaînés vibrèrent à l’unisson, dressés en une armée frémissante qui levait bien hauts ses épées meurtrières. La chair de poule, davantage résultante des caresses déconcertantes de Velvet qu’au froid de la pièce, avait donc conquis son corps. En artiste intrépide, la sorcière diabolique avait achevé sa toile : fatras sauvage et coloré, dans un chaos admirablement agencé.

Ainsi laissé torse-nu, Andreï fixait la belle brune, qui avait exaucé ses rêves de caresses. Brûlant son esprit laissé à vif, dégageant encore la fumée vaporeuse de ses élans affectifs. Sa cage thoracique recueillait le battement assourdissant de son cœur, écrin solide qui empêchait l’organe d’imploser. La respiration d’Andreï était lourde, ample et déformait ses côtes dans des arabesques saillantes. Quelle femme extraordinaire ! Elle l’envoûtait d’un seul mot, d’un seul geste. Avec Velvet tout lui semblait naturel, simple et pur. Il semblait implacable qu’ils étaient fait pour se tenir, ensemble, côte à côte, arpentant ensemble les difficultés qu’ils détruiraient d’un geste froid du poignet. Son corps semblait résonner dans un écho parfait avec celui de la belle brune, dont la note résonnait d’une gamme sombre, lente, aux violoncelles stridents et aux tambours menaçants. Chant obscure et sublime.

- Et maintenant ?


Les idées enfin claires, Andreï s’approcha de sa comparse, posant une main sur sa taille et l’autre sur sa nuque, dont le pouce caressait lentement la joue. D’un geste vif il l’attira à lui, et ses récepteurs de de sa peau ressentirent avec précision les courbes délicates de la jolie sorcière, accélérant de plus belle la palpitation effrénée de son buste.

- Et maintenant ? Si tu as le courage de m’embrasser, je te donnerai un trophée à la mesure du talent que tu as démontré aujourd’hui.









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