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 Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Ven 20 Mar - 17:45

Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness
Does this darkness have a name ? This cruelty, this hatred. How did it find us ? Did it steal into our lives or did we seek it out and embrace it? What happened to us, that we now send our children into the world like we send young men to war ? Hoping for their safe return, but knowing that some will be lost along the way. When did we lose our way ? Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness. Does this darkness have a name ? Is it your name ?
L'hiver était bien présent autour de l'école qui était à dire vrai totalement recouverte par la neige, mais cela ne te changeait pas plus que cela, car à Poudlard aussi les hiver étaient plutôt impressionnant avec une bonne quantité de ce voile blanc déposé un peu partout. Quoi qu'il en soit, l'hiver ne t'effrayait pas plus que cela, alors dès l'instant où tu ressentis l'immense besoin de te retrouver seul, tu viens à te dire que le plus intéressant serait d'aller à l'extérieur, car là-bas, il était certain que peu de personnes s'y risquerait. Après tout, la plupart des élèves de Durmstrang préféreront rester bien au chaud à imaginer maintes et maintes théories sur l'Ox. Ainsi, c'est donc vêtu d'une lourde cape aux couleurs de l'école que tu sortis dans le froid hivernal, mais le parc était encore bien trop fréquenté à ton goût. C'est vrai que trois personnes c'est une populace tellement impressionnante, n'est-ce pas ? De ce fait, dès que tu aperçus les contours du Pavillon de Cristal se dessiner au loin, tu n'hésitas pas à t'y rendre, car c'était très certainement l'un des endroits les plus calme du château. Et il fallait bien avouer que tu en avais grand besoin, de calme, car depuis quelques temps ton esprit était en complète ébullition. Cela avait commencé après ta rencontre avec Sephy dans le Marché Noir qui avait conduit à une fin quelque peu...inattendue... Et cela s'était poursuivi avec tes retrouvailles avec Helena, une ancienne amie à toi de Poudlard, qui se faisait passer pour sa soeur jumelle Lumilda et qui de se fait, n'agissait plus comme d'habitude. Surtout qu'elle t'en voulait quelque peu de l'avoir laissé en plan lors de la bataille de Poudlard... Autant dire que ces derniers jours n'avaient pas été de tout repos, alors pouvoir trouver du calme était là un moment complètement inespéré ! D'ailleurs tu eus une chance incroyable, car le Pavillon de Cristal se trouvait être en effet sans âme qui vive hormis la tienne, c'était donc le bon endroit pour rester seul avec tes pensées et pour essayer de t'apaiser. Tu retiras donc ta cape que tu posas sur l'un des bancs puis tu t'installas à côtés, pour finalement décider de t'allonger complètement sur le banc, la tête sur ta cape. Dès cet instant, tu te mis à perdre la notion du temps qui passait, tu regardais simplement les pierres précieuses incrustées dans les murs qui donnaient au Pavillon de Cristal une touche de merveilleux, de paradis. Et pourtant, même si tu te sentais incroyablement bien depuis que tu étais entré en ce lieu, cela n'allait pas se poursuivre ainsi, crois moi...

En effet, alors que tu te trouvais être depuis de longues minutes déjà, si ce n'est des heures, allongé sur le banc, un bruit vient trouver son chemin vers tes tympans. Et au vu du bruit de pas que tu avais pu percevoir, il devait s'agir d'une jeune femme avec la démarche légère. Poussant un soupir à peine perceptible, tu te redressas, puis tu te levas complètement et une fois debout tu décidas de faire face à la personne qui avait envahi ton espace. Même si techniquement ce n'était pas le tien, cela t'agaçait tout de même un petit peu, car dès que l'on vient à trouver un espace où rester au calme qui nous apaise, c'est quelque peu perturbant de devoir revenir sur terre. Mais à dire vrai, ce n'était pas là, l'élément le plus perturbant que tu allais avoir aujourd'hui. En effet, devant toi ne se tenait pas n'importe quel élève de Durmstrang, mais une ancienne élève de Poudlard que tu n'aurais jamais imaginé revoir...Willow...Mais que faisait-elle ici bon sang ? C'était ta nouvelle école, ton nouveau départ et elle n'avait en aucune façon le droit de tout bousiller par sa seule présence !  Mais en même temps Théodore, ne dit-on pas, qui sème le vent récolte la tempête ? Alors autant qu'après tout ce que tu lui avais fait subir il était quelque peu normal qu'elle vienne te rendre la monnaie de ta pièce. Pourtant...Ce n'était pas cela qu'elle semblait vouloir à cet instant, la seule chose qu'elle semblait désirer au fond de ses yeux écarquillés par la surprise était de s'en aller, et vite, loin très loin de toi. Tu avais été son bourreau, alors comment aurait-elle pu te regarder différemment ? A dire vrai tu t'étonnais même qu'elle ne t'ai pas déjà frappé, hurler dessus, ou pire encore...Car après tout, la Willow que tu avais connu à Poudlard avait toujours été beaucoup plus combative que cela, mais ce que tu ne semblais pas encore comprendre, c'était que tu avais vraiment réussi à la briser... D'ailleurs, tandis que tu la regardais, un frisson se mit à parcourir ton âme, le même style de frisson que tu ressentais lorsque tu avais commencé à travailler pour la solde de Voldemort. Un frisson sombre, violent, emplit d'une haine profonde et d'un mépris évident. Un frisson que tu n'avais pas ressenti depuis ton entrée à Durmstrang, depuis ton nouveau départ... Il fallait croire que tu n'étais pas autant guéri de la noirceur des mangemorts que ce que tu semblais imaginer. La noirceur était encore là, bien au fond de toi et elle n'attendait qu'un mouvement de ta part pour ressortir et se déverser dans les âmes des pauvres personnes qui oseraient croiser ton chemin. D'ailleurs, elle décida brutalement de sortir alors que tu plaquais sur ton visage une expression particulièrement froide pour y retirer toute la surprise que t'avait causée la vue de Willow. « Moi qui pensais que mon dernier souvenir de toi serait celui où tu te trouvais allongée dans cette sombre cellule, totalement terrorisé. Il fallait croire que je m'étais trompé. Que fais-tu ici Willow, tu ne serais pas mieux en Angleterre parmi les moldus et autres cracmols de ton espèce ? » Tu prononças ces deux derniers mots avec un réel mépris, comme tu avais pu le faire par le passé et alors là tu su, jamais tu ne pourras vraiment te débarrasser de ta noirceur, car elle était bien là et elle n’avait nulle part où aller si ce n’est dans tes pensées...
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Lun 23 Mar - 15:44


THEODORE & WILLOW

« And it's hard to dance with a devil on your back. So shake him off. »


Willow soupira de soulagement en entendant le professeur donner les devoirs pour le prochain cours, signe qu'elle était enfin libre et en week-end. Elle allait pouvoir aspirer à un peu de tranquillité et de solitude. C'était ce qu'elle recherchait le plus depuis qu'elle était rentrée à Durmstrang en septembre dernier. Au début, elle avait eu certaines difficultés à s'intégrer, ne trouvant pas sa place dans ce lieu qui était à l'opposé de ce qu'elle avait espéré pour elle. Et puis, elle s'était détendue au fils des semaines. Non pas parce qu'elle se sentait en sécurité - sentiment qu'elle savait absolument impossible pour elle de ressentir - mais parce que ce n'était pas aussi terrible qu'elle se l'était imaginée. C'était à peu près semblable à Poudlard, les mentalités restaient finalement les mêmes où qu'elle soit. Si l'humanité était pourrie jusqu'à la moelle, les sorciers étaient pires. Race infâme qui avait la possibilité de changer les choses pour tout le monde mais qui ne pensait qu'à s'entretuer pour des idéaux basés sur le sang ou le patronyme. Ô pauvre monde...
Tout en serrant ses bouquins contre sa poitrine, la demoiselle sortit de sa classe et entendit brusquement Nikolaï l'appeler, au loin. Son coeur s'accéléra et son sang ne fit qu'un tour mais elle ne s'arrêta pas. Encore trop touchée par leur dispute de la veille et surtout débordante de haine à son encontre et celle de son ancienne amie, Erika Droganov. Cette traitresse sans nom qui, sans raison, lui avait planté un couteau dans le dos en s'amourachant à son meilleur ami et accessoirement époux. De plus en plus énervée, Willow accéléra le pas, se doutant que ça suffirait amplement à décourager le flamme de la suivre. Elle avait besoin de tout sauf de le confronter à nouveau. C'était clairement loin d'être le bon moment. Elle ne retiendrait pas ses coups, cette fois. Parce qu'il ne méritait clairement pas qu'elle ne se défoule pas sur lui après toute la souffrance qu'il lui avait fait subir. En fin de compte, la blondinette s'était échappée d'un bourreau pour se précipiter dans les bras d'un autre. Elle avait un sérieux problème, c'était certain. Quoi qu'avec un peu de chance et de distance, elle finirait peut-être par l'oublier et retrouver le chemin si envié d'une vie ordinaire. Mais ça, ce n'était pas pour aujourd'hui.

Tout ce qu'elle voulait actuellement, c'était encore et toujours être seule. Et elle savait qu'à cette heure-ci, un des seul lieux à être isolé était le balcon de l'Aurore. Cependant, elle n'avait clairement pas envie d'y aller, sachant que Nikolaï pourrait la retrouver là-bas. De toute manière, il avait ruiné sa bulle de tranquillité, donc autant en chercher un autre. La jeune flamme avait entendu parler d'un endroit similaire mais assez éloigné du château, qui se trouvait dans le parc complètement enneigé à cette époque de l'année. Mais le froid ne l'avait jamais effrayée. Elle était le genre de personne qui aimait l'hiver et tout ce que cette saison pouvait apporter avec elle durant les quelques mois de son règne. Si d'autres pouvaient se plaindre de la neige et du froid, Willow, elle, en était simplement ravie, trouvant que de toute manière les divers changements de saisons ne pouvaient être que bénéfiques pour tout le monde. Ca rythmait les mois, empêchait la lassitude dans le tunnel du temps. On n'avait jamais le temps de s'habituer au changement climatique ou au défilé des couleurs et c'était pile dans cette situation que la demoiselle trouvait la beauté de la chose.
Armée de son énorme cape rouge qui recouvrait entièrement son corps et le protégeait du froid glacial, Willow se mit en quête du Pavillon Cristal. Elle n'eut aucune difficulté à le trouver, puisque même s'il était à une bonne trotte de l'école, on pouvait le voir briller au loin, tel un diamant. Le parc était désert, ce qui la conforta dans l'idée qu'elle avait réellement bien fait de s'aventurer dans la direction du Pavillon Cristal. Personne ne viendrait la déranger dans un lieu aussi désert.

Elle mit quelques minutes à atteindre le bâtiment. Celui-ci était entouré de neige et on pouvait voir les innombrables pierres précieuses briller de part et d'autre, faisant scintiller entièrement la maisonnette. C'était un spectacle vraiment merveilleux à voir ; autant de lumières, même en un jour aussi gris. Etant restée dans le noir durant de longs mois, Willow aspirait à cet étau de lumières qui avait la capacité à la rassurer et faire fuir ses maux les plus sombres. Les plus noirs. Sans attendre plus longtemps, elle pénétra sur les lieux et fut immédiatement réchauffée par la chaleur des lieux. Elle ne s'était pas rendue compte à quel point les températures pouvaient descendre affreusement bas en cette période de l'année. Son bout de nez était gelée et ses mains la picotaient à cause du froid extérieur. Tout en tapant ses pieds par terre, pour faire tomber la neige qui s'y était invitée, elle jeta un bref coup d'oeil sur les lieux et s'arrêta en apercevant un bref mouvement. Une personne qui lui tournait le dos et se levait d'un geste las. Elle fronça les sourcils en ayant étrangement l'impression de reconnaitre la personne. Puis, ce fut le choc. L'hécatombe. La crise cardiaque à l'état pur. Théodore Nott. Son bourreau personnel durant des mois, son pire cauchemar. C'était impossible, aux dernières nouvelles, on l'avait dit en fuite et non bien caché à Durmstrang. Sinon jamais elle ne serait venue ici, jamais elle n'aurait accepté de se donner une nouvelle chance en sachant que son tortionnaire était présent. Et pourtant, elle ne l'avait pas croisé une seule fois depuis sa venue... Comment était-ce possible ? Elle fit tomber ses bouquins de cours et ne put s'empêcher de reculer, instinct primitif qu'elle avait gardé quand il descendait dans sa cellule pour la violenter. Elle reculait toujours, jusqu'à être collée au mur, jusqu'à espérer que la paroi puisse avoir le pouvoir de l'aspirer. Elle n'avait jamais eu aussi peur de quelqu'un que de Théodore Nott. Il était son plus douloureux secret, sa plus grande honte. Pour la première fois de sa vie, elle avait été faible, elle avait faillie devant ses yeux, elle avait été battue et corrompue par l'angoisse et la terreur. Il l'avait transformé en ce qu'elle était aujourd'hui. Ayant appris de ses erreurs, elle ne lui tourna pas le dos mais continua de reculer jusqu'à presque sortir du Pavillon. Elle le savait, sa seule opportunité de partir d'ici en vie était la fuite. « Moi qui pensais que mon dernier souvenir de toi serait celui où tu te trouvais allongée dans cette sombre cellule, totalement terrorisée. Il fallait croire que je m'étais trompé. Que fais-tu ici Willow, tu ne serais pas mieux en Angleterre parmi les moldus et autres cracmols de ton espèce ? » cracha-t-il avec le mépris qu'elle lui connaissait. Un frisson remonta jusqu'à l'échine de son dos. Cette voix, ce visage tordu par la haine, ce dégoût qu'elle pouvait voir dans ses yeux. Tout en lui résonnait comme un cataclysme qui n'avait que l'envie meurtrière de tout détruire sur son passage. Elle s'arrêta, ne bougeant plus, sentant son palpitant battre comme jamais, à la limite de l'implosion. Elle n'était plus cette fille apeurée et enchainée dans une cave humide. Elle avait la possibilité de se défendre, de sortir sa baguette et de faire ce qu'elle rêvait de faire depuis des mois, maintenant. Le renvoyer dans l'abysse profond et démoniaque d'où il était sortit un jour. Pour que jamais plus elle ne sente son étau menaçant et malfaisant dans son ombre. Pour se libérer de lui, pour toujours. La tentation était grande, elle avait l'envie frénétique de se saisir de sa baguette et de lui faire payer ce qu'il lui avait fait. Mais elle était tétanisée. Elle ne faisait que l'observer, scrutant ses moindres gestes comme elle avait l'habitude de le faire avant. Elle attendait, crispée dans son coin qu'il commence les hostilités en sortant sa baguette.

Ce fut finalement quand il fit un pas vers elle que le déclic se fit, elle sentit une décharge électrique traverser son corps, comme consciente du danger qui se préparait et elle sortit sa baguette d'un geste menaçant, la pointant sur lui. « Bouge encore d'un pouce et je te jure que tu le regrettera, Nott. » dit-elle d'un ton qui se voulait dur mais qui ne faisait que montrer son angoisse. Il esquissa un pâle sourire mais s'arrêta dans son mouvement. Willow tentait tant bien que mal de rassembler ses idées, de rester concentrée et de se montrer courageuse. Surtout de se montrer courageuse. Malgré sa main tremblante et son envie de plus en plus pressante de prendre ses jambes à son cou pour rester en vie. Elle savait quel genre de monstre il était. Elle savait de quoi il était capable. Mais elle avait décidé de prendre un nouveau départ et surtout de redevenir celle qu'elle était jadis. Avant qu'il ne la détruise. C'était tout l'intérêt de rejoindre Durmstrang, après tout. Alors, pour la fille qu'elle était avant, pour celle qui a longtemps combattu et ne flanchait jamais devant ses ennemis, elle resta. « Je devrais te tuer pour ce que tu m'as fais, espèce de lâche... » murmura-t-elle, les yeux humides. Elle se souvenait de toutes ces séances de tortures, de toutes ces cicatrices qu'elle possédait désormais et de tous ces faux-semblants lorsqu'il se déshabillait devant elle pour l'intimider. Il ne méritait pas de vivre quand tant de bons sorciers avaient périt durant la bataille de Poudlard.

La tension était à son comble. L'atmosphère était électrique. Un seul faux geste et c'était la mort assurée. Pour l'un, comme pour l'autre. Mais Willow ne cillait pas, jamais elle ne s'autorisera à lui montrer à quel point il l'avait brisé. Elle demeurait forte, en apparences.

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Dim 29 Mar - 12:07

Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness
Does this darkness have a name ? This cruelty, this hatred. How did it find us ? Did it steal into our lives or did we seek it out and embrace it? What happened to us, that we now send our children into the world like we send young men to war ? Hoping for their safe return, but knowing that some will be lost along the way. When did we lose our way ? Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness. Does this darkness have a name ? Is it your name ?
Même si en apparence tu semblais être froid et sûr de toi, intérieurement ce n'était pas vraiment le cas. En effet, tu te trouvais être encore empli d'une incommensurable surprise et le plus étrange de tous, c'était que tu étais effrayé. Pourquoi effrayé ? Tout simplement car la seule personne capable de te faire enfermer à Azkaban se trouvait être face à toi. En effet, Willow ayant été victime de nombreuses agressions de ta part, aussi bien physique que moral, elle pouvait dire aux Aurores qu'ils en avaient oubliés un, de mangemort, et témoigner. Après tout, tu lui avais fait subir maints et maints sortilèges loin d'être plaisant, celui qui revenait le plus n'étant autre que le sortilège Endoloris l'un des trois interdits, et en plus, tu avais essayé de la violer, même si tu n'avais pas réussi, c'était tout de même là une agression de grande ampleur. Aussi, si elle venait à faire cela, à en parler, tu passerais le restant de tes jours à Azkaban en compagnie des détraqueurs pour finalement devenir de plus en plus fous au fur et à mesure des jours qui passeraient. Et autant dire que ce n'était pas là la fin que tu désirais, bien au contraire. Ainsi étais-tu quelque peu effrayé même si tu ne désirais pas le montrer à cette sang de bourbe. Tu relevas donc la tête et plongeas dans ses yeux un regard quelque peu hautin, l'un de ces regards que tu avais eus le don de faire lorsqu'elle était enfermée dans cette cellule, pour lui montrer à quel point sa vie était insignifiante et avec peu d'intérêt. C'est donc avec cette allure que tu choisis bien tes mots pour essayer de l'effrayer et de la pousser à partir, car il fallait bien avouer que tu n'appréciais que peu sa présence ici, dans ta nouvelle vie. De plus, tu te disais que si tu venais à lui faire assez peur, elle pourrait peut-être quitter Durmstrang et alors, aucune lame de Damoclès ne se trouverait au dessus de ta tête, car cette lame serait partie. Miroitant cette idée dans ton esprit, tu te dis que cela pourrait être en effet très intéressant comme plan : il fallait qu'elle quitte la Bulgarie et vite ! Mais d'un autre côté, tu ne devais pas non plus prendre des risques inutiles, car si tu venais à te faire surprendre en train de faire quelque chose de pas nette sur elle et bien...elle n'aurait pas besoin de parler que tu te retrouverais déjà à Azkaban. Autant dire que c'était la chose à éviter à tout prix !

C'est donc pour l'effrayer que tu avanças d'un pas vers elle en arborant sur tes lèvres l'un de ces sourires méprisant synonyme de mauvais quart d'heure et donc, de danger imminent. Tu savais qu'en te voyant approcher elle commencerait à sentir les battements de son coeur s'accélérer, et qu'elle ressentirait le besoin viscérale de s'éloigner de toi, ou en tout cas de faire en sorte que tu ne l'approches pas. Et tu avais vu juste, car elle sorti sa baguette pour ensuite la pointer vers toi en cherchant à être menaçante. Mais pour toi, elle était aussi menaçante qu'un ours en peluche... Après tout, tu la voyais mal lancer ne serait-ce qu'un petit sort sur toi, elle aurait trop peur des répercussions et tu comptais bien lui montrer qu'elle devait se méfier de tous les petits détails qu'elle ferait, car tu risquais de le prendre au quart de tour. « Bouge encore d'un pouce et je te jure que tu le regretteras, Nott. » En entendant ces mots, tu ne pu t'empêcher de rire légèrement, car il fallait bien avouer que c'était tout sauf crédible. En effet, une certaine angoisse se faisait entendre dans sa voix et de plus, la baguette qu'elle tenait en main tremblait quelque peu, ce qui signifiait bien qu'elle était pas vraiment crédible dans son rôle de menace. A dire vrai c'était tout l'inverse. Pourtant, tu décidas tout de même d'arrêter d'avancer, la regardant juste. « Je devrais te tuer pour ce que tu m'as fait, espèce de lâche... » En entendant ces mots, tu secouas légèrement la tête d'un air blasé, car elle n'était vraiment plus aussi combattante que lors de vos années à Poudlard et autant dire que c'était là plutôt risible puisque n'importe quel idiot aurait pu sortir une phrase comme celle-ci. Pour toi, cette phrase était dénudée de toute recherche et elle ne servait à rien, car le mot « devrait » montrait bien qu'elle n'oserait jamais le faire, que c'était une menace en l'air et de ce fait, elle aurait tout aussi bien pu ne rien dire. Tu le lui fis alors remarquer. « Et bien, quelle merveilleuse réplique ! Une gamine de trois ans aurait pu mieux faire ! Allez, maintenant abaisse ta baguette, tu ne fais qu'attiser ma colère et tu ne fais que te ridiculiser davantage. Enfin...parfois je me dis quand même que tu ne pourras pas atteindre un niveau aussi bas que lorsque tu étais dans cette cellule. »

Mais voilà, Willow ne semblait pas être disposée à suivre ce que tu disais et elle choisit de garder la baguette braquée vers toi et autant dire que tu commenças à perdre patience. Tu sortis donc a ton tour ta baguette et tu la dirigeas vers elle sauf qu'à sa différence, la menace que tu présentais était bien réelle et tu n'hésiteras en aucun cas à l'utiliser comme tu avais pu l'utiliser lorsqu'elle était emprisonnée. « Tu es certaine de vouloir jouer à ce petit jeu, Willow ? Car je t'assure qu'une fois démarré il n'y aura plus de marche arrière possible et alors tu en viendras à regretter amèrement le moment où tu as osé me menacer avec ta baguette. Surtout que tu es la personne la moins crédible sur cette Terre question menace. » Avec un petit sourire en coin tu poursuivis dans ta lancée « D'autant plus qu'une descendante de moldus et de cracmole, ne devrait pas avoir l'honneur de porter une baguette. Une baguette se mérite et ce n'est certainement pas une vulgaire sorcière comme toi qui devrait en avoir une en sa possession. Alors maintenant Willow pourrais-tu abaisser ta baguette avant que tu ne te blesses comme la dernière des idiotes ? » Pour le moment, tu étais plus ou moins prêt à laisser passer le fait qu'elle t'avait menacer, mais il était certain qu'à un instant où un autre tu risquais de perdre patience et alors, elle allait se remémorer bien des moments passés dans cette cellule, car tu dirais exactement les mêmes sortilèges.
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Lun 6 Avr - 1:19

Elle était terrifiée. Son esprit était tiraillé dans d'innombrables supplices moraux. Son instinct de survie ne cessait de lui hurler de s'enfuir aussi vite qu'elle le pouvait quand sa fierté l'intimidait de rester. Elle voulait vivre mais refusait cependant de vivre à genoux, pour toujours hantée par son tortionnaire. Elle se souvenait d'absolument tout. Un battement de cils de sa part lui faisait simplement revivre l'Enfer des mois de sa captivité. Bien avant qu'on ne lui colle Nott comme gardien et bourreau, les mangemorts s'étaient amusés à lui faire subir le baiser du détraqueur. C'était un supplice qui l'avait marqué au fer rouge, absorbant toutes ces joies et instants précieux de bonheur et d'innocences. Après ces temps en tête à tête avec un détraqueur, elle avait l'impression que jamais plus elle ne sourirait, que jamais plus elle ne serait heureuse. Et ce ressenti fut justifié la première fois qu'il mit les pieds dans sa cellule, un masque sur la tête et la baguette pointée vers elle. Willow n'eut pas le temps de dire un mot qu'il commença son dur labeur en s'évertuant à lui faire comprendre un point important qu'elle refusa d'accepter pendant des semaines : il était le maître, elle n'était plus rien. Elle avait finit par y croire, avait finit par abandonner tout espoirs de revoir la lumière du jour et s'était abandonnée aux ténèbres. Et même après tous ces mois loin de lui, à réapprendre à vivre et à sourire, à se reconstruire un peu plus chaque jours en se rappelant de la personne qu'elle était autrefois, Willow gardait en tête la première leçon que son ennemi lui avait apprit. Parce qu'elle ne pouvait pas oublier que pendant longtemps, il avait été celui qui avait la baguette en main, celui qui avait le contrôle et le pouvoir. Celui qui avait le mot de la fin sur tout ce qui la concernait.

Et le revoir, après tout ce temps, après tous ces efforts pour essayer d'oublier, c'était trop. Beaucoup trop. Elle n'était pas prête à l'affronter, pas prête à lui prouver qu'elle n'était pas détruite car elle n'avait pas eu le temps d'être réparée. Elle peinait chaque jours à se lever, arpentant les couloirs en essayant de toutes les façons possibles et inimaginables de se souvenir de la personne qu'elle était autrefois. De cette courageuse lionne qui rugissait quand on lui cherchait des ennuies ou qu'on s'en prenait à des gens qu'elle aimait. De cette fille manipulatrice qui arrivait toujours à parvenir à ses fins en utilisant des secrets inavoués et scandaleux. De cette jolie blonde aux formes appétissantes qui croquait les hommes comme elle croquait la vie. Elle ne savait plus qui elle était désormais, mais elle n'était clairement plus cette demoiselle. A chaque fois qu'elle se regardait dans le miroir, la blondinette ressentait simplement le vide incommensurable qu'avait laissé les coups et les tortures de Théodore. Les blessures qu'il avait faites étaient non seulement physiques mais doublement plus morales. Finalement, jamais elle ne guérirait complètement. Elle sera toujours poursuivie par l'ombre imposante de son pire cauchemar vivant.
Alors, même si elle avait sa baguette dans la main et qu'elle la pointait dans sa direction, Willow savait que ce n'était pas suffisant. Rien ne lui assurait réellement sa sécurité, rien n'arrivait à la rassurer quand il était près d'elle. Sa main ne cessait de trembloter et elle sentit une goutte perler sur son front. Probablement sous le coup de la pression et de l'angoisse. Elle n'avait jamais réellement pensé à ce qu'elle lui ferait si elle avait l'opportunité de le recroiser. Bien sûr, elle le détestait, le haïssait de toute son âme et de tout son être et aimerait qu'il soit enfermé à Azkaban pour, à son tour, subir les méfaits de différents geôliers qui lui feraient voir et comprendre à quel point il est aisé de briser une personne lorsque celle-ci est sans défense. Mais elle ne s'était jamais imaginé qu'elle aurait la chance de pouvoir le punir, de pouvoir lui donner une correction digne de ce nom et de prendre sa revanche. Peut-être parce qu'elle pensait ne plus jamais le voir de toute sa vie. Ou peut-être était-ce simplement parce qu'elle avait essayé de l'oublier durant ces dernières semaines. De toute manière, la mort était trop douce pour lui. Il méritait de souffrir pour toute l'éternité. D'être réduit en cendres au fils des années et de regretter chacune de ses décisions et de ses actes. Amèrement et violemment. Cependant, la Flamme savait aussi qu'elle ne pourrait jamais lui faire ce qu'il lui avait fait. Elle ne pourrait jamais organiser une vendetta personnelle contre lui. Du moins, pas maintenant, pas tout de suite.

De toute manière, elle n'avait jamais été du genre violente. Même avant. Elle se vengeait en utilisant des procédés bien plus vicieux et causant bien plus de dommages que des châtiments corporelles. Elle laissait sa marque tel un sceau brûlant indélébile sur la peau. Et c'est ce qu'elle ferait pour Théodore. En temps et en heure. « Et bien, quelle merveilleuse réplique ! Une gamine de trois ans aurait pu mieux faire ! Allez, maintenant abaisse ta baguette, tu ne fais qu'attiser ma colère et tu ne fais que te ridiculiser davantage. Enfin...parfois je me dis quand même que tu ne pourras pas atteindre un niveau aussi bas que lorsque tu étais dans cette cellule. » siffla-t-il d'une voix perfide, tandis qu'il secouait encore la tête, d'un air amusé, face à la posture de la jeune femme. Il ne la prenait pas au sérieux, comment aurait-il pu ? Après tous ces mois passés ensemble, il était peu probable qu'il la revoit un jour comme la vaillante Gryffondor prête à tout pour ridiculiser les Serpentards. Cependant, Willow ne baissa pas sa baguette, réfléchissant à toute vitesse aux possibilités qui se présentaient face à elle. Si elle prendrait en compte sa requête, Théodore se mettra à rayonner de tout son petit être d'égoïste et de prétentieux, ravi de la voir se plier à ses ordres. Mais si elle refusait, il se mettrait probablement très en colère et la blondinette savait exactement à quoi ressemblait un Nott enragé. Ce n'était jamais joli à voir et ça laissait des marques profondes. Comme un rappel de sa cruauté, les balafres de l'anglaise se mirent à picoter et lui brûler l'épiderme. Mais elle ne lâcha pas prise, remémorant chaque mot qu'il venait de lui balancer en pleine figure pour la faire plier un peu plus. Seulement, ça ne marchait pas. Elle avait beau être terrifiée, elle était aussi en colère. Et ça, c'était un sentiment nouveau qu'elle n'avait pas ressenti depuis très très très longtemps. Elle avait presque oublié à quoi ça ressemblait que d'être à ce point irritée. Comment osait-il reparler de son temps en cellule alors que lui avait été le pire des lâches à la torturer quand elle était désarmée ? Il n'était qu'un bon à rien, un simple petit con qui avait jouit trop longtemps d'une liberté qui ne lui appartenait pas. Pas après ce qu'il lui avait fait. Elle serra davantage sa baguette et sursauta quand elle le vit sortir la sienne et la brandir vers elle. Son sang ne fit qu'un tour et son coeur sembla être sur le point d'imploser. Elle ignorait quoi faire, prise entre la terreur et la rage. La survie et la fierté. Elle devait faire un choix rapidement si elle ne voulait pas le voir attaquer le premier. « Tu es certaine de vouloir jouer à ce petit jeu, Willow ? Car je t'assure qu'une fois démarré il n'y aura plus de marche arrière possible et alors tu en viendras à regretter amèrement le moment où tu as osé me menacer avec ta baguette. Surtout que tu es la personne la moins crédible sur cette Terre question menace. » Il eut un sourire qui la fit frémir de dégoût, remontant jusqu'à son échine et lui laissant un goût amer d'amertume. Il ne disait pourtant pas ça, avant. Quand ils étaient encore à Poudlard et qu'elle s'amusait à évincer un par un les sales petits serpents qui lui faisaient du tort. Il faisait moins le malin, profil bas jusqu'à ce qu'elle en oublie même son existence et ose lui tourner le dos après une boutade dans le couloir. Ultime et fatidique erreur qu'elle ne ferait plus jamais. Tourner le dos à un lâche.

Elle ne jouerait aussi pas au héros, sachant bien que face à un fou, l'ultime issue d'un duel en baguette finissait généralement par la mort. Et elle n'était pas prête. Elle n'avait pas lancé un seul sort avec sa baguette depuis qu'elle avait été trouvé dans cette cave. Ses professeurs perdaient d'ailleurs patience, puisqu'elle s'évertuait à utiliser de simples sorts informulables qui faisaient bouger un objet. Rien de plus, rien de moins. Elle ne transplanait même plus, se sentant complètement incapable d'utiliser la magie à nouveau. Passionnée mais brisée.  « D'autant plus qu'une descendante de moldus et de cracmole, ne devrait pas avoir l'honneur de porter une baguette. Une baguette se mérite et ce n'est certainement pas une vulgaire sorcière comme toi qui devrait en avoir une en sa possession. Alors maintenant Willow pourrais-tu abaisser ta baguette avant que tu ne te blesses comme la dernière des idiotes ? » Sa main tremblait de plus en plus. C'était clairement l'hôpital qui se foutait de la charité. Alors, elle prit la décision de garder sa baguette dans la main. Elle n'était pas folle, l'abaisser était comme se mettre à genoux devant lui et attendre qu'il la tue à nouveau à petit feu. Willow refusait de se donner à nouveau à lui, de retomber dans habitudes malsaines et surtout de paraître à nouveau faible devant lui. Elle ne serait jamais plus sa prisonnière et encore moins sa victime. C'était une promesse qu'elle s'était faite et elle la respecterait. D'un coup d'oeil rapide au Pavillon Cristal, elle cherchait un plan de secours, n'importe quoi qui pourrait l'aider à s'échapper, à le distraire un moment. Et puis, ses prunelles azurs tombèrent sur les cartons des décorations de Noël du bâtiment qui trainaient pas très loin de lui et qui n'avait, probablement, pas encore eu la chance d'être déballés pour les fêtes à venir.« C'est toi qui dit ça, Nott ? Dans ce cas-là, tu ne mérites pas ta baguette car tu n'as pas mérité de la porter fièrement comme tu le fais actuellement et d'être un sorcier. Tu m'as torturé durant des mois avec alors que j'étais sans défense. Et pourquoi ? Parce que j'avais eu l'audace de te remettre à ta place quand on était à Poudlard. » dit-elle d'un ton qui se voulait ferme, malgré les soubresauts émotifs de sa voix. Elle espérait lui rappeler que jadis, elle n'était pas la fille de la cave. Elle était forte, courageuse et féroce. Et Willow souhaitait qu'il n'oublie jamais cette image d'elle parce que c'était la personne qu'elle était, tout au fond de ce ramassis de chaos et d'interrogations intérieures profondes.

Alors, oui elle avait peur. Oui, elle le craignait. Et oui, elle savait qu'elle risquait gros. Mais par fierté et pour la fille qu'elle était avant et qu'elle souhaitait redevenir, elle ne flancherait jamais face à lui. Elle fit donc mine de baisser sa baguette, levant son autre main vers le haut comme signe de retraite, comme si elle abandonnait. Et elle le regarda droit dans les yeux. Parce qu'avant aujourd'hui, elle n'avait jamais osé le faire, trop craintive de voir ce qui pouvait passer au travers de ses iris foncés, trop effrayée aussi de sa réaction quant à ce geste qui pouvait paraitre pour certain comme un manque de respect. « Je ne suis pas comme toi, je ne suis pas un monstre. Je suis sûre que tu t'es persuadé que tu avais fais du bon boulot avec moi, que je méritais ce que tu m'avais fais. Mais c'est faux. Tu m'as jugé par mes origines et mon sang alors que moi, durant toutes ces années à Poudlard, je t'ai jugé par tes actions. Je savais que tu étais un gros con de première, imbu de lui-même, égoïste et immature. Et je t'ai sous-estimé. Une toute petite seconde, je t'ai tourné le dos et tu en as profité pour m'attaquer. Parce que je t'ai sous-estimé. Je ne ferais plus jamais cette erreur. » rajouta-t-elle, les yeux remplis de larmes en se souvenant de ce jour où sa vie avait changé. Repérée par les Carrow, kidnappée par Nott. On pouvait presque croire qu'elle abandonnait, qu'elle avouait qu'il était trop fort pour elle, qu'elle ne faisait pas le poids face à lui. Presque. Elle hésitait encore à aller jusqu'au bout de son plan, savant que si jamais il échouait, elle serait sévèrement punie. Peut-être même qu'il finirait ce qu'il avait commencé le dernier jour de sa captivité. Peut-être même qu'il essayait à nouveau de la violer. Mais elle devait le faire. Pour toutes ces fois où elle avait baissé les bras en sa compagnie, pour toutes ces fois où il avait probablement savouré de la voir si fragile. « Mais tu vois, Nott... Malgré tout ça, tu devrais maintenant savoir quelque chose de très important. Quelque chose qui t'aurais poussé à me tuer si tu l'avais su ou à finir ce que tu avais commencé la dernière fois qu'on s'est vu. » Elle laissa sa phrase en suspens, le regarda droit dans les yeux et énonça fermement ce qu'elle rêvait de lui dire à lui et à n'importe qui d'autres qui connaissaient son histoire et la prenait en pitié depuis des semaines. Et surtout à elle-même, car c'était de plus en plus intolérable de vivre dans les ombres de l'école, à sursauter pour un rien et à toujours regarder derrière son épaule : « Tu ne m'as pas brisé. » Puis, elle effectua un joli moulinet du poignée avec sa baguette en direction des cartons et ces derniers heurtèrent violemment son antagoniste. Elle en profita pour sortir du Pavillon Cristal et entendit un sort fuser dans sa direction, elle se baissa par précaution et se mit à courir en direction du château. Malheureusement pour elle, entre son arrivée sur les lieux et maintenant, une tempête de neige avait éclaté et elle ne voyait pas à un mètre devant elle. Merlin, si elle avait su le temps qu'il faisait dehors, jamais elle ne se serait amusée à le provoquer, jamais elle n'aurait puisé dans toutes ses forces et tout son courage pour avoir le dernier mot de l'histoire. Cependant, consciente du danger qui était derrière elle, Willow décida d'avancer à l'aveugle, en priant pour qu'il ne la retrouve pas ou qu'il n'aille à sa poursuite.

Parce que s'il le faisait, elle serait fichue. Il la tuerait. Juste pour avoir osé le défier une dernière fois.
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Ҩ Re: Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Sam 18 Avr - 10:36

Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness
Does this darkness have a name ? This cruelty, this hatred. How did it find us ? Did it steal into our lives or did we seek it out and embrace it? What happened to us, that we now send our children into the world like we send young men to war ? Hoping for their safe return, but knowing that some will be lost along the way. When did we lose our way ? Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness. Does this darkness have a name ? Is it your name ?
Depuis ton arrivée à Durmstrang, et ton entrée chez les Ombres, il était vrai que tu étais resté très sombre et froid, comme lors de tes dernières années à Poudlard. Tu avais surtout retrouvé cette capacité à ne rien ressentir en regardant quelqu'un souffrir en formant un duo de terreur avec Onisim. Duo qui commençait peu à peu à faire trembler les murs de l'école, car de nombreuses personnes savaient à quel point vous étiez prêts à tout pour parvenir à vos fins et de ce fait, à propager haine et violence tout autour de vous. Aussi, tu n'avais pas tant changé entre la bataille et la rentrée... Tout du moins, c'était ce que tu t'étais dit en constatant à quel point tu conservais une part complète d'ombre en toi qui commençait à prendre peu à peu le dessus sur le reste de ton être. Après tout, tu ne pourrais jamais devenir un gars parfaitement bon, car tu avais beaucoup trop fricoté à l'obscurité pour pouvoir être accepté par la lumière. D'ailleurs, voulais-tu toi-même l'embraser à nouveau ? Pas vraiment, car au fond tu savais que l'obscurité était plus appropriée pour toi. En même temps, c'était parfois une question d'héritage passé de générations en générations. L'héritage des Nott était quant à lui emplit de noirceur, de froideur, de douleur et plus encore de l'envie de s'élever qu'importe le sang versé. Voilà pourquoi tu étais également ainsi, car tu n'avais connu que ça depuis tout petit avec ton père enfermé à Azkaban au même titre que Bellatrix pour avoir suivi le Seigneur des Ténèbres lors de la première bataille des sorciers au temps des maraudeurs... Et puis il fallait dire que la seule personne qui aurait pu changer cette part d'ombre en toi, était décédée lorsque tu étais encore tout jeune. Même si pour avoir épousé ton père, il fallait bien être également quelque peu noirci, mais dans tous les cas de figure peut-être que la présence d'une mère t'aurait aidé à apporter un peu de douceur dans ton âme et non toute cette rancœur. Quoi qu'il en soit, tu avais vraiment cru ne pas avoir changé d'un pouce depuis la bataille. Et en effet tu n'avais pas changé. C'était juste qu'à partir de la bataille, tu avais oublié tout ce dont tu avais pu être capable durant l'année 1997 et 1998. Oui, tu avais quelque peu oublié tout ce que tu avais fait en tant que mangemort. Mais voilà dès que tes yeux s'étaient posés sur cette vision de ton passé, en la présence de Willow, une partie de toi que tu croyais effacé à jamais s'était brutalement réveillé. Toute la cruauté. Toute la méchanceté. Toute la violence. Tout était revenu brusquement au fond de toi et alors tu su que jamais tu ne pourrais fuir tes démons. Car tu te trouvais être le propre démon de ton âme. Après tout, l'on dit que chacun à une part d'ombre et de lumière en soit et bien pour toi c'était le cas également. Sauf qu'avec tous les actes perpétrés, le démon avait prit le dessus face à l'ange, pour finalement tout brûler sur son passage quitte à se brûler avec. Et ainsi, tous tes sentiments enflammés revinrent en surface pour que finalement tu viennes à arborer un visage emplit de mépris et de cruauté, comme les expressions que tu avais l'habitude d'avoir lorsque Willow se trouvait être en cage et que toi, tu étais son bourreau...Oui, tu étais redevenu ce bourreau d'autre fois et autant dire, que tes sentiments face à ce retour étaient quelque peu mitigés. Car cela signifiait que tu risquais de replonger corps et âme dans le mangemort que tu avais été, ce qui n'était pas forcément une bonne chose. Certes, tu te trouvais être toujours très sombres depuis ton arrivée à Durmstrang, mais jamais aussi sombre que ce que tu avais pu être dans les rangs du Seigneur des Ténèbres...  

Pourtant, même si tu te trouvais être mitigé et légèrement effrayé de redevenir le mangemort que tu avais été, même si ce serait alors un mangemort sans maître, tu choisis tout de même d'agir comme tu l'aurais fait il y a de cela plus d'un an. Tu lui parlas de manière très froide, agressive, voir même méprisante, soit exactement comment tu lui avais parlé lorsque tu te trouvais être son bourreau. Dans tes yeux aucune lueur ne se trouvait, il y avait juste un vide immense qui se remplissait peu à peu d'une expression machiavélique. Oui, tu t'étais replongé dans la noirceur jusqu'au cou, mais au fond tu te disais que plonger une fois face à Willow, ne te retransformerais pas forcément complètement en le monstre d'avant. Juste une incartade. Une seule et après tu pourras oublier l'existence de Willow et continuer à avancer dans les couloirs de Durmstrang comme un Ombre qui sait tout de même se contenir pour frapper fort plus tard. C'est alors que tu remarquas que ta manière de pensée était exactement celui de l'emblème de ton ancienne maison...Tout comme le Serpent tu désirais laisser les gens penser qu'ils t'ont eu, qu'ils n'obtiendront pas de réaction de ta part, pour finalement frapper. Mais frapper extrêmement fort jusqu'à ce qu'ils soient à terre. Autant dire que le Choixpeaux avait extrêmement bien choisit ta maison lors de la cérémonie du choix : tu étais un Serpent jusqu'à la moelle qui pouvait par une morsure propager du venin dans les veines d'autrui. Après tout, c'était ce que tu avais fait à Willow, tu avais laissé le venin de tes mauvais traitements couler dans ses veines ce qui faisait que maintenant elle avait peur et cela se voyait, cela se sentait. En effet, que ce soit dans sa voix qui était quelque peu faible et tremblotante, ou encore dans sa position, avec sa baguette tendue vers toi qui n'arrêtait pas de trembler. Elle avait là un comportement désespéré alors que tu n'avais même pas encore cherché à frapper. Mais en même temps, pouvais-tu vraiment en être étonné après tout ce que tu lui avais fait subir ? Non, tu ne le pouvais pas, car c'était là une manière de pensée de légitime défense, face à une personne qui a déjà frappé par le passé. Mais malgré le fait que tu comprenais le pourquoi du comment elle avait sortie sa baguette, tu cherchas tout de même à la lui faire abaisser. Car au fond, c'était un acte très agressif que tu ne pourrais pas accepter bien longtemps. Après tout, maintenant qu'elle avait sa baguette levait vers toi, c'était à ton tour de ton protéger. Tu n'allais tout de même pas rester les bras ballants alors qu'elle te menaçait, tout de même ! C'est donc plein de sous-entendu que tu cherchas à la pousser de ranger sa baguette, mais il fallait croire que ces longs mois en cellule n'avaient pas arrangé son intelligence. Au contraire, cela l'avait rendu encore plus sotte et suicidaire qu'avant. C'est avec la baguette levée que tu la regardas s'enfoncer toute seule dans le ridicule « C'est toi qui dit ça, Nott ? Dans ce cas-là, tu ne mérites pas ta baguette car tu n'as pas mérité de la porter fièrement comme tu le fais actuellement et d'être un sorcier. Tu m'as torturé durant des mois avec alors que j'étais sans défense. Et pourquoi ? Parce que j'avais eu l'audace de te remettre à ta place quand on était à Poudlard. » En entendant ces mots, tu ne pu t'empêcher de rire de manière très ironique, puis reprenant ton sérieux, tu te mis à arborer un nouvel air arrogant. « Tu crois vraiment que c'est parce que tu as pu me remettre à ma place à Poudlard que j'ai agi comme je l'ai fait ? Il faut croire que tu es encore plus idiote que ce que je ne pensais. » Secouant la tête tu finis par lui lancer un sourire carnassier et ajouter. « Tu veux vraiment connaître la raison ? Tout simplement parce que les gryffondors dans ton genre doivent être remis à leur place. Parce que tu as fait renvoyer une personne a laquelle je tenais. Parce que lorsque tu t'attaques à l'un des serpentards, tu ne peux t'attendre qu'à une riposte, mais avec les intérêts. Parce que je déteste Nikolaï et que le meilleur moyen de l'atteindre était à travers toi. Tu es contente maintenant ? Tu sais tout ! Alors si tu pouvais abaisser ta baguette ce serait plutôt pas mal, car je ne compte pas passer ma journée ici avec toi. Ce serait du temps perdu pour une fille qui n'en vaut pas la peine. » Tu étais blessant. Tu étais méchant. Tu étais ton ancien toi.

Encore une fois, il fallait croire que Willow comptait tout faire pour te prouver qu'elle n'avait pas peur de toi. Qu'elle était plus forte que ce que tu croyais. Qu'elle était redevenue la Gryffondor intrépide de ses premières années. Mais au fond, elle ne trompait personne et certainement pas toi. Même si elle faisait tout pour parler d'une voix ferme, et qu'elle avait plongée son regard dans le tien, tu arrivais toujours a voir à quel point tu l'effrayais. « Je ne suis pas comme toi, je ne suis pas un monstre. Je suis sûre que tu t'es persuadé que tu avais fait du bon boulot avec moi, que je méritais ce que tu m'avais fait. Mais c'est faux. Tu m'as jugé par mes origines et mon sang alors que moi, durant toutes ces années à Poudlard, je t'ai jugé par tes actions. Je savais que tu étais un gros con de première, imbu de lui-même, égoïste et immature. Et je t'ai sous-estimé. Une toute petite seconde, je t'ai tourné le dos et tu en as profité pour m'attaquer. Parce que je t'ai sous-estimé. Je ne ferais plus jamais cette erreur. » Ainsi tu étais un gros con de première, imbu de ta personne, égoïste et immature ? Et bien, elle n'y allait pas par quatre chemins pour exprimer à quel point tu la dégoûtais et à quel point elle t'avait toujours détesté. Mais au moins étiez vous sur la même longueur d'onde car toi aussi tu l'avais toujours détesté, cette petite peste de Gryffondor. « Ainsi tu crois que je t'ai seulement jugé par ton sang ? C'est là où tu te trompes Willow, car tes actes sont les premiers à m'avoir poussé à agir comme je l'ai fait. Tes actes de petite peste égoïste qui ne pense qu'à son petit plaisir en ne pensant pas à ce qu'elle provoque. Tu es une gamine qui apprécie briser tout sur son passage juste pour pouvoir se sentir puissante. Tu me diras, je suis comme ça aussi, mais moi je ne m'en cache pas. Tu te l'as joue la pauvre petite victime, mais combien as-tu de victime dans ton palmarès avec toutes les personnes que tu as blessées à Poudlard de part tes actes ? Si je suis un monstre, tu en es assurément un également. » Cette dernière phrase montrait bien à quel point tu acceptais ce que tu étais, tandis qu'elle se cachait derrière un masque de victime. Pourtant, n'était-ce pas elle qui avait fait renvoyer maints et maints Serpentard par ses petites ruses ? Si c'était bien elle. Certes, elle ne les avait pas torturé, ni tué, mais pour un sorcier, se faire renvoyer de l'école où il pourrait apprendre la magie est certainement là un sort bien plus dur que la mort. Mais bien évidemment, cette petite gamine n'en avait pas conscience, car bien trop faire de tout ce qu'elle avait pu leur faire faire. Puisqu'elle pensait qu'il le méritait. Mais en faisant cela, elle méritait aussi de subir maints et maints événements troublants.

« Mais tu vois, Nott... Malgré tout ça, tu devrais maintenant savoir quelque chose de très important. Quelque chose qui t'aurait poussé à me tuer si tu l'avais su ou à finir ce que tu avais commencé la dernière fois qu'on s'est vu. » Intrigué, tu la regardas avec intérêt, pour la première fois depuis que tu l'avais croisé. Car il fallait bien avouer qu'en disant cela, elle réussissait à attirer une petite part de toi qui recherchait des défis. Après tout, elle sous-entendait quand sachant ce qu'elle s'apprêtait à te dire tu l'aurais tué, alors cela signifiait que ce pouvait être un important secret, non ? C'est alors qu'elle prononça les mots fatidiques. « Tu ne m'as pas brisé. » Et avant que tu ne puisses faire le moindre mouvement, des cartons te frappèrent de plein fouet, ce qui te fit perdre l'équilibre et t'étaler de tout ton long sur le sol du Pavillon de Cristal. Et dès que tu te remis sur pied, après avoir ramassé ta baguette, tu constatas qu'elle sortait du Pavillon en courant. Dans un grognement de rage, tu lanças un sort vers elle, mais il ne semblait pas l'atteindre. Tu te précipitas donc vers l'extérieur pour la rattraper et lui faire comprendre qu'on n'agissait pas ainsi face à un Nott. Et c'est alors que tu remarquas qu'il y avait une tempête de neige qui était tombée sur le paysage. Ce qui signifiait qu'elle ne pouvait pas aller loin, car tout comme toi elle avançait un peu à l'aveuglette. Enfin...tu n'étais pas tant aveugle que cela, car soudainement une couleur rouge accrocha ton regard : la cape de Willow. Puis tu remarquas les contours de sa chevelure blonde. Il était clair qu'elle ne se fondait pas spécialement dans le décor. C'est donc plein de rage que tu levas ta baguette vers elle et que tu prononças un sortilège. « Expulso » Elle fut brutalement repoussé, ce qui la fit tomber à terre et ce qui te permit de la rattraper. Arrivée à sa hauteur, tu lui lanças. « Alors comme ça tu croyais pouvoir me fuir ? Il faut croire qu'avoir trop de courage n'est pas aussi bien que ce qu'on n'arrête pas de dire. Car un excès de courage entraîne une inconscience démesurée. » Voyant qu'elle s'apprêtait à se redresser, tu la regardas de manière mauvaise puis utilisa un autre sortilège que tu connaissais fort bien. « Endoloris ! » Elle se mit alors à ressentir une incroyable douleur, mais la voir souffrir ainsi n'était pas aussi amusant que tu l'aurais imaginé, tu stoppas donc le sortilège et recula d'un pas pour ne pas être trop près d'elle lorsqu'elle recouvrira ses esprits. « Je ne t'ai pas brisé, tu en es sûr de ça ? Alors pourquoi avoir fui comme la dernière des gamines effrayées au lieu de faire face ? Car c'est ce que tu es, une simple gamine qui n'arrive même plus lancer le moindre sort à son ancien tortionnaire. » Tu la provoquais encore et encore, car tu savais qu'elle n'oserais jamais frappée. Elle avait beau dire le contraire, tu l'avais tout de même bien atteint. Et même si elle n'était pas entièrement brisée, elle était à deux doigts de l'être...
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Ҩ Re: Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Mer 11 Nov - 20:07

Dans le fond, le fait d'avoir prit la fuite aussi facilement lui mettait une boule dans la gorge. Elle avait tant essayé de redevenir celle qu'elle était avant, elle s'était montrée tellement forte tout ce temps pour finalement baisser les bras aussi facilement devant son ancien tortionnaire. Elle s'en voulait, elle se mordait les doigts d'avoir agit ainsi. Si elle avait été une vraie Gryffondor, jamais elle n'aurait tourné les talons, elle se serait battue, lui aurait prouvé la véracité de ses mots en restant se battre plutôt que de fuir. Mais voilà, l'instinct de survie avait parlé pour elle. Willow avait tant subie à ses côtés dans cette petite cellule qui avait été sa maison pendant des mois, que maintenant, elle ne pouvait s'empêcher de se cambrer en le voyant s'énerver ou trembler en apercevant son ombre dans la pénombre. Théodore avait été son monstre ; celui qui hantait ses cauchemars et se cachait sous son lit lorsqu'elle peinait à s'endormir, une fois le soleil couché. Même après tous ces mois passés loin de lui, les anciennes habitudes étaient vites revenues au galop et elle se rendait compte, maintenant, que l'ancien Serpentard ne l'avait jamais vraiment quitté. En vivant dans la peur, elle n'avait fait que lui accorder une place dans sa vie qu'il ne méritait pas. Elle avait gardé son souvenir de lui intact plutôt que d'essayer de l'oublier. Et ça, c'était sa plus grosse erreur. Parce que maintenant, ses anciennes habitudes étaient revenues aussi facilement que lui dans sa vie. Alors qu'elle avait tant travaillé sur elle-même pour justement éviter de tomber dans ce cercle vicieux. Et ça la tuait. Tous ces efforts, toute cette reconstruction pour rien.
Sa fierté en prenait donc un sacré coup – une fois de plus. Mais elle n'avait pas le temps pour ça, pas tout de suite. Elle était dans l'urgence. La tempête de neige l'empêchait de voir à plus d'un mètre, ce qui l'empêchait clairement de se déplacer et se repérer. Elle ne connaissait pas encore assez bien le domaine de l'école pour se repérer comme elle le faisait à Poudlard. Le vent lui fouettait les oreilles et faisait virevolter ses cheveux blonds dans tous les sens. N'ayant plus rien à perdre, elle s'efforçait malgré tout de continuer à avancer en ayant tout de même bien des difficultés à faire quelques pas, la neige ralentissant sa course. Elle repensa aux confidences de son ennemi, se remémorant qu'elle avait enfin eu l'explication escomptée, la réponse à ses interrogations et plus particulièrement au fameux « Pourquoi ? ». Longtemps, durant sa captivité, elle le lui avait demandé lorsqu'il la torturait mais jamais il n'avait voulu répondre. Elle avait donc été obligée de se créer sa propre explication, en s'imaginant que c'était probablement à cause de son sang qui lui infligeait autant de sévices. Mais finalement, ce n'était pas ça. Il l'avait toujours haït et s'était simplement vengé d'elle. Willow avait toujours eu un passé houleux à Poudlard, elle ouvrait sa bouche pour un rien et n'hésitait jamais à prendre la défense des plus faibles. Est-ce que parfois elle avait été trop loin ? Assurément. Est-ce qu'elle le regrettait ? Absolument pas. Généralement, lorsqu'elle agissait, c'était souvent à l'encontre des Serpentards qui se croyaient tellement supérieurs qu'ils jugeaient sur la valeur du sang. Beaucoup s'en était prit à des plus jeunes de sa maison et donc, beaucoup s'en était mordu les doigts parce que Willow avait toujours été là pour ceux qu'elle voyait comme étant de bonnes personnes. Personne chez les verts et argents ne valaient le coup, personne n'était quelqu'un de bien, chez eux. C'était la maison pourrie, la maison des enfants gâtés des grandes familles de sorciers, la maison des plus vicieux. Et sans nul doute, si tout ceci était à refaire, Willow n'hésiterait pas une seule seconde, elle referait absolument tout comme avant. A une exception près ; cette fois, elle se serait arrangée pour faire renvoyer Nott de Poudlard, afin qu'il pleure avec cette personne qu'il aime tant, cette personne si chère à son cœur qu'elle avait fait renvoyé et qui visiblement avait provoqué tout ça. Etait-elle un monstre, pour autant ? Non. Parce que tous ceux qui avaient eu à faire avec elle l'avait mérité. Théodore confondait tout, on ne mélange jamais les chiffons et les serviettes ensemble. Willow avait eu du courage et la témérité de défendre les autres, elle n'avait pas agit pour sa propre satisfaction personnelle à la différence de Théodore qui lui existait simplement pour exaucer ses pulsions violentes et sadiques. Il n'y avait rien à rassembler ensemble. Il avait beau se rassurer comme il voulait sur ses agissements, ça n'excusait en rien ce qu'il avait fait. C'était même pire. Il était persuadé d'être dans le vrai, de réellement considérer Willow comme ce monstre qu'elle n'est pas, il était purement et simplement inconscient de ses actes. Il était fou.

Quant à Nikolaï... C'était une autre histoire. Elle savait bien que les deux garçons ne s'étaient jamais entendus mais de là à considérer que c'était simplement pour le blesser, c'était pire qu'une haine viscérale. Du point de vue de Théodore, c'était visiblement allé jusqu'à essayer de tuer l'autre. Parce que, disons-le clairement, il a toujours été de notoriété publique à Poudlard que Willow était celle qui apportait un semblant de normalité et de vie à Nikolaï. Sans elle, tout le monde savait que le rouge et or aurait pu être une vraie bombe à retardement. Ca avait été longtemps leur force, d'ailleurs. D'autant compter l'un sur l'autre pour espérer un semblant de vie normale. De s'aimer si fort que leur séparation les détruirait au passage. Théodore avait bien joué en voulant faire du mal à Nikolaï. Il avait touché son talon d'Achille comme la réciprocité était vraie. La plus grande faiblesse de la jolie flamme était son ancien meilleur ami – et actuel époux. Et pour ça, elle détestait encore plus Théodore, elle avait envie de le voir souffrir un million de fois et le voir mourir de mille et une façons possibles. Il avait essayé d'atteindre Nikolaï, de le blesser, de lui faire du mal. Et pour ça, il souffrirait. Malgré leurs différends actuels, ça ne changeait rien au fait que personne ne touchait à son futur ex mari. Il était toute sa vie, toute sa joie et à la pensée que Théodore ait réussi son objectif en blessant Nikolaï, ça lui serrait le cœur. Bien sûr qu'elle savait que son kidnapping l'avait, de base, blessé. Mais elle pensait que c'était simplement une conséquence arrivant par ricochet, que ces mois de torture avait été de son fait à elle. Mais visiblement, c'était moitié-moitié.
Intégralement gelée par le froid, la demoiselle essayait tant bien que mal de rejoindre le château. Le vent lui brûlait son visage tant il était glacial et ses cheveux ne cessaient de se mouvoir dans tous les sens. Elle n'osait pas regarder par-dessus son épaule, tétanisée à l'idée d'apercevoir la silhouette de Nott à travers la tempête. Elle espérait intérieurement qu'il ne s'était pas risqué à la suivre avec le temps qu'il faisait, qu'il était trop peureux pour oser la chercher sous cette cascade de neige. Mais avec ce qu'elle lui avait dit et surtout la manière dont elle l'avait prononcé, il était difficile de s'imaginer son bourreau abandonner sa tâche aussi facilement. Il aimait trop ça, c'était une activité qui lui procurait tant de plaisir. Il était tel un chasseur traquant sa proie, à la différence que le chasseur abattait son gibier alors que lui s'amusait avec. Il n'y avait pas assez de mots pour décrire la monstruosité de Théodore Nott.

Soudainement, elle se sentit porter en arrière et hoqueta de surprise avant de retomber dans la neige, à quelques mètres plus loin. Un peu sonnée, Willow ne fut tout de même pas surprise de découvrir le visage de Théodore, juste au-dessus d'elle. Il l'avait rattrapé en à peine quelques foulées. Effrayée, elle se demandait ce qu'il allait lui réserver à présent. La tuerait-il tout de suite ? Ou préférait-il lui fabriquer une nouvelle cellule où seul lui viendrait lui rendre visite pour finir ce qu'il avait commencé l'année dernière ? La souillerait-il en voulant la posséder entièrement et complètement ? Tant de questions, tant de crainte. « Alors comme ça tu croyais pouvoir me fuir ? Il faut croire qu'avoir trop de courage n'est pas aussi bien que ce qu'on n'arrête pas de dire. Car un excès de courage entraîne une inconscience démesurée. » dit-il d'une voix forte pour qu'elle puisse l'entendre à cause du blizzard. Elle voulu se redresser, lui prouver qu'un excès de courage entraîne simplement toujours de bonnes choses. Après tout, n'avait-elle pas toujours été courageuse à Poudlard ? N'avait-elle pas gagné en retour à chaque fois qu'elle s'interposait entre une brute et sa victime ? Elle avait reçu des coups, des insultes mais s'en était toujours sortie en devenant plus forte. Car tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. Elle aurait aimé lui hurler cette phrase en boucle, pour lui prouver que c'était lui le faible en lui ayant laissé la vie sauve, qu'elle était sortie de ses griffes en étant plus forte, plus robuste, plus belliqueuse. Mais voilà, c'était tout sauf la vérité donc rien ne put sortir de ses lèvres, elle n'arrivait pas à trouver la véhémence nécessaire pour lui dire tout ceci. Peut-être qu'une infime part d'elle-même croyait en ces mots mais son conscient avait un tout autre point de vue sur la chose. Dans tous les cas, elle ne put faire un seul geste car à peine quelques secondes plus tard, il prononça le sortilèges doloris et elle se cambra dans tous les sens, se retenant de hurler pour ne pas lui procurer ce plaisir mais souffrant tout de même d'une manière indescriptible. Elle avait pourtant prit l'habitude de le recevoir mais cela faisait trop longtemps, elle s'était adoucie depuis, avait oublié la sensation que ce sort faisait. C'était comme si quelqu'un essayait de vous détruire de l'intérieur en vous écrasant de son poids et en faisant imploser vos organes vitaux à commencer par le cerveau. C'était une douleur lacérante mais pas aussi forte que celle d'un cœur brisé. Elle savait qu'elle survivrait à cette torture alors qu'elle avait pourtant douté pouvoir vivre une minute de plus sans Nikolaï. Mais une fois de plus, elle se raccrochait à sa vie, à l'espoir, pour lui. Juste pour lui. Il avait toujours été son pied à terre, c'est lui qui remémorait à Willow toutes les bonnes choses qu'elle avait dans sa vie, il était dans absolument tous les moments heureux qu'elle avait vécu depuis le début de son existence.
Enfin, la douleur cessa et sa tête heurta le sol gelée. Bien que sa souffrance n'était en rien physique, elle eut l'impression que le contact de la neige sur sa peau pu apaiser ses brûlures internes. Elle lâcha un soupir et sentit une larme couler le long de sa joue. Elle l'essuya en vitesse, embarrassée à l'idée qu'il l’aperçoive. Son cœur battait à toute allure et elle reprenait ses idées rapidement pour essayer de trouver une solution, pour s'enfuir et retourner dans l'étau sécurisant et réconfortant de l'école. Là où Théo n'oserait jamais la toucher. Là où elle ne serait plus seule contre lui. « Je ne t'ai pas brisé, tu en es sûr de ça ? Alors pourquoi avoir fui comme la dernière des gamines effrayées au lieu de faire face ? Car c'est ce que tu es, une simple gamine qui n'arrive même plus lancer le moindre sort à son ancien tortionnaire. » cracha son ennemi d'une voix perfide. Il essayait de la mettre au défi, de jouer avec elle, de la pousser à se révolter pour qu'il puisse se donner une excuse afin d'utiliser la magie sur elle. Mais elle ne rentrait pas dans son jeu, elle ne s'amuserait pas à ça. Elle voulait lui montrer qu'elle était plus intelligente que lui, qu'elle n'avait pas besoin d'une baguette pour lui en mettre plein la vue. Et à côté de ça, elle aurait tant aimé lui hurler sa haine, son désir de le tuer avec lenteur et dans la plus longue agonie. Elle le haïssait tellement. Et puisqu'en s'en prenant à elle, il s'en était prit à Nik, Willow se jura de trouver la personne la plus importante aux yeux de Théodore et de l'écraser comme un insecte sous sa chaussure. Il souffrira à son tour par l'intermédiaire de la prunelle de ses yeux. Monstre ou pas, il restait humain, il possédait un cœur et il était capable d'aimer. Comme tous sur cette Terre. C'était non pas ce qui déterminait ce qui était humain ou pas, mais ce qui faisait qu'on l'était. L'amour était à la fois une merveilleuse sensation comme la pire de toute. Elle lui montrerait ce qu'était la réelle souffrance et ce que ça fait d'être séparé de son organe vital. Elle le tuerait par cette délicieuse souffrance. Elle n'avait pas besoin de magie pour ça, simplement d'intelligence. Ce dont la nature ne lui avait visiblement pas fournit à la naissance.

Voyant qu'il s'était éloigné d'elle, la blondinette esquissa un petit sourire. Il l'était assez pour qu'elle ne puisse lui sauter dessus, mais pas assez pour qu'elle ne puisse le toucher avec ses pieds. « Un jour où tu seras parfaitement heureux, ta garde baissée et estimant que tout t'est acquit, je serais là à t'observer et je détruirais tout ce que tu aimes, tout ce que tu as fais, tout ce que tu as construits. Je n'ai besoin ni de magie, ni de baguette pour te faire souffrir. » cracha-t-elle à son tour en hurlant presque à cause du vent de la tempête de neige qui soufflait fortement. Elle aperçut son visage se figer et la colère déformer ses traits. Après tout, comme osait-elle lui faire des menaces dans sa position ? Qui était-elle pour le faire ? Fermant les yeux, elle se remémora tout ce que son meilleur ami lui avait apprit durant leurs cessions d'entrainement. Car oui, à son retour de chez le Nott, il avait insisté pour qu'elle apprenne à se battre. Ils avaient à peine frôler les connaissances de l'art de se défendre et de se battre. Elle ne savait pas grand chose car ils avaient vite arrêtés, encore trop fragile pour faire du corps à corps. Et pourtant, elle avait retenu une chose importante, un mouvement qu'il lui avait apprit quand elle était à terre, à deux doigts de se faire frapper. Et elle reproduit ce geste d'attaque et à l'aide de son pied lui fit un violent croche-patte qui le fit basculer sur le tomber. Elle entendit le bruit de sa chute, lourde. Sa baguette lui glissa des mains et elle roula sur le flanc pour l'attraper. Elle avait désormais sa baguette et la sienne dans les mains. Voyant qu'il était un tout petit sonné, elle en profita pour se relever. Elle hésita. Devait-elle casser sa baguette ? Il reprit connaissance et elle se traita d'idiote de ne pas en avoir profité pour filer. « Fais un pas vers moi et je jure que je brise ta baguette. » Elle était très sérieuse. Utiliser la magie était difficile mais casser un bout de bois, c'était à la portée de tout le monde. Elle avait tout son pouvoir juste dans sa main droite. Un faux geste et il était réduit à simple mortel devant faire face à ses soucis comme tout le monde. Finalement, il n'était pas si menaçant sans sa baguette. Il voulu se redresser mais elle l'arrêta d'un geste. Elle le préférait à genoux, au moins avait-elle tout le monopole pour lui flanquer une rouste s'il tentait quelque chose. Cependant, elle avait froid, le temps n'était pas à régler ses comptes. Il fallait qu'elle se mette à l'abri si elle ne voulait pas se transformer en glaçon. « Tu n'es qu'un chien, un animal. Tu me traites de monstre mais tu te trompes, Nott. Si j'en étais vraiment un, si j'étais aussi cruelle que toi, je te tuerais sur le champ. J'ai toujours agis dans l'intérêt des autres alors que toi, tu as toujours tout fais simplement par égoïsme. Si j'étais aussi mesquine à Poudlard envers les Serpentard, c'est simplement envers ceux qui l'avaient mérité, ceux qui s'en prenaient aux autres, aux plus jeunes et aux plus faibles. Je n'ai pas besoin de magie pour me venger et je n'ai pas fuis pour ma propre survie. Je l'ai fais parce que j'étais à deux doigt de te tuer de mes seules mains. Or, c'est la différence entre toi et moi. Je suis encore humaine quand toi tu n'es qu'animal. Alors tu sais quoi ? VA CHERCHER ! » Et elle lança la baguette de Théodore si loin et si fort qu'elle ne la vit pas atterrir. Voyant que l'attention de son rival était sur la recherche de son arme, elle en profita pour faire demi tour et courir aussi vite que possible. Elle était presque sûre que l'entrée du château n'était pas loin. Encore quelques mètres et elle le verrait. Oui, encore quelques mètres...
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Mar 15 Déc - 13:03

Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness
Does this darkness have a name ? This cruelty, this hatred. How did it find us ? Did it steal into our lives or did we seek it out and embrace it? What happened to us, that we now send our children into the world like we send young men to war ? Hoping for their safe return, but knowing that some will be lost along the way. When did we lose our way ? Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness. Does this darkness have a name ? Is it your name ?
Elle te fuyait, telle une proie apeurée devant son prédateur. Cela en était presque risible tant elle avait tantôt cherchée à te montrer qu'elle n'avait pas été brisée par tes soins. Or si elle n'avait pas été brisée comme elle l'avait si bien clamé haut et fort, alors elle serait restée forte devant son ancien geôlier. Elle avait menti, et pendant un instant tu aurais presque pu la croire, mais malgré tout elle t'avait menti. Ou peut-être se mentait-elle plutôt à elle-même à se prétendre forte, alors qu'elle n'était plus qu'un oiseau aux ailes brisées qui tente de reprendre son envol, mais qui ne décolle plus du sol. Oui, elle était un petit oiseau que tu allais écraser encore et encore, car sa simple vue t'exaspère. Il fallait bien avouer qu'étant donné qu'elle était la preuve vivante de tout ce que tu avais pu commettre en tant que mangemort et de ce fait, le fait de la voir t'iriser les poils. Non pas que tu étais particulièrement choqué de te rappeler les atrocités que tu avais pu faire -car tu en faisais encore-, mais disons que la voir ne fait que te rappeler que tu as évité de peu Azkaban. Et autant dire que tu voudrais encore l'éviter jusqu'à ta mort. Mais le problème était là, si Willow venait à retrouver sa personnalité d'antan, alors elle aurait tôt fait de t'entrainer à Azkaban et à te faire goûter au baiser du détraqueur. Voilà pourquoi elle ne devait pas se relever. Elle devait rester à terre encore et encore, comme dans cette cellule où tu l'avais torturée de nombreux mois durant, et elle devait être brisée au-delà du supportable. Oui être complètement brisée pour que jamais il ne lui vienne à l'idée de te livrer aux Aurors. Et à dire vrai, tu préférerais la mort aux Aurors. Quoi qu'il en soit, en parlant de la torturer...ce qui était plutôt pratique dans ta nouvelle école c'était que tes actes n'étaient pas particulièrement passés au crible fin. Tu torturais ? Tu blessais ? Tu utilisais des sortilèges impardonnables ? Soit ! Cela ne les intéressait pas plus que cela. En même temps, c'était peu étonnant, puisque Durmstrang à bien une matière sur la Magie Noire, ce qui montre bien que côté moral, ils ne sont pas très regardant. Ce qui t'arrangeait tout particulièrement, cela il fallait bien l'avouer. Puisqu'avec Onnisim, autant dire que vous faisiez tout ce que vous étiez supposés ne pas faire et de nombreux jeunes élèves en pâtisser.

C'est alors que au loin tu vis la silhouette de Willow et que sans la moindre hésitation, tu la ramenas vers toi à coup de sortilège pour finalement la faire tomber dans la neige. Et avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, tu lui lanças le sortilège doloris. Elle se tordit sur le sol, comme la proie affaiblie qu'elle était, comme lorsque tu utilisait ce même sortilège sur elle lorsqu'elle était enfermée, mais elle ne hurla pas. Un bon point pour elle. Tout du moins si on veut… Il voulait l'entendre hurler, le supplier, voir même pleurer. Comme elle l'avait fait la toute première fois qu'il l'avait torturé. Oh oui elle avait hurlé, à faire frisonner les murs, mais toi cela ne t'avait fait ni-chaud, ni-froid. Car pour une fois que c'était elle la victime et non pas une des personnes de ta maison. Certes, elle a toujours dit qu'elle avait fait renvoyer des personnes qui l'avaient mérité. Qu'elle avait toujours défendu les plus faibles contre les terribles Serpentards. Mais voilà, le problème était le suivant : les Serpentards n'étaient pas les seuls élèves horribles. En effet, il leur arrivait très souvent d'être méchant, belliqueux, mauvais. Pourtant, il y avait tout de même des personnes différentes parmi eux qui étaient tout simplement pourvus de grandes ambitions. Étaient-ils mauvais pour autant ? Non bien sûr que non, mais ces fiers Gryffondors ne montraient que la haine. C'était eux les meilleurs et personne ne pouvait les égaler, surtout pas ces fichus verts et argents. Aussi, il ne fallait pas donner le blâme qu'à une seule des maisons, car si il y avait des enflures à Serpentards, il y en avait tout autant à Gryffondor. Après tout, ne dit-on pas qu'il y a des cons partout ? Et bien c'est la même chose pour les enflures, ça pousse dans chacune des maisons et aucune n'est meilleure que l'autre. Tous sur un pied d'égalité avaient leurs défauts et leurs qualités. Alors c'était bien beau de voir en Gryffondor la parfaite maison, il n'empêche que la pourriture avait également souillée leur maison. Et elle avait atteint la majestueuse Willow ! Oh comme elle t'avait fait rire avec ses grands airs, disant qu'elle défendait les plus faibles des méchants serpents, alors que le lion croque tout autant, si ce n'est beaucoup plus.

« Un jour où tu seras parfaitement heureux, ta garde baissée et estimant que tout t'est acquit, je serais là à t'observer et je détruirais tout ce que tu aimes, tout ce que tu as fais, tout ce que tu as construits. Je n'ai besoin ni de magie, ni de baguette pour te faire souffrir. » Le lion s'était réveillé, et pourtant, il semblait tout aussi doux qu'une chaton. Elle avait beau hurler, ses propos n'avaient pas d'effet pour toi, car oui, le Serpent ne pactise pas avec le Lion. Et plus que tout, le Serpent ne croit pas un traître mot de ce félin à la crinière de feu. Après tout pourquoi le croirait-il ? Pourquoi la croirais-tu ? Il n'y avait pas de raison. Enfin… Le lion sortit malgré tout ses griffes et d'un coup te précipitas au sol dans un bruit lourd et tandis que tu étais sonné, elle en profita pour te piquer ta baguette. Et pourtant bien que cet acte était intelligent, elle vient à agir comme une idiote par la suite en restant plantée devant toi comme la dernière des imbéciles. Elle aurait pu fuir, mais non, elle était restée, et maintenant que tu avais repris connaissance et que tu t'étais en partie relevé elle prononça sa menace. « Fais un pas vers moi et je jure que je brise ta baguette. » On aurait dit une gamine de 10 ans qui menace de briser le jouet d'un autre parce qu'il l'embête. Sauf que voilà… Dans le cas présent, ta baguette n'était pas n'importe lequel de tes jouets. Aussi ne bougeas-tu pas. « Poses la, ou je te jure que je te vais te faire bien plus souffrir que jusqu'alors. » Et tu essayas de te lever, mais elle t'arrêta et se mit à parler comme si elle avait reprit de l'aplomb alors qu'au fond de sa voix, tu sentais toujours le fait qu'elle était brisée. « Tu n'es qu'un chien, un animal. Tu me traites de monstre mais tu te trompes, Nott. Si j'en étais vraiment un, si j'étais aussi cruelle que toi, je te tuerais sur le champ. J'ai toujours agis dans l'intérêt des autres alors que toi, tu as toujours tout fais simplement par égoïsme. Si j'étais aussi mesquine à Poudlard envers les Serpentard, c'est simplement envers ceux qui l'avaient mérité, ceux qui s'en prenaient aux autres, aux plus jeunes et aux plus faibles. » Ainsi elle continuait inlassablement le même discours, sauf que pour toi, c'était particulièrement lassant. Tu aurais voulu la faire taire, mais il fallait croire qu'elle n'avait pas fini et puis...elle avait ta baguette. « Je n'ai pas besoin de magie pour me venger et je n'ai pas fuis pour ma propre survie. Je l'ai fais parce que j'étais à deux doigt de te tuer de mes seules mains. Or, c'est la différence entre toi et moi. Je suis encore humaine quand toi tu n'es qu'animal. Alors tu sais quoi ? VA CHERCHER ! »

Elle lança alors ta baguette et tandis que ton regard la suivi jusqu'à son atterrissage -proche du Pavillon de Cristal-, elle se mit à fuir. A nouveau elle courrait comme si le diable était à ses trousses et c'était plus ou moins le cas. Car alors que Théodore aurait bien aimé chercher sa baguette, il se dit qu'il voulait la faire payer une fois encore. Il devient alors une fumée noire qui se mit à se déplacer à la rencontre de Willow. Cela faisait longtemps que tu n'avais pas utilisé cette forme, après tout c'est typique des mangemorts et tu aurais été de ce fait griller en deux deux, mais bon… à cet instant c'était la seule chose qui t'étais venue à l'esprit pour rattraper cette petite peste. Et c'est ce qu'il fit. Une fois à la hauteur de cette dernière, tu l'attrapas par les épaules et l'entraîna dans ton vol, comme l'avait fait Voldemort et l'Elue. Et tu te mis à gagner un peu de hauteur. Une fois que tu arrivas à une hauteur pas mortelle, mais étant assez haute tout de même, tu lâchas Willow qui tomba au sol telle une poupée de chiffon. Une fois qu'elle eu atterrie par terre, la fumée noire retourna également au sol et tu repris ta forme. Un peu étourdi, il te fallut quelques instants pour te réhabituer aux sensations naturelles, puis tu te tournas vers Willow qui était à terre. Ton ennemie était à terre et inconsciente, la chute l'avait blessé sans l'achever, et tu aurais voulu l'écraser encore et encore pour l'achever pleinement, mais tu eus une autre idée. T'abaissant, tu passas un de ses bras autour de tes épaules, puis tu la soulevas pour la porter telle une princesse, alors qu'elle mériterait à être traîner au sol. Enfin, à travers le brouillard tu avanças jusqu'au château et l'air paniqué tu entras dans l'infirmerie, faisant croire que tu l'avais trouvé dans cet état dehors et que tu étais particulièrement inquiet. Disant également que tu resterais là jusqu'à ce qu'elle se réveille. Car oui… Après une telle chute, quelle merveilleuse frayeur que de voir le responsable prendre toutes les louanges pour l'avoir trouvé à temps.
crackle bones
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Ҩ Re: Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Mar 22 Déc - 11:45

Elle courrait une nouvelle fois pour sa propre survie, sachant bien que jamais Théodore ne la laisserait repartir en vie s'il pouvait la rattraper. Et Willow était sûre de son choix, jamais il ne la choisirait elle et laisserait sa baguette derrière lui, il était trop lâche pour ça. La magie était la seule manière qu'il connaissait pour se défendre ou même pour attaquer. Trop faible pour se conduire comme un homme, un vrai. La demoiselle savait que dans le monde des moldus, il n'arriverait pas à tenir un seul jour et se ferait probablement massacrer. Sans magie, il ne valait pas mieux qu'un moins que rien. Et c'était bien triste pour lui. Mais elle n'avait aucune pitié pour lui et espérait qu'un jour quelqu'un lui rende la monnaie de sa pièce, qu'il souffre comme jamais il n'avait souffert avant et qu'il regrette ses gestes passés à s'en faire pleurer des larmes de sang. Mais ça n'arrivera jamais, elle était loin d'être naïve. Et c'est pour cette raison, qu'un jour ou l'autre, elle le tuerait. Probablement lentement et dans un certain temps mais c'était une promesse qu'elle s'était faite à elle-même. Après aujourd'hui, l'anglaise savait que jamais elle ne pourrait ni pardonner, ni passer à autre chose tant que justice ne sera pas faite. Oeil pour œil, dent pour dent. Même si cela lui prendra cinquante ans, un jour ou l'autre, elle aura sa vengeance.
Aujourd'hui, malheureusement, elle était encore trop faible, trop terrifiée par l'ombre même de son geôlier pour oser attenter à sa vie. Elle n'avait pas encore guéris ses anciennes blessures mais un jour viendra où ça sera le cas et où il regrettera le jour où il est venu au monde. Mais pour l'instant, elle devait se concentrer sur rester à tout prix en vie et se sortir de cette situation et elle ignorait réellement par où aller pour se rendre au château. Le blizzard était trop fort et elle ne voyait pas à dix centimètres devant elle, la neige lui gelait le visage tandis que le vent fouettait ses cheveux dans tous les sens, l'empêchant de bien voir. Elle entendait siffler dans ses oreilles et ne pouvait s'empêcher de se retourner, par crainte de voir son tortionnaire revenir mais tout était vide, elle était seule. Du moins, pour l'instant. Willow ne passait pas inaperçue avec la cape au couleur de son école et elle avait intérêt à vite retrouver son chemin avant de mourir de froid ou pire entre les mains du Nott. D'aussi loin qu'elle se souvienne, il ne lui été jamais arrivée de se perdre et encore moins d'affronter une tempête de neige. A Poudlard, il ne neigeait jamais autant en aussi peu de temps bien que le temps était régulièrement changeant. Tout était différent, ici. Du temps, jusqu'à l'école et même jusqu'aux matières et camarades. Plus jamais elle ne retrouverait un foyer comme elle avait connu ça dans son ancienne demeure. Elle n'était, d'ailleurs, pas certaine d'avoir pris la bonne décision en décidant de continuer ses études à Durmstrang. Avec le recul, peut-être aurait-elle dû choisir Beauxbâtons, n'étant finalement pas aussi guérie qu'elle le prétendait. Ici, tout était trop fort, trop rude, trop sombre. A peine sortait-elle d'un cauchemar vivant où elle n'avait pas pu voir la lumière naturelle durant six longs mois qu'elle décidait de se replonger dans un château où la mentalité était tout aussi proche de celle de son kidnappeur. A croire qu'elle recherchait les ennuies et la souffrance, maintenant. Peut-être que dans le fond, Nik avait raison. Peut-être avait-elle peur d'être à nouveau heureuse et repoussait tout ce qui pourrait l'amener à sourire à nouveau. A défaut de l'avoir brisé, Théodore l'avait simplement détraqué. Voilà qu'elle se trouvait un côté sadomasochiste, maintenant.

D'un coup, elle entendit un courant d'air aux sons graves frôler son oreille. Elle se retourna, en alerte, persuadée d'avoir sentit quelque chose toucher sa main. Paniquée, elle leva sa baguette et ne cessa de tourner sur elle-même, entendant à nouveau ce bruit sourd revenir vers elle. Elle hoqueta de surprise en apercevant une trainée noire foncer vers elle. Willow voulu se jeter au sol mais elle ne fut pas assez vive et elle se sentit alors porter par les épaules vers le haut. Quelques secondes plus tard, elle lévitait à quelques mètres du sol et ne cessait de monter, encore et encore. La panique la gagna. Il voulait la tuer, la jeter comme une vulgaire poupée de chiffon d'une certaine hauteur pour que ses os craquent un par un et que la mort l’accueille. C'était indéniablement lui. Il n'y avait que lui pour s'en prendre à elle et être aussi idiot de se montrer sous sa forme de mangemort. Si elle n'était pas réellement sûre qu'il ait été marqué, maintenant elle le savait. A cette hauteur, elle remarqua finalement les parapets du château ainsi que le clocheton. Elle n'était pas si loin, finalement. Si elle ne s'était pas laissée distraire, elle aurait pu le rejoindre facilement et serait déjà en sécurité à l'intérieur. Maintenant, elle était perdue, d'ici quelques secondes il allait arrêter de monter pour simplement la lâcher et il n'y aurait rien pour la sauver. Même sa baguette ne pouvait rien pour elle et quand bien même arriverait-elle à s'en servir que sa main était complètement geler, elle n'arrivait plus à faire un seul mouvement. Paralysée par le froid et la peur.

Enfin, il cessa sa longue ascension et la laissa retomber sur le sol. Elle ne s'entendit pas même crier, la seule impression qu'elle avait était que son cœur allait finir par remonter jusqu'à ses lèvres et qu'elle le vomirait avant de mourir de sa chute. Et lorsqu'enfin elle sentit la neige l’accueillir, seul le bruit de ses os résonna dans la tempête.

*

Elle sentait une horrible douleur au niveau de sa jambe, comme si ses muscles étaient en plein exercice et que ça lui provoquait des brûlures qu'elle ne pouvait arrêter. Sa tête lui semblait peser au moins cent kilos et sa poitrine se soulevait difficilement tant respirer lui était difficile. Avec difficultés, elle ouvrit les yeux et papillonna des cils quelques secondes, histoire de voir avec clarté où elle se trouvait. Si c'était le Paradis, ce n'était pas à ça qu'elle s'attendait, surtout avec cette horrible odeur de moisi et de sang séché. Lorsque sa vue se fit convenablement et qu'elle arrêta de voir flou, elle constata qu'elle était dans l'infirmerie et qu'une personne était à ses côtés, assise sur une chaise, à son chevet. Un moment, elle cru que c'était Nikolaï puis avec horreur, elle constata que c'était les traits de son bourreau. Sa première réaction fut de paniquer et d'essayer d'hurler mais aucun son ne sortait de ses lèvres. L’infirmière finit par se montrer en la voyant s'agiter ainsi. « Du calme, petite. Tu as subis un gros choc, les os de ta jambe droite sont complètement brisés, tu as des côtes fêlés et probablement un trauma au crâne. Je t'ai donné tout ce qu'il fallait quand tu es arrivée mais tu dois te reposer, maintenant. Ton ami ici présent t'as trouvé dehors et il t'a ramené ici illico. Sans lui, tu serais morte à l'heure actuelle. » fit-elle en mettant une main sur l'épaule de Théodore et en le regardant avec un air admiratif. Willow avait envie de vomir, cette scène était surréaliste. C'était à cause de lui qu'elle se retrouvait ici, il était la raison de tous ses problèmes. L'infirmière leur tourna ensuite le dos et repartit à ses diverses tâches. La flamme voulu la rappeler mais encore une fois, elle n'arrivait pas à parler. Elle essaya de tousser et au bout d'un moment, elle put entendre un faible grincement de sa voix revenir. Pas assez pour hurler mais suffisant pour se faire comprendre. Si Théodore avait prit un air compatissant devant le seul adulte ici, maintenant il arborait un air dégouté. « Dégage... Ou... Je... Hurle... » fit-elle d'une voix encore faible, comme si elle avait la gorge enrouée. Il fit un petit sourire et elle fronça les sourcils. Ce mec était taré, ça n'avait aucun sens. Pourquoi la faire chuter d'une sacrée hauteur si ce n'était pas pour la tuer et la ramener ensuite ici où elle pourrait être soigner ? En voyant qu'il ne bougeait toujours pas, elle prit un air faussement détaché. Sa voix commençait petit-à-petit à revenir. « Ne me dis pas que tu en pinces pour moi, espèce de taré. Ca serait vraiment malsain » fit-elle en voulant le faire réagir, sachant bien que ce n'était pas la raison initiale mais persuadée qu'il finirait par lui avouer le pourquoi du comment.
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE Ҩ Mer 3 Fév - 14:02

Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness
Does this darkness have a name ? This cruelty, this hatred. How did it find us ? Did it steal into our lives or did we seek it out and embrace it? What happened to us, that we now send our children into the world like we send young men to war ? Hoping for their safe return, but knowing that some will be lost along the way. When did we lose our way ? Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness. Does this darkness have a name ? Is it your name ?
Tu n'aurais su dire comment cette idée était venue à ton esprit, de la lâcher d'une bonne hauteur puis de la ramener en sécurité pour qu'elle se fasse soigner à l'infirmerie pour les dégâts que tu avais toi-même causé. Et pourtant c'était plutôt simple, tu voyais en Willow un sorte de petit jouet or, il était certain que tu n'allais pas la briser totalement au risque de ne plus pouvoir jouer avec. Aussi la brisais-tu de manière puissante, mais pas assez puissante encore pour qu'elle y passe. Après tout, cela t'ennuierait beaucoup de devoir trouver un nouveau jouet et qui sait si un autre que tu pourrais trouver serait aussi intéressant à torturer que l'ancienne Gryffondor. Non… Elle restait un excellent choix et c'était pourquoi une fois qu'elle s'était écrasée dans la neige après que tu l'ai sur élevée de quelques mètres en l'air pour ensuite la lâcher, que tu viens à passer un de ses bras autour de cou et que tu soulevas son corps. Rapidement tu avanças jusqu'à l'infirmerie en arborant l'un de tes fameux masques du petit garçon effaré par ce qu'il vient de voir. Manipulateur voilà l'adjectif qui te convenait bien à cet instant. Et autant dire que tu étais particulièrement ravi de ton coup, car Willow ne pourrait pas dire avoir été attaqué par toi, puisque tu étais celui qui venait de la sauver. Puisqu'en effet qui croirait une petite victime, contre le héro du jour ? Surtout qu'il serait tellement évident de faire croire à tout le monde qu'elle avait perdu la tête et qu'il ne fallait croire à aucun de ses propos. Tellement facile… Mais pour le moment, il n'était pas encore temps de la faire s'isoler de toutes les personnes auxquelles elle tenait, mais bientôt le jour viendrait où tu briserais son petit univers petit bout par petit bout pour qu'il ne reste à la fin plus que des cendres. C'est ainsi que cette optique en tête, tu pénétras dans l'infirmerie en portant Willow. Une fois devant l'infirmière, Kira Dimitrov, tu fis ton plus beau jeu de rôle. « Je ne comprends vraiment pas ce qu'il s'est passé, j'étais dehors, lorsque je l'ai vu allonger sur le parvis de Durmstrang. Elle a dû faire une mauvaise chute, ou encore tomber de son balai… Elle n'a peut-être pas pensé au danger qu'elle encourait par ce temps… » Tu l'as posas alors sur l'un des lits de l'infirmerie, et tu te tournas vers Kira. « J'ai fait aussi vite que j'ai pu pour vous l'amener, car j'ai vraiment peur qu'il lui arrive quelque chose. Vous allez l'aider pas vrai ? »

Jeu… Jeu… Jeu… Tout ton être n'était que jeu de rôle et autant dire que tu appréciais tout particulièrement ça. Faire croire à l'infirmière que tu étais véritable inquiet du sort de Willow et qu'il fallait vraiment qu'elle fasse tout pour la sauver avant qu'il ne soit trop tard. C'était limite si tu n'avais pas réussi à rendre tes yeux brillants d'inquiétudes. Elle te fit alors t'installer sur un siège à côté du lit tandis qu'elle s'occupait de l'ancienne Gryffondor en se montrant particulièrement choquée face à tous les dégâts qu'elle avait subis. Autant dire que tu ne l'avais pas loupée. De longues heures passèrent avant que Willow ne se réveille, à ce moment là, la panique la submergea en croisant ton regard. Ton regard malicieux se transforma en regard attendri dès que l'infirmière arriva. « Du calme, petite. Tu as subis un gros choc, les os de ta jambe droite sont complètement brisés, tu as des côtes fêlés et probablement un trauma au crâne. Je t'ai donné tout ce qu'il fallait quand tu es arrivée mais tu dois te reposer, maintenant. Ton ami ici présent t'as trouvé dehors et il t'a ramené ici illico. Sans lui, tu serais morte à l'heure actuelle. » Un petit sourire s'étira sur ses lèvres, bien trop faible pour qu'on puisse vraiment croire qu'il s'agisse d'un sourire et pourtant, il était bien là. « Je crois qu'il lui faut encore un peu de repos, elle a l'air vraiment sonnée la pauvre… Vous n'auriez pas quelque chose pour l'aider à dormir ? Ou encore pour diminuer sa douleur ? » L'infirmière hocha la tête tout en continuant a le regarder de manière admirative, puis elle s'éloigna pour chercher quelque chose qui pourrait aider Willow. En attendant, cette dernière cherchait à retrouver l'usage de sa voix. Une fois que ce fut fait, elle se mit à parler d'une voix très faible. . « Dégage... Ou... Je... Hurle... » Le sourire sur tes lèvres s'élargit de plus belle en voyant l'horreur sur son visage. Et très vite le dégoût se trouva sur tes traits. Tu la méprisais et tu le lui faisais sentir par ton seul regard. « Ne me dis pas que tu en pinces pour moi, espèce de taré. Ca serait vraiment malsain » Un léger rire secoua ton corps, mais très vite, il s'en alla et tu te mis à parler. « En pincer pour toi ? Tu devrais bien savoir que le serpent ne s'éprend pas du lion, il le mord et alors le lion agonise. » Il se pencha un peu vers elle et lui murmuras. « Agonises-tu mon lion favori ? Car je puis te dire que te voir dans cet état me réjouis au plus au point. »  En effet, tu étais particulièrement fier de toi que de la voir dans cet état, car tu étais l'instrument de sa douleur, tout comme l'instrument de sa survis. Tu avais eu pouvoir de vie et de mort sur elle et cela te réjouissait tellement. « Vas-y, hurle, personne ne te croiras de toute façon. C'est que tu as pris un coup sur la tête, tu n'as pas les idées claires. » Tu caressas alors du bout des doigts sa joue avec un sourire mauvais, puis une fois que ton sourire disparu, tu te tournas vers l'infirmière qui revenait, en laissant retourner ta main le long de ton corps.
crackle bones
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Consumed by the shadows, swallowed whole by the darkness ♕ WILLODORE

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