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 ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed.

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Statut du sang : aussi pur qu'un diamantMessages : 1955Date d'inscription : 15/07/2014Localisation : Durmstrang.
Ҩ ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Mer 16 Juil - 18:47

Onisim Vassilev

I watched a change in you, it's like you
never had wings. And you feel so alive.

   

   

  Temporalité Dix-huit ans, né le 7 Novembre 1980.
   Origines La pâle demeure de sa famille se situait dans un coin reculé, à plusieurs kilomètres de Saint-Pétersbourg. Mais à l'heure actuelle, Onisim a élu domicile chez son cousin, Nikolas Krum.
   Clan ou poste Clan des Ombres.
   Scolarité Il entame sa première année de spécialisation en Astronomie, s'étant découvert une fascination morbide pour tout ce qui brille il y a quelques années, quand tout a basculé. On dit toujours que nous sommes attirés par ce qui nous fait le plus de mal, n'est-ce pas?
   Statut sanguin Pur, évidemment.
   Baguette Trente-trois centimètres, rigide et puissante, taillée dans un vieux chêne. Elle a été endommagée plus d'une fois, ce qui l'a rendue capricieuse.
   Particularités Il ne possède rien dont il puisse se vanter. Bien au contraire, il est tenu de garder le silence sur sa véritable nature s'il ne veut pas s'attirer d'ennuis. Son corps a la fâcheuse tendance de se transformer en une créature poilue et féroce une fois par mois, c'est pourquoi il lui arrive de manquer quelques cours, occasionnellement. Néanmoins, il met tout en oeuvre pour se jouer de ses condisciples et préserver son secret.


   

All the small things


   

Patronus

Lorsqu'il apparaît, son patronus prend la forme d'un phoénix. Cela n'est pas sans rapport avec son histoire personnelle, ni avec son caractère enflammé. Ambitieux et calculateur, il fonce droit sur l'objectif qu'il s'est fixé et ne laisse rien ni personne se mettre sur son chemin. Tel l'oiseau de feu, il mène sa vie intensément, ne lésinant pas sur les risques à prendre pour profiter de chaque seconde. Mais ce qui rend son patronus si spécial à ses yeux, c'est sa capacité à se régénérer, à se reconstruire sans cesse. A l'instar de celui-ci, Onisim a le sentiment d'avoir vécu plusieurs vies. Et à chaque fois que la mauvaise fortune est venue frapper à sa porte pour le mettre à genoux, il s'est relevé.

Avis sur la quête

Avide de pouvoir car il est persuadé que plus on en a, plus notre sécurité est assurée, Onisim a immédiatement témoigné de l'intérêt pour cette quête. Son désir de mettre la main sur l'Ox l'a un peu plus rapproché de son cousin, Nikolas Krum, avec lequel il a passé un sombre pacte. Les deux traqueurs ont décidé d'unir leurs forces afin de progresser plus rapidement dans cette course au pouvoir, et ce au moyen d'un serment inviolable. Ils sont désormais tenus de collaborer et de se partager le trophée quand ils l'obtiendront, car cela ne fait aucun doute : si quelqu'un doit le trouver, ce quelqu'un sera eux.  

Pourquoi ce clan

Les Vassilev ont toujours recherché le pouvoir, la gloire et l'argent. Dans leur famille, ils avaient pour principe premier de ne penser qu'au profit, une logique de commerçants. Faussaires de génération en génération, leur métier leur demandait une certaine discrétion tout en sachant maîtriser l'art de la manipulation et du mensonge ainsi qu'une ambition non moindre. Ce savoir, Onisim a pu en hériter de ses parents qu'il observait la plupart du temps étant gamin. A cette époque, il rêvait d'obtenir tout ce qu'il désirait et ne reculait devant rien pour y parvenir. Jamais il ne revenait sur une décision après avoir envisagé les risques encourus. La preuve la plus évidente de cette détermination est sans doute le choix qui l'a perdu, celui de partir à la recherche du convoi. Un choix qui lui a coûté son frère en même temps que son humanité. Ensuite, sa transformation a modifié ses rapports familiaux. Sur ce plan, il s'éloigne du modèle propre au clan, car aux dernières années de sa vie, son esprit de famille s'est largement dégradé. Il n'était pas proche de ses parents mais en considérant que ceux-ci ont tenté de le tuer, sa vengeance ne pourrait guère lui être reprochée. Néanmoins, il considère son cousin comme il considérait son défunt frère, avec affection et respect, et éprouve un besoin sincère d'être présent pour les membres de son clan en cas de besoin. Mais ce qui est le plus frappant chez Onisim, c'est la facilité avec laquelle il se fait du mal. Il met un point d'honneur à souffrir de tout son soûl dès qu'il en a l'occasion, repassant en boucle les images les plus poignantes de son passé, des souvenirs qu'il veut pourtant oublier. Mais n'est-ce pas là l'essence-même d'une Ombre, désirer le contraire de ce que l'on s'inflige?  

Épouvantard

Ce miroir, toujours le même. Symbôle de son éternelle frustration, le Miroir du Risèd, ou plutôt le faux que ses parents ont reproduit, lui a toujours montré ce qu'il souhaitait obtenir plus que tout. Enfant, la première fois qu'il l'avait contemplé, il s'y était vu possédant chaque objet présent dans la pièce où il se trouvait. Son avidité s'était brisée durant les vacances qu'il passait enfermé dans l'arrière-boutique déserte, où la seule chose qu'il rêvait d'obtenir n'était autre qu'un portoloin. Un rêve inaccessible pour s'échapper de son cercueil. Cette misérable constatation l'a profondément perturbé, le laissant croire que ses rêves ne seraient plus jamais aussi déraisonnables qu'avant. Il s'était senti pauvre, déchu de son rang, et il avait détesté cela. Sa mère l'avait prévenu, cet objet rend fou. Chaque nuit, lorsque le sommeil se refuse à lui, ou lorsqu'il échoue à avoir quelque chose, il maudit ce charlatan. Il aura sa revanche, qu'importe le prix.



   

There's a muggle behind the screen


   
Pseudo  Wuthering sur Bazzart, mais sinon, c'est Schei.  
Ancienneté Alors, j'ai dix-huit ans, et j'écris depuis… trop longtemps.
Toi & le forum Je le connais depuis le touuuuuuut début, et même que je l'aime depuis le touuuuuuuut début aussi. Genre lui et moi on allait draguer les filles dans notre jeune temps.   :banana: : 
Crédits Parce que c'est important de créditer.
Le mot de la fin Krum il porte des caleçons avec la Panthère rose dessus. J'dis ça, j'dis rien.   

   

________________

say you'll still be by my side


If I could take your hand, if you could understand that I can barely breath the air is thin. I fear the fall and where we'll land. We fight every night for something. When the sun sets we're both the same ; half in the shadows, half burned in flames. We can't look back for nothing, take what you need say your goodbyes. I gave you everything and it's a beautiful crime.


Dernière édition par Onisim Vassilev le Ven 1 Mai - 2:38, édité 6 fois
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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Mer 16 Juil - 18:47

Carry on My Wayward Son

abyssus abyssum invocat

 

1980, glory and gore
⟪ glory and gore go hand in hand, that's why we're making headlines. you could try and take us, but victory's contagious. ⟫  Des bruits de pas résonnent dans la cage d'escaliers. Ils sont rentrés, mais ils ne sont pas revenus seuls. J'entends des voix qui ne me rappellent rien d'autre que mon insupportable ignorance, des accents méconnus que je ne parviens pas à identifier. Je ne sais rien, pourtant je me mêle de tout. Ombre éphémère croisée derrière une porte qui se claque, je me cache dans les soupirs de vos conversations, dans les instants feutrés où vos lourdes paupières se ferment, après les festins, l'alcool et les promesses tacites. Je ne sais rien, pourtant j'observe tout. Une lueur espiègle ancrée au fond des yeux, ce n'est qu'un jeu. On joue à espionner les grands : leurs paroles insipides, leurs gestes sans importance, puis leurs problèmes sans importance et finalement, on réalise que leur vie est sans importance.  Mais qu'importe, pourvu que cela nous soit inconnu et que leur monde incompréhensible nous fascine. Viktor, mon frère, c'est lui qui a inventé ce jeu. Néanmoins, il est forcé de reconnaître que j'excelle largement plus que lui dans cette compétition. Il ne possède pas la patience redoutable du félin qui guète sa proie, prêt à bondir au moindre mouvement. Lasse, il erre dans tout le manoir à ma recherche pour déclarer forfait, ce que je refuse formellement. Sans adversaire, il n'y a plus de combat. Alors je fais comme si il n'était pas faible et je poursuis mon enquête. Ce que Viktor ignore, c'est que j'ai transgressé la seule et unique règle qu'il nous avait imposée : ne pas entrer dans l'armoire, celle qui conduit à l'arrière-boutique de nos parents. Là-bas, une myriade d'objets dont aucun n'est semblable à un autre prennent la poussière dans une ambiance à la fois glauque et endiablée. Mon pouls s'est emballé en découvrant cet univers flambant neuf, je me suis imaginé en conquérant jaugeant d'un air calculateur le territoire acquis. J'avais trouvé un nouveau terrain de jeu dont j'étais inconscient des dangers. Mes petites mains innocentes allaient caresser le cuir d'une veste de sorcier, les osselets d'une sculpture macabre, les plumes d'un oiseau mort, jusqu'à ce qu'elles s'immobilisent sur un miroir en étain. J'y ai croisé mon regard, le regard émerveillé d'un môme qui vient de découvrir que son monde n'avait aucune limite, qu'il lui restait encore tellement de recoins sombres comme celui-ci à explorer que c'en était même trop pour un si petit garçon. Cette salle, ces objets, cela semblait s'étendre indéfiniment. Et dans le miroir, le reflet de ce que j'avais déjà goulument admiré me semblait plus éclatant encore que lorsque je les avais contemplés pour la première fois. « Que vois-tu ? » La voix de ma mère m'avait arraché un hoquet de surprise et mon teint devint aussitôt moribond à l'idée de m'imaginer quelle serait ma punition pour avoir découvert leur secret. « Je… Je me vois moi. » Ce n'était pas tout à fait exact, car je semblais presque dévoré par l'éclat des milles objets qui m'entouraient, translucide. « Regarde mieux. » Il n'était pas rare que ma mère me pose des questions auxquelles je craignais de fournir une réponse qui ne la satisferait pas, alors j'ai fait ce qu'elle m'avait ordonné. J'ai mieux regardé. Et j'ai vu que je n'étais pas translucide, en réalité, c'était comme si toute la lumière de la pièce convergeait vers moi. La pièce dansait pour moi, son âme chantait pour moi. J'étais devenu son maître. « Toutes ces choses qui brillent, elles ne brillent que pour moi, pas vrai? » Ma mère parut un instant interloquée. « Je pense qu'elles veulent m'appartenir. » Là, elle sourit d'un air maternel qui n'augurait rien de bon pour mes affaires. La tendresse, c'est ce qu'on offre aux pauvres à défaut d'argent. « Je pense que c'est plutôt toi qui voudrait qu'elles t'appartiennent. » Sourcils froncés, lèvres pincées, mon orgueil boiteux au bord des lèvres, j'admis qu'elle devait avoir raison. Elle m'entraîna alors à sa suite, nous marchions en silence à travers ce temple du mystère. Quand l'armoire qui m'avait emmené ici apparut à nouveau, je sus que je devrais quitter le nuage sur lequel ce voyage inédit m'avait transporté. Des milliers de questions me brûlaient la langue sans que je ne sache comment les poser. « C'est quoi, cet endroit ? » « L'arrière-boutique, c'est ici que nous créons ce que ton père et moi nous vendons. » Un étonnement sincère se peint sur mes traits. « C'est vous qui avez fabriqué tout ça ? » Elle hésita, chercha ses mots, voulut s'expliquer, puis abandonna. « Oui, en quelque sorte. » Il était inutile d'insister, elle ne m'en dirait pas plus. Perplexe, je me perdis à nouveau dans mes rêveries brisées par une triste évidence. « Alors, ce ne sera jamais à moi, n'est-ce pas? Je ne possèderai jamais rien. » C'était une fatalité. Elle se pencha, me prit la main, mais sa voix était rauque, sévère. « Ne reviens plus jamais ici, ne cherche pas à retrouver ce miroir. Il ne te causera que de l'insatisfaction. Certains sont devenus fous en le contemplant. »  J'acquiesçai, mais malgré moi, ma dernière pensée en quittant ce fragment d'Eden fut pour son fruit défendu.


1993, seven devils
⟪ seven devils all around you, seven devils in my house. see they were there when i woke up this morning. i'll be dead before the day is done.  ⟫  Tapis dans l'ombre, les yeux rivés sur le chemin de terre qui traversait la forêt, nous attendions l'arrivée du convoi. Celui-ci transportait une cargaison en provenance directe du Marché Noir qui se tenait régulièrement dans les ruelles sales et moites de Saint-Pétersbourg. Nos parents, dont j'avais appris à mieux connaître le métier – j'avais découvert qu'ils étaient trafiquants d'objets rares, magiques, qu'ils reproduisaient et revendaient comme s'il s'agissait de l'original – nous avaient chargés de l'intercepter afin de récupérer l'objet précieux qu'il transportait, une armoire… particulière. Viktor étant plus doué que moi en magie puisque son éducation à Durmstrang comptait deux ans de plus que la mienne, c'était à lui que revenait le privilège de décider quels sorts utiliser. Néanmoins j'étais de loin le plus rapide, ce qui fit que sitôt le convoi en vue, ma baguette s'éleva en un éclair. La poigne de mon frère m'empêcha de bouger, je me mis alors à pester et une querelle éclata. Cependant que notre joute verbale atteignait des sommets, le convoi s'était envolé, ainsi que nos rêves de retour victorieux. « Et maintenant, qu'est-ce qu'on dira aux parents, petit morveux ? » Viktor était vénère, il m'agrippa à même la chair et me traîna sur la route où il me gifla en guise de démonstration de force. Humilié mais déterminé, je suis parti à contresens pour retrouver sa trace. « Onisim, bon sang, reviens ici ! » Il pouvait beugler tout ce qu'il souhaitait, il était hors de question que je rentre à la maison les mains vides. Qu'allaient-ils penser de nous, leurs incapables de fils? Je devais au moins trouver quelque chose d'autre à leur rapporter, pourvu que cela amoindrisse notre échec cuisant. Les petits pas pressés de Viktor résonnaient dans le silence irréel qui régnait au coeur de la forêt, il se rapprochait mais je ne voulais pas me laisser distancer. A une cadence infernale, je me glissais dans la pénombre tandis que les heures s'écoulaient. Jusqu'à ce qu'un cri ne résonne. Viktor.  Mon pouls s'accéléra en réalisant que mon frère ne me suivait plus, je fis aussitôt demi-tour à la hâte. « Viktor ? » Mon appel demeurait sans réponse, seuls des hurlements déchiraient ce calme atroce.  C'est alors que je les vis : trois êtres mi-hommes mi-loups, les crocs plantées dans le petit corps apeuré de mon frère qui gémissait. Mon sang se glaça. Je sortis ma baguette plus rapidement que jamais et fis jaillir les sortilèges de défense que je connaissais. Des sortilèges qui se révélèrent bien insuffisants face à ces bêtes féroces. Ces dernières s'étaient indignées de ma présence dérangeante, l'une d'elles se dirigeait vers moi. Mon dernier souvenir de cette nuit-là fut celui du monstre, de ses yeux rouges menaçants lorsqu'il avait bondi sur moi, de son souffle contre ma nuque, et puis, la douleur. Irradiante, insupportable, éternelle.  


∇ ∆ ∇

Ce soir-là, Onisim n'était rentré chez lui que bien plus tard dans la nuit. Inconscient de ses propres actes, il avait traîné le corps déchiqueté de son frère jusqu'à chez eux, dans les beaux quartiers de la ville réservés aux familles riches et prétentieuses. Arrivé à hauteur du porche, il avait lâché le bras par lequel il tirait le cadavre et était entré à l'intérieur, laissant celui-ci dehors, dans le noir et dans le froid. Les lendemains qui suivirent furent tous plus sombres les uns que les autres. Accusé injustement du meurtre de son frère, sa relation avec ses parents avait été calcinée par le chagrin, elle s'était déteriorée au point où il vivait désormais enfermé dans l'arrière boutique. Elle ne ressemblait plus en rien à la réserve somptueuses qu'elle était autrefois, lorsqu'elle abritait les oeuvres des faussaires Vassilev, la première fois où il y avait mis les pieds. Le vide remplissait la pièce. Ils ne possédaient plus rien, discrédités par la mauvaise réputation d'un fils dont ils avaient honte d'être les géniteurs. Un fils? Un monstre, un esclave de la lune, un pantin du diable. Onisim pourrissait entre quatre murs, il mourrait sans faire de bruit, apprenant à cohabiter avec la créature qui s'emparait de son âme une fois par mois. Il n'était libre qu'à Durmstrang, même si il se devait de préserver le secret sur sa nature. Ce n'était qu'un petit prix  à payer pour voir la lumière du jour. Dans sa prison quotidienne, il lui arrivait souvent de repenser à ce miroir qui l'avait tant fasciné étant enfant. Malgré les avertissements de sa mère, il était revenu le voir aussi souvent qu'il l'avait pu. A chaque fois, la même image s'affichait : lui, illuminé par un millier de choses qui lui appartenaient. Ce n'était que plus tard qu'il avait compris de quoi il s'agissait. C'était en vérité une copie du Miroir du Risèd, le célèbre miroir qui montre à celui qui le regarde tout ce qu'il désir le plus. Il s'en voulait d'avoir été si vorace à l'époque car du fond de sa tanière, tout ce qu'il désirait le plus ne se résumait qu'à un portoloin. Un simple portoloin, voilà ce qu'il aurait vu dans le miroir si il se trouvait encore dans l'arrière-boutique. Une clé inespérée pour sortir de cet enfer.


1996, monster
⟪ the secret side of me, i never let you see. i keep it caged but I can't control it. so stay away from me, the beast is ugly. i feel the rage and I just can't hold it.  ⟫   Nonchalamment installés sur un canapé, deux adolescents se laissaient porter par la danse enivrante des flammes qui crépitaient dans la cheminée. C'était une heure propice aux confidences, l'heure où les langues se délient pour soulager notre pauvre conscience. Nikolas Krum, élégant en diable dans n'importe quelle situation, faisait de l'ombre à son cousin que les années de pauvreté, d'insomnie et de séquestration avaient rendu terne, sans éclat. Onisim semblait bien vide à côté du brillant héritier des Krum. Ce dernier, soudain perplexe, hésitait à lui poser la question. Quelques semaines plus tôt, trois coups avaient résonné à la porte d'entrée. Trois coups, et la porte s'était ouverte sur son cousin qui se tenait devant lui avec prestance malgré la saleté qui recouvrait son corps tout entier. La saleté et le sang, le sang et une odeur de fumée. Il l'avait alors recueilli chez lui sans un mot d'explication, il n'en avait jamais eu besoin avec Onisim. La confiance qu'ils se vouaient était inébranlable, et ce depuis la nuit des temps. Mais alors qu'ils se retrouvaient là, plongés dans une atmosphère propice aux révélations, Nikolas se dit que l'occasion de connaître la vérité ne se représenterait peut-être plus avant longtemps. « Ce jour-là, où tu es arrivé chez nous, tu étais… Il hésita avant de réitérer. Pourquoi es-tu là? Est-ce que tes parents t'ont chassé en découvrant que tu étais un loup-garou? » Onisim fixait les flammes, serein. « Non. » « Alors que s'est-il passé? » Des centaines images lui revenaient en tête, comme autant de coups de canon, des souvenirs trop récents qui lui lacéraient l'esprit dès qu'il y repensait. Il se souvenait de chaque détail : comment ils avaient tout perdu du jour au lendemain, comment ils avaient dû fermer leur trafic d'objets rares, leur nouvelle maison minable située à des kilomètres de la ville, la prison que son père lui avait construite, l'obscurité, la moiteur, les angoisses ; et puis, les pas dans l'escalier, la confrontation qui vire à l'altercation, son père qui sort sa baguette, qui se ravise pour mieux le sacrifier plus tard, quand il lance un sortilège qui met le feu à l'intérieur de la cage de son propre fils ; le feu, la chaleur étouffante, la fumée toxique, les suffocations qui cèdent place aux derniers souffles. C'est au bord du gouffre, prêt à crever comme du vulgaire bétail, que l'animal s'est éveillé. L'instinct de survie l'a poussé à se battre, et l'approche de la nuit, mère de tous les vices, mère de la force qui le maintenait en vie, n'a fait qu'accroître sa rage de vaincre. Le reste était flou, abstrait, il ne se souvenait plus ou ne voulait pas s'en souvenir. Depuis lors, la souffrance était là, elle ne le quittait jamais. « Rien. Je suis parti, c'est tout. » Il n'avait pas envie d'en parler, avec personne, pas même avec son cousin. « Mais, tes parents… Ils doivent se demander où tu es ! Tu devrais leur envoyer un hibou. » Des flashs plus violents se dessinaient sous ses paupières closes : il venait de s'extirper de sa prison calcinée, il cherchait sa baguette, puis celle de son père, il se servit de la première pour incendier la seconde, avant de prendre le contrôle du feu en l'alimentant à l'aide de sortilèges ; les nerfs à vif, meurtri et trahi, il avait quitté les lieux en s'assurant que tout ce qu'il avait laissé à l'intérieur serait consumé. Trois vies avaient été réduites en cendres ce soir-là. Celles de ses parents, et la sienne, sa vie d'avant. Mais dans son malheur, il avait pris conscience qu'il possédait quelque chose en lui qui le rendait puissant, quelque chose qui lui avait donné la force de renaître de ses cendres. Il n'avait plus peur de lui-même, d'ailleurs il n'avait plus peur de rien. Si bien qu'aujourd'hui, il se sentait à nouveau libre. Sans aucune attache. « Pas la peine, ils sont morts. »



 


Dernière édition par Onisim Vassilev le Jeu 24 Juil - 22:55, édité 10 fois
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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Mer 16 Juil - 19:48

Quel excellent choix d'avatar !  

Bienvenue sur AK & Bon courage pour ta fichette   
J'ai hâte de découvrir plus amplement ton personnage qui a l'air génialissime !  

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Quel sera-t-il, mon bonheur
Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? A qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?


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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Mer 16 Juil - 21:12

TE VOILA ENFIN ET AVEC SHARMAN QUOI. LAISSE MOI TE FAIRE DES BEBES.      
Je vais pas faire le perroquet d'Elly mais je pense chaque mot & j'ai hate de voir ce que tu vas nous faire, niéhéhé. Donc bienvenue parmi nous mon petit chat, je suis ravie que tu sois enfin là     

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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Jeu 17 Juil - 14:16

Bienvenue chez les fous !!
On en apprend de belle sur Krum...

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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Jeu 17 Juil - 20:29

ELLY & EVY ▽  Vous êtes des amours, je suis trop contente d'être de retour.       (ouuuh, la rime de malaaaade :arrow:) Sincèrement, j'ai hâte de réécrire avec vous mes asticots chéris !   Et sinon, OWI FAIS-MOI DES BEBES SCHEVY.  

ABY ▽ Alors toi, TOI, il me faut absolument un lien avec toi. Parce qu'Aby c'est, c'est… Aby quoi.   

RAIN, ALEKSANDR, KATERINA, ALEXEI, ELSA ▽ Merci à tous, je vous aime déjà.   Si vous souhaitez tout savoir sur les secrets honteux de Krum, faites péter les chocogrenouilles.  

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Dernière édition par Onisim Vassilev le Lun 21 Juil - 22:55, édité 1 fois
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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Jeu 17 Juil - 21:01

Onisim Vassilev a écrit:
ABY ▽ Alors toi, TOI, il me faut absolument un lien avec toi. Parce qu'Aby c'est, c'est… Aby quoi.   

Avec grand plaisir pour un lien   Tu vas voir on va se trouver un lien qui roxe le string d'une licorne   (Petite précision...Je suis aussi dérangée que mon perso, mais ça...tu avais déjà du le remarquer   )

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Quel sera-t-il, mon bonheur
Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? A qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?


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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Jeu 17 Juil - 21:24

RAIN ▽ Je ne suis pas contre une petite douceur.   :arrow: Hum, et sinon, on se fera obligatoirement un RP. Entre membres de Teen Wolf, c'est obligé.   

ABY ▽ Un lien qui roxe le string d'une licorne? J'ai vraiment hâte là.   

NIK NIK ▽ MOI J'ASSUME. Et puis parle-moi bien, ESPECE DE KRUM.   

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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Jeu 17 Juil - 21:42

ORGIE DE MEMBRES DE TEEN WOLF.   

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Ҩ Re: ONISIM ▽ i pulled off your wings, then i laughed. Ҩ Ven 18 Juil - 21:34

Bienvenue parmi nous !!!    Bon courage pour ta fiche Smile

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