AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Mad Idea for a deadman walking [ft. Lelissei]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
☾ MEMENTO MORI
avatar
☾ MEMENTO MORI

HOMINUM REVELIO ϟ
Messages : 62Date d'inscription : 29/05/2018Localisation : À l'intérieur de mon pyjama de chair
Ҩ Mad Idea for a deadman walking [ft. Lelissei] Ҩ Mer 22 Aoû - 13:57



mad idea for a deadman walking

Feat. Lelissei







Les murs s’espacent. Créent un grand vide. Je me sens petit dans cet écho poétique. Cet écho qui me répond à chaque soupir. Un cercle continue de désespoir. Assis sur mon canapé blanc au cuir en lambeaux, des images de mon premier appartement dans mon pays me viennent. Le lit, le petit bureau juste à côté de ma petite cuisine chaleureuse. La salle de bains après ma cuisine. Aucun espace ne dérange l’immobilité de la pièce, son harmonie. On chuchote pour ne pas déranger nos voisins. Oh mes bols en laque rangés soigneusement en queue d’oignon dans les armoires. Tout était si propre, si beau. Ici…Les pièces sont géantes même dans mon pauvre taudis. Ma table de salon fait pitié face aux espaces débordantes de la pièce. Ma chambre… un simple matelas sur le sol, des couvertures et un oreiller. Encore une fois l’espace habille la pièce. La cuisine, une table deux chaises, les électroménagers de base et puis, encore ce fichu espace débordant. Ça me perd, me noie dans mes nuages toxiques internes. Mes poumons se retiennent de hurler. Ma tête se raisonne pour ne pas défoncer les murs et la peinturer de rouge. Ce blanc jaunit avec le temps empire la pièce.

Un miaulement. Hotaru pétri mes jambes de ces pattes. M’observe de ses grands yeux vairons. Semble percer la dimension de mon âme de la mort. Il semble partager le secret de l’au-delà avec moi. Quel secret? Aucun souvenir. Une sensation d’abîme, de vide…. Comme ces lieux…

-Viens… Saute.

Ma main tapote mes cuisses. Il me regarde, balance la queue dans tous les sens. Des bruits de pattes, une clochette. Tenshi devance Hotaru. Il se roule sur mes cuisses en ronronnant. Eux, ma froideur ne les dérangent pas. On partage la même onde.

Ma vie se meuble pas à pas. Un peu comme mon taudis. Des babioles inutiles sortent, des miroirs se brisent et des nouveaux meubles apparaissent. Leli. Son surnom, incapable de prononcer réellement son nom. Les mots bulgariens ne sont pas ma tasse de macha. Leli, une nouvelle peinture sur le délabrement de mes murs internes. Je ne sais pas quel couleur lui donner encore. Peut-être un bleu royal, un rouge sang ou blanc? Lui aussi est une chose cassée. En morceaux. Je peux le sentir. Ou, c’est un délire de l’ox. Qui sait.

Le temps s’étire. Un souffle dragonien qui se décolore, devient tangible pour moi. Des aiguilles qui progressent au tic tac. C’est plus l’Ox qui régit mes heures de vie. Tic Tac. Te reste une bouse d’elfe de maison pour te trouver une nouvelle dose. Les dettes s’empilent, mon heure décline. L’ox des pauvres commence à me rendre de plus en plus malade. Je cours pas après les overdoses. Ressembler à un bacon enragé au sol non merci. Une idée se stabilise dans ma tête. Le monde est fait pour communiquer. La diplomatie n’existe pas pour faire décoration, non? J’ai appelé Leli pour lui parler de mon plan. Un plan pour les désespérés de mon genre. Parfois, je me demande ce que ma famille pense de ma disparition. Comment auraient-ils réagis retrouvés mon corps transpercés de pétales mortes? Le corps défoncés et troués. Ne pas penser à ça, refouler ce tremblement. Les stupides rencontres de réinsertions sociaux ne servent à rien. Je me redresse. Tenshi miaule en sautant au sol. Mes doigts ramassent ma longue tignasse. Une queue de chevale remontée, j’extirpe deux petits bols noirs, du matcha. Je prépare le breuvage pour mon invité. Autrefois, Hiroshi le faisait les yeux étoilés. Il parlait à sa grand-mère ou à son ami. En renversait parfois sur le comptoir. Il n’est plus. Un corps vide. Espacé comme ces murs. Des yeux morts et une raison étrange de vouloir rester en vie. Vouloir torturer mon assassin, le décapité pour ce qu’il m’a fait. J’aimerais lui rentrer des pissenlits dans sa gorge comme à une oie. Caresser ses tripes, les rouler entre mes pouces.


On sonne, on frappe. J’ouvre la porte en criant de monter dans la cage d’escalier. Je dépose les bols chauds sur la petite table du salon. Jette deux coussins aux sols. Presque l’impression de retrouver mon pays. Mon cher pays….

-Viens goûter à ce thé Leli. Ferme bien la porte, mes chats doivent pas se sauver.






©Codage by Mr. Chaotik from [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❃ AD VITAM AETERNAM
avatar
❃ AD VITAM AETERNAM

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 834Date d'inscription : 10/08/2016Localisation : Dans les environs de Sofia
Ҩ Re: Mad Idea for a deadman walking [ft. Lelissei] Ҩ Jeu 30 Aoû - 22:48

Tu arpentes les rues du Sofia moldu d’un pas presque léger – impossible de te départir de toute ta prudence, de l’instinct développé au fil des années de traque. La milice comme les mafias peuvent te mettre la main dessus n’importe où – mais tu as la faiblesse de croire que les quartiers non magiques t’offrent une plus grande sécurité. Tu as appris à les connaître, presque à les apprécier, même si le monde moldu t’échappe encore en partie avec sa technologie si différente de tout ce que tu connais. Au moins, ici, tu n’es qu’un anonyme perdu dans la foule et non un Sang-Noir en fuite.

Tu repousses légèrement la capuche de ton pull, sans pour autant dévoiler complètement ton visage. Malgré la saison, ton sweat attire beaucoup moins l’attention que tes traits – les Moldus non plus ne s’y font pas, même si tu ne comprends toujours pas ce qui les heurte. Trop androgyne, trop efféminé pour un garçon – trop masculine pour une fille, si jamais tu tentais les tenues du genre opposé. Même ta voix ne permet pas de trancher, seul le prénom que tu donnes rassure tes interlocuteurs. Comme pour te répondre, les vieilles marques dans ton dos t’élancent légèrement – la chaleur les réveille, comme d’habitude, mais ce n’est pas vraiment une gêne.

Tes pas te mènent jusqu’au bord de la rivière Iskar qui traverse la ville. Le vent d’été glisse sur ton visage, tu résistes à l’envie d’ôter ton pull ou de relever tes manches pour en profiter davantage. Il y a trop de badauds autour de toi, et tu ne veux pas supporter les regards sur tes bras – même s’ils ne sont que curieux. Les longues et profondes cicatrices qui creusent leur sillon entre ton coude et ton poignet, les autres, bien plus nombreuses mais simples lignes blanches maintenant, tracées perpendiculairement, disent bien trop de choses – même toi, tu as du mal à poser les yeux dessus, à les accepter. Un frisson te traverse, tu croises les bras et te perds dans la contemplation de l’eau – un jour, tu arriveras à t’y confronter vraiment.

Un coup d’œil à ta montre. L’heure de ton rendez-vous avec Hiroshi se rapproche. Que lui arrive-t-il ? Il t’inquiète ces derniers temps, il ne va pas bien – et ce n’est pas à toi qu’on peut cacher ce genre de choses, tes chutes d’autrefois t’aident au moins à reconnaître les signes chez les autres. Un soupir t’échappe – lui, Loevi… tu as l’impression de les voir s’enfoncer sous tes yeux sans rien pouvoir faire pour eux. Tes mains se crispent sur tes bras, tu serres les mâchoires. Tu feras tout ce que tu peux pour eux – en espérant de toutes tes forces que ce sera assez, que ça suffira, que tu n’aggraveras pas les choses.

Tu t’éloignes du bord de l’eau, gagnes un endroit désert où l’on ne te verra pas transplaner. Avec les mois – avec les années – ta maîtrise de l’ox s’est assez affinée pour que tu tentes l’exercice – même si tu restes plus que prudent. Nulle envie de te retrouver désartibulé suite à un débordement d’Ox.

Par chance, tout se passe bien, et tu ne tardes pas à te retrouver au pied de l’immeuble d’Hiroshi. Juste le réflexe de jeter un coup sur tes manches, t’assurer qu’elles tombent bien sur tes poignets, ne remontent pas. Même si rationnellement, tu sais que tout est en place, tu ne peux pas t’empêcher de vérifier. Encore un de ces gestes absurdes dont il faudra que tu te débarrasses. Tu repousses ta capuche, secoues un peu la tête pour libérer tes cheveux.

Tu sonnes. Depuis son palier, Hiroshi te crie de monter. Avec un sourire, tu grimpes les marches d’un pas rapide. Tu te retrouves dans l’appartement familier – bien trop vide, l’espace mange tout, les quelques meubles ont l’air presque abandonné au milieu. Le salon embaume le thé. Tu refermes la porte au moment où l’un des chats vient se frotter contre tes jambes en miaulant et qu’Hiroshi te prévient de faire attention, avec ce surnom qui n’appartient qu’à lui – les sonorités de ton prénom lui restent trop étrangères, ça, clairement, ton père a donné dans l’originalité, tu ne peux pas lui retirer ça. Tu te baisses, grattouilles la tête du chat, mais il repart très vite, déçu. Eh non, tu n’as rien à manger pour lui…

Tu rejoins Hiroshi en lui souriant – en profites pour le détailler un peu. Vraiment, il ne va pas bien, et tu espères qu’il va t’en parler et que tu pourras l’aider… Ton regard saute sur les coussins au sol – à la japonaise. Une épreuve de plus pour lui – la Russie te manque encore, cinq ans que tu ne l’as pas vue, tu aimais ce pays même si tu y as vécu la plupart de tes pires heures. Et pourtant, la Bulgarie en est proche par ses traditions, sa langue… Hiroshi est bien plus exilé que toi.
Tu t’assois sur le coussin. Tu reconnais le thé vert – du matcha. Un instant s’esquisse le souvenir des samovars russes et des après-midis où tu buvais le thé avec ta mère et ta sœur, dans le dos de ton père. Tu reviens dans le présent.

— Merci pour le thé !

Tu laisses passer un instant.

—Ça me fait plaisir de te revoir. Qu’est-ce que tu deviens en ce moment ?


La question est assez ouverte pour qu'il puisse parler de ce qu'il veut.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
☾ MEMENTO MORI
avatar
☾ MEMENTO MORI

HOMINUM REVELIO ϟ
Messages : 62Date d'inscription : 29/05/2018Localisation : À l'intérieur de mon pyjama de chair
Ҩ Re: Mad Idea for a deadman walking [ft. Lelissei] Ҩ Sam 29 Sep - 1:27



mad idea for a deadman walking

Feat. Lelissei







Les dettes s’empilent, le vent se soulève. Siffle à mes oreilles. Il happe ma raison. Les éclairs foudroient les murs. Ils tremblent, tremblent si fort que mes os s’entrechoquent. Que me reste-t-il? L’ox. Je dois trouver une dose pure. L’ox. L’ox… La clé de mon existence. À quoi cela rime? Peu importe. Dans mon pays, on nous racontait que le néant représentait le Nirvana. L’idéal. Chassez vos désirs! Chassez votre colère! L’existence matériel est éphémère. Il n’y a pas de vie, pas de mort. Seulement des boucles qui se ferment et s’ouvrent. Un peu comme le cycle des saisons. Le même air sur des chansons diverses.

Je peux vous gronder haut et fort. La vie et la mort existent. Il y a ceux comme Leli qui respirent, ressentent les choses, aspirent à quelque chose. Et les morts… Le corps qui pourrit et ton âme qui refuse de prendre une ride. Ton âme qui se retrouve…. […]. Mon être est déchiré je ne suis pas vivant, je ne suis pas mort. Mon âme est de moitié. Je devrais me souvenir de l’autre côté, non?!

Leli s’assoit sur le coussin. Sa présence aussi subtile qu’un bruissement, aussi douce qu’une plume me rassure. Il représente l’équilibre. La normalité du vivant. Me rappelle Hiroshi alias ancien moi. Quand je vois Leli, je vois facilement Hiroshi sourire, lui adresser la courbette avant de se pincer les lèvres. Il lui tapoterait l’épaule en lui demandant si tout va bien. Que fait-il de nouveau? Il aurait ensuite détaillé du regard Leli.

Je détaille Leli. Il n’a pas enlevé ses chaussures….

Hiroshi lui aurait pointé du doigt la -grave- faute. Il l’aurait sermonné sur le fait que c’était impoli de garder ainsi ses chaussures….

Et moi, je suis là, les bras près de mon corps. Sans un mot, je m’assois en face de lui. Prend le petit bol de thé entre mes longs doigts fins.

Qu’est-ce que je deviens? Telle est la question de mon ami.

Mes yeux se posent sur le menton de Leli. Se brouillent un instant. Ils divaguent vers un événement récent. Ce trip de drogue avec cette étrange femme… Du sang sur mes doigts si blancs. Le cri. Mon vide intérieur. Crever les yeux de cet homme… Et ne rien ressentir. Aucune trace sur ma conscience. Ai-je une conscience? La famille de Hiroshi l’aurait renié.

Un battement de cils. De nouvelles divagations. La pile de dettes pour l’Ox, le vomissement rouge… Menacer pour avoir droit encore à une dose, et à une autre….

Je détourne le regard pour observer le matcha dans mon bol.

-Hum… Pas grand-chose. L’habituel…. Les rencontres inutiles. Et toi….?

Un soupir. Je dépose mon bol sur la table basse. Hotaru se frotte contre ma cuisse, se roule sur le dos en me donnant des petits coups de pattes sur mon genoux droite.

-L’ox. Elle est dégueulasse, sale. Où je la prend en ce moment… Je suis fatigué de celle-là. Je veux la pur. Mais…. Elle est pas donnée…. Tu savais que l’humain était fait pour se parler? Que la parole permettait de faire comprendre les choses et que l’humain pouvait parfois être compréhensif?


Comme toujours, j’évite de parler des choses par le front. Il faut que je sois vraiment sur les nerfs pour le faire… Quoique ça doit m’arriver assez souvent. Une ancienne manie de mon ancienne vie.

Mes doigts caressent le front de Hotaru qui mordille mon index, le lèche et le mordille. Comme c’est mignon un chat! La chose la plus mignonne au monde.


-Tu crois pas que demander charité pouvait apporter de la clémence? Hum, tu sais, ce cher monsieur. Ce monsieur à la tête de…. Non rien. Parler et parler. Peut-être le convaincre de…. Me donner de. Oh tu vois comment il est mignon Hotaru? L’ox.

Je hoche la tête lentement en prenant mon bol de matcha. Je sirote une longue gorgée avant de la déposé sur la petite table basse à nouveau. Je le met sur les mêmes cernes. Il faut bien rallonger la vie de cette vieille table.






©Codage by Mr. Chaotik from [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Mad Idea for a deadman walking [ft. Lelissei] Ҩ

Revenir en haut Aller en bas
 

Mad Idea for a deadman walking [ft. Lelissei]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Tombe du Deadman
» The Walking Dead
» THE WALKING DEAD RPG
» The Walking Dead
» The Walking Dead

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum