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 nothing burns like the cold || IREIRA

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♛ ABSOLUTUM DOMINIUM
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : résolument purMessages : 3697Date d'inscription : 07/07/2011Localisation : au ministère
Ҩ nothing burns like the cold || IREIRA Ҩ Jeu 12 Avr - 18:38


nothing burns like the cold
Irina Droskaïa & Eira Aleksandrov

« I take no joy in mead nor meat, and song and laughter have become suspicious strangers to me. I am a creature of grief and dust and bitter longings. There is an empty place within me where my heart was once. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C’est pas exactement son champ d’action, mais pourtant elle est là. Trop besoin de faire ses preuves, de réparer des injustices. Au fond, c’est peut-être sa propre façon d’expier ses péchés, de recréer l’équilibre. Elle n’est pas censée être là Irina, mais lorsqu’elle a reçu cette piste, elle a simplement décidé de partir. Elle n’est pas Auror — mis à part quelques missions ponctuelles, elle est au Ministère derrière un bureau. Elle y a pris goût depuis, à la chasse à l’information, aux tromperies et aux illusions. Il faut dire qu’elle s’y connaît, ça fait longtemps qu’elle est experte en abominations. C’est un écartèlement, pourtant, de partir à la recherche des évadés ; elle ne peut s’empêcher de penser qu’à peu de choses près, leurs places auraient pu être échangées. Ça aide avec la culpabilité, de les ramener derrière les barreaux, de rendre Sofia plus sûr. Ça aide à oublier que le plus gros monstre, dans tout ça, c’était sûrement elle.

C’est après Eira qu’elle s’est élancée, il y a quelques jours déjà. Elle ne sait pas encore si c’est par envie de justice qu’elle est là, ou si elle a encore l’impression d’avoir quelque chose à prouver. Irina porte un nom célèbre et une histoire qui l’est encore plus, mais elle a travaillé dur pour se reconstruire, réparer quelque peu les craquelures, là où le miroir s’est brisé. Elle le fait pour sa sœur, pour son père, parce que c’est la seule famille qui lui reste. Elle le fait pour le Ministère, pour ne pas risquer un autre tremblement de terre. C’est peut-être pour ça qu’elle aime tant l’ordre établi, Irina, elle a trop peur de ce que ça pourrait donner si la pyramide recommençait à vaciller.

Elle s’est bien renseignée, sur Eira, en prenant le cas pour elle. Elle a trouvé quelque chose dans la conviction de cette femme, quelque chose de spécial, un sentiment particulier sans trop savoir à quoi le rattacher. Quand Irina a lu la déposition, le compte-rendu du procès, c’est ça qui l’a frappée ; à quel point l’assaillante se tenait sur un fil, à quel point il aurait été facile de tomber d’un côté comme de l’autre. C’était facile, en étant enfermée dans le château, de diaboliser tous les fils de scroutts qui les attendaient dehors. La Droskaïa l’a appris à ses dépens : la frontière entre le bien et le mal est aisément franchie et bien trop souvent.

Eira est restée un moment dans la forêt de Torfeno, pourquoi ? Pour la discrétion ? La nourriture ? La proximité de Sofia ? Elle se met dans la peau de sa proie, comme un animal en chasse, s’efforce de ne pas se rappeler que ça fait longtemps qu’elle a enterré sa bestialité, qu’elle a fracassé la porcelaine pour en faire de l’acier. Comprendre à quoi l’évadée a pensé, ce qu’elle recherchait, là, sous les feuilles, avant de se tirer. Ca fait quelques heures qu’Irina l’a vue entrer dans le hangar, à Vladaya. Quelques heures qu’elle respire difficilement, qu’elle débat, qu’elle passe en revue ses options. Elle peut envoyer un patronus au ministère, avoir des renforts présents en quelques minutes, mais quelque chose l’en empêche. Un bout de conscience, logé et enterré au fond de sa cage thoracique, un bout qui dit que l’autre ne mérite pas un tel assaut, qu’elle peut faire les choses bien. Qu’elle peut faire les choses de la manière dont elle voudrait les voir faites, si elle était à la place de la jeune Aleksandrov.

La Droskaïa ferme les yeux, fait le silence dans son esprit. Elle va rentrer, et elle va rentrer seule. Premièrement, s’assurer que les issues sont closes, qu’il ne reste que la porte d’entrée, qu’elles seront enfermées. Son myocarde bat la chamade. L’adrénaline se fait sentir par picotements sur le bout des doigts ; elle sait qu’elle peut, elle aussi, ne pas ressortir de là. Et pourtant, ça fait tellement de bien d’avoir peur, de prendre des risques sans se perdre elle-même. Elle est en contrôle ; Arachna n’est pas là, elle n’aura plus de sang innocent sur les mains, elle y arrivera. Quand Irina entre enfin, elle se glisse comme une ombre, fait les mouvements comme on lui a appris, baguette sortie et fermement serrée entre ses doigts. Ses pas ne se font pas entendre, le crépuscule filtre à peine à travers les quelques fêlures de la tôle. Elle bondit comme un félin derrière un compartiment, puis derrière un autre. Soudain, un bruissement au-dessus d’elle. L’agente a à peine le temps de sentir le parfum boisé d’Eira avant qu’elle ne lui tombe dessus dans un craquement sourd, emprisonnant sa nuque et sa taille dans un effort pour l’immobiliser. Souffles rauques entremêlés, elle se détache, et parvient à envoyer valser l’assaillante quelques mètres plus loin. Bout de baguette qui s’allume, faisceau qui illumine un visage aux traits tirés, sauvages. Battement de cœur. « Je te conseille de rester là où tu es. » gronde Irina, en tenant sa baguette à bout de bras, pointée sur la silhouette au sol. Sournoise petite Eira. Le souvenir cuisant d’avant tambourine dans la mémoire d’Irina, du temps où personne ne pouvait la surprendre comme ça. La protection d’Arachna ne lui manque pas, elle a trop sacrifié pour le bien qu’elle en a tiré, mais pourtant, parfois, elle regrette l’extraordinaire longueur d’avance sur le monde qu’elle a douloureusement perdue.


(c) DΛNDELION


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❝ wild beasts wearing human skins❞ are you, are you, coming to the tree, where I told you to run so we'd both be free, strange things did happen here, no stranger would it be if we met at midnight in the hanging tree.
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