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 I will find you □ Ielisseï & Hàkan

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♠ AD ASTRA PER ASPERA
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♠ AD ASTRA PER ASPERA

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-pur. Messages : 151Date d'inscription : 02/01/2016Localisation : Sofia
Ҩ I will find you □ Ielisseï & Hàkan Ҩ Mer 11 Avr - 15:41


∆ ∇∆ ∇∆ ∇∆ ∇
Hàkan est méticuleux dans son travail et il n’éveille jamais les soupçons. C’est le gars sérieux, qui fait pas de zèle, il vient, fait son travail et repart les mains dans les poches. Pour tout le monde, il n’est qu’un sorcier comme les autres, qui ne cherche pas les problèmes, et qui fait ce qu’on lui dit. Mais derrière ses apparences de bon employé, le sibérien retient plus d’informations qu’il ne le devrait. Il tend toujours une oreille quand il y a une discussion intéressante dans le coin. Il sait où regarder dans les montagnes de documents qui s’accumulent sur son bureau. Et surtout, il est doué quand il s’agit de retrouver quelqu’un. Depuis qu’il fait partie de la résistance, Hàkan a trouvé son but, sa motivation pour se lever tous les jours. Aider les sang-noirs, aider les vainqueurs qu’il a pu rencontrer sur l’île de Domovoï il y a cinq ans. Il avait voulu tenir sa promesse faite à lui-même à l’époque ; sauver le plus de vainqueurs possibles, ne pas accepter qu’ils soient des expériences pour des sorciers à l’égo surdimensionné. Et aujourd’hui, il faisait en sorte que les sang-noirs non recensés, ne finissent pas entre les mains du ministère.
La résistance lui avait apporté beaucoup ces dernières années. Un but, des amis, la sensation d’être utile pour les autres. Etant complètement en vrac, accumulant problèmes et chagrin, trouver un nouvel objectif dans sa vie, ça l’avait véritablement aidé. Et ça l’aidait encore.

Cela faisait des jours qu’il accumulait le plus d’informations possibles, que, dès qu’il avait un moment, il cherchait soigneusement ce nom parmi ses piles de documents : Ielisseï Voronov. Un nom qui revenait un peu trop régulièrement ces derniers jours.
Ielisseï Voronov était dans le collimateur du ministère, et Hàkan devait le retrouver avant eux. Dix-huit heures, fin de journée. Le sibérien ramasse ses affaires, lentement, salue quelques collègues poliment, et sort du ministère d’un pas tranquille. Il ne sait pas trop par où commencer ses recherches. Sofia est vase, et il n’a malheureusement que peu d’informations à propos de ce jeune homme androgyne. C’était sans doute le détail qui l’aiderait à le retrouver. Il savait qu’il l’avait déjà rencontré à Domovoï, qu’il avait soigné ses blessures et tenté de l’aider. Peut-être qu’en le retrouvant, et en lui tendant la main, Ielisseï accepterait son aide directement. Le sibérien commença à arpenter les rues de Sofia. Avec les années, il savait où aller chercher des informations, connaissait du monde et des personnes susceptibles de l’aider un peu. Cibler les quartiers, se rendre dans le quartier sud. Mal fréquenté, mais débordant à souhait de sang-noirs. Il y avait une chance qu’Ielisseï se trouve ici. Hàkan arpente les rues, dévisage les passants, essaie de reconnaître un visage. Il échange parfois quelques mots avec quelques connaissances, mais a l’impression de tourner un peu en rond. Les minutes passent, il doit être dans le quartier sur depuis plus d’une heure déjà. Puis, un coup d’œil à sa droite et il croit reconnaître celui qu’il cherche. Il peut difficilement lui courir après, ou lui dire un truc qui le ferait fuir. Ielisseï croise son regard, quelques secondes passent, puis à la vitesse de l’éclair il tourne les talons, et s’enfuie. Et merde. Il va finalement être contraint de lui courir après. Il garde sa baguette à la main, dans le cas où quelqu’un arrêterait sa poursuite. Ca lui est déjà arrivé et il ne tient pas à retenter l’expérience. Il se dépêche de le rattraper, mais ne veut pas crier son nom, de peur d’éveiller des soupçons, ou d’intéresser des personnes mal intentionnées. Alors il le suit, le plus près qu’il le peut, le plus vite aussi, parce qu’Ielisseï compte bien lui échapper. Et il le comprend. Un gars qui le suit dans une rue, ça n’a rien de rassurant, n’importe qui prendrait la fuite. Il tourne dans des rues de plus en plus petites, désertiques, et finit par se retrouver coincé par un cul de sac. Hàkan lève les mains en l’air, en signe de paix. « Je ne te ferai rien, je veux juste t’aider. »



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❃ AD VITAM AETERNAM
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❃ AD VITAM AETERNAM

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 810Date d'inscription : 10/08/2016Localisation : Dans les environs de Sofia
Ҩ Re: I will find you □ Ielisseï & Hàkan Ҩ Mer 18 Avr - 16:16

— Avis !
Une nuée d’oiseaux sort de ta baguette – des petits faucons, aux becs et aux serres acérées. Le résultat te surprend presque : avec l’Ox, tu aurais tout aussi bien pu obtenir une volée d’oiseaux roc ou de bébés dragons. Ça aurait été intéressant, mais un peu chaud pour toi, sans jeu de mots.
D’un mouvement tu essuies la sueur sur ton front. Tes doigts tremblent légèrement sur ta baguette et ton contrôle sur l’Ox diminue d’instant en instant. Accepter un troisième combat à la suite des deux précédents n’était clairement pas une bonne idée, mais ça faisait monter les enchères, le patron te l’a demandé – l’a exigé et tu n’as pas vraiment eu le choix.
En face, ton adversaire guette le sort caché derrière les oiseaux. Bien renseigné. Il sait que tu n’utilises les sortilèges formulés que pour créer des diversions ou amuser la galerie, que le vrai combat, tu le mènes avec les informulés, sans jamais rien laisser transparaître de tes intentions. Dommage pour lui, il se détourne des oiseaux. « Oppugno ». Tu ne le prononces pas mais l’effet est radical. Les faucons se ruent sur ton adversaire et l’agressent à coups de serres et de bec. Un cri lui échappe tandis qu’un rire monte de la foule des spectateurs agglutinés autour des protections magiques. Tu les ignores, ils ne sont pas vraiment là tant que le combat n’est pas terminé, tu les évacues de tes pensées.
Tu esquives le faucon qui tente de s’en prendre à toi – maudit Ox –, savoures le spectacle une poignée de secondes. Les oiseaux ne lui laissent aucun répit ; le sang coule sur son visage. La plaisanterie a assez duré. D’un sort, tu mets fin au combat et renvoies les oiseaux d’où ils viennent – avec un bout du sol en prime. Il est grand temps que tu arrêtes avant de tout faire exploser.
Brusquement, tu reprends conscience de la foule qui est là, crie et s’agite, les exclamations victorieuses ou rageuses des parieurs. Des regards qui pèsent sur toi – ceux contre lesquels tu t’es barricadé, le temps de vaincre ton adversaire. Tu te hâtes de quitter l’arène du fight club pour gagner le comptoir où le patron te tend une jolie somme d’argent, le prix des trois combats.
Tu ne t’attardes pas sur place, le monde te met encore trop mal à l’aise, et tu n’aimes pas vraiment débattre de tes combats avec des inconnus surtout prêts à se faire de l’argent sur ton dos. Avec le temps, tu as gagné assez d’estime pour ne pas avoir à combattre trop souvent et gagner quand même un peu d’argent.
Une fois dehors, tu t’adosses un instant au mur. Définitivement une mauvaise idée. Même si tu gardes l’Ox sous contrôle la plupart du temps, tu n’es pas à l’abri d’un dérapage magique – sans compter la fatigue qui pèse sur toi.
Le soleil de la fin d’après-midi te réveille un peu et tu te mets en marche d’un pas lent, assuré malgré tout vu le quartier. Hors de question de manifester une faiblesse ici. Tu ne rabats pas complètement la capuche de ton pull sur ton visage, profites du léger vent qui souffle.
Repéré. L’instinct de conservation développé au cours des dernières années, aiguisé par la nécessité d’échapper aux traqueurs de tout poil, s’est réveillé. Tu gardes une allure naturelle quelques pas, le temps de déterminer d’où vient la menace, mais tes doigts sont crispés sur ta baguette – un réflexe que tu n’arrives pas à perdre, même si tu n’as plus vraiment besoin d’elle.
Sur ta gauche. Un type te fixe. Tu croises son regard une seconde et quelque chose te souffle qu’il est là pour toi, que tu n’es pas une cible choisie au hasard. Sans plus réfléchir, tu t’élances, tournes dans la première rue que tu croises. Il y avait longtemps que tu n’avais pas joué au lapin, tiens ! Tu chasses la pensée parasite, tentes de te repérer. Et évidemment, pile quand il y a cette fichue fatigue…
Le souffle court, tu enfiles les rues en fonction de ce que tu connais au début, puis de plus en plus aléatoirement à mesure que tu t’enfonces dans le quartier, vers des coins que tu n’as jamais vraiment explorés. L’autre est toujours derrière toi. La capuche de ton pull est tombée, tu ne tentes pas de la remettre. S’il sait déjà qui tu es, masquer ton visage ne sert à rien.
Des rues de plus en plus petites, étroites. Désertes. Ce n’est pas vraiment ce que tu voulais. Les pas résonnent toujours derrière toi. Drôlement motivé, l’autre. Au moins, il n’a pas encore tenté d’utiliser la magie, même si pour le coup tu comptes surtout sur le bouclier naturel de l’Ox. Ce pouvoir a toujours eu beaucoup plus d’instinct de survie que toi.
Tu serres les dents, mais tu commences à ralentir. Un point de côté te brûle le flanc et tu as de plus en plus de mal à reprendre ton souffle. Une petite rue, là. Avec un peu de chance…
Impasse.
Tu t’en rends compte juste après avoir tourné l’angle. Tu as beau cavaler comme un lièvre, tu n’en es pas encore à sauter le mur de plusieurs mètres de haut qui clôture la rue.
L’autre s’avance, et c’est alors que tu le reconnais. Un frisson glacé te court dans le dos, tandis que tu t’efforces de repousser les souvenirs qui remontent. Cinq ans. Cinq ans et tu le reconnais sans hésitation. Cinq ans, et tu sens encore l’odeur ferreuse du sang qui te noue la gorge et te donne mal au ventre. Cinq ans, et pourtant c’est comme si c’était hier. Les cris, le sang, la torture, la mort. L’enfer de Domovoï's Rock.
Il s’avance, les mains en l’air. Tu te retrouves dos au mur, sans avoir conscience d’avoir reculé. Non. Tu n’es plus le Ielisseï d’il y a cinq ans. Tu ne te laisseras pas capturer si facilement – tu maîtrises bien mieux les pouvoirs de l’Ox qu’à l’époque. C’est plutôt à l’autre de s’inquiéter.
Un rire ironique t’échappe lorsqu’il prend la parole.
— Le même genre d’aide qu’il y a cinq ans ? Non merci, je m’en passerai.
Parler, le temps de te reprendre, de réfléchir à ton prochain mouvement. Tes prochains sorts s’il attaque. Gagner un peu de temps, que le sang cesse de te battre aux temps et que ton cœur arrête de tambouriner comme s’il voulait prendre sa liberté. Tu le défies du regard.
— Tu bosses pour qui maintenant ? Le gouvernement ? Les mafias ? Ou tu as décidé d’avoir du sang pour toi tout seul ?
Quoi qu'il en soit, il ne mettra pas la main sur toi.
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