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 In the muddy water we’re falling (blanyx)

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Ҩ LUX IN TENEBRIS
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Ҩ LUX IN TENEBRIS

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Statut du sang : noir, puissance dans les veines qu'elle ne contrôle pasMessages : 122Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : une chambre au dessus du Cherna Roza
Ҩ In the muddy water we’re falling (blanyx) Ҩ Mar 10 Avr - 0:40

IN THE MUDDY WATER WE'RE FALLING
blaise&nyx


Nyx, lève toi ! Non. Pas encore. Pas tout de suite. Les sourcils qui se froncent pendant qu’elle tire la couverture au-dessus de sa tête. Dormir encore, laisser les rêves la garder au chaud. Nyx ! Putain Nyx t’es chiante ! grognement alors que la lumière filtre à travers ses paupières, l’envie mélangée entre pleurer et hurler, pas du matin, elle ne l’a jamais été, détestant quand on la réveille de force comme ça. Elle tremble. « Dégage » voix qui siffle alors qu’elle se redresse d’un coup, blessée, la colère de voir sa bulle de sécurité éclater. Cheveux en pagaille, maquillage étalé sur son visage, restes d’une soirée agitée et le corps qui supplie. Se rendormir, ça serait si simple. Mais impossible.
La porte qui claque, elle est seule de nouveau, le regard perdu dans le vide pendant qu’elle essaye de chasser les derniers engourdissements dans le bout de ses doigts, réveiller complètement son corps. Draps de satin et soie sur le corps, un luxe qui lui a trop manqué pendant ces dernières années. Mais à quel prix ? Dans sa tête ça sonne comme une alarme, un rappel. C’est aujourd’hui le jour J. Son sang. Quelques litres, c’est ridicule, de quoi payer la chambre, de quoi payer les vêtements, de quoi payer la pseudo liberté qu’elle se plait à imaginer, ignorer les barreaux construits tout en finesse par Zharka, cage fermée double tour quand elle a accepté le serment. C’est un marché écrit dans le sang. Le sang. Encore, toujours. Comme une rengaine usée. Son sang à elle ou celui des autres. Noir. Et toutes les histoires que ça cause. Tout ça pour quoi ? Une guerre qui ne l’a jamais concernée, une chasse à l’utopie qu’elle a toujours refusée. Et pourtant la voilà, petit pion sur l’échiquier. Contre son gré.

Elle chasse les restes de la nuit, envoi Nyx se coucher, laisse Masha reprendre le dessus un instant. Visage fatigué, corps usé, les cicatrices qui brillent le long de sa peau, souvenirs d’années dépassées qui ne la laisseront surement jamais. Au fond elle pourrait dire non, faire semblant, reculer l’instant. Oui. Elle pourrait. C’est ce qu’elle se dit un peu trop souvent, comme à chaque fois qu’elle doit aller là bas, attraper le portoloin pour se retrouver propulser là bas, avoir un aperçu de ce qu’elle serait si Zharka ne lui avait pas tendu la main. N’oublie jamais Masha. Non elle ne peut pas. Elle ne peut plus. Alors elle fait comme elle peut, enfile masque sur masque, c’est devenu comme un jeu.
Celui d’aujourd’hui est froid, fatigué, blasé. Pas besoin de jouer les poupées quand on va en enfer, on s’équipe de ses meilleures armes. Tenue trop indécente comme toujours, c’est comme une armure, le corset qui enserre ses formes, le short bien trop court, les talons bien trop hauts. Prostituée. Ca résonne encore dans son crâne. Trainée. Pour avoir finit la soirée avec cet homme, dans ses bras. Pourtant toutes les insultes ne valent pas l’air satisfait quand Zharka saura ce qu’elle a déniché. Et c’est bien mieux comme ça.
« J’ai un rendez-vous »  impérieuse, dédaigneuse, quand elle sort de sa chambre et explique qu’elle ne sera pas disponible cet après-midi. Pas besoin de plus, un des avantages d’être la favorite, c’est de faire ce qu’on veut, quand on veut, du moins en apparence. Alors elle s’enfonce dans les dédales du Cherna Rosa, chemin que lui a montré Zharka jusqu’au portoloin, de quoi la transporter en dehors de Sofia, loin, très loin, dans cette ferme qui lui donne des frissons malgré la chaleur.
« Y a quelqu’un ? » qu’elle lance quand elle arrive enfin,  sensation d’engourdissement dans le bout des doigts qui refuse de se dissiper. « Je suis pressée » toujours aussi odieuse, cacher la peur qui grimpe petit à petit comme à chaque fois qu’elle se retrouve ici. Ca lui rappelle trop de mauvais souvenirs, de ces moments passés à Domovoï’s Rock qu’elle voudrait effacer. Le ventre noué, elle se retourne quand un bruit se fait entendre, plaque sur son visage un aire fatigué.
Air qui se fracasse un peu à ses pieds.
« Blaise ? »  La voix qui s’emmêle, les jambes aussi, la panique qui grimpe un peu. « T-t-t-tu f-f-f-ais quoi i-ci ? »  panique, panique. Non.Incompréhension. C’est comme un bug dans le système, elle comprend pas. Il devrait pas être là. Ou alors dans une cage. Mais pas comme ça, libre, l’impression d’appartenir à l’endroit. Il est comme elle, même sang dans les veines, même tares familiales, dire que y a pas si longtemps ils avaient un autre avenir prévu. Ca la ramène à loin, dans le passé, les moments à se détester dans les couloirs, puis à s’aimer, un peu bon gré mal gré.  Si elle n’était pas aussi perdue surement que ça la ferait sourire. Surement ouais. Surement qu’elle en profiterait aussi. Mais là y a plus rien qui vient, aucun mot dans sa bouche, de peur de cracher des bêtises, se ridiculiser un peu plus, puis perdre les dernières cartes qui lui restent en main.



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Ҩ Re: In the muddy water we’re falling (blanyx) Ҩ Mar 24 Avr - 21:16

Il agite les fioles, lentement, laisse son regard se perdre dans le tourbillon bleu sombre qui vient d’apparaître. L’envie de balancer le foutu liquide contre le mur, de perdre patience. Il faut qu’il trouve la solution. Innover, inventer ce bouclier qui empêchera peut-être Zharka de faire tomber sa tête lorsqu’elle découvrira la vraie nature de ce scientifique fraîchement recruté. Sang-noir. Ça cogne comme une menace dans son esprit quand il contemple la cage vide qui se trouve à quelques pas de là.

Tu ne devrais pas être ici, pas comme ça.

Il est parti bien assez tôt Blaise, emportant Alyx dans son sillage, il a fuit vers la Suède trouvant refuge chez l’époux de Liviana avant de subir un entraînement intense pour apprendre à maîtriser ce pouvoir qui lui ravage les veines. Toujours en apprendre davantage, plonger au fond de soi-même. Cinq ans, cinq ans déjà et pourtant il y a ce sentiment d’être toujours plus en sécurité ici que là-bas, sous le joug de Liviana, Liviana et sa folie qui s’étend, ses obsessions, ses démons qui prennent trop de place, cette génitrice dont le temps distend les liens qui les unissaient. Elle a le cœur tellement amer Alyx, elle est cassée, encore plus qu’auparavant et sûrement qu’elle le déteste un peu de l’avoir poussée à céder à tous les petits jeux sordides de la sorciere. Elle lui a pourtant tellement donné Alyx, presque trop violemment pour qu’il puisse tout à fait le lui rendre, poussée dans ses retranchements, encore et encore. Ils avaient besoin de partir, besoin de s’aimer autrement. C’est Noak qui leur a sauvé la peau, une seconde fois, Noak qui les a fait entrer en secret sur le territoire Bulgare, qui s’est arrangé pour les protéger, relativement. En échange, j’exige des renseignements. Un sourire s’étire sur les lèvres de Blaise, décidément, ça l'amusera toujours autant. Il peut toujours rêver Astrom, dans quelques semaines il sera dans la tombe comme tous les autres.

Scientifique, pour l’accès au laboratoire, pour la possibilité d’expérimenter, de s’éléver. Pas de pitié pour les sang-noirs prisonniers, il ne leur doit rien Zabini, ils ne sont pas comme lui, jamais comme lui. Mais il y a ce danger qui pèse sur ses épaules, qui l’écrase, cette certitude : on finira par le reconnaître, on finira par le dénoncer. Il faut absolument qu'il gagne du temps, qu'il acheve de mettre au point cette nouvelle formule de l’Iskra sur laquelle il travaille en secret depuis près de deux semaines, trouver la faille, rendre cette drogue plus intense, plus addictive, plus éblouissante. Impressionner la reine, se rendre indispensable. Il faut faire ce qu’il faut pour ne jamais tomber. Parvenir à toucher le ciel avant de voir cramer ses ailes, les rendre assez solides, assez tranchantes pour que personne ne puisse jamais les lui arracher. « Y a quelqu’un ? » Il sursaute Blaise, range précipitamment le matériel dans le sac posé sur le tabouret d’à côté, se redresse. La sang-noir de Zharka, la petite privilégiée. C’est aujourd’hui qu’elle est censée être prélevée, comment a-t-il pu oublier ? « Je suis pressée » La voix est haute, impérieuse et le fige sur place. Il connaît ce timbre mais ce serait…c’est impossible. Pourtant quand il entre dans la pièce c’est bien Masha qui se tient là, une Masha différente, une Masha indécente mais Masha quand même alors ça tourne un peu dans son esprit, l’envie de reculer, de refermer la porte et de ne pas lui donner le temps de l’apercevoir. « Blaise ? » Trop tard. Il soupire et s’avance, sourire aux lèvres, surtout faire comme si de rien n’était. ça se fissure dans les yeux de Masha, cette assurance qu’elle simule, il y a les mots qui tremblent à nouveau, son corps aussi. « T-t-t-tu f-f-f-ais quoi i-ci ? » T’as pas changé Masha, même si t’essaies, tu trembles toujours autant derrière tes airs altiers. Gagner du temps. Il hausse les yeux au ciel, désigne sa blouse comme si tout était normal. « ça se voit non ? je travaille. » Sourire, qui se fige lorsqu’il entend remuer dans la pièce d’à côté, sûrement un de ses collègues qui vient d’arriver. « viens. » il attrape le poignet de Masha, l’entraine dans une petite salle adjacente qui déborde de fioles, de livres, de matériel mal rangé, prend place sur le tabouret qui trône contre le mur. « Temps que tu ne seras pas capable de parler correctement, je préfère qu’on reste ici ». Il est ironique Blaise et c’est tellement simple, elle articule mal Masha dès que l’émotion la submerge, il le lui a souvent reproché mais au fond ça l’a toujours un peu charmé, comme une faille, une fragilité. Elle est troublante Masha, avec ses vêtements vulgaire et sa tête de poupée désorienté, ça ne va pas ensemble, comme un déguisement mal assemblé. Il la connaît pourtant, sait qu’elle cache de nombreux visages sous ses masques, personnalité nébuleuse qui aurait pu, qui aurait dû finir par compléter la sienne. C’est ainsi que c’était écrit dès le départ, la bègue et le bâtard, sang pur mais troublé par ces tares. Fiancé, si jeunes, à l’âge où ils n’avaient été bon qu’à se détester, se repousser, je ne veux pas de toi, je n’en voudrai jamais, la colère, corrosive, quand il y a ce désir d’être libre, de respirer chacun pour soi, quand la pression familiale s’accentue, quand Deirdre prenait toute la place. Crac, ça le fissure un peu quand il repense à son visage, Deirdre, Deirdre et tout ce que sa mort lui a arraché. Il s’en souvient Blaise, il s’en souvient trop, Durmstrang en feu et l’explosion, son petit corps comme barrière, sa respiration saccadée, son regard et tout ce qui y brillait. Il se souvient de tout, de cette image surtout, le fleuve rubis qui coulait le long de sa peau si blanche, qui s’accrochait à la sienne, la tachait, il se souvient de la douleur, de la colère, de l’incompréhension, lui qui pensait qu’elle serait toujours là, au fond, qu’elle soit sienne ou non, il se souvient d’Asya, de la douleur d’Asya, des hurlements d’Asya, de la fureur d’Asya. C’est toi qui l’a tuée. Et la dague dans sa poitrine, juste au dessus de cœur, la magie qui s’échappe de ses mains, propulse la louve au loin. Les nuits coulent et le fantôme de la jeune fille danse encore de travers, parfois, au détour d’un couloir, dans l’ombre d’un miroir, un souvenir qui tranche chaque fois qu’il contemple la cicatrice brun sombre qui barre sa poitrine. C’est toi qui l’a tuée. Culpabilité trop violente, trop profonde. Deirdre elle a toujours été trop pure pour ce monde, trop pure pour lui, c’est de ta faute Zabini, tu l’as condamnée dès le premier jour où tes lèvres ont rencontré les siennes. Les lumières se sont toutes éteintes avec elle mais ça lui a permis d’avancer, vivante elle aurait toujours été sa faiblesse, il le sait, jamais il n’aurait pu devenir aussi fort qu’avec Alyx à ses côtés.

Un bruissement d’étoffe le fait revenir à la réalité, il croise le regard de Masha. Qui est-elle désormais ? Une ennemie, une alliée ? Tout a changé avec le temps, il la connaît trop Masha, bien assez pour savoir qu’elle en abusera. En grandissant Masha c’est devenu un tourbillon dans lequel il lui arrivait souvent de se réfugier, amis, amants, et les mots de Masha, et le rire de Masha, son venin et le sien, et les courbes de Masha, et le corps de Masha, lentement, soigner son cœur entre ses draps. Sûrement que mariés, ils n’auraient jamais été capable de s’aimer pour de vrai mais que leur duo aurait fini par faire trembler le monde sorcier, ensemble ils auraient été les rois, assez libérés de leurs sentiments pour pouvoir s’élever. Et aujourd’hui ? Qu’est ce qu’elle est devenue Masha, pourquoi est-ce qu’elle a besoin de briller comme ça ? Il la scanne du regard, le short et les talons trop hauts, vertigineux, se demande vaguement quel type de contrat elle a pu passer avec Zharka. Elle est belle Masha, même s'il ne lui a jamais réellement dit. « Je vois que tu t’en sors presque aussi bien que moi. » Il l’aime bien Masha, même s’il sait qu’elle va mordre. Et sûrement qu’il y a un peu de fierté dans ses yeux quand il la contemple parce qu’ils le savent, l’un comme l’autre, que ça les a toujours lié : quelque soit le prix à payer, rien n’est plus précieux que la liberté.
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Statut du sang : noir, puissance dans les veines qu'elle ne contrôle pasMessages : 122Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : une chambre au dessus du Cherna Roza
Ҩ Re: In the muddy water we’re falling (blanyx) Ҩ Mar 14 Aoû - 2:17

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Réfléchir. Analyser. Réagir. Trois verbes qu’elle se répète à longueur de journée depuis qu’elle a compris que son avenir serait bien trop compliqué, depuis que Zharka lui a donné une place à ses pieds, petite princesse protégée, traitre à son propre sang. Réagir. Réagir. Pourtant ça lui couple le souffle, ça lui coupe les jambes, Blaise devant elle, Blaise qu’elle n’aurait jamais pensé revoir. Blaise qui partage le même secret qu’elle. Ils se connaissent trop bien tous les deux, peut être même un peu trop. Il connait la véritable Masha, il connait celle qui se cache derrière tout le reste, maquillage factice, rouge trop vulgaire, parfum étouffant. Il connait la véritable Masha, celle qui bégaie, celle qui perd, celle qui pleure. Masha la perdante, Masha la stupide, Masha dans l’ombre de Krista la toute grande. Pitié laissez la gerber. ça se voit non ? je travaille. Hautain, toujours hautain. Terriblement hautain. Blaise, Zabini. Sang pur, un rejeton de l’Angleterre venu terminer ses études en Ukraine, des trainées de magie noire qui coule dans ses veines. Elle sent son cœur manquer un battement, l’impression que c’est un mauvais rêve éveillé, qu’il faudrait qu’on la pince pour lui prouver que c’est bien la réalité. viens. Impérieux la façon dont il lui attrape la main, pas besoin de preuve plus tangible, ça lui arrache une grimace, un me touche pas qui lui effleure les lèvres, un me touche pas qu’elle ravale tant bien que mal, incertaine de sa capacité à prononcer la phrase correctement. Temps que tu ne seras pas capable de parler correctement, je préfère qu’on reste ici. Qu’il finit par assener, une fois qu’ils sont seuls dans la pièce encombrée. Elle sent ses joues, son cou, se marbrer de rouge. Honte. Haine aussi. De le voir remuer les vieilles blessures du passées. Elle a changé depuis, beaucoup trop. Il ne le sait sans doute pas, il a du l’effacer de ses souvenirs, quand elle a fugué, rompant ainsi l’engagement qui les liait. « Parler correctement ? Ha me fait pas rire. Ici c’est pas de moi qu’il faut avoir honte » les mots qu’elle assène, certaine, franche, violente. Y a Nyx qui se réveille petit à petit, prend le dessus, efface Masha. Y a Nyx supérieure, Nyx méprisante qui se rapproche de Blaise, assis. Elle le surplombe. De toute sa hauteur. Première fois que les rôles sont inversés. Et elle savoure chaque instants. « C’est plus comme avant Blaise » » non plus comme avant. Ca ne le sera plus jamais. Finit Masha, disparue Masha, jolie princesse, petite poupée. Ce n’est plus non plus Zabini le grand Zabini l’adulé. Elle n’est pas stupide Nyx, si Zharka avait engagé un autre sang noir, surement qu’elle lui en aurait parlé.
Je vois que tu t’en sors presque aussi bien que moi. « Oh chéri » » sulfureuse, alors qu’elle se laisse tomber sur les genoux de Blaise, sa position favorite, main qui vient se perdre contre sa poitrine, l’autre derrière sa nuque. « Non non. Je m’en sors bien mieux que toi » » les ongles qui crissent contre la peau, yeux dans les yeux, elle est là, vipère, prête à mordre. S’il savait Blaise, qu’il a été une de ses premières inspirations, quand il a fallu enfiler son armure ? Surement qu’il en serait fier, trop fier. Alors elle ne le lui dira pas. Pas tout de suite. Préfère jouer encore un peu, alors que de nouveau elle est débout, contact avorté.
Elle est reine Nyx. Ici et là bas. Reine de l’ombre, qui siège aux côtés de Zharka. Ils le savent tous. Pas d’illusion. Petite princesse du Cherna, celle dont on scande le nom. Elle est reine Nyx, pour une fois, elle compte bien profiter, jusqu’à ce que la flamme finisse par s’éteindre. « Doooonc comme ça tu travailles ici comme scientifique » » les yeux qui se posent sur la pièce, les fioles, ça la fait frissonner. Elle a toujours détesté le laboratoire, trop de mauvais souvenirs, de la cage trop froide, trop sombre, à Domovoi’s rock. Oups la fiole qui vient s’écraser par terre dans éclat, les morceaux qui s’étalent aux pieds de la jeune femme. « J’ai dis que j’étais pressée non ? » » alors qu’elle tend son bras. Comme un serpent elle attend, se dresse, observe, attend que la proie soit à portée de crocs, pour y planter ses dents. « Fait attention à ce que tu fais Zabini. Je compte beaucoup pour Zharka. » »



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Ҩ Re: In the muddy water we’re falling (blanyx) Ҩ Jeu 20 Sep - 19:51

IN THE MUDDY WATER WE'RE FALLING
the sweetest thorn



Elle a l'air d'un oiseau de nuit Masha, comme si on lui avait doucement brûlé les ailes en lui faisant croire qu'elle volerait mieux sans, que c'est en tombant à genoux qu'elle se libérerait d'elle-même. Trop fragile Masha, trop incertaine, elle aurait du comprendre qu'il n'y avait pas de remède, que le poison en elle rien ne saurait l'effacer. Belle armure qu'elle a soigneusement travaillé jusqu'à disparaître derrière. Il aimerait bien savoir Blaise, combler les lacunes, les manquements, les morceaux de son histoire qui lui ont échappé, avalés par les années. ça se mélange, force et fragilité dans son regard, gamine et garce qui défilent, elle est belle Masha, en lambeaux sur des talons hauts il voudrait bien la voir danser, saluer la lune d'un peu plus prêt. .

« Parler correctement ? Ha me fait pas rire. Ici c’est pas de moi qu’il faut avoir honte » Ce n'est plus vraiment Masha dont les mots se font plus durs, violents, Masha qui s'approche pour le surplomber. Illusion de force dont elle semble se délecter. « C’est plus comme avant Blaise » Non plus comme avant. Il y a les plaies qui se sont plus profondes, jamais cicatrisées. L'esprit brisé, encore, l'indifférence qui devient une réalité. Parce qu'il ressent de moins en moins Blaise, le coeur emmuré encore plus fort qu'il y a des années. Et puis la chute, oh oui la chute, si violente, la fierté qui casse lorsqu'il se voit contraint de vivre caché, elle le sent Masha, elle qui suppose s'être élevée, elle qui a vendu son âme à Zharka. Qu'est ce que t'es devenue Masha? ça le traverse, un instant, des bribes de peine inattendue, nostalgie et colère qui s'épousent quand il la regarde, peau dénudée, tissu absent, rouge sur blanc, les couleurs se mélangent, spectacle incandescent.

« Oh chéri »

Elle tombe Masha, assise sur ses genoux, la main qui glisse sur la poitrine, emprisonne sa nuque. Comme avant. Toujours, encore, comme avant. Il y a son visage trop prêt du sien, du pourpre sur ses lèvres, elle est trop belle quand elle griffe, quand elle agrippe, quand quand elle enrage sans trop qu'elle même ne sache pourquoi. Il n'a jamais vraiment su voir ce qu'elle pouvait représenter mais il le ressent maintenant, tout ce qui brûle en elle et le brouillard qu'elle a placé dans sa propre tête. Etoile souillée, sûre qu'elle aurait pu briller, planer vers les sommets, si tout avait été différent. « Non non. Je m’en sors bien mieux que toi » Les ongles crissent contre sa peau, le regard se fait violent, insolent. peut-être qu'elle lui plait, au fond, cette nouvelle Masha, plus libre même avec des chaînes aux poignets. Reste là. Elle s'éloigne, s'arrache à ce contact, joueuse, elle laisse traîner ses yeux dans toute la pièce. « Doooonc comme ça tu travailles ici comme scientifique »  Il y a des éclats barbelés dans son regard quelque chose qui crisse, accroche à l'esprit, en déraille les reflets. L'envie d'agripper sa peau, de ne plus la laisser s'échapper. Une fiole se brise à ses pieds, le ramène à la réalité. Agaçante Masha, méprisable quand elle lui tend le bras. «J’ai dis que j’étais pressée non ? »  Il observe un instant le dédale de veine sur ses poignets. Zharka est tellement douée pour parvenir à lui faire croire qu'elle vaut plus que les sang-noirs en cage. Prison dorée refermée sur la blonde, ça se voit qu'elle déteste ça, les fioles et les laboratoire, qu'elle mord et se dresse pour ne pas vaciller. Pas si forte Masha, ça lui arrache un sourire de la voir s'obstiner dans cette comédie.

« Pressée? S'il te plaît ne me fait pas croire que quelqu'un t'attend. »  Il attrape le paquet de cigarette dans sa poche, besoin de sentir la fumée à travers les poumons, foutue manie héritée de Zora. Un instant il se demande ce qu'elle est devenue, sa veille amie fantomatique, poison vivant auquel il avait pourtant fini par s'accoutumer. « Fait attention à ce que tu fais Zabini. Je compte beaucoup pour Zharka. » Il sourit franchement maintenant. Je compte beaucoup pour Zharka. ça lui évoque un souvenir, pas si lontain, Nia qu'il a croisé un soir, ivre sur les pavés à quelque pas du Cherna Rosa, Nia qui pleurait, Nia et ses cheveux défaits, Nia qui s'est accroché à ses bras pour ne plus vaciller, Nia et les torrents qui s'écoulaient de ses yeux. Comment pourrait-il lui faire comprendre qu'il l'a arraché à son foyer pour la protéger bien plus que par facilité? Comment est-ce qu'elle pourrait pardonner Nia, petite soeur au sang si différent du sien mais qu'il avait tenté de préserver, au tout départ, il y a trop d'années. Je compte beaucoup pour Zharka tu sais. Plus que toutes les autres. Plus que Nyx, c'est pour ça qu'elle me déteste. Nia et les lacs qui ont gelé sur ses joues. Il la connait si bien, pour elle l'hiver ne prendra jamais fin.elle donnera tout, viscéralement, jusqu'à ce que la douleur ne finisse par la changer en statue de glace que la reine de la Svoboda n'aura plus qu'à briser sur le sol.

« Personne ne compte pour Zharka » Il inspire, dernière bouffée, trop vite, la fumée brûle ses poumons. Ecrase la cigarette dans un cendrier, laisse le tout s'évaporer. « Tu crois qu'elle voudrait de toi si tu n'étais pas si belle? » Il ne le lui a jamais dit. Elle doit l'entendre si souvent maintenant. Et il ne sait plus trop si ça le touche ou non d'imaginer sur quel genre de royaume Masha règne désormais. Nyx. Alors c'est ça? C'est la lune qui a maudit Masha?  « Si tu ne lui rapportais rien? » Chute lente, contrôlée par des chaînes invisibles aux poignets. ça doit te donner le vertige Masha, tous ces gens qui s'inclinent pour toi. Il se souvient Blaise, il se souvient trop. Tour à tour à lunaire ou ensoleillée, elle brillait déjà plus fort à la nuit tombée il y a quelques années. C'était simple à cette époque, douce façon d'oublier à quel point leurs coeurs étaient dysfontionnels. Et maintenant? Bravo Masha, donne leur un peu de lumière, nourris toi de l'obscurité, peut-être que comme ça tu pourras enfin t'effacer. Il y a l'envie de baigner encore un peu dans le parfum des souvenirs, et l'indifférence, progressive qui le recouvre. Il retrouve le métal qui lui manquait, éloigne toute pitié. « Je suppose qu'il lui manque deux trois cases pour être émotionnellement fonctionnelle. Les mêmes qu'on inhibe tous les jours toi et moi. » Elle devrait rompre ses liens Masha, échapper à cette mer affamée qui n'attend que le boN moment pour la submerger. « J'étais sûr que tu t'en sortirais. » Fierté, déplacée. Comme s'il avait eu une influence, au fond, que la jeune femme n'aurait pas si bien survécu si elle n'avait jamais croisé sa route.

Il y a du rose sur ses joues blanches, comme un battement erratique qui résonne de son coeur. Tellement étrange Masha, et ses émotions mesulées, trop fortes pour elle. Alors il la rattrape, l'attire contre lui, plonge dans l'abysse de ses yeux, un vide, un incendie qui s'y traîne. Laisse ses doigts courir contre la jambe dénudée, agrippe la cambrure de son dos pour mieux l'emprisonner, l'empoisonner.  « Et toi, Masha à quel point est-ce que tu es dérangée ? C'est toi ou Nyx que je dois inviter à danser? » Au fond ça a toujours été comme ça. Une façon de se réparer, de se noyer. De repousser l'obscurité qui les abîmait tous les deux. Sa chaleur, ses os, sa peau, l'envie de s'y accrocher encore un peu plus fort, de replonger. Le visage d'Alyx se fige dans l'air. La distance est violente désormais, creusée par les années, Alyx dont il croyait ne plus jamais pouvoir se passer.

Pourtant c'est Masha qui occupe tout l'espace, Masha et sa beauté, sa furieuse façon de tout brûler, illuminer.

Masha et les dents, les crocs qu'il aimerait sentir briser sa peau, le venin qui va tout balayer.

Les étoiles sont devenues si ternes depuis que la lune est enchaînée.
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