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 Puddles of blood in the streets ♠ Mephisya

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Ψ DUM SPIRO SPERO
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Ψ DUM SPIRO SPERO

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 259Date d'inscription : 25/03/2017Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Puddles of blood in the streets ♠ Mephisya Ҩ Sam 7 Avr - 2:18

Darkness falling

I'm always ready for a war again, go down that road again. It's all the same I'm always ready to take a life again you know I'll ride again. It's all the same tell me who's gon' save me from myself when this life is all I know, tell me who's gon' save me from this hell. Without you, I'm all alone.

   

   

Il y a ce bonheur qui lui tache les yeux, éclabousse la moindre de ses pensées.

Le sentiment d’être une intruse qui refuse de s’évaporer.

Quelque chose cloche, elle le sait. Cinq ans, cinq ans que tout a changé, que le corps sans vie de Deirdre a creusé un trou si profond dans son esprit qu’elle est parvenue à changer. C’est Lilith qui lui a tendu la main encore une fois, Lilith qui lui a pardonné, qui lui a sauvé la vie alors qu’Asya n’avait rien trouvé de mieux à faire que de détruire celle de son mari. Alors elle a lentement apprit à s’éloigner de sa nature dysfonctionnelle, pour Lilith, pour Halo, pour Jake, pour Jake surtout. Pièce tordue censée s’intégrer au puzzle, ça aurait pu finir par fonctionner convenablement. Mais il y a des ratures sur ce tableau, les esquisses de folie dans son esprit qui se précisent. Comment peut-elle les aimer si fort et se sentir prisonnière d’une réalité qu’elle a pourtant participé à façonner ? Lilith elle a la rage et la noblesse assemblées dans le cœur, Asya c’est plutôt la faiblesse et le trouble qui s’agglutinent jusqu’à se transformer. Vieux sentiments qui grondent, violence et haine, contre elle-même, contre le monde, danse macabre qui se lance, qui la submerge. La solitude est une ombre qui la suit depuis si longtemps, toujours différente au milieu des gens. Celle qui intrigue, qui dérange, qu’on ne contemple que le mépris ou la peur au ventre, souvent un peu les deux en même temps. Alors elle est fatiguée Asya, fatiguée de ne pas parvenir à changer, de regarder les jours s’enchainer sans jamais vraiment progresser.

Elle a essayé pourtant. Découpé un morceau vicié de son âme pour la faire entrer dans le moule. Si Lilith pense qu’elle est capable de vivre sainement, c’est sûrement la vérité. Au fond, échapper à la prison ne l’a pas empêchée de vivre recluse, juste bonne à assassiner une part d’elle-même pour briller dans les yeux de la première personne a avoir vu de la beauté en elle.

Ça lui sert le cœur à Asya, d’imaginer ce que Lilith penserait de ce qui va se passer ce soir.

Parce que depuis peu, un nouvel élément s’est ajouté à l’équation.

Mouvement furtif avalé par la pénombre, la louve observe la cible. L’homme est mince mais plus haut qu’elle, il lui faudra faire preuve de vivacité. Deux longs poignards dans les mains, elle traque Asya et ça la surprend un peu de réaliser que c’est toujours naturel pour elle, comme un instinct profond qui ne l’aurait jamais vraiment quittée. Il se sert de toi. Elle sourit. Elle sourit parce qu’elle le sait, celui pour qui elle va faire couler le sang ce soir ne fait que la tester, marionnettiste ayant enfoncé ses aiguilles dans sa chair avant même qu’elle n’en prenne conscience. Pourtant ça l’arrange bien Asya, laisser le crime la bercer en se persuadant qu’au fond ce n’est pas si grave, qu’elle ne fait que se laisser manipuler.

Elle bondit.
Bascule sur ses appuis et poignarde, le foie, le cœur. Lui trancher la gorge.Mécaniquement elle s’exécute et quand l’humidité rubis colore ses vêtements elle se surprend à ressentir une forme d’apaisement. C’est pour ça qu’elle a tué si longtemps, ça lui donne le sentiment de maîtriser, de contrôler, un instant son instinct bestial est rassasié. La honte se dresse sur la pointe des pied, la frappe au cœur d’un coup sec mais elle secoue la tête Asya décide de demeurer concentrée. Après tout elle est en mission.

Le cadavre est léger, facile à transporter, comme si on lui avait désigné une cible spécialement étudiée pour elle. Jeu sordide dans lequel elle se complait, quand il ne cesse plus de la fasciner. Bien vite elle aperçoit sa silhouette s’ébaucher dans une ruelle, dépose le corps, époussette ses vêtements avant de plonger son regard dans le sien, le cœur battant ; Est-ce qu’il est humain Mephisto ? Ou est-ce que le sang a gelé les quelques sentiments qui auraient osé s’agiter dans son cœur? Elle voit le vide Asya et ça la fascine un peu, il y a ce désir de creuser au scalpel dans chaque fragment de son esprit. Quitte à se meurtrir elle-même.

Est-ce qu’il lui ressemble Méphisto ? Oui et non, sans le vouloir elle se reconnait en lui, dysfonctionnels, de ceux qui effraient, qui dérangent, que la société préfèrerait pouvoir écarter. Mais il est différent Méphisto, parce qu’il est libre, affranchi des sentiments humains qui l’ont presque toujours clouée au sol, imprégné jusqu’à l’os de sa morale propre. Quand elle le contemple la louve comprend qu’elle valse sur une corde raide, elle voit sa chute dessinée dans les prunelles de l’homme qui vient la saluer. Ou bien le contraire qui sait, peut-être qu’il pourrait la libérer, l’aider à s’élever, rendre la folie plaisante et la normalité dénuée du moindre sens.

La honte frappe fort cette fois, enfonce sa lame bien droit dans la chair.
Dire que Lilith l’a pardonnée.

Il y a ce besoin d’apprendre à respirer différemment avant de suffoquer.
L’instinct que se jeter dans le précipice pourrait la sauver.
Alors elle se tient droite Asya, maquille ses cicatrices.

« C'est fait. »

Il n’y a pas de peur dans son cœur, pas la moindre. Ce n’est pas sur un monstre que ses yeux courent mais sur un être humain qu’elle pense être capable de comprendre mieux que personne. Alors elle pousse le corps, offrande sordide à celui qui semble prêt à la regarder plonger.

Ne pas reculer.
Soutenir son regard.
Comme une égale.
Comme un miroir.

   
CODAGE PAR AMATIS


† Woken up like an animal, teeth ready for sinking, my mind's lost in bleak visions. I've tried to escape but keep sinking. because monsters are not under your bed, they are all inside my head.
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✝ ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT
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✝ ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : purMessages : 32Date d'inscription : 16/08/2017Localisation : domovoi's rock
Ҩ Re: Puddles of blood in the streets ♠ Mephisya Ҩ Lun 7 Mai - 15:03


La mort a été engloutie dans la victoire. 
O mort, où est ta victoire ? 
O mort, où est ton aiguillon ?


Agenouillé dans l'ombre, écrasé par le silence, il y avait un homme qui ne bougeait pas ; seule sa respiration saturée de peur trahissait sa présence. Mais ce n'était pas la vie qui inondait ses poumons à chaque souffle, c'était la mort gorgeant ses derniers moments, et sans s'en apercevoir, il glissait lentement jusqu'au tombeau. Un autre homme, debout, se tenait près de lui, avalé par les ténèbres les enserrant. Voilà bien longtemps que la nuit était devenue une vieille amie qu'il portait en manteau autour de ses épaules maudites ; parce qu'il n'y avait que la noirceur pour le nourrir de son sein et cacher ses pêchés. Mais il n'était de toute manière pas là pour expier fautes. Il était là pour graver un nom de plus sur la stèle de ses crimes ; un martyr supplémentaire qu'il enverrait en enfer pour saluer le diable en espérant que celui-ci vienne enfin lui prendre l'âme qu''enfant il lui avait vendu.  On avait fait de lui un démon ;  Privé de cette âme si précieuse et jeté en pâture à l'humanité, le défunt avait décidé d'en faire son empire. Cracher encore et encore la rédemption à la face moqueuse de la vie. Et sa pieuse charogne s'abreuverait de blasphèmes jusqu’à ce que l'entité suprême daigne l'arracher au sol baignée du sang qu'il faisait couler. Mephisto : prince des enfers, habile récolteur d'âmes. Il fit quelques pas autour de l'homme recroquevillé, faisant teinter le métal autour de ses doigts : de longues griffes qu'il avait greffé à sa peau pour déchirer plus vite, plus fort. Ses doigts de fer ses refermèrent sur deux cartes qu'il observa longuement au travers de ses yeux blanc : as de pique et dame de coeur.  « Tu savais que les figures sur les jeux de cartes représentaient de véritables personnages ? »  Il lui montra la dame de coeur que l'homme se refusa pourtant à regarder, la tête baissée sur le sol. «  Elle par exemple, c'est Judith. Ma préférée. Tu sais ce qu'elle a fait ? Pour parvenir à ses fins, elle s'est servit de ses charmes afin de séduire l'ennemi, lui faisant croire qu'il obtiendrait d'elle de quoi asservir tout un peuple. Et lorsque celui-ci était ivre, elle lui arraché sa sale tête. » Prit par son obsession délirante, Mephisto passa un doigt délicat sur le visage dessiné de la dame de coeur et releva le regard vers le ciel, esquissant un signe de croix sur son torse, moqueur  «  Et le plus marrant dans tout ça, c'est qu'elle l'a fait au nom d'un Dieu. » L 'homme éclata de rire. Il y avait toujours une justification aux  pulsions mortelles des Hommes. C'était bien plus propre que d'admettre que les instincts primaires avaient besoin de sang et qu'il était inutile de le cacher. Dieu pardonnait tout. Dieu était le refuge de ceux qui n'avaient pas encore l'audace de croire en autre chose qu'en eux même.  « . La violence. Une des choses qui dirige le monde… Mais il y a encore plus important.  » L'homme trembla, Mephisto soupira. " l'argent !"  Il jeta un rapide coup d'oeil vers l'âme apeuré et tremblante à ses pieds et s'agenouilla enpassant sous son nez la deuxième carte. «  l'as de pique par exemple, c'est la carte la plus forte dans mon pays...»  Sa proie ne parlait pas, s'agrippant désespérement à l'espoir vain d'en sortir vivant. « Oh…  une vieille tradition royale anglaise moldue. Tu sais. Question de droits et de taxes. Tu comprendrais pas. » d'un geste de main, il fit tournoyer les cartes dans les airs. «  Enfin, tu sais, c'est pas contre toi. Entre nous c'est qu'une question de fric et de sang aussi, tu vois. On me paie pour te saigner, moi je trouve ça formidable !  » Mephisto se releva. ces 5 dernières années n'avaient pas épargné son esprit déglingué par la folie. Il avait fallu faire un choix lorsque Domovoï's rock était tombé : fuir ou demander grâce. Pour survivre, l'homme était retourné à ses affaires, plus terrible encore, les idées grignotées par le besoin irascible de se nourrir en permanence des autres pour faire renaître son corps. Détaché de toute contrainte, il s'en était allé parmi ce cimetière devenu le sien, résigné à continuer de parcourir le temps, sa chair purulente accroché à ses os pourri jusqu’à la moelle. Alors il avait laissé l'animal prendre pleine possession de lui ; moins humain, plus féroce. Il avait rejeté toutes ces lubies fanatiques de sorciers, avait perdu ceux qu'il avait jadis servit et était revenu se terrer dans l'ombre ; seul refuge capable de supporter sa pourriture ambulante. A présent, l'aliénation dominait en maître l'intégralité de son corps. «  Je parle trop. Tu dois probablement en avoir assez. » Et sans un mot de plus, il claqua des doigts, faisant résonner un claquetis métallique dans la pénombre ; et les deux cartes s'enfoncèrent dans la gorge de l'homme libérant un flot écarlate de son cou. Le sorciers s'écroula au sol, portant ses mains autour de la plaie ayant scindé sa peau  de laquelle s'écoulait une source pourpre. Mephisto s'abaissa et tandis que l'homme agonisait, les yeux révulsés par la douleur, il lapa le sang encore chaud autour de son corps prit de spasmes.

Une fois abreuvé, Mephisto récupéra les cartes fichés dans la peau de l'homme Mort. Crevé. Son visage encore déformé par la peur. Les choses avaient changées. Les jours passant, l'homme s'était aperçu qu'il ne réussissait plus qu'à créer des sorts de premiers et second cycle. Pour un tueur, c'était devenu une entrave de taille à laquelle il avait du trouver une solution. Mais après tout, plus les jours s'écoulaient et plus la psychose venait absorber  les quelques échos d'humanité résonnant quelques part tout au fond de lui ; il était normal que, privé de sentiments, il ne puisse plus utiliser sa baguette. Alors, ça lui avait prit du temps, mais à force d’entraînement, il avait réussit à manier la magie sans elle. Le reste, il le faisait à la main, par les griffes de métal sur ses doigts. D'un geste, il fit voleter les cartes et les posa avec douceur au sommet du château. Puis il resta là. Des heures et des heures à contempler la structure de papier.

Elle viendrait.

La dame de coeur. La sienne. Celle qui voudrait sa tête bien assez tôt s'apprêtait à franchir le seuil de sa porte. Il lui avait fallu choisir un pion de plus sur l’échiquier de ses crimes, il l'avait choisit elle. Pourquoi ?   Parce qu'il avait vu cette petite faille dans son armure de guerrière. Microscopique, presque invisible.  Et à présent, il n’avait plus qu’à l’etirer un peu plus pour s’y engouffrer et planter ses griffes directement dans le coeur de l'amazone. Y semer des doutes. Y injecter du poison. Endormir ses convictions et la laisser marcher dans la poussière de ses illusions jusqu’à ce qu'elle en crache de la suie et pleure du goudron. Puis, lorsque le désespoir s'emparerait d'elle, parce qu'il venait toujours,  il n'aurait plus qu'a la cueillir comme un fruit mûr s'apprêtant à choir sur le sol et à croquer dans sa chair pour se délecter de l'arôme de sa désolation. Tout était une question de temps, et du temps il en avait à revendre depuis que l'horloge détraquée de ses heures mortes ne retentissait plus qu'au travers du cadran rouillé de son immortalité. Tic. Tac. Et il serait pour elle comme les moires tenant les ciseaux autour de son fil.

Et elle vint.

Asya. Ce nom, il espérait pouvoir lui donner tout son sens. Le sens qu'elle portait dans 3 syllabes glissantes et insaisissables, résonnant comme une promesse dans son crâne fêlé. Asya. La ressurection. Il la verrait éclore entre ses griffes. S'émanciper de la disgrâce mortelle dans laquelle elle s'était acculée. Corrompre ses dernières volonté et tordre son esprit de violence.Voilà son dessein, la concernant.
Mephisto avisa le cadavre à ses pieds, imperturbable et releva le regard vers la femme. Un voile vaporisé de dégoût s'était glissé derrière le bleu de ses yeux. La haine. Le rejet. Il devina presque la couleur de ses pensées ; un peu de noir, pour balayer la lumière. Un peu de gris pour camoufler sa culpabilité. Et beaucoup de rouge pour nourrir sa bestialité. Un léger sourire étira ses lèvres de squelette. Elle était venue. Elle avait fait un pas de plus dans l'antre du diable pour entamer une danse funèbre dont elle ne reviendrait plus.  «  Met le avec l'autre corps. » L'homme pointa de la griffe la dépouille défraîchie de l'autre homme et suivie la jeune femme de ses yeux insipides.

 «  Regarde toi Asya.  » Les yeux vorace de vie, elle le fixait, poignardant avec soin les rétines du mort, comme pour cacher ce trouble asservissant ses sentiments. Elle n'avait pas encore renoncé, elle s'accrochait à son humanité. Luttait sans cesse pour garder la tête droite, reine d'un monde qui déjà se désintégrait entre ses mains. Ta couronne vacille, tout comme tes frêles convictions. « Tu te débats contre ta nature profonde en imaginant encore avoir ta place parmi la foule qui te rejette sans relâche. »   âme chétive ébranlée par des chimères vaines. Sa vie palpitant sous sa peau l'attirait. Il sentit aussitôt cette soif revenir assécher sa bouche. .  « Tu sais. J'ai appris une chose ici.  Si tu veux quelque chose, tu dois la prendre sans demander la permission. » Il fallait qu'il creuse. Qu'il jette dans la fosse, les derniers doutes qui hurlaient dans les yeux d'Asya. Qu'il les enterre et face retentir le glas de sa morale. Il n'y a que moi pour te pardonner. Mephisto s'avança, amenuisant dangereusement l'espace le séparant de la tueuse. A quelques centimètres de son visage, il se stoppa et leva un doigt qu'il glissa sous la gorge d'Asya, fasciné par la veine qu'il vit battre sur son cou. «  Tu vois, je pourrais te tuer. La, tout de suite, si j'en avais envie. » Il appuya délicatement contre l'épiderme fine de son cou. Ses griffes aiguisées entaillèrent fortuitement sa peau blanche de laquelle une perle de sang s'échappa qu'il regarda couler, captivé. «  Qui te pleurerait ? » D'un geste, il lui releva le menton et plongea son regard vide dans le sien. La détruire pour mieux la faire renaître. Écraser. Annihiler. Pulvériser jusqu’à la moindre particule de mansuétude vivant encore dans son coeur.  la main du cadavre se perdit dans la chevelure de la blonde qu'il ramena vers lui afin d'en sentir les embruns. Il ferma les yeux, s'accrochant désespérément à ces quelques bribes d'existence ; Asya transpirait la vie, il se dégageait d'elle une chaleur corrosive, attractive piquant ses poumons morts. Il aimait cette odeur de sang derrière celle de rêves brisés qui trônait autour d'elle comme un voile invisible.  « La vérité c'est que ce monde à besoin de monstres. Ce monde à besoin d'ombre. C'est ce qui lui permet de fonctionner. Une fois qu'on à admit ça, alors tout devient plus facile. » Il relâcha son étreinte, et étira ses lèvres dans un sourire. «  Mais tu es là. Peut-être es-tu en train de te rendre compte qu'il n'y a aucune autre place ailleurs pour toi ? Peut-être en as-tu assez de ces humiliations, de ces abandons permanents ? »   L'homme se recula, se dégageant enfin de l'espace de la jeune femme. Il lui donnait l'opportunité de tout quitter. De tout recommencer. De s'éloigner de  cette hypocrisie incessante l'accablant d'un rôle qui n'était pas faite pour elle. Mephisto approcha du corps froid que la belle lui avait ramené. C'était du beau travail. «  Tu es née pour être une tueuse. »


Sleeping with ghosts
If I had a heart I could love you. If I had a voice I would sing. After the night when I wake up, I'll see what tomorrow brings ▬ more, give me more, give me more.
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Ҩ Re: Puddles of blood in the streets ♠ Mephisya Ҩ Dim 15 Juil - 5:26

Il y a des roses noires dans tes yeux, leurs épines se plantent dans les miens.

Ça me poignarde la façon dont je me sens frêle sous ton regard, l’envie de plaire, de réussir.Je suppose qu’il existe des âmes dysfonctionnelles dont on ne pourra jamais altérer les contours, des psychés trop envahissants pour être éradiqués. C’est comme si j’étais prise dans un magma épais, que je me pétrifiais en attendant de disparaitre. Comme si tout m’échappait et que j’avais besoin d’arracher tous les murs, de me fracasser sur le destin. Te laisser tirer les fils, me réapprendre pour un jour retrouver toute la force qui me dominait par le passé. Tu étais sublime. Le sourire glisse sur mes lèvres, s’éfface doucement. Tu dois voir mon cœur rêver de traverser ma peau, maudit palpitant qui refuse de se laisser réduire au silence. Respire Asya, respire, soit aussi calme que son regard t’impose de l’être, aussi tranchante que la lame glissée entre ses mains. Je ne te décevrai pas. Je suis pétrifiée mais je refuse de m’en aller. Je sais que je dois passer ce test alors je plonge, lentement, percute les bas fond de mon esprit, tête haute et regard fixe pour que tu ne vois pas toute mon âme se disloquer à mesure que s’étire ta satisfaction tentaculaire. Il y a une faille quelque part non ? Comment tu fais dis, comment tu fais pour ne rien ressentir ? Je savais avant, je me souviens mais ça résonne avec le bruit d’une autre vie. Je me souviens du goût du sang, du vermeil au bord des lèvres, je me souviens des crises, de la voix qui m’éloignaient du réel, de la paranoïa, de la force, oh oui la force, les corps et la rage qui me poussait à tâcher mon âme chaque jour un peu plus fort. «  Met le avec l'autre corps. » Je m’execute sodat docile, et soudain je tangue un peu, ça me donne le tournis, un dégoût qui me ravage toute entière. Qu’est ce que j’ai fais ? Je sens l’angoisse voler vers moi, m’envelopper dans ses ailes, m’étouffer vivante pour mieux m’emporter. Alors je me raccroche à tes yeux, poignarde tes prunelles pour que tu m’aides à  rester libre. ««  Regarde toi Asya.  » Regarde toi Asya. Tout le pathétique agrippé à ta peau, regarde à quel point tu t’es effacée, égarée dans la beauté d’un monde qui ne sera jamais le tien. Blanche lune, noirs dessins, la bête grogne dans ma tête, par instant, je la vois derrière moi se refléter dans la flaque d’eau boueuse qui s’étale sur le sol, pour la première fois depuis des années je la contemple en face, je soutiens son regard rouge sombre, regarde ses griffes enfoncée dans mon épaule. Elle n’est pas réelle. Je le sais, je le sais depuis toujours mais ça ne change rien. Ça me glace toujours autant de l’entendre hurler, rire et me supplier de l’écouter. Toujours à vivre dans tes illusions… Tu me détestes pour ça. Je les arrache. Je te montres la vérité, qu'elle te plaise ou non, tout ce que tu préférerais oublier. « Tu te débats contre ta nature profonde en imaginant encore avoir ta place parmi la foule qui te rejette sans relâche. » Les mots coupent les mots brûlent, les souvenirs aussi. J’ai essayé si fort d’être comme eux, si fort. Ne me fais pas croire que tu peux comprendre ça. « Tu sais. J'ai appris une chose ici.  Si tu veux quelque chose, tu dois la prendre sans demander la permission. » ça me fascine ta liberté, la façon dont tu as su accepter ta nature, suivre tes instincts sans te préoccuper du bien et du mal, sans te laisser hanter par la culpabilité et le manque de contrôle. Montre moi, apprend moi, libère moi. Je voudrais quitter ce costume miteux, décapiter les rêves vains qui me rattachent à mon humanité. elle ne sera jamais à toi. Je sais. J’en ai douloureusement consience, même après lui avoir sacrifié toutes ces années.

Tu t’approches, je ne vacille pas. Le silence s’étend un peu, agrandi le vide en moi. Est-ce que tu me comprends dis ? Est-ce que tu sais ce que ça fait ou n’est-ce qu’une illusion parmi les autres,de celles qui empoisonnent le sang avant d’éclater et de déclencher l’auto destruction immédiate. Tes doigts courent dans mon cou, les ongles entaillent ma peau. Quelque chose de chaotique se déclenche dans mon esprit, commme un instinct animal, une envie de mordre, de dévorer, pulsions envahissantes imprimées sur le bord de la colère, cette douce colère qui me maintenant jadis en vie. « Tu vois, je pourrais te tuer. La, tout de suite, si j'en avais envie. » Est-ce que demain le soleil de la même manière, même tâché de rouge ? Tu pourrais me tuer mais je sais au fond que tu ne le feras pas. Ce que tu prévois pour moi est sûrement bien plus distrayant qu’un meurtre parmis les autres. Je serai ta marionnette le temps de m’éléver mais si tu me manques de respect, crois-moi un jour le chien te sautera à la gorge. « Qui te pleurerait ? » Je ne sais pas si c’est mon cœur qui se brise ou mon esprit qui meurt mais la violence de mes sentiments me file la nausée. Qui te pleurerait Asya ? Lilith ? Lilith et sa vie parfaite à laquelle je me suis greffée sans rien apporter d’autres que les démons accrochés à mes cheville. Qui te pleurerait ? Je suis seule. Seule depuis toujours parce que personne ne peut comprendre, personne ne peut simplement imaginer ce que c’est de vivre ce que je suis.« La vérité c'est que ce monde à besoin de monstres. Ce monde à besoin d'ombre. C'est ce qui lui permet de fonctionner. Une fois qu'on à admit ça, alors tout devient plus facile. » c’est vertigineux cette idée, cette façon de tout prendre à contresens. Ça parait tellement simple, tellement logique, tellement parfait. Et pourtant ça me révulse, comme une sonnette d’alarme qui me supplie de reculer, un instinct puissant qui fait encoe régner la méfiance dans mon esprit. Si je m’enfonce encore, je n’en reviendrai pas. Je ne peux plus être un demi monstre. Soit je me transforme soit je me tue. L’image de Lilith se greffe dans mon esprit, celle de Jake aussi, de Jake surtout, son sourire et l’envie de le voir grandir, s’épanouir. Le cœur se serre, mon Dieu, pourquoi même ça ça parait si dur à sacrifier ? «  Mais tu es là. Peut-être es-tu en train de te rendre compte qu'il n'y a aucune autre place ailleurs pour toi ? Peut-être en as-tu assez de ces humiliations, de ces abandons permanents ? »  Humiliation. L’amour m’a jeté en cage, fait courber l’échine. J’aurais pu être libre, libre comme toi si j’avais compris que ni la culpabilité ni les regrets ne me sauveraient. Si j’avais accepté ce que j’étais au lieu de rêver de parvenir à changer. Je veux retrouver cette folie, cet esprit froid, la fureur et l’horreur, les tableaux que ma cruauté dressait. Nous étions reines Reines, reines et ennemies, alors même que nous aurions pu collaborer. «  Tu es née pour être une tueuse. » Née pour ça, pour le meurtre, pour le carnage, née pour quelque chose, pour une raison, pour être la face obscure du monde, apporter l’équilibre nécessaire pour mettre en avant le bien. Ma main effleure la trace que la lame a laissé, mes doigts se teintent de rouge. J’ai toujours trouvé ça si beau, enivrant. Ça me renverse. Les yeux plantés dans les tien, sauvage assurance qui me submerge, je m’aggripe à ta silhouette, aux espoirs que tu implantes dans mon regard.«  Apprend-moi. Apprend-moi à être comme toi, tue cette chose en moi, redonne-moi la gloire, l’ivresse, et tout ce que le monde m’a arraché. Je veux le passé, je veux la liberté, ne plus jamais laisser leurs idéaux m’éffacer. »



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Ҩ Re: Puddles of blood in the streets ♠ Mephisya Ҩ Ven 24 Aoû - 10:48

Il est un peu comme de la ronce. Il est né d'un sol fertile, asséché, abandonné et s'est mit a croître sans eau, sans lumière, sans rien. Il n'en a jamais eut besoin puisqu'il est fait d'une mauvaise graine qui n'a cessé de germé dès lors. Désormais, il a tant grandit qu'il peut prendre racine sur tout champ de bataille, s'enrouler partout où il passe. C'est une sensation qu'il adore : sentir ses épines s'enfoncer autour du cou de ses victimes, faire perler le sang, jusqu’à s'abreuver du liquide coulant entre ses échardes pour alimenter sa sève et renforcer son écorce. Teinter tout de rouge ; même sa corolle. Pour pouvoir fleurir sur toutes les tombes des malheureux qu'il croise. Pour pouvoir gangrener les crânes de ses ennemis de ses lianes suant le poison. Pour infester les cimetières de ses pétales avariées. Car en fin de compte, il sera toujours, même lorsqu'il ne restera que des cendres et des poussières de tout le reste.

Il la regarde. La dévisage au travers de ses yeux injecté de noirceur, calcine la moindre parcelle de sa peau avec un regard incendiaire. Il l’entraîne dans une danse macabre à laquelle elle ne sortira pas indemne. Sans doute ne sait-elle pas encore que ce jeu  dont les règles mortelles dirige la partie, n'a toujours qu'une fin funeste pour ses participants. Alors elle peut danser, la belle, mais de toutes les robes qu'elle portera dans ce bal, il ne restera qu'un linceul pour l' envelopper. Memento Mori. Pense t-il, ironique, lorsque les yeux d'Asya croisent les siens, vibrant d'une agitation sombre, vibrant de vie. Toutes ces vanités auxquelles il ne croit plus depuis longtemps, prisonnier d'un sablier qui ne coule plus pour lui. Ça n'a pas grande importance ; la vie, la mort, cette farce cynique qui enchaîne à une condition misérable. Lui, il a  mieux à lui offrir ; L'éternité. Alors, il lui prendra jusqu'à son âme pour la débarrasser de ses doutes. Il griffera sa peau d'ivoire jusqu’à ce qu'elle tombe en  lambeaux de son squelette. Et quand il ne restera d'elle que quelques tissus de chair, elle connaîtra enfin la liberté. La mettre au ban de l'humanité, dissoudre son être dans le ventre de la perdition et en extraire tout son suc. Car tel est son dessein.  Tel est le prix à payer pour se détacher du poids d'être en vie et de toutes ces afflictions perfides.  

Mais en était-elle capable ? Elle qui transpirait le tourment et l'émoi. Elle, dont les frissons sur son échine trahissait ses émotions humaines. Pourrait-elle renoncer à toute cette misère qu'elle portait en croix sur ses épaules fragiles ? Et pourtant ses yeux. Ces yeux qui hurlent, et gémissent, du plus profonds de ses ténèbres, ça dégueule de supplications obscures. Il y a quelque chose chez cette femme, de vorace, de lugubre. Quelque chose qui suinte la violence et la mort. Et elle se tient là, sans sourciller alors qu'il peut sentir sa peur irradier des pores de sa peau. Petite marionnette souillée par les bassesses des autres. Combien de temps encore porterait-elle ce masque avant de se laisser aller à sa véritable nature? Elle n'est qu'un écho Asya. l' écho de quelqu'un qu'elle espère devenir mais qu'elle ne sera jamais ;  Effacé et inaudible, ricochant perpétuellement dans un monde trop étroit pour elle. Un simulacre pathétique dans lequel elle s'est englué comme une vulgaire mouche sur du  miel.
Il passe une main au dessus de sa nuque qu'il sent frémir par le frôlement qu'il exerce à peine. Il ne la touche pas, pourtant cela serait tellement simple de lui tordre le cou. Là, au milieu des cadavres et de ses espoirs anéantis. Pourquoi une telle fascination pour cette créature si chétive, si insignifiante pour ses propres desseins ? Elle n'est rien d'autre qu'une âme atrophiée par un univers qui la recrache après avoir sucé le reste de ses rêves. Personne ne veut d'elle. Personne, sauf lui, pourtant. Rédemption noire. Requiem Écarlate dont il se fait volontiers Maestro.

Il relâche son emprise. Il n'y plus d'échappatoire pour elle désormais. Il n'y a que le bruit de ses illusions qui se fracassent sur le sol en même temps que ses dernières volontés. Tu joues dans la cours des grands désormais. Il hume furtivement son odeur ; Elle a le parfum de l'apocalypse. Alors Mephisto se dit que ces fissures qui émiettent sa pauvre carcasse peuvent encore être comblées par de nouvelles possibilités. Délivrance ou trépas ; voilà ce qu'il lui offre sur un plateau d'argent. Elle le regarde, comme s'il était une infraction à la réalité qui l'a trop souvent submergé. Elle s'applique à gommer les vertiges qui hantent son regard et redresse la tête ; Reine d'un royaume de poussières et de désillusions. Il voit ses pupilles se rétracter à chacune de ses paroles, son souffle s'amenuiser à chaque mot qu'il vient faire claquer sur son visage. Comme le serpent originel, il envenime ses paroles, les remplies de poison, fait naître le désir de toucher à l'interdit. Il s'enroule autour de ses poignets et serre toujours un peu plus fort comme s'il voulait s'incruster sous sa peau. C'est ce qu'il veut, Mephisto, contaminer son coeur de venin ; le seul antidote à ce monde qui la délaisse. Non, Mephisto ne ment pas. Mephisto ne ment jamais ; le bien et le mal, tout ça ne l’intéresse pas. Lorsqu'on est ressorti de la gueule fétide de l'enfer, on ne sait que trop bien que les règles sont pipées. Non, lui il est comme une pandémie qui décime tout sur son passage ; plus mortel que la peste, plus puissant que le choléra. Parce qu'il est nécessaire à l'équilibre de ce monde. Il voit dans les yeux d'Asya que désormais il a embrumé son esprit de ses psaumes funèbres. La vérité noire est toujours plus belle que les mensonges lumineux. Il faut savoir accepter ce que ce purgatoire terrestre a fait de nous, et prendre tout ce qui n'a pas été donné. Tel est le credo que Mephisto tisse autour des prunelles bleutés de la femme.

«  Apprend-moi. Apprend-moi à être comme toi, tue cette chose en moi, redonne-moi la gloire, l’ivresse, et tout ce que le monde m’a arraché. Je veux le passé, je veux la liberté, ne plus jamais laisser leurs idéaux m’éffacer. » Un sourire s'étale sur les lèvres squelettique du démon. Asya s'éveille. Asya sort de sa torpeur trop longtemps portée en fardeau. Asya empoigne son propre coeur qu'elle écrase entre la paume de ses mains pour ne plus ressentir ce vide qui la ronge. Un rire rauque s'échappe de sa gorge caverneuse. Il n'a pas rit depuis longtemps, Mephisto, et ça résonne comme les trompettes du jugement dernier. «  Qu'es-tu prête à faire alors ? » demande t-il, les yeux révulsés par un délire meurtrier. «  Tu crois que tuer sera suffisant ? » Il secoue la tête et soupire. «  Il n'y a pourtant rien de plus simple que tuer. » Le cadavre ambulant se retourne pour observer les deux cadavres sur le sol. «  La vie n'est rien. Elle est si fragile. Si faible. Si dérisoire. Nous pensons tous avoir une importance capitale dans le livre des comptes de l'humanité mais en réalité, nous ne sommes rien de plus que quelques grains de poussières. » Il penche la tête sur le côté, et d'un claquement de doigt fait s’élever l'un des cadavre dans les airs qu'il dirige à sa guise comme une marionnette. Spectacle d'épouvante qu'il porte à l'excès. «  Des pantins malades. ». Puis, il laisse tomber le corps au pieds d'Asya, avant de s'approcher d'elle et caresser ses cheveux. «  Ce n'est pas moi qui doit t'arracher au monde, Asya. C'est toi qui doit t'en extraire. ». Mephisto rapproche son visage, laisse glisser son nez jusqu’à la carotide de la jeune femme. Il sent battre son pouls. Il sent le sang pulser sous sa peau délicate. L'appel est violent, son envie furieuse de lui arracher la chair s'imprègne dans son esprit. Elle est la tentation ultime : l'obsession qui déchire son crâne d'un besoin irréversible d'elle entre ses doigts facétieux. Une seule entaille et il pourrait s'abreuver de sa vie. Il ouvre la bouche et laisse sa langue parcourir son cou. Il ne doit pas la tuer. Il doit la libérer.  « Est-ce que tu as peur, Asya? » Ses griffes se perdent dans sa chevelure dorée lorsqu'il relève son visage vers lui pour plonger dans ses yeux. «  Tu seras Reine lorsque tu n'auras plus peur. ». Il murmure ensuite contre ses lèvres infestée par la vie. «  Montre-moi que tu n'as plus peur Asya et je viendrais te chercher. »


Sleeping with ghosts
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