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 Someday, you are asked to leave me. Couldn't it be easy? ∆ Amekan i

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Statut du sang : Sang-pur. Messages : 151Date d'inscription : 02/01/2016Localisation : Sofia
Ҩ Someday, you are asked to leave me. Couldn't it be easy? ∆ Amekan i Ҩ Lun 12 Mar - 0:44


 

 

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Darya, Darya, Darya … Le prénom tourne encore et encore dans sa tête. Vieille mélodie qu’il prononçait du bout des lèvres, prénom qui renfermait monts et merveilles quand il claquait dans l’air. Darya. Il le murmure encore la nuit, quand ses cauchemars rencontrent ses souvenirs. Il l’appelle, la supplie de revenir. Mais les images le hantent, il revoit ce corps sans vie, brûlé à vif, et cette chaine qui repose sur la poitrine, comme un dernier hommage à celle qui n’est plus aujourd’hui. Elle était belle Darya, elle était reine de son univers, elle créait la lumière là où il n’y en avait pas, elle rendait tout magique du bout des doigts. Et depuis qu’elle n’est plus là, les nuits sont plus sombres, plus froides, elles renferment nombre de démons et de monstres qui n’attendent que de le voir défaillir pour se faire plaisir. Il se revoit encore, hurlant à s’en déchirer la poitrine, le cœur en miette, l’esprit en vrac, ne voulant pas croire à ce qu’il avait sous les yeux. La culpabilité avait rongé son être ; il aurait dû mieux la protéger, c’était son rôle, c’était ce qu’il faisait depuis qu’elle était née. Il avait failli, il avait rompu le contrat, et il ne lui restait que les souvenirs pour s’accrocher encore un peu à la vie.
Il aurait pu mourir, mettre fin à ses jours pour ne plus souffrir. Il aurait pu se laisser aller à la facilité de renoncer à la vie, ça aurait été plus facile que de survivre. Comment vit-on lorsque l’autre n’est plus là ? Question complexe, à laquelle il n’y a aucune réponse dans les livres. Mais il l’avait fait, il avait puisé le peu de force et d’envie qui lui restait, son frère l’avait tiré du gouffre où il se trouvait, et il vivait encore. Il était essoufflé, tous les jours, par l’effort qu’il faisait pour sourire encore un peu. C’était éreintant de faire semblant, ça compressait son cœur et lui demandait de prendre sur lui, de se faire violence chaque heure de chaque jour. Il avait la sensation d’avancer dans le brouillard, d’être aveugle et sourd à ce qu’il pouvait se passer autour de lui. Il restait de longues heures, confiné dans son chagrin, dans son deuil. Jusqu’au jour où, une petite lumière fit son apparition dans les ténèbres qui l’enveloppaient. Une petite étincelle qui pouvait allumer un feu vif, et ardent. Ameyaltzin. Elle était apparue quand il n’y croyait plus, quand il restait persuadé que plus rien de bien ne pourrait lui arriver. Elle avait amené avec elle douceur et candeur, avait regonflé son cœur d’espoir et d’envie.

Ameyaltzin, elle est d’une beauté exotique. Quand on croise son regard, on voyage jusque de l’autre côté de la Terre. Elle vous emmène sur des terres utopiques, chimères venues d’un autre univers. Avec elle, le cœur meurtri d’Hàkan s’apaise. Doigts de fée, elle recoud ses plaies douloureuses, répare ce qui est brisé, rafistole son organe vital avec une magie bien à elle. Et le monde retrouve ses couleurs, il redevient plus beau dès qu’elle ouvre les yeux. C’est une bouffée d’air frais, l’oxygène dont il avait tant besoin. Il voudrait tout lui donner, ouvrir les bras et lui livrer toutes les parties scindées de son âme. Il s’en veut quand son esprit divague, quand ses yeux voient une autre à sa place. Ameyaltzin elle lui donne tout, son temps, sa chaleur, son affection, et son cœur se serre quand il la voit le fixer trop longuement de son grand regard triste, qui comprend trop bien ce qu’il se trame dans son esprit. Alors il se montre le plus démonstratif possible. Hàkan il a toujours du mal à parler, à se confier, mais avec les gestes c’est plus simple, plus naturel. Il garde Ameyaltzin avec lui, il la retient, un peu égoïstement parce qu’elle lui fait du bien.
Quand elle s’éveille, il sourit. Ses doigts caressent sa joue tendrement, tandis que les paupières de la belle s’ouvrent lentement. « Bien dormi ? » Ameyaltzin acquiesce, encore ensommeillée. Il se rapproche d’elle, la prend dans ses bras. Il en voudrait encore des milliers des matins comme celui-là, quand on est encore un peu endormi, bien au chaud au creux des draps, n’ayant aucune envie de sortir du lit. Les oiseaux auront beau chanter au dehors, rien n’y fera, on ne pourra pas les contraindre de partir d’ici. Ils peuvent construire leur propre univers, celui dont ils rêvent tant. Ils ont les mêmes aspirations, l’envie de voir un monde plus juste naître un beau jour, où l’on ne souffre plus, où tout est beau, tout est magique. Le genre de monde irréel, qui naît de fantasmes et de rêves éveillés. Ils peuvent passer des heures à imaginer leur nouvel univers, où ils seraient rois, distribuant joie et bonheur à qui en aurait besoin. Qu’on les laisse en paix dans leur monde fait de chimères. Derrière la porte en bois se trouve les peines, les chagrins, les douleurs, et elle est fermée à double tour, la clé bien cachée au fond d’une poche trop petite pour y glisser sa main.

 
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My dear, you've sufered quite a bit, throughout this life of yours. Your body's back from battle but your soul's still stuck in war. ♛ by wiise


Dernière édition par Hàkan Silaëv le Mer 28 Mar - 23:03, édité 2 fois
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Statut du sang : PurMessages : 121Date d'inscription : 29/10/2017Localisation : Sofia
Ҩ Re: Someday, you are asked to leave me. Couldn't it be easy? ∆ Amekan i Ҩ Lun 12 Mar - 3:23



Swa’ran Swa’ran Swa’ran.
Son retour c’était comme un shoot au creux des veines, les émotions qui s’emmêlent, le trou dans mon âme qui se résorbe soudain qui récupère sa part manquante. Le bonheur brut qui brise les barrières, qui s’insinue, qui me ravage. Encore, encore, Swa, toujours Swa, à moi. Pour un temps. Parce qu’elle est partie Swa. Une nouvelle fois, y’avait trop de mépris dans ses yeux, ça s’est figé dans l’atmosphère. T’es tellement faible Ame. Toutes ces flèches qui me traversent quand elle tourne les talons et qu’elle me laisse là, pantin dont elle a découpé les fils après m’avoir fait danser une dernière fois. Parce que t’es trop faible Ame. Même pas capable de tuer pour exister. Et l’envie de rire, de hurler, l’injustice qui se fiche dans chaque parcelle de ma chair. Comme un besoin de se disperser en entière dans la brume, respirer des lames de feu qui crameraient tout à l’intérieur, qui laisserait qu’une enveloppe, une esquisse. Elle avait pas le droit. De débarquer encore, d’arracher mon armure puis de disparaitre à nouveau. Pas le droit. De réveiller mes émotions puis d’embarquer avec elles tous ce qui nous liait.
J’ai été tellement misérable après ça.
J’ai cru mourir encore une fois.
Frêle petit tas de chair incapable d’ébaucher le moindre mouvement, le diamant de mon cœur craquelé, prêt à fendre sous les salves de balles qu’elle y a jeté.
Alors y’a plus de couleurs nulle part, univers monochrome.

Mais j’essaie.
Resserre ma cape sur mes épaules.
Ça ne comble pas le gel que je sens recouvrir chaque parcelle de ma peau, cette douleur trop profondément ancré pour s’effacer. Comme si elle s’était logé dans mes pas, serpent vicieux accroché à ma nuque. L’envie de laisser tomber. De demeurer soudée à mon lit du matin ou soir, de regarder les jours s’étirer, les contempler sans y prendre part. Spectatrice inerte, méprisable et méprisée. Mais faut se ressaisir Ame. Pas tout laisser tomber. Alors c’est chez toi Hakàn que mes pas m’ont mené, doucement, parce que toi tu es mon ami n’est-ce pas ? Tu sais qu’on est en droit d’espérer changer le monde.

T’es mon ami Hakàn hein ? Alors pourquoi est-ce que je me réveille dans tes bras pour la dixième fois ? Pourquoi est-ce que je ne sors plus de chez toi ? Pourquoi est-ce que tu me touches, pourquoi est-ce que ça comble le vide un instant, que timidement je laisse à nouveau un soleil timide effleurer ma peau ?« Bien dormi ? » Arrêter de penser, d’avancer, de respirer. Se noyer. Se noyer dans l’instant, dans l’alchimie, la simplicité. Parce que c’est simple avec toi. Que tu ne juges ni mes rêves, ni mes espoirs, que tu vois au-delà de mes folies douces, de ma frivolité, que tu ne me demanderas jamais de changer. Alors il y a l’envie de rester là, ne plus regarder au dehors, passer l’hiver à hiberner entre tes bras. écrire et dessiner toute la journée, fabriquer des parures, créer. ne laisser aucun moment de répit à mon esprit. Alors je te donne tout je te donne trop, si douce Ame, aimante Ame, je soigne les plaies que je perçois encore glissée entre nous. Egoïstement je fais tout pour que tu finisses par tomber amoureux de moi tout en sachant que je finirais un jour par m’en aller. Parce que c’est comme ça, y’a toujours Swa, Swa’ran et le vertige de son absence, trop nette, tranchante. T’as toujours été si faible Ame. Mais toi Hakàn, tu dis que ce n’est pas grave. Que ce sont les autres les fous et nous les rois, t’as cette capacité d’émerveillement qui m’émerveille, qui m’aide à respirer.
(Si seulement je parvenais à t’aimer.)

Est-ce que tuer les gens qu’on aime ça aide à le plus y penser ? Est-ce que c’est en elle que j’aurais du plonger ma lame, brusquement, tout arracher ?

Mais tu ne sais pas toi Hakàn, tu ne sais rien. Rien du sang qui imprègne mes mains, les cris dans ma tête et l’âme tachée. Rien de toute la douleur que j’ai semé pour ne pas être effacée. Et je voudrais tellement t’en parler, tout t’expliquer, mais les mots se bloquent dans ma gorge, à chaque fois que j’essaie, y’a que le sel qui s’agglutine dans mes yeux. Et parfois ça me submerge, en saccades, cascade de sanglots qui tombent sur mes dessins. Quant t’es pas là, quand je suis seule, que j’ai pas besoin de sourire, de te faire rire. De te mentir.

Et parfois je le vois dans tes yeux tu me mens toi aussi. Y’a l’ombre d’une autre fille qui plane, ça m’angoisse un peu. Parce que je ne veux pas qu’on m’arrache la dernière personne qui me maintien en vie, dis, est-ce que c’est parce que je ne suis pas assez jolie ? J’avais pas eu d’autre homme depuis le tout premier tu sais, Eshan, Eshan et sa façon de ravager mon innocence, ses mensonge et sa violence. Les bleus et les bijoux. Luxe et sang imprégnés sur ses vêtements. Eshan il disait que la beauté suffisait à effacer toutes les plaies, qu’il guérirait de moi dès qu’il en trouverait une plus jolie. C’est sûrement pour ça qu’il est mort dans le bras de Liviana.

Et toi ? Qu’est-ce qui te fait mal comme ça ? Pourquoi est-ce que je ne suffis pas ? On m’aime souvent pourtant, tous les garçons et les yeux qui dérivent un peu trop fort, leurs cœurs si facile à attraper. Quelques filles aussi, même si pour elles je n’ai toujours pas tout à fait trouvé la clef. Ça me donne envie de fuir quand je vois ton regard divaguer. Disparaître, m’en aller. Courir après Swa. J’aurais même pu aller me fracasser dans les bras d’Eshan si sa superbe femme ne l’avait pas assassiné. Histoire que ça fasse mal, encore, et que cette douleur là apaise un peu celle qui me dévore. Mais tu es là. Une dizaine de jours seulement et j’ai déjà fais la moitié du chemin. Je sais que si tu m’aimes assez longtemps, je serai capable de m’envoler à nouveau, timidement, titubant comme un oiseau que les cieux auraient enivré. Et sûrement que ça signera la fin. Parce que j’aurai besoin de replonger, me noyer dans cette magie que Swa m’a si souvent reproché de vouloir posséder. Je me souviens d’Asphalt, et sa naissance que tous ont méprisé. Aurais-je souhaité naître comme elle ? Comment savoir, avec mes idées mouvantes, qui changent de sens toute la journée?

Et soudain je me souviens que tu attends que je réponde. Le cœur cogne un peu trop fort parce que j’ai envie de te dire la vérité. Mais ça ne passera pas mes lèvres, jamais. « Hakàn ? » le ton est grave, mais vaguement ensommeillé comme si tu m’avais tiré d’un rêve dans lequel j’aurais voulu m’évaporer. « Je suis triste aujourd’hui. » et c’est étrange de l’énoncer pour la première fois. Parce que je suis celle que la peine n’atteint pas, qui simule à peu près tout le temps la joie. Qui voudrait d’une fille au cœur cassé ? « mes pensées s’emmêlent tout le temps. » voix plaintive, comme une enfant. Il est un peu tard maintenant. Et le cœur qui bat, encore, parce que je déteste me confier, que c’est plus facile d’effleurer la surface des relations, d’alimenter l’illusion de la profondeur mais sans jamais rien dévoiler.  « J’ai peur. Peur que mes rêves n’aient pas de sens. Peur que la vie ne soit jamais aussi belle, aussi exaltante que dans mes espoirs. Peur qu’on s’imagine se lier aux gens mais que ça sonne faux, tout le temps. Je suis pas douée pour tout ça moi, tu sais. J'essaie, encore et encore mais j’y arrive pas. C’est comme si je fonctionnais à l’envers et que parfois je me retrouvais dans le bon sens, que je forçais des parts de moi opposées à coexister sans jamais vraiment savoir à laquelle me fier. » et soudain je regrette. D’en dire trop, stupidement. En quoi ça t’intéresse mes foutus état d’âme, ce patchwork au creux de mon crâne, millier d’étoffes colorées cousues sur le fil de mes pensées.

Et il y a tellement d’autres choses que je voudrait évoquer. Mais tu comprendrais que je ne suis pas celle que tu crois contempler. Que je ne suis pas pure comme tu sembles te le figurer.

Alors ça tremble un peu en moi, colère qui s’étend parce que je ne suis jamais fichue de faire les choses correctement. Pourtant j’ai si longtemps ignoré mes reliefs, découpé mon âme en morceaux pour qu’elle rentre dans le moule. Aujourd’hui j’ai besoin que tu comprennes à quel point je me sens seule depuis le tout départ, même quand j’avais le monde autour de moi, même avec l’amitié de Grisha, l’affection d’Asphalt, l’amour de Swa. Ce sentiment d’être tout et rien à la fois, pièce défaillante dans la machine.

Et pardon par avance si à cause de moi un jour ton cœur à toi aussi fini par dérailler.



I feel numb in this kingdom
Are you gonna hurt me now? ✻ You don't wanna break me down, you don't wanna say goodbye and you don't wanna turn around, you don't wanna make me cry but you caught me once. Maybe on the flipside I could catch you again. You caught me once. Maybe on the flipside you could catch me again
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Statut du sang : Sang-pur. Messages : 151Date d'inscription : 02/01/2016Localisation : Sofia
Ҩ Re: Someday, you are asked to leave me. Couldn't it be easy? ∆ Amekan i Ҩ Lun 2 Avr - 21:20




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Il y a un semblant de bonheur qui s’infiltre dans la chambre ce matin. Un sourire qui se fige sur le visage, un sentiment de bien-être qui s’impose et qui reste. Ca regonfle le cœur, ça donne presque envie de chanter à tue-tête, et tant pis si on a l’air bête. Ca fait juste du bien, d’être un peu heureux, même si ça ne dure pas, même si c’est éphémère et que la seconde d’après tout redevient noir et douloureux. On laisse le soleil entrer un petit peu, le temps qu’il réchauffe les cœurs blessés et qu’il brûle les pensées sombres. Oui, soyons heureux bordel, même si ça rend les autres malheureux, même si on se force à sourire, est-ce que ce n’est pas mieux ? On crève tous d’envie de toucher à ces petits bonheurs, qu’ils restent avec nous pour l’éternité. On veut enfouir sous terre les chagrins, les pertes, tout ce qui nous pourrit le cœur, tout ce qui remplit nos yeux de larmes trop salées. Soyons heureux bordel.
«  Hakàn ? Je suis triste aujourd’hui. » Non, ne sois pas triste aujourd’hui, c’est une belle journée, personne ne peut nous faire du mal ici, je te protègerai, je te garderai tout contre moi, aussi longtemps que tu le voudras. Ne sois pas triste quand je suis là, ça me bousille le cœur, ça m’oblige à être triste moi aussi. Si on est triste tous les deux, qui nous rendra heureux ?
«  Mes pensées s’emmêlent tout le temps. » Il l’écoute, silencieux, prêt à entendre l’inavouable. Ameyaltzin elle est revenue dans sa vie sans rien lui dire. Il n’a pu que deviner, ou émettre des suppositions. Elle lui a juste parlé de son cœur brisé, et il a fait avec, il s’est promis d’essayer de le réparer comme il pouvait. Il n’a pas toutes les cartes en main, mais il peut essayer de s’inventer médecin ou magicien pour elle. La jeune femme semble tout à coup si fragile dans ses bras, craintive et mal à l’aise à la fois. Il voudrait lui murmurer les mots qui réchauffent le cœur, lui faire les plus belles promesses de l’univers, qu’elle fasse un vœu et qu’il le réalise.  « J’ai peur. Peur que mes rêves n’aient pas de sens. Peur que la vie ne soit jamais aussi belle, aussi exaltante que dans mes espoirs. Peur qu’on s’imagine se lier aux gens mais que ça sonne faux, tout le temps. Je suis pas douée pour tout ça moi, tu sais. J'essaie, encore et encore mais j’y arrive pas. C’est comme si je fonctionnais à l’envers et que parfois je me retrouvais dans le bon sens, que je forçais des parts de moi opposées à coexister sans jamais vraiment savoir à laquelle me fier. »

Il recule légèrement, pose son regard sur le visage d’Ame qui se crispe. Il voudrait que ce soit simple, qu’elle se livre à lui avec facilité et non avec crainte. De quoi a-t-elle peur ? Pourquoi est-elle si tiraillée ? Il tourne ses mots dans sa tête, cherche un sens, un sous-entendu. Ame ne lui donne pas toutes les clés, elle lui laisse des indices, effrayée à l’idée qu’il découvre la vérité. Il replace une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, se veut doux et rassurant. Dis-moi tout Ame, il n’y a que nous ici, et personne pour nous blesser. Le sibérien se demande si c’est de sa faute, si c’est lui qui la rend triste, ou s’il y contribue. C’est la dernière chose qu’il souhaiterait ; faire du mal à la seule personne qui le rend un peu heureux ces derniers jours. Il a voulu qu’elle reste chaque nuit, pour ne plus être seul dans cette chambre trop grande pour lui. Sa présence est devenue rapidement vitale, et se réveiller en pleine nuit, et la savoir à côté de lui, apaise tous ses démons nocturnes qui le torturent. « C’est normal d’avoir peur, murmure-t-il. Peut-être n’es-tu pas faite pour le monde dans lequel on vit. Peut-être qu’ailleurs, dans un autre univers, tu vis de folles aventures, et tout est parfait. Mais même si nos rêves paraissent plus confortables, plus beaux, on peut essayer de rendre la réalité supportable, lui donner un peu de magie à notre façon. »
Hàkan se tait un instant, laisse le silence s’imposer entre eux. Son regard court sur le visage aux traits doux d’Ame. Quelque chose se cache sous son air tendu, sous ses lèvres formant un léger sourire, quelque chose qu’il n’a peut-être pas envie de découvrir, qui risquerait de briser le miroir reflétant leur factice bonheur. Seulement, ce serait égoïste de ne pas s’inquiéter, de ne pas vouloir comprendre l’envers de ses paroles. Ame elle lui tend la main, elle écoute ses sombres pensées, elle réconforte à l’aide de mots délicieux qui rendent son monde un peu plus coloré. Alors Hàkan laisse ses doigts glisser le long de la joue de la jeune femme, et chuchote : « Quelle partie de toi te fait peur ? »


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Ҩ Re: Someday, you are asked to leave me. Couldn't it be easy? ∆ Amekan i Ҩ

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