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 dark hearts don't break they bruise (amesha)

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Ҩ LUX IN TENEBRIS
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Ҩ LUX IN TENEBRIS

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Statut du sang : noir, puissance dans les veines qu'elle ne contrôle pasMessages : 122Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : une chambre au dessus du Cherna Roza
Ҩ dark hearts don't break they bruise (amesha) Ҩ Mer 7 Mar - 21:53

RP KLEENEX




PROSEK GRISHA & MIKISTLI AMEYALTZIN

Dark hearts don't break they bruise



Noms des personnages : Ameyaltzin Mikistli & Grisha Prosek
Statut du personnage kleenex : Inventé
Hors chronologie [ ] Dans la chronologie [x ]
Epoque du RP : avril 1999




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Ҩ LUX IN TENEBRIS
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Statut du sang : noir, puissance dans les veines qu'elle ne contrôle pasMessages : 122Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : une chambre au dessus du Cherna Roza
Ҩ Re: dark hearts don't break they bruise (amesha) Ҩ Mer 7 Mar - 21:55


DARK HEARTS DON'T BREAK THEY BRUISE
She holds the gun against my head. I close my eyes and "bang", I am dead. I know she knows that she’s killing me for mercy. She holds my body in her arms. She didn't mean to do no harm and she holds me tight. Oh, she did it all to spare me from the awful things in life that comes And she cries and cries. I know he knows that she’s killing me for mercy
Boum boum boum – c’est un bruit, étrange, sourd, qui résonne au plus profond de mon être. C’est un bruit douloureux, étranger, envahissant qui s’installe au creux de mes os, réveille chaque cellule, ranime la magie, torrent de sensation dans ma chair. Non, non, non, j’ai envie de crier. Non, non, non, j’ai envie de supplier. Mais il n’y a rien qui vient. Lèvres scellées, corps pétrifié, les yeux clos je nage dans mon néant. Propre enfer personnel. Et puis ce son. Toujours ce son. Boum boum boum.

Tu te souviens Grisha ? Est-ce que tu te souviens d’avant ? D’avant le noir ? De quand la lumière te touchait encore ? Graine d’espoir dans un corps salé, brûlé, quand tu t’attachais à ce qui te restait, juste ça, juste un nom, un sourire, continuer pour l’amertume. L’amertume de la perdre. Encore, encore. Mais ça te suffisait pas vrai ? Tu sais plus trop. Pourquoi est-ce que tu ne sais plus trop Grisha ? Pourquoi tu reste là, dans le noir, bouche scellée, les cordes vocales atrophiées ? Pourquoi est-ce que tu laisse l’infini te bouffer Grisha ? Tu sens pas qu’on t’appelle ? Tu sens pas qu’on te tire ? La douleur qui se répand dans ta poitrine ?  Ouvre les yeux Grisha. Ouvre les yeux et respire. Ouvre les yeux Grisha, et existe.

J’hurle.
Les doigts dans la chaire, les ongles qui raclent l’épiderme, le souffle court, l’impression d’étouffer. Ou alors de nouveau respirer. Boum boum boum. C’est entêtant, ça couvre tout, même mon propre cri. J’ai mal, j’ai mal, j’ai mal. Pourquoi ? Et la lumière qui m’agresse, les yeux qui papillonnent, essayent de s’adapter, de l’air vite, j’aspire comme je peux, entre chaque pause, l’impression que je pourrais continuer indéfiniment comme ça. A hurler. Pourquoi ? Pourquoi ? Je demande, balbutie, écarte les mains qu’on me tend avec incompréhension, des images qui se superposent dans la tête, des mots, des voix. Sa voix trop douce, salée, des larmes. Je pleure ? Elle pleure. Dans ma tête, dans mes souvenirs, ça m’arrache un gémissement, je voudrais m’écraser la tête contre le mur, arrêter la douleur. Et puis ce bruit Boum boum boum. Où suis-je ? Mes yeux qui s’habituent petit à petit, les sensations aussi, le vent sur ma peau, je tend les mains devant moi comme pour m’assurer que c’est la vérité, glisse un doigt le long de ma gorge, poitrine, hanche. Et chaque parcelle de peau qui réagit au contact. Boum boum boum. Tais toi tais toi tais toi. Qu’on arête le bruit. Je supplie. Mais on me répond qu’il n’y a que moi. C’est faux. Je sais. Je sais que c’est faux. J’entends. Je suis pas folle. Jamais folle. Pas encore, pas toujours, sur la ligne, là où il me pousse encore et encore, comme un chat avec sa sourit, je pourrait presque sentir ses griffes dans mon cou. Je dois partir. Je dois m’enfuir. Si je veux vivre.
Vivre ?
Boum boum boum un miroir, sans attendre, laisse mes jambes faire le trajet, sans me soucier du regard des gens sur mon corps trop nu. Je cours. C’est étrange la sensation, le vent dans mes cheveux, le sol usé sous mes pieds, comme un rush d’adrénaline, comme cette nuit avec lui, les mains d’Anibal qui se referment dans le vide pendant que je lui échappe. Des flashs, comme si quelqu’un essayait de forcer la porte de mon cerveau pour l’y bourrer de souvenirs trop longtemps oubliés. Boum boum boum comme une angoisse et ça résonne, toujours plus fort, le hurlement pas loin, au bout des lèvres, je le retiens contre l’émail de mes dents.

Et tu cours Grisha, fuis les ténèbres trop voraces, sans savoir qu’ils ont depuis longtemps digéré ton existence. T’es juste un rejet Grisha, une anomalie, une indigestion. Voilà. Un mal de ventre de la mort, régurgité contre son gré, contre le tien aussi. Tu cours Grisha, aussi vite que tu peux, bouscule les élèves qui se retournent sur ton passage, sourcils froncés, faut croire qu’il en faut plus pour les étonner en ce moment. Vu le climat qui règne. Mais ça tu ne le sais pas Grisha. Tu sais plus rien. Juste l’impression que ce n’est pas normal, comme un poids supplémentaire qui te file la nausée. Y a quelque chose qui cloche Grisha. Ptêtre qu’il serait temps de regarder.

Boum boumboum et mon reflet qui me frappe. Boum boum boum sous ma paume, ça cogne fort, ça cogne dur. Boum boum boum intacte, unique, corps vierge de cicatrice. Mon  histoire effacé de ma peau tandis qu’elle refait surface dans mon esprit. Boum boum boum. Cette incompréhension, quand ça se superpose, le sang entre mes doigts, entre les siens, le regard qui se voile quand elle prend mon palpitant entre ses mains. Agonie. Les poings qui s’abattent contre le miroir, éclat brilliant pour lacérer ma joue, mon torse, mon ventre, la douleur qui se fait attendre indécise, les plaies qui se referment. Comme un cauchemar qui reprend.
« Je suis morte »
Et pourtant trop en vie, bug dans la réalité, j’me laisse tomber au sol. Arrête de respirer. Comme si ça pouvait encore me tuer.
***

Revenants. C’est comme ça qu’on nous appelle, les regards en biais dans les couloirs, les murmures quand on s’approche un peu trop près, mélange de fascination et de dégoût. Et moi y a les images dans ma tête, encore, compilation de souvenirs qui prennent forme petit à petit. Je retrouve la mémoire, peut être que j’aurais préféré continuer d’ignorer, rester dans le blanc, le flou, l’indécis. Je me souviens de tout, ou presque ; Je me souviens d’Anibal, je me souviens de mon frère, je me souviens de ma mère, je me souviens des coups, je me souviens des pleurs, je me souviens de la haine, je me souviens de son sourire à elle surtout. Ame, Ame, Ame. Comme une litanie dans la tête, pendant que je la regarde. Ame, Ame, Ame, tracer du bout des doigts un visage qui a vieillit. Dix ans déjà. Dix ans qu’on m’a enterré six pieds sous terre, dix que pour moi l’horloge s’est arrêté alors que tout pour elle a continué. « Dis Ame est-ce que tu rêves de moi ? » De cette nuit où t’as plongé tes doigts entre mes os, de cette nuit où t’as tout pris, où t’as volé ma vie. Silencieuse, je me baisse, chasse une mèche sur son visage, essaye de comprendre où le temps est passé. Comme un jeu de cache-cache entre elle et moi, sans règles vraiment définies, à celle qui craquera la première. Pas moi, ça sera elle. Apparition, je joue les fantômes, souffle dans sa nuque quand elle m’ignore, rigole entre ses murs quand elle dort, érafle ses flancs du bout de mes ongles, comme une punition.   « Dis Ame est ce que jet e manque ? » comme toi tu me manque ? Est-ce que tu me hais comme moi je te hais ? Est-ce que je suis ce qui coule dans tes veines, comme un souvenir mauvais accroché à jamais à ton cœur, qui bat alors que le mien s’est arrêté, écrasé entre tes mains ?
Et le rire contre sa peau, comme pour réveiller le passé, les lèvres sur sa joue, elle qui brûle et moi qui gèle, le néant dans la poitrine, trou béant qui ne s’est rebouché que physiquement, j’ai l’impression de couler un peu plus à chaque instant. « On se réveille Ame » je grimpe sur le lit, enjambe son corps encore endormi, vient plaquer ses poignets contre le matelas. « ON SE REVEILLE J AI DIT » hurlement strident avant que recommencer à rire.  Revenants on a dit. Plutôt esprits frappeurs dans mon cas, colère pleins les veines, rancœur dans le crâne, venin sur les lèvres, et l’envie de planter mes dents dans sa gorge, l’emporter avec moi, pour l’éternité, caprice de gamine qui n’a jamais vraiment cessé de hair.
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Statut du sang : PurMessages : 147Date d'inscription : 29/10/2017Localisation : Sofia
Ҩ Re: dark hearts don't break they bruise (amesha) Ҩ Mar 20 Mar - 23:12

Je suis emprisonnée dans ma propre tête, les cauchemars cognent contre les parois.

Incapacité à entendre, à comprendre, à saisir le sens des images qui défilent les visages et les corps que le temps a disséqué, effacé, ne restent que les ombres et les souvenirs trop tranchants pour être altérés. L’école et le sang dans mon cœur après avoir arraché le leur, le soleil sur ma peau qui effaçait tous les soucis, le regard des autres et puis celui de Grisha, Grisha, Grisha toujours Grisha, ses mots-poisons et son visage gelé, son amitié qui surpassait tout le reste, Grisha que j’ai pas vu brûler avant qu’elle ne se décide à cramer mon univers tout entier. Dix-sept ans à peine et l’appel de la liberté, la terreur de tuer et les promesses d’Eshan imbriquées dans mon crâne, viens on s’en va Ame tu seras libre je te promets je prendrai soin de toi. J’ai besoin d’y croire moi, caresser tous les possibles, ça paraissait si beau, si vrai, alors comment ça a pu se métamorphoser ? Mauvais assemblage de couleur Eshan et moi, le pourpre sur mes lèvres, l’or à mes poignets, le rouge sur ses paumes, les bleus qu’il m’a laissé. Et pourtant  c’était les mots qui frappaient le plus fort

Sale souvenir qui résonne et son foutu rire qui cogne contre mes larmes, l’envie de crever, là maintenant parce qu’il n’y a pas d’échappatoire que les jours de tempête ternissent la beauté du soleil qu’on sème si souvent ensemble, je t’aime, je tiens vraiment à toi, dans mon langage à moi, ça veut plutôt dire ne m’abandonne pas. Parce que si il part qu’est-ce qu’il me restera ? Il a raison Eshan qui serait capable d'aimer quelqu'un comme moi, de me regarder, comment pourrais-je seulement le mériter ?

Arrête d’y croire Ame, range tes rêves au placard. Tu ne pourras plus t’échapper, et puis qui comprendrait, qui comprendrait, qui comprendrait, qui comprendrait la folie qui te maintenait le cœur et les mains liées?

Y’a du sang sur mes bras, ma douleur colore ses mains, ça se mélange le long de ma peau, le sel dans mes plaies puis mon corps contre le sol. Je vais te tuer Ame.Alors pourquoi tu paniques pourquoi tu me soignes, pourquoi t’as mal Eshan, pourquoi tu changes Eshan, pourquoi tu redeviens comme au départ. Arrête de déconner Ame.
Parfum de peine.
Parfum de haine.
Parfum de rien.
Tu es folle Ame. L’envie d’hurler, l’envie de rire, quand tout tangue autour de moi, si je pars maintenant, si je tombe, si je m’effondre qui me regrettera, qui se souviendra ? Alors y’a son visage à elle qui se greffe dans mes pensées, un peu plus de larmes qui dérapent parce que j’ai abandonné Grisha dans une école qu’elle déteste parce qu’elle ne m’aimera plus jamais comme avant parce que j’ai envie de m’endormir dans ses bras de la sentir caresser mes cheveux et me glisser dans son parfum, parce que Grisha elle m’aime, elle m’aime pour de vrai, qu'elle m’a toujours montré la voie même quand je n'étais encore qu’une gamine, fragile fleur vénéneuse empoisonnée par les sentiments des autres. Alors y’a la scène qui s’efface un autre souvenir qui prend place. Qui me dévaste.
Boum Boum
Impero
Boum Boum
Boum Boum
Boum Boum
Jusqu’à ce que s’arrête entre mes mains.
La lucidité glacée comme le tombeau où je t’ai jeté.
J’y comprends plus rien.
Qu’est ce qui se passe ? Grisha ?  Grisha ?
Grisha ?
Au secours.

Pourquoi est-ce que ton corps tout entier pleure des larmes rouges ?


« ON SE REVEILLE J AI DIT »

Alors c’est le cauchemar qui se fracasse sur les réel, le sursaut qui me fait glisser à terre, recroquevillé dans un coin couverture sur le corps et regard fou parce que t’es là Grisha, t’es là face à moi sûrement que ça veut dire que je suis pas encore complétement ravagée que c’était vraiment toi, toi l’ombre dans mes pas, à distiller la haine dans toutes les plaies que j’étais maladroitement parvenu à panser, maintenant elles sont à vif, béantes, c’est le vide qui m’éclaire,  un désir profond de foutre en l’air tout souvenir qui te concerne. Pourquoi t’es là Grisha ? ça brûle mes poignets là où t’as planté tes griffes, l’envie d’hurler,  hystérie qui menace de déborder de mes lèvres tu es folle Ame ça faisait rire Eshan ces foutues crises, quand la douleur est trop forte et que le corps hurle, que ça se tord dans les sens, que mes mains crissent contre mon crâne, attrapent mes cheveux à pleine poignet et que j’inonde le sol tout entier de mes larmes. Ça t’a pas suffit Grisha ? De me piéger, de te tuer à travers moi, ça t’as pas suffit de briser ma vie? J’ai jamais su me soigner de ce poison que tu incarnais.

Craque pas Ame
Ramasse le peu d'orgueil qu'il te reste.
C'est pas si compliqué.

J’ai peur.
Je t’ai aimée de travers parce qu’on m’a détraqué le cœur beaucoup trop tôt, mais tu m’as tant donné Grisha même en ne le voulant pas, dis, est-ce que tu sais que j’aurais été capable de tout affronter rien que pour toi ? J’me suis sentie vivante, poupée de métal au yeux qui clignent au cœur qui cogne mais ça draine que du vide dans ma foutue poitrine.
Disparais.Je trouvais ma place nulle part toi tu m'en as fabriqué une.

« Alors tu es là Grisha ? à jouer les fantômes, ça te ressemble bien ça. »Il y a la rage qui menace de déborder de mes paupières parce que dès que je pense à toi j’ai les yeux qui crament, maitrise toi Ame, contrôle ta colère avant qu’elle ne fasse imploser chacun de os, putain de douleur qui me colle à la peau, empoisonne mes organes, j’y comprends rien Grisha, c’est pas moi ça, qu’est-ce que tu m’as fait Grisha, comment t’as réussi à glisser tout ce qui te déchire à l’intérieur de moi. Ça fait trop mal, comment on fait pour vivre avec ça ? « Tu as toujours eu besoin d’absorber l’énergie des autres pour survivre, mon énergie, Grisha, t’es tellement négative si tu savais. J’ai toujours tout fait pour toi, j’ai jamais écouté ceux qui me disaient de prendre de la distance, y’avait que toi, toi et moi, j’étais plus qu’une ombre quand tu m’as attiré dans ton putain de piège, est-ce que tu sais ce que ça fait ? Est-ce que tu en as la moindre idée ? » Si chaque larme versée pour toi s’était changée en perle, j’aurai pu t’offrir le plus grand collier du monde, j’ai pas su me soigner, juste dorer la surface parce que je suis comme ça Grisha, j’ai de l’espoir liquide dans les veines et même toi tu ne pourras jamais totalement le tarir, j’ai pas voulu céder au désespoir, abandonner, j’ai rattrapé mes rêves en lambeaux pour en recoller les morceaux.
Et pourtant t’as jamais cessé de me hanter.
Je ne voulais plus croiser ne serait-ce que ton ombre mais elle m’a envahie au moins de me précéder de mille lieux, je devinais ta silhouette même dans le noir le plus complet, là où les cauchemars sont venus me trouver.
Je te voyais partout Grisha.
Au creux de mes nuits sans rêves et dans toutes les rues, dans le visage de chaque petite brune à la peau aussi claire que la tienne, dans les restaurants d’été en bord de mer, ces endroits dont tu te moquais.
Dix ans c’est long.
T’es venu briser tout ce qu’il me restait, m’arracher ce que j’étais.
Mais tu t'en fiches, juste bonne à rester là accroché à mes pensées,  poupée-poison toujours perchée sur mon sommeil. Et je t’aime Grisha, je t’aime tellement, pas comme il faut mais ça me renverse, là, dans mon cœur ça tambourine boum boum boum boum. Pourquoi ça fait si mal de te voir en face de moi, de t’entendre rire, pourquoi ça me déchire toujours plus fort à chaque mouvement que tu esquisse.
Ne t’approche surtout pas.
Envie de laisser l’inconscience tout absorber mais c’est l’émotion qui gagne la partie quand je ne parviens plus à m’empêcher d’hurler ; « Tu m’as abandonné , m’a laissé me débattre avec ton ombre toutes ces années. » Toutes ces années où tu as vécu retranchée dans un recoin de mon esprit, laissé à l’abandon dans cette terre désséchée que n’atteignait ni la douleur ni le regret. Pas d’espoir, pas de déception,  juste le silence qui se prolongeait.  Il est interdit de danser, il est interdit de chanter, de désirer ces éclats coupants de bonheur que tu plantais dans ma poitrine. Interdit de penser à toi Grisha, la musique de notre histoire a trop souvent fait couler mes larmes.
C’est fini maintenant.

J’ai les mains qui tremblent, et la mer au bord des yeux. C’est facile la colère, le regard fou et le venin qui perle de mes lèvres. Je voudrais que ça s’arrête. Que tout s’arrête.
Aide-moi.
J’ai peur de tomber encore plus bas.
Aide-moi.
Vivre toute la journée dans l’obscurité, dans les entrailles de la terre moi j’appelle ça mourir. La poussière dans la tête et la peine qui noircit tout à l’intérieur. Sans parler des cicatrices que ça laisse.

J’ai mal. Quand les mots s’échappent si vite que tu dois en perdre le sens, quand le cœur se met à battre à nouveau sous la glace. Boum boum. Je suis presque sûre qu’il se déchire tout seul à l’intérieur, s’empale sur les échardes erigés autour. « Et comment faire pour vivre avec ça ? » Mes pensées me consument, un feu glacé qui alimente mes insécurités quand tout semble se fissurer autour de nous. Mon cœur est broyé, dis, est-ce que je suis encore en vie ou bien éteinte moi aussi ? J’ai jamais su regarder l’horreur de ta disparition en face, je me suis enfuie tant fois. Parce que je t’ai tué Grisha. Ma faute, ma faute, ma faute à moi. La mort est ma compagne, où que j’aille elle m’accompagne, se glisse dans mes pas. J’ai pris ton cœur, j’étais pourtant si pauvre à l’époque, il ne me restait que toi. Malgré, la distance, les silences, je te savais incapable de nous oublier. Mais depuis je me sens tellement engourdie, comme si toute la neige du dehors me recouvraient, et ça ne s’arrange pas en vieillisssant, chacune de mes fautes balafre mon visage.  

Tu es belle Grisha, je crois que j’ai peur de te voir disparaître à nouveau. Mes souvenirs de toi étaient faits d’or, précieux, figés, brillants. J’aurais voulu pouvoir accrocher les plus beaux au ciel pour les regarder à chaque instant de vide mais… c’était plus facile de tout enterrer parce que le reste était trop violent, trop douloureux. Alors ça coule encore de mes lèvres, des mots que je ne parviens pas vraiment à penser. La lâcheté, parce qu’on a jamais su faire autrement que s’aimer de travers. « J’ai perforé ma cage Grisha, je suis libre maintenant. Et je me sens vivante, tellement vivante depuis que tu n’es plus là. Tu peux pas revenir et me foutre en l’air encore une fois. »]


I feel numb in this kingdom
Are you gonna hurt me now? ✻ You don't wanna break me down, you don't wanna say goodbye and you don't wanna turn around, you don't wanna make me cry but you caught me once. Maybe on the flipside I could catch you again. You caught me once. Maybe on the flipside you could catch me again
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