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 Metallic heart ♠ Ameyatis

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Statut du sang : PurMessages : 147Date d'inscription : 29/10/2017Localisation : Sofia
Ҩ Metallic heart ♠ Ameyatis Ҩ Mar 6 Mar - 21:40



Un deux trois.
Et le couteau sur la table, vise le cœur si  tu en es capable


Je me demande encore pourquoi tu as accepté d’entrer dans mon appartement, c’est pourtant pas comme si ça avait l’air de t’enchanter, t’as le visage si triste Amatis, la lassitude crayonnée sur tes traits, drôle de tableau. J’ai poussé la porte de ton laboratoire, timidement, glacée par la nervosité à l’idée de devoir t’approcher. Parce que ça réveille quelque chose d’étrange depuis le départ, cette foutue malédiction imprégnée sur mes os, là, quand j’entend ce petit quelque chose battre dans ta poitrine et que l’envie de l’attraper est comme cousue dans mon esprit. Un jour je te tuerai tu sais.  Alors il y a eu le sourire sur mon visage, les salutations trop doucereuses, trop chaleureuses mais tu as l’habitude je suppose tu m’as connue dans le passé, brièvement mais bien assez. J’ai failli tout arracher la dernière fois. Glissée contre ton corps, contre tes lèvres à ne plus savoir si je te voulais toi ou ce que j'entendais dans ta poitrine, une main sur lame l’autre contre ta peau. Avant de paniquer, avant de m’effacer. Trop attachée pour te sacrifier, stupide Ame, incapable de ne pas laisser son cœur s’accrocher à celui des autres. Mais c’est différent maintenant. Les années se sont écoulées. Je me suis effacée.

Un verre d’alcool au fond de la gorge quand je m’affaire dans la cuisine, déjà, besoin de laisser l’ivresse douce m’envelopper. Il y a ces verres que je prépare, et la drogue glissée dans le tien, vieille formule que mes ancêtres utilisaient déjà sur les futurs sacrifiés il y a des centaines d’années. Il y a le cœur qui s’emballe soudain, la réalité crue qui me transperce. Je suis mauvaise. La méchante de l’histoire, la sorcière maléfique qui rêve de voir tomber la princesse. Née comme ça, j’ai tout essayé pour le réparer mais ce côté là refuse de quitter mes pas. Dans l'obscurité des ruelles de Yuzhna Strana ça parait presque normal de distribuer la mort comme une sucrerie, le nombre de lames et d'âmes passées entre mes mains, personne ne s'en soucie.

Et le soupir qui l’allonge deuxième verre absorbé à la volée parce que je ne suis toujours pas capable de comprendre si j’ai réellement envie de te tuer. Je reviens dans la pièce, avec ma robe neigeuse qui se bloque dans la porte. Il faudra que je pense à l’ôter, revêtir la tenue dont j’ai toujours usé. Ça m’aide à éloigner un peu la culpabilité, en faire un rituel bien orchestré. Il y a les lumières dans mes yeux lorsque je te rejoins, l’alcool au bord des lèvres, les diamants à mes poignets. Ma joie un peu surjouée. « On pouvait pas continuer à faire comme si on ne s’était jamais croisées » et le rire un peu forcé, la sensation de passer pour une idiote, profondément. Parce que la dernière fois ça n’a pas si bien terminé, et sans doute que tu me crois doucement dérangée, l’esprit prêt à s’envoler à dériver. Sans pour autant songer à te méfier.

Alors pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu ne vois pas le danger lorsque je trinque avec toi, qu’on avale nos verres un peu trop vite? Ça fera effet sur toi dans quelques minutes, tu auras la sensation de flotter, de percevoir les couleurs avec trop d’acuité, de fuir la réalité pour te glisser dans un univers psychédélique où la douleur n’existera pas. Poupée acide désormais désarmée, tu seras heureuse jusqu’à ce que le couteau ouvre ta poitrine. Et ça me donne envie de vomir rien que d’y penser, violente envie de tout abandonner. En attendant il faut meubler, être en mesure de vérifier le déclin lent de ta lucidité. .« Qu’est-ce que tu as fabriqué toutes ces années ? » Et l’esprit qui bute, parce que j’avais oublié cette part de toi, assaillant, et dire qu’on aurait pu avoir à s’affronter. T’es pas vraiment la princesse finalement, plutôt l’autre antagoniste du conte de fée, celui qu’il faut défaire pour encore s’élever. Mais j’ai arrangé mes cheveux, glissé des paillettes autour de mes yeux, du pourpre sur mes lèvres, au fond il y a toujours ce besoin de te plaire, de regarder ton regard cogner contre ma peau. J’ai jamais vraiment su m’y prendre avec toi, tu as ce petit air altier qui me charme et me renverse à la fois et l’alcool dans ma tête qui ne l’arrange pas. Ame, concentre-toi. Il y a le monde qui tourne comme une danseuse ivre, le sentiment qu’on cogne contre le métal mal forgé de mon cœur avec l'espoir de parvenir à l'arracher, mais je souris, encore, encore, presque mutine, attrape la bouteille et les deux verres vides. « Tu en reprends ? » et sans te laisser le temps de répondre je te ressers trop fébrile, mouvements vibrants ;« Histoire d’être hors du temps, rien qu’un instant. » c’est l’espagnol qui s’est écoulé de mes lèvres alors tu me regardes, vaguement intriguée, pourtant je le vois imprimé sur ta figure tu es déjà en train de divaguer. Alors j’ai peur, je crois, l’envie de m’effacer. Parce qu’il y a le fracas de ton cœur qui s’est accéléré et l’envie de le dérober qui s’allonge. Tuer, ça devrait  devenir plus facile avec le temps, c’est ce qu’on m’a toujours répété, alors pourquoi est-ce que ça me fait si mal de devoir continuer, d’attraper ta main et de t’entrainer vers la pièce adjacente où une immense bâche blanche a été étendue. La lame entre les doigts je te regarde t’agiter, sans oser avancer.

Si longtemps que je rêve de ce moment.
Pourtant aujourd’hui j’ai juste besoin qu’un signe me pousse à renoncer.


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Are you gonna hurt me now? ✻ You don't wanna break me down, you don't wanna say goodbye and you don't wanna turn around, you don't wanna make me cry but you caught me once. Maybe on the flipside I could catch you again. You caught me once. Maybe on the flipside you could catch me again
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Ҩ Re: Metallic heart ♠ Ameyatis Ҩ Dim 29 Juil - 17:28




metallic heart

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☾☾ T'es si naïve, Ame.
Trois pas dans sa vie et elle pense que ça suffit, à tout effacer, à lui faire oublier. Comment elle a claqué la porte en s'en allant, comment elle a disséminé ses silences partout dans son appartement. Qu'est-ce qu'elle s'imagine? Qu'elle peut simplement choisir de revenir comme ça, décider de lui parler, de faire comme s'il ne s'était rien passé, rien d'autre qu'une complicité un peu hors norme pour deux femmes comme elles. Prétendre que ce n'est pas arrivé, leurs corps qui s'attirent, leurs cous qui se tendent, qui se tordent. Et puis dans un crac doucement violent, la nuque qui se brise ; c'est l'effet que ça lui a fait quand elle s'est volatilisée, fumée entre ses doigts qui se crispent sur son fantôme. Ne t'en va pas arrête, ne me laisse pas. Mais elle s'est barrée quand même Ame, égoïste comme tous les autres. Une déception de plus à encaisser, c'est pas bien grave parce qu'elle doit avoir l'habitude pas vrai, depuis tout ce temps. « On pouvait pas continuer à faire comme si on ne s’était jamais croisées. » Et pourquoi pas elle se retient de hurler, les dents qui grincent juste un instant. Elle est devenue incroyablement douée pour ça Amatis, refouler les souvenirs qui s'accrochent à ses chevilles pour l'empêcher d'avancer. Elle sort les poignards et elle les crève, elle ne se laisse plus hanter comme avant. Les démons peuvent bien s'agiter, foutre le bordel dans ses pensées, ce ne sont plus eux qui contrôlent. C'est elle qui décide quand est-ce qu'elle les relâche, qu'elle les recrache. Alors tout se teinte de noir, jolie fille aux allures de cauchemar, ou plutôt l'inverse. Elle est presque plus dangereuse comme ça, quand elle choisit elle-même quel visage elle montrera.

T'es plus personne Ame. Alors qu'est-ce qu'elle fait chez elle? La question s'immisce sous sa chair comme une aiguille, ça tatoue des énigmes sur sa conscience. Ça ne dure qu'une infime seconde, elle est curieuse c'est tout, intriguée. Et toi dis-moi est-ce que tu m'as oubliée? Est-ce que tu penses encore à moi parfois? Ses yeux émeraude qui la brûlent, dans la tête d'Ame elle sent que les choses se bousculent. Elle ne sait pas quoi faire, ne reste pas en place ; va-et-viens presque indécents, dans sa robe légère elle fait les cent pas dans tout l'appartement. « Qu’est-ce que tu as fabriqué toutes ces années ? » Elle revient dans le salon dégueuler des sourires. D'ailleurs c'est un peu minable cet air qu'elle se donne, elle se demande si son expression ne va pas finir par se figer à force de rire si fort, si ses muscles ne vont pas se froisser. A quoi tu joues Ame? Trop vite les verres se vident, la Lestrange a l'estomac qui se serre et bientôt le décor se met à tanguer, c'est dans le regard de l'autre qu'elle trouve une ancre à laquelle s'accrocher. S'écorcher. « Qu'est-ce que ça peut bien te faire, tu n'étais pas là » Et demain elle s'en ira encore, elle la connaît au fond, elle voit bien toute la lâcheté qui pourrit en elle.

« Tu en reprends ? » Pas le temps de refuser, elle la ressert déjà. Il y a d'autres paroles qui s'échappent de ses lèvres pulpeuses, un accent vibrant et chaleureux auquel Amatis ne comprend rien. Elle acquiesce quand même, les sens imbibés, la réalité commence à s'estomper. Elle fixe longuement les étoiles sur les paupières d'Ame, qui scintillent dès qu'elle ferme les yeux. Ça la fascine la Lestrange, elle plisse les yeux pour mieux regarder, veut tendre une main pour toucher la nuit au fond des pupilles de cette fille étrange, comprendre tout ce qui la rend si brillante là, soudainement. Et puis ça la frappe d'un coup, tout ce rouge carmin étalé sur sa bouche entrouverte et le rose de ses joues et le nacre de ses perles. « Pourquoi tu t'es fait belle? » ça glisse tout seul, elle ne sait plus trop où regarder tellement toutes les couleurs de l'univers sont vives en cet instant, à en vomir.
Ça cogne contre ses tempes, elle a des tambours dans la poitrine et ça fait vibrer ses os. Elle éclate de rire, a l'impression d'étouffer sans que ça ne fasse mal. C'est doux comme asphyxie, ça fait du bien alors elle rit plus fort mais ça couvre un peu le bruit de la fanfare, elle s'arrête un instant pour vérifier si ça tremble toujours dans sa cage thoracique. Son corps glisse vers celui d'Ame, il y a sa main qui cherche la sienne et qui la prend pour la poser là où ça tape. « Tu entends la musique? » Et c'est seulement quand son regard se noie dans celui de la jeune femme qu'elle comprend enfin que quelque chose se trame, elle n'a pas vu venir le drame Amatis et c'est trop tard, la réalité vacille puis tombe, son monde se fracasse contre ses paupières de plus en plus lourdes et tout s'efface trop vite. « Ame... Pourquoi, pourquoi t'as fait ça » Sa main relâche la sienne, retombe mollement contre le sofa, si doux, si soyeux, on dirait un nuage dans lequel elle s'enfonce. « Ame... Ame » Pourquoi tu ne m'aimes pas.

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Dernière édition par Amatis Lestrange le Mer 1 Aoû - 19:50, édité 2 fois
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Ҩ Re: Metallic heart ♠ Ameyatis Ҩ Lun 30 Juil - 0:37

METALLIC HEART
You're gonna hit me like lightening





« Qu'est-ce que ça peut bien te faire, tu n'étais pas là » C’est la tempête, l’ouragan, je pourrais m’écraser sur le sol comme un colibri à qui l’orage aurait brisé les ailes. Tu n’étais pas là. Boum boum. Sûr que mes yeux brillent encore plus fort que les tiens, que tu peux y voir deux trois étoiles mourir à l’intérieur. Il y a l’alcool qui rend tout trop vif, trop puissant, qui me fait tourner la tête, envie de rire et pleurer à la fois, tout oscille sur le même thème. Tu n’étais pas là. Je voudrais me cacher sous mes parures pour échapper à tes yeux et la peine que j’y vois glissée, moi qui croyait n’avoir jamais su te toucher je me sens flotter quand je prends conscience que peut-être, peut-être que ça comptait pour toi. Autant que pour moi.. Depuis toujours je me sens en dehors, en décalage, comme si j’étais toute seule derrière une vitre immense, à percevoir le bruit des autres sans pour autant être capable de la fracasser. Isolée dans le ventre des foules et pourtant fut un temps j’aurais presque pu dessiner des murs autour de nous, peindre les couleurs de cet univers parallèle qu’on avait bâti sans s’en apercevoir. Mais rester je sais pas faire tu sais, surtout pas avec quelqu’un comme ça, quelqu’un de trop grand pour moi. Comme Swa tu m’aurais emportée, embarquée, si j’avais eu encore un cœur en état de fonctionner je te l’aurais donné sans hésiter et tu m’aurais cassée dès le premier soir tombé. Ça se voyait que ton armure était trop épaisse, que même moi je n’arriverais pas à te l’arracher. « Pourquoi tu t'es fait belle? »
Il faut toujours que je me disperse, c’est plus fort que moi. Figée dans mes mouvements, je m’arrête et ça me jette un foutu sourire aux lèvres. Pourquoi tu t’es fait belle Ame ? Pour toi, pour que tu me vois, qu’à défaut d’avoir l’esprit assez bien construit je demeure la plus jolie chose sur laquelle tu puisses un jour poser les yeux.

J’essaie de sourire, d’avoir l’air naturel, j’ai l’impression que les mots vont m’échapper, s’éparpiller, grimper sur ton visage et t’étouffer, l’impression que tu vas t’en aller. Pourquoi t’es là déjà ? Non non non, j’agite la main autour de mon visage pour que l’idée s’en aille, que l’image s’efface et cesse de glacer l’instant.
C’est comme un vertige quand tu me regardes de cette façon là.
Il y paleur de ta peau et tes grands yeux, ça me renverse quand je sens battre ton cœur, musique frénétique sur laquelle tu m’invites à danser, pour toi, contre toi, avec toi.
Arrête ça.

« Tu entends la musique? »
Je voudrais pleurer. Te raconter pourquoi j’ai posé les yeux sur toi la première fois, toute la laideur qui m’accrochait à ton cœur, mon désir de tout te dérober. Je voudrais pleurer et te demander pardon, te dire que c’est passé et que je pourrais tout accepter, ta colère et ton poison, me faire toute petite et encaisser la tempête juste pour que tu me reprennes à l’essai.  « Ame... Pourquoi, pourquoi t'as fait ça » Ça me fait mal de voir ton regard, comme il est vide tout d’un coup, mal quand ta main quittes la mienne, que tu m’échappes, reste, reste, pourquoi tu m’abandonnes toi aussi, pourquoi tu me rejettes, comme elle, tout comme elle, pourquoi tu tombes, pourquoi tu pars, pourquoi tu fermes les yeux, comme pour ne plus jamais me voir ? C’est pas de l’or entre nous tu sais, mais je m’en fou moi, de l’or j’en ai déjà sur tous mes bijoux.] « Ame... Ame » Alors je me penches vers toi, encore, encore une fois, souvenir de cette nuit là, celle où j’ai tout cassé par peur de finir par te tuer. Boum boum. Pourquoi ton cœur tambourine dans ta poitrine, pourquoi est-ce que je peux presque le voir briller, palpiter sous tes vêtements ? Il y a de la lumière dans tes yeux quand je me glisse contre toi, que nos cheveux s’entremêlent et que je me penche à ton oreille. « Il y a un secret planté dans mon cœur comme une épine, un secret que je n’ai jamais dit à personne. » à personne de vivant, à personne qui ne soit pas loin de moi, perché à l’autre bout du monde sur des convictions trop laides pour être miennes. Un secret qui pourrait être le tien, qui pourrait bien te tuer. Ame, Ame ça résonne dans ma tête en décalé, Ame, Ame, comme une supplique ; « Amatis… » J’ai les larmes au bord des yeux, je les noie pour rester assez forte pour deux. C’est tellement triste que ce soit la drogue des dieux qui révèlent toute la beauté de ton âme, tellement triste qu’on pourrait vaciller toi et moi, laisser le ciel nous avaler. T’as l’air perdue Amatis, fragile comme un oiseau aux ailes couvertes de pluie, celle que je vois briller dans tes yeux. Alors je saisis mon visage entre tes mains, t’es belle, t’es tellement belle, laisse moi t’enlever, t’éloigner, te dévorer, s’il te plait. Envie de m’effondrer, de m’arracher le cœur toute seule pour ne plus jamais toucher celui des autres, envie de me droguer à mort pour ne plus jamais respirer. Espérer. «Je suis là, je suis là, je serai toujours là, je te le promets ». C’est trop tordu, la façon dont j’y crois quand je susurre mes promesses du bout des lèvres, que ça glisse sur la langue, trop tordu quand mon carnage se change en ange que je voudrais poser près de toi. Mes mains aggrippent ton visage, «Je suis là, je te jure que je suis là pour toi. » Et d’un seul coup je ne sais plus comment te le signifier, comment faire pour que tu y crois. Mes lèvres se posent sur les tiennes, doucement, violemment, je sais pas, je sais plus, parce que c’est tout ce que j’ai à t’offrir, parce que c’est ma seule façon de te montrer ce que ça me fait de te voir comme ça. De te prouver que je serai là, là pour toi, pour te protéger, te protéger de tout.
Te protéger de moi.


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Ҩ Re: Metallic heart ♠ Ameyatis Ҩ Mar 31 Juil - 11:01




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☾☾ D'abord elle se laisse doucement entraîner dans l'abîme Amatis, ça a quelque chose d'immensément familier tout ce vide qui revient remplir son être, chasser tout ce qu'elle a construit ces dernières années. Comme si ce n'était rien, juste un mirage un peu trop long en lequel elle a cru plus qu'en les autres. Elle veut demander, si ça n'a rien de réel alors, le semblant d'équilibre qu'elle a cru avoir trouvé. C'est fou comme ça remonte vite les souvenirs de la veille, de ce temps où elle se laissait engloutir par le néant toute entière et où elle priait pour ne pas que le ciel la recrache d'entre les nuages où elle se planquait pour oublier. Pour s'empêcher de vivre, elle s'anesthésiait Amatis et bordel qu'est-ce ça lui plaisait, qu'est-ce que c'était facile. Maintenant trop de choses ont pris de l'importance et elle a l'impression qu'elle pourrait en crever si on les lui enlevait. Ou peut-être que ce n'est pas énorme ce à quoi elle tient, elle n'en sait rien ; il y a juste Hemera et leur quotidien un peu décalé, un peu chamboulé mais qui fait du bien, qui rassure, qui réchauffe tout ce qui est glacé en elles. C'est suffisant pour vouloir se battre, ça devrait l'être alors pourquoi elle se laisse couler Amatis? Réveille-toi. Le prénom résonne contre ses tempes, ça commence à faire mal tout ce qui brûle dans ses entrailles. Hemera Hemera Hemera. Aujourd'hui quelqu'un a besoin de toi.

Elle pense que c'est difficile d'avoir vraiment quelque chose à perdre, qu'elle n'est certaine d'être capable de s'accrocher finalement, ça a l'air tellement plus simple de simplement fermer les yeux. « Il y a un secret planté dans mon cœur comme une épine, un secret que je n’ai jamais dit à personne. » La voix grésille contre l'oreille de la médicomage, ça l'électrise ce souffle chaud qui lui caresse la peau. Réveille-toi. Réveille-toi. Réveille-toi. C'est presque étrange que ça lui arrive à elle, d'enfin se sentir crever à l'intérieur et pour de vrai cette fois, elle le sent, elle le sait. Après tout la Mort est sa plus tendre amie, celle qu'elle côtoie tous les jours à l'hôpital. Elles se murmurent des choses parfois, des secrets qu'elle ne révélera pas. « Amatis... » Elle se demande si c'est la belle faucheuse qui est venue la prendre, si c'est enfin terminé, les combats et les supplices. Enlève-moi. Oui. Non. Elle ne sait pas. Hemera, Hemera.

« Je suis là, je suis là, je serai toujours là, je te le promets. » Elle n'entend pas, ne comprend pas, respire de moins en moins. « Je suis là, je te jure que je suis là pour toi. » D'un geste elle s'élance pour venir se fracasser contre toutes ses défenses, les remparts sont démolis pourtant alors elle traverse et aucune alarme ne se déclenche. Bientôt c'est l'avalanche et ça va la laisser détruite Amatis, elle peut encore le prédire même dans le coton de ses songes. Ame est comme une lance qui transperce les nuages, elle pique et tournoie pour dissiper la brume. Elle rouvre toutes ses plus moches blessures pour enfoncer ses ongles dans la chair putréfiée. Elle promet, elle caresse, elle convoite. Elle touche, du bout des doigts d'abord, elle s'attarde sur son visage. Elle détruit ensuite, comme tout le monde, comme si c'était sans conséquence, sa bouche qui se jette contre la sienne dans l'urgence. Paralysée elle ne bouge pas la Lestrange, mais le poison sur ses lèvres a un goût d'éternité. Ce serait si beau de pouvoir croire en ce mensonge, c'est tentant, alléchant. Elle envie ceux qui peuvent rêver Amatis, elle aurait passé sa vie enfermée dans une nuit colorée si elle n'était pas autant persuadée que ça ferait trop mal de se réveiller. Elle en a la certitude ultime à présent qu'elle se laisse border contre le coeur d'Ame qui bat la chamade, lui chante la sérénade, et qu'elle refuse de rouvrir les yeux.
Mais d'un coup ça se met à brûler plus fort dans sa gorge et elle a l'impression que ses veines se rétrécissent, qu'en elle plus rien ne circule, que tout s'arrête, tout fait grève et elle comprend que si elle ne fait rien ce sera la fin. Elle ne peut pas vraiment bouger, elle est comme figée par ce feu qui la massacre de l'intérieur. T'avais pas besoin de poison Ame, t'es déjà toxique. « Non » Son souffle trouve un chemin jusqu'au dehors, s'écrase contre les lèvres d'Ame qui lui tailladent le coeur. Sa tête tourne doucement, lui échappe, esquive les tirs. Ce baiser est le coup de revolver de trop, celui qui perfore une vie.  « Tu m'as » assassinée. Ame, Ame, qu'est-ce que t'as fait? Ame, Ame, tu as mon sang sur tes mains. Surtout lave-les bien. « Ame, ça brûle » Le désespoir dans son regard se fait plus grand, envahissant toute la pièce quand dans un murmure elle comprend qu'elle veut vivre, finalement. « Sauve-moi » Elle plante ses prunelles trop brillantes dans celles d'Ame, elles sont si proches toutes les deux qu'elles ne forment q'un seul grand cataclysme, leurs tempêtes s'entremêlent et se complètent. « Ne me laisse pas » Ne me laisse plus. Regarde-moi, s"il-te-plaît ne me désastre pas.

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Ҩ Re: Metallic heart ♠ Ameyatis Ҩ Ven 7 Sep - 1:55

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Arrête de me mentir, arrête de me faire croire, je sais que ce n’est qu’une illusion ce soir, que tu me laisseras au matin, quand tu te retrouveras. Pourtant j’ai envie d’y croire quand mes lèvres se mêlent aux tiennes, envie que ça recommence, encore, encore, que tu combles ce vide immense que je sens éclater dans mon cœur à chaque fois que je te vois. Si je prie vraiment très fort dis, est-ce que tu resteras ?« Non » Je ne peux pas changer, je ne peux plus arrêter. Même si je m’allonge et demande à disparaître, même si je m’effondre, oh je sais que ce que je fais n’est pas quelque chose de bien, je t’en supplie, donne moi ton cœur assez fort pour que je ne puisse jamais te l’arracher. «Tu m'as » Il y a tes murmures qui se perdent, rampent et s’éteignent avant que je ne comprenne. Je vais te tuer. Est-ce que tu le sais ? Et nos peaux qui s’emmêlent n’y changeront rien. «  Amatis… » Encore, ton nom, ton nom, je crois que je l’aime depuis le départ, tu te souviens, dis, est -ce que ça te plairais d’être à moi? « Ame, ça brûle » Pardon, pardon. Je pourrais te soigner, je crois, te murmurer que l’effet finira par s’en aller, que ce feu noir à l’intérieur ne peut pas te consumer, que je suis là pour te sauver. On pourrait partir, parcourir la ville et leur montrer comme on est belles, comme on est reines, comme on les surpasse tous. Repeindre la ville en rouge, en bleu, en mauve, tout ce qui pourra t’illuminer, te faire rêver. « Sauve-moi » C’est tes mains qui me brûlent désormais, dansant dans le noir que tu essayes de dissiper, tu brilles Amatis, comme une lumière néfaste contre laquelle je voudrais m’écraser. Reste à l’abri, va-t-en je t’en supplie « Ne me laisse pas » C’est trop toxique, la façon dont ton regard me dissèque, c’est trop violent, Amatis, tu me fais mal pourquoi tu mens, pourquoi tu me laisses croire que peut-être, peut-être on pourrait rire encore un peu toi et moi, emmêler nos démons pour les étouffer et s’élever vers le soleil ensemble.

Alors je me souviens. Je me souviens de la gloire, je me souviens de la chute. Je me souviens de la bonté, de la cruauté, tous les mondes qui ont défilé dans mon esprit. Je voulais vraiment faire le bien tu sais. Illuminer l’existence des autres, les protéger, soigner leurs cœurs au lieu de m’en emparer. Mais les Dieux sont le reflet de ce qu’ils ont créé, et la justice n’habite plus l’esprit des hommes depuis longtemps. Violence, sanglante. Je les hais. Je hais les cicatrices le long de mes doigts, sur mes paupières, je hais les souvenirs qui tranchent mon âme en morceau, je hais ce pouvoir auquel je suis accro, je hais les Dieux plus fort que tout, leur égoïsme, leur cruauté.  «  Je ne peux pas. » Doucement je m’éloigne, je te vois frissonner, étalée sur la bâche blanche, tu es si pâle Amatis, mais je ne peux m’empêcher de te contempler, il y a cette façon dont ton corps rayonne, comme électrifié, j’aimerais ne plus jamais avoir à m’en détacher. D’un coup de baguette, je passe des liens à tes poignets, le couteau pèse lourd entre mes doigts quand je m’approche de toi, passe ma jambe par-dessus ta silhouette gelée, assise sur toi, j’entends ton cœur battre, lame levée.  «  Je ne peux pas te sauver, je ne peux pas éteindre, j’ai besoin de… » Besoin de quoi Ame ? De la tuer ? Tout ça pour quoi ? Pour de la magie que je pourrais arracher à n’importe qui. Mais c’est toi qui je veux, ça m’obsède depuis tant d’années, je ne sais plus comment m’en détacher. Est-ce que tu veux sauter, dis, est ce que tu veux plonger, est ce que tu veux tomber avec moi ?. Je te veux encore. Tranche tes liens, agrippe tes cheveux, tes lèvres. J’ai besoin de… «  Je crois que j’ai besoin de toi ». Et tant pis si ça devient un mensonge demain, du moment que c’est vrai au moment où je glisse mes yeux dans les tiens.
J’ai besoin que tu me fasses croire qu’on est pareilles toi et moi.
Sinistrées, desaxées, désastrées.
Le cœur et l’âme ensanglantés.




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