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 by blood and rage we are united as one || DEMYKLAN

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Statut du sang : sang-pur, mais malheureusement incapable de faire de la magieMessages : 322Date d'inscription : 31/12/2015Localisation : fourrée dans son laboratoire à siphonner des veines sang-noires
Ҩ by blood and rage we are united as one || DEMYKLAN Ҩ Ven 2 Mar - 11:52


RP KLEENEX




DEKLAN LEVSKI & DEMYAN LEVSKI

by blood and rage we are united as one



Noms des personnages : Deklan & Demyan Levski
Statut du personnage kleenex : PNJ
Hors chronologie [ ] Dans la chronologie [x]
Epoque du RP : Eté 1998





i'm nuts, baby i'm mad — over the bend, entirely bonkers, you like me best when i'm off my rocker.  @astra
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Statut du sang : sang-pur, mais malheureusement incapable de faire de la magieMessages : 322Date d'inscription : 31/12/2015Localisation : fourrée dans son laboratoire à siphonner des veines sang-noires
Ҩ Re: by blood and rage we are united as one || DEMYKLAN Ҩ Ven 2 Mar - 11:57



Il avait fallu des années pour que le transplanage cesse de lui laisser ces nausées désagréables. Des années pendant lesquelles Demyan était resté de marbre, pour ne courber que dans la plus stricte intimité. De ce temps-là, il ne gardait plus aucune trace, mais l’habitude, le mécanisme, eux, étaient restés.

L’aîné des Levski n’était jamais allé à Kiev. L’Ukraine était un pays que ses parents évitaient soigneusement, de par quelque querelle avec d’anciennes familles éminentes. Chacun avait son territoire, et l’on se méprisait à distance. Terriblement typique. C’était aussi pour cette raison que Kiev était sa plus grande chance de retrouver son petit frère. Rien ne faisait jamais plus plaisir à Deklan que d’aller là où on lui déconseillait, d’agir lorsqu’on lui disait de rester en place, et surtout de foutre en l’air tous les plans des Levski pour se maintenir à hauteur dans l’estime de leur pays. Comme à l’accoutumée, Demyan était quasiment sûr d’avoir raison. Il savait que ses recherches étaient logiques, que le comportement de Deklan n’avait pas de secret pour lui. Il le connaissait, avait dû maintes et maintes fois faire tampon entre l’enfant terrible et les parents qui ne toléraient pas les bavures. Les conséquences de ces bavures, Demyan les gardait soigneusement cachées, dissimulées à la vue de son frère, pour le protéger le plus longtemps possible.

Nika s’attendrait à ce qu’il rentre rapidement. Cela faisait déjà un moment qu’il patientait, à l’entrée de ce bordel déguisé en taverne. Demyan avait lui-même usé de tant de ces ruses dans sa jeunesse qu’il était impossible de le duper ; et dire que son cadet persistait à le voir comme un grand pantin froid et sterne. Deklan comprendrait plus tard qu’il n’y avait rien de mal à jouer avec les cartes que l’on nous donnait, sans tenter d’envoyer valser la table de jeu lorsque la donne ne convenait pas. La cicatrice lui faisait encore mal ; le signe de sa dernière escapade, la dernière fois où il avait disparu brusquement, alors qu’il avait pourtant promis à sa fille Kida de rentrer le soir-même. Ca tirait, ça commençait à brûler ; cette plaie qui n’avait jamais vraiment guéri et dont Nika gardait le secret.

Demyan rentra avant de laisser la plaie infecter ses pensées. C’était une douleur fantôme, Nika lui avait répété. Quand bien même elle avait retiré la balle, les tissus ne voulaient pas guérir, formant cette masse de chairs calcinées et enflées. Qu’aurait-il dit au guérisseur de sa famille ? Comment expliquer le coup de feu dans la colonne vertébrale, la paralysie temporaire dont sa femme l’avait couvert ? Pendant des semaines, Nika l’avait supplié de s’adresser à un autre guérisseur, qui garderait le secret, juste pour soulager la douleur. Demyan avait souri. Il faisait partie des Levski, par conséquent, rien de ce qu’il faisait n’était secret. C’était précisément ce détail avec lequel Deklan jouait, et pour lequel Demyan passait sa vie à lui courir après. Jusque dans une allée sombre dans le Prague moldu, un soir où il avait fallu se mettre entre son frère et un quelconque criminel à qui il s’était frotté. Dans la pénombre, il avait été facile de se faire passer pour lui. Deklan ne l’avait jamais su.

Le Levski entra en trombe, sans se préoccuper de la maquerelle à moitié dévêtue qui se précipita sur lui en lui hurlant de s’en aller dans une langue qu’il ne comprenait que très vaguement. Il marcha droit vers le fond de l’établissement, la mâchoire serrée. Il n’était pas venu pour compter les pâquerettes. Demyan aurait aimé avoir tort mais Deklan était ennuyeusement prévisible dans toute sa rébellion, et il se contenta de se racler la gorge sur le pas de la porte, provoquant un sursaut de la part des deux corps emmêlés. Sans attendre une réaction de la part de son frère, il commença les hostilités. « C’est très décevant tout ça, je m’attendais à mieux de ta part, Deklan. Un certain standing, je ne sais pas. » Demyan prenait toujours cette voix agacée, lasse, en s’adressant à son frère. C’était automatique ; à chaque fois qu’il voyait son petit air furieux, comme une petite colombe emprisonnée, sa voix se modulait. Il détestait ça lui-même, mais c’était impossible à contrôler. « La récréation est terminée, il va falloir que tu me suives jusqu’à Budapest et sans trop l’ouvrir si possible. On est un peu pressés. » Il ponctua sa phrase d’un petit coup d’œil vers sa montre à gousset ; elle avait coûté une fortune à ses parents mais c’était une de ses possessions les plus chères. Tout ce qu’il espérait, c’était de pouvoir avoir le temps de voir Kida grandir, d’être encore là à ses dix-huit ans, sans que sa famille ne se soit déchirée entre temps. Sans leur tampon récurrent, les Levski auraient implosé depuis bien longtemps.



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Statut du sang : PurMessages : 986Date d'inscription : 01/05/2014Localisation : Derrière toi
Ҩ Re: by blood and rage we are united as one || DEMYKLAN Ҩ Dim 4 Mar - 22:58

Son souffle ardent s'écrasa contre la gorge près de laquelle se trouvait son visage, et il sentit distinctement des ongles s'enfoncer dans sa chair alors que des mains s'agrippaient au creux de ses reins, sans aucun ménagement ; un râle entre plaisir et douleur s'échappa d'entre ses dents serrées. Deklan ne savait même plus vraiment comment il était arrivé ici. Il était arrivé à Kiev, de ça il s'en souvenait. Mais après ? Tout avait disparu dans un brouillard de fumée, de lumières et de sensations plus invraisemblables les unes que les autres. Emporté par le tourbillon, il avait perdu la notion du temps, de l'espace aussi ; la pesanteur, le bon sens et tous ces trucs-là, ça ne l'atteignait absolument plus là où il était parti, et c'était encore le seul endroit où il se sentait un petit peu mieux que dans le reste du monde, dès qu'il sortait de Durmstrang. Ici, en injectant tout et n'importe quoi dans son sang comme s'il se foutait bien des conséquences, il arrivait à se sentir un peu moins inadapté, à faire comme si tout ceci n'avait plus la moindre importance. L'été passait plus vite lorsqu'il s'en allait comme ça, de l'autre côté de l'atmosphère. Bientôt, il retournerait à Durmstrang, et alors le reste retrouverait tout son sens. Le reste, il n'était plus trop sûr de ce que ça impliquait exactement, mais ça reviendrait, il se rappellerait quand il serait temps. Durmstrang, les Flammes, son clan, sa vraie maison et sa vraie famille. Sa vraie place, la seule qu'on lui ait jamais faite. C'était la seule chose qui comptait vraiment, après tout.

A bout de souffle, il reprenait lentement conscience des mouvements automatiques de son corps, ainsi que de ce qui l'entourait ; depuis l'autre côté de la porte, il entendit vaguement des cris aigus auxquels il ne prêta aucune attention, ouvrant plutôt les yeux sur l'auréole de cheveux blonds qui s'étalait devant son visage. Étrange, la dernière fois qu'il avait ouvert les yeux il lui semblait pourtant qu'ils étaient roux. Ou bruns. Ou les deux ? Étaient-elles deux ?
Un raclement de gorge bien plus précis et proche le fit violemment sursauter, ainsi que la fille étendue sous lui contre le matelas d'une propreté douteuse. D'un brusque geste plutôt aléatoire, il envoya une main se refermer sur le drap qu'il ramena sur lui avant même de prendre le temps de tourner la tête vers le nouveau venu. Le souffle court, il enfouit sa tête dans l'oreiller, juste à côté du visage de la pauvre fille dont il n'avait pas du tout envie de croiser le regard interrogateur. « C’est très décevant tout ça, je m’attendais à mieux de ta part, Deklan. Un certain standing, je ne sais pas. » Reconnaître la voix de son frère fit à nouveau sursauter le jeune homme, qui redressa la tête en écarquillant les yeux, qu'il riva sur le mur derrière la tête de lit. Demyan. Demyan, bordel. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Comme si cette situation n'était pas déjà assez embarrassante, songea-t-il en grognant entre ses dents de façon tout à fait inintelligible. Il se dégagea rapidement, libérant la jeune femme en ajoutant un vague « вибачте. » avant de se laisser retomber sur le côté d'un geste raide. Il la sentit se lever et entendit ses pas s'éloigner trop vite pour qu'elle ait pris le temps de remettre ses vêtements. Formidable, de mieux en mieux. Au point où il en était, ceci étant... « La récréation est terminée, il va falloir que tu me suives jusqu’à Budapest et sans trop l’ouvrir si possible. On est un peu pressés. » La belle affaire. « Qu'est-ce que tu fiches ici ? » gronda-t-il, en se redressant lentement, la tête lourde et les sens encore embrumés. S'il se serait bien passé d'une chose, c'était bien que sa famille fasse irruption ici, maintenant. Quoiqu'imaginer la tête qu'avait dû faire son frère en pénétrant dans cet établissement lui aurait donné une sacrée envie de rire s'il n'y était pas entré précisément pour l'y retrouver, lui, et dans quelle posture. Le cadet enroula le drap autour de ses hanches en essayant de se remémorer les paroles de son aîné, qu'il avait à peine écoutées. Lorsque finalement il croisa son regard d'acier, qu'il savait semblable au sien, il fronça légèrement les sourcils. « Rentrer en Budapest ? Je peux savoir en quel honneur est-ce que nos parents se sont si brusquement souvenus de mon existence ? » grinça-t-il, en forçant un léger sourire à étirer ses lèvres. Sa suffisance cachait aisément son amertume d'habitude, mais s'il y avait un seul homme qu'il ne trompait pas, c'était probablement celui qui se tenait face à lui. « Si tu penses que tu peux me ramener là-bas sans une excellente raison, tu te fiches la baguette dans l'oeil jusqu'au coude. » fit-il, grognant dédaigneusement les mots qui désignaient ce qu'un autre aurait sans doute appelé chez lui. « Si tu n'en as pas à me donner, je vais te faire gagner du temps : fiche-moi la paix, ça ne sert à rien d'insister. » Puis, haussant les épaules « Profite un peu du voyage, histoire que tu aies pas fait le déplacement pour rien. La ville est... plutôt charmante. »




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Messages : 170Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : au manoir velikov probablement
Ҩ Re: by blood and rage we are united as one || DEMYKLAN Ҩ Mer 7 Mar - 15:13



S’il le pouvait sans passer lui aussi pour un gosse effarouché, Demyan aurait levé les yeux au ciel si haut qu’ils resteraient bloqués dans leurs orbites. Deklan ne tarda pas à râler, ce qui adoucit le claquement de porte laissé par la jolie fille de joie qui s’était précipitée pour sortir. « Qu'est-ce que tu fiches ici ? » grommela le cadet Levski, visiblement mécontent d’avoir été interrompu sans signe annonciateur. Il enroula son draps autour de ses hanches, et tenta de récupérer le peu de contenance qu’il devait lui rester. Demyan leva un sourcil moqueur. « Rentrer à Budapest ? Je peux savoir en quel honneur est-ce que nos parents se sont si brusquement souvenus de mon existence ? » Demyan peinait à maintenir son masque froid et imperturbable ; le gamin était insupportable, vraiment. Ingrat et complètement inconscient, imbu de sa petite personne. A quand remontait la dernière fois où Deklan avait fait un effort pour faire partie de cette famille, avant de se plaindre d’être ignoré ? De là où se tenait Demyan, la lassitude de leurs parents était tristement compréhensible. L’acidité bien enrobée dans les paroles sarcastiques de son frère faisait plus de mal aux autres qu’elle n’en faisait au principal intéressé.  « Si tu penses que tu peux me ramener là-bas sans une excellente raison, tu te fiches la baguette dans l'oeil jusqu'au coude. » Oui oui oui. Demyan savait pertinemment qu’il rentrerait quand même, et quand bien même il ne lui avancerait aucune raison du tout. La curiosité seule aurait certainement suffi à l’entraîner, pour peu que Demyan y mette un peu du sien. Néanmoins, il n’était pas là pour ça, et il n’avait certainement pas de temps à accorder aux enfantillages de son frère. « Si tu n'en as pas à me donner, je vais te faire gagner du temps : fiche-moi la paix, ça ne sert à rien d'insister. Profite un peu du voyage, histoire que tu n’aies pas fait le déplacement pour rien. La ville est... plutôt charmante. » Le jeune homme resta de marbre, ferme, la mâchoire serrée.

D’ordinaire, il aurait pu plaisanter, secouer la tête avec un sourire exaspéré aux lèvres avant d’emmener son petit frère par la peau des fesses. Là, il n’en avait tout simplement pas le cœur. Tout ça n’était plus amusant, le jeu était fini depuis longtemps. « Tu te crois tellement malin, c’en est presque attendrissant. Presque, si seulement ce n’était pas aussi agaçant. » Il faisait de l’esprit, pourtant, Demyan, arrivait encore à riposter autrement qu’en lui tournant le dos définitivement ; c’était peut-être ça qui le différenciait de leurs parents. Et de penser qu’aux yeux de son cadet, il n’était rien de plus qu’un petit soldat sterne à la botte de ses parents. C’était peut-être sa plus grande tragédie, de devoir réparer les pots cassés pour quelqu’un qui n’en avait strictement rien à faire. Peut-être qu’un jour il perdrait patience, qu’il craquerait. Lui aussi aurait voulu se permettre d’écraser ses poings contre les murs, de s’enfuir où on ne le retrouverait pas, de rejeter tout ce qu’on lui impose d’un peu désagréable. Mais ce luxe, il ne l’avait pas ; c’était réservé à Deklan, tout ça. Et puis, il avait Nika, il avait Kida. Ca faisait beaucoup de gens à ne pas décevoir.  « A présent, toi et moi allons partir d’ici sans nous retourner, et rentrer à la maison parce que nos parents ont besoin de nous. Nous deux. » C’était le moment d’être sérieux, de ravaler sa propre inquiétude pour exprimer les faits à Deklan. Ne pas se laisser déborder, ne pas se laisser abattre, tout va très bien aller mais il faut qu’il prenne ses clics et ses claques et qu’il le suive sans broncher. La famille Levski était peut-être dysfonctionnelle mais c’était quand même une famille et c’était le moment de le prouver. « Maman est à l’hôpital. » Il força ses iris bruns dans le regard fuyant de son frère ; l’obligeait à entendre et à regarder une vérité désobligeante en face. Il savait que ce n’était que la pointe de l’iceberg, qu’il lui faudrait ensuite expliquer pourquoi, comment, et surtout, pourquoi personne n’avait rien dit à l’enfant rebelle. Il savait que ces conversations-là, il était le seul à pouvoir les avoir. Le seul intermédiaire possible, celui qui se prenait tous les coups. The messenger available for the killing.


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Ҩ Re: by blood and rage we are united as one || DEMYKLAN Ҩ Mar 17 Avr - 13:16

Demyan resta de glace face aux petites provocations et traits d'esprit de son cadet, lequel se sentit légèrement frustré. Il n'aurait pas imaginé avoir tant pris goût aux soupirs exaspérés et aux regards navrés plein de condescendance de son cher grand frère. C'était mieux que rien, sûrement ; jamais assez, en tout cas. A croire que ça marchait quand même un peu dans les deux sens, à l'époque. Visiblement, aujourd'hui, Demyan lui-même était las de sa propre suffisance, et Deklan n'était pas franchement certain que ce soit bon signe. « Tu te crois tellement malin, c’en est presque attendrissant. Presque, si seulement ce n’était pas aussi agaçant. » Ce n'était pas agaçant pour tout le monde ; il paraissait même que ça avait son charme. Pas auprès des gens qu'il fallait aux yeux de ceux qui pensaient pouvoir dicter la conduite de tout un chacun ; mais ça lui était bien égal, à lui. Il n'avait de compte à rendre à personne, après tout. Ils n'avaient jamais voulu de lui et ils s'étonnaient encore qu'il les repousse aussi violemment ? Ou bien était-ce lui qui avait commencé ? Aucune importance, de toute façon ce n'était pas tout à fait comme s'il avait envie que ça change.

« A présent, toi et moi allons partir d’ici sans nous retourner, et rentrer à la maison parce que nos parents ont besoin de nous. Nous deux. » Ah vraiment ? Ils n'avaient vraiment vraiment rien de plus pertinent à faire là tout de suite ? « On peut s'faire une omette sinon... » tenta-t-il, en désespoir de cause. Ca ressemblait à une bien meilleure idée, vue d'ici ; il avait vachement faim, en y réfléchissant une seconde. Avoir était surpris en pleine action par son frère aîné ne lui avait pas coupé l'appétit très longtemps. Demyan ne releva pas, pourtant ; l'heure de rire était visiblement passée. A condition qu'il y en ait un jour eu une seule consacrée à ça dans cette famille pour laquelle rien n'était plus important qu'être la coqueluche bien aimée de cette chère haute société. Il n'avait aucune envie d'y retourner ; c'était le troisième été qu'il passait loin d'eux et ça lui allait très bien. Si c'était pour un énième rappel à l'ordre, il s'en passerait bien ; les dix-sept premières années de sa vie l'avaient rendu allergique aux amphigouris abscons de son paternel.

« Maman est à l’hôpital. » Deklan ne broncha pas, saisi par le regard mortellement sérieux que son frère avait vissé au sien. A l'hôpital ? Pourquoi, elle menait une pseudo action caritative pour se donner bonne conscience, ou alors elle avait fait un malaise, trop fatiguée de regarder les autres travailler ? Il retint ces paroles acerbes, jugeant que Demyan serait incapable d'en saisir la portée éminemment comique. Il ne voyait pas bien pour quelle obscure raison sa mère avait besoin de lui ; elle avait déjà un fils, d'ailleurs elle avait probablement toujours considéré qu'elle n'en avait qu'un seul.

« Ah bon. » dit-il simplement, après quelques secondes d'un silence qu'il ne savait comment briser. Le regard implacable de son frère le fit se rembrunir légèrement ; il n'aurait pas le choix, n'est-ce pas ? Peu importe ses arguments et peu importe tout le reste. C'était pour ça que Demyan était toujours si sûr de lui. Il gagnait toujours, de toute façon ; à la fin, c'était lui qui avait le dernier mot. Peut-être que même s'il refusait de se l'avouer, Deklan avait un peu peur de ce qui arriverait s'il lui tournait définitivement le dos à lui-aussi. Il soupira, détournant le regard en se passant une main sur le visage. « Et c'est grave ? Qu'est-ce qu'elle a ? » Prêtant une oreille moins distraite que ce qu'il voulait faire croire à la réponse de son frère, il balaya la pièce du regard à la recherche de ses vêtements. Qu'il ne trouva nulle part. Évidemment. Le Flamme se contorsionna pour récupérer sa baguette quelque part sous le lit et changea en quelques gestes les draps en un accoutrement tout à fait acceptable pour sortir en compagnie d'un illustre personnage comme Demyan. Il manquait juste de tissu pour le caleçon ; mais tant pis, il sortirait sans. Ce n'était pas exactement le genre de choses dont il avait besoin pour aller voir sa mère à l'hôpital, de toute façon.




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