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 Adissa ♠ Watching stars collide

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Ψ DUM SPIRO SPERO
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Ψ DUM SPIRO SPERO

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : mêléMessages : 35Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : sofia
Ҩ Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Ven 23 Fév - 23:33


Adissa Neskov

I see the hate, I see the pain, I see the truth

ft.  Reece King

Crédits © bazzart

Prénom & nom Pendant longtemps il n’a été que Adissa, le nom de son père s'étant lentement effacé de sa mémoire pour ne lui laisser qu'une identité trouée, criblée de failles. Puis lors de son entrée à Uagadou on lui a révélé ce nom : Neskov, celui de sa mère alors il y a eu toutes ces questions tirées en rafale de son esprit, la certitude que depuis toujours on lui avait menti. Fraîchement débarqué en Bulgarie, il a compris que ce nom signifiait quelque chose ici alors préfère ne pas trop l’utiliser avant d’être certain de réellement le maîtriser.
Âge & lieu de naissance 17 ans, né en Bulgarie dans le pays de sa mère bien qu'il ait grandi en Ouganda dans celui de son père. Gamin métissé, étranger partout apparemment mais au fond ça lui plaît assez, il n'y a pas un peuple auquel il aurait voulu être lié.
Statut du sang Sang-mêlé, du sang moldu venu se fondre dans la carmin parfait des Neskov, de quoi donner des vertiges au papy.
Scolarité Il a déserté l’école moldue à cinq ans après avoir été éjecté de l’orphelinat et recueilli par une moldue du nom d’Ama. Dieu merci elle s’est acharnée à lui inculquer les bases de l’écriture, de la lecture, de l’histoire et du calcul ce qui lui a permis d’éviter la condescendance appuyée des petits rois lors de son entrée à Uagadou. Relation tumultueuse avec cette école Adissa ce n'était pas l’élève parfait il n’aimait pas les règles et le mépris des professeurs, lui qui n’était qu’un Impur de ceux à qui beaucoup préfèreraient ne pas avoir à enseigner. Expulsé à seize ans pour avoir usé de la magie devant des moldus, il ne regrette qu’à moitié de ne pas pouvoir achever sa scolarité.
Carrière Jusqu’à ses onze ans puis à chaque vacances Adissa c’était l’illusionniste, voyant factice qui lisait les désirs et les peurs des clients imprimés sur leurs visages et mentait en conséquence, de quoi remplir les poches d’Ama et puis les siennes, accessoirement. Aujourd’hui, en Bulgarie il n'est qu'un trafiquant de bas-étage, petite main de la mafia. Svaboda ou Bratva il n’a pas encore fait son choix, à voir qui sera le plus offrant. Parce qu’il y a le désir de s’élever une fois ce nouvel environnement maîtrisé, légalement ou pas. Il n’a sa place nulle part Adissa alors il a décidé de s’en façonner une lui-même.
Groupe Lumos
A savoir Adissa il a une sœur jumelle, Dafina l’autre partie de lui-même qu’on lui a arraché quand il avait cinq ans. Si elle pouvait déchiffrer l’avenir, lui n’a pas le moindre don. Pourtant ses capacités d’observation et d’analyse lui ont toujours permis de débusquer l’âme de gens, de déloger les masques qui prennent la poussière sur leurs visage, potentiel qui lui a valu de retenir l’attention de Jöran Åström, bâtard d’une haute famille désireux de s’élever. Initialement envoyé sur ses traces par le doyen Neskov, l’homme s’est d’abord écarté de sa mission préférant faire affaire en Ouganda et dans les pays alentour, mais a finalement retrouvé Adissa juste après qu'il ait été exclu de Uagadou. Conscient que personne ne lui rendrait des comptes, (le vieux Neskov devenu trop sénile pour même se souvenir de son existence et les Impurs étant considérés comme des sorciers de seconde zone sur la quasi-totalité du continent) le Suédois a donc décidé d'en faire son pantin. Après que Jöran l'ait tortoré mentalement, Adissa a été contraint de se soumettre à un contrat de magie noire très puissant l'empêchant de désobéir à un ordre direct, même donné à distance, sa volonté n'étant plus vraiment sienne temps qu'il ne découvre pas un moyen de se libérer. Le voilà donc propulsé en Bulgarie pour une mission dont il ignore les tenants et les aboutissants. Tout ce qu'il sait, c'est que ça concerne un peuple caché à qui Jöran a dérobé quelque chose d'important.





Dig beyond the surface

It's not an easy thing admitting to yourself what you really are


TOI & LE GOUVERNEMENT Le gouvernement il s’en foutait pas mal Adissa, avant de comprendre que sa sœur faisait partie des sang-noirs. Depuis il s’efforce d’en décoder la complexité, de saisir l’essence de la politique de ce nouveau pays qu’il ne connaît pas encore assez. Difficile de juger pour le moment, d’autant plus que cet univers là est plutôt éloigné du sien. Il voit d’un assez mauvais œil le fait que Dafina soit ainsi surveillée, ça rend sa famille encore plus compliquée à approcher, mais voyant l’utilisation que fait la mafia de ces individus hors-normes, Adissa suppose que cette demi-captivitée la protège un peu. En attendant.


TOI, LES SANG-NOIRS & LES REVENANTS
Ce n'est pas tellement son problème, ça le laisse un peu indifférent. Bien sûr, le concept de revenant est un peu difficile à appréhender au départ et éveille sa curiosité mais ça ne lui paraît pas aberrant. La nécromancie étant bien plus développée sur le continent Africain qu'en Europe et même optionnellement enseignée à Uagadou au cours des dernières années d'étude, ce n'est pas le premier phénomène étrange auquel il assiste, bien que l'ampleur de celui-ci soit sans doute sans précédent.
Concernant les sang-noirs? il est partagé, notamment parce qu'il a compris que sa jumelle faisait partie de cette nouvelle race. Leur sort n'est pas juste, il en est conscient, mais il comprend aussi la crainte qu'ils peuvent inspirer. Contrairement à la majorité des gens il ne les envie pas vraiment.  Entre le pouvoir ou la liberté le choix est vite fait.


TOI & LES ACTIVITÉS ILLÉGALES
Adissa n'est pas mal à l'aise avec l'illégalité, loin de là, il ne s'agit à ses yeux que d'une voie annexe qui ne vaut pas plus ou moins qu'une autre. Avec Ama, il vivait dans un mauvais quartier de Kampala alors pour éviter les problèmes avec les gangs du coin malgré sa petite activité de voyance il lui est arrivé de leur rendre de petits services. C'est devenu plus récurrent par la suite, bosser pour eux pendant les vacances en échange d'une protection pour Ama en son absence. C'est d'ailleurs en partie ce qui lui a valu son exclusion. En Bulgarie même schéma sauf qu'il n'a plus vraiment le choix Adissa, plus de possibilité de légalement s'élever; ça lui importe peu au fond parce qu'il sait qu'il est doué, qu'il finira par grimper les échelons. Percer les murailles au lieu de rester figé sur les parois.








Travelling through time

It matters not what someone is born but what they grow to be

07.06.1987 Naissance Dafina et Adissa en Bulgarie
10.08.1987 Apprenant que Milena, mère de ses enfants est une sorcière, Jenkaa, leur père, hostile à la magie, les enlève en pensant agir pour leur bien et les emmène en Ouganda où ils vivront heureux pendant cinq ans.
17.11.1992 Première vision de mort de Dafina, qui concerne leur père.
20.11.1992 Jenkaa décède et les jumeaux sont envoyés à l'orphelinat par les services sociaux.
15.03.1993 Adissa ayant des manifestations précoce de magie, il provoque régulièrement de petits accidents à l'orphelinat. Ce jour là fut la fois de trop et en l'absence de la seule nourrice capable de gérer les jumeaux correctement, il est mit à la porte. Par chance il rencontre Ama, une vieille voyante moldue qui malgré son train de vie très modeste décide de s'occuper de lui.
17.03.1993 Adissa tourne autour de l'orphelinat de l'espoir de pouvoir parler à Dafina mais apprend qu'une Européenne est venue l'adopter le matin même et que sa jumelle vivra désormais en Bulgarie, loin de lui.
Jusqu'en 1998 Adissa grandit chez Ama dans un mauvais quartier de Kampala, bien différent de celui où il habitait avec Jenkaa et fini par utiliser ses talents d'observation et d'analyse pour se faire passer pour un voyant. Leur affaire tourne bien, à tel point qu'il est parfois contraint de bosser un peu pour les gangs du coin afin de ne pas risquer de les froisser.
1998-2003 Il étudie à Uagadou, l'école de magie du continent Africain.
5 décembre 2003 Pour que la sécurité physique et financière d'Ama soit assurée en son absence, Adissa a prit l'habitude de travailler pour l'un des gangs du coin pendant les vacances bi-annuelles accordées par son école (un mois tous les six mois, afin de satisfaire les deux hémisphères). Lorsque le fils d'un des hommes qui protège Ama est gravement blessé, Adissa utilise la magie pour le soigner et ce sous les yeux des moldus. Cet évènement lui vaudra son exclusion définitive de Uagadou.
16 décembre 2003 Adissa est exclu de Uagadou, son statut d'Impur (fils de moldus) ne jouant pas en sa faveur.
20 décembre 2003 Jöran Åström le retrouve et se rend chez Ama, qu'il tue avant d'embarquer Adissa.
4 janvier 2004 Adissa cède à la torture mentale de Jöran et se soumet au contrat de magie noire du Suédois. Il lui est désormais impossible de désobéir à un ordre direct, même dicté à distance, que lui donnerait le bâtard Åström.
Janvier-? 2004Adissa vit chez Jöran qui lui apprend les coutumes et la langue Bulgare dans le but de pouvoir l'y envoyer comme espion le temps de régler ses affaires en Afrique mais surtout pour approcher le peuple à qui il a dérobé un artefact magique qu'il est incapable de faire fonctionner. Objet qu'Adissa analysera en secret sans se douter de ce qui se produit par sa faute à l'autre bout du monde.
18 ? 2004Arrivée d'Adissa en Bulgarie. Il est libre pour le moment et cherche une solution pour se libérer de Jöran tout en accomplissant diverses petites tâches pour les mafias. Il cherche par la même occasion à approcher sa famille mais n'ose pas se montrer pour le moment de peur que Jöran désire se servir de lui contre eux.
20 ? 2004Adissa reçoit un ordre de Jöran lui intimant de trouver une jeune fille appelée Titania et de gagner sa confiance mais ne précise pas ses raisons.




The muggle behind the screen

Lower your wand

PSEUDO ashira
ÂGE 20
RÉGION Auvergne il parait
PERSONNAGE inventé [X] scéna/pré-lien [ ] pv [ ]
COMMENT AS-TU DÉCOUVERT AK? écrire ici
LE MOT DE LA FIN Je pense que vous savez que je vous aime un peu trop  :perv:





Dernière édition par Adissa Neskov le Mer 14 Mar - 5:13, édité 33 fois
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Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Ven 23 Fév - 23:34


Plume à papote

It is our choices that show what we truly are



Juin 1992 - Kampala - Ouganda

Adissa

Dafina elle tournoie dans sa robe du dimanche, petite poupée couverte de soie et de rubans, elle est belle Dafina, si jeune et déjà à agripper tous les regards, se laisser bercer dedans. Et ça lui va bien à Adissa, c’est comme ça qu’ils fonctionnent depuis le départ parce que quand elle se place sur le devant de la scène lui observe tous ceux qui se glissent autour, gamin dans l’ombre de la lune qui veille à ce qu’aucune tempête ne viennent en ternir l’éclat. Trop protecteur Adissa, il a déjà les mots coupants, l’insolence dans les yeux et le rire qui sonne un peu de travers parfois, le sentiment que la complexité du monde adulte le débordera s’il n’apprend pas à en saisir chaque détail. Il y a cette image et les sourires que tout le monde verse, puis les masques dont il croit distinguer les contours, imagination d’enfant qui espère pouvoir déceler la vérité imprimée dans un regard, des traits qui se figent un peu trop longtemps, l’écho changeant de la voix quand les mensonges s’écoulent de la gorge des adultes. Oui Adissa il n’est pas comme Dafina, la gamine que tout le monde aime, la princesse intouchable temps que leur père et lui traineront dans son sillage. C’est dur à comprendre, l’intention des gens, les grands, leur univers, les mots parfois trop complexes pour qu’il en saisissent le sens. Pourtant Adissa il le sent, chez la majorité des êtres humains il y a des cauchemars glissés sous les dorures.

Jenkaa

Dafina elle tournoie et ça fait rire Jenkaa aux éclats ce jour là, y’a pas cet air soucieux qui s’agrippe si souvent à son visage quand il pousse ses enfants à prier encore et encore comme s’il avaient des milliers de démons à exorciser, non aujourd’hui il est heureux Jenkaa quand il observe Dafina et son sourire jamais éteint, la voix qui s’envole dans l’air comme si elle voulait réveiller le monde entier, Adissa et sa réserve apparente, ses yeux qui enveloppent la scène. Il leur saisit la main, à l’un comme à l’autre, salue ses nouveaux voisins d’un geste lointin. Ils ont l’air si parfaits tous les trois, oui parfaits, pourtant Jenkaa il a le cœur qui se serre un instant quand leur reflet se heurte à une vitrine parce que plus il regarde plus il se souvient qu’une couleur manque à leur tableau et qu’à ce titre rien nepourra plus jamais le sublimer tout à fait. Milena, toujours elle et l’incapacité à comprendre pourquoi. Il y croyait Jenkaa pourtant, tombé amoureux de la Bulgarie où son métier de journaliste l’avait mené à elle, bien sûr qu’elle était étrange Milena, qu’il y avait des fils manquants dans les histoires qu’elle tissait, mais pour tout le bonheur que ça leur balançait au visage ça valait le coup de ne pas y prêter attention, non ? Non. Parce Milena elle portait le mal en elle, sorcière, sorcière, ça l’a tellement bousculé Jenkaa, les souvenirs pressés dans sa tête et le corps mutilé de son jeune frère gravé en filigrane dans sa mémoire, sorcellerie, et la magie noire de ceux qui entendent s’élever, le désir de pouvoir et le mépris de la paix. Alors il a prit la fuite Jenkaa, du jour au lendemain, il a bien préparé avant de s’en aller avec les jumeaux entre les bras. Partir. Les protéger. Retour en Ouganda, retour aux sources. Difficile d’élever des enfants en parcourant le monde alors Jenkaa il a rangé ses rêves de succès dans une tour dont il a égaré la clef. Mais ce n’est plus si grave au fond parce qu’il les aime un peu trop ces gamins qu’il a traîné avec lui à travers tous le pays, avec l’instinct profond qu’il ne valait mieux pas s’arrêter trop longtemps au même endroit. Aujourd’hui c’est terminé tout ça, nouvelle vie qui s’esquisse dans le ventre immense de Kampala.

Novembre 1992-Kampala-Ouganda

Il y a comme un aparté dans la capitale, un univers parallèle formé soudain et la foule qui s’assemble brusquement, le cœur qui se sait plus comment battre correctement. Parce que ce soir les esprits les accompagneront. Adissa il tient la main de Dafina fermement tout en écoutant les histoires que sa tante déclame à voix basse, levant par instant les yeux vers son visage pour tenter de percevoir  la trace des mensonge qui longerait ses traits, elle qui se plait si souvent à les mépriser,  mais rien n’y fait, c’est la vérité qu’elle pense annoncer quand elle désigne les pantin de tissu qui se sont mis à danser et Adissa il ne comprend pas vraiment ce qui de l’intérêt ou la crainte dans sa tête continue de batailler. Les yeux rivés sur les silhouettes qui se tordent en tout sens il essaie de comprendre où se cache l’illusion. Sans succès.Un instant l’image de son père se fige dans son esprit, Jenkaa qui a du s’absenter juste une soirée. Adissa voit d’ici sa colère se propager si par malheur il les découvrait i; parce que papa il leur répète souvent d’aimer le monde entier mais pas les sorciers, oui la magie c’est différent, c’est maléfique. Trop rationnel Jenkaa il n’y a qu’en Dieu qu’il place sa foi. Il y a le swahili et l’anglais qui se mélangent, certains mots qui lui paraissent manquer de sens et le pressentiment que la mécanique va finir par dérailler. Alors Dafina elle serre encore plus fort, enfonce ses ongles dans la peau « On devrait rentrer, je me sens mal. » et le rire d’Adissa qui se veut réconfortant, résonne doucement mais un peu faux pour une fois « c’est qu’une illusion regarde, la magie ça n’existe pas. » Un simple spectacle de marionnette dont on a coupé les fils. Pourtant il y a ce sentiment étrange qui monte quand la silhouette qui les surplombe passe à proximité, le sursaut quand il voit le pantin s'effondrer, boum, amas de chiffons mal assemblés dont toutes les couleurs semblent soudain s'être évadées. Si j’étais un esprit j’en voudrais aux humains de m’utiliser simplement pour s’amuser. « tu vois, tout va bien » mais Dafina elle ne sourit pas, elle ne sourit plus, il y a quelque chose sur sa figure qui ne lui ressemble pas « je me sens…vraiment mal » et sa voix qui s’effiloche, murmure mal ébauché puis ces mots qui sortent en armée, incompréhensible magma qui ne s'échappe pas.  « DAFINA » l’agripper, trop fort, la secouer, encore, mais c’est comme une poupée inanimée Dafina, elle s’éteint quelques secondes, avant d’ouvrir à nouveau ses grands yeux sombres que les larmes font briller dans la pénombre. « Adissa… » Comme un disque glacé qui se serait figé sur ses épaules, l'angoisse de la petite fille qu'il pourrait presque toucher. « Adissa…Papa va mourir. »


Décembre 1992-Kampala-Ouganda

On ne l’entend pas venir la mort, on l’ignore même lorsqu’elle prévient, qu’elle se pavane. Les jumeaux ont préféré se taire, oublier, supposer qu’un esprit présent ce soir-là leur avait joué un mauvais tour. Parce qu’il le répète si souvent Jenkaa, la magie ça n’existe pas, le plus grand danger ça a toujours été ceux qui y croient. Mais la mort a fini par entrer, pulvérisant leurs existences pour la recouvrir d’un drap blanc. Alors il y a le cœur qui bat trop fort, le silence d’Adissa qui fait tache face à la violence de Dafina parce qu’au fond il ne percute pas, pas encore. C’est comme si on avait tranché les fils et qu’il regardait le sol le rapprocher, ressentait la douleur mais sans être capable de la toucher. Et les hurlements de Dafina qui s’écrasent sur les hommes venus les chercher, les coups qu’elle balance jusqu’à l’épuisement, Adissa qui s’avance, attrape la main de sa sœur pour la serrer contre son cœur, les yeux rivés sur le visage défait de Jenkaa que les médecins s’apprêtent à leur arracher. Le trajet en voiture qui s’écoule comme un mauvais rêve, et les pleurs de Dafina, encore et encore, quand désemparé il ne parvient pas à la calmer. Ça l’aide à tenir à distance son propre chagrin, toujours cette masse informe qu’il regarde timidement en attendant le moment où elle finira par le dévorer. Pourtant, durant les premières semaine orphelinat, c'est comme si le silence le tenait prisonnier.

De novembre 1992 à mars 1993-Kampala-Ouganda

L’orphelinat, c’est quatre mois mi-doux mi-amer parce qu’après avoir vu la mort de si prêt au fond ça fait du bien d’avoir quelque chose à quoi se raccrocher. Mais c’est apprendre à vivre loin du confort dans lequel on les a bercés, entassés avec les autres enfants dans des logements mal arrangés, manger réellement à leur faim un jour sur trois, c’est trouver quelques alliés et survivre dans cette jungle miniature de gamins sans repères devenus des loups beaucoup trop tôt, c’est Adissa qui affine ses sens, son insolence, Dafina et sa violence qui n’en finit plus de s’étaler, c’est apprendre à rire et partager, mais aussi à surveiller chaque mot, chaque mouvement, tout analyser pour ne pas se laisser submerger. Il y a les nourrices et leurs visages qui ne sourient jamais, leur dureté, les coups sur les joues d’Adissa parce qu’il refuse d’apprendre à la fermer, veille toujours trop fort sur Dafina. Y’a que Nomi qui parvient à les apaiser, Nomi et ses histoires, la douceur de son visage, la seule à essayer de leur donner le peu d’amour qu’ils sont encore en mesure de quémander, celle qui fait fondre cœur des enfants même celui des grands qui parlent de s’en aller, de s’évader, qui délaissent les quelques cours dispensés pour partir vadrouiller dans le quartier avant de revenir avec l’air important, les mains pleines d’argent. Ça le travaille Adissa c’est ça qu’il veut apprendre, bien plus que ce que l’institutrice essaie de leur inculquer, il saisit déjà que le monde tourne autour de ces bouts de papier et qu’il ferait mieux de vite comprendre comment en posséder. Pour voyager. Pour s’évader. Emmener Dafina loin d’ici avant qu’on ne les force à se séparer.

Parfois il y a des gens qui viennent les regarder, souvent des blancs, des étrangers et Adissa il ne peut s’empêcher de les détester quand il est volontairement écarté par les nourrice mais qu’on pousse Dafina à aller parader. Paraît qu’il y a quelque chose dans son regard qui les dérangerait, qu’il réduirait les chances de sa sœur d’être adoptée. Que personne ne voudrait d’un gamin déjà cassé. Dafina pourtant elle gronde, furieuse petite garce qui crache au visage des étrangers, entreprend de les dégoûter à chaque fois que leur mains se posent sur son joli visage. Alors bien vite elle est aussi effacée Dafina, ils finissent toujours par se retrouver. Et au fond c’est ça l’essentiel, on est ensemble Dafina, ensemble, ensemble pour l’éternité, et ça personne ne pourra jamais nous l’arracher.

Mais il y a comme une défaut dans la machine, et la colère des nourrices qui s’étire, l’isolement des jumeaux qui s’accentue progressivement. Parce que Dafina elle se fiche bien de tous les autres enfants, ruine tous les efforts qu’Adissa déploie pour leur trouver quelques alliés. Puis les accidents se multiplient car il est particulier Adissa, il y a tous ces phénomènes étranges qui gravitent autour de lui, magie précoce dont il n’a pas encore conscience, les objets de ses ennemis qui disparaissent subitement, et puis cette altercation avec un grand qui avait tenté de voler la croix de Dafina, son visage coloré de pourpre, l’air qui lui manquait. La gifle et les menaces des nourrices, l’expulsion promise si jamais elles parvenaient à prouver qu’il était bien responsable. Adissa ça le rassure et le glace à la fois, il voit ça comme un don complémentaire à celui de Dafina, elle voit l’avenir il agit sur le présent, le problème c’est que c’est trop inconscient, qu’il ne sait jamais quand ça risque de se déclencher.

Et puis il y a eu la fois de trop, celle qui lui a tout arraché. Trois grandes filles autour de Dafina, et la gamine qui hurle son nom à plein poumon. Et toujours cette peur qui lui serre le ventre, le sentiment qu’il en crévera si quelqu’un abime un seul de ses cheveux. Quand il arrive enfin sur les lieux il voit la gifle partir vers la joue de sa soeur et soudain un cri lui perce les tympans. Sous les yeux effrayés du reste de l’orphelinat les trois filles se mettent à gesticuler, hystériques, par torsion, par à-coups, les gestes déliés griffant les plaques foncées désormais étalées sur leur épiderme. Et tout s’achève quand quelqu’un lui attrape le bras, fort, trop fort, qu’il se débat, clac un coup de plus quand sonné il regarde Dafina courir vers lui, être intercepté, perçoit sa furie naissante même une fois la porte refermée.


15 mars 1993-Kampala-Ouganda


Adissa on l’a foutu dehors, abandonné le cœur battant face à cet extérieur et ses habitants qui ne sont bon qu’à l’effrayer, il n’aime pas les gens Adissa, les adultes, se plaît à s’éloigner de tous ceux qui entreprennent de lui tendre la main. Comme si un instinct puissant lui permettait de voir le masque glissé sur les traits, que les monstres avaient tous maquillé leur visage dans l’unique but de l’attraper. Alors il erre Adissa, sans trop s’éloigner parce que Dafina est toujours enfermée, il faudra qu’il y retourne chaque jour jusqu’à tomber sur Nomi, qu’il campe devant la porte encore et encore. Il y a comme l’impression d’avoir perdu un morceau de lui, le cœur qui claque contre les os quand il finit par se diriger vers le marché du quartier et ses milles couleurs au creux desquelles se faufiler. La main glissant sur un étal à sa portée, l’enfant attrape un avocat entre ses mains, file avant de laisser le temps au marchand de se retourner. Trouver des solutions, avancer, survivre. Ça ira temps que le soleil sera haut dans le ciel, mais c’est la nuit qui l’inquiète, toutes les ombres et les dangers qu’elle sème. Il se sait vulnérable dans ce quartier inconnu de la capitale, si différent de celui de son enfance, avance à tâtons avec l’angoisse de ne jamais retrouver l’orphelinat.

Soudain, un bruit attire son attention, collé au mur il observe ce qui se trame dans la ruelle. Une femme à terre et le cri des hommes qui résonne, sorcière, sorcière, puis les coups qui pleuvent sur son visage dissimulé sous une cape grossièrement brodée. Quand ils finissent par s’en aller, Adissa approche, doucement, étrangement intrigué. Puis son cœur loupe un battement. Parce qu’elle a ôté son capuchon, et que la monstruosité ainsi dévoilée à de quoi heurter. Dieu a tout loupé sur cette femme-là, de la courbe irrégulière de ses trait à son œil unique, voilé, d’un blanc laiteux, écœurant, ses dents jaunâtres et abîmées qui s’étirent en un sourire inquiétant, la bosse sur son dos qui apparaît lorsqu’elle tente maladroitement de se relever. Timidement pourtant, l’enfant lui tend le fruit qu'il a dérobé. Pour la première fois depuis bien trop longtemps il ne distingue pas de masque collé sur ce visage délabré, tout semble y sonner vrai. « où sont tes parents ? » « « je n'en ai plus. » et soudain pour la première fois ça lui éclate vraiment à la figure, ce foutu sentiment. Plus de parents. Plus de Dafina non plus. Et tout roule dans sa poitrine, l’envie de fondre en sanglots et de serrer cette vieille femme contre son cœur. Il est trop jeune pour son rôle de prédateur Adissa, trop jeune pour passer la nuit dehors, pour finir dévorer vivant par les rues abîmés de l’un des plus mauvais quartiers de Kampala. Alors quand la vieille femme lui tend la main, il n'hésite qu'un instant avant de l'attraper. « Je m’appelle Ama. »


17 mars 1993-Kampala-Ouganda


Elle est gentille Ama, quand elle le mène chez elle, quand elle le recueille, logement minuscule logé dans le ventre d’un vieil immeuble, quand elle lui installe un matelas sommaire et quelques restes à dévorer, quand elle lui raconte des histoires venues de loin et qu’elle lui promet qu’il ne sera plus jamais abandonné. Alors le gamin il comprend vite qu’elle a toujours voulu aimer mais que son apparence l’en a empêché, qu’il peut s’y fier, fermer les yeux sans avoir peur de ne plus jamais s’éveiller. Chaque jour il campe devant l’orphelinat puis court la retrouver à la nuit tombée. Elle ne s’en formalise pas Ama, elle se doute bien que les gamins ne peuvent pas rester enfermés.

Et ce manège dure, encore et encore jusqu’à ce qu’Adissa finisse par intercepter un des rares grands dont il avait su se faire apprécier. A sa vue son visage se tend, un bref instant, avant d’afficher un sourire de travers. « Dafina ? Je suis désolé Adissa, une femme est venue la chercher tôt ce matin» Non. La sensation de perdre conscience, de percuter le sol après s’être jeté d’un tour immense, boum, oiseau éclaté contre le sable, mazouté par sa propre incapacité à s’envoler à nouveau. Alors il court Adissa, entre de force dans la bâtisse, file entre les griffes des nourrices avant de cogner de toutes ses forces contre la porte de l’une des chambres. « Nomi, nomi ! » parce que Nomi ça a toujours été la seule à être gentille, à tout faire pour l’aimer correctement. « NOMI ! » elle ouvre enfin Nomi, les yeux embués, fatigués, comme si elle venait de s’éveiller « Nomi, où est Dafina ? » c’est comme une pierre tranchante qui tombe sur son cœur quand le visage de la jeune femme se désole, qu’elle esquisse un rictus plein de pitié « Elle n’est plus là Adissa. D'après ce que j'ai compris, une européenne est venue la chercher ce matin » Elle marque une pause, tandis que mon esprit se décompose, hésite un instant. « Tu devrais être heureux pour elle, je crois que c’est une riche famille. Elle va vivre la grande vie en Bulgarie… »



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1993-1998
Alors il est resté avec Ama.
Ensemble, à essayer de se lover dans des saisons plus brillantes, construire un bonheur doux pour soigner un peu leurs plaies. Ama, elle ne dit pas grand-chose mais il y a tout cet amour qui déborde de ses yeux, presque envahissant, la gratitude qui la submerge à chaque fois que ce drôle de gamin lui sourit. Parce que personne ne l’a jamais regardée autrement que comme le monstre dont Dieu lui a offert l’apparence, alors ça la renverse un peu d’avoir quelqu’un avec qui partager autre chose que de la méfiance ou de la cruauté.

Il avance Adissa, grandit et s’éveille aux couleurs du monde qui l’entoure, talents d’analyse qui se développent, encore, encore, observer son environnement pour mieux le contrôler. Toujours avoir une longueur d’avance, ça vaut bien toutes les prophéties. Ama elle est voyante, illusionniste. Sorcière improvisée qui gagne sa vie laborieusement en usant de son physique pour faire croire à ses talents. Alors Adissa il observe les clients, apprend à les deviner, décoder les rêves et les craintes imprimés sur leurs visage, leurs désirs profonds et leurs failles qui s’étalent, amour, sexe, gloire, argent, pouvoir, fou comme les hommes qui paient peuvent se ressembler.

C’est lui qui finit par remplacer Ama, gamin prodige c’est ce qu’ils se plaisent à raconter et il aime bien Adissa, nourrir les rêves et les espoirs ou bien les regarder se fracasser lorsqu’il voit trop de laideur tapisser leurs pensées, cette attention qu’on lui porte, le sentiment de maîtriser la destiner. Faut dire que ça remplit surtout les caisses, décore un peu leur échoppe, leur appartement, glisse de la douceur dans les jours d’Ama.

Alors il y a l’argent, qui sans couler à flot les inonde bien assez pour attirer l’attention. C’est pas comme chez Jenkaa ici, dans le ventre d’un mauvais quartier y’a quelques personnes à éviter, mais Adissa il y pense et décide d’agir autrement. Entre deux leçon d’Ama et l’attention des clients il trouve le temps de se rapprocher d’Amiri, Amiri le petit roi, il a l’esprit trop vif et du sang sur les mains, maître du gang le plus influent du coin. Adissa il marchande, il apprend, marche sur un fil, évite la chute sans trop savoir comment. La tranquillité accordée à son affaire de voyance en échange de quelques service, ça paraissait un bon compromis, mais Amiri il l’apprécie, lui répète que s’il reste loyal il aura de l’avenir. Ça plait pas vraiment au Neskov, le sentiment de se faire prendre au piège lentement alors y’a les sourires qui s’éloignent, les conversations qui s’espacent. à croire qu’il aurait pu faire autrement.  Mais avant que la morsure de ses actes ne puisse se refermer sur lui, le mensonge s’est changé en réalité : un messager des rêves et il comprend Adissa, il comprend pourquoi il est différent depuis le départ et puis toutes les craintes de Jenkaa. Sorcier. Il hésite un instant, pourquoi ne pas refuser ? Mais y’a l’ambition qui est trop forte, qui surpasse presque son amour pour Ama. Il prendra les mesures nécessaires pour la protéger, puis il s'en ira.




▲▼▲
1998-2003-Uagadou

Uagadou c’est comme une autre dimension qui se dessine sous ses yeux, des myriades d’informations à absorber d’un seul coup, les visages et les traditions imprimées dans les apparences venues du continent entier, la masse d’élève, le brouhaha permanent, Uagadou c’est le nouveau monde, le sentiment d’appartenir à quelque chose de grand, cette magie sauvage au bout des doigts qu’il faut apprendre à apprivoiser. Il y a les religions et les rites qui s’entremêlent, les prières qui se mélangent. Une façade de tolérance fissurée par les regards qu’il sent peser sur lui Impur, à les entendre on croirait qu’il y a du poison dans son sang, dans sa peau aussi parce qu’il suffit d’analyser la foule un instant pour comprendre que des gamins comme lui il n’y en a pas vraiment malgré l’amitié entre les peuples qui semblent régner. Le métissage tue les traditions. Ce refrain ça fait mille fois qu’il l’entend, difficile de croire que chez les sorciers aussi c’est important.

Pas d’uniforme pour privilégier la culture de chacun, ça suffit surtout à mettre les enfants de moldus à l’écart, à les regrouper. Un piège qu’Adissa est parvenu de justesse à éviter. Comme lui ? pas vraiment. Parce qu’il y a ce nom auquel il peine encore à s’accoutumer, Neskov, ça vient de loin, de celle qui ne lui a laissé que la pâleur de sa peau. Et la magie aussi. Il le sent sa mère n’était pas une femme comme les autres. Sûrement que quelques mensonges se sont glissés dans les récits de Jenkaa. Sûrement qu’il trouvera des réponses lorsqu’il parviendra à se rendre en Bulgarie. La réalité décorée ou déchirée, comment savoir, ce qui est certain c’est que ne pas savoir lui causera plus de fêlures que se heurter à une vérité un peu trop tranchante. Lorsqu’il se laisse engloutir dans l’immensité de l’école parfois ses pensées dérivent vers la moitié qu’on lui a arrachée, Dafina, Dafina et ses visions, et sa peur de la sorcellerie. Elle doit étudier elle aussi, apprendre à apprivoiser ce qui la terrifiait tant lorsqu’elle était enfant. Il aurait préféré découvrir ce nouveau monde à ses côtés. Plus le temps passe, plus il prend conscience avec violence que même s’ils venaient à se retrouver, on leur a arraché la possibilité de se construire ensemble.

Au milieu de l’hostilité doucereuse pourtant il y a deux lumières qui se dessinent, l’amitié, la vraie, celle qu’on imagine que rien ne pourra jamais ébranler.
Dès le départ il y a Adil, Adil et la chambre qu’ils partageront pour toutes les années à venir, Adil et ses airs de prince du désert, descendant de berbères, l’Algérie dans le cœur, dans le sang, il en parle si souvent qu’on croirait qu’il y a laissé une part de son esprit, Adil et son sens de l’honneur exacerbé, sa noblesse décalée. Cette manie de réveiller Adissa tous les matins aux aurores pour le Fajr, agenouillé sur son grand tapis brodé d’or. Il y a le serpent-sable aussi, drôle de compagnon qui a longtemps filé des frisson à l’Ougandais, créature immense toujours glissée dans les pas de son ami, dardant ses yeux mordorés avec une dérangeante lucidité. Famille trop puissante, y’a la moitié du Maghreb qui voudrait les voir chuter et les rumeurs  qui cognent fort, paraît qu’ils jettent une part de leur âme dans ces foutus serpents, que l’aînée dans la famille est emprisonnée dans la prison la plus violente du continent. Samia, c’est celle qu’on regarde avec crainte rien qu’à cause de son apparence, Samia et la nuit de sa peau, l’argent laiteux de ses yeux. Elle ne voit pas le même monde que les autres, elle a grandit dans une guilde de nécromanciens qui ont sacrifié sa vision pour qu’elle puisse percevoir au-delà, dans cet ailleurs auquel Adissa à toujours refusé de croire. Les morts, les esprits, les djinns c’est ce que les gens disent mais Samia elle sourit souvent en répétant qu'au c’est bien plus complexe que ça.

Alors il y a les années qui passent, le temps qui n’atteins pas cet étrange trio, leurs ombres imbriquées les unes dans les autres. Nécromancienne, fourchelang, voyant. Parce qu’Adissa il s’est embourbé dans ses mensonges au point d’oublier ce que ça fait de vivre sans, viscéralement il éprouve se besoin de se démarquer de cette foule de sorciers riches de leurs familles, de leurs cultures respectives, de leurs dons, tout ce que lui n’a jamais réellement possédé. Alors il contemple leurs conversations, leurs caractères, navigue entre les lignes et les visages, maître des informations, mensonge, mensonge, mensonge, caméléon voué à se dissoudre dans ses propres déguisements, obsédé par l’idée de quitter le costume miteux que son enfance lui a collé à la peau. Insolence, nonchalance, il se plaît à provoquer ses professeurs, ça le rend un peu plus brillant aux yeux des autres et l’empêche de laisser la haine qu’il éprouve s’étendre. Parce qu’il les hait ces adultes et le mépris dans leurs yeux, cette façon de toujours lui faire sentir l’impureté de son sang. Porte-parole de ceux dont les hautes familles les ont enfermés dans les convenances, ça amuse, cet Impur qui ignore les siens pour se mêler aux enfants de haute famille, ça intrigue cette popularité inhabituelle pour un gamin de son rang. Pourtant plus le temps passe plus il se sent seul Adissa, même avec Adil, même avec Samia. Chaque fois qu’il retourne à Kampala, un mois en été, un mois en hiver pour satisfaire les deux hémisphères l’injustice le transperce, y’a le goût de la misère qui lui reste en travers de la gorge lorsqu’il songe à ses amis bien installés dans leur beau palais. Sa nature de sorcier, il n’y a qu’Ama qui sait, et Amiri qui la protège sans trop qu’Adissa comprenne pourquoi.


Juillet 1993 - Kampala - Ouganda

« J’en sais plus que tu ne le crois, t’inquiète pas. » il sourit pas vraiment Amiri, contemple l’extérieur de sa luxueuse maison avec un rictus que le jeune garçon ne parvient pas vraiment à analyser. Observant l’homme du coin de l’œil, Adissa achève sa lettre tandis que le fils d’Amiri court après le faucon d’Adil en riant. « T’as toujours pas convaincu Ama de s’installer ici ? » Adissa esquisse un sourire en pensant à l’obstination de la vieille femme. « Elle ne veut pas être impliquée dans tes activités. » Façon polie de dire qu’elle méprise profondément son protecteur et sa façon de gagner sa vie. Arnaquer  des rêveurs passe encore, les activités des gangs un peu moins. Il hausse les épaules Amiri, caresse la tête de l’oiseau d’un air songeur pendant qu’Adissa inscrit l’adresse sur l’enveloppe, en faisant mine de vouloir se rendre à la poste. « Adil El'Ezhir? » Amiri lui a ôté la lettre des mains, la papier se froisse entre les poings, des éclats gelés glissés dans ses yeux. « Sors d'ici » D’un geste froid, il intime au garçon de s’en aller, referme la porte d’entrée. Adissa ne s’en offusque pas, il connait les sautes d’humeur du gangster, c’est ce qui le rend inssaisissable et plus intéressant que la majorité. Mais désormais il le sait, cet homme connaît un peu trop bien le monde de la magie.


▲▼▲


Rentrée 2003 - Uagadou

Il connait les montagnes à l’horizon par cœur, chaque courbure, chaque couleur.  Comment peut-il à la fois autant se sentir chez lui et étranger à cet endroit ? il parcourt le parc Adissa, observe les animaux et les créatures qui s’y pavanent, se dirige vers l’immense porte d’entrée. Sixième année. Dans trois ans il sera libre et pourtant il a le sentiment de ne toujours pas savoir à quoi sa vie est censée ressembler. Tous ses amis au sang-pur auront des postes haut placés, même les sang-mêlés y trouveront leur compte, mais qu’adviendra-t-il de lui ? Pas étonnant que les prisons Africaines soit pleines d’Impurs avec si peu de perspective d’avenir. La société Bulgare est moins hypocrite, elle ne fait pas miroiter le moindre espoir aux enfants de moldu, se contente de les exclure dès le départ. Il soupire. Ce soir il retrouvera Adil et Samia et pour la première fois ça ne le remplit pas vraiment de joie. Un gouffre se creuse il le sait. Ça l’agace parfois de les voir parader sans jamais se soucier de la misère de dehors, les famines et les guerres qui déchirent certains état. Ça paraitrait tellement simple d’intervenir, de participer à apporter l’égalité à toutes les nations. Foutu idéalisme. Si même lui se met à tomber dedans.. Un seul des bijoux de Samia suffirait à mettre Ama en sécurité pendant des années, à lui payer une maison loin de son district sordide. Une seule des décorations d’or pur d’Adil pourrait permettre d’assurer l’avenir de tous les gamins de son quartier. Il y a les discorde avec l'Algérien qui s'esquissent, ses critiques quant aux petits trafics qu’il a mit en place dans toute l’école. Tu manques d’honneur Adissa.

Si tu savais Adil, on a pas tous la chance de naître avec des diamants entre les doigts.


▲▼▲

Décembre 2003

Sa tête tourne, son monde tombe. Exclusion définitive de l’école. Interdiction à vie d’exercer un métier en rapport avec la magie. Ce n’est que grâce aux relations de Samia qu’il a pu échapper à la prison. Tout ça pour avoir utilisé la magie devant un moldu, sauvé la vie d’un enfant. Il se souvient du sang qui gargouillait, des hurlements du gamin et de la balle qui avait transpercé son ventre. Du regard d’Amiri aussi, le suppliant de venir en aide à son unique fils. Il n’a pas hésité un instant Adissa, plongé ses mains dans la chair, réparé le corps avant qu’il ne s’éteigne pour de bon. Il se souvient de la joie, du soulagement en le regardant toussoter, s’animer, de ce sentiment exaltant d’avoir fait exactement ce qu’il fallait. Puis des explications saccadées d’Amiri, du visage assombri de son ami « préviens tes relations avant qu’il ne soit trop tard ». Il lui a raconté son histoire, la vraie. C’est en étudiant aux Etats-Unis qu’Amiri a fait la connaissance de Nyssa El'Ezhir, l’aînée d’une haute famille Algérienne, sorcière ayant décidé de trouver comment révéler au monde entier l’existence des sorciers. L'aînée d'Adil. Profondément juste, elle jugeait le fait de laisser des populations souffrir tout en ayant la possibilité de leur venir en aide incompatible avec les valeurs qu'on lui avait toujours enseigné. Après avoir rencontré Amiri, et lui avoir donné son unique fils, la jeune femme fut trahie, juste avant de pouvoir mettre son projet à exécution sur l’une des chaînes de télévision les plus regardées au monde. Jugée pour haute trahison, on trancha la gorge de son serpent avant de la jeter nue sur l’île de Sejima. Adissa a souvent entendu parlé de cette prison ouverte où l’on enferme les prisonniers les plus dangereux du continent voire du monde lorsque les états étrangers souhaite avoir recours à ce type de châtiment. Île aux monstres, où se côtoient créatures infernales et êtres humains dévastés par la folie. Personne n’y survit plus de quelques semaines c’est bien connu. Voilà qui explique le silence d’Adil, la peine imprimée sur son visage à la moindre évocation de son aînée, les messages menaçants qu’il lui est arrivé de recevoir, le traître El'Ezhir. Et dire qu’Adissa a toujours prit ça pour une histoire de pouvoir entre familles Nord-Africaines. Tomber pour avoir sauvé le neveu d’Adil, quelle ironie. Ça a sûrement joué sur la sentence, l’identité du petit, il s’agit du genre de rejeton que les élites sorcières préféreraient ne jamais voir débarquer dans leur superbe école. Paradoxalement, penser à Nyssa et à son sacrifice, ça aide à dédramatiser, à trouver un peu de sens dans la sanction démesurée qu’on lui a attribué. Impur dès le départ, à quoi est-ce qu’il s’attendait ?

Sur le chemin du retour à Kampala, Adissa laisse son esprit vagabonder, étrangement vide. Au fond il ne s’est jamais réellement senti à la place au milieu des sorciers, pas plus qu’au côté des moldus. Etranger aux deux mondes comme à son propre pays. Il pourra sûrement reprendre la voyance, bosser pour Amiri, l’aider à protéger son petit. Tenter de mettre assez d’argent de côté pour se rendre en Bulgarie.
Mais alors qu’il pousse la porte de l’échoppe résonne un cri.


▲▼▲

Janvier 2004-Lieu inconnu

Il s’est éveillé dans le noir Adissa, enfermé derrière de lourds barreaux de fer.
Mal au crâne, il y a des fragments de sa mémoire étalés sur le sol, il ne trouve plus la réalité. Il se souvient être entré, avoir trouvé Ama inconsciente et derrière elle un homme. Peau pâle, yeux clairs, baguette magique à la main, et après ? Et après il y a eu autre chose qu’il a oublié, quelque chose qui expliquerait pourquoi il se trouve ici.

Il a revu Joran trois fois déjà.

Toujours avec le même calme, l’homme lui propose un marché : accepter de se soumettre à un pacte de magie noire lui interdisant de désobéir à un ordre direct et pouvoir circuler librement ou demeurer enfermé ici, dans cette pièce sans lumière, sans bruit, sans parfum, sans couleur. Alors il refuse Adissa, encore et encore, inlassablement. Et tant pis s’il a le sentiment d’étouffer, ses poumons mazoutés par l’obscurité, animal prit au piège dans un squelette de fer. Il faut qu’il s’échappe. Avant que le vide ne le dévore vivant, jette son âme dans les abysses. C’est surprenant, la nuit, le noir complet, les jours et les heures qui grignotent sa raison, le temps qui se distend. Les ombres griffent, poussent le longs des barreaux de la cage comme les bras tordus de pantin assoiffés d’humanité. Ça lui brûle les yeux, l’obscurité complète, celle qui occupe tout l’espace, qui se tord, ronces brûlantes autour de ses pensées.
Il va se noyer en plein sommeil
Ne pas céder surtout.
Essayer de se lever sur ses deux jambes sans trébucher.
Tomber.
Désir de fuir son esprit.
Par le ciel, à travers le ciel.
Réflexes religieux, doucement appeler Dieu.
Pourquoi est-ce que personne ne vient ?
Il cédera demain.


▲▼▲

Février-Juin 2004

Son ombre se répand, grimpe le long de sa nuque.
On dirait une tempête, un souffle qui fait frissonner les lieux, il y a la lune qui cisaille le ciel, grave le vide, l’infini. Il ne sera plus jamais libre.
Pacte de sang, le sortilège glissé dans ses veines, il n’y a plus moyen de s’échapper.
Pourtant Joran le traite bien, courtois, on pourrait croire à l’ébauche d’une amitié mais l’un n’oublie pas qu’il n’est qu’un prisonnier. Duper, tricher, placer ses pions pour parvenir à s’échapper des chaînes mentales que le Suédois lui a passé autour de la gorge. Observer, lentement chercher la faille. Sourire, rire, éblouir, fais-moi confiance Joran, donne-moi la clef. Tu peux me garder dans cette prison autant de temps que tu voudras, à la fin on verra bien qui gagnera. Même un cocon d’ombre génère des métamorphoses alors Adissa il se sent grandir, trop vite, trop fort, les derniers morceaux d’enfance qui lui restait balayés en quelques mots.
Il laisse ses doigts courir le long de l’artefact que Joran lui a confié. En percer les mystères, là où lui-même à échoué. C’est pour ses capacités d’analyse qu’il l’a choisit même si Adissa peine encore à comprendre de quelle façon l’homme a obtenu son identité. Un mystère de plus à percer. L’objet a été dérobé  à un peuple caché qui selon lui détiendrait le secret de l'immortalité et une magie unique, plus pure, plus puissante. Ça ressemble à un mauvais conte mais mécaniquement Adissa ne peut s’empêcher de creuser, encore et encore toutes les possibilités. Analyser, disséquer la logique de l’objet pour parvenir à l’activer. Peut-être n’est ce que le désir illusoire d’un fou, qu’il ne s’agit que d’un morceau de métal banal, dénué de tout secret. Mais ça fini par fonctionner, brûlant, lumineux, l’artefact gronde de longues minutes avant de s’éteindre à nouveau. Le cœur battant Adissa décide de ne pas en parler à Joran. Si secret il doit y avoir, il est hors de question de le partager.

Lentement les semaines s’écoulent, plongé dans la bibliothèque du Suédois, Adissa apprend, absorbe le plus d’informations possibles sur l’Europe de l’Est, la Bulgarie, tente de laisser cette nouvelle langue envahir son esprit. Comme un venin doucereux il laisse ses mots endormir la vigilance de Joran, l’enjôler assez pour précipiter ses projets. Tu vas te rendre en Bulgarie. Il y a des souvenirs qui s’allument et s’éteignent aussitôt, le cœur qui claque contre les os. Il va revoir Dafina. Je veux être informé au mieux de la situation et… en silence il sort une photo de sa poche, regarde une jeune fille à l’air malicieux s’agiter. J’ai retrouvé Titania, l’héritière de ce royaume caché. Tu devras la trouver puis t’en rapprocher en attendant le reste de mes ordres.Pour l’heure il se fiche pas mal de la teneur de la mission Adissa, l’important c’est qu’il file vers la Bulgarie, l’important c’est qu’il se rapproche de sa famille. Sourire aux lèvres il acquiesce, fait mine de bailler négligemment en attrapant l'image de la cible. Toujours faire croire à Joran qu'il s'est adapté, maquiller ses intentions, le railler un peu au passage.  Elle a un air pur, innocent, un sourire étrange. Sûrement que le Suédois ne lui veut pas que du bien mais dans un pays qui place la magie noire au centre de tout et où des sorciers peuvent se vanter d'être devenus les plus puissants du monde depuis quelques années, il le sait Adissa, il trouvera un moyen de se libérer.

Tout ce qui compte au fond, c'est que bientôt il croisera à nouveau les yeux de Dafina.





Dernière édition par Adissa Neskov le Lun 9 Avr - 13:28, édité 32 fois
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Statut du sang : Sang purMessages : 432Date d'inscription : 03/07/2014Localisation : Là où tu voudrais qu'il soit.
Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Sam 24 Fév - 8:18

Re bienvenue avec ce nouveau bébé
Hâte de le découvrir


( Family was different, though. Sweet and gentle, yet there was a little of his light in her, too. )
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Statut du sang : PurMessages : 834Date d'inscription : 10/08/2016Localisation : Dans les environs de Sofia
Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Sam 24 Fév - 8:53

Rebienvenuuuuuuuue !
Et tout pareil, j'ai hâte de découvrir ce nouveau bébé bril
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Statut du sang : pur (d'angleterre).Messages : 477Date d'inscription : 12/02/2016Localisation : loneliness is the curse of the broken hearted
Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Sam 24 Fév - 9:53

MAINTENANT QUE TU M'AS HYPEE, j'ai trop hâte de te voir jouer ce bébé. Rebienvenue parmi nous mon petit cœur, tu vas nous faire des merveilles encore une fois. Adissa va être magique, et je plante ma tente pour un lien. :pticoeur:


we killed in cold blood
when the day has come, that i've lost my way around ✻ and the seasons stop and hide beneath the ground. when the sky turns gray. and everything is screaming. i will reach inside. just to find my heart is beating. oh, you tell me to hold on. but innocence is gone, and what was right is wrong
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Statut du sang : purMessages : 608Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : Sofia
Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Sam 24 Fév - 9:59

Mon neveu d'amour. *plante sa tente sur ta eiche* :rainheart:
J'ai hâte que tu sois validée pour qu'on puisse lancer nos rp du feu de dieu.  Tu sais déjà à quel point j'aime Adissa ; DÉPÊCHE TOI. 





damaged souls
But perhaps the monsters needed to look out
for each other every now and then
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Statut du sang : MêléMessages : 46Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : Sofia
Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Sam 24 Fév - 10:31

Mon fréro d'amouuuur plzz plzz



   
   
Beauty and pain
Quand elle m'emporte au fond de ses yeux bien trop clairs qui ont la couleur d'un Est toujours un peu à l'Ouest elle, elle dit que tout va bien
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Messages : 170Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : au manoir velikov probablement
Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Dim 25 Fév - 17:02

AH AH AH ON VA PAS SE KIFFER ASKIPARAIT
Le perso sera quand même parfait, digne de ta magnificence
J'ai grande hâte de t'avoir en jeu


i wonder if they
even bleed
put on your war paint
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♠ AD ASTRA PER ASPERA
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♠ AD ASTRA PER ASPERA

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Statut du sang : mêlé. il n'a de toute manière jamais comprit en quoi cela pouvait être une gêne.Messages : 56Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : loin dans l'éther de ses visions
Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Dim 25 Fév - 19:38

YOU AND I on va avoir un super lien voila. Sache le.


❝ Beneath this Mask❞ Même si l’on peut substituer la matraque à la conversation, les mots conserveront leur pouvoir. Les mots sont le support de la compréhension et pour ceux qui les écouteront l’énonciation de la vérité. Et la vérité c’est que quelque chose va très mal dans ce pays, n’est ce pas ?.
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Statut du sang : mêléMessages : 35Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : sofia
Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ Lun 26 Fév - 0:01

Vladimir: Merci

Ieli: Ahah, j'espère que ça sera à la hauteur

Hemera: HEMISSA (ou je sais pas quoi :mdr: ) merci, du coup j'aime bien ton appart' j'peux m'installer

Neskova les beautés: vous allez avoir enfin quelqu'un de normal dans la famille Poule (on y croit ) Sinon allez, go dominer le monde -enfin faudrait déjà que tatie arrête de le prendre pour un voleur le pauvre - (bjr bjr le béb )  


Echo: ah bah oui on verra, il faudra qu'on cause  


Lucian: MAIS OUI je suis trop trop contente  
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Ҩ Re: Adissa ♠ Watching stars collide Ҩ

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Adissa ♠ Watching stars collide

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