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 Mstislav || The wanderer

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❃ AD VITAM AETERNAM
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❃ AD VITAM AETERNAM

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 15Date d'inscription : 22/07/2017Localisation : Bulgarie
Ҩ Mstislav || The wanderer Ҩ Ven 23 Fév - 21:56


Mstislav Mikhaïlovitch Orlov

Une petite citation par ici

ft.  Ben Barnes

Crédits © Never-Utopia 

Prénom & nom Mstislav Mikhaïlovitch Orlov - Mstislav, vengeance et gloire. Avant de perdre sa famille, il n'aurait jamais imaginé à quel point son prénom était bien choisi. Orlov, l'aigle, un signe de puissance et de liberté, un animal dont il s'est toujours senti proche, au point que cela transparaît dans son Patronus.
Âge & lieu de naissance27 ans, à Sofia
Statut du sang Pur, sans tache depuis des générations et des générations.
Scolarité Ms’ a effectué sa scolarité à Durmstrang, jusqu’à la septième année. C'est le clan des Flammes qui a accueilli toutes ses bêtises. Il a ensuite abandonné les cours, avec soulagement, pour se plonger dans les affaires de ses parents.
Carrière Trafiquant et chercheur de trésors magiques reconverti dans l’assassinat, puis dans la traque des Sangs-Noirs. Mstislav appartient désormais aux traqueurs de la Svaboda - même s'il est en mission du côté de la Bratva.
Groupe Crucio.
A savoir Pas de don magique particulier ; en revanche, il a été entraîné à se battre avec une lame et à mains nues. Toute son enfance n’a finalement été qu’un entraînement pour faire de lui quelqu’un capable de se sortir de toutes les situations.
Il a gardé des séquelles des brûlures causées par l'incendie qui a ravagé le manoir familial: il a perdu la main gauche, remplacée par une prothèse magique qui a l'apparence d'une main normale mais est aussi dure que du métal - un avantage en combat rapproché, et ça compense en partie la faiblesse de son bras gauche.
Celui-ci a perdu une partie de sa mobilité, car couvert de cicatrices de brûlures, de même que son flanc et une partie de son dos. En hauteur, elles courent du cou jusqu'à la cuisse. Pour les dissimuler, il s’est fait tatouer par-dessus - ça ne fait pas disparaître l'aspect particulier de la peau mais les cicatrices sont moins visibles.
Autre conséquence du traumatisme, en sus des cauchemars et de sa peur panique du feu, il voit de temps à autre apparaître son plus jeune frère, Ievgueni, comme si l'esprit de celui-ci le suivait et l'accompagnait. Mstislav lui parle parfois - il est conscient que ce n'est pas normal, que son frère est mort malgré l'espoir qu'il a encore de le croiser parmi les Revenants, et que c'est sans doute une manifestation de sa culpabilité de ne pas avoir pu le sauver.





Dig beyond the surface

It's not an easy thing admitting to yourself what you really are


TOI & LE GOUVERNEMENT

Le gouvernement, Mstislav n'en pense pas grand-chose. Ayant passé toute sa vie dans l'illégalité, les sorciers du ministère lui apparaissent comme des faibles bouffis d'orgueil, qui ont besoin de familles comme la sienne pour accomplir leurs basses oeuvres. Alors certes, ils remplissent les coffres des Orlov, mais ceux-ci les méprisent en retour, sans rien laisser transparaître.
Quant à leur gestion de la crise... au final, elle est l'une des causes du chaos ambiant, dont les mafias profitent pleinement. Ils ont poussé certains Sang-Noir à la fuite, n'ont pas pu empêcher le développement de l'iskra, se sont pris les pieds dans la gestion des revenants. Bref, la situation actuelle de la Bulgarie dépend en bonne partie de leur incompétence.

TOI, LES SANG-NOIRS & LES REVENANTS

En ce qui concerne les Sang-Noir, Mstislav les voit surtout comme des proies à traquer pour les livrer à la mafia. Il aime ces chasses qu'ils lui offrent. Si, au début,  il souhaitait avoir leur pouvoir pour se protéger et gagner en puissance, il est revenu sur cette position. À ses yeux, leur destin, contrôlés par le gouvernement ou traqués, n'est pas enviable.
Les mesures du gouvernement prises à leur égard lui paraissent justifiées, vu la situation. Quelle personne saine d'esprit laisserait les détenteurs d'un tel pouvoir se promener en toute liberté ?

Quant aux Revenants... ces sentiments à leur sujet restent ambivalents. Au fond de lui, il espère toujours croiser quelqu'un de sa famille par eux, tout en souhaitant plus ou moins que ça n'arrivera pas. Il aimerait qu'ils n'aient jamais existé, les faire tous disparaître - et s'il peut avoir l'occasion d'emprisonner un revenant jusqu'à ce qu'il s'estompe, il ne s'en privera pas. Il sait bien que cette réaction n'est pas rationnelle mais il supporte mal le mélange d'espoir fou et de peur qu'ils soulèvent chez lui. En un sens, c'est plus facile de les considérer comme des sous-hommes qui ne devraient pas exister et qu'il faut exterminer.


TOI & LES ACTIVITÉS ILLÉGALES

En tant que chercheurs de trésors magiques, trafiquants et concepteurs d’objets ensorcelés, les parents de Mstislav travaillaient en collaboration avec la Bratva ; pendant toute son enfance, il a baigné dans un milieu criminel et a été entraîné pour cela. Une fois revenu en Bulgarie, après les événements liés à la découverte de l’Ox, il s’est rapproché de la Svaboda au service de laquelle il a mis ses compétences de mercenaire. Il travaille actuellement pour elle en tant que traqueur et se livre au plaisir de la chasse aux Sangs-Noirs, sans compter une mission d'espionnage du côté de la Bratva. Il a déjà tué ; cela ne lui fait ni chaud ni froid, et il recommencera autant qu'il le faudra. La perte de sa famille a détruit quelque chose en lui.
Il fréquente occasionnellement le marché noir, plus pour se tenir au courant de ce qui s’y dit et éventuellement trouver des informations sur les assassins de sa famille. En revanche, il n’a jamais touché à l’iskra, il préfère rester clean - cependant, il en a toujours une fiole sur lui, en cas d'extrême nécessité, surtout s'il se retrouve face aux assassins des siens.








Travelling through time

It matters not what someone is born but what they grow to be

12.05.1976 Naissance de Mstislav à Sofia, 2ème d'une fratrie de 3
1979-1985 Éducation qui tient plus de l'entraînement de haut niveau: combat à mains nues, art martial, maniement d'une lame, confection de potions, déjouer des embûches. Mstislav n'apprend rien de moins qu'à tuer et survivre dans n'importe quelles circonstances.
01.09.1986 Entrée à Durmstrang, en traînant des pieds. Pendant ses années d'études, Mstislav multiplie les frasques et les bêtises.
1993 Fin des sept années de scolarité. Il quitte l'Institut sans regret pour plonger entièrement dans les activités de la famille.
Décembre 1995 Le manoir familial est rasé par un Feudeymon. Les parents, les frères et les cousins de Mstislav meurent. Il s'en sort, gravement blessé, et reste profondément traumatisé.
1997Mstislav rejoint la guilde pakistanaise Kala Moti.
Avril 1999 Découverte de l'Ox, Mstislav rejoint Domovoï's Rock assez tardivement, avide à l'époque de mettre la main sur la puissance de l'Ox.
2001 Il rejoint la Svabodapour laquelle il remplit diverses missions, notamment en tant que traqueurs de sang-noir - le plaisir de la chasse ne le quitte pas.




The muggle behind the screen

Lower your wand

PSEUDO Liam / Ieli
ÂGE Nan, ça devient indécent
RÉGION Région parisienne
PERSONNAGE inventé [X] scéna/pré-lien [ ] pv [ ]
COMMENT AS-TU DÉCOUVERT AK? Ça fait un petit moment que je le connais :p
LE MOT DE LA FIN Pouic.





Dernière édition par Mstislav M. Orlov le Dim 5 Aoû - 19:28, édité 4 fois
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❃ AD VITAM AETERNAM
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Statut du sang : PurMessages : 15Date d'inscription : 22/07/2017Localisation : Bulgarie
Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Ven 23 Fév - 21:57


Plume à papote

It is our choices that show what we truly are


La neige craque sous tes pas tandis que tu remontes l’allée qui mène vers le manoir. Des années que tu n’es pas venu et la nature a repris ses droits – c’est visible même au cœur de l’hiver. En été, le parc doit ressembler à une forêt vierge, avec ses herbes folles, les plantes qui poussent en toute liberté, la pièce d’eau qui n’est plus entretenue. L’idée te pince le cœur, mais elle est très vite chassée par le… vide sur lequel débouche l’allée. Un instant, pourtant, tu as cru que la silhouette du manoir se dressait encore là ; tes yeux ont recréé l’image si familière qui n’est plus qu’une illusion. De la fière demeure, il ne reste qu’un immense cercle noir, à peine recouvert par la neige, même à présent. Brûlée jusqu’aux fondations, brûlée jusqu’à ce qu’il n’en reste pas pierre sur pierre, jusqu’à ce que la chaleur les fasse toutes éclater et les réduise en cendres. Les flammes dansent dans ton esprit ; ton cœur accélère et tu trembles sans pouvoir t’en empêcher, le corps tout entier saisi d’un frémissement incontrôlable, comme les légères secousses qui précèdent un tremblement de terre dévastateur. Tu serres tes poings enfouis dans tes poches, le regard fixé sur les restes de ta maison, de ton foyer. Sur les restes des tiens. Tu sais où se dresse le mausolée des Orlov, caché dans un recoin du parc, tu sais que ta tante a fait graver dessus les noms de tes parents et de tes frères. Tu sais aussi qu’aucun cercueil n’accueille leurs corps. Le Feudeymon les a réduits en cendres, comme la demeure, fine poussière dispersée par les vents d’hiver.
C’est pourtant vers le mausolée que tu te diriges bientôt, incapable de supporter plus longtemps la vue des lieux. Tu te fraies un chemin dans la neige plus qu’épaisse, longes le lac gelé où tu crois entendre les rires et les cris de Milovan et d’Ievgueni tandis qu’ils patinent à toute vitesse. Bientôt le monument de marbre blanc apparaît entre deux arbres, presque invisible entre le ciel gris et la neige. Les noms gravés sur les portes s’impriment en lettres de glace sur tes yeux. Ils sont tous là, les Orlov, génération après génération, siècle après siècle, depuis des centaines d’années. Les quatre derniers noms se détachent, déjà abîmés par le temps mais moins que ceux qui les précèdent. Mikhaïl et Nevena, tes parents. Milovan et Ievgueni. Bien trop jeunes, tous les quatre, pour se retrouver ici. Des dates de naissance et de mort qui indiquent des vies courtes, bien trop brèves.
— Tu n’avais que dix ans, Jenia…
À côté de toi, la petite silhouette d’Ievgueni hoche la tête en silence, les yeux emplis d’une tristesse infinie. Et c’est trop pour toi, trop, tous ces noms, tous ces souvenirs qui remontent et éclatent, issus d’un temps révolu… Les larmes coulent sur tes joues, tandis que tu tombes à genoux dans la neige. La main de ton petit frère glisse sur ta joue – à moins que ce ne soit qu’une brise. Tu ne peux pas le regarder en face, pas maintenant, pas ici, pas alors que tu l’as trahi, que tu l’as laissé mourir…


*


Tu as six ans et tu entres dans l’atelier de ton père sur la pointe des pieds pour le regarder travailler, penché sur son établi, en train de préparer tu ne sais quelle potion ou d’ensorceler un autre objet. Pour une fois, il n’est pas à l’étranger – non que ça te dérange, mais tu aimerais qu’il t’emmène, comme il a déjà commencé à emmener Milovan. Et les récits de ton aîné ne font qu’ajouter à la gloire familiale, même si tu te demandes souvent à quel point il dit la vérité. Ta tante et ta mère se contentent d’un sourire énigmatique, en te disant que tu verras bien quand tu y seras. Et tu as hâte, oui, tu as hâte d’écrire à ton tour ta page d’aventures, comme tous les Orlov qui t’ont précédé. Tu as déjà la tête emplie de leurs histoires, des récits qu’on dirait sortis d’un roman, et de fait, en écoutant tes parents, il n’y a guère besoin d’autre histoire pour s’évader. Mais il y a aussi toutes les activités dont on a commencé à te parler et que tu ne comprends pas encore très bien, cette voie un peu particulière empruntée par ta famille. Au lieu de la politique comme la plupart des dynasties, elle a préféré se spécialiser dans deux branches criminelles : les objets magiques, à ensorceler ou découvrir, d’une part et les assassinats d’autre part – un mot que tu ne comprends pas encore très bien, mais tu brûles d’envie de les aider, de participer toi aussi. On ne compte plus les bijoux enchantés par ta famille, dans un but offensif ou défensif, à l’instar de ce collier d’opales dont la trace s’est perdue en Angleterre, les poignards et les bagues enduits de poisons concoctés par elle, les trésors découverts tant dans les pyramides que dans les tombeaux, et les assassinats directs. Une famille à la Indiana Jones, le crime en plus, diraient les Moldus. Efficacité et qualité garanties. Ces activités ont amené les Orlov à nouer des liens avec d’autres entreprises criminelles et notamment la Bratva, dont ils sont des partenaires de longue date. Tu t’efforces de tout bien retenir et de tout comprendre de cet univers si passionnant…

*

Tu as huit ans, et Milovan en a dix, il va bientôt entrer à Durmstrang. Mais pour l’instant, vous continuez de vous entraîner durement l’un et l’autre, l’un contre l’autre ou ensemble contre votre père ou votre tante. Tout est prétexte à progresser. Maniement des lames, art martial issu du systema russe, les heures passées à répéter et travailler chaque mouvement, jusqu’à atteindre fluidité et force, souplesse et précision. Tout cela n’est encore qu’un jeu pour toi, tes parents et ta tante te présentent les choses ainsi. Un jeu dont tu pourras devenir le héros. Et vous vous remettez en place, l’un en face de l’autre, le souffle court, trempés de sueur, guettant le moindre mouvement de l’adversaire. Milovan et ses tentatives d’user de sa force, tandis que toi, tu mets à profit ta petite taille pour retourner son énergie contre lui. Les coups presque portés – ton frère emporté par son élan, toi qui le mets à terre, genou sur son torse, coup de poing ou de lame dans les côtes, arrêté à un cheveu de sa peau, même si tu sais comment frapper pour de bon, pour casser les os ou te faufiler jusqu’au poumon et au coeur. Sourire victorieux, jusqu’à ce que ce soit lui qui te mette à terre. Vous êtes sans cesse obligés de vous réinventer, d’imaginer de nouvelles tactiques pour que l’autre ne prenne pas l’avantage. Malgré une question qui te taraude et que tu finis par poser : « Pourquoi tout cela ? On est des sorciers, on se battra avec des baguettes : ». Un sourire de ton père : « Oui, mais vos ennemis aussi auront des baguettes. En revanche, bien peu savent se défendre contre une lame ou un coup bien placé. » L’idée t’emballe.
Et il y a tous les autres jeux inventés dans la salle spéciale du manoir, celle où vous affrontez pièges et sortilèges mis en place par les grands à votre intention, inspirés de ceux qu’ils ont eux même inventé. Agilité, vitesse, endurance. Tu te demandes toujours ce qu’ils vont inventer et tu n’es jamais déçu. Tu imagines le monde comme un immense terrain de jeux, et tu as hâte de le parcourir pour de bon. Tes parents t’emmènent parfois à l’étranger pour que tu commences à t’imprégner des ambiances des autres pays, tu découvres l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine, un peu le reste de l’Europe, mais jamais tu ne les accompagnes dans leurs véritables expéditions, là où il y a tous les dangers. Tu dois te résoudre à les attendre pendant qu’eux vivent les vraies aventures, tu en es réduit à imaginer les pièges qu’ils affrontent, les sorciers qu’ils combattent, la façon dont ils ramènent tous ces objets.
Et il y a tous les moments de détente et de jeux, les vrais ceux-là, comme quand Milovan et toi faites la course en patin sur le lac gelé, que vous volez sur vos balais ou quand tu t’étends sur le dos dans l’herbe ou que tu t’assois sur le toit, l’été, pour observer les étoiles en rêvant d’être un aigle, de t’envoler dans ces espaces…
*

Tu as dix ans et tu passes le test du Kruven, qui assure la pureté de ton sang. Tu n’en doutais pas évidemment. Malgré tout, tu es sceptique envers Durmstrang, ce que Milovan t’en a dit ne t’emballe pas des masses. Rester assis toute la journée sur une chaise à écouter des professeurs alors qu’il y a tant à observer dans l’atelier de ton père, tu connais déjà certains poisons, d’autres potions, tu veux continuer à t’entraîner, à te battre… Ta mère te prend à l’écart pour t’expliquer en quoi c’est important d’aller à l’Institut, pour te faire des amis, pour apprendre la même magie que les autres, qui complètera celle que tu connais déjà, celle que tu apprends dans le secret du manoir, mais aussi commencer à fréquenter ceux qui seront tes clients dans le futur, te faire connaître comme sang-pur, avec tout ce que cela implique de mondanités et autre. Tu n’en as toujours pas très envie, mais tu acceptes parce que tes parents le veulent. Et puis, il y aura Milovan, Milovan avec qui tu pourras continuer à t’entraîner. Et le château avec son Ox à découvrir doit être un formidable terrain de jeux.
L'achat de ta baguette te réconcilie en partie avec l'idée de l'école - une belle baguette en bois de sapin, le bois des survivants. À l'époque, tu as pris cela comme une superstition, mais aujourd'hui, tu aurais voulu que toute ta famille en ait... Et une plume de jar-ptitsa à l'intérieur, l'oiselle de feu des contes slaves. Une alliance redoutable. Tu as hâte de l'essayer pour de bon à Durmstrang.
*

Tu as dix ans et tu entres à Durmstrang d’un pas mitigé. Les professeurs ne t’emballent toujours pas, mais l’Institut promet des heures d’exploration, et tu te jures que tu en feras tout le tour et que tu découvriras l’Ox aussi, par la même occasion. Après tout, les objets magiques, ça te connaît. À dix ans, on ne doute de rien.
Néanmoins, à côté des aventures vécues à l’étranger avec ton père et ta tante, l’institut garde un air trop sage, trop restrictif. En conséquence, par esprit de contradiction, tu y as multiplié les bêtises. Faut-il parler de ces nuits où tu t’es hissé sur le toit de la Tour Gargouille pour « avoir une meilleure vue » ? Ou de tes explorations dans les catacombes et la forêt ? De tes bagarres avec les autres élèves ? De la fois où tu as voulu élever une acromentule pour faire du trafic d’œufs ? Ou de tous les autres petits trafics que tu as gérés au sein de Durmstrang, capable de fournir aux élèves absolument tout ce qu’ils te demandaient, des substances interdites aux moyens de tricher pendant leurs examens ? À partir de ta troisième année, même les plus âgés savaient auprès de qui se fournir. Efficacité et qualité garanties, comme toujours. Un Orlov ne s’abaisserait pas à vendre de la mauvaise marchandise. Insupportable, charmeur, toujours partant pour des bêtises ou des infractions au règlement, ceux qui t’ont connu à Durmstrang pensent que tu as une étagère d’archives pour toi tout seul. C’est peut-être vrai, tu n’as jamais vérifié, et Ievgueni n’a pas eu le temps de s’introduire dans la bonne pièce…
Fatalement, c’est le clan des Flammes qui t’a accueilli en son sein. Leur goût du challenge et leur amour du danger te parlaient. Quelque part, c’était ironique que tu te sois retrouvé chez eux ; à l’époque, le feu était encore quelque chose qui te plaisait.
Tu excellais en potions, sortilège et magie noire ; l’histoire ne t’intéressait que pour ce que tu pouvais y découvrir de tombeaux, mausolées, et autres objets de pouvoir. Le reste, sans te déplaire, ne t’a jamais franchement passionné.
D’ailleurs, tu ne t’es pas attardé à l’Institut : tu t’es envolé, à l’image de ton Patronus, dès la fin de la septième année, comme Milovan. Sans avoir trouvé l’Ox malgré des recherches intensives, mais cet échec ne t’a pas retenu. Hors de question de faire une spécialité. Tu t’ennuyais, tu étouffais trop dans ces épais murs de pierre, tu voulais parcourir le monde avec ton père, ta tante et ton frère aîné, plutôt que de mourir à petit feu dans ces études qui ne te passionnaient pas. Ievgueni t’en a voulu de le laisser derrière toi, mais il comprenait aussi ton besoin d’évasion et comptait lui aussi les années avant la libération…

*

Le sourire qui se dessine sur les lèvres de ton petit frère à côté de toi est empli de nostalgie, et malgré les larmes, tu ne peux t’empêcher de le lui rendre. On t’associait souvent à Milovan, les M&Ms comme disait Ievgueni, mort de rire, depuis qu’il avait découvert ces absurdes bonbons moldus, mais tu avais aussi une tendresse toute particulière pour le benjamin…

*

Tu as dix-sept ans et tu es libre. Tu as dix-sept ans et tu voyages avec ta famille, continuant de parcourir le monde de façon bien plus intense que lors des vacances scolaires. Cette fois, c’est ta vie, au lieu de seulement occuper quelques semaines ici et là, et tu participes pleinement aux missions, tu n’es plus laissé en arrière. Ton père et ta tante continuent évidemment de vous entraîner aux arts martiaux comme à vous battre avec une lame – et maintenant, ils n’ont pas toujours l’avantage. Ça fait longtemps que tu as compris à quoi servent ces leçons, le véritable but de ces jeux qui t’amusaient, enfant. Pendant des années, ils vous ont appris à tuer, à tuer sans réfléchir, sans remords, simple prolongement et achèvement d’un geste mille fois répété. La première fois que tu as eu à tuer, un concurrent sur un site archéologique qui n’a pas voulu céder la place, tu as presque été surpris de la facilité avec laquelle c’est venu. Un geste, un seul, et tout était terminé. Tu as vu la lumière s’éteindre dans son regard, celui-ci fixer le vide, le corps retomber flasque. Si tu as eu peur, c’est plus pour toi, avec la brutale constatation que si tu pouvais prendre une vie aussi facilement, d’autres pouvaient te voler la tienne avec la même aisance. Ça n’a fait que renforcer ta volonté de perfectionnement, de t’entraîner de plus en plus. Et tu n’as jamais culpabilisé de tuer – toi ou l’autre, le choix n’en était même pas un.
C’est sans doute l’une des meilleures périodes de ta vie, avec ton enfance. Tu aimais autant fouiller les ruines que rencontrer les contacts de tes parents aux quatre coins du monde, découvrir les autres cultures, avec une préférence pour l’Amérique latine et l’Asie. Et tu n’imaginais pas de vie plus parfaite que la tienne.
Évidemment, ça ne pouvait pas durer.

*

Tu as dix-neuf ans et ton monde explose et s’effondre. Qu’est-ce qui t’a tenu écarté des autres ce soir-là ? Vous attendiez ta tante, en retard, contrairement à son habitude. Tu as quitté le salon, laissé tes parents et tes frères derrière toi, tu ne sais plus pourquoi. Tu te dis encore parfois que tu n’aurais pas dû, qu’il aurait mieux valu que tu restes avec eux, que tout se termine pour vous en même temps.
Tu as senti la chaleur avant de comprendre ce qui se passait, une chaleur ardente, insoutenable, qui s’infiltrait dans chaque pièce. Puis les cris – les hurlements, atroces. La terreur qui te noue les entrailles, tandis que tu te rues hors de la salle, droit vers l’escalier, droit vers les tiens. Papa. Maman. Milo. Jenia. Dans le couloir, c’est déjà l’Enfer. La chaleur ondule en vagues puissantes ; les peintures sur les murs comme les tapisseries sont déjà en train de gondoler, sur le point de s’enflammer. Tu peines à respirer, l’air te brûle les poumons et la gorge, tes yeux semblent se dessécher et se ratatiner dans leurs orbites, malgré le sort d’eau lancé autour de toi. L’escalier, là. La rampe sous ta main. Un cri, alors que tu retires tes doigts brûlés.
— Slava !
La petite voix aigüe de Jenia, emplie d’une terreur folle. Tu te jettes en avant. Juste à temps pour voir ton petit frère encerclé par les flammes, monstres de feu décidés à tuer, à ne rien laisser intact derrière eux. Flammes vivantes, presque, serpents incandescents, chimères, dragons, en train de tout ravager, animés d’une rage sauvage, ravis du carnage. Tout flambe à leur contact, tout explose dans la lumière sanglante qui les entoure. Les murs crépitent, se fissurent, parcourus de lézardes et de crevasses tandis que tu te précipites vers ton frère. Mais trop tard, mille fois trop tard. Un cri – un hurlement qui t’atteint jusqu’à l’âme. Les flammes lèchent la peau d’Ievgueni. La dévorent jusqu’aux os. En un instant, il ne reste rien de la petite silhouette, annihilée par les flammes.
Tu restes une seconde sans bouger, le regard fixé sur l’endroit, jusqu’à ce que tes réflexes prennent le dessus lorsque tu aperçois un rapace de braise en train de te foncer dessus, les ailes battantes projetant des étincelles de tous les côtés. Tu ne peux plus descendre, tu ne peux que remonter. Ce que tu fais en courant.
L’escalier ondule sous tes pas, craque et vibre. Le mur de chaleur dans ton dos te brûle la peau, tu la sens cloquer et se froisser tandis que tu cours de toutes tes forces, en ignorant la douleur. Plus tard. Plus tard. Il faut que tu sortes d’ici. L’escalier s’écroule derrière toi, le parquet se gondole  et se crevasse, chaque pas menace de te renvoyer un étage plus bas, droit dans les flammes. Tu n’y vois plus rien, les fumées brouillent ta vue et t’asphyxient.
Une pièce sur ta gauche, la poignée métallique te brûle la main tandis que tu te rues à l’intérieur, un griffon de feu sur tes pas. La fenêtre, là, volets non fermés. Les flammes tout près, les flammes sur toi, le griffon te happe la main au moment où tu sautes. Feulement de rage, hurlement de douleur. Tu t’écrases quatre mètres plus bas dans l’épaisse couche de neige.
Douleur. Ténèbres.
Derrière toi, la maison continue de flamber.

*

C’est ta tante qui t’a trouvé, ta tante qui t’a sauvé la vie. Elle qui t’a emmené dans un hôpital magique à l’écart pour soigner tes blessures. Et lutter contre la souffrance atroce qui te ronge le corps, comme si l’incendie brûlait encore, comme si les flammes continuaient de ravager ta peau. Comme si tu y étais encore. Et quelque part, c’est le cas. Le moindre sommeil est empli d’écarlate et de doré, de langues de feu ardentes et avides, qui escaladent les murs, lèchent le plafond, avant de se ruer sur toi, sur le point de te dévorer. Les cris de ta famille, ceux de tes parents, de tes cousins, ceux de Jenia, surtout, que tu n’as pas pu sauver, évaporé en cendres sous tes yeux, alors que tu lui tendais la main. Jenia mort par ta faute. Délires et cauchemars s’entremêlent, se fondent dans la douleur qui efface tout. Et la peur, la terreur de replonger dans ces souffrances, de disparaître dans les tourments.
Lorsque tu commences à émerger des brumes, seule ta tante est là. Elle n’a pas besoin de parler pour que tu saches. Elle est la seule, avec toi. Arrivée juste à temps pour toi, bien trop tard pour les autres. Elle n’a pas besoin de te dire non plus qu’il ne reste rien de ta famille, de ta maison, de ton enfance, des travaux de tes parents. Rien d’autre que des cendres.
Le bilan des médicomages te passe largement au-dessus de la tête à ce moment-là, perdu comme tu l’es. Ils ont dû amputer ta main gauche, remplacée par une prothèse magique – tu as de la chance de ne pas avoir perdu ton bras. Ton côté gauche a été brûlé du cou jusqu’à la cuisse ; si les greffes de peau ont pris, tu garderas à jamais les cicatrices, cette peau parcheminée, ridée, semblable à du papier mâché. Tu t’en fous. Ta voix ne s’en remettra pas non plus, condamnée à rester basse et rauque, perpétuellement enrouée. Et si tu pourras te battre, tu ne récupéreras jamais autant de force qu’avant. Tu t’en fous, tu t’en fous, tu t’en fous, ça ne compte pas, c’est rien à côté du reste, de ta vie ravagée, de ta famille brisée, réduite à rien.
Ce n’est que lorsque tu as assez de force pour te lever, au bout de longues semaines d’hospitalisation, que ta tante t’emmène sur les ruines – non, sur le cercle de cendres, la seule trace du manoir. C’est là que tu t’écroules, hoquetant, secoué par les sanglots, la main de ta tante sur ton épaule et dans tes cheveux. Sa douleur est la même que la tienne, mais tu es incapable d’accepter le réconfort qu’elle t’offre, tu n’en veux pas, tu aurais dû mourir là, toi aussi, disparaître en cendre, ne pas rester seul.
Papa, maman, Milo, Jenia.
Papa-maman-Milo-Jenia.
Les noms tournent et retournent dans ta tête. Tu scelles les lèvres, retiens l’envie de les hurler dans le vent. Ça ne servira à rien, ils ne reviendront pas. Jamais. La main de ta tante se crispe sur ton épaule. Elle lutte contre les larmes. Rien ne transparaît sur son visage lorsque tu relèves les yeux vers elle. Elle ne te laissera plus craquer, tu le sais.
Un mouvement attire ton attention sur ta gauche. Jenia. Tu ne peux pas y croire. Mais c’est lui, ce sont ses cheveux noirs, ses yeux, son sourire, même s’il a changé, empli d’une tristesse insondable. Jenia. Tu le penses et tu le hurles. Ta tante sursaute. Tu te relèves d’un bond, te précipites vers lui en trébuchant à moitié, en serrant les dents sur tes blessures qui tirent. Jenia, Jenia, Jenia… Mais lorsque tu tentes de le toucher, l’illusion se dissipe. Ne restent que le vent et le goût salé de tes larmes.
Ta tante te regarde avec inquiétude lorsque tu lui racontes que tu as vu ton petit frère. Peu importe qu’elle te croie ou pas, tu n’es pas fou. Juste assez lucide pour savoir que ton esprit te joue des tours. Mais tu es d’accord pour qu’il répète celui-ci – et il ne se prive pas de le faire. La petite ombre de ton frère te suit régulièrement, signe de la culpabilité qui te tord le ventre. Tu aurais pu le sauver, l’attraper, l’entraîner dans ta fuite. Tout faire pour qu’il s’en sorte même s’il était déjà trop tard pour les autres.
Mais après la douleur, il faut comprendre. Ta tante ne te laisse pas sombrer, te soutient parfois brutalement. Rage au ventre, haine dans le cœur, les sentiments violents flambent en toi. Tu tueras ceux qui ont fait ça comme leurs familles, tu vengeras les tiens comme il se doit. Tu n’as jamais eu de scrupule à tuer, tu ne comptes pas commencer maintenant. Ta tante recommence à t’entraîner – les réflexes sont toujours là, mais tu as tellement perdu en force… Petit à petit, tu arrives à te reconstruire, à progresser, à recouvrer la plus grande part de ton énergie. Et c’est lorsque tu te perds dans la rage du combat, que tu brises tes barrières dans la lutte, jusqu’à mettre ta tante au sol, lame posée sur la jugulaire que tu te sens enfin vivant. Boosté par l’adrénaline qui court dans tes veines, par la puissance que tu ressens lorsque tu frappes. Lorsque tu tues.
Un sourire.
— C’est bien.
Oui, tu te sens à peu près toi-même, même si ça ne referme pas les plaies qui béent en toi, même si la douleur est toujours là, même si le sourire infiniment triste de Jenia te retourne le cœur chaque fois que tu le vois, même si tu ne seras plus jamais le même. Mais ton père t’a appris à survivre, et c’est ce que tu vas faire. Pour lui, pour ta mère et pour tes frères.
Ton père a fait de toi une arme, dit ta tante – et elle a raison. Milovan, toi et Ievgueni, trois armes au service de la famille, aussi mortellement doués les uns que les autres, capables d’affronter toutes les situations ou presque. Tu n’as jamais très bien su pourquoi il vous a autant préparés et c’est trop tard pour demander. Craignait-il pour vos vies dès le début ? Et pourtant, toute sa science, tout son entraînement ne lui ont servi à rien, ne l’ont pas empêché de mourir…
Tu profites de ces mois de convalescence dans le plus grand secret pour t’essayer aux potions de ton père malgré ta phobie du feu – tu as dû te résoudre à inventer une sorte de plaque de verre chauffant à installer sous les chaudrons plutôt que d’utiliser de vraies flammes. Même dans les cheminées, tu as du mal à les supporter, hanté par la crainte qu’elles ne se ruent d’un coup sur toi.

*

Tu as vingt-et-un ans, vingt-et-un ans et un goût de cendres qui s’attarde toujours dans ta bouche. Il faut que tu partes. Personne ne doit savoir qu’un Orlov a survécu tant que tu n’auras pas plus d’information sur ceux qui ont voulu vous détruire. La vengeance et le meurtre coulent toujours dans tes veines, guident ta décision. Tu ne veux pas rester en place. Tu as besoin de sang, de combat. De violence.
Tu quittes la Bulgarie, vend tes services au plus offrant – meurtres, cambriolages, recherches d’objet, tu peux tout faire, même si la soif de sang demeure la plus forte, celle que tu veux étancher le plus souvent. Voir les corps s’effondrer devant toi, le regard vide. Voir le sang couler encore et encore ; t’enivrer de l’odeur lourde, ferreuse ; te réjouir que ce ne soit pas le tien. Sentir les vies qui s’échappent alors que toi, tu l’emportes, que tu es toujours là. Dur, cruel, impitoyable, derrière ta façade élégante et polie, disent ceux qui te croisent maintenant. On ne dirait pas que tu es un assassin quand on te voit ; au premier regard, tu as l’air plus à ta place dans les réceptions mondaines. Mais le masque ne tarde jamais à tomber.
Tu maintiens le secret sur ton identité. Nul ne doit savoir qu’un Orlov a survécu avant que tu prennes ta revanche. Malgré tes compétences, tu crains qu’ils ne te retrouvent et t’achèvent – une crainte irrationnelle, insidieuse, rampante, dont tu peines à te défaire et qui hante jusqu’à tes cauchemars. Pour l’heure, tu ne gardes de ton identité passée que ton prénom, plus approprié que jamais, mais tu donnes un faux nom.
C’est aussi à cette période que tu trouves le tatoueur capable d’œuvrer sur des cicatrices comme les tiennes, bien que, même avec la magie, il ne soit pas sûr d’y réussir. Mais il parvient, et l’encre épouse le tracé parcheminé, cartonneux, de ta peau, atténue les marques sans les dissimuler vraiment. Ta façon de les accepter, de montrer qu’elles font partie de toi, et que tu les domines – plus ou moins.
Dans ces conditions, quoi de mieux alors que rejoindre une guilde spécialisée dans l’assassinat ? C’est ce que tu fais en gagnant le Pakistan où tes parents avaient des contacts. Là, tu rencontres Swa’ran, et vous ne tardez pas à passer des heures à vous entraîner l’un contre l’autre, testant vos compétences et vos connaissances. Compétition qui se poursuit jusque sous les draps. Tu profites autant que tu peux de la vie là-bas, remplissant les missions que l’on te confie, même si la Bulgarie te manque – mais tu sais que tu y reviendras un jour ou l’autre. Les meurtriers de ta famille doivent toujours payer.
L’occasion se présente finalement plus tôt que tu ne le pensais, lorsque la guilte te lance sur les traces d’Ameyaltzin Mikistli, contrat de Swa’ran que celle-ci n’a pas rempli. Tu n’auras pas ses scrupules et la traque te mène jusqu’en Bulgarie. Jusqu’à Durmstrang, même.

*

L’Ox a été découvert. Le murmure se répand, te parvient. L’Ox a été découvert, et son pouvoir miroite. Tu en as besoin, de cette puissance, pour faire face à tes ennemis, pour te protéger. Tu ne craindras plus rien – certes, tes activités d’assassin te montrent que tu as bien plus de compétences que la moyenne de la population, mais dès que tu penses à eux, la peur est là, insidieuse et rampante, irrationnelle, glaçant tes entrailles. Avec eux, tu ne prendras aucun risque. Tu as longtemps regretté que ta famille n’ait jamais pu mettre la main sur la baguette de Sureau des Peverell, tu as entendu les rumeurs comme quoi elle serait toujours en Angleterre, que Voldemort l’a eu entre les mains… mais l’ox t’apportera la même force et la même protection. C’était ta position à l’époque, même si aujourd’hui tu en es revenu.
Tu t’en souviens bien de cette année 1999, quand tu t’es rué à Durmstrang en apprenant la nouvelle, prêt à tout pour mettre la main dessus. Tu n’étais pas le seul évidemment ; au fond, vous les sorciers, vous êtes prévisibles, trop sensibles que vous êtes à l’appel du pouvoir. Les loups hurlaient en chœur  sur Domovoï’s Rock, sur le point de sonner l’hallali. Et tu es parmi eux, tu veux mettre la main sur les gamins qui se terrent à l’intérieur de l’école. Des cibles, des proies, des réservoirs qui te permettront d’obtenir ce que tu souhaites. Qu’ils soient des enfants t’indiffère, tu étais à peine plus vieux qu’eux quand on a voulu te tuer. Et ça ne te pousse pas à la pitié. Tu participes aux expériences sur eux, légèrement en retrait toutefois, non par crainte, mais seulement parce que l’ombre te convient mieux.
Ce qui t’interpelle surtout, ce sont ces rumeurs sur les revenants, sur ces morts de retour à la vie. Tu ne sais pas qui en fait partie. Est-ce que l’un des tiens aurait pu revenir ? Tu te tournes vers Jenia, petite silhouette à côté de toi qui ne te répond que d’un haussement d’épaules. Évidemment qu’il ne peut pas savoir s’il est lui-même revenu, ton frère n’existe que dans ta tête. Tu ne peux qu’espérer, tout en sachant déjà que tu feras le tour du château. Juste pour être sûr.

*

Trop vite, l’assaut a tourné à la bataille rangée face aux forces du gouvernement, obligeant la plupart des assaillants à fuir. Tu as réussi à passer entre les mailles du filet, mais tu restes en Bulgarie, laissant la guilde pakistanaise. Tu plonges dans les milieux interlopes de ton pays, en changeant encore une fois de nom, le temps que la situation se tasse un peu, que les procès passent. Le Ministère n’a pas l’air de s’intéresser à toi.
L’envie de sang et de mort est toujours là, tu as besoin de tuer. De traquer. Sans compter que les assassins de ta famille courent toujours, que tu n’as aucun indice sur eux. Ils doivent dormir tranquille s’ils imaginent que tu es mort aussi.
Tu hésites à revenir du côté de la Bratva, pour laquelle tes parents ont travaillé, mais leur loyauté n’est pas la tienne et tu rallies finalement Zarkha et la Svaboda qui te paraît offrir plus d’opportunités. Pour elle, tu traques les sangs-noirs en fuite dans le pays. Votre association vous convient, au point qu’elle te demande bientôt d’infiltrer les rangs de la Bratva pour te renseigner sur les agissements d’Evgueni et de son fils.

*


Tu te relèves lentement, échanges un regard avec Jenia. Tu as une mission à remplir. Il te rejoint et, côte à côte, sans vous toucher, vous tournez le dos au manoir.


Dernière édition par Mstislav M. Orlov le Dim 5 Aoû - 19:34, édité 4 fois
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Statut du sang : pur (d'angleterre).Messages : 477Date d'inscription : 12/02/2016Localisation : loneliness is the curse of the broken hearted
Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Sam 24 Fév - 9:55

LE FAMEUX, enfin. Depuis le temps que tu en parles, il était temps de le voir débarquer ce jeune homme. :please: J'ai hâte de le voir prendre vie et commettre des ravages à Sofia, il va bien se mêler à la couleur locale. :schei: Bon courage pour ta fiche chaton. :pticoeur:


we killed in cold blood
when the day has come, that i've lost my way around ✻ and the seasons stop and hide beneath the ground. when the sky turns gray. and everything is screaming. i will reach inside. just to find my heart is beating. oh, you tell me to hold on. but innocence is gone, and what was right is wrong
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Statut du sang : PurMessages : 834Date d'inscription : 10/08/2016Localisation : Dans les environs de Sofia
Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Sam 24 Fév - 10:32

Nan mais j'ai tellement honte
Du coup, l'objectif du week-end, c'est d'avancer au max la fiche, peut-être pas la finir mais essayer du moins
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Messages : 170Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : au manoir velikov probablement
Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Dim 25 Fév - 17:01

BON COURAGE ça fait tellement longtemps qu'on attend ce beau gosse
Tu connais la maison, des bisous d'amour d'amour d'amour


i wonder if they
even bleed
put on your war paint
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Statut du sang : MêléMessages : 46Date d'inscription : 23/02/2018Localisation : Sofia
Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Dim 25 Fév - 20:55

Ben Barnes Je ne peux qu'approuver ce choix d'avatar !

Re-bienvenue du coup Bon courage pour la rédaction de ta fiche !!



   
   
Beauty and pain
Quand elle m'emporte au fond de ses yeux bien trop clairs qui ont la couleur d'un Est toujours un peu à l'Ouest elle, elle dit que tout va bien
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Statut du sang : PurMessages : 259Date d'inscription : 25/03/2017Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Dim 25 Fév - 23:18

Re-bienvenue, d'après ce que je sais de lui, il devrait être merveilleux :keur:


† Woken up like an animal, teeth ready for sinking, my mind's lost in bleak visions. I've tried to escape but keep sinking. because monsters are not under your bed, they are all inside my head.
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Statut du sang : PurMessages : 15Date d'inscription : 22/07/2017Localisation : Bulgarie
Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Jeu 1 Mar - 19:25

@Echo: merci, j'ai honte mais cette fois, c'est la bonne ! en plus, la fiche devrait être un peu moins longue que les autres, il a globalement eu une vie heureuse avant... hmm, de tout perdre. Ça se raconte plus vite.

@Dafina: merci Very Happy et oui, Ben Barnes, ça faisait super longtemps que j'avais envie de le jouer, mais évidemment, il était toujours pris ou réservé pour Sirius, sooo... du coup, j'ai profité du fait qu'il soit libre ici ^^

@Asya: merveilleux, je sais pas, mais il a un beau potentiel destructeur :hohoho:
Et il faut que je te poke sur Skype.
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Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Lun 9 Avr - 12:58

ALLEZ IL NE RESTE PAS GRAND CHOSE, ON A HÂTE DE LE VOIR


❝ wild beasts wearing human skins❞ are you, are you, coming to the tree, where I told you to run so we'd both be free, strange things did happen here, no stranger would it be if we met at midnight in the hanging tree.
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Statut du sang : PurMessages : 834Date d'inscription : 10/08/2016Localisation : Dans les environs de Sofia
Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ Lun 9 Avr - 13:13

Je sais, il manque grosso modo deux paragraphes mais j'attends des réponses à des questions pour savoir où il en est maintenant exactement - bon, je pourrais m'arrêter juste avant aujourd'hui, mais ça me frustre un peu *aime les fiches complètes*
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Ҩ Re: Mstislav || The wanderer Ҩ

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