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 Too late to stop the setting sun || Hemeria I

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Plus pur que le cristalMessages : 384Date d'inscription : 05/04/2016Localisation : Domovoï's Rock, cachée dans un coin
Ҩ Too late to stop the setting sun || Hemeria I Ҩ Mer 30 Aoû - 18:22

CRAC.
Lorsqu’elle transplanne, c’est un peu comme si son corps arrivait sur la berge avant son esprit. Comme si elle rechignait à réintégrer la chair déchirée venue s’échouer là presque par hasard. La partie d’elle qui n’est pas lassée de se débattre avec la vie a protesté un peu trop fort, cette fois encore. A croire qu’elle n’en aura jamais assez. Elle en redemande, et elle en redemandera toujours.
Elle tousse, elle crache l’eau qu’elle a dans les poumons pour que son souffle précipité puisse s’y engouffrer à la place. Sa tête tourne, elle est fatiguée, mais les secondes qui passent accrochent sa conscience, emprisonnée par la douleur. Elle a trop mal pour s’endormir ; trop froid, aussi. C’est peut-être ce qui lui sauve la vie, étant donné la quantité de sang qu’elle perd. La louve l’a griffée, quatre plaies balafrent sa cuisse et si elle n’agit pas rapidement, ça va définitivement mal se finir. Malgré ses membres tétanisés, Valkyria se fait violence pour se traîner jusqu’à un rocher plus loin, contre lequel elle peut s’adosser. Les graviers et éclats de pierre qui recouvrent le sol lui rentrent dans la peau mais elle les sent à peine, sa jambe la brûle ; l’eau salée n’arrange pas les choses. Elle va très mal cicatriser, elle se dit, un ricanement au fond de la gorge. Si on lui avait dit qu’un jour elle pourrait faire ce genre de déductions si vite et, surtout, que ça arriverait si souvent, Visenya aurait eu bien du mal à le croire. Mais c’est pas très important, Visenya elle était pas très douée pour imaginer ce qui sortait un tout petit peu de la voie bien propre et bien droite qu’on lui avait tracée.

Elle s’empare d’un petit rocher juste à côté d’elle et le cogne plusieurs fois contre un autre, aussi fort que possible. Le bruit provoqué la fait grincer des dents, elle n’a pas trop envie d’attirer l’attention d’éventuels résidents désireux de faire la peau à un assaillant égaré ; mais elle n’a pas vraiment le choix. Le caillou finit par se briser et elle récupère l’éclat qui lui semble le plus tranchant. Elle doit s’y reprendre à plusieurs fois pour déchirer sur ses vêtements de quoi bander sa cuisse, après avoir arraché les tissus qui couvraient encore la blessure. Elle a besoin de matériel mais évidemment, elle ne se baladait pas avec pendant cette ronde avec les autres. En faire apparaître, quitte à ce que ce soit éphémère ? Son visage se tord pour un sourire douloureux ; Asya a brisé sa baguette, qui d’ailleurs est sûrement encore dans le couloir où elles se sont battues. Que penseront les autres, en ne la voyant pas revenir ? Et s’ils trouvent son arme ?
Ils la penseront morte, elle réalise, comme ça. Ca pourrait aussi bien être vrai. Elle ouvre grand les yeux, les prunelles figées par le flot de pensées qui menace soudain de la noyer. Elle est trop fatiguée pour réfléchir correctement, il faut qu’elle se repose, qu’elle réalise tout ce que ça implique. Mais la vision des visages consternés de la famille de Visenya s’ils apprenaient que leur chère et tendre princesse n’était plus lui donne une sale envie de sourire. Elle serait libre. Libérée de ses chaînes, de son nom, de sa vie. Elle pourrait tout recommencer, leur arracher la vie qu’ils lui ont prise.

Les graviers qui crissent la font sursauter. Quelqu’un s’approche, et son coeur se met à tambouriner avec force dans sa poitrine. Si quelqu’un la trouve maintenant, elle peut dire adieu à tout ce qu’elle vient d’imaginer. Elle devra retourner chez elle, remettre ses robes et ses sourires, cette putain de couronne trop lourde. Et ça la terrifie. Hors de question. Jamais, plus jamais ; elle ne laissera pas la liberté lui glisser entre les doigts. Encore une fois.
Elle ramasse son éclat de rocher et mobilise tout ce qui lui reste de forces pour se mettre debout, la mâchoire serrée pour écraser la douleur qui remonte en vague bouillonnante jusque dans son ventre. Elle tremble, sa jambe semble vouloir se dérober à chacun de ses pas hésitants, mais elle parvient finalement à gagner un renfoncement dans la falaise juste un peu plus loin. Comme si la roche s’était brisée, une faille juste assez large pour la dissimuler lui offre un abri inespéré. Elle fait taire sa respiration, tend l’oreille. Les pas se rapprochent et une forme encapuchonnée entre dans son champ de vision. En plissant les yeux, elle distingue quelques mèches qui s’échappent des tissus sombres, le dessin d’un menton fin. Trop peu pour lui permettre de savoir à qui elle a affaire. Qui que tu sois, elle espère une seconde que tu vas te tirer sans plus de cérémonie. Mais à ton immobilité soudaine, elle comprend que tu as repéré quelque chose, sur le sol.

Elle retient un juron. Il y a du sang frais sur les pierres, là où elle s’est traînée avant de panser la blessure, et la pleine lune éclaire trop pour dissimuler les traces qu’elle a laissées. Les chutes de tissus sont restées là-bas aussi. Tu cherches autour de toi, et finalement la capuche s’immobilise à nouveau tournée dans sa direction. La cachette est bien trop évidente. Sans bruit, elle se recroqueville dans la fente rocheuse, le poing serré sur son arme de fortune. L’ombre la dissimulera mais un sortilège de lumière suffira à signer son arrêt de… vie ?
Valkyria se tient prête à bondir. Elle te regarde t’approcher en écoutant le fracas des vagues couvrir le martèlement de son coeur qui bat beaucoup trop fort. Un geste, un seul vers ta baguette, et elle ne te loupera pas. Elle te sent méfiante, tandis que tu scrutes l’obscurité. Tu te doutes de quelque chose. Evidemment. Elle est cuite, il faut qu’elle bouge, sa seule chance est de te prendre par surprise.

Brusquement, elle se jette hors de sa cachette, directement sur toi. Un sortilège fuse vers elle à la vitesse de l’éclair ; bordel mais quand est-ce que t’as eu le temps de dégainer ? Elle veut esquiver, ses réflexes lui font changer ses appuis et sa jambe se dérobe instantanément sous elle. Elle ne saura pas si c’est ce qui la sauve finalement, mais l’attaque la manque et s’écrase sur les rochers derrière tandis que, déséquilibrée, elle te percute de plein fouet. Vous êtes toutes deux projetées au sol sous l’écho de son cri de douleur, mais elle s’accroche à toi pour ne pas te laisser t’échapper, elle est brutale, elle t’empêche de te relever, te tient au sol avec elle et puis elle se débat pour prendre le dessus, pour bloquer ton poignet armé dans sa main libre tandis que de l’autre, elle enfonce son éclat de rocher dans tes côtes, exerçant une pression menaçante : un geste et elle déchire ta chair jusqu’à l’os. Le souffle court, le visage tordu par la douleur - elle devine le sang qui bouillonne par-dessus son pansement - elle essaie de distinguer ton visage au travers des mèches blondes et tachées de rouge qui tombent devant elle. Ta capuche ne l’aide pas, l’obscurité non-plus. « Découvre ton visage » elle feule, agressive comme une bête blessée, en accentuant la pression de son arme au cas où tu décides de faire de la résistance.

Elle sait qu’elle te connaît, même si ne voir que la moitié de ton visage l’empêche de pouvoir remettre un nom sur ce qu’elle voit. Ca fait longtemps, elle croit. Quand la lumière dévoile finalement le reste de tes traits, ses yeux s’écarquillent d’un seul coup. Désemparée, elle balbutie « Hem-Hemera ? »
Doucement, comme si elle n’était plus trop sure de ce qu’elle faisait, elle relâche son emprise sur toi. L’adrénaline qui retombe redonne sa place à la douleur ; des spasmes d’une violence inattendue parcourent sa cuisse et elle étouffe un gémissement en se laissant tomber sur la hanche, écartant pour de bon ses mains de toi pour se rattraper - et te libérer. « Qu’est-ce que tu fiches ici » elle grimace en réalisant qu’elle aurait aussi bien pu te trancher la gorge si elle en avait eu l’occasion.
Ca fait des années qu’elle ne t’a pas vue, et te rencontrer en de telles circonstances la déconcerte totalement. Elle s’efforce de ne pas trop se décomposer, pourtant. C’est pas le moment de craquer. Pourtant sa voix a l’accent crispé de la souffrance, elle n’arrive pas à arrêter de trembler. Un coup d’oeil à sa jambe dévoile la tâche plus sombre par-dessus le tissu. C’était l’effort de trop, elle ne va pas pouvoir se relever. Pas toute seule, pas sans soin. Un sourire amer tire ses lèvres sur le côté. « C’est ta soeur que tu cherches ? » Ca tombe pas bien, elle elle l’a perdue depuis un moment. Si elle savait comment la retrouver, elle en serait sûrement pas là.


Shadows settle on the place that you left
And if you're still bleeding, you're the lucky one. 'Cause most of our feelings, they are dead and they are gone. We're setting fire to our insides for fun, collecting pictures from the flood that wrecked our home. It was a flood that wrecked this. And you caused it.
And if you're in love, then you are the lucky one, 'cause most of us are bitter over someone. Setting fire to our insides for fun, to distract our hearts from ever missing them. But I'm forever missing you. And I caused it.
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : pur (d'angleterre).Messages : 442Date d'inscription : 12/02/2016Localisation : loneliness is the curse of the broken hearted
Ҩ Re: Too late to stop the setting sun || Hemeria I Ҩ Sam 30 Sep - 18:32

Tu erres. tu erres sans but et sans volonté, tu erres parce que tu ne peux pas rester sans ne rien faire, tu erres car c'est tout ce que ton cerveau accepte de faire depuis des jours. Tes nuits sont sans sommeil et tes journées sont emplies de frayeur. Tu devrais te sentir libérée, et pourtant tu te sens juste épuisée. Alazar est mort. Alazar est mort, Amatis et toi l'avez tué. Après toutes ces années à avoir été des pantins au bout des mains de votre frère, après des abus, de haine, de coups douloureux, de colère et d'ignorance, après des années à n'avoir été que les poupées qu'il pouvait manipuler selon ses besoins, vous êtes enfin libres. Enfin débarrassées de l'influence de cet homme, de son pouvoir malsain sur vos vies. Cela aurait dû te rendre extatique, mais tu es juste effrayée, terrifiée même. Et si quelqu'un l'apprenait ? Et si es amis d'Alazar vous poursuivaient pour sa disparition ? Est-ce que votre frère vous laissera enfin en paix, même dans sa mort ? Seul le temps te le dira, seul le temps te permettra de cesser de regarder au-dessus de ton épaule. Pour le moment, tu ne peux que sentir ton cœur battre contre tes tempes et la peur qui te dévore l'esprit.

Alors tu erres. Tu marches sans t'arrêter, tu parcours Domovois Rock sans vraiment la découvrir. Si tu t'arrêtes, tu penses, tu laisses les ombres et la colère et la frayeur te consumer. Ton visage pâle caché sous la capuche de ta cape, afin qu'on te laisse tranquille, seules quelques mères brunes s'en échappent. Tes pas te mènent sur la plage, mais même l'océan gris et le vent salé te parviennent à te sortir de ta torpeur. Jusqu'à ce que tu aperçoives des traces de sang. Des traces fraiches. Trop l'habitude à voir le tien pour ne pas en reconnaître. Tes yeux se plissent, ta main se serre sur ta baguette. Une silhouette se jette sur toi sans que tu ne t'y attendes. Tu es surprise, mais cela ne t'empêche pas de réagir et un sort franchit la barrière de tes lèvres. Tout est brusque, violent, tu te débats mais ton attaquant aussi. Tu te moques de la douleur, tu ne la connais que trop bien, tu t'agites, sauvage, pleine de rage, et ce n'est lorsqu'une voix résonne que tu cesses graduellement tes mouvements.

Tu reconnais la voix. Et alors que tu te concentres, que tu laisses le noir quitter tes yeux, tu reconnais également le visage qui se dessine derrière les mèches blondes qui te tombent dessus. Valkyria. Doucement, tu lèves une de tes mains pour abaisser ton capuchon, pour révéler ton visage à celle que tu n'as plus revu depuis des années. Sa surprise serait presque risible, dans une telle situation. « Valkyria. Cela faisait longtemps... des années, » tu réponds, ta voix seulement un souffle, plus tremblante que tu ne l'espérais. Tu voulais l'avoir oubliée, Valkyria, tu voudrais que son visage se soit effacé, que sa voix ne provoque pas ce tourbillon en toi, comme lorsque tu avais quatorze ans, lorsque tu n'étais qu'une gamine paumée.

Tu te redresses lentement alors que Valkyria s'éloigne, se brise sous tes yeux vraiment. Tu ne veux pas la brusquer, tu ne veux pas te brusquer, crainte de la situation, crainte de sa réaction. « Je suis là depuis des jours. Je sais où est Amatis. » Et tu ne souhaites pas y retourner. Tu fuis ta sœur pour le moment, la voir c'est te rappeler tout ce qu'il s'est passé, c'est te poser à nouveau des questions dont tu n'as pas les réponses. « Tu es blessée. » Ta voix ne pose pas de questions, tu sais ce que tu vois. Ta main se pose sur la cuisse de Valkyria sans réfléchir, tu compresses la blessure sans y songer. Des semaines que tu vois trop de blessures, ton corps réagit de lui-même désormais. « Je vais t'aider. » Tu glisses un bras sous sa taille, l'aide à se redresser. Tes gestes n'ont rien de brusque, tu as vu comment elle pouvait réagir même dans cet état. « Je ne pensais pas que tu étais ici... » Cela ne devrait plus te surprendre, au final. Ils sont tous ici, se retrouvent tous attirés par l'Ox, par le pouvoir insensé qu'il offre. « Je ne suis pas une spécialiste, mais je peux tenter quelque chose. Est-ce que tu as un endroit sur cette île où je pourrais te mener ? »


we killed in cold blood
when the day has come, that i've lost my way around ✻ and the seasons stop and hide beneath the ground. when the sky turns gray. and everything is screaming. i will reach inside. just to find my heart is beating. oh, you tell me to hold on. but innocence is gone, and what was right is wrong
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Statut du sang : Plus pur que le cristalMessages : 384Date d'inscription : 05/04/2016Localisation : Domovoï's Rock, cachée dans un coin
Ҩ Re: Too late to stop the setting sun || Hemeria I Ҩ Ven 6 Oct - 0:35

Froid. Ses vêtements trempés lui collent à la peau, glacent sa chair comme si la moindre chaleur avait quitté son corps. Mal. Beaucoup trop ; ça l'étourdit, quand elle s'étend sur le sol, bon gré mal gré ; des taches opaques viennent noircir un peu plus la nuit trop claire - eclipse de lune temporaire, ce serait presque risible sachant que ses blessures sont l'oeuvre d'un loup garou. Elle cligne des yeux, plusieurs fois, tant pour repréciser sa vision que pour chasser les larmes de douleur qui perlent au coin de ses paupières. « Tu es blessée. » et toi perspicace elle a envie de répondre, mais à ce moment une main vient presser sa jambe, couvrir la blessure, en partie du moins, et c'est un râle de souffrance qui franchit ses lèvres à la place de sa raillerie, tandis qu'elle sursaute, comme parcourue d'un courant électrique. Elle se crispe sur le sol, la souffle court. Trop c'est trop, elle se dit qu'elle va perdre connaissance. Des jours qu'elle flirte avec les limites, les limites de tout ; sa patience, ses forces, ses nerfs. Sa vie, penserait-elle si elle était en état de plaisanter. Il semblerait que ce soir elle les ait franchies ; c'est pas trop tôt, pourrait-elle encore penser. Mais au lieu de ça elle s'applique à ne pas laisser la douleur la submerger. Elle pince les lèvres, se force à garder les yeux ouverts. « Je vais t'aider. » Pourquoi ? elle ne demande pas. Elle se laisse faire ; pas la force de résister. Elle voudrait pourtant, elle croit. Comme d'habitude - ne laisser personne approcher, ne laisser personne voir. Sûrement pas toi, la soeur d'Amatis. Ca lui fait étrangement peur. Quand tu t'approches pour l'aider à te lever, elle te regarde sans rien dire, elle se demande pourquoi tu l'aides, si elle a quelque chose à craindre ; et puis d'où tu sors comme ça, d'ailleurs, est-ce qu'elle devrait être méfiante ? Assurément, oui ; il faut toujours l'être, ici. Elle n'est pas dans le camp d'Amatis, toi si. C'est sûr. Tu n'aurais pas dû la voir ; personne n'aurait dû savoir qu'elle est vivante. Est-ce qu'elle pourra te faire confiance ? Trop de questions, aucune certitude. Trop de pensées et pas assez d'énergie pour les trier, pour y voir clair. A-t-elle seulement un autre choix que celui de te faire confiance, dans l'immédiat ? C'est ça ou bien quoi, elle se vide de son sang sur cette plage, elle meurt pour de vrai ? Alors elle se laisse faire, tu la relèves en la tenant par la taille et elle s'échine à suivre le mouvement en forçant sur sa jambe valide.
Après tout, ça a toujours été bien plus facile de croire qu'elle n'avait pas le choix.
Frisson d'horreur dans sa conscience fatiguée : non, elle en a fini avec ça. Elle a le choix. Elle choisit de te faire confiance et peut-être qu'elle se trompe mais elle aura choisi et si c'était la mauvaise décision eh bien ce sera de sa faute à elle. En plus elle sera probablement plus facile à blamer que la pauvre malchance qui a bon dos depuis toutes ces années.

« Je ne pensais pas que tu étais ici... » un petit rire sec lui échappe, ça crie comme elle a mal. « Si j'avais eu le choix j'aurais jamais foutu un seul pied ici. » mais est-ce qu'elle le regrettera, au final ? Sa vie a volé en éclats. Littéralement. Depuis qu'elle est ici, les fantômes de son passé n'ont cessé de resurgir, remettant en question chacun des plus petits détails de son existence. Pas sûr que ce soit regrettable. Elle a tout perdu mais de toute façon, elle n'avait pas grand chose. Elle a ouvert les yeux. Ca fait mal, forcément. Mais ça lui donne l'opportunité de recommencer, de faire les choses correctement. Pour les bonnes raisons.
Peut-être. Si tu ne la trahis pas.
C'est peut-être plus dur maintenant qu'elle a retrouvé un peu d'espoir, au final. Ca lui a redonné quelque chose à perdre.

« Je ne suis pas une spécialiste, mais je peux tenter quelque chose. Est-ce que tu as un endroit sur cette île où je pourrais te mener ? » Elle réfléchit, agrippée à ton épaule pour ne pas perdre totalement l'équilibre. Elle n'a même pas la force de se tenir toute seule, c'est pathétique. « Je peux pas retourner au camp. » elle grince, en grimaçant à la simple idée de devoir faire plus d'efforts encore pour parler et expliquer. Elle y voit flou, une fois de plus, les formes sombres dansent à nouveau sur ses rétines. Son poing se crispe sur ta cape, elle titube et heureusement que tu la tiens. Elle est tellement fatiguée. « Personne ne doit savoir que je suis là et que tu m'as vue. » elle fait, pourtant, parce qu'il faut le dire, il faut que tu saches, que tu comprennes. Que tu ne la trahisses pas. « Personne. » elle insiste, plongeant dans tes yeux ses prunelles chargées d'une détresse qui contredit la fermeté presque menaçante de sa voix.  « Je » elle hésite, elle te dévisage ; elle a choisi de te faire confiance « Je t'expliquerai. » Un souffle. Voilà. Maintenant elle est au bout.


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