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 Children of the night ♦ Hematis II

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Bury all your secrets in my skin ✝
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : purMessages : 422Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Children of the night ♦ Hematis II Ҩ Jeu 17 Aoû - 13:43



▿ baby you should come with me
I'll take you to the dark side. Me and you, you and me. Do bad things in the night time. Baby, you should come with me, and we can kill the lights. Hit the lights, let it blackout, blackout. Black bird, black moon, black sky, black light. Black, everything black. Black heart, black keys, black diamonds. Blackout, black, everything black. All black, everything, everything black. This black hole's pulling me inside of this black heart, this black soul. Underneath this black, black sky.




Ça cognait dans sa poitrine. Un peu trop fort pour quelqu'un qui ne s'était jamais vraiment sentie en vie. Pourtant c'était là, au creux d'elle-même, dans ce trou béant qu'elle n'arrivait plus à réparer. Il y avait un truc, assez étrange, assez alarmant, qui s'était produit et qui avait déclenché tout ça. Tout ce stress, toute cette angoisse, cette peur paralysante de se faire trancher la gorge au moindre faux pas. La raison, c'était la fille qui se tenait à côté d'elle et qui la regardait, l'air hagard, des nuages noirs plein les yeux et la Mort sur le visage. Amatis avait commis de nombreuses erreurs dans sa vie ; à vrai dire, sa vie entière n'était faite que d'une collection d'erreurs, toutes plus graves les unes que les autres. Un gigantesque tapis d'aberrations. Une mosaïque de non-sens. Mais s'il était déjà trop tard pour elle, jamais elle n'avait réalisé à quel point il n'était pas trop tard pour sa soeur. Jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à ce qu'elle la trouve dans les bras de la Faucheuse ayant revêtu l'un de ses plus beaux habits. Derrière les mèches rougeoyantes d'un bourreau à en devenir, l'expression d'Hemera lui était apparue comme une vision d'horreur. Un coup de poing dans le ventre, tellement ça faisait mal de ne même pas pouvoir se réjouir qu'elle soit encore vivante, parce que la médicomage pouvait déjà voir perler les hématomes sur sa peau de porcelaine avant même qu'ils n'y soient. Elle pouvait déjà voir le visage défait de leur frère, ravagé par la rage et aveuglé par sa colère, lorsqu'il s'approcherait d'elle pour lui inculquer ses bonnes manières à lui, pour lui vomir ses ordres et lui cracher son mépris. Comme il l'avait fait avec elle, quand son ventre était rond et que ses batteries étaient à plat. Comme il le faisait toujours, avec elles deux, imposant sa loi depuis trop d'années pour que ça n'ait pas laissé une marque. Au fer rouge, juste là, dans leur dos ; le prénom d'Alazar scintillait en lettre de feu, où qu'elles aillent, quoi qu'elles fassent. Il était toujours là.

Il fallait que ça s'arrête.

Alors elle le ferait, Amatis, elle s'enfuirait avec sa petite soeur loin de cet homme qui s'était appliqué à les détruire. Il les avait cassées, lentement, os par os jusqu'à ce qu'ils soient friables. Il ne leur laissait pas le choix. Elles avaient obéi en fermant les yeux, en tendant les bras pour espérer qu'il les rattrape avant qu'elles ne se fracassent par terre. Mais il ne l'avait jamais fait, il ne les avait jamais sauvées. Tant pis. Tant mieux. Elles se sauveraient elles-mêmes. Si ça devait être la première décision à prendre pour commencer à pouvoir reprendre le contrôle sur leurs vies, Amatis ne reculerait pas ; elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour lui échapper, coûte que coûte, elle crèverait la gueule ouverte pourvu qu'au moins une des soeurs Lestrange puisse s'en sortir. Et ce ne serait pas elle, elle le savait ; même si elle espérait encore trouver un certain répit loin de l'enfer qu'il projetait sans cesse dans son coeur. Loin de lui et de tout ce qu'il lui infligeait. Quitte à vivre dans l'ombre, autant que ce ne soit pas dans la sienne.
Elle en avait assez, et fuir lui semblait être le seul moyen. Le plus lâche aussi, sans doute, mais au final, quel autre choix lui avait-il laissé? Il s'était rendu nécessaire, de la plus vicieuse des manières. Du moins était-ce qu'il lui avait fait croire, petit à petit, semant sa graine dans son esprit sinistré. Tu n'es rien sans moi. Alors elle avait fini par boire ses mensonges, par se persuader qu'elle lui était redevable pour une raison obscure. Il s'était insinué en elle, dans chaque cellule de son organisme. Pour la pourrir de l'intérieur. Il était ce cancer qui la grignotait, cette gangrène qui l'aspirait vers le néant. Il y avait cela de tragique dans leur histoire qu'il avait réussi à ce qu'elle s'attache à lui, à ce qu'il la convainque qu'elle ne pourrait plus respirer s'il n'était pas ailleurs en train de polluer son air. Oh, elle avait savouré chaque seconde de répit lorsqu'il était enfermé à Azkaban, sans jamais aller le voir ; alors elle pouvait se contenter de ça, d'une vie où il existait ailleurs que dans son souffle. Elle voulait juste qu'il soit loin, juste ça. Elle l'avait déjà fait, elle l'avait déjà fui. Il l'avait retrouvée, bien sûr, mais à l'époque elle ne cherchait pas vraiment à se terrer. Et puis, pour Hemera, elle trouverait la force de le repousser. Peu importe à quel point il essaierait de revenir, cette fois-ci, elle ne le laisserait plus faire. Elle ne se laisserait plus jamais faire.

Déterminée, elle se tourna vers Hemera qui était restée figée dès l'instant où elle avait mis les pieds dans la tente de sa soeur. C'était anormalement vide, à l'intérieur ; pas de cadre, pas de nourriture qui traîne, pas de de désordre, aucune trace de vie. Aucune décoration, aucune garniture sur la table basse, il n'y avait que quelques grimoires de soins et ça se voyait que l'armoire qu'elle ouvrait le plus, c'était celle qui contenait toutes ses potions. Et celle où il y avait deux bouteilles d'alcool, aussi. Le reste était désert, oublié. Elle ne vivait pas vraiment ici, Amatis. Elle ne vivait pas vraiment ailleurs non plus. Cela faisait bien longtemps qu'elle avait arrêté de se chercher une place dans ce monde qui ne voulait pas d'elle.
La médicomage se demanda à quoi pensait sa cadette, elle avait l'air absent de ceux qui étaient perdus dans leurs songes et qui n'en trouvaient plus la sortie. « On ne va pas rester ici. » Ça la fit presque sursauter, tellement elle était enfermée à l'intérieur d'elle-même, Hemera ; elle lui ressemblait beaucoup trop fort, en cet instant. « Mais tu peux te servir dans la cuisine si tu as faim, je dois juste récupérer quelques affaires avant de partir. » En prononçant cette phrase, elle eut un doute quant à ce qu'elle pourrait trouver à manger dans la cuisine. A la hâte, elle enchanta de vieux livres et quelques vêtements afin qu'ils disparaissent dans un sac, qu'elle posa près de la porte. Elle fit un rapide tour de cet endroit qui hurlait un peu plus fort qu'avant qu'elle n'était pas chez elle. Ça avait à peine l'air un peu plus dépouillé que ça ne l'était déjà, songea-t-elle. Etait-ce donc cela, le miroir de son existence?
Lorsqu'elle revint dans la pièce principale et que son regard cryogénisé se posa à nouveau sur sa soeur, elle constata que celle-ci n'avait pas bougé. Elle s'approcha doucement d'elle, comme de la brume emplissant lentement son horizon. Elle lui fit face, imperturbable. Elle serait le roc sur lequel Hemera pourrait se reposer. Je serai la soeur que je n'ai jamais été. Ça lui fit mal, encore, toujours au même endroit. « Je sais que je ne t'ai pas demandé ton avis, mais. » Une douleur, de plus en plus lancinante, lui vrillait le crâne. Elle planta ses prunelles ambrées dans les siennes, et leurs démons se répondirent dans un écho fracassant. « Laisse-moi t'emmener avec moi, loin d'Alazar, loin de tout ça. S'il-te-plaît, laisse-moi t'offrir la vie que je n'ai jamais eue. » Laisse-moi nous aider, laisse-moi nous sauver. Laisse-moi nous réparer, laisse-moi nous aimer. « Je te protègerai. » Comme j'aurais dû toujours le faire. S'il-te-plaît, laisse-moi me rattraper, laisse-moi te rattraper ; avant qu'on ne se fracasse toutes les deux par terre et qu'on ne puisse plus jamais se relever.






don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : pur (d'angleterre).Messages : 442Date d'inscription : 12/02/2016Localisation : loneliness is the curse of the broken hearted
Ҩ Re: Children of the night ♦ Hematis II Ҩ Ven 20 Oct - 18:23



Tu inspires et tu as ta soeur entre tes bras, tu expires et tu n'es déjà plus dans Durmstrang. Amatis t'entraîne dans son tourbillon, sans attendre, sans se poser, sans se donner une seconde. Tu la suis sans la lâcher, mais tu sens ton cœur qui résonne contre tes tempes, ton sang qui bouillonne dans tes veines. T'as pas le temps de réfléchir, t'as pas le temps de réaliser, et t'es là sur le pas de sa tente et elle parle de partir loin, de vous enfuir toutes les deux, et elle ne cesse pas une seconde, et elle n'est pas partie qu'est déjà partie. Elle t'a parlée d'une cuisine, de nourriture, mais t'as l'estomac tellement noué que tu serais incapable d'avaler quoique ce soit. Tu ne réalises pas, pas encore, pas alors que tout est allé si vite. Tu ne pensais pas retrouver Amatis aussi tôt, et voilà qu'elle te dit que vous allez fuir loin de tout ça, de cette folie, de cette guerre, de votre frère. Toi qui ne t'est jamais sentie à ta place, toi qui te noyais dans ta propre vie, toi qui ne savais pas comment avancer, toi qui ne te souciais de personne hors ta fratrie... toi, tu ne sais pas si tu veux vraiment partir. T'en es la première surprise, mais t'as des personnes auxquelles tu t'es attachée au château, des personnes qui comptent sur toi. Leurs noms défilent dans ta tête, leurs visages aussi, Theodore, Arabella, Eniko, Deirdre, Deirdre, Deirdre, Deirdre. Non. Ne pense pas à elle, pas maintenant Hemera, c'est pas le moment. Concentre-toi sur Amatis, sur son souffle erratique, sur son regard agité, sur sa peur apparente. T'as pas vu Alazar, et ça te semble encore plus étrange. T'as pas forcément envie de le voir, mais tu pensais que ta sœur y serait collée.

Elle revient déjà, et t'as pas bougé, t'es figée dans l'entrée, t'as un poids dans la gorge et dans tout le corps, tu sais pas quoi dire, pas quoi faire. Et elle parle, elle parle comme elle t'a jamais parlée, et tu veux t'accrocher à ses mots, tu veux sourire comme tu ne sais pas le faire, tu veux rire et tu veux y croire. Tu sens les larmes qui brûlent tes paupières, et tu te demandes à quel point la vie s'est foutue de vous. Est-ce que dès votre naissance, vous étiez destinés à finir comme ça ? Et ça monte en toi, ça grimpe comme une créature qui t'arrache les entrailles, ça te fait si mal que tu pourrais en pleurer et ne plus jamais bouger. C'est ça, l'espoir, c'est ça, la culpabilité ? Tes doigts se lèvent, tremblant, se posent délicatement sur la joue de ta sœur. Pourquoi un jour t'as cru Alazar ? Pourquoi c'est lui que t'as toujours regardé avec tes grands yeux de gamine ? Pourquoi tu t'es jamais rangée aux côtés d'Amatis alors que son regard crie la même douleur que le tien ? Pourquoi vous étiez pas ensemble le reste de votre vie ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi, et tu pourrais en mourir. « Amatis. » Tu sais que ta voix sonne brisée, rauque comme si t'avais pas parlé depuis des mois, tu sais que t'as pas l'air de la princesse effrayante qu'ils croient que tu es. La vérité, c'est que t'es qu'une gamine perdue, une poupée cassée, t'es qu'une gosse qui veut de l'affection, t'es qu'une âme perdue de plus.

« Ton fils, il n'a pas été envoyé ailleurs, il n'a pas été adopté. » Tu sais pas pourquoi ça sort maintenant, mais ça éclate et tu peux plus retenir les mots. T'aurais dû lui dire avant, t'aurais dû lui dire quand c'est arrivé. Et t'as encore les cris du bambin dans les oreilles, t'as encore son petit corps qui plonge dans les yeux, et jamais tu pourras oublier alors que ton neveu crevait sans que tu puisses rien faire. « J'étais là. Alazar, il.  Il m'a dit de rester. Il s'en est débarrassé. Il l'a noyé dans le lac du manoir. Le jour où il est né. Il est mort depuis cinq ans Amatis. » Et tu pleures Hemera, tu pleures comme t'as jamais pleuré, comme la gamine effrayée que t'as toujours été. Tu t'agrippes aux bras de ta sœur, ton regard planté dans le sien, et t'as les sanglots qui te déchirent la gorge, et t'as tellement peur, tu veux pas qu'elle te haïsse mais tu sais qu'elle va te haïr, et tu veux pas la perdre, et t'aurais dû le dire avant. Tu sais plus, tu sais pas, t'as que dix-neuf ans, Hemera, t'es qu'une gosse qu'a vécu la guerre trop tôt, et tu peux plus continuer seule. T'as besoin de ta sœur.

AVENGEDINCHAINS


we killed in cold blood
when the day has come, that i've lost my way around ✻ and the seasons stop and hide beneath the ground. when the sky turns gray. and everything is screaming. i will reach inside. just to find my heart is beating. oh, you tell me to hold on. but innocence is gone, and what was right is wrong
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