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 See you at the bitter end (Asylith II)

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 245Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ See you at the bitter end (Asylith II) Ҩ Mer 16 Aoû - 10:50

Elle avait froid. Le froid dans l’os irriguant sa moelle épinière d’une coulée de glace. Quelques frissons se repandirent sur son épiderme, mordant sa peau d’un frémissement douloureux. L’air était putride ici, tout lui semblait pourri, jusqu’au trognon. ça infestait ses organes d’un oxygène toxique ; ses poumons lui paraissaient crasseux, infesté d’une maladie dont elle n’arriverait jamais à se débarrasser. Pas étonnant que cette île soit maudite, il n’y avait rien d’autre que l’opprobre et la cupidité partout où elle tournait la tête, frôlant des ombres de son regard sombre. Mais elle ne les plaignait pas, ces misérables âmes ne méritaient nullement sa compassion, encore moins son aide et l’affliction qu’ils portaient en lambeaux sur leurs vies n’était rien en comparaison des châtiments qu’elle leur réservait si sa route venait a croiser les leur.  Depuis qu’elle était ici, son coeur s’était laissé gangrénée d’une colère qu’elle avait bien du mal à dissimuler à la face  du monde.  Lilith n'était pas de ces femmes discrètes qui savaient se taire. Elle ne l’avait jamais été malgré tous ses efforts pour tenter de donner le change et maintenir en place ce masque d’infortune qu’on l’avait obligée à revêtir.  du sang et des larmes, elle en avait fait couler. Du sang et des larmes, c’était tout ce qui lui restait, aujourd’hui, de cette mission dont elle ne trouvait plus aucun sens. Elle avisa sa silhouette dans le miroir. Elle avait prit du muscle, son dos était lacéré de blessures et ses bras recouverts de bleus, ses mains ouvertes étaient encore souillées de sang. Paralysée par ses pensées obscures auxquelles elle avait tenté de se défaire jusque là, elle laissa doucement les souvenirs de la veille s’infiltrer dans ses veines et propager la fureur dans son esprit.

C’est d’abord au visage d’Halo qu’elle pensa. Son seul point de repère au milieu de cette marée de chaos qui avait chamboulé les affaires des hommes et englouti le reste d’humanité qui avait, jadis, existé sur le continent. Lui. Un ancrage qui lui avait maintenu la tête hors de l’eau juste assez pour qu’elle puisse respirer tout en luttant pour ne pas se noyer. Mais des tasses, elle en avait bu. Beaucoup trop. Lilith avait retrouvé son mari en même temps qu’elle avait failli le perdre. Depuis, elle ne pensait plus qu'à une vengeance qui lui brûlait les ailes et injecté du goudron dans son âme flétrie par la haine. Elle avait failli le perdre, et pour ça, elle aurait réparation : car le sang se payait du sang.
Un autre visage s’imprima dans son esprit et sa gorge se serra aussitôt, emporté par un un sentiment de tristesse mélangée à celui de fureur. Valkyria. C’était aller si vite. une oeillade entendue. Un combat qui lui avait d’abord paru facile. 2 élèves à sauver. Et le reste était arrivé vite, trop vite pour qu’elle ne puisse recoudre convenablement les images de ce qu’il s’était passé. Une vague d'électricité irradia sa colonne vertébrale. Lilith se recula d’un pas, la mâchoire crispée et saisit sa tête entre ses deux main en laissant un cri de rage s’échapper de sa gorge.  Elle l’avait vu partir en courant, Valkyria. Pourquoi? Elle n’en savait rien. Et puis, ça lui était complètement égal, les faits étaient là. Meurtrie par les souvenirs qui revenaient à flot dans sa mémoire, Lilith se laissa tomber au sol, les larmes de rage coulant à foison sur ses paumettes violacées des coups qu’elle avait reçue. le sang pulsant violemment dans ses veines pour propager une colère acide grignotant le peu de raison lui restant, Lilith respirait difficillement. Un troisième visage apparaissa dans son crâne lui laissant un goût amer dans la bouche. L’adrénaline piqua a vif chacun de ses nerfs lorsque la silhouette élancée de Asya tissa de nouvelles pensées plus noires encore dans sa tête. Elle avait eu confiance en elle. Elle ne pouvait pas l’avoir trahie. Elle ne pouvait pas l’avoir… Non. Elle se refusait à admettre que toutes ces choses qu’elle avait vu à la dérobée soient vraie. Son rapprochement avec Mordred. Ses rumeurs sur ses impulsions violentes. Et puis ça.

Elle se revit pourtant, partir sur les talons des deux femmes après avoir juré à son mari qu’elle revenait et fait promettre de protéger les deux jeunes filles. Elle avait couru jusqu'à perdre haleine. Couru, la peur dans la chair, la rage au ventre jusqu'à ce que ses pas la mène devant la baguette cassée de Valkyria. Et le reste s'était écroulé. Elle l’avait cherché en vain. La tour était haute et les eaux trop agités pour qu’elle ait survécu a une chute si Asya l’avait attaquée. L’effroyable vérité lui etait alors apparu mais avant même qu’elle ne puisse confronter la blonde, des cris provenant du vouloirs l’avait douloureusement ramenée à son devoir. La mort dans l'âme, Lilith avait rejoint son mari pour s’occuper des deux jeunes filles tétanisées par l’attaque dont l’une d’elle était dans un piteux état. Les laisser là malgré le danger écarté revenait à les condamner : d’autres viendraient et cette fois ils ne seraient pas la pour elles. Agissant très vite, les deux espions avaient menées les deux jeunes filles au passage des catacombes, portoloin détenu par les résistants et, prenant garde à ne plus faire une seule erreur susceptible de leur coûter la vie, les deux élèves avaient été misent en sécurité au refuge.

Et elle était là. La fatigue se lisant sur les traits tirés de son visage. Des ombres sous les yeux. La colère revenant bouleverser chacune de ses pensées, Lilith releva la tête.  Ses yeux révulsés en deux fentes rouges, elle se redressa. Quelques tremblement remuèrent sa chair lorsqu’elle attrapa sa baguette et qu’elle sortit d’un pas déterminé de sa tente. Il fallait qu’elle sache. Il fallait qu’elle comprenne. Il fallait qu’une germe d’espoir balaie les théories obscures qui engluaient ses pensées.
C'était le crépuscule. Les teintes du ciel avaient prit des allures de feu ardents, juxtaposant des couleurs orangées à des tons roses et bleu. La nuit et le jour s’embrassaient en pleurant des étincelles rouges. Rouge comme la rage qui luisait dans son regard lorsqu’elle pénétra la tante d’Asya sans même annoncer son arrivée. Elle était la, assise, ses yeux tournés vers elle dans un mélange d'incompréhension et de chagrin qu’elle ne comprit pas, aveuglée par sa propre peine. La baguette à la main, elle la pointa, menaçante. Son coeur etait lourd. Lourd de regret et de toutes ses choses auxquelles elle s'était attachée. Lourd d’avoir cru en elle et placer une estime qui lui avait été fatale. Lourd de ne pas avoir la volonté de l’affronter malgré la vérité qu’elle devinait.
“ pourquoi ?” furent les premiers mots tremblotants qui sortirent de sa bouche. “ pourquoi tu l’as tuée ?” les mots, secs, implacables se fanant dans sa gorge alors qu’elle redressa un peu plus sa baguette pour se donner du courage. “ j’avais confiance en toi. Pourquoi m’as- tu trahie?” les yeux injectés de sang la brune se rapprocha un peu plus. “ RÉPOND MOI!” un cri de détresse, et son poignet tremblant au rythme de son propre coeur battant plus fort dans la poitrine.  “ je ne voulais pas le croire. Même lorsque je t’ai vu traîner avec ce sale rat de Mordred. Depuis quand ça dure Asya? Depuis quand as-tu décidé de me cracher au visage?” Elle n’y arrivait pas, et quelques fantômes passèrent dans ses yeux lorsque sa voix se cassa et qu’elle baissa sa baguette, incapable de structurer ses idées dans sa tête. “ dis moi que tu as une explication pour tout ça. Dis moi que tu ne l’a pas tuée” dis moi que je peux encore te croire. Dis moi que je ne me suis pas trompée.


SpyGame
Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Assaillants

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 197Date d'inscription : 25/03/2017Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: See you at the bitter end (Asylith II) Ҩ Sam 21 Oct - 15:53

La lucidité déploie ses ailes ombreuses, et il n’y a rien de beau, non, rien de beau dans le crépuscule douloureux qui l’étreint, Asya elle tangue comme une rose en pleine tempête, trahie par ses propres épines, celles qui sont venues s'enliser dans sa chair. Il y a ce vent gelé qui lui salit les os, un fantôme, une esquisse. Ce n’est que son imagination qui lui joue encore des tours et pourtant la louve ne cesse plus de frissonner, frotte doucement ses yeux rougis, secoue la tête pour se libérer de l’enclume posée contre son crâne. Elle se sent si frêle Asya, si faible, humaine à nouveau, laide dans toute l’horreur qui la recouvre. Les cauchemars sont venus me trouver ce matin. Pourtant sûr qu’ils ne valent pas la réalité d’hier, ces images, ces sensations qui s’obstinent à lui échapper. Elle se souvient pourtant de la plénitude de la transformation, du sang dans la gorge et la douleur dans la tête quand elle hurlait, Asya, se débattait tout au fond d’elle-même. La bête s’est bien amusé. Brisant quelque chose qui lui tord le cœur, lui file la nausée. Visenya? Elle ne s’en souvient pas vraiment Asya mais sa baguette brisée trouvée à ses côtés, ça lui donne une idée assez terrible de ce qui a pu se dérouler.
Monstre.
Comme du sang.
Qui lui tâcherait les yeux.
Chaque lendemain c’est comme une gueule de bois monumentale, avec l’esprit qui court dans tous les sens, l’incapacité à entendre distinctement ce qu’il essaie de lui rappeler. Et puis la honte, toujours la même, immense, rampante, qui dévoile patiemment chacun de ses embranchements visqueux. Qui étouffe, qui oppresse, peinture noire qui se plaît à parer chaque fragment de son esprit. Il y a les larmes qui ne s’écoulent plus vraiment quand elle se sens sale à vouloir disparaître, l’envie de briser tous les objets qui passent à sa portée. Surtout ce grand miroir, ce foutu miroir qui lui rappelle à quelle point sa beauté est éteinte quand le monstre se love à ses côtés. Ratée, ratée, ratée. Même pas foutue de calculer le jour où la lune l’empoisonnerait. Ratée, ratée, ratée.
Parce que tout ce qu’elle touche elle le saccage.


Et soudain il y a le pire qui se ramène, Lilith elle passe la porte, il y a cette lueur dans ces yeux qui décime tout, la douleur aussi, comme si au fond elle avait été assez stupide pour attendre quelque chose d’Asya, pour voir autre chose que le magma épais dans lequel la louve passe son temps à se noyer
Va-t'en.
Ça hurle en elle, mais elle reste figée, tétanisée.
Va-t'en.
Les mots refusent de s’échapper alors elle reste là, inconsistante, elle vacille, sent que son monde tout entier va encore une fois s’écrouler. Avec un peu de chance, elle finira ensevelie sous les décombres de ses espoirs manqués. « Pourquoi ? » Une voix qui tremble, vacille. La baguette de Lilith est pointée sur elle et Asya voudrait presque que quelque chose s’en échappe, que ça la brûle assez fort pour que le sentiment d’être en vie s’empare à nouveau de son esprit. Pourquoi ? Elle aussi elle en aurait des questions à poser, pourquoi tu m’as trahie, pourquoi tu m’as menti, est-ce que tu m’as toujours méprisée et haïe au même titre que ces assaillants contre qui tu t’es retournée ? Est-ce qu’il y avait quelque chose de réel dans ce que l’on a partagé, quelle est la limite des mensonges que tu as tissé entre nous.? « Pourquoi tu l’as tuée ? » La baguette se redresse mais ça n’a pas le moindre sens parce que la louve s’éteint encore un peu plus. Visenya est morte. Encore une. Encore une que la bête lui a arrachée. Ça devrait faire mal, la pousser à se jeter du haut d’une tour à son tour mais le vide et ses étreintes l’épargnent un peu, Asya elle ne ressent plus rien, comme si la realité lui échappait pour de bon, comme si la folie se plaisait à la soigner. Tout ça pour quoi ? Parce qu’à douze ans elle avait jugé bon d’aider un vagabond, parce que la petite Flamme qu’elle était avait cru aux histoires d’Elian, cru qu’il finirait par lui montrer le monde qu’elle rêvait de découvrir, parce qu’elle n’avait pas compris qu’il ne souhaitait qu’ajouter son enfance à la collection de toutes les vies qu’il avait cassé. « J’avais confiance en toi. Pourquoi tu m’as trahie ? » Elle se rapproche encore un peu. Asya voudrait simplement pouvoir fermer les yeux, ne pas songer à son visage, à son corps, à sa peau, si près... Anésthésiée, elle tuerait pour être ivre à cet instant, elle tuerait pour avoir droit à cette lâcheté, pour effacer cette vie qu’elle a ôté,  colmater le trou béant quela haine soudaine de Lilith creuse dans son cœur. Ne m’abandonne pas. Pitié, reste là, j’ai tellement besoin de toi. On m’a dit que l’amour soignait tous les maux mais moi j’en suis malade, t'as semé au creux de ma peau tous les virus les plus subtils alors reste, reste, reste, par pitié reste avec moi. « REPOND MOI » Elle a mal Lilith, ça se sent dans sa voix. Alors Asya pour la première fois elle lève les yeux, s’efforce de rester digne encore un peu; Regard dans le sien elle cherche à y lire la réponse à la question qu’elle n’osera jamais formuler, et ça fait mal à lui en saccager les entrailles, cette distance soudaine qu’elle perçoit, comme si quelque chose avait cassé pour de bon.  « Je ne voulais pas y croire. Même lorsque je t’ai vu traîner avec ce sale rat de Mordred. Depuis quand ça dure Asya ? Depuis quand as-tu décidé de me cracher au visage. » Cette phrase là la coupe de sa léthargie, allume la colère qu’elle contenait, et dans ses yeux à elle il y a la haine qui se dessine quand elle murmure, nerveusement. « Te cracher au visage… » Elle se fou d’elle Lilith. Même cette chère Visenya avait été mise au courant des petits plans de l’irlandaise. Mais pas elle. Pas Asya. On ne lui avait pas fait confiance, on l’avait prise pour une idiote, on lui avait menti. « Dis-moi que tu as une explication pour tout ça. Dis-moi que tu ne l’as pas tuée. » Asya elle se redresse, se lève à son tour, tourne en rond comme un fauve emprisonné depuis trop longtemps. Puis se fige, un instant, dévorant Lilith d’un regard plus dur qu’elle ne l’aurait désiré. « Et toi ? Depuis combien de temps est-ce que tu me mens ? Depuis combien est-ce que tu complotes avec Visenya et ce…. cet homme qui te sers d’époux ? Depuis combien de temps est-ce que tu as décidé que je faisais partie des mauvais, de ceux qui ne méritent aucune respect, depuis combien de temps est-ce que tu te fous de moi ? » Elle tremble de rage Asya mais c’est son cœur qui se fissure à chaque mot, les larmes qui lui déciment les yeux à mesure qu’elle s’efforce encore et encore de les retenir. « Tu penses que je suis un monstre? » Gelée, la louve a le visage fermée quand elle s’approche de Lilith. Craque pas, craque pas. Si jolie, si douloureuse. Asya elle voudrait bien l’enfermer ici et passer sa vie à la contempler, à la dévorer puis la transformer. Ainsi elle comprendrait Lilith, elle serait forcée de l’aimer. « Et tu sais quoi ? » Une main qu’elle passe sur sa joue, la peau est chaude, veloutée sous ses doigts, quand un rire froid la transperce et qu’elle secoue la tête comme pour chasser un mauvais rêve. « Tu as parfaitement raison. » Asya elle se sent un peu comme avant, totalement vide et pourtant ça crisse sous sa peau, les sentiments qu’elle voudrait enterrer à jamais qui cherchent à envahir son espace. Sa prise se resserre un instant sur le visage de celle qu’elle croyait connaître par cœur, puis sa main se baisse, brutalement, son masque avec. « Et pourtant tu es ici. Ca veut sûrement dire que tu la plus naïve de nous deux. Tu te méfies de moi, tu me méprises avec ton silence, tu t’amuses de ma faiblesse et tu m’insultes en me traitant comme tes ennemis. Mais même ça c’est un mensonge. T’as essayé de croire que je n’étais pas que ça, au fond t’as essayé de voir autre chose que ce monstre qu’on a glissé dans mon sang quand j’avais douze ans. T’as même réussi à me convaincre que c’était peut-être la vérité, que j’étais capable de changer. ». L’esprit à l’envers Asya elle laisse l’amertume et la peine la submerger toute entière, elle ignore les feulement de la louve qui lui commandent de tuer, de se débarrasser de ce poison qui s’obstine à l’embourber dans sa pathétique obsession. Elle tient la distance, un instant, elle essaie, elle sourit et se dit qu’elle doit avoir l’air complétement ravagée, à danser quelque part entre l’hilarité et la peine sans parvenir à se décider. Elle contemple ce visage qu’elle a apprit à adorer, l’enserre de ses mains à nouveau, pose son front contre le sien. « Il n’y a rien d’autre pour moi tu comprends ? » Dis, tu comprends, dis Lilith, est-ce que tu entends comme ça hurle au fond de moi, est-ce que tu sens comme je t’aime, comme ça me dévore un peu plus à chaque fois. « Même toi... » Elle recule d’un pas Asya, glisse ses mains dans celle de l’irlandaise sans parvenir à saisir la moindre de ses pensées. « Même toi, tu ne peux rien y changer. »


I'm against myself again

 
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