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 But was she yours if she wanted me so bad? ▽ (MORSETIS)

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Some men just want to watch the world burn
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Some men just want to watch the world burn

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 242Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ But was she yours if she wanted me so bad? ▽ (MORSETIS) Ҩ Sam 12 Aoû - 18:52

Someone told me stay away from things that aren’t yours
But was she yours, if she wanted me so bad? Pacify him, he’s getting on my nerves. You don’t love him. Stop lying with those words. I can’t stand him whining, and loving him seems tiring. So girl, just love me, down, down, down. ▽ MORSETIS



Il avait les yeux rivés sur elle depuis presqu’une heure, absolument fasciné par cette silhouette gracile dont les moindres gestes semblaient relever d’une chorégraphie à la fois complexe et aérienne. Elle avait le nez plongé dans un livre qu’elle dévorait sans se soucier du temps qui filait à toute allure. Par un puissant sortilège, elle l’avait fait prisonnier de chaque seconde pendant lesquelles elle restait là, accessible, à sa portée, et où il ne trouvait pas la force de la rejoindre. La peur de se faire rejeter le paralysait, il était bien incapable de traverser la Grande Salle pour aller l’aborder. Cela faisait une dizaine de jours qu’il évitait systématiquement d’y penser, tant bien que mal, malgré ce visage qui le hantait jour et nuit et sur lequel il rêvait de dessiner un sourire tendre, réel. Pas comme ceux qu’elle fabriquait dans son usine robotique et dont elle se paraît telle une armure pour faire face au monde entier. Non, il voulait faire naître sur ses lèvres quelque chose de vrai, quelque chose de beau. Quand elle était avec lui, il voyait parfois danser les étoiles dans le noir de ses yeux. Mais jamais il ne le lui avait dit, de peur que ça ne les chasse de son regard et que ça ne le rende ombrageux à tout jamais. Il se contentait de s’accrocher au maigre espoir qu’un jour, peut-être, elle devinerait toutes ces choses qu’il n’osait lui avouer et qu’elle verrait en lui autre chose qu’un simple ami. Le mot lui faisait mal comme mille petites morts qui piquaient dans sa poitrine.

A côté de lui, Neelam se racla bruyamment la gorge pour attirer son attention. « Oublie-la. » Dans un sursaut, il revint à l’instant présent, laissant s’échapper à regrets ses songes teintés d’impossible. « Hm? » Il détacha enfin son regard de la peau de porcelaine de la Lestrange et la réalité l’assomma subitement ; les bruits, les autres élèves, l’agitation, tout se mit à l’oppresser d’un seul coup. Il ignorait à quel point elle l’avait ensorcelé. Le constat fut brutal, sans appel. Il était condamné. « Amatis, rétorqua son ami. » Le prénom lui vrilla le crâne. « Les gens commencent à parler. » Qu’ils jasent, le jeune homme n’en avait que faire. Il n’avait jamais été aussi sûr à propos de quoi que ce soit, mais là, il savait, il l’avait su dès qu’elle s’était interposée lors de sa dispute avec son imbécile de frère ; Amatis l’avait enfin remarqué et c’était tout ce qui comptait. Bien sûr que leur rapprochement si soudain n’était pas passé inaperçu ; lorsqu’on fréquentait une fille comme elle, il fallait s’attendre à ce que tout le monde soit au courant. A croire qu’ils détenaient toutes les vérités sur une relation qu’il avait lui-même beaucoup de mal à comprendre, à s’expliquer. Il était seulement en train de décrypter les codes que la Lestrange lui jetait en pâture. Et si on se moquait de lui, et si on le pensait crédule de s’imaginer pouvoir un jour suspendre une si belle femme à son bras, ça ne l’atteignait pas. Parce que ce que lui-même ignorait, les autres ne pouvaient pas le savoir. La clé se trouvait dans le cœur d’Amatis, mais elle était incroyablement bien gardée. « On est juste amis, mentit-il, à moitié. » Il s’efforça de paraître convaincant, il n’avait pas envie d’en discuter. Ce qu’il se fantasmait en silence n’appartenait qu’à lui. « Crois-moi, il vaut mieux que ça en reste là. » Non, il ne pouvait pas, il ne voulait pas. Il devait savoir ce qu’elle refuserait obstinément de lui dire, il trouverait un moyen, il y arriverait. « Cette fille va t’attirer des problèmes. D’ailleurs ça a déjà commencé, tout le monde sait qu’Alazar a une dent contre toi. N’en rajoute pas. » Tout ça parce qu’il avait eu le malheur de froisser son égo. Ça le faisait encore rire, de repenser à son expression éhontée quand il l’avait joliment rabaissé devant sa cour. « J’ai pas peur d’Alazar. » Est-ce qu’il devrait ? Non, il valait cent fois mieux que cet attardé. Si pas mille. « Il n’y a pas que lui dont tu devrais te méfier. »  Evidemment, il y en avait d’autres ; probablement des dizaines, qui comme lui, hurlaient en silence le nom de cette cruelle tentatrice.

Il ne sut exactement ce qui le décida à se lever, pourvu d’une détermination aussi soudaine que bancale. Etait-ce la balafre laissée dans son esprit par le doute ou  la terreur qu’il ressentit en réalisant que s’il ne faisait rien, leur relation n’évoluerait jamais ? Il n’aurait su le dire, tout se mélangea dans un maelström d’émotions et il pouvait déjà sentir sa peau s’enflammer un peu plus à chacun de ses pas. Poussé par la houle d’un courage falsifié, Adonis s’approcha de la jeune femme dont la chevelure d’ébène tombait en cascade sur ses fines épaules. Elle l’entendit arriver mais ne se tourna pas tout de suite vers lui, attendant qu’il s’installe maladroitement à côté d’elle pour daigner lui accorder son attention, précieuse, volatile. Lorsqu’elle planta ses prunelles émeraudes dans les siennes, il sentit son cœur se serrer. « Salut. » Déglutition difficile, voix hésitante. Elle ne le libèrerait plus des reflets mordorés qui faisaient briller ses yeux, il était à nouveau hypnotisé par tout ce chaos qui se dégageait subtilement d’elle. « Je… » Il perdit le peu de moyens qu’il possédait, ainsi exposé, la chair à vif, sous son regard de braise – de fauve, affamée, sanguinaire. « J’ai quelque chose à te demander, formula-t-il enfin, un peu plus assuré. » Il s’était plongé dans la fente de ses orbites pour trouver en elle l’audace dont il manquait tant. Il y décela une étincelle qui se mit à scintiller dangereusement, quelque part en elle. Amatis le considérait de son air habituel, ni froid ni chaleureux, un peu particulier. Son visage parfait et délicat se transforma en un faciès faussement surpris, elle ne lui cachait même pas qu’elle s’était attendue à ce qu’il vienne à sa rencontre. Tout le monde venait à elle, après tout ; ils se fracassaient tous contre sa peau, comme des vagues contre un récif. Alors elle ne cherchait pas à rendre convaincante la seule expression qu’elle acceptait d’afficher.  La Lestrange ne laissait jamais rien transparaître, pourtant elle était loin d’être inexpressive. Seulement elle rejetait sans cesse toute spontanéité ; chaque émotion qu’elle laissait voir au regard du monde devait être nécessairement sous son contrôle, à tout instant. Il en avait pleinement conscience, pourtant il s’acharnait encore à vouloir la surprendre. « Est-ce que tu voudrais… » Mais il n’eut pas le temps de terminer sa phrase, les mots restèrent enfouis dans sa gorge et ils y formèrent un nœud impossible à défaire.

Une ombre, sinistre, s’était abattue sur eux.  Elle les avait engloutis dans les ténèbres, comme ça, d’un seul coup. Fatal. Et à partir de cet instant, Adonis crut qu’il ne serait plus jamais fait pour la lumière.


acidbrain



Welcome to my world of fun
If it feels good, tastes good, it must be mine. Heroes always get remembered but you know legends never die. And if you don't know now you know, I'm taking back the crown. I'm all dressed up and naked. I see what's mine and take it. The crown, so close I can taste it.




Dernière édition par Mordred A. Dolohov le Sam 2 Sep - 14:39, édité 1 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang MêléMessages : 10Date d'inscription : 10/08/2017Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: But was she yours if she wanted me so bad? ▽ (MORSETIS) Ҩ Mar 15 Aoû - 18:05

Elle tourna lentement la page de son livre, assise près du feu de la cheminée. Ses cheveux sombres en corolle de nuit autour de son visage, dissimulait ses traits parfaits. Elle était là, et rien d’autre ne comptait plus que l’image qu’elle rejetait autour d’elle, comme un tableau de maitre dominerait une pièce entière de sa présence illustre. Elle était là, et il la regardait comme on jetterait son dévolu sur une oeuvre d’art. Elle était belle, entière, unique. Et elle lui appartenait.

Le dos contre un fauteuil de cuir, Seth Astankov ramena ses mains contre ses genoux, qu’il croisa en silence. Son regard clair balaya la pièce autour de lui, à l’affut du moindre contretemps, du moindre rival qui oserait poser les yeux sur elle. Amatis Lestrange était une chasse hautement gardée par ses yeux d’acier ; quiconque osait s’en approcher d’un peu trop près recevait en retour les cruelles représailles d’un jeune homme qui, à l’adolescence, ne connaissait déjà plus le sens du terme “scrupules”. Rien ne le détournerait du chemin qu’il avait choisi d’emprunter ; et elle serait à son bras. Il avait suffi qu’il pose les yeux sur elle pour savoir qu’aucune autre ne mériterait une place à ses côtés ; elle avait le regard noir d’une nuit sans lune, et cette douleur mince qui brillait dans ses yeux, presque invisible, se dissimulait sous ce défi permanent qu’elle affichait pour se protéger de l’extérieur. Elle embellissait chaque pièce où elle se trouvait d’une sensualité noire, comme un épais tapis de cendres ; une vision d’enfer que Seth admirait sans faillir, attendant simplement son heure pour s’approcher enfin et la faire sien pour le restant de ses jours. Elle serait sa dame noire, sa muse des Enfers; et si pour cela, il devait écarter de leur route chaque importun un peu trop confiant, il le ferait. Et il n’aurait pas la moindre scrupule.

“Tu lui as demandé de t’accompagner ?”
Seth détourna enfin les yeux. Reportant son attention sur deux de ses camarades de classe, il passa une main dans ses cheveux, avec un léger sourire. C’était en projet depuis un long mois, mais le courage lui avait manqué. Il avait éloigné tous ceux qui en avaient eu l’idée avant lui, sans pour autant faire le moindre pas. La totalité de la maison Serpentard savait qu’Amatis était une chasse gardée ; et ceux qui ne le savaient pas encore n’allaient pas tarder à le découvrir. “Pas encore. Mais je ne vais pas tarder.” “Tu devrais te dépêcher. On marche encore sur tes plates bandes.” Vraiment ? Redressant la tête, les sourcils froncés, il posa de nouveau son regard gelé sur la silhouette de la jeune fille. Près d’elle, il ne vit d’abord personne ; et lorsqu’enfin la vision d’un garçon s’approchant d’elle s’achemina vers lui, il fronça les sourcils, les poings serrés. Seth avait été clair. Il l’était toujours lorsque cela la concernait elle. Personne n’avait le droit de s’en approcher ; et personne n’avait le droit de lui parler. S’il tolérait la présence insipide et sale d’Alazar à ses côtés, c’était uniquement parce qu’il était son frère. On ne choisissait pas sa famille ; et s’il fallait qu’elle prenne soin de cet incapable, il ne pourrait pas vraiment aller à l’encontre. Mais il ne s’agissait pas d’Alazar.

“C’est pas vrai, Greengrass a eu un élan de courage.” Ricanement. Près de lui, Titus s'esclaffa. Le poing serré à en enfoncer les ongles dans ses paumes, Seth se leva d’un bond. De quel droit ce misérable avorton osait-il s’approcher d’elle ? Il n’avait même pas le droit de lui lécher le moindre orteil. Sa présence insipide était comme une mauvaise odeur impossible à faire partir. Il avait repoussé chaque prétendant, les uns après les autres, pour imposer sa vision dans son regard sombre. Ce n’était pas pour que tous ces mois d’efforts lui passent sous le nez à cause de ce lamentable petit cancrelat. Il ne gâcherait pas tout. Et s’il le faisait, il le paierait encore bien plus cher que toutes les fois précédentes. Si Seth prenait un malin plaisir à malmener cet imbécile en temps normal, ce ne serait rien en comparaison de la jouissance qu’il ressentirait devant la vision d’Adonis Greengrass pleurant à chaudes larmes à ses pieds, suppliant de la clémence. Il n’en aurait aucune. “Pour qui il se prend.” “Je crois que c’est le moment de l’inviter avant qu’il le fasse.” “Elle n’acceptera jamais de tenir le bras de ce minable.” “Sait-on jamais. Tu serais prêt à prendre le risque ?” Non bien sûr. Seth assurait méticuleusement ses arrières et cet imprévu ne lui plaisait absolument pas. N’importe quel prétendant aurait été expédié aux enfers manu militari ; mais Adonis Greengrass n’était pas n’importe qui. Une tache indélébile sur un vêtement. Il ne prendrait pas le risque qu’elle accepte par pitié.

Alors, il se leva presque d’un bond. Le regard jetant des éclairs autour de lui, il traversa la pièce d’un pas long, le poing toujours fermement serré. Cette fille était à lui, et à personne d’autre. Il l’aurait suivie jusqu’aux derniers confins du monde. S’il avait été incapable de trouver les bons mots pour le lui dire, il ne se laisserait pas évincer par quelqu’un qui méritait à peine la boue qu’elle laissait sous ses chaussures.

Lorsqu’il atteignit sa hauteur, ce fut comme un coup de poing. Elle avait levé ses yeux sombres sur Greengrass et l’observait, curieuse. Il ne l’avait pas encore vu arriver ; et la surprise serait sans doute de taille pour l’avorton qui osait s’aventurer sur un terrain de chasse rigoureusement gardé.

« Est-ce que tu voudrais… » Ses yeux clairs frappèrent le regard d’Adonis Greengrass. Il le menaça sans rien lui dire, silencieux comme la mort venant frapper dans l’ombre. Il laissa une chappe de ténèbres entourer son air de chiot battu, le défiant d’un seul regard de poursuivre cette phrase en sa présence. Ose, et je t’assure que tu quitteras Poudlard avec quelques membres en moins. Qu’il ose seulement faire cette demande avant lui. Il était déjà hors de question que ce crapaud pose un seul regard sur elle. Alors l’inviter ? Son visage se déforma en un rictus chargé de mépris. “Je dérange, on dirait. Vraiment désolé. Tu m’excuseras Greengrass, j’ai quelque chose à dire à Amatis.” Dégage, sale petit rat d’égout. Il avait passé beaucoup trop d’années à faire de sa vie un cauchemar pour qu’Adonis oublie à qui il avait affaire. Avec un mince sourire, les lèvres pincées, il reporta son regard sur la jeune fille. Savait-elle quel rapport de haine ces deux-là entretenaient ? Ou ne se doutait-elle d’absolument rien ? Cela n’avait aucune importance. Il attraperait Adonis plus tard pour lui expliquer les bonnes manières.

Elle leva ses yeux sombres vers lui et il perdit momentanément le fil de ses idées. Savait-elle à quel point elle était belle ? Imaginait-elle ce qu’elle provoquait dans le coeur des hommes, quelles douleurs et quels émois elle générait d’un simple regard tourné vers eux ? Une reine des ombres dans un monde de fous. L’image d’Adonis Greengrass s’estompa de ses pensées lorsqu’il se pencha vers elle. Elle était la seule à connaitre la sincérité dans ses yeux d’orage. “J’ai entendu dire que tu n’avais pas de cavalier pour le bal de Noël... “ Non, et pour cause. Il avait pris un soin tout entier à faire en sorte qu’elle soit seule. Le temps qu’il trouve le courage nécessaire. Alors, soutenant son regard, il poursuivit à voix basse. “A vrai dire… c’est plutôt une bonne chose pour moi. Je n’imaginais pas m’y rendre avec quelqu’un d’autre que toi. J’ai mis un peu de temps à rassembler mon courage...” Un regard en biais en direction de son rival du jour. Comme s’il avait la moindre chance. Cela faisait des mois qu’il courait désespérément derrière le coeur de la Lestrange. Le filet était déjà tendu depuis longtemps. “Alors… voudrais-tu m’y accompagner ?” Et elle le ferait. Elle le ferait parce qu’il savait ce qu’il était capable de faire briller dans ses yeux  de marbre noir. Elle le ferait parce que tout ce qu’il avait mis en oeuvre depuis des mois tournait autour de cette simple invitation.

Que Greengrass ose seulement tenter de se mettre en travers de son chemin.


Dark on me •
She's the beast in my bones, She gets everything she wants. When she gets me alone like it's nothing. She got two little horns and they get me a little bit

   
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