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 Get me through these sleepless nights || Kaylena

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HOMINUM REVELIO ϟ
Messages : 56Date d'inscription : 22/07/2017Localisation : Domovoï's rock
Ҩ Get me through these sleepless nights || Kaylena Ҩ Ven 11 Aoû - 22:22

RP KLEENEX




Kayla  & Athena

Le titre du RP ici



Noms des personnages : Kayla & Athena
Statut du personnage kleenex : Inventé par Hope/Ludwig
Hors chronologie [ ] Dans la chronologie [ X ]
Epoque du RP : 1996




Ca fait un moment qu'elle est dans cet état, maintenant. Pas inconsciente, mais pas consciente pour autant. Elle est allée beaucoup trop loin, la dernière fois. Elle n'avait pas la force, pas l'énergie, mais elle a essayé quand même d'entrer dans sa tête. Jamais elle ne s'était jetée aussi fort contre le Mur pour le faire flancher. Il a résisté. Elle non.
Probablement qu'elle a failli mourir. Elle s'en serait même pas rendue compte, à peu de choses près. Elle ne réalise plus grand chose, c'est comme si son cerveau était en veille. Elle ne réagit pas, ne semble pas entendre, pas voir. La plupart du temps, de toute façon, elle dort. Alors, puisqu'ils ne voulaient pas la perdre pour de bon – elle leur est plus utile vivante que morte, même si elle n'a toujours pas collaboré –, ils ont bien été obligés de prendre un peu soin d'elle. La garder en vie.
Quand elle reprend pour de bon contact avec la réalité, elle ne sait même pas combien d'heures, combien de jours plus tard, elle comprend un peu brutalement qu'elle est beaucoup moins en sécurité comme ça. 
Ludwig est là. Forcément. Ils échangent quelques mots ; le cynisme est lourd, elle n'a pas la force, pas envie. Il est mécontent, l'occlumens ; elle l'a fichu dans une sale situation avec son coup d'éclat la dernière fois. Elle ne peut pas s'empêcher de se foutre de lui, C'est bien tout ce qui lui reste. Elle n'est pas sûre d'être très contente d'être ressortie en vie de ce petit voyage au plus profond de sa propre tête. De toute façon, elle est fatiguée, elle se retourne vers le mur pour dormir encore un peu – le plus longtemps possible, elle espère.

Elle est encore trop faible pour qu'ils puissent prendre le risque de la perdre à nouveau en ne lui donnant pas à manger ; alors ils la nourrissent, un peu. Assez pour qu'elle ne meure pas mais assez peu pour qu'elle ait faim. C'est pas grave, c'est pas insupportable. Les quelques mots qu'elle échange avec son geôlier sont creux et ne mènent à rien. Elle coupe court aux conversations ; pas envie de parler. Il n'insiste pas, il n'est pas plus loquace qu'elle. Tant mieux. Elle s'empêche méthodiquement de roder autour de sa barrière mentale ; elle sait qu'elle ne la franchira pas, et elle n'a pas envie de se briser encore ; pas tout de suite, en tout cas, pas tant qu'elle supporte la situation. Ca ne durera sûrement pas longtemps.
Quelques jours s'écoulent, dans un silence lourd, presque mort. Elle a froid, souvent, faim aussi, de plus en plus. Elle fait exprès d'avoir l'air de dormir beaucoup, de ne pas parler du tout, même si elle ne sait pas trop si Ludwig est dupe. En tout cas il lui apporte à manger, c'est tout ce qu'elle cherche à obtenir. Et puis un matin, il apporte Kayla avec lui. Elle le remarque avant même de les voir arriver en bas de l'escalier ; aujourd'hui, elle entend quelque chose, elle sent une présence, alors que quand il est seul, c'est comme s'il n'y avait rien.

Elle se lève en s'aidant des barreaux, s'y accroche un peu pour garder son équilibre. Alors seulement elle réalise qu'elle ne s'est pas tenue debout depuis des jours, peut-être même des semaines. Elle n'a aucune idée de combien de temps elle est restée dans cet état second. Peu importe. Au final peut-être qu'il ne vaut mieux pas qu'elle sache depuis combien de temps elle est dans cette prison. Ni combien de temps elle va encore y rester.
La vélane et son bourreau arrivent ; Athena se tient là, elle ignore tout à fait Ludwig et porte aussitôt son regard sur Kayla. Comment ça s'est passé, pour elle, après l'incident de la dernière fois ? Est-ce qu'elle a eu des problèmes à cause d'elle ? Un peu cyniquement, elle se dit que même si c'est le cas, ils ne valent sûrement pas les problèmes que elle, elle a eus à cause de la vélane. Mais bon, elle ne lui avait rien demandé, après tout. Ni de s'interposer la première fois, ni de ne pas la trahir. Elle s'attend sûrement à ce qu'elle crache le morceau d'un instant à l'autre, hein ? Mais non. Non elle tient bon, elle tiendra encore. De toute façon ils ne peuvent la forcer à rien à moins de mettre sa vie en danger, et ils n'ont pas très envie de la tuer pour autant. Ce jeu peut durer longtemps.

Elle s'efforce de ne pas se jeter dans son esprit, même si la possibilité de le faire lui tourne légèrement la tête. Le vide à l'intérieur d'elle la bouffe doucement, elle s'en rend compte ; elle ne supporte pas d'être seule, totalement, depuis qu'elle a pris l'habitude de se remplir des autres à chaque instant. Leurs pensées, leurs souvenirs. Ca fait partie d'elle, et sans les autres, elle a du mal à voir ce qui lui reste exactement. L'esprit de Kayla l'appelle, elle évite de la regarder dans les yeux ; d'ailleurs elle se doute qu'elle en fait de même, de son côté. Ca peut durer longtemps, ce petit jeu aussi, elle suppose. Retenant un soupir, elle décide après quelques minutes de se rasseoir au fond de sa cellule. De toute façon, il ne va rien se passer, ils le savent tous les trois. Elle entend le fourmillement de ses pensées mais elle se garde d'essayer de les comprendre, laissant simplement le bruit remplir un peu le vide dans sa tête ; et déjà, ça l'apaise, un peu.

La fois suivante ne se passe pas très différemment. Celle d'après non-plus. Chacune des visites de Kayla est espacée de plusieurs jours, et Athena a recommencé à s'affaiblir. Ce n'est pas tellement physique, ils la nourrissent toujours. Mais le silence la rend folle, complètement. Elle s'invente des voix pour remplir le vide, elle force même parfois la conversation avec Ludwig, lequel ne marche pas vraiment dans ses histoires. Il l'a prévenue, pourtant ; J'espère que tu aimes le silence. Alors à chacune des visites de la vélane, elle se laisse un peu plus tenter, elle s'approche un peu plus près, elle distingue tout un peu mieux. Elle croise son regard, parfois. Et ça la soulage tellement qu'elle a de plus en plus de mal à supporter son absence.
Et ce jour là quand elle la sent arriver, elle sait, avant même de la voir, qu'elle ne va pas pouvoir s'empêcher d'entrer dans sa tête pour de bon. Alors elle déglutit, et elle se lève, en s'aidant des barreaux parce que ses jambes sont engourdies ; elle se tient debout quand ils débouchent dans la pièce depuis l'escalier. Ca fait déjà un changement ; les deux fois précédentes elle est restée assise tout au fond de la cellule, là où la lumière l'atteint le moins, alors qu'ici, la torche sur le mur fait danser l'ombre des barreaux sur son visage. Elle est presque sure qu'elle a l'air encore plus folle, comme ça.
C'est plutôt bon signe, en un sens. Si cette situation ne la rendait pas folle, c'est qu'il n'y aurait plus rien à sauver. L'avidité de son regard trahit l'absence qu'elle veut remplir ; c'est la preuve qu'elle n'a pas encore renoncé. Qu'elle croit encore qu'il y a quelque chose qui l'attend, de l'autre côté de ces barreaux. C'est Kayla qui le lui apporte, cet espoir, d'une certaine façon, même si elle ne le fait pas exprès. Elle a besoin de ces présences dans son esprit autant qu'elle a besoin de nourriture dans son corps. Toutes les autres fois, elle s'est contentée de miettes. Aujourd'hui, elle est trop affamée pour se restreindre. « J'ai besoin d'entrer dans ton esprit. » Elle fait, pas très fort, mais fermement, quand Kayla est positionnée devant la cellule, tandis que Ludwig retourne s'asseoir dans son coin. Toujours le même ; elle n'a même pas besoin de regarder pour savoir où il va, en combien de pas, et quels seront ses gestes exacts ; elle sait bien qu'il entend, il doit même tendre l'oreille, mais elle passe outre. Tant pis, elles ont à peu près autant de chances de se retrouver seules toutes les deux que de s'échapper d'ici.

Soutenir le regard envoûtant de la vélane sans se précipiter dans son esprit est une véritable épreuve de volonté. Mais elle tient le coup, elle se fait violence. Pas envie de briser le peu de confiance qu'elle a peut-être gagnée en ne balançant pas tout ce qu'elle a vu la première fois. En d'autres circonstances elle n'aurait pas pris autant de précautions. Néanmoins, elle se sait incapable de masquer sa présence dans l'esprit de qui que ce soit, pour l'instant : elle est trop faible, trop en manque. Le fourmillement des pensées qu'elle entend lui tourne déjà un peu la tête. « Si j'avais dû parler je l'aurais fait depuis longtemps, tu sais. Je suis pas ton ennemie. » Elle rajoute, parce qu'elle se doute bien que la jeune femme n'est pas tout à fait à l'aise avec l'idée de la laisser entrer dans sa tête. Mais le fait est qu'elle ne demande pas d'autorisation ; elle l'a simplement prévenue. Elle ne veut pas faire de mal. C'est juste qu'elle n'a pas non-plus envie de se laisser perdre la raison pour de bon.

________________
The silence scares me 'cause it screams the truth
You hold it in your hands and let it flow, this cruelty of youth as you fall again, alone, in the compromise of truth. It's in the eyes, I can tell you will always be danger. We had it tonight, why do we always seek absolution?
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