AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 We're walking the wire ◮ LUDWAYLA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
« My skin has turned to porcelain, to ivory, to steel »
avatar
« My skin has turned to porcelain,  to ivory, to steel »

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : plus que pur.Messages : 443Date d'inscription : 05/04/2015Localisation : fouine partout dans le château.
Ҩ We're walking the wire ◮ LUDWAYLA Ҩ Dim 23 Juil - 18:57

RP KLEENEX



   

KAYLA & LUDWIG

We're walking the wire


   

    Noms des personnages : Ludwig & Kayla (Bridget Satterlee)
    Statut du personnage kleenex : Inventé par Hope/Ludwig
    Hors chronologie [ ] Dans la chronologie [XX]
    Epoque du RP : 1996, Sofia, Bulgarie.
   




   




     we are the poisoned youth
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
« My skin has turned to porcelain, to ivory, to steel »
avatar
« My skin has turned to porcelain,  to ivory, to steel »

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : plus que pur.Messages : 443Date d'inscription : 05/04/2015Localisation : fouine partout dans le château.
Ҩ Re: We're walking the wire ◮ LUDWAYLA Ҩ Dim 23 Juil - 18:57

we're walking the wire
Do you feel the same when I'm away from you? Do you know the line that I'd walk for you? We could turn around, or we could give it up. But we'll take what comes, take what comes. Oh, the storm is raging against us now. If you're afraid of falling, then don't look down. But we took the step, and we took the leap. And we'll take what comes, take what comes. Feel the rush way up here. We're walking the wire. ▽ LUDWAYLA


Un brouillard épais semblait l'encercler. Où qu'elle pose son regard abîmé, elle ne discernait que des contours difformes qui refusaient de se stabiliser. Les taches colorées se mouvaient devant elle sans qu'elle ne puisse les identifier. Elle n'y comprenait rien. Qu'est-ce qui s'était passé? Où était-elle? Pourquoi ne reconnaissait-elle pas l'endroit où elle se trouvait? Sa vision se précisait au fur et à mesure qu'elle reprenait conscience. Il faisait très sombre, là où elle était. Plus sombre que dans les tréfonds de son âme sinistrée. Pourtant elle en avait vu, des horreurs, des atrocités. Elle avait vu du monde ce que beaucoup refusaient de voir. Elle en avait appris la cruauté, l'injustice ; elle avait appris à en aimer la laideur. Et ça avait fini par s'imprimer sur sa peau, les contes désenchantés d'un univers qui n'avait rien de féérique. A fortiori, le sous-sol dans lequel on l'avait enfermée n'avait rien d'un donjon, et ses geôliers n'avaient rien de très princier. Où était partie toute la lumière? Pourquoi avait-elle l'impression qu'il faisait nuit depuis toujours, dans cette cave nauséabonde? Tant de questions, si peu de réponses.

Elle se redressa sur les coudes, relevant doucement la tête en faisant bien attention à ne pas raviver son mal de crâne. Une migraine lui ravageait le cerveau depuis son réveil, comme si son état n'était pas déjà assez lamentable. Ses mains, couvertes de sang séché, tentèrent d'atteindre les barreaux d'une cage dans laquelle on l'avait visiblement enfermée. Ses doigts se refermèrent sur ceux-ci, froids, et elle les serra de toutes ses forces pour s'attirer jusqu'à eux, faisant traîner son corps fracassé sur le sol poussiéreux. Elle passa le menton à travers la porte de sa cellule, une boule coincée dans la gorge. Son regard fut attiré par une autre fille, sur la gauche, qui la fixait d'un air sans appel ; ses yeux hurlaient un cri qu'elle entendit trop distinctement dans ses pensées. Abandonne. Le désespoir de l'inconnue lui transperça la poitrine. Elle avait l'air aussi jeune qu'elle, peut-être même un peu plus. Elle avait l'air à peine adolescente, et déjà si brisée, comme si la mort l'avait à moitié aspirée et qu'elle avait laissé faire, parce que c'était sans doute plus facile, au bout d'un certain temps. Kayla sentit la colère gronder en elle, une rage dont elle était si familière qu'elle l'accueillit avec une certaine impatience.
Un garde s'approcha d'elle après avoir constaté qu'elle s'était enfin réveillée. « Alors, ma jolie, on a fini sa sieste? » Ses ongles s'enfoncèrent dans le métal. « Qui êtes vous? » Il se mit à ricaner. Elle sentit son sang-froid l'abandonner, comme l'air quittant lentement ses poumons. Elle se fit violence pour se redresser, les jambes tremblantes. « Où est-ce que vous m'avez emmenée? » La gorge nouée, elle s'efforça de ne pas imploser, là, tout de suite. Elle devait savoir, elle devait comprendre. Il fallait qu'on lui explique, qu'on réponde à ses questions, sinon elle les forcerait, à sa manière. « T'es pas exactement au paradis, ma belle. » Il se fichait ouvertement de sa gueule, il se croyait supérieur, en position de force.
Mais malgré la suie recouvrant son corps et la sueur ayant plaqué ses cheveux, elle demeurait l'une des plus belles femmes que ce ringard ait jamais vue. Et ça, ça lui conférait un avantage non négligeable. « Sans blague. » Sa voix était claire, limpide. Son intonation, sèche. « Dites-moi où je suis, cracha-t-elle. » Son corps se colla contre les barres de fer, l'autre homme s'avança davantage vers sa cage. Il avait l'air d'apprécier le spectacle, il devait trouver ses petits airs autoritaires absolument irrésistibles. Son air idiot lui confirma qu'il ne valait pas mieux que tous les autres, se laissant aveugler par un charme conçu à dessein pour le duper. Manipulatrice, elle lui fit signe de s'approcher encore plus, jusqu'à ce qu'il soit pratiquement à sa hauteur. « Allez, répondez-moi. Vous ne voudriez pas me contrarier, pas vrai? » Un sourire trompeur se dessina sur ses lèvres. Son regard glissa discrètement vers la baguette magique du colosse, avant que quelqu'un n'interrompe son stratagème.

Un homme plus âgé qu'elle interpella l'autre garde. Elle avait l'impression qu'il se moquait de sa faiblesse, mais de là où elle se situait, elle ne parvenait pas à analyser son expression. Agacée et exténuée, elle se laissa tomber par terre, cognant l'arrière de sa tête contre le mur en pierre. Dans quoi est-ce qu'elle avait encore mis les pieds. Elle se sentait plus prise au piège que jamais, et c'était loin de n'être qu'une expression. Des cages, partout ; des prisonnières, des gardes, et si peu de lumière. Si peu de chaleur. Elle enroula ses bras autour de sa poitrine, ramassant ses genoux contre son torse. Ne pas paniquer. Elle trouverait une solution. Ne pas s'inquiéter, tout finirait par s'éclaircir dans son esprit. Déjà, il lui sembla qu'un souvenir remontait douloureusement à la surface. Un visage ; celui d'une femme, blonde, élégante. Mais enragée, elle lui hurlait quelque chose. Qui était-elle? Elle ne s'en souvenait plus, pas encore assez lucide.
Le jeune homme apparut derrière les barreaux. Il était plutôt grand, imposant. Il dégageait quelque chose de froid, mais surtout, quelque chose de différent. Elle le perçut immédiatement, comme si c'était inscrit quelque part dans son regard inexpressif. Il n'était pas comme les autres. « Vous vous croyez malin, hein. » Elle plongea quelques instants dans ses yeux clairs, avant de s'en détourner, méprisante. Elle finirait par comprendre, elle n'était pas stupide. « Mais vous ne serez pas toujours là pour m'empêcher de réessayer avec un autre. » Ça ressemblait à une maison close. D'ailleurs, c'en était certainement une. Cette pensée lui arracha un frisson d'horreur. Il fallait qu'elle sache. « Pourquoi est-ce qu'on refuse de me dire où je suis? C'est quoi, ici? Un bordel? »

acidbrain



     we are the poisoned youth
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Assaillants
avatar
Assaillants

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Entièrement pur du côté de son père, mais y a pas mal de moldus impliqués dans l'histoire du côté de sa mère. Messages : 59Date d'inscription : 17/07/2017Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: We're walking the wire ◮ LUDWAYLA Ҩ Lun 24 Juil - 23:07

IF YOU'RE AFRAID OF FALLING
THEN DON'T LOOK DOWN


Depuis son poste d’observation, il la regarde. Il l’observe depuis plusieurs minutes, mais elle ne semble pas l’avoir remarqué. Leur assurance le fascine depuis qu’il a découvert leur existence. Ces créatures ne semblent jamais douter d’elles-mêmes, comme si le monde entier s’était accordé pour leur offrir absolument tout ce qu’elles désiraient. C’est ce que tout le monde fait, céder à leurs petits caprices ; comment refuser quoi que ce soit à une si belle femme ? Et pourtant dans ces cages elles n’ont plus grand chose de beau, d’innocent, mais elles ont tout de fragile, d’interdit, de sacré. Ça saute aux yeux, leur différence. Toute la poussière de la terre ne serait pas suffisante pour camoufler une telle merveille. Un cadeau du ciel, vraiment, que d’avoir l’opportunité d’observer des créations si parfaites. Exquises, elles le demeurent même quand leur ventre crie famine et que la faim les force à se recroqueviller sur elles-mêmes ; quand les vrais monstres montrent leur visage et qu’elles s’apprêtent à afficher le leur, c’est là où Ludwig les trouve les plus intéressantes. C’est là où elles se défont des apparences, les masquent tombent et l’espace de quelques secondes, cette rage qui les anime et qui leur tord les tripes envahit leur être, mais juste là, juste avant la transformation en cette furie abominable, en cette machine de guerre, avant le chaos, avant l’horreur, c’est là où il les trouve les plus belles. Comme si elles brillaient un peu plus avant de s’éteindre complètement, dans une éclipse lunaire soudaine. Comme si on éteignait la lumière d’un seul coup, leurs charmes disparaissent en nous laissant trotter dans la tête le souvenir déjà nostalgique d’une magnificence jamais égalée. Ce sont des créatures compliquées, les Vélanes.

Mais elles sont surtout vicieuses. Ce dont leur dernière recrue ne semble pas au courant, à en juger par son regard vissé au corps délicat de l’adolescente qui lui fait signe d’approcher, un sourire factice accroché à ses lèvres pulpeuses. « Allez, répondez-moi. Vous ne voudriez pas me contrarier, pas vrai? » Elle n’est pas encore sous leur contrôle, c’est Kayla, leur dernière trouvaille. Il faut encore lui administrer les potions nécessaires à la maîtrise de la bête qui vit en elle. Pour l’instant, la furie sommeille, quelque part sous la surface ; et mieux vaudrait ne pas l’éveiller, tout comme il vaudrait mieux ne pas la laisser duper ce pauvre abruti. Elle vise sans doute sa baguette, à moins qu’elle n’ait l’intention de lui claquer la tête contre les barreaux ? Coup classique.
Ludwig fait un pas en leur direction. « Hé, toi, et si tu faisais une pause ? » Son ton ne laisse pas de place au doute. L’autre est un peu hébété quand il se tourne vers lui, avant de hocher la tête et de s’en aller, des fantasmes plein la cervelle. Le jeune homme s’approche de la cage de la Vélane, où celle-ci semble se faire violence pour ne pas exploser de rage et faire éclater son masque en mille morceaux.

« Vous vous croyez malin, hein. » Elle le toise, assises par terre. Ça se voit qu’elle est déterminée, elle a le regard noir et les tempes saillantes. Elle cogite, elle fera tout pour se barrer d’ici. C’est une battante, ça se sent, ça se devine à sa posture, à son allure, aux gestes qu’elle s’efforce de contrôler et au timbre vibrant de sa voix. Mais la vérité c’est qu’elle n’a pas encore compris, ou alors elle refuse de comprendre. Elle ne sait pas encore que là où elle se trouve, l’espoir est une chose rare, précieuse, à laquelle on s’accroche le plus longtemps possible en priant pour que ce soit suffisant. « Mais vous ne serez pas toujours là pour m'empêcher de réessayer avec un autre. » Son audace lui arrache un petit rictus. Le type qu’elle a manipulé est nouveau dans le coin, mais les autres sont conditionnés pour résister aux charmes d’êtres aussi fourbes que Kayla. Ça ne se reproduira plus. « Pourquoi est-ce qu'on refuse de me dire où je suis? C'est quoi, ici? Un bordel? » Son regard se perd dans le sien. Elle cherche, elle cherche, mais elle n’y trouve rien. « Pas vraiment. »

Il s’appuie contre les barreaux, se détournant d’elle et de l’emprise qu’elle est désespérée de détenir sur lui.  Est-ce qu’on s’habitue à la beauté après un certain temps ? Est-ce qu’à trop en voir ça finit par devenir banal, inintéressant ? Pourtant il y a un truc chez cette adolescente, de plus sauvage que chez les autres, de moins pur et de plus tabou. Elle est si jeune et déjà si cynique, elle a des réflexes mécaniques. Elle séduit pour arriver à ses fins, mais ça l’amuse, ça se voit. Même dans son état, elle sait qu’elle est capable de les narguer et ça lui confère un certain pouvoir. « Enfin, c’est presque ça. Appelle ça comme tu veux. » Il pense à l’autre fille, Athena. Elle est enfermée à cause d’elle, et Kayla n’en sait strictement rien. « On finira par te vendre à quelqu’un. » Il la voit se raidir, ses muscles se contractent. Elle sent venir l’arnaque. « Le truc c’est que grâce à ta copine légilimens, mon boss s’est mis en tête de l’utiliser pour retrouver toute ta famille. » Ça ne l’enchante pas plus qu’elle, étrangement ; ça serait trop facile, il n’aime pas les raccourcis. Son domaine à lui, c’est les casse-têtes, la traque, les jeux de piste. « Plus de vélanes, plus de fric, tu comprends. Ça n'a rien de personnel. » Il jette un coup d’œil en sa direction, un petit sourire narquois au coin des lèvres. « La prochaine fois, tu choisiras ton ange gardien mieux que ça. »





BLOOD IN MY EYES
Blood in the water, nothing to stop you. Might as well die, might as well lie. Because the truth holds proof of no eye. Far from gifted, let's get lifted. Blood on my hands. Going down for the night, Going in for the kill. // LUDWENA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: We're walking the wire ◮ LUDWAYLA Ҩ

Revenir en haut Aller en bas
 

We're walking the wire ◮ LUDWAYLA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» I'm walking away ... ▬ Doryan
» The Walking Dead
» THE WALKING DEAD RPG
» The Walking Dead
» The Walking Dead

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum