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 THERE IS NO ESCAPE ▼Loevi&Asya&Ethel

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-purMessages : 162Date d'inscription : 24/04/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ THERE IS NO ESCAPE ▼Loevi&Asya&Ethel Ҩ Jeu 8 Juin - 21:27

 
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Se cacher, se fondre dans le décor, disparaître. L’ambiance est trop pesante, c’est trop calme et bruyant à la fois. Le château bulgare va rapidement être sens dessus dessous, plus personne n’est là pour la protéger de qui que ce soit. Elle se retrouve seule, et elle va devoir se débrouiller pour sortir d’ici sans aucune égratignure. Son cœur tambourine contre sa poitrine, il bat si fort qu’il lui casse les oreilles. C’est la peur qui lui murmure de se cacher, la peur encore qui la pousse à arpenter les couloirs en quête peut-être d’une âme charitable, ou d’un endroit inconnu aux yeux des autres pour la garder invisible quelques temps. Il y a cette même question qui lui revient sans cesse en tête : Et si Stanislas est ici ? Si elle tombe sur lui, s’il la retrouve, qu’arrivera-t-il ? Elle a été une piètre infiltrée, inutile au possible, elle lui a fourni que très peu d’informations, et s’il est ici, ce n’est pas grâce à elle.
Satine marche d’un pas lourd, précipité. Elle craint d’être surprise d’une seconde à l’autre. Elle tend l’oreille, effrayée à l’idée qu’on lui tombe dessus à l’improviste. Elle ne sait pas où aller, se demande s’il reste un endroit sûr dans Durmstrang à l’heure actuelle. Elle continue d’arpenter les couloirs, évitant de croiser du monde autant que possible, patientant, marchant sur la pointe des pieds. La française errer ainsi durant un long moment, jusqu’à apercevoir au loin un visage familier. Loevi. Elle hésite, se demande si elle doit faire demi-tour avant qu’elle ne la voit. Mais trop tard, le temps qu’elle pèse le pour et le contre, son regard a rencontré celui de la jeune femme. Satine prend son courage à deux mains, se persuade que Loevi ne lui voudra aucun mal, qu’elle est dans la même situation qu’elle. Elle s’approche, ses doigts enserrant étroitement sa baguette. «  Loevi, tu vas bien ? » Elle tente de paraître le plus calme possible, mais c’est peine perdue, elle entend sa voix trembler. Echange de quelques phrases banales et Satine finit par poser la question qui lui brûle les lèvres depuis qu’elle l’a vue. «  On reste ensemble ? Au moins un moment, jusqu’à ce que ça se calme. Je t’avoue que je suis un peu soulagée de croiser un visage familier. » On est toujours plus fort à deux que tout seul.

Elles voguent dans les couloirs, décident à tâtons de se rendre dans l’Aile Nord du château. Peut-être que la salle des souvenirs peut faire office de cachette durant un temps. Les deux filles se tiennent côte à côte, tous leurs sens en alerte, se stoppant à chaque nouveau couloir, à chaque nouvel escalier.  Dès que Satine a compris ce qu’il se tramait dans Durmstrang, elle a fui, tout de suite. Elle aurait pu partir à la recherche de Maksim, en espérant qu’il l’aiderait un peu. Elle aurait pu courir après d’autres personnes en qui elle pensait avoir confiance. Mais elle-même était une infiltrée, alors comme être sûre de connaître la personne à qui on veut demander de l’aide ? Elle tentait avec Loevi, parce qu’elle était tombée sur elle au hasard, et que c’était peut-être le destin. Et il était toujours moins effrayant de faire route à deux. Au détour d’un couloir, à quelques mètres des deux jeunes filles, trois personnes semblent s’affronter. Satine se stoppe, muette, réfléchissant à vive allure. Deux filles et un garçon. Elle ne voit pas clairement leurs visages, seuls des éclats de voix résonnent dans le couloir. Elle lance un regard à la fois apeuré et interrogateur à Loevi. Une seule idée lui vient en tête : elles doivent faire demi-tour avant d’attirer l’attention. Se cacher des prédateurs avant qu’ils ne découvrent de nouvelles proies, aujourd’hui, tout est une question de survie. A celui qui courra le plus vite.  


roller coaster


lost in the trouble ▵
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 115Date d'inscription : 01/01/2017Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: THERE IS NO ESCAPE ▼Loevi&Asya&Ethel Ҩ Mer 11 Oct - 20:42

À nouveau, tout avait changé. À nouveau, tout avait basculé. Le chaos était tombé sur eux comme la foudre sur un arbre solitaire.

Loevi avait senti les barrières tomber bien avant d'entendre les cris - un des curieux avantages liés à sa magie défectueuse, dont elle n'avait pourtant pas su tirer parti. Pas alors que l'angoisse, sourde, insidieuse, lui paralysait et le corps et l'esprit. Elle s'était pétrifiée au milieu du couloir, les yeux écarquillés de stupeur, un bourdonnement sourd emplissant ses oreilles alors que sa magie, rebelle, hérissait déjà sa peau glacée par l'effroi.

En un instant, elle avait tout oublié - ses amis, ses alliés, ces enfants et adolescents qu'elle avait malgré elle pris sous son aile et juré de protéger - pour ne plus garder à l'esprit que le visage de son père, sombre, sévère, menaçant. Et la promesse du danger qui l'accompagnait. S'il la trouvait, elle ne réchapperait certainement pas à cette confrontation. Elle ne voulait même pas y songer - la seule idée de revoir cet homme la rendait fébrile, nauséeuse. Lui donnait envie de hurler.

Même s'il ne la tuait pas sur l'instant, il lui ferait regretter son inefficacité. C'était une certitude absolue.

Ce fut à la seconde où la terreur menaçait de la submerger qu'elle croisa le regard paniqué d'une autre étrangère perdue dans cette école - un visage connu, à la familiarité plus ancienne que ces quelques mois, cette année maudite en territoire slave. Satine Delhorts. Ancienne de Poudlard. Elle aussi prisonnière loin de chez elle. Elle aussi en danger à cause d’une guerre qu'elle n'avait pas cherchée.

Elle sentit l'hésitation de sa camarade, la frayeur et l'envie de fuir qui s'emparèrent d'elle avant qu'elle ne décide de passer outre - écrasant l'instinct de conservation animal sous une réflexion pragmatique et rationnelle. Considérant la jeune Leroy comme une alliée et non une ennemie. Commettant une erreur qui aurait pu lui être fatale… et se révélait pourtant un choix peut-être salvateur - ou bien était-ce elle-même, Loevi, qui commettait une erreur en la laissant s'approcher ainsi, sans crainte ?

-Loevi, tu vas bien ?

-Je vais bien.

Elle avait susurré cette réponse à mi-voix, les oreilles bourdonnant de magie, incertaine de sa propre affirmation ; assaillie par le doute et la peur. Elle était en vie, et indemne - c'était, après tout, la seule chose qui comptait à cet instant précis.

Elle n'hésita pas, lorsque Satine lui proposa de poursuivre leur route ensemble - comme si la présence d'un autre être humain, rassurante, pouvait sauver leur vie du danger qui dansait sournoisement au-dessus de leurs têtes. Peut-être cela n'était-il pas seulement un vœu pieu ? Elle acquiesça d'un signe de tête, incapable de formuler à voix haute le soulagement qu'elle-même ressentait à l'idée de ne pas affronter seule les heures sombres à venir. C'était un peu comme si la simple présence de quelqu'un à ses côtés parvenait à repousser un peu, pas très loin, l'angoisse qui l’enserrait entre ses griffes acérées, l'image d'un père qui n’avait jamais eu de père que le nom. C'était inespéré.

C'était dangereux.

Alors qu'elle parcourait le château avec cette compagne improvisée, le cœur battant, les sens aux aguets, Loevi ne pouvait s'empêcher de s'interroger sans fin sur le bien fondé de la confiance qu'elle avait instinctivement placée en la jeune fille. Elle savait que c'était sa peur et non sa raison qui était à l'origine de décision, mais ne parvenait pas à la regretter. Que lui ferait Satine, de toute façon ? L'entraîner droit dans un piège ? Cela n'avait aucun sens, Loevi n'avait pas hérité des pouvoirs de l'Ox, elle ne possédait rien dont quiconque puisse vouloir s’emparer, excepté une magie imprévisible qui grésillait dangereusement juste sous sa peau, comme impatiente de se déchaîner. L'amener jusqu'à son père ? Cela supposait que Satine soit en contact avec lui, qu'elle soit sous ses ordres, d'une façon ou d'une autre - même si l'ancienne Poufsouffle ne pouvait écarter l'hypothèse que la française soit elle aussi une infiltrée à la botte des enragés de l'extérieur, la croire liée à Patrick Leroy n'avait pas plus de logique que d'imaginer celui-ci soumis à sa belle-famille russe.

Ou peut-être cherchait-elle seulement à se rassurer…

Le chemin jusqu'à l'aile Nord de l'école fut plus long encore que d’ordinaire - anxieuses au-delà des mots, les deux filles mettaient un soin tout particulier à éviter les rencontres et les mauvaises surprises, prenant plus de précautions que jamais pour traverser couloirs plein d'échos, escaliers sans visibilité et croisements sombres. Elles avançaient d'un même mouvement, presque sans se concerter, se frôlant parfois sans s'en offusquer, comme pour prendre du courage dans le contact avec l'autre. Et toujours, la pensée de son père grandissait dans son esprit, et avec elle son aura puissante et oppressante, alors même qu'il n'était pas là, près d'elle.

Mais à présent, le souvenir de toutes ces vies dont elle s'était peu à peu sentie responsable s'amplifiait lui aussi, l'emplissant à la fois de honte et d'inquiétude. Elle envisageait de plus en plus de s'arrêter, de faire demi-tour, de s'élancer à la recherche de ces autres âmes isolées et perdues, vraisemblablement aussi choquées et effrayées qu'elle-même l'était. Mais pour retrouver qui au juste ? La plupart de ses protégés étaient certainement bouclés dans la salle de réception, à l'heure actuelle, et elle avait perdu le reste depuis longtemps déjà dans le dédale méconnu de l'école. Il n'y avait personne à chercher ici, en vérité, seulement sa vie à garder sauve. Et celle de Satine.

Il lui faudrait s'en contenter.

Un écœurant sentiment d'urgence lui comprima le cœur et l'estomac à cette pensée fataliste, alors que l'idée d'abandonner ceux qu'elle voulait tant garder en sécurité faisait croître sa honte à un niveau à la limite du supportable. Elle avait peur, infiniment peur - mais plus seulement pour elle-même. Et elle était plus impuissante aujourd'hui qu'elle n'avait jamais cru l'être de sa vie.

Des éclats de voix la sortirent brusquement de pensées où elle n'avait pas eu conscience de s’être perdue - le souffle coupé, sa magie bourdonnant plus fort encore à ses oreilles et sur sa peau glacée, elle se plaqua vivement contre la pierre froide du mur, tout près de Satine qui semblait l'interroger du regard sur la marche à suivre. Une déferlante de panique la paralysa entièrement alors qu'elle plongeait des yeux dans ceux de la française, incapable de réfléchir. La seule idée qui s'imposait à son esprit était la fuite - un instinct animal, primal, qui occultait toute pensée rationnelle, toute volonté propre. Une petite voix sourde semblable devait chuchoter les mêmes paroles aux oreilles de Satine. Parce que c'était la seule option envisageable dans cette situation.

Le ton monta soudain, faisant sursauter Loevi ; une seconde plus tard, tremblant de tous ses membres et l'esprit embrouillé par le stress et sa magie qui se faisait plus pressante de minute en minute, elle s'engageait en sens inverse dans le couloir qu'elles venaient de traverser, avant de brusquement s'immobiliser de nouveau, les yeux écarquillés de surprise. Là, au bout du couloir, dans une tache de lumière qui rendait son pelage plus clair que jamais, se tenait le dernier animal au monde qu'elle se serait attendue à voir ici. Un chat blanc aux hypnotiques yeux bleus qu'elle avait cru avoir perdu à jamais. Cette vision inattendue lui serra le cœur de soulagement, lui emplit la tête de bonheur, et elle commit sa première véritable erreur.

-Fitz… ! s'exclama-t-elle vivement, avant de se taire brusquement en se mordant fortement la lèvre.

Elle se retourna en direction des voix, mais celles-ci s'étaient tues, preuve s'il en était besoin que son éclat de stupéfaction n'était pas passé inaperçu. Elle avait dévoilé leur présence. Stupidement. Pas seulement la sienne, mais aussi celle d'une autre personne, une personne qui comptait sur elle. Elle avait merdé, encore.

Elles étaient foutues.



Spoiler:
 




Forever:
 
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