AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 MULTI #5 ► Somebody to die for

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Bury all your secrets in my skin ✝
avatar
Bury all your secrets in my skin ✝

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : purMessages : 409Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ MULTI #5 ► Somebody to die for Ҩ Lun 15 Mai - 12:46


somebody to die for
Asya + Amatis + Hemera + Deirdre ► I could drag you from the ocean, I could pull you from the fire. And when you're standing in the shadows, I could open up the sky. And I could give you my devotion until the end of time. And you will never be forgotten with me by your side.




Sous la pale lueur des flambeaux, une atmosphère lugubre semblait régner à Durmstrang. Les murs en pierres dégageaient une certaine froideur qui n'avait rien d'accueillant. Les nerfs à vif, Amatis scrutait les alentours avec acharnement, déterminée à retrouver sa petite soeur. Cela faisait deux semaines qu'elle ne l'avait plus vue, rien de comparable à leur précédente séparation. Seulement cette fois-ci, quand Hemera était partie avec les autres insurgés, son aînée savait qu'elle s'en allait faire résonner les tambours de guerre dans l'enceinte de l'école. Alors elle ne pouvait s'empêcher de paniquer, rien ne l'apaiserait jusqu'à ce qu'elle ne pose les yeux sur celle qu'elle avait si égoïstement envoyée en mission suicide. Si seulement elle avait ouvert les yeux à l'époque, avant de condamner sa soeur à cette misérable existence. Putain d'orgueil blessé. Parfois elle entendait la voix d'Hemera lui demander ; pourquoi tu m'as fait ça? Pourquoi tu ne m'aimes pas? Et ça lui donnait envie de hurler qu'elle avait changé, qu'elle allait réparer ce qu'elle avait brisé, année après année, sans même s'en rendre compte. Mais il était trop tard pour rembobiner.

Elle progressait lentement dans les couloirs, à moitié perdue dans ce dédale symétrique d'allées et de portes. Lorsqu'elle réalisa qu'elle s'approchait à nouveau du QG des insurgés, elle étouffa un cri de rage. Furieuse et complètement à cran, elle se fit violence pour ne pas imploser. Elle supplia son coeur de battre un peu moins vite, elle était tellement, tellement fatiguée. Fatiguée de prétendre être restée la même que lorsqu'elle avait fait ses premiers pas sur l'île, fatiguée de prouver ses valeurs à Lilith, épuisée de croiser Adonis du matin au soir. Il fallait qu'elle trouve sa soeur et qu'elle la sorte de cet enfer, qu'elles se cassent d'ici, de partout. Qu'elles disparaissent pour se reconstruire, loin d'Alazar. C'était si angoissant, d'être une soeur, d'avoir quelqu'un à qui l'on tient. Entre Hemera et elle, cette connexion venait à peine de se créer. Amatis n'avait pas le droit de l'abandonner à son sort, plus maintenant. Un soupir et elle bifurqua dans une nouvelle direction, le coeur gonflé d'un espoir presque étouffant.
Elle se situait à un croisement. N'ayant aucune idée de quel chemin emprunter, elle tourna à droite. Quelques secondes plus tard, elle entendit un bruit provenant de derrière elle. Avec une rapidité durement acquise grâce aux entraînements de Lilith, elle dégaina un poignard et fit volte face, se jetant agilement sur l'intruse. Elle la plaqua contre le mur, menaçante. Elle reconnut qu'il s'agissait d'Asya, mais ne baissa pas la garde pour autant. « Qu'est-ce que tu fous ici toute seule? » Est-ce qu'elle l'avait suivie? Impossible, Amatis s'en serait rendue compte beaucoup plus tôt. Mais alors pourquoi n'était-elle pas avec les autres, en train d'égorger des Vainqueurs? Sans lui laisser le temps de répondre, la Lestrange enchaîna sur un ton glacial. « Je te conseille d'emprunter un autre chemin, celui-ci est déjà pris. » Et elle ne risquerait pas de mener une Assaillante sanguinaire tout droit vers sa petite soeur.





don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.



Dernière édition par Amatis Lestrange le Mer 16 Aoû - 17:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Assaillants
avatar
Assaillants

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 189Date d'inscription : 25/03/2017Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: MULTI #5 ► Somebody to die for Ҩ Mar 16 Mai - 23:26

Il était glacial ce château, terne comme tous les souvenirs liées à sa silhouette, elle était cruelle cette angoisse, à lui tordre l'esprit, à laisser la faiblesse lui ramper sous la peau. Besoin de progresser malgré l’approche de la pleine lune qui s’obstinait à la vider de toute énergie, malgré ces murs qu’elle détestait, qui l’étouffaient, une fois de plus.  Avancer, la retrouver. Deirdre. Soleil malade enfermée dans un château trop sale pour sa lumière, Deirdre, Deirdre, par pitié où es-tu cachée ? Il y avait cette envie de crever plus fichue de la lâcher, une brume glissée comme un pansement sur son esprit à vif quand elle pensait à Lilith. Lilith et l’homme qu’elle aimait. Asya, elle se souvenait des mots qui brisent, du monde qui s’effondre et de la sensation d’avoir été stupide, simplement stupide d’y croire un peu, stupide de penser que peut-être la brune finirait par la voir elle aussi. Ça lui fusillait le cœur beaucoup trop fort et puis il y avait la rage en personne qui lui murmurait à l’oreille qu’il ne valait mieux pas qu’elle s’effondre sans quoi sa sœur serait toute seule, qu'il suffisait pour la maintenir en vie qu'elle se contente de faire ce qu’elle accomplissait le mieux. Briser. Saccager sa propre douleur, l'étouffer dans le sang  de celui qui l’avait provoquée. Mais plus tard. Pas maintenant. Pour l’heure, une seule véritable obsession, sa sœur, et sa chevelure rousse qu'elle tentait désespérément de retrouver errant au hasard dans le gris de Dursmtrang.

Elle en devenait inconsciente, Asya, stupide, Asya, comme toujours elle en oubliait la vigilance. De quoi prendre le choc de plein fouet lorsqu'une furie se décida à la plaquer contre un mur. Gelé, gelé le mur comme absolument tout ce qui peuplait cet affreuse école.  Et voilà. Pathétique au point de se laisser surprendre par une gamine et un poignard un peu trop bien placé. Amatis. Elle la connaissait à peine la louve, et il fallait bien admettre qu'elle ne portait pas vraiment la Lestrange dans son cœur, avec ses grands airs et sa façon de toujours lui donner le sentiment de la prendre de haut. Une princesse déglinguée parmi d'autres, incapable de comprendre qu'elle ne valait pas beaucoup plus que les monstres qu'elle entendait dénigrer. « Qu'est-ce que tu fous ici toute seule? » Je visite qu’elle avait envie de cracher, je visite ce foutu tombeau dans lequel j’ai cru crever pendant des années, je visite ce à quoi ma sœur a été condamnée. Il y avait la lame contre sa gorge, pourtant, qui l’empêchait d’amorcer le moindre mouvement, une forme d’abattement qui la saisissait tandis qu’elle contemplait le visage de cette presque inconnue. Étrangement, une expression qu’elle-même ne connaissait que trop semblait y être imprimée pour de bon. L’angoisse.  « Je te conseille d'emprunter un autre chemin, celui-ci est déjà pris. » Des fragments de souvenirs voltigeaient dans l’esprit d’Asya, des échos  s’imbriquant pour former un tout à peu près cohérent. Deirdre et ses mots, ses appels paniqués toutes ces soirées où Asya guettait patiemment le son de sa voix. De quoi soudain tout éclairer. « T’as peur que j’abime ta petite sœur ? » Sourire aux lèvres et colère mal ajustée, Asya darda son regard clair sur la figure d’Amatis en tentant de lire au-delà du mépris qu’elle avait bien envie de lui cracher au visage. « Pourtant il me semblait que c’était toi aimait jouer avec le sang des enfants. Dans ton joli laboratoire.» C'était la haine qui s'évadait de ses lèvres en cet instants, un besoin de laisser s'écouler toute la rancœur qu'elle nourrissait contre les femmes comme Amatis, brisées peut-être, quelque part sous le masque mais parfaites même en semant l'horreur. Une scientifique qui s'était improvisée combattante par la suite, une tortionnaire parmi les autres qui pourtant refusait de comprendre que ses mains était aussi sales que les siennes. Amatis le petit monstre qui désirait nettoyer ses ailes. Faire illusion. Comme elle.

Il y avait cette fureur qui ne la quittait plus, cette envie d'abîmer le trop joli visage de la Lestrange, celle qui passait tant de temps avec Lilith, à minauder, à faire croire qu'elle avait changé, écœurante dans son désir évident de séduire l'irlandaise. Et pourtant le temps pressait, Asya en était pleinement consciente et se battre avec Amatis ne ferait que mettre Deirdre un peu peu plus en danger. Soupir quand elle dessine sur son visage un air plus adouci, un sourire un peu trop faux qui s'étire de travers. « Bon. Apparemment on cherche toutes les deux la même chose. Pas ta sœur, évidemment, je m'en fiche pas mal tu sais, seulement, retrouver la mienne ça m'arrangerait.» Elle sentait le vide l'étreindre un nouveau, le désespoir prendre ses aises alors qu'elle prononçait ces mots. Deirdre. Il fallait qu'Amatis la lâche. Immédiatement. « Alors maintenant soit on perd notre temps à entre-tuer, soit on avance, ensemble, avant qu’il ne soit trop tard pour elles. » Elle avait parlé avec calme, Asya, avec une douceur qui ne lui ressemblait pas. Pour Deirdre, elle serait prête à n'importe quoi;« Et puis d’après ce que j’ai cru comprendre, elles ne devraient pas être trop éloignées l’une de l’autre. »


I remember all of the things that I thought I wanted to be. So desperate to find a way out of my world and finally breathe right before my eyes I saw, my heart it came to life. This ain't easy, it's not meant to be, every story has its scars  

(c) crackle bones


Dernière édition par Asya Sadovski le Mar 30 Mai - 4:46, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modératrice
avatar
Modératrice

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : pur (d'angleterre).Messages : 434Date d'inscription : 12/02/2016Localisation : loneliness is the curse of the broken hearted
Ҩ Re: MULTI #5 ► Somebody to die for Ҩ Mer 17 Mai - 21:55


Somebody to die for
Amatis, Asya, Hemera, Deirdre


Tu es fébrile. Tu es fébrile, tu peux le ressentir dans la moindre parcelle de ton corps. Tes mains tremblent et ton cœur bat à toute allure. Tu ne sais pas vraiment ce que tu ressens, tu ne sais pas vraiment ce qui t’anime, mais tu sens l’adrénaline qui parcourt ton corps. L’invasion est survenue. Enfin. Après des mois à te glisser dans les ombres, après des mois à te demander quand cela arriverait, après des mois à ne plus dormir correctement, les Assaillants ont brisé les protections de Durmstrang et ont posé pied dans l'institut. Amatis est à portée de main, bien plus encore qu'elle ne l'était lorsque que vous vous êtes croisées sur l'île. Pas le temps de vous parler, pas le temps de vous retrouver. Le temps t'a paru encore plus long que la dernière fois, encore plus terrible. Tu ne sais pas et c'est bien le pire, tu ne sais pas et ça te bouffe lentement. Tu en deviens folle, bien plus que tu ne l'es déjà, tu n'en manges plus, encore moins qu'avant. Tu es au bord du gouffre et tu hésites à sauter. Tu ne dois pas, tu ne peux pas, ce n'est pas ta mission. Mais la mission a-t-elle encore un sens, après ces mois passés à Durmstrang, alors qu'Alazar ne t'a pas adressé un seul regard ? Tu ne sais pas, et tu veux hurler, et tu veux crier. Mais encore une fois, tu ne peux pas. Non. Non. Non.

Tu es incapable de prendre une décision par toi-même, Hemera, incapable d'accomplir quelque chose qui ne sort pas de la bouche de ta sœur. De ta sœur. Où est passée l'admiration aveugle pour ton frère ? S'est-elle effacée en même temps que son indifférence ? Tu en rirais si tu ne trouvais pas aussi pathétique. Tu ne peux pas tenir en place. Alors tu chasses. Tu la chasses. Ta princesse de lumière, ta poupée tombée dans les enfers. Tu la connais, tu ne la connais que trop bien, et rapidement tu aperçois un éclat de feu au détour d'un couloir. Ta main n'est pas tremblante lorsqu'elle saisit le poignet de Deirdre, tes lèvres te sont pas hésitantes lorsqu'elles se plaquent contre les siennes. Tu l'as coincée, la jolie princesse, tu l'as coincée contre un mur et tu souris, carnassière, victorieuse. « Tu ne devrais pas te promener seule dans l'institut, Deirdre, on ne sait jamais sur qui tu pourrais tomber. » L'une de tes mains glisse sur sa hanche, remonte sous le t-shirt qui couvre sa peau, caresse le velours à portée de tes doigts. Ton autre bras coule contre son dos, saisit sa taille pour ne plus la laisser repartir. Ton regard est fou, ton sourire féroce. Tu n'attends pas une seconde de plus pour recouvrir ses lèvres des tiennes à nouveau, dévorant sa bouche tout comme tu veux la dévorer elle, toute entière.

AVENGEDINCHAINS


we killed in cold blood
when the day has come, that i've lost my way around ✻ and the seasons stop and hide beneath the ground. when the sky turns gray. and everything is screaming. i will reach inside. just to find my heart is beating. oh, you tell me to hold on. but innocence is gone, and what was right is wrong


Dernière édition par Hemera Lestrange le Ven 9 Juin - 17:32, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Infiltrés
avatar
Infiltrés

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Mêlée mais persuadée pendant trop longtemps d'être née moldueMessages : 81Date d'inscription : 14/03/2017Localisation : quelque part dans le château
Ҩ Re: MULTI #5 ► Somebody to die for Ҩ Mer 17 Mai - 22:22


   
somebody to die for
Amatis Lestrange + Asya Sadovski + Hemera Lestrange + Deirdre O'Kent(multi #5).
Elle court. Elle court à en perdre le souffle. Les talons qu’elle a envoyé valdinguer dès l’annonce de l’invasion imminente, et le sol glacé sous la plante de ses pieds. Primaire. Elle court. Sans hésitation. Elle court parce qu’elle a ce besoin de la retrouver. Y a plus de mensonge qui tienne, y a plus de vainqueurs à écouter, plus de résistant à épauler. Non. Y a même plus Blaise. Effacé. Y a que elle.    « Asya ». Et le souffle court. Asya, Asya, Asya. Ça résonne dans sa tête, dans le creux de ses entrailles. Asya. Elle a besoin de la retrouver, maintenant, avant que tout n’explose, avant que tout ne prenne feu et qu’elle ne croise qu’un cadavre calciné de cette sœur qu’elle aime tant. Elle a besoin de la retrouver avant que ce ne soit elle qui explose tout, le sang entre ses dents et l’habitude tenace de la louve à croquer à chaque éclat de voix. Deirdre ne la laissera pas tuer, pas question, pas maintenant.
Alors elle court, les pieds ancrés dans le sol et son corps qui se fracasse à celui des étrangers. Poussez vous, la baguette d’une main, le poignard dans l’autre, elle ne laissera personne l’arrêter. Pas cette fois. Elle court et soudain y a cette main sur son poignet, la surprise qui fait vriller son cœur et la lame qu’elle place contre la gorge de son opposant. Opposante. « Hemera » l’arme qui s’abaisse et Deirdre qui laisse un instant son souffle s’échapper alors que la Lestrange la coince contre le mur de pierre. Pendant quelques secondes il n’y a plus que les prunelles sombres de la belle, et le ventre de Deirdre qui se tord en réponse lorsque ses lèvres sont envahi par celle de son amie. Déjà ? Oui Déjà. Embrasse moi. Tu ne devrais pas te promener seule dans l'institut, Deirdre, on ne sait jamais sur qui tu pourrais tomber. Ses mains, ses doigts et ce sourire. Dévore moi. Et Hemera qui s’exécute, ses lèvres, sa langue, ses dents. Bon sang. Et le gémissement que la brune lui arrache, qu’elle ne contrôle pas, parce qu’Hemera a cette façon d’imposer sa loi, ses envies, ses désirs, même quand l’apocalypse est là. « Attend attend attend »  finit par murmurer la rousse, repoussant Hemera doucement, le souffle court. Elle fuit ses doigts, sa chaleur, et en un instant elle se décolle du mur pour passer dans le dos de son amie. « Je peux pas Hemera. Je dois. »  Elle doit quoi ? Déjà ? Et c’est à son tour de plaquer Hemera contre le mur, la main qui vient se perdre sur la pulpe de son cou, les lèvres avides dévorant les siennes. Ca tambourine dans sa poitrine, étrange mélange que la peur et le désire. « Je peux pas je dois retrouver quelqu’un » qu’elle reprend, secouant la tête pour essayer de reprendre ses esprit. Pas quelqu’un, Asya

   
code by bat'phanie


tell the wolfs I'm home


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bury all your secrets in my skin ✝
avatar
Bury all your secrets in my skin ✝

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : purMessages : 409Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: MULTI #5 ► Somebody to die for Ҩ Mer 16 Aoû - 19:23


somebody to die for
Asya + Amatis + Hemera + Deirdre ► I could drag you from the ocean, I could pull you from the fire. And when you're standing in the shadows, I could open up the sky. And I could give you my devotion until the end of time. And you will never be forgotten with me by your side.




Asya. Un prénom noyé parmi tant d'autres. Un visage sur lequel elle ne s'était jamais vraiment arrêtée. Une femme dont elle ne savait rien, si ce n'était son obsession dévorante pour une autre qu'elle ne pourrait jamais avoir. Ça lui revint d'un seul coup, tous les regards troublés qu'elle l'avait vue lancer à Lilith. Elle avait cependant trop de respect pour son mentor pour gaspiller de précieuses minutes à lui poser des questions indiscrètes. Et puis ce n'était pas son genre, elle possédait elle-même trop de secrets enfouis dans les tréfonds de son âme pour s'intéresser à ceux des autres. Mais les mots semblaient souvent superflus entre Lilith et elle ; elles se devinaient dans le silence de l'aube qu'elles apprivoisaient ensemble. Leurs armes à la main, leurs coeurs déposés en offrande aux pieds de l'autre en gage de leur confiance absolue. Asya devait forcément l'avoir remarqué, tout comme leur amie en commun avait remarqué un dangereux rapprochement entre la blonde et Mordred. Tout n'était qu'une question d'alliances, sur cette maudite île.
Mais quelque chose dans le regard de l'autre lui susurrait de sombres promesses, de tendres menaces teintées du rouge carmin de son coeur à elle, meurtri, exsangue. Elle avait mal, Asya. Elle avait mal d'un vide que la haine s'était empressée de combler. Amatis le comprit très vite, à cette expression douloureuse que l'Assaillante tentait de camoufler lorsqu'elle la dévisageait. Comme si elle l'accusait de lui avoir pris quelque chose de précieux, là où la Lestrange n'avait même pas conscience de ce qui s'était joué sous ses yeux aveugles. Et soudain tout devint clair. Elle crevait de jalousie.

Qu'elle s'étouffe dedans, Amatis n'en avait rien à faire. Cette femme ne savait absolument rien d'elle, ni de sa relation avec Lilith. Elle n'avait pas le temps d'appliquer un peu de pommade sur son petit coeur brisé, elle avait assez fait dans le social. « T’as peur que j’abime ta petite sœur ? » Elle afficha un sourire carnassier sans pour autant leurrer la médicomage. Elle aussi, elle jouait à ce jeu-là, celui des apparences qu'il fallait à tout prix sauver et des airs puissants dont il fallait se parer. A la différence près qu'elle ne faisait plus semblant, Amatis. Elle égorgerait jusqu'à la dernière des petites crétines à l'égo froissé de ses propres mains s'il le fallait, mais jamais personne ne toucherait à un seul cheveu d'Hemera. « C'est ton joli visage que je vais abîmer si tu oses la menacer encore une fois. » Glaciale, elle rapprocha sa lame de son innocent minois.  « Pourtant il me semblait que c’était toi aimait jouer avec le sang des enfants. Dans ton joli laboratoire. » Amatis se demanda bien où elle était allée chercher ça, puisqu'elle passait son temps à les guérir depuis que tous les Assaillants leur tranchaient inlassablement les veines. Greengrass en premier, d'ailleurs. Elle ne se fit pas prier pour le lui faire remarquer. « Tu dois confondre avec ton nouveau meilleur ami. Tu sais, Mordred. »

Silence. Asya la toisa encore quelques secondes, cherchant sans doute comment lui arracher ce masque d'impassibilité qu'elle avait revêtu. Elle ne savait pas que c'était devenu une seconde peau. Impossible à décoller. « Bon. Apparemment on cherche toutes les deux la même chose. Pas ta sœur, évidemment, je m'en fiche pas mal tu sais, seulement, retrouver la mienne ça m'arrangerait. » Alors comme ça, elle aussi, elle avait une soeur prise au piège dans ce château? « Alors maintenant soit on perd notre temps à entre-tuer, soit on avance, ensemble, avant qu’il ne soit trop tard pour elles. » « T'as pas l'air de comprendre. Je n'ai besoin de personne. » Elle la retrouverait très bien toute seule. Du moins était-ce qu'elle pensait, jusqu'à ce que… « Et puis d’après ce que j’ai cru comprendre, elles ne devraient pas être trop éloignées l’une de l’autre. » Intriguée, Amatis fronça les sourcils. « Comment est-ce que tu sais ça? Elles se connaissent? » Elle décrypta son expression, avant de la relâcher. Sur ses gardes, elle s'éloigna de quelques pas, réfléchissant à toute vitesse. « Très bien. Allons-y. »

Puis elle disparut dans l'ombre, Amatis, la peur au ventre. Une terreur sourde qui s'était remise à la grignoter, à dévorer des lambeaux de son âme. Elle avait déjà attendu trop longtemps, alors elle avança vite, trop vite. Elle n'accorda qu'une attention secondaire à la jeune femme qui la talonnait, c'était un autre visage qui hantait chacune de ses pensées, qui guidait chacun de ses pas vers ce cercueil qu'elle espérait trouver vide. Elle savait à quel point Hemera pouvait se laisser happer toute entière par le néant, par ces ténèbres qui les avait toujours appelées, toutes les deux, et dont le cri résonnait au diapason au milieu d'elles. Elle savait les doutes, les songes morbides, les cauchemars. Elle savait les nuits sans sommeil et les journées sans lumière. Elle savait tout cela. Alors pourquoi ne le lui avait-elle jamais dit? Pourquoi avait-elle attendu qu'il soit presque trop tard? Elle pouvait la sentir, la détresse de cette soeur qu'elle avait laissé se fracasser contre les mêmes murs qu'elle ; contre les barrières d'épines que leur frère avait érigées autour de leurs carcasses. Elle la réparerait, elle les soignerait toutes les deux, si seulement on voulait bien la laisser faire. Si seulement elle pouvait la retrouver.

Cela faisait presque une heure qu'elles cherchaient, lorsque soudain, elles entendirent quelque chose. Du bruit. Un peu de vie dans l'antre du royaume des morts. Leurs regards se croisèrent, se déchiffrèrent. « Vas-y, je te couvre, articula-t-elle sans bruit. » Serrant sa baguette dans les mains, elle se jeta dans le couloir à la suite d'Asya. Et elle ne sut exactement ce qui la fit s'arrêter net ; était-ce l'étrange réaction de la blonde qui se figea sur place ou cette image un peu floue qui se mit à lui brûler les yeux? Deux corps entremêlés, deux fronts accolés. Une lionne et une panthère. Une fille qui faisait trop de lumière et une autre qui avait depuis longtemps cessé de briller. Ça se voyait, ça se voyait que c'était pas la première fois, que c'était électrique, que ça laisserait des stigmates sur le coeur de sa soeur. Ça se voyait que c'était intense. Que ça ranimait un petit truc en ces deux-là. Un petit truc qui, du côté Lestrange, ne passerait pas. Parce qu'il y avait Alazar. Parce que ce n'était pas acceptable, pour des filles de leur famille. Parce qu'elle avait beau être en vie, elle ne survivrait pas à la colère de leur frère. Alors l'image lui explosa dans le crâne, à Amatis. « Hemera. » Ça s'infiltrait sous les pores, ça s'ajoutait à l'inquiétude qui ne la quittait déjà plus. Un noeud se forma dans sa gorge, tandis qu'elle tentait d'oublier, d'effacer ce qu'elle avait cru voir et qu'elle avait peut-être imaginé. Ça se mit à la bouffer un peu plus, ça la déstabilisa un peu trop.

Elle resta plantée là, à la fois euphorique et bouche bée.
Elle avait tant de choses à hurler et pourtant le souffle lui manquait. Cruellement.




don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Assaillants
avatar
Assaillants

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 189Date d'inscription : 25/03/2017Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: MULTI #5 ► Somebody to die for Ҩ Mar 3 Oct - 0:09

Et soudain tout prend sens et soudain le mépris d’Amatis qui vibre au loin n’est plus en mesure de la toucher et soudain Asya c’est cette silhouette qui se fige en regardant son cœur prendre le large. Deirdre. Elle est là la poupée, dévorée, dévorante, toute mêlée à une silhouette dont la louve croit deviner l’identité. « Hemera. » Amatis elle a retrouvé sa sœur et Asya elle vole vers la sienne qui s’est détachée de la brune. Instant d’hésitation quand elle arrive à sa hauteur, la louve elle la jauge, elle la juge, et puis l’écarte lentement, plonge son regard dans celui de celle qu’elle a apprit à aimer plus que tout au monde. Comme une poupée de chiffon qu’elle noie entre ses bras, Asya elle pourrait défaillir à tout moment, parce qu’elle n’y croit pas vraiment, c’est commme si soudain toutes les douleurs passées disparaissaient, absorbées par le parfum de la gamine, par la douceur de ses cheveux de feu qui réchauffent toute la glace qui l’entoure des mois, Asya elle comprend à quel point elle est brisée en son absence, à quel point elle a besoin d’elle, maladivement. Ca rallume la flamme que l’ile lui a arraché, aiguise la lame de son esprit à petit feu, à cet instant elle se sent, forte, invincible et pourtant tout se déchire sous son visage que l’émotion altère. Il n’y a plus d’ombre, plus rien, juste ce petit cœur qu’elle sent cogner contre le sien, juste cette seconde partie d’elle-même qu’elle serre fort, si fort, comme pour ne plus jamais la laisser s’échapper.« Tu m’as tellement manqué. » La voix qui s’étrangle dans la gorge et la faiblesse qui l’envahit quand tout explose, pleure pas Asya, craque pas Asya c’est pas le moment, ici c'est encore la guerre et faudrait parvenir à s’en aller avant de crever bêtement d’une école que vous haïssez toutes les deux. Faut reprendre la lame, et quitter le combat, mais Asya elle recule un peu et ne peut que se noyer dans les yeux brillants de sa petite sœur. C’est l’amour sain, l’amour brut qui la dévore et le bonheur qu’elle prend en pleine face, c’est trop fort, trop beau pour elle, elle étouffe Asya, elle ne comprend pas et puis s’y noie. Je t’aime je t’aime je t’aime je t’aime. Les mots ils ne franchissent pas ses lèvres mais y'a tout son être qui le hurle, viens on s’en fou, viens on quitte tout, viens on les laisse là, on s’en va au bout du monde vivre sereinement, comme avant, mieux qu’avant, petit ange viens on oublie tout et on se barre d’ici, on lâche prise, on abandonne.

Elle s’enivre Asya, saisit le petit visage entre ses mains, jolie figure sur laquelle elle guette la moindre égratignure, mais rien, toujours cette perfection qui l'éblouit un peu plus à chaque fois. Pas le moindre signe et pourtant Dieu qu’elle aimerait voir à l’intérieur, comprendre ce qui a changé dans ses yeux, dans la lumière qui émane un peu moins fort, dis-moi, dis-moi, si quelqu’un a tenté de te déchirer toi aussi, dis-moi dis-moi et j’irai arracher les yeux et calciner l’avenir de tous ceux qui ont osé un jour altérer cette candeur qui était la tienne.

C’est Asya et Deirdre,  les larmes qui s’écoulent, doucement, doucement, c’est Asya et Deirdre, leurs ténèbres chassées par la clarté qui les enlace, c’est Asya et Deirdre qui s’animent et puis revivent, s’étreignent, invincibles.

C’est Asya et Deidre, qui ensemble ne cesseront plus jamais de briller.


I remember all of the things that I thought I wanted to be. So desperate to find a way out of my world and finally breathe right before my eyes I saw, my heart it came to life. This ain't easy, it's not meant to be, every story has its scars  

(c) crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Modératrice
avatar
Modératrice

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : pur (d'angleterre).Messages : 434Date d'inscription : 12/02/2016Localisation : loneliness is the curse of the broken hearted
Ҩ Re: MULTI #5 ► Somebody to die for Ҩ Dim 8 Oct - 16:07


Somebody to die for
Amatis, Asya, Hemera, Deirdre


Tu te perds dans Deirdre, les mains dans ses cheveux enflammés. Tu te perds dans ses baisers, dans le feu qu'elle propage dans ton corps, dans la folie qui t'entraîne. Tu te perds pour ne plus penser, tu te perds car c'est plus facile ainsi. Tu voudrais ne jamais avoir à lâcher la sulfureuse rousse, et tu grognes quand elle se débat, quand elle revient contre toi avant de s'éloigner à nouveau. Tu veux qu'elle comprenne à quel point tu as besoin d'elle, tu as besoin qu'elle reste avec toi, qu'elle te laisse oublier le monde autour de vous.

Hemera. Sa voix résonne dans tout ton corps et tu te figes, incapable de comprendre, incapable de réagir. Sa voix éclate la bulle dans laquelle tu t'étais glissée de force, et tu suffoques, tu ne sais plus comment respirer, comment penser. Tu ne peux pas bouger et c'est une blonde au regard sauvage qui t'écarte, une femme que tu identifies rapidement comme la Asya dont Deirdre a tant parlé. T'as plus le choix et tu te tournes vers la voix, vers celle que tu redoutes, vers ta sœur. « Amatis. » Tu la voix et quelque chose claque en toi, une réalisation qui se fait ou une idée qui s'effondre, mais tu n'es pas effrayée. Tu n'as pas peur de ta sœur, tu n'as plus peur.

« Amatis, » tu répètes, ta voix affirmée, sans tremblement, sans balbutiement. « Je suis contente de te voir. » Et c'est la vérité, ta soeur t'a manquée, au contraire de ton frère. La croiser à Domovoi's Rock n'était pas la même chose, vous ne vous êtes jamais approchées l'une de l'autre, rien d'aussi intime. Tu fais un pas dans sa direction, puis un autre, jusqu'à ce qu'une de tes mains se pose sur son bras et l'autre sur sa joue. « Tu m'as manquée. » Tu ne sais pas ce que ta sœur voit en toi, tu ne sais pas si elle aperçoit les changements que Durmstrang t'ont apportée, tu ne sais pas si elle réalise que tu as accepté toute l'ombre qui est en toi. C'est doucement ironique qu'elle te qu'elle te trouve dans les bras de Deidre, alors même que quelques mois plus tôt, tu en auras été honteuse, terrifiée, malade. Face à ta sœur, ton regard dans le sien, tu réalises que la peur est partie, que seule une détermination de fer est gravée dans ton esprit. Si tu as encore une peur, c'est de toi-même, indécise sur la force de ta soif de sang, mais tu es prête à la découvrir, à t'y plonger, à assumer entièrement cette part de toi que tu as finalement accepté.

AVENGEDINCHAINS


we killed in cold blood
when the day has come, that i've lost my way around ✻ and the seasons stop and hide beneath the ground. when the sky turns gray. and everything is screaming. i will reach inside. just to find my heart is beating. oh, you tell me to hold on. but innocence is gone, and what was right is wrong
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: MULTI #5 ► Somebody to die for Ҩ

Revenir en haut Aller en bas
 

MULTI #5 ► Somebody to die for

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Le marché multi epoque de brouages 2012
» Bug Capacité spécial "Multi-coup" / Entrave
» multi exp en facile , normal?
» Echange mon multi exp!
» Partie multi Victoria II

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum