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 Don't dance with the devil if you can't take the heat ▽ (AMADONIS)

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Some men just want to watch the world burn
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Some men just want to watch the world burn

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 253Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ Don't dance with the devil if you can't take the heat ▽ (AMADONIS) Ҩ Dim 9 Avr - 22:49

you fell in love, boy, you fell so fast

Day one, told you I had a past. You fell in love, you fell in love. Boy you fell so fast, warned you, told you I was bad. Said you were tough, man enough, seem's you've fallen flat. Baby, didn't I tell you so, didn't I tell you I'd be bold? Your act is getting so old. I'm crazy, honey can't you see. You're not man enough for me. Don't dance with the devil, if you can't take the heat. Your pride tore us both apart, you swore to me, you swore to me, you'd protect my heart. It seems that I took the lead. You never learn, you never learn. Now you're burned with me. ▽ AMADONIS



Août 1987 ▽ Diagon Alley


Le regard tendre d'Amanda Greengrass se pose sur son fils. « Regarde-toi ! Tu es parfait, scande-t-elle, très fière. » Mal à l'aise dans ses nouveaux vêtements, Adonis fait la moue. Il sait qu'elle veut bien faire, mais il marche pratiquement sur sa cape et il ne peut s'empêcher de se trouver risible. Il a l'impression de ressembler à un gobelin à qui on aurait donné les habits d'un ogre. « Mère, je vous assure, je n'ai pas besoin d'un nouvel uniforme. En plus celui-ci est trop grand. » Avec toute la prudence d'un jeune aristocrate, il tente vainement de dissuader sa mère. Mais elle est bien plus têtue que lui et de toutes façons, c'est elle qui décide. Il lui crée bien assez de problèmes comme ça, alors quand il n'est pas en position de négocier, il se tait. C'est leur méthode à eux, c'est ainsi qu'ils fonctionnent. Des passations de pouvoir intempestives. Les règnes d'Adonis sont néanmoins les plus brefs. « Tu grandis si vite que dans trois semaines il sera parfaitement à ta taille. » Amanda se détourne de lui et se dirige déjà vers le comptoir, inutile d'insister. Il a plutôt intérêt à grandir vite si il ne veut pas encore avoir l'air ridicule. Vaincu, il soupire. Quelle importance, puisque sa réputation est déjà faite.
Le miroir face à lui renvoie le reflet d’un enfant embarrassé, qui ne trouve sa place nulle part. Adonis se décale juste assez pour ne plus avoir à affronter cette cruelle image de lui-même. On ne sait jamais, son don peut le défigurer à n’importe quel instant. Et puis, même sans cette malédiction trop lourde à porter pour de si frêles épaules, il n’est pas certain de s’aimer. Les rires moqueurs des autres élèves sont trop incrustés dans sa chair. Gravés au fer rouge. Il a beau essayer, il ne parvient pas à passer outre. C’est fou comme les mots les plus blessants proviennent souvent des bouches les plus innocentes.

La carillon retentit. Instinctivement, Adonis se retourne pour observer les clients qui viennent d’entrer. Il reconnaît immédiatement le torse bombé d’Alazar Lestrange sous sa chemise blanche, prête à exploser. L’enfant roi fait partie de la jeunesse dorée de sa promotion, il déclenche toujours de nombreuses réactions à son passage. C’est le genre de personne qui impressionne tout le monde. Sauf Adonis. Il méprise absolument tout ce que ce crétin représente. C’est à cause des gars dans son genre, sans cerveau, qu’il se fait malmener à longueur de temps. Alors quand il l’aperçoit chez Madame Guipure, son malaise lui creuse un peu plus les os. Puis, son regard d’adolescent se pose presque sans le vouloir sur la petite brune qui se tient fièrement à côté de lui. Il ne peut s’empêcher de la trouver belle, avec ses boucles aux reflets caramel et ses grands yeux en forme d’amande. Vifs, curieux. Magnifiques. « Allez viens, on rentre, lâche soudainement sa mère. » Sursaut malhabile. Il n’a même pas remarqué sa présence. En revanche, Amanda a bien vu comment son fils regardait la fille Lestrange. Est-ce que ses hormones le travaillent déjà, à seulement quinze ans ? Elle se penche vers lui pour murmurer. « J’espère que tu ne traînes pas avec eux à l’école. Ce ne sont pas des gens bien. » Adonis croise son regard réprobateur. Que va-t-elle imaginer ? Ils ne sont pas du même monde. « Aucun risque, souffle-t-il, s’efforçant de masquer son embarras. » Il entreprend de se débarrasser de cette tenue trop grande le plus vite possible, avant que l’aîné Lestrange ne le remarque. D’un pas pressé, il se dirige vers la sortie. Mais même dehors, il a l’impression d’étouffer.



17 septembre 1988 ▽ Salle commune des Serpentards


Depuis la rentrée, quelque chose le préoccupe. Est-ce qu'il a changé? Sa mère avait raison, il est devenu gigantesque. Il s'est également beaucoup entraîné au quidditch cet été dans l'espoir d'intégrer l'équipe de sa maison. Il entame sa sixième année et il commence doucement à réaliser qu'il ne veut pas quitter cette école sans y avoir laissé son empreinte. Ce serait une petite victoire personnelle, longtemps attendue. Ça ne veut sans doute pas dire grand chose, mais ça compte beaucoup pour lui. Il veut absolument se prouver qu'il vaut mieux que ce à quoi on le rabaisse, sans trop savoir d'où lui vient toute cette détermination. Son don se régule, il le maîtrise de mieux en mieux. De retour à Poudlard, il ne peut s'empêcher de se demander si les autres ont remarqué un changement. Hélas, personne ne s'intéresse assez à lui pour remarquer quoi que ce soit.
Un peu morose, il entre dans la salle commune des Serpentards. Dès lors, la voix exaspérante d'Alazar s'élève dans les airs et sa présence insupportable contamine la pièce. « Tiens tiens ! Mais voilà ce cher Greengrass ! » Tous les regards avides de le voir perdre ses moyens se tournent vers lui. On le dévisage, on l'éviscère. Sans remord, sans scrupule. On lui découpe la peau et on écarte la plaie, on fait de la place pour dégager ses organes, le vider de ses tripes. Adonis se paralyse, bêtement, ses belles promesses de jours meilleurs volent en éclats. Sa détermination se brise à ses pieds. Et Alazar la piétine avec un plaisir sadique. « Alors comme ça, il paraît que tu veux rejoindre notre équipe de Quidditch, il lâche sur un ton moqueur. » Son estomac se noue. Il en a parlé au déjeuner avec ses quelques rares mais fidèles amis. Un petit fouineur devait avoir entendu des bribes de leur conversation. « A quel poste tu comptes te présenter, exactement? Nettoyeur de souaffles? » Parce qu'en plus il se croit drôle, c'est sans doute ça le plus triste. Enfin, si on ne tient pas compte des rires forcés de sa joyeuse bande d'imbéciles. Ça l'agace, mais il encaisse les coups. L'habitude. Si ce crétin veut l'atteindre, il faudra au moins tripler d'ingéniosité. Or, il n'est pas assez intelligent pour savoir comment s'y prendre. « Gardien, se force-t-il à répondre, en articulant chaque lettre. » Son adversaire hausse les sourcils, sa réponse semble trop sèche pour son altesse royale. Le seigneur se relève de son trône, d'un geste plein d'arrogance. « Tu t'es bien regardé? Tu tiendras pas deux minutes dans un match. » « Je pensais aussi que tu ne tiendrais pas plus de deux minutes dans une école. Et pourtant. » La réplique, cinglante, explose dans sa bouche. Adonis se raidit immédiatement quand il réalise ce qu'il vient de dire. Face à lui, le visage d'Alazar vire à l'écarlate. Furieux, il bondit sur lui, l'attrape par le col de sa chemise et lui crache à la figure. « Non mais tu te prends pour qui? On ne veut pas de toi, c'est clair?! T'es qu'un putain de clown, Greengrass. Tu feras jamais partie de l'équipe. » Adonis ne se laisse pas démonter, mais il peut à peine respirer. Il veut se défendre mais les mains d'Alazar le condamnent au silence, à l'humiliation. Jusqu'à ce qu'une voix féminine ne mette un terme à cette stupide mascarade.



29 septembre 1988 ▽ Terrain de Quidditch


Epuisé, Adonis descend de son balai. Il est conscient que les autres joueurs ont fait exprès de s'acharner sur lui pour le décourager, le chasser du royaume d'Alazar. Mais il a résisté au choc, et ils sont tous obligés de reconnaître qu'il s'est bien démené. Sans un commentaire, les autres rejoignent directement les vestiaires. Il préfère attendre un peu qu'ils aient fini avant d'y aller, histoire d'éviter un nouveau scandale. Couvert de sueur, il part rejoindre les gradins, une bouteille d'eau à la main. Lorsqu'il s'approche des bancs, il aperçoit une spectatrice qu'il n'a pas remarquée plus tôt. Est-ce qu'elle est là depuis le début? Soudain, il n'est plus si sûr d'avoir si bien joué. Gêné, il prend tout de même place plus ou moins à côté d'elle, maintenant une certaine distance de sécurité entre eux. Il la salue, mal assuré. Elle a la délicatesse de lui répondre par un léger sourire. Puis il fixe l'horizon droit devant lui, les buts qu'il défendait quelques minutes plus tôt. Assoiffé, il vide la moitié de la bouteille qu'il tient en mains. Ces abrutis ont failli avoir sa peau, mais c'est une carapace épaisse et imperméable.
Mal à l'aise, il cherche quand même quelque chose à dire. Il réfléchit trop vite, s'embrouille les idées. « Ton frère est vraiment… » Pause, il ne devrait pas s'engager sur un terrain si glissant. Tant pis, il prend le risque. « Spécial. » Des tas d'adjectifs, et pas les plus gratifiants, se bousculent dans son esprit. Politesse oblige, il se contente de rester vague. Le ton de sa voix suffit à trahir son ressentiment. Il ne veut pas paraître grossier devant Amatis, de toutes façons. Amatis. Son coeur se met à cogner si fort dans sa poitrine qu'il ne s'entend plus penser. Et ce n'est pas uniquement à cause de l'entraînement. Voire même pas du tout.

acidbrain



Welcome to my world of fun
If it feels good, tastes good, it must be mine. Heroes always get remembered but you know legends never die. And if you don't know now you know, I'm taking back the crown. I'm all dressed up and naked. I see what's mine and take it. The crown, so close I can taste it.


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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : purMessages : 408Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: Don't dance with the devil if you can't take the heat ▽ (AMADONIS) Ҩ Mer 12 Avr - 17:59


   ▿ Warned you, told you I was bad
Day one, told you I had a past. You fell in love, you fell in love. Boy you fell so fast. Warned you, told you I was bad. Said you were tough, man enough, seem's you've fallen flat. Baby, didn't I tell you so, didn't I tell you I'd be bold? Your act is getting so old. I'm crazy, honey can't you see. You're not man enough for me. Don't dance with the devil, if you can't take the heat. Your pride tore us both apart, you swore to me, you'd protect my heart.

   
     
17 septembre 1988 ♦ A moitié assoupie dans un canapé de la salle commune, Amatis trouvait cette journée atrocement longue et ennuyeuse. Dans les couloirs pourtant si nombreux de Poudlard, elle n'avait fait que croiser son abominable frère. L'influence malsaine qu'il exerçait sur elle l'abîmait un peu plus chaque jour, elle tanguait dangereusement au-dessus du vide. La chute pourrait s'avérer mortelle à bien des égards. Mais pour l'heure, c'était le regard hautain d'Alazar qu'elle cherchait à fuir. Toute cette violence qu'il lui crachait à la gueule commençait à pourrir à l'intérieur d'elle, engloutissant les derniers espoirs d'une rédemption taboue. Elle avait conscience de la réputation de son frère et par conséquent, de la sienne ; l'ombre de l'aîné débordait sur sa cadette. Jusqu'à présent, elle n'avait jamais vraiment osé se rebeller contre lui, parce qu'elle ignorait à quel point son autorité causait des dégâts dans son identité. Il était son idole depuis toujours, mais aujourd'hui elle ne parvenait plus vraiment à comprendre pourquoi. Elle taisait de moins en moins ses critiques acérées, qu'il prenait néanmoins toujours pour un de leurs petits jeux répugnants. Elle ne voulait plus être son jouet.
Lorsque la voix du frère maudit retentit dans la pièce, accaparant toute l'attention, elle étouffa un soupir d'agacement. Refusant de lui accorder l'intérêt qu'il désirait tant, elle s'apprêtait à quitter la salle quand soudain elle réalisa à qui Alazar s'en prenait. Sa curiosité fit piquée à vif quand elle reconnut Adonis Greengrass sous cette posture imposante qu'elle ne lui avait jamais remarquée. « Alors comme ça, il paraît que tu veux rejoindre notre équipe de Quidditch. A quel poste tu comptes te présenter, exactement? Nettoyeur de souaffles? » Cette fois-ci, elle soupira, profondément exaspérée par les commentaires aberrants de son frère. Mais étrangement, Adonis ne se laissa pas démonter. Maître de ses émotions, il absorba tout le mépris de son opposant et le transformant en un délicieux exemple d'intelligence. La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, ne put-elle s'empêcher de penser dans un rictus. « Gardien. » La surprise se peignit sur les traits de la jeune femme. Qu'est-ce qui lui prenait, au jeune Greengrass? Personne ne le pensait capable de parler jusqu'à présent, il n'avait jamais attiré la moindre attention de leur petit groupe d'élites en six ans. Tout le monde le moquait pour son don qu'il avait du mal à contrôler, contrairement à sa colère qu'il semblait canaliser d'une façon tout à fait remarquable. « Tu t'es bien regardé? Tu tiendras pas deux minutes dans un match. » « Je pensais aussi que tu ne tiendrais pas plus de deux minutes dans une école. Et pourtant. » Silence de plomb. Un sourire narquois se dessina subtilement sur les lèvres d'Amatis. Elle n'avait jamais vu quelqu'un rabaisser son frère devant ses propres sbires. Encore moins avec tant de justesse et de classe. « Non mais tu te prends pour qui? On ne veut pas de toi, c'est clair?! T'es qu'un putain de clown, Greengrass. Tu feras jamais partie de l'équipe. » Dans la bouche de la vipère, la langue claqua d'un coup sec. « Ferme-la un peu Alazar, coupa-t-elle d'une voix tranchante. » En une demi-seconde, l'atmosphère se chargea d'électricité.

D'un geste gracieux, elle se releva de son fauteuil et se fraya un passage jusqu'à la scène principale. Tous les regards, interdits, s'étaient tournés vers elle. « Tu as peur qu'il te vole la vedette? le nargua-t-elle. » Son frère ne sembla pas apprécier son intervention. « Te mêle pas de ça. » « Trop tard. » Sourire moqueur et ton doucereux. Elle s'approcha d'Adonis, s'arrêta entre les deux jeunes hommes. Son regard inquisiteur se posa sur le corps athlétique du métamorphomage, analysant les muscles qui étaient apparus en un été et cette assurance nouvelle qui émanait de l'adolescent. Elle le reluqua de haut en bas, sans vergogne. « Ça ne ferait pas de mal d'avoir un peu de sang frais dans l'équipe. Et puis il nous faut quelqu'un pour reprendre le poste de Shugnessey, de toutes façons. » Diplômé l'année dernière, il avait laissé la place vacante. « Tu tombes à pic, Greengrass. » Sa remarque sembla le satisfaire, il lui répondit par un léger sourire qu'elle ne sut pas tout à fait comment déchiffrer.
Furieux, Alazar rejoignit sa soeur et l'agrippa par le bras pour l'obliger à lui faire face. « A quoi tu joues? » A te rendre malade, pauvre vermine. Elle voulait lui retourner les tripes, démolir son égo et lui briser les os. Alors elle se proclamerait avocate de tous ceux qu'il condamnerait, de chacun de ses adversaires. Elle avait décidé de modifier les règles de ce qu'il considérait toujours comme un jeu. Et elle comptait bien l'emporter, la main haute. Se défaire des chaînes que son frère avait attachées à ses poignets. « Lâche-moi. » Elle avait crié assez fort pour que tout le monde entende. Peu désireux de s'étaler de la sorte en public, il la relâcha, mauvais. « Tu n'as pas envie de le voir se ridiculiser sur le terrain? A moins que tu n'aies peur que justement ce ne soit pas le cas. » Elle haussa un sourcil, provocatrice.



29 septembre 1988 ♦


Elle avait suivi le match avec assiduité. Satisfaite de le voir défendre son honneur comme un lion en cage, elle avait même souri quand elle l'avait vu se fracasser contre un poteau suite à un coup hargneux d'Alazar. Il n'avait pas bronché, restant de marbre en toutes circonstances. Elle devait admettre qu'elle était la première surprise face à cette nouvelle version de Greengrass. Elle n'avait pris sa défense que pour emmerder son frère, mais il fallait reconnaître qu'il en avait dans le ventre.
Epuisé, Adonis s'approcha des gradins, hésitant à s'y installer après avoir remarqué qu'elle y était déjà. Après quelques minutes d'un silence encombrant, il brisa la glace. « Ton frère est vraiment… » Le soin qu'il prit dans le choix de ce qu'il allait dire ensuite lui arracha un rictus amusé. « Spécial. » Elle tourna la tête vers lui, un sourire moqueur se hissa au coin de ses lèvres pulpeuses. « Il est carrément con. » Sa franchise sembla interloquer le jeune homme. Il ne répondit rien, mais son silence était plus parlant qu'il ne l'aurait voulu.

Ils restèrent ainsi, assis sans rien dire, pendant plusieurs minutes. Pourtant, ni l'un ni l'autre ne semblait vouloir s'en aller. Il y avait comme quelque chose qui les retenait, comme si ils avaient envie de rester loin des autres encore un peu. Pour retarder l'échéance, Amatis laissa échapper quelques mots, presque sans s'en rendre compte. « Tu t'en sors bien, peu importe ce qu'ils en diront. Je suppose qu'ils t'ont quand même donné le poste? » Vu sa performance, la réponse semblait évidente. « Tu verras, ce ne sont pas tous des abrutis. Pas tout à fait, se reprit-elle aussitôt. Certains ne le sont qu'à moitié, plaisanta-t-elle. » Elle croisa son regard, et c'était comme si elle le voyait pour la première fois. Elle ne se souvenait pas vraiment de ce à quoi il ressemblait avant aujourd'hui. Au fond, ça n'avait aucune importance. Ce qu'il lui avait montré en s'opposant à son frère lui suffisait amplement pour deviner qu'il n'était pas celui que tout le monde pensait connaître. Il était bien plus qu'un clown, c'était soudain une évidence. Mais alors, qui était-il réellement?



14 novembre 1988 ♦


« Allez, concentre-toi. » Elle était certaine qu'il pouvait y arriver. Il ne cessait de se trouver des excuses pour ne pas essayer, mais il sous-estimait la détermination de la jeune femme. Elle ne le laisserait pas tranquille avant qu'il n'ait testé les limites de son don. Impatiente, elle le regardait se déformer petit à petit, voler des bouts de chair à quelqu'un d'autre, puis doucement, un visage, des cheveux, une identité. Sous les traits encore disproportionné de ce qui aurait dû être Adonis, elle reconnut son propre corps et ouvrit grand la bouche, hébétée. « Hé ! Non, qu'est-ce que tu fais! Arrête ça tout de suite ! » Mais c'était trop tard, et entièrement de sa faute, en plus de ça. Elle l'avait provoqué, le mettant au défi de procéder à une transformation complète, alors qu'il ne s'était entraîné qu'à changer des parties isolées de son corps jusqu'à présent. Elle lui avait dit qu'il pourrait devenir n'importe qui, et cet imbécile avait choisi de copier l'apparence de la Lestrange. « Et en plus ça te fait rire, évidemment que ça te marrer. Je m'évertue à repousser les limites de tes capacités, et tout ce que tu trouves à faire, c'est te foutre de ma gueule. » Il semblait incroyablement fier de sa supercherie. Elle observa le rendu final, peu satisfaite, voire même légèrement choquée. « Non mais regarde les cheveux affreux que tu m'as faits, tu veux que je t'arrache les yeux Greengrass? » On aurait dit qu'un scrout à pétard lui avait explosé en pleine figure. « Sérieusement, tu trouves que je ressemble à ÇA? » Ne réponds pas si tu tiens à la vie. Et ça le faisait toujours autant rire, cette enflure. Même si elle devait admettre que la situation était plutôt risible, effectivement. Après avoir résisté le plus longtemps possible, Amatis éclata de rire à son tour.



20 novembre 1988 ♦


Elle n'écoutait déjà que d'une oreille distraite les ragots de son amie lorsqu'elle l'aperçut. Sans s'encombrer d'excuses, elle fuit la voix nasillarde de la demoiselle et entreprit de le rejoindre. Adonis croisa son regard, mais il fit semblant de rien et poursuivit son chemin, mal à l'aise. Perplexe, la Serpentard accéléra le pas pour le rattraper. Elle arriva à sa hauteur juste avant qu'il ne bifurque vers un autre couloir. « Hello Stranger, lâcha-t-elle sèchement. » Cela faisait plusieurs jours qu'il l'ignorait et elle exigeait des explications, le regard sombre, terni par une déception qu'elle ne lui avouerait pas. Il eut le culot de lui bafouiller une piètre excuse et de faire un pas en avant, sur le départ. Ferme, elle se planta juste devant lui, l'empêchant de prendre lâchement la fuite. « C'est quoi ton problème? » Elle l'éviscérait du regard, assez subtilement pour qu'il ne réalise pas à quel point son comportement enfantin la blessait. « Je pensais qu'on était amis et puis tu disparais du jour au lendemain. Je sais que tu n'es pas trop familier avec ce concept, alors je vais te laisser une chance de t'excuser. » Une seule. Elle n'aimait pas qu'on se permette autant de liberté avec elle. Elle trouvait ça irritant, surtout venant de sa part à lui.

     
     




don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.

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