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 Valkilith II || If you want to get out alive

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Plus pur que le cristalMessages : 329Date d'inscription : 05/04/2016Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Mer 12 Avr - 0:49

« Jamais j'aurais pu... à ta place. Pour rien au monde je n'aurais renoncer à l'amour que j'ai pour Gabriel. Ni pour un nom. Ni pour la gloire. Ni même pour la vie de l'humanité toute entière. Je n'aurais jamais pu. » Elle te regarde regarder ton verre et ça la frappe plus fort que ce qu'elle aurait pu anticiper. En fait, elle ne savait même pas que c'était possible. Ca la laisse un peu perplexe mais c'est si évident qu'elle ne se risquerait pas à remettre ça en cause, même intérieurement : tu aimes ton mari. D'une façon qui échappe totalement à son entendement mais qui l'impressionne terriblement. Elle pince les lèvres, soudain muette. Tu sembles perdue dans tes pensées et elle n'ose pas te répondre, de peur de perturber quelque chose, de s'immiscer dans des pensées où elle n'a rien à faire. Elle n'a pas envie de provoquer un retour à la réalité trop brutal, ne peut qu'imaginer à quel point ce doit être difficile, pour toi, d'être sans lui. Elle n'a jamais ressenti le manque de cette façon. Elle n'a jamais vraiment ressenti le manque de quoi que ce soit ; du moins pas avant qu'elle se rende compte qu'il lui manquait une vie à elle. Jamais assez attachée, jamais de cette façon-là en tout cas. Elle n'est pas sure que ce soit déplorable, quand elle voit l'était de détresse dans lequel tu te trouves. Au moins, elle s'est toujours épargné ça. Sans forcément le décider, voir toutes ses amies tomber amoureuse les unes à la suite des autres à Poudlard tandis qu'elle était prodigieusement incapable de s'attacher aux autres a été la plus grande tragédie de son adolescence. Une seconde, elle aimerait bien retrouver ce temps là. Revenir en arrière. Si seulement, bon sang. Les regrets ne la mèneront nulle part, elle le sait. Mais à quoi d'autre est-ce qu'elle peut se raccrocher, puisqu'elle n'espère plus rien de l'avenir qui l'attend ? Soupir. Ca aurait pu être différent. Elle chasse les images qui lui viennent. Trop tard, trop tard pour tout ça aussi. « Mais peu importe, j'imagine que tu as tes raisons. ne fais pas attention à ce que je raconte. ça fait trop de temps que mon mari est parti. » Elle te jette un nouveau coup d'oeil, voit que tu t'es redressée, que tu es à nouveau dans le présent. Elle s'efforce d'y revenir aussi, de reprendre le cours de la conversation que vous aviez laissé un peu en arrière. « Je n'ai pas eu le choix, tu sais. Et je n'ai pas renoncé à grand chose, personne d'autre ne m'attendait. Ni ne m'attend, d'ailleurs. » Le goût dans sa bouche est plus amer que l'alcool qu'elle s'abrutit à ingurgiter. Le regard émeraude de Eva lui poignarde les paupières, fermées pour un instant. Elle les rouvre aussitôt. « On m'a demandé de renoncer à beaucoup de choses. Laisser ma main à cet abruti n'est pas un sacrifice si grand. Je ne connais rien des... euh... de ce qui semble se passer entre ton mari et toi. Je suppose que ce que je ne connais pas ne peut pas me manquer. » Elle se sent hypocrite, de prétendre ça. Pourtant ce n'est pas faux, dans les faits. Elle ne sait pas. L'image d'Eva lui parasite les pensées et elle n'arrive pas à s'en débarrasser. Est-ce que c'est ça, que tout le monde appelle l'amour ? Est-ce que c'est avoir, tout simplement, le sentiment de ne plus être seule ? Elle préfère se dire que non. D'ailleurs elle ne voit même pas pourquoi elle a pensé à Eva. Mauvaise foi quand tu nous tiens. L'alcool ne l'aidera pas à franchir ce pas-là. Pas ce soir.

« Oh vraiment?  et bien je te prends au mot, vient me voir demain quand t'auras désaoulée on verra si tu fais toujours ta maligne. » Elle te fiche un coup de coude dans les côtes « Dis surtout que c'est toi qui as besoin de dé-saouler. Moi je peux tout à fait te mettre une raclée tout de suite. » Elle hausse les épaules, ironique jusqu'au bout des ongles « Contrairement à ce que tu penses, je suis tout à  fait maîtresse de la situation. » Et elle ricane, parce qu'elle sait très bien que ce n'est pas vrai du tout, que là, typiquement, elle ne maîtrise absolument rien. Les fois où elle a exercé aussi peu de contrôle sur sa vie se comptent sur les doigts d'une main. Mais, pour le coup, les autres fois l'alcoool n'avait rien à voir dans l'affaire, et il n'était plus tout à fait question de se battre. Elle s'en sent capable mais une petite part de sa capacité de réflexion lui souffle de ne pas trop se faire confiance, ce soir.

Cette même part, sûrement, qui affole un peu les battements de son cœur quand elle réalise à quel point elle a trop parlé. Il faut qu'elle martèle, véritablement, que ce n'est pas si grave, que personne ne sait, à part toi, que tu ne la vendras pas. Cette peur, cette angoisse soudaine, elle revient de loin ; très, très loin. Quand elle avait encore peur que la vérité lui échappe, quand elle ne se faisait pas assez confiance pour ne pas douter d'elle-même. Quand elle sentait encore le poids du secret appuyer juste là, entre ses omoplates, à la base de la nuque.
Et puis après, en grandissant, elle ne l'avait plus senti le poids de ce secret. Elle avait même oublié qu'il y en avait un, avant ; qu'il y avait quelque chose à cacher. C'était devenu naturel, c'était devenu le mensonge qu'elle ne prononçait même pas, l'imposture que tout le monde acceptait. Puis que tout le monde avait oubliée ; et elle la première, elle la plus volontiers, peut-être. Jusqu'à ce que ça lui revienne dans la gueule, en quatre-vingt seize, avec les blessures que Greengrass avait (déc)ouvertes sur son âme. Et alors même, elle continuait à mentir, à se mentir : ce n'était plus Je ne m'appelle pas vraiment Visenya, mais plutôt Valkyria agonise dans un coin de moi et ça commence à être douloureux, quelqu'un peut se charger de l'achever ? Personne ne s'était chargé de l'achever. Elle avait dû le faire toute seule et elle était quasiment sûre d'y être parvenue. Sauf qu'en fait non, il lui manquait une partie de l'histoire. En fait elle a oublié le virage décisif et elle a continué à avancer dans la mauvaise direction.

Alors elle se retrouve là, ce soir. Dans une vie qui n'est pas la sienne, avec un nom qui n'est pas le sien, un avenir qui ne lui appartiendra jamais. Le poids du secret, elle le sent étrangement. Elle a compris que rien ne pourrait jamais être complet. Quand elle est Visenya, elle n'est pas légitime, parce que ce n'est pas vraiment elle. Quand elle est Valkyria, elle n'est pas légitime, parce qu'elle n'a sa place nulle part dans ce monde qui a décidé il y a treize ans qu'elle n'existait plus. Elle n'a pas l'impression de mentir. Normal. C'est elle, le mensonge. La vérité, c'est devenu Visenya. En fait, la vérité, c'est rien de moins que ce qu'on en fait. Et le fait est qu'elle a elle-même construit la cage dorée dans laquelle elle est enfermée. Sa vérité.
Quelqu'un a ouvert la porte, pourtant, un jour. Elle se souvient bien. Maintenant, elle se souvient bien. Elle se souvient de comment elle a regardé dehors à une époque où c'était encore possible d'y avancer, comment elle a espéré, comment elle y a cru, de toutes ses forces. Elle se souvient comment elle s'est endormie en étant profondément persuadée que demain ne serait plus jamais pareil. Et comment, en se réveillant, rien n'avait changé du tout. Quand elle ferme les yeux, parfois, quand elle cherche un sommeil qui ne vient pas, à côté de ce fiancé qui ne devrait même pas être le sien, elle s'empêtre dans ces souvenirs trop nets, elle entend la voix de la violoniste, beaucoup trop tentante, beaucoup trop réelle. Tu pourrais t'enfuir. Elle l'aurait pu peut-être. Elle l'aurait fait si Eva était restée. « Si tu ne t'appelles pas Visenya et que tu n'es pas celle que tu prétend être. qui es-tu par rapport à tout ce cirque d'imposture et Pourquoi avoir endosser un rôle qui ne te convient même pas en définitive? J'imagine que c'est dans l'intention de protéger le nom des Dragonstone par rapport à la véritable héritière... Mais je ne comprends pas vraiment pourquoi. » En même temps, est-ce que ça peut atteindre l'entendement des gens qui n'ont pas été élevés là-dedans ? Est-ce que c'est réellement concevable par des esprits un peu moins empoisonnés que ceux de cette famille ? Un sourire un peu triste étire ses lèvres lorsqu'elle répond « C'est compliqué. Dans ma famille, seule la branche principale est considérée comme noble. Les autres sont... subordonnés, en quelque sorte. Avant de prendre sa place, je n'étais qu'une sorte de distraction pour l'Héritière, une compagnie agréable. Un genre de faire-valoir, en fait. » Le regard d'Asphalt s'imprime sur ses rétines, elle retient une grimace. Elle lui a rendu au centuple sa condescendance, mais aujourd'hui plus rien de tout ça n'a de sens, et les deux cousines l'ont bien compris. De là à l'expliquer à quelqu'un qui aperçoit pour la première fois les rouages de la dynastie, c'est une autre histoire. « J'ai cru qu'on m'ouvrait les portes de la liberté quand on m'a fait changer d'identité. J'étais censée rester dans l'ombre de ma cousine toute ma vie et cet échange, c'était l'occasion d'être celle qui brillait. J'ai cru que ma vie commençait, je ne me suis pas rendue tout de suite compte que c'était un cadeau empoisonné. » Elle s'étrangle un peu, jette un œil à son verre vide qu'elle décide de ne pas remplir, même si la tentation de boire encore pour masquer le goût amer dans sa bouche se fait pressante. Elle craint que ça n'arrange pas les choses et qu'elle se sente encore plus mal après. Elle n'a plus très envie de jouer à ça.

« Je ne le permettrais pas. » Son regard, qu'elle avait tourné pour ne pas que tu voies à quel point l'intérieur de ses prunelles est ravagé, revient à toi, surpris, touché. Elle ne sait pas quoi dire. Merci, sûrement, mais elle n'est pas sûre, elle n'a pas très envie que tu te mettes en danger pour elle. Elle force un sourire, parce qu'il vaut mieux en plaisanter, parce qu'elle ne sait pas du tout encaisser la signification des quelques mots que tu viens de prononcer. « Y'a bien assez de gens à sauver sur cette île et dans le château, hey. On pourra pas sauver tout le monde, c'est les Vainqueurs qu'on veut protéger. » Elle ne veut pas que tu te mettes en danger pour elle. Même si dans le cas contraire elle n'hésiterait pas une seconde à risquer sa peau pour toi. Elle suppose que toi aussi tu râlerais. Finalement vous vous rejoignez, même si aucune de vous ne l'admettra. « T'sais quoi. Dans la vie, faut savoir prendre. Et après cette foutue guerre, tu pourras être ce que tu veux. » Elle sourit, encore, plus spontanément. La conviction avec laquelle tu dis ça est presque touchante. Elle n'y croit pas du tout, pourtant. Elle n'arrive plus.


Et puis c'est son tour de poser des questions et quand tu t'étouffes avec ton verre, elle essaie de ne pas rire trop fort, fière de son coup. Tu l'as pas vue venir, eh ? Elle ricane encore, prend le temps de se calmer tandis que tu avales tant bien que mal l'alcool coincé dans ta gorge. Ton soupir, finalement, la fait s'arrêter de rire très vite. De toute évidence, tu n'avais pas du tout l'intention de rendre des comptes sur ce sujet à qui que ce soit. « Notre supérieur se doutait que l'Ox serait trouvé cette année et que cela engendrerait un conflit magique très important mettant en péril ceux qui sortiraient victorieux de cette quête. Perspicace le bougre. » Elle te regarde, les yeux un peu brillants à cause de l'alcool. Mille questions lui brûlent les lèvres, elle se concentre et fait un tri rapide avant de n'en poser qu'une seule « Votre supérieur, de qui il s'agit ? » Elle est intriguée, curieuse, et concentrée aussi. Ton sourire un peu moqueur lui fait hausser un sourcil. « Devine quoi » elle hausse les épaules, attendant la suite. « Moi non plus je ne m'appelle pas vraiment Lilith Von Woodsen. » Elle rit. C'était ça, alors, cette petite hésitation juste avant de lui dire ton nom ? Elle avait préféré ne pas relever. La soirée avait déjà été bien assez riche en émotions. C'est aussi le cas de celle-là, mais l'alcool aide à délier pas mal de choses, malgré tout. « Est-ce que je suis surprise ? Attends, je réfléchis. » Elle regarde son verre, faisant semblant d'être en proie à une intense réflexion, et revient te regarder rapidement. « J'sais pas. Je suppose que tu ne laisses rien au hasard, hein ? » elle sourit, il n'y a aucune méchanceté dans ses mots, juste de la taquinerie. Le faux reproche sur la fausse identité que tu lui as donnée l'autre fois. « Je me disais aussi, quand même. T'as plutôt une tête à t'appeler Brigitte Dupuis. » Et le bel accent français à la fin s'il vous plaît.

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We're just a step from fearless
Evyria All this time you're just tryin' not to lose it. You can always learn to fly ; you never do until you do it. Up high in the middle of nowhere. I could die, but I don't care. Walk slow and low on a tightrope ; hope it lasts but you know, you never know.
And if you're in love, then you are the lucky one, 'cause most of us are bitter over someone. Setting fire to our insides for fun, to distract our hearts from ever missing them. But I'm forever missing you. And you caused it. Amarialt
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 224Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Lun 17 Avr - 17:49

Le regard dans le vague, Lilith avait son image imprégné dans son esprit. Lui. Le seul visage qui avait persisté dans sa tête sans jamais pouvoir en sortir. Prit au piège dans chaque recoin carré de son coeur, dans chaque parcelle de son corps. Tatoué sur sa chair.  être ici avec cette femme lui rappelait les enjeux de cette guerre. Combien de personnes subissaient l’égoïste d'une poignée d'autres? Combien de personnes mourraient au nom de la gloire ou de la magie? Il lui semblait que ça n'avait pas de sens. Toute cette foutue guerre n'avait pas de sens et pourtant elle aurait tôt fait défaire basculer le monde tout entier dans le chaos. et sa tête lui tournait. Elle ignorait s'il s'agissait de l'alcool qui circulait librement dans son corps, libérant ainsi une dose trop forte d'adrénaline qui allait taper ses synapses ou bien si c'était simplement cette impression constante de perdre pieds sans Halo dans ce monde de ténèbres qui l'engloutissait un peu plus ce soir. Peu importait. De toute façon, au petit matin, un autre jour serait passé. Un autre jour où elle aurait survécu. Un autre jour qui la rapprochait vers Halo. Et leur mission. La vrai. Pas celle qui l'obligeait à ne rien faire. Non pas celle là. Celle où enfin elle pourrait agir.
Mais pas ce soir. au diable les idées noires. Elle ne se laisserait pas tombée dans ce traquenard du retour de médaille que l'alcool avait sur l'organisme. Non. Pas question. La chaleur qui irradiait son corps. Le rouge sur ses joues. La brune regardait avec curiosité cette femme en face d'elle qu'elle commençait à entrevoir telle qu'elle était vraiment. Sans tout ce faste que son nom lui octroyait. Sans toutes ces manières de reines des neiges. Visenya, la poupée royale fissurées sous sa couche de vêtements. « Je n'ai pas eu le choix, tu sais. Et je n'ai pas renoncé à grand chose, personne d'autre ne m'attendait. Ni ne m'attend, d'ailleurs. »  ça la percuta en plein coeur. La solitude. Elle connaissait ce sentiment depuis qu'elle était sur l'île et bien qu'elle fasse ce qu'elle pouvait pour s'accrocher à l'image qu'Halo lui envoyait dans ses pensées, elle n'aimait pas du tout sentir ce vide en elle. Alors, elle n'eut aucun mal à ressentir les profondeur de l'abysse qui s'était creusé dans le coeur de la jeune femme. Elle comprenait mieux à présent. le verre entre les mains, elle pointa du doigt l'héritière. " Je crois que tu te trompes. Je crois que y'a TOUJOURS quelqu'un qui attend quelque part tu vois. moi mon père il m'a toujours dis que c'est pas parce qu'on voit pas la solution qu'elle existe pas et que t'es seul à devoir y faire face. " elle haussa les épaules. " Mais bon mon père, il me tanne depuis déjà 10 ans pour que je lui donne des petits enfants comme un grand père gâteux ALORS j'sais pas trop ce que ses paroles ont comme valeur." et elle se mit à rire. L'horloge tournait, et ses parents n'aspiraient qu'a une seule chose à présent : Que Lilith et Gabriel fondent une famille. Lorsqu'elle y réfléchissait, ça avait du sens, mais jamais ils ne s'étaient vraiment posé la question. Leur travail ne le permettait pas. « On m'a demandé de renoncer à beaucoup de choses. Laisser ma main à cet abruti n'est pas un sacrifice si grand. Je ne connais rien des... euh... de ce qui semble se passer entre ton mari et toi. Je suppose que ce que je ne connais pas ne peut pas me manquer. ». Elle esquissa une petite moue. Ses mains vinrent supporter le poids de son visage, elle appuya le menton sur ses avant bras, sa tête lui tournait. Trop.  " Les sacrifices oui... Mais lorsqu'on sacrifie quelque chose c'est dans l'espoir d'atteindre un but satisfaisant. " Et son regard se plongea dans le sien, un peu plus durement. " toi. Tu n'as pas l'air de quelqu'un qui à trouvé satisfaction. et crois moi je m'y connais en sacrifice." dit-elle d'une voix triste. Le pire sacrifice qu'elle ait fait était celui qui l'avait obligée à renoncer à se lever chaque matin avec son mari et à se coucher tout les soirs en se demandant s'ils se retrouveraient indemne dans toute ce carnage et gâchis qui se propageait vitesse grand V, ici. Et elle languissait ses bras. Languissait ses lèvres. Languissait chaque regard qu'il posait sur elle à chaque fois qu'il se réveillait les cheveux en bataille. Cette simple image la fit rire. Ses pensées s'embrouillaient, se mélangeaient, se nécrosaient puis revenaient. Un micmac d'idées qui n'avaient plus rien à voir les unes avec les autres s'étendaient là, dans son esprit embrumé par l'alcool. Il y avait Halo. Il avait sa nouvelle partenaire de crime. Il y avait les autres ; ces vermines assoiffées de pouvoir. Il y avait la chaleur du foyer de leur maison qui lui manquait. Il y avait l'Irlande. il y avait ses faiblesses qu'elle n'osait affronter. et ça tournait.

Autour d'elle, tout semblait être au ralenti. La voix des hommes qui riaient ricochaient dans son crâne. le lumière feutrée du pub rendait la scène un peu plus sale qu'elle ne l'était vraiment. Et un coup dans les côtes qui la ramena à la réalité. Instantanément elle tourna ses yeux flou vers la blonde qui souriait. Taquine comme elle ne l'avait encore jamais vu l'être. ça la fit rire. « Dis surtout que c'est toi qui as besoin de dé-saouler. Moi je peux tout à fait te mettre une raclée tout de suite. » Et Lilith roula ses yeux dans ses orbites. « Contrairement à ce que tu penses, je suis tout à  fait maîtresse de la situation. ». et a vrai dire, Lilith voyait ses réflexes s'amenuiser au fur et à mesure que les verres s’enchaînaient dans sa gorge, à présent brûlée par les vapeurs d'alcool. " Pauvre enfant. Tu ne sais plus ce que tu dis." Lilith ne s'était jamais sentie supérieure à qui que se soit. Cependant, elle n'était pas le genre de personne dont il fallait se faire ennemie. Bagarreuse jusqu'au bout des ongles. Agile et extrêmement bien entraînée, Lilith avait passé toute sa vie à apprendre encore et encore toutes les techniques possible afin d'avoir l'avantage en combat. Jusqu'ici, ça avait fait d'elle une sérieuse adversaire à ne pas sous estimer. C'est ce qui avait induit Lilith à penser que Visenya n'était certainement pas ce qu'elle prétendait être. Lilith sentait ces choses.  Lilith sentait lorsque la passion du combat grouillait dans les veines. C'est pourquoi le masque qu'elle gardait sur son visage se fissurait à chaque confrontation avec Mordred. Avec Yasen. Avec tout ceux qu'elle jugeait digne de rivalité.

Sa couverture, si scrupuleusement apprise, répétée comme un mantra à chacun des assaillant la questionnant se faisait de plus en plus décousue. Le patchwork de sa vie se déchirait. Lentement. Il fallait qu'elle redouble d'efforts et puisqu'elle n'était douée que pour prendre les armes ; la menace était son refuge.  Halo et elle se retrouveraient bientôt. Et là, elle n'aurait plus aucune crainte à avoir, elle les savaient invincible à deux. C'était ce qu'ils s'étaient promis. C'était ce qu'ils s'était jurés. Et personne n'avait jamais pu leur enlever ça.
La vérité, tout le monde avait un secret. Tout le monde avait une faille à exploiter et c'était là que Lilith savait s'engouffrer lorsqu'elle était trop fatiguée pour tenir droit son Katana. Les blessures psychologiques étaient bien moins prompte au rétablissement que celles qu'elle infligeait de façon physique. Et ça, elle l'avait comprit depuis un certain temps déjà. Voilà pourquoi elle fouillait, déterrait des secrets pour en faire des armes de destruction massive. Et elle était douée pour ça, incroyablement douée.

« C'est compliqué. Dans ma famille, seule la branche principale est considérée comme noble. Les autres sont... subordonnés, en quelque sorte. Avant de prendre sa place, je n'étais qu'une sorte de distraction pour l'Héritière, une compagnie agréable. Un genre de faire-valoir, en fait. » Elle eut un rictus. " Un animal de compagnie en soit." elle regarda le fond vide de son verre. Elle avait de la peine pour Visenya. Une peine qui lui était étrangère puiqu'elle n'avait jamais apprit à s'attacher à qui que ce soit d'autre que son mari. a quelques exceptions près.
« J'ai cru qu'on m'ouvrait les portes de la liberté quand on m'a fait changer d'identité. J'étais censée rester dans l'ombre de ma cousine toute ma vie et cet échange, c'était l'occasion d'être celle qui brillait. J'ai cru que ma vie commençait, je ne me suis pas rendue tout de suite compte que c'était un cadeau empoisonné. » Dans la vision de l'échiquier que décortiquait Visenya, un flash la traversa soudain. un nom. Cette greluche de cracmolle que Lilith détestait par dessus tout. Asphalt. " Parce qu'Asphalt est une cracmolle. C'est pour ça que tu as du changer de vie. Tu étais leur seule échappatoire à la honte. N'est-ce pas? " c'était sorti tout seul. L'alcool aidant dans ses théories fumeuses. Pour autant, à cet instant, Lilith fut presque sûre de ne pas se tromper. Tout collait parfaitement. Le nom des Dragonstone qu'elles portaient toutes les deux. Cet échange pour quelque chose qui devait être trop important pour prendre le risque de salir la réputation d'une si noble famille. Asphalt. La plaie qui se creusait. La pourriture qui entachait toute une généalogie dont il avait fallu se débarrasser condamnant ainsi une autre âme qui aurait put s'en sortir sans trop de dommages si elle ne s'était pas retrouvée là, au mavais endroit, au mauvais moment dans une famille tyrannique.

Et sa tête lui tournait encore. Elle ne buvait plus. Espérant que cela suffirait à garder ses idées claires. Lilith avait pleinement conscience que les choses dérapaient bien vite à Domovoï's rock. Trop vite.  « Y'a bien assez de gens à sauver sur cette île et dans le château, hey. On pourra pas sauver tout le monde, c'est les Vainqueurs qu'on veut protéger. » Et Lilith cligna des yeux essayant de se raccrocher à ses paroles, sans perdre pour autant le fil de ses pensées qui divaguaient. " Et détruire ce foutu laboratoire." ouais. Cet endroit infernal où des expériences absolument affreuses voyaient le jour. C'était devenu une vendetta personnelle à présent. Depuis qu'elles étaient revenues de la prison, Lilith n'était plus vraiment la même. Elle s'était jurer d'abattre les murs de cet endroit maudit. La discussion allait et venait. Et puis des mots que la brune prononça. Et elle vit le visage de la blonde se fermer. Elle connaissait ce regard. Ce regard qui signifiait que l'espoir s"enfuyait, trop vite pour qu'elle puisse l'empoigner et la ramener à croire. croire encore et toujours plus fort. Parce que rien ne stagnait jamais.

Et puis bien sûr, Lilith avait fait mouches avec ses révélations. Visenya était curieuse. Evidemment elle s'en était douté, Visenya était de ces femmes qui n'abandonnait pas, tout comme elle, elle s'engouffrait dans la moindre petite fissure qu'elle voyait pour l'élargir un peu plus et mettre à jour tout ce qu'il y avait à trouver.  « Votre supérieur, de qui il s'agit ? » Aha. Visenya ne perdait pas le nord. " Si je te le dis. Je serais obligée de te tuer. et ce soir, j'ai pas trop envie de me salir. En plus tu commences à être drôle, ça serait un incroyable gâchis." Elle se mit à rire un peu plus fort, quelques visages se tournèrent vers elle. Elle les soutint avec provocation, défiant leur langue de lui dire quoi que ce soit. Mais les hommes retournèrent bien vite à leur occupations. Satisfaite, Lilith retourna son attention sur la blonde. " Ce genre d'information demande une contrepartie de même équivalent. hum... Ton véritable prénom par exemple." Si elle lui disait pour qui elle travaillait, elle devrait lui expliquer en quoi consistait son travail. Difficile de dire "Bonjour, je suis une espionne du gouvernement bulgare" autour d'un verre. Y'avait mieux comme approche. quelle serait sa réaction? Non pas qu'elle n'avait pas confiance en elle, mais les perspectives que cela imposait étaient tout de même bien plus importantes que si elle ne se trouvait être qu'une assaillante ayant trahit son camp. Sa mission était bien plus grande que ça. . « Est-ce que je suis surprise ? Attends, je réfléchis. » La taquinerie. Encore? Combien de verres avait-elle bu pour se permettre une telle complicité? Une réponse : beaucoup trop. Et elle ne s'arrêtait pas. Le visage de Lilith s'étira dans un sourire.  « J'sais pas. Je suppose que tu ne laisses rien au hasard, hein ? »  " Moi j'en avais rien à foutre concrètement. J'ai pas eu le choix." oops. avait-elle dit ça à voix haute ? Ses yeux s'agrandirent de surprise. Elle n'avait pas choisit son nom. Gabriel non plus d'ailleurs. ça les avait beaucoup amusé de lire leur vie factice comme le rôle d'un personnage fictif à jouer, sur quelques morceaux de papiers. Maintenant, c'était un poids. un boulet qu'ils tentaient de tirer sur le sol.  « Je me disais aussi, quand même. T'as plutôt une tête à t'appeler Brigitte Dupuis. » Et Lilith releva le regard pour la fusiller du regard. " J'ai une tête à manger des cuisses de grenouilles et des escargots?" Bah quoi? C'est pas ce que faisait les français

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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Dim 14 Mai - 22:32

« Je crois que tu te trompes. Je crois que y'a TOUJOURS quelqu'un qui attend quelque part tu vois. Moi mon père il m'a toujours dit que c'est pas parce qu'on voit pas la solution qu'elle existe pas et que t'es seul à devoir y faire face. » Un fin sourire étire ses lèvres ; ça doit être sécurisant, d'avoir des parents pour dire ce genre de choses. Les siens n'ont fait et ne font encore rien que lui rappeler ses obligations et lui rabâcher la confiance qu'ils placent en elle et le poids qui pèse sur ses épaules. C'est un peu laçant. Qui voudrait d'une vie pareille ? Soupir intérieur ; elle l'avait voulu, bordel. « Mais bon mon père, il me tanne depuis déjà dix ans pour que je lui donne des petits enfants comme un grand père gâteux ALORS j'sais pas trop ce que ses paroles ont comme valeur. » Valkyria joint son rire au tien, et elle se dit bon sang, une famille normale, est-ce que ça devrait la faire autant rêver que ça ? Pouvoir dire "mon père me tanne", c'est rien, mais ça veut dire tellement de choses. Jamais ces mots n'ont été ne serait-ce que formulés intérieurement. Alors franchir ses lèvres ? Du délire. Impensable. Mais c'est rassurant, au fond, de se dire qu'il y en a pour qui les choses se passent mieux, se passent bien. Des gens qu'on a laissé être heureux, au moins un peu. Elle se sent hypocrite et si elle en avait la foi, elle se giflerait mentalement, mais elle n'en a pas vraiment envie. Pour une fois, elle aimerait bien se laisser être amère, ou juste jalouse, sans avoir besoin de le regretter aussi, de s'en empêcher, de prétendre qu'elle est au-dessus de ça. Elle n'est pas au-dessus de ça, elle n'est au-dessus de rien du tout, et elle aimerait qu'on arrête de vouloir lui faire croire qu'elle n'est pas censée se contenter de ça. Phrase compliquée, elle se dit, vaguement. Soupir intérieur ; elle-même n'est pas sûre de comprendre.

« Les sacrifices oui... Mais lorsqu'on sacrifie quelque chose c'est dans l'espoir d'atteindre un but satisfaisant. » Ton regard se durcit et elle le soutient sans ciller, même si intérieurement, elle n'en mène pas large. Elle sait déjà ce que tu vas dire. Son but, à elle, c'est quoi ? Est-ce qu'elle en a seulement un ? «  Toi. Tu n'as pas l'air de quelqu'un qui à trouvé satisfaction. Et crois moi je m'y connais en sacrifice. » Tu es venue appuyer ton visage sur tes mains, et ta voix brusquement plus mélancolique l'interpelle, bien qu'elle ne se sente pas du tout en droit de venir creuser dans la brèche que ton armure semble soudain dévoiler. Malgré la curiosité qui l'habite, elle décide de garder les lèvres scellées, saisissant sans trop de mal que l'alcool en circulation dans vos deux organismes aurait beaucoup trop tendance à vous faire plonger dans les limbes d'une morosité clairement malvenue. Son but à elle, existant ou pas, elle décide de le laisser dans un coin de sa tête sans s'en embarrasser ce soir.

« Pauvre enfant, tu ne sais plus ce que tu dis. » Valkyria se laisse rire, doucement, faisant malgré tout mine d'être agacée par ta nonchalance. Au fond, c'est surtout sa fierté qui parle, et son inexpérience de l'état d'ébriété dans lequel elle commence à s'embourber. Elle n'est pas exactement capable de se rendre compte d'à quel point son impression d'invincibilité est à côté de la plaque. Et puis ce n'est pas exactement comme si tu étais inoffensive. En témoigne l'égratignure sur son bras. Mais elle peut tenir la distance, elle est prête à l'affirmer. A le prouver, si besoin. Demain, une séance d'entraînement musclée s'impose.

« Un animal de compagnie en soi. » Grimace. C'est dur à entendre, les mots la giflent gaiement, elle encaisse sans rien dire, le regard sombre. C'est ce qu'elle était. C'est aussi ce qu'elle a obligé Asphalt à devenir. Après ça, dans quel monde pense-t-elle posséder le droit de se plaindre ? Elle déglutit en silence, reprend le fil de son histoire.
Ton regard s'éclaire brusquement, et elle hausse un sourcil. Quelle connexion ton cerveau vient-il d'établir pour que tu sembles comprendre le sens du monde d'un coup d'un seul ? « Parce qu'Asphalt est une cracmolle. C'est pour ça que tu as du changer de vie. Tu étais leur seule échappatoire à la honte. N'est-ce pas? » Ses yeux lancent immédiatement des éclairs et en un instant, elle a refermé brusquement ses doigts sur ton poignet « Nom d'une gargouille mais tu devrais parler encore plus fort. » siffle-t-elle, les dents serrées. Avant de cligner des yeux, plusieurs fois. Et de te lâcher aussi subitement qu'elle a attrapé ton bras. Son expression dure s'est totalement décomposée. « Je. Pardon. » Elle a chaud, passe une main sur son front en jetant furtivement un regard alentours. Cette information est le secret sur lequel toute sa crédibilité repose, ainsi que la réputation de toute sa famille, la dynastie Dragonstone, qui pèse si lourd sur ses épaules. Sans parler du danger qu'encourt Asphalt si jamais les autres apprennent qu'elle n'a pas de pouvoir magique.
Bien sûr qu'elle le sait, au fond, que tout ça ne veut plus rien dire, que ça n'a ou que ça ne devrait pas (plus?) avoir tant d'importance. Mais ses réflexes sont encore là et elle ne peut vraiment pas lutter contre. Ca la dépasse, c'est Visenya la gamine coincée dans ses os qui agit pour elle, encore un peu, parfois. Dire qu'avant d'arriver ici et de revoir Eva elle était encore convaincue que celle qui intervenait, comme ça, depuis le fond de sa conscience, c'était Valk. Parfois ça la fatigue d'avoir l'impression de jongler entre deux personnalités. Elle est convaincue qu'elle se figure elle-même les choses comme ça, de façon duale, parce que c'est encore un peu trop difficile d'assumer tous les gestes et les pensées de l'une et de l'autre comme étant les siens. Mais au fond elle sait bien qu'elle est putain de toute seule dans son crâne et qu'elle ne va pas pouvoir se cacher éternellement derrière de prétendus réflexes qui appartiennent à quelqu'un d'autre.
Tout ça n'a aucun sens, elle se dit en soupirant. Il faut vraiment qu'elle arrête de boire. Elle souffle, comme pour se calmer. Tout va bien. Le regard qu'elle pose sur toi a un peu plus de substance que vingt secondes plus tôt. Son sérieux est absolu quand elle reprend la parole. « Personne ne doit savoir. Elle risque la mort, si jamais... » D'où est-ce que ça lui sort, cet instinct de protection envers sa cousine ? Oh ça n'a jamais été très loin, l'affection qu'elle lui porte est aussi sincère que contradictoire. Au final, la véritable Visenya n'est-elle pas la seule personne qu'on lui ait réellement laissé le droit d'aimer, malgré tout ? « Fais attention de ce que tu fais d'une information pareille. » Ce n'est pas une menace, loin de là ; et même son air concentré perd de sa superbe à cause de l'alcool qui lui retourne l'intérieur du cerveau. « Je t'en prie. Je t'en ai révélé autant parce que je te fais confiance. Je ne me pardonnerais pas de l'avoir mise en danger s'il s'avère que.. j'ai fait une erreur. » Elle n'aime pas ce qu'elle sous-entend, rechigne à la simple idée d'une telle éventualité. Si tu avais voulu la trahir, tu en aurais eu la possibilité depuis longtemps, et elle le sait. Son inquiétude est excessive. Elle n'a aucun mal à mettre sa propre vie en danger, elle le fait sans ciller, sans avoir peur, même. Quand il s'agit des autres, c'est différent. Mais tu n'es pas son ennemie, elle le sait. Elle ne remet pas ça en question. « Mais je suis sûre que ce n'est pas le cas. C'est juste que.. je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Elle ne devrait même pas être ici. »

« Si je te le dis. Je serais obligée de te tuer. et ce soir, j'ai pas trop envie de me salir. En plus tu commences à être drôle, ça serait un incroyable gâchis. » Commencer à être drôle ? Ca veut dire quoi ça ? Elle hausse un sourcil, incertaine, les sens engourdis par un alcool qu'elle a du mal à gérer dans son sang. Elle commence à se sentir fatiguée, et le sourire qui étire ses lèvres a quelque chose d'un peu aléatoire. « Ce genre d'information demande une contrepartie de même équivalent. Hum... Ton véritable prénom par exemple. » Léger rire, plus vif cette fois. Elle secoue la tête, amusée par le fait que tu considères son véritable prénom comme une information d'une importance équivalente à celle qu'elle t'a demandée. Elle s'apprête à répondre et se fige légèrement, coincée par un elle-ne-sait-quoi. Un petit quelque chose qui lui rappelle que, non, elle ne peut pas lâcher cette bombe-là en riant, comme ça, sur le ton de la plaisanterie. Personne n'utilise ce prénom. Les derniers ont fini par amèrement le regretter. Et elle-aussi, d'ailleurs. « Je m'appelle Valkyria. » Sa voix est rauque. Elle décide que c'est l'alcool. Allez, voilà, c'est fait. Elle souffle.

« Moi j'en avais rien à foutre concrètement. J'ai pas eu le choix. » C'est donc le fameux patron qui a choisi ton identité ? Tout ça a l'air bien compliqué, elle aimerait bien y voir un peu plus clair, et son sourire cache à peine une véritable curiosité. Elle rajoute une boutade, éclate de rire un peu trop fort lorsque tu relèves la tête pour la fusiller du regard. « J'ai une tête à manger des cuisses de grenouilles et des escargots? » elle ne va jamais s'arrêter de rire, à ce rythme. « C'est délicieux, tu serais surprise. » elle articule entre deux éclats de rire, attirant à elle nombre de regards dans la salle. Alors qu'elle commence à grincer des dents pour essayer de se calmer, la musique commence à s'élever dans un coin, accaparant l'attention. Elle souffle, ramène son regard à toi, et te surprend à battre la mesure du bout du pied contre les dalles du sol. Sourire. « Si la scène te démange, fais-toi plaisir, je suis sûre qu'ils sont nombreux à attendre une cavalière » elle fait, railleuse, en croisant les jambes. Elle, elle ne danse pas. Pas dans les bars, en tout cas.

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Evyria All this time you're just tryin' not to lose it. You can always learn to fly ; you never do until you do it. Up high in the middle of nowhere. I could die, but I don't care. Walk slow and low on a tightrope ; hope it lasts but you know, you never know.
And if you're in love, then you are the lucky one, 'cause most of us are bitter over someone. Setting fire to our insides for fun, to distract our hearts from ever missing them. But I'm forever missing you. And you caused it. Amarialt
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Statut du sang : PurMessages : 224Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Lun 12 Juin - 15:52

La tête lui tournait. Il lui semblait que tout se déformait au ralenti estampillant des pastilles de couleurs fades sur un fond de crasse ; de ces visages qui riaient à gorge déployées, jusqu'au barman qui astiquait nerveusement ses verres, un sourire goguenard sur les lèvres. Elle observa longuement la pièce tentant de remettre à leur place des pensées cohérentes. Il lui fallait un point d'ancrage, dès lors le reste suivrait instantanément. Les effluves d'alcool venaient inonder son esprit déjà profondément entaché par la houle de ses idées emmêlée les unes aux autres. Mais elle tenait bon, heureuse de voir que son sens de l'observation, bien qu'amoindrie, ne l'avait pas encore abandonnée. Ni même sa capacité à analyser rapidement ce qui se passait autour d'elle ; ses instincts toujours aux aguets, elle sut que ce soir elle ne risquait rien. Non,  il n'y avait aucun ennemi dans cette salle pleines d'ivrognes cuvant leur misérable vie au fond de leurs verre de whisky. Depuis combien de temps était-elle là, face à la Dragonstone ? Elle n'en savait plus rien, à vrai dire cela n'avait pas une quelconque importance à cet instant précis. Il y avait peut de choses que Lilith savait au sujet de la blonde face à elle. Elle devinait la plupart des choses à travers les demi mots qu'elle lui offrait  en signe d'une confiance solide qui s'était petit à petit tissées entre elle mais il y avait encore certains points  d'ombre qui intriguait l'Irlandaise. Ce soir, bien que Lilith soit avinée par l'enchainement de nectar qu'elle envoyait directement dans son gosier vide, l'espionne n'avait pas les idées assez brouillée pour laisser une telle occasion de cerner certaines choses chez sa nouvelle amie, filer entre ses doigts.
On lui avait apprit plus jeune qu'on trouvait ses amis à travers les épreuves que la vie infligeait. Lilith avait toujours été d'accord avec cet adage. Cela faisait sens. Cependant, il oubliait de préciser que cette amitié gagnée à la sueur du front se colmatait bien plus solidement après quelques verres d'alcool. Et elle toucha certaines cordes ce soir là. Visenya était un puit de secret qui avait intrigué Lilith depuis l'instant même où elle l'avait suivit près du laboratoire. Visenya . Et son masque bien trop parfait pour que rien ne se cache derrière. Visenya. Et le poids d'un titre qui pesait bien lourd sur ses épaules.
C'était indescriptible, ce lien qui s'était formé entre les deux femmes. Quelque chose qui n'aurait probablement jamais marché dans d'autres circonstances au vu de leurs différences flagrantes. Il était toujours étrange de constater à quel point la guerre pouvait rapprocher des êtres qui ne se seraient pas même regarder si les temps avaient été plus serein. Tout son monde à elle ayant été battit autour de son mari, Lilith n'avait jamais prit la peine de laisser qui que ce soit d'autre pénétrer dans son intimité à laquelle elle tenait tout particulièrement. Il n'y avait eu qu'Halo, et uniquement lui pour percer cette carapace solide derrière laquelle elle s'était retranchée. Mais puisqu'on lui avait arraché sa raison, Lilith avait du faire des choix pour survivre. Se Battre. Montrer les crocs. Mordre, souvent. Se taire (difficilement), se faire des ennemis, beaucoup d'ennemis, se faire des amis, rares ceux-ci. Choisir de s'imposer plutôt que de subir les traîtrises des uns et les manigances des autres : puisque tout fonctionnait ainsi sur cette île. Et pendant les premières semaines, elle avait cru devenir folle face à la noirceur asphyxiante qu'elle sentait dans le camp. Les choses auraient d'ailleurs probablement été pire si elle n'avait pas fait quelques rencontre la sauvant de cette démence meurtrière qui s'emparait d'elle à chaque fois qu'elle croisait certains visages.
Et Visenya n'était pas un choix. Visenya était une de ces rencontres que le destin avait mit sur sa route pour lui rendre un espoir qu'elle avait sentit la quitter. Elle n'était plus seule désormais. Et la jeune femme lui avait même apprit une nouvelle qui avait eut tôt fait de la réconcilier avec sa mission ; il y en avait d'autres.

«  Nom d'une gargouille mais tu devrais parler encore plus fort. » les doigts de la blonde se refermèrent sur son avant bras, pénétrant profondément dans son épiderme. Lilith tressaillit et observa la main de son amie. Elle fronça les sourcils et releva ensuite le regard vers Visenya qui cligna des yeux et lâcha prise l'instant d'après. «  Je. Pardon. » Lilith massa son poignet, les idées fourmillant dans sa tête brune. Ainsi, sa déduction était bonne. Il n'avait pas été difficile d'assembler les pièces du puzzle maintenant qu'elle avait tout les éléments. Pour autant, elle ne comptait pas s'en servir ; Tant qu'Asphalt se tenait bien, et qu'elle restait à sa place sans faire de vagues, Lilith lui épargnerait bien des douleurs. Aussi, il valait mieux tout de même posséder une telle information, cela pourrait s'avérer utile. Calmement, Lilith porta le verre à ses lèvres et bu une gorgée comme si rien ne s'était passé, jetant un regard autour d'elle afin d'être sûre que personne n'avait assisté à ce débordement inopiné « Tu sais. C'est en ayant ce genre de réactions impulsives que tu prends le risque de faire découvrir le pot-aux-roses.  » Lilith reposa son verre, un sourire sur le visage. «  Me crois-tu assez stupide pour permettre que l'on découvre des informations aussi importantes sur une erreur aussi stupide ? » D'accord, Lilith n'était pas la personne la plus discrète du monde, mais lorsqu'il s'agissait de maintenir un secret en place, elle prenait grand soin à ne pas laisser des bribes de conversation corrompre tout ce pour quoi elle se battait. «  Alors détend toi un peu. Il n'y a aucun ennemi ici. Regarde les, demain ils ne se souviendront même pas avoir écumé ce bar miteux. » Tenta t-elle de rassurer dans un sourire mi figue mi raisin. «  Personne ne doit savoir. Elle risque la mort, si jamais... » en d'autres circonstances, Lilith lui aurait sans doute répondu que cela lui était bien égal, qu'au contraire , il s'agirait ainsi d'un problème de moins à résoudre sur cette foutue île de malheur. Pourtant devant le regard désespéré de son amie, elle n'en fit rien. Quoi qu'Asphalt fasse comme choix, il s'agissait d'un membre de sa famille. Lilith ne savait qu'elle était le lien affectif qui les unissait réellement au delà de leur lien de sang, mais quoi qu'il en était, cela semblait être important pour Visenya que le secret soit bien gardé. «  Fais attention de ce que tu fais d'une information pareille. » Lilith pencha la tête sur le côté, ne sachant trop s'il s'agissait là d'une menace ou d'une supplication. Au vue de l'attitude quelque peu perdue de la blonde, Lilith préféra pensé qu'il s'agissait plutôt d'un conseil avisé à ne pas remuer des choses qui ne la concernait pas.  Soit. Pour l'instant, la cracmolle n'avait pas empiété sur ses plates bandes et bien qu'elle soit le toutou muselé du sorcier dont elle s'était faite ennemie, elle ne toucherait pas à un seul de ces cheveux. Elle était bien trop insignifiante pour qu'elle perde son énergie à tenter de la faire tomber. Et au delà de cela, elle ne souhaitait pas perdre l'amitié de Visenya. «  Je t'en prie. Je t'en ai révélé autant parce que je te fais confiance. Je ne me pardonnerais pas de l'avoir mise en danger s'il s'avère que... J'ai fait une erreur. » Lilith grimaça et roula des yeux dans ses orbites «  Crois moi. Si je voulais te trahir, voilà bien longtemps que le nœud se serait refermé autour de ta gorge et que je t'aurais moi même montée sur la potence avant même que tu ne comprenne quoi que ce soit. ». Et elle n'en avait rien fait, Visenya aussi aurait très bien pu la livrer au lion. Pourtant aucune d'elle ne s'était trahie pour une raison evidente : elles étaient du même côté. « Mais je suis sûre que ce n'est pas le cas. C'est juste que... Je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Elle ne devrait même pas être ici. » La brune passa une main dans ses cheveux emmelée. Il faisait chaud. Beaucoup trop chaud et elle n'aimait pas du tout la tournure que prenait cette conversation, il était temps de radoucir les mœurs une bonne fois pour toute et de rassurer la panique de la jeune femme assise en face d'elle. «  Je ne compte pas parler de ce secret à qui que ce soit. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'en ai quelque chose à faire de ce qui arrive à Asphalt mais néanmoins, j'aspire à ce que toi tu sois en sécurité. Alors, je veillerais à ce que personne ne se mêle de cela.  » Finit-elle par ajouter avant de reprendre une gorgée de son verre. «  Alors cesse ta petite crise de paranoïa et profite de ta soirée par la barbe de Merlin ! »

Et c'est ainsi que le cours de la soirée se radoucit, aussi rapidement que la tension était arrivée. Les yeux posée sur la blonde face à elle, quelques ébauches de secrets enfin divulgués, Lilith attendit que la jeune femme révèle sa véritable identité. «  Je m'appelle Valkyria. » Et l'irlandaise eut un petit rire, elle observa aux alentours, autour d'eux, personne ne semblait ne serait-ce que les voir. Chose promise chose dûe. Elle attrapa son verre qu'elle leva face à la blonde à qui elle fit un clin d'oeil enjoué. «  Lilith Whelan. Espionne du gouvernement bulgare. À ton service. » et le vida d'une traite dans un geste qu'elle voulu dramatique. Le verre une fois vide, Lilith éclata de rire. Elle avait toujours rêvé de dire cela à haute voix. A l'air intrigué de Valkyria, elle sut qu'il lui faudrait quelques détails sur cette révélation. « C'est une longue histoire mais en résumé simple. Mon mari et moi sommes ici pour proposer la protection du gouvernement aux vainqueurs.  » Et ils avançaient doucement dans ce dessein. Trop doucement. Ce qui agaçait royalement la brune.

«  c'est délicieux, tu serais surprise. »  Une grimace. Non merci. «  Je vous laisse ce mets délicat votre altesse » se moqua t-elle gentiment avant de commencer à taper du pieds sous la table au rythme de la musique qui commençait à se faire entendre de façon plus sonore. Sa tête lui tournait encore un peu plus. Ce rythme ressemblait à s'y méprendre a la mesure sur laquelle son mari et elle avait dansé à la st Patrick, quelques mois avant d'entreprendre cette mission qui s'éternisait. «  Si la scène te démange, fais-toi plaisir, je suis sûre qu'ils sont nombreux à attendre une cavalière. » à l'instant même où la blonde finit de prononcer ces paroles, Lilith se leva et attrapa le bras de son amie. «  Fort malheureusement pour eux, j'ai déjà une cavalière. » Et elle n'attendit pas que la jeune femme la suive. Elle la tira sans ménagement, de toute ses forces malgré les râles et le refus de la blonde qui tenta de s'esquiver à la poigne de la brune. «  Mais cesse donc de faire ta princesse ! Aller ! Même les guerriers savent faire la fête ! ». Lilith sauta sur la table, quelques voix se mirent à chanter en chœur autour d'elle tandis qu'elle riait. Elle riait à gorge déployée sous une ambiance qui devint aussitôt beaucoup plus chaleureuse. «  Si tu ne montes pas je viens te chercher moi-même ! » et elle n'y manquerait pas.

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I see your true colors shining through
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