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 Valkilith II || If you want to get out alive

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Statut du sang : Plus pur que le cristalMessages : 384Date d'inscription : 05/04/2016Localisation : Domovoï's Rock, cachée dans un coin
Ҩ Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Lun 20 Mar - 23:49

Chaque regard égaré autour d'elle lui montre le visage d'un ennemi. Quel que soit le lieu, quel que soit le moment. Elle est seule au milieu des ombres, et même le miroir dans lequel elle se croise, parfois, renforce son sentiment d'insécurité. Les quelques regards bienfaisants qu'elle rencontre sont graves, sombres, malgré la bonne volonté qu'ils dressent en fer de lance. Ils n'ont que ça. Une dizaine de bras et de la bonne volonté. Dire que, parfois, elle se dit que ça suffira. Parfois, elle se dit qu'ils vont réussir à accomplir quelque chose, à faire bouger la situation, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Pas aujourd'hui, pourtant. Aujourd'hui elle est fatiguée ; elle n'a pas beaucoup dormi. Matthew a tenu à s'accaparer un peu de son attention. Entre autres. Elle soupire du bout des lèvres, se force à garder le dos droit, le menton haut lorsqu'elle s'avance. Intérieurement, chaque pas esquissé est un effort surhumain. Elle se traîne, triomphante, parce que c'est ce qui doit sembler. Mais elle se traîne. Les forces lui manquent, la volonté aussi. Elle n'a plus grand chose pour la porter et elle a l'impression de se casser la gueule. Qu'est-ce qui peut la retenir, lui rendre son équilibre, au milieu de tout ça ? Fermer les yeux sur le précipice ne l'empêche plus d'avoir le vertige. Et cette fois elle la voit bien, la chute qui l'attend. Pas besoin d'avoir fait Yale pour savoir qu'elle ne lui laissera aucune chance.
A la porte d'une échoppe qui borde la ruelle, son regard accroche une chevelure rougeoyante ; elle sursaute sans le vouloir. Eva est de dos, s'adresse à quelqu'un à l'intérieur avec véhémence ; est-ce que ça étonne quelqu'un. Les éclats de sa voix lui parviennent et elle se fige au milieu de la rue. De toute évidence, la violoniste ne va pas tarder à sortir, elle va se retourner, et se retrouver face à Visenya ; laquelle ne se sent pas le courage d'affronter sa Némésis. Elle a peur, même, et l'effroi la gagne un peu plus dès lors qu'elle se rend compte de ce fait. Son cœur s'emballe et elle se hait. La démarche raide et rapide, elle s'enfonce dans une ruelle perpendiculaire,  rabat son capuchon sur ses épaules, laisse sa cape enrouler sa silhouette. Les profondeurs du village seront un parfait refuge à sa détresse. Peu de chance que quelqu'un la reconnaisse, là-bas. En marchant, elle s'applique à rentrer méthodiquement chacune de ses mèches dorées sous la capuche, plus concentrée qu'un agent spécial, comme si cette tâche relevait de la plus haute importance. Pour ne pas laisser son esprit et ses pensées s'échapper trop vite. Retarder l'inévitable. Elle sait bien faire, Visenya. Même son mariage attend depuis cinq ans. Un petit rire mauvais, à peine audible, s'échappe de ses lèvres. Elle se hait. D'une force.

« Slivovitsa » elle lâche en écrasant quelques pièces sur le comptoir du bar dans lequel elle s'est réfugiée, prenant bien garde à rester enveloppée de sa cape. Même ainsi, elle a bien remarqué que les regards se sont tournés vers elle quand elle est entrée. Elle n'a jamais foutu les pieds ici, pourtant. Elle espère que personne ne connaît le visage de Visenya Dragonstone en ces lieux parce qu'elle risque de ne pas se montrer digne du nom qu'elle porte, ce soir. L'eau de vie s'écoule de la bouteille à son verre puis de son verre à sa gorge. Lorsqu'elle claque l'objet contre le comptoir pour en redemander une dose, elle croit sentir le regard du barman peser sur sa capuche. Mais elle s'en fout. Elle paiera en sortant. La première rasade lui a brûlé la gorge, l'estomac, et absolument tout ce qu'il y a entre les deux. Elle ne doit de ne pas s'être effondrée sur le sol en toussant qu'à une incroyable maîtrise d'elle-même et de sa respiration. La chaleur se répand déjà dans son ventre ; elle a un signe de tête sec à l'attention de l'homme qui l'a servie et s'empare de son verre en se levant pour rejoindre une table dans un coin sombre.
Une grosse demie heure plus tard, elle est repartie chercher la bouteille.

Elle ne sait pas ce qu'elle fait. Ses lèvres se trempent presque systématiquement dans la liqueur, qui glisse dans sa bouche, dans son corps ; qui la brûle et la remplit. Ca ne comblera aucun vide, elle le sait, au fond. Mais finalement, ça fait partie de ces choses qu'elle n'a jamais essayées. Qu'elle a toujours fait comme il fallait, parce qu'il le fallait, pour qu'on dise d'elle qu'elle était parfaite. L'alcool est un élément essentiel de la vie de noblesse. Mais les grosses cuites entre copains ? Nan. Pas vraiment. Elle s'en accorde une ce soir - mais sans les copains -, qu'elle prend comme un dû, comme l'une de ces innombrables choses dont elle a été privée, et avec le sourire s'il vous plaît. Et en même temps, qu'est-ce qu'elle se sent ingrate et hypocrite, de ne pas vouloir de tout ça, de leur reprocher sa vie. Combien de personne auraient tué pour être elle ? Elle, elle aurait tué pour être elle. Maintenant elle tuerait pour être qui que ce soit d'autre. Qui que ce soit, mais pas cette conne de Vinseya Dragonstone. En plus, cette abrutie a le magnifique avantage de tenir remarquablement l'alcool. C'est son sentiment en tout cas ; bien que le capuchon sur sa figure commence à lui tenir sérieusement chaud.

Du coin de l'oeil, elle voit un type s'approcher. Son pantalon est troué, il boite un peu. C'est le genou, elle diagnostique aussitôt. Son regard parle pour lui ; les images qu'elle y voit la dégoûtent immédiatement. En plus, franchement, elle est pas d'humeur. Elle a déjà rempli son prétendu devoir conjugal cette nuit, qu'on lui foute la paix, merde. A cette pensée, elle a presque la nausée. « Je te conseille pas de t'approcher d'un pas de plus » elle prévient, sans l'ombre d'un sourire sur le visage, ses yeux cachés dans l'ombre de sa capuche rivés sur ceux du grand type au sourire en coin qui ne semble pas du tout la prendre au sérieux. Il ouvre la bouche, sûrement pour fanfaronner, en faisant un pas de plus en avant. Erreur. Elle l'avait prévenu, pourtant. Son talon écrase la rotule dans un mouvement sec, soudain, brutal. Elle serre les dents pour ne pas crier en même temps qu'elle frappe tellement ça fait du bien. Et elle se hait un peu plus. L'homme tombe par terre d'un seul coup, étouffant un cri de surprise et de douleur. Les regards se tournent vers eux une seconde, et elle craint un instant de s'être attirée beaucoup plus d'emmerdes que prévu. Mais non ; ils retournent tous très vite à leurs occupations. Les bagarres sont sûrement monnaie courante ici. Elle hausse les épaules. Celle-là est déjà terminée. « Pauvre salope » grogne le type en essayant péniblement de se relever ; elle bondit sur ses pieds à peine la dernière syllabe prononcée, repoussant sa chaise qui ripe contre le sol. Sa cape s'écarte un peu, sa baguette est apparue dans sa main ; elle est quasiment sûre qu'elle fait peur. Assassin's creed style. « Crevard » elle crache, accélérant le mouvement de la pauvre larve humaine qui avait déjà commencé à ramper brusquement un peu plus vite vers sa place initiale, et ça lui arrache un sourire mauvais et satisfait, avant qu'elle ne se rassoit, tranquillement, comme si de rien n'était. Et le verre à sa bouche, histoire de. Excellente soirée en perspective.


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And if you're still bleeding, you're the lucky one. 'Cause most of our feelings, they are dead and they are gone. We're setting fire to our insides for fun, collecting pictures from the flood that wrecked our home. It was a flood that wrecked this. And you caused it.
And if you're in love, then you are the lucky one, 'cause most of us are bitter over someone. Setting fire to our insides for fun, to distract our hearts from ever missing them. But I'm forever missing you. And I caused it.
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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Mar 21 Mar - 10:40

« Ben alors les gars, c'est comme a que vous vous refaite ? Va sérieusement falloir songer à changer de tactique là.» piqua une brune assise à une table ronde avant de tendre les bras et de récolter les pièces de monnaie posées sur la table. 3 hommes la regardèrent faire en râlant. Mais le jeu c'était le jeu (ma ptite Lucette) et même eux n'avaient pas les moyens d'aller à l'encontre des règles. «  J'suis sûre que tu triches. Les dames, ça joue pas aussi bien. » Lilith ria à gorge déployée. «  Faut croire que si. Aller soit pas mauvais joueur et paie ta tournée Doskaroff. » Sans se faire prier, le malabar leva le bras pour commander une nouvelle tournée d'alcool, trop heureux d'avoir trouvé une excuse à sa saouler dans ce pub miteux que Lilith fréquentait régulièrement depuis qu'elle était à Domovoï's rock. Pas par plaisir non, mais bien parce que dans son travail elle avait apprit que le meilleur moyen d'en apprendre plus sur la culture d'un pays, d'une civilisation, d'un groupe de personnes c'était de fréquenter les bars. Il n'y avait rien de plus intéressant, on y trouvait de tout. D'abord parce que ça donnait l'impression (complètement artificielle bien sûr) que Lilith s'adaptait aux coutumes de Domovoï's rock et savait s'installer confortablement dans ce monde sordide jusqu'à aller fréquenter les villageois jusqu'au tréfonds de leur île putride, ainsi les soupçons pesant sur elle stagnaient et on lui fichait la paix pour un temps. Et ensuite parce que les langues se déliaient facilement lorsque l'alcool coulait à flot, ainsi elle pouvait en apprendre plus sur les rumeurs qui circulaient à propos des assaillants au village ; et si pour certains ces clameurs étaient purement fantasmagoriques, certaines fois elles s'avéraient être profitable  dans le fond.  
Quelques liqueurs. De la fumée. Des effluves fortes qui engourdissaient doucement la salle. Des rires qui se faisaient de plus en plus sonores. Certains tapaient du poings sur la table pour se faire entendre tandis que d'autres répondaient en criant bruyamment avec jovialité. Il y avait peu de femmes dans le pub. Et le peu d'entre elles qui s'y trouvaient ne restaient pas bien longtemps ; soit parce qu'elles faisaient ce que leur travail les obligeaient à accomplir, soit parce qu'elles prenaient peur et décidaient de rentrer dans le trou à rat qui leur servait de foyer. Mais Lilith avait trouvé une place, et si au début on l'avait regardée d'un œil mauvais, peu à peu les villageois s'étaient habitués à sa présence.
Si Cendre n'était pas des plus remarquables pour se faire discrète, elle savait par contre parfaitement affronter ce genre de lieux et se fondre dans la masse des ivrognes. Parce qu'elle passait dans leur tête comme un courant d'air. Au matin, elle ne serait qu'un murmure dans leurs esprit, un murmure qui revenait de temps en temps les hanter avant de les replonger dans les limbes de leur propre vie médiocres et cassée par la malédiction du rocher qui les guidaient tous pour la plupart. Parce que dans cet endroit, la subtilité n'était pas de mise, avoir des manières n'était pas très apprécié auprès de ces messieurs aux attitudes plus que rustiques.
Bas fonds de l'ivresse. Certains dormaient déjà sur la table en grommelant quelques insanités dans leur sommeil. D'autres chantonnaient sans raison apparentes tandis qu'au fond de la salle, les esprits s'échauffaient. Lilith savait comment cela finirait, comment cela finissait toujours ici. L'atmosphère sale et grisâtre plongeait l'assemblée dans une sorte de torpeur métaphysique. Une scène surréaliste digne des plus grandes peintures baroques se mouvait devant ses yeux observateurs. Le vice avait plusieurs visages : celui de la luxure, celui des excès d'alcool, de drogues en tout genre, de jeux, de violence. Lucifer y aurait trouvé son compte parmi toutes ces âmes déchues et privées de bon sens moral. Et elle ? Elle était là, impassible face à la détresse que les yeux de ces autres lui renvoyait à chaque fois qu'elle venait. Il n'y avait rien de personnel,  mais elle s'en fichait éperdument qu'ils noient tous désespoirs dans de tels artifices. Tout ce qui comptait c'est qu'elle accomplisse bien son rôle et pour cela, elle devait se jouer d'eux, maintenir la distance.

Puis une silhouette différente pénétra dans la salle obscure. Malgré l'alcool qui irradiait les veines des quelques tocards qui trainaient là, elle ne passa pas inaperçu par la souplesse du pas qui la mena directement vers le comptoir. Une cape cachait son corps et une capuche enveloppait son visage mais Lilith ne s'y trompa pas, la forme dissimulée derrière le tissu n'avait rien à voir avec la populace ici présente. Elle n'était pas habituée à ces lieux. Ça l'intrigua. Alors qu'un homme lui parlait à côté, Lilith leva la main pour le faire taire et continua de ne pas lâcher du regard la sorcière qui avait pénétré le Pub. Elle commanda beaucoup à boire. Beaucoup trop à boire. Clairement, celle-ci n'était pas la pour se mêler à la foule, la personne était là pour oublier quelqu'un, quelque chose... Et ce n'était à priori pas quelque chose qu'elle avait l'habitude de faire.
Lilith était trop loin pour l'entendre parler de façon claire et distincte mais lorsqu'un des soûlards se traîna jusqu'à elle, quelque chose dans l'attitude de la femme la frappa. Son ton. Sec. Piquant. Fendant l'air comme une épée fendrait le crâne d'un ennemi. Le tintement de la voix lui parlait. En fouillant quelques secondes dans son esprit, elle fit l'analogie. A peine eut-elle le temps d'assembler les pièces du puzzle qu'il était trop tard, Valkyria avait déjà frappé. L'homme était tombé au sol. Évidemment, il venait de s'en prendre à bien plus fort que lui. Pourtant, cela ne ressemblait absolument pas au comportement des plus subtils de Valkyria. Quelque chose n'allait pas dans son attitude (hormis le fait qu'elle avait bu beaucoup d'alcool. Beaucoup. Beaucoup trop d'alcool.), Visenya n'aurait jamais prit le risque de se faire remarquer de la sorte.  Heureusement pour elle, les bagarres étaient fréquentes dans le pub, aussi chacun retourna vite à ses occupations sans se préoccuper de la suite des événements qui avait attiré leurs regard quelques secondes. Des insultes fusèrent dans les deux sens. Valkyria s'était levée, Lilith reconnu aussitôt la baguette de celle-ci, Il n'y avait plus aucun doute sur son identité malgré le soin qu'elle prenait à ne pas montrer son visage. L'homme ne broncha plus, rampant au sol avec difficulté et lorsque la blonde se rassit pour reprendre une gorgée de sa mixture, Lilith songea que peut-être les choses s'arrêteraient là. Mais l'imbécile s'était relevé et pointait sa baguette dans le dos de la femme qui n'avait aucune idée de ce qui se tramait dans son dos. Rapide, Lilith sortit sa propre baguette, se glissa derrière l'Homme, attrapa sa main libre qu'elle lui enfonça dans le dos pour le maitriser et de l'autre enfonça sa baguette dans son cou en murmurant à son oreille.  « Attaquer une femme de dos ? Voyons, tu n'y penses pas sérieusement ? » Sous le râle de l'homme, Cendre appuya un peu plus sa baguette. «  Je te laisse approximativement 2 secondes pour ramasser tes affaires et bougez de là si tu ne veux pas passer ta vie à manger de la purée de citrouilles parce que je t'aurais fait avalé toutes tes dents. Compris ?» L'homme acquiesça, se disant probablement qu'il aurait mieux fait de rester chez lui ce soir. Probablement oui. Lilith desserra son poignet et le laissa partir sous un dernier regard noir. L'homme n'en menait pas large, il prit sa veste et sortit du bar sans se faire prier.  Une fois l'homme hors de son champs de vision, Lilith s'avança vers le comptoir et prit place près de la blonde qui continuait d'enfiler les verres comme s'il s'agissait du petit lait. « Qu'est ce que tu fous bon sang ?! T'as perdu la tête ? Tu ne devrais pas être là Visenya, cet endroit n'est pas digne de ton rang ! » Pourquoi diable avait-elle eut l'idée saugrenue de venir se terrer dans ce trou ? Et surtout pourquoi avait-elle la descente si facile. Enfin, pour une fois, ce n'était pas elle-même qui créait les problèmes. Pour une fois la tempête n'était pas provenue d'elle. Bien qu'elle se soit malgré elle retrouvée mêlée à un nouveau dessein qui lui échappait complètement «  tu te rends compte que si quelqu'un te reconnaît tu vas perdre ta crédibilité ? » murmura t-elle en balayant la salle du regard à la recherche de sorciers susceptible de connaître son visage. Elle doutait qu'il y en ait mais dans le cas contraire, il fallait rester prudent. L'image des Dragonstone était ce qui permettait à Valkyria d'avoir une certaine influence malgré ses manigances, il était hors de question qu'elle perde ce potentiel. Lilith soupira. Visiblement, Visenya n'était pas son état normal. Le barman les observait de loin. Lilith l'interpella. «  Amène la petite sœur de la premiere bouteille au lieu de nous regarder comme un troll des montagnes. Des retrouvailles ça se fête ! » essaya t-elle de baratiner avec un sourire enjôleur afin que celui-ci cesse de les scruter. «  Et t'inquiète ! Elle est avec moi ! J'men occupe ! » un clin d'oeil suffit à faire lâcher prise le barman qui rapporta la bouteille avec un grand sourire. «  Cadeau de la maison, Woodsen. Elle à pas l'air commode ta copine, essaie de faire en sorte qu'elle ne fasse pas fuir toute ma clientèle. »  dit l'homme un soirire en coin en faisant un mouvement du menton pour montrer la blonde.  « Merci Piotr, t'es un amour. Mais non rassure toi ! Tu sais ce que c'est hein ! » et voilà à quoi elle en était réduite. Flirter avec ce bon cher Barman pour éviter d'attirer les soupçons sur son amie. Lorsque Le serveur se retira plus loin prendre des commandes, Lilith se tourna vers Valkyria. «  Tu as au moins de la chance sur une chose, Si ce monde n'est clairement pas le tiens, moi j'en connais certaines cordes. Maintenant dis moi... qu'est ce qui te pousses à venir ici ? »


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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Mar 21 Mar - 16:36

Elle ne se méfie plus, ou presque plus. Ses sens sont légèrement anesthésiés par l'alcool ; elle est plus insouciante qu'elle ne devrait l'être, surtout après avoir renvoyé d'où il venait un malfrat des fonds les plus sombres de l'île maudite. Ses yeux toisent la bouteille posée devant elle, comme si elle la défiait. Ou bien peut-être est-ce son reflet déformé qu'elle regarde de cette façon. Au travers d'une bouteille de tord-boyaux. Ça la change, elle se surprend à penser, apercevant au dernier moment la baguette pointée dans sa direction. Elle sursaute comme si la foudre venait de frapper la terre à deux centimètres d'elle, sent son ventre se contracter et s'empêche de fermer les yeux en comprenant qu'il est trop tard pour esquiver ; elle attend que l'éclair fuse, s'apprête à encaisser. Mais l'éclair ne fuse pas. Elle cligne plusieurs fois des yeux, aperçoit une baguette posée sur la gorge de l'homme, visiblement coincé dans une clef de bras impitoyable. Elle entend ta voix, mais ne fait pas immédiatement le lien. Elle est presque irritée de cette intervention, se fait violence pour rester assise à sa place et ne pas balancer un incarcerem pour que l'autre s'étouffe un peu dans sa bave pour qu'il comprenne bien la leçon. Une petite voix appelée Bonsance l'implore de se calmer et elle décide de l'écouter ; elle essaie, en tout cas. Remplit à nouveau son verre en ayant le sentiment de faire ce qu'il faut pour que les choses s'arrangent. « Qu'est ce que tu fous bon sang ?! T'as perdu la tête ? Tu ne devrais pas être là Visenya, cet endroit n'est pas digne de ton rang ! »

Elle lève le nez et voit que tu t'es assise juste en face d'elle. Son regard est mauvais, tes paroles l'exaspèrent. Sa mère aurait pu lui sortir une réplique pareille. « I will do as it pleases you, mother » elle fait, pompeuse jusqu'au bout des ongles, esquissant un drôle de sourire charmant qui meurt très vite à l'orée de ses lèvres. « tu te rends compte que si quelqu'un te reconnaît tu vas perdre ta crédibilité ? » Cette fois, elle soupire clairement « C'est bon, t'as fini ? » Retour au bulgare. Elle n'aime pas qu'on lui fasse la leçon, même quand elle est effectivement en tort. Sa mauvaise foi la perdra, mais elle n'a pas le courage de faire le moindre effort, même pour toi. Tu la pardonneras, dis ? Valkyria s'en voudra peut-être de s'être comportée comme ça, après. Mais ce soir, ce soir vraiment, elle ne se soucie de plus rien. Juste de sa bouche trop sèche qu'elle humecte régulièrement ; trop régulièrement, al'air de lui crier ton regard surpris. Mais au final, tu ne l'empêches pas de continuer sur sa lancée, et elle t'en est reconnaissante. Elle n'aurait vraiment pas eu envie de se battre avec toi ce soir. « Amène la petite sœur de la première bouteille au lieu de nous regarder comme un troll des montagnes. Des retrouvailles ça se fête ! Et t'inquiète ! Elle est avec moi ! J'm'en occupe ! » Elle ne peut retenir un léger grognement ; elle n'est pas une gosse à surveiller ni une sauvage qu'on doit empêcher de faire des conneries. Elle avait prévenu le type. Merde. La prochaine fois il la prendra au sérieux.

L'échange se passe avec l'homme sans qu'elle y prête attention, occupée qu'elle est à ne pas se mettre encore en colère. La voix presque chantante qu'elle entend lorsque tu t'adresses à lui lui arrache un sourire caustique. «  Tu as au moins de la chance sur une chose, Si ce monde n'est clairement pas le tiens, moi j'en connais certaines cordes. Maintenant dis moi... qu'est ce qui te pousses à venir ici ? » « Le calme et l'anonymat » elle grogne en te glissant un regard indéchiffrable, avant de regarder la porte. C'était bien parti avant que cet abruti ne vienne la faire chier. Son regard se repose sur le verre quasiment vide posé près d'elle. « Et ça, aussi. Tu me resservirais pas, tiens ? » elle est bourrue sans le vouloir, se rend à peine compte de son incivilité. Les cordes qu'elle manipule habituellement avec aisance lui semblent aujourd'hui toutes brouillées. La question qu'elle a esquivée, c'était un parfait réflexe. Comme quoi, ils sont bien rodés. « Tes cordes, donc, c'est de faire du charme au barman ? » elle grince, en essayant de plaisanter, bien que ce soit de très mauvais goût. « J'suis trop conne, si j'avais su que c'était le meilleur moyen de passer inaperçue j'aurais laissé l'autre ordure s'approcher un peu plus près. »


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Dernière édition par Valkyria V. Dragonstone le Mer 22 Mar - 0:17, édité 1 fois
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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Mar 21 Mar - 21:33

L'atmosphère s'était faite plus sale encore. Les Hommes avaient continué à boire. Entonnant des chansons en Bulgare. Mais son attention n'était désormais plus focalisée sur les autres, non son attention s'était concentrée sur la Dragonstone qui ne semblait pas être au top de sa forme. Elle s'en inquiéta. Pas parce que Lilith était d'une nature à s’inquiéter pour les autres, mais parce que celle-ci avait réussi à susciter le respect et une attention toute particulière à l'espionne. De plus, Valkyria n'était pas femme à se laisser abattre de ce qu'elle avait pu voir jusque là, il fallait qu'elle ait une bonne raison pour se livrer à de telles bassesses.
Mais pourquoi diable se retrouvait-elle toujours dans des situations aussi excentriques ? Même lorsqu'elle ne faisait absolument rien pour les provoquer, les tempêtes venaient l'entourer et la prendre malgré elle.
Elle soupira, Clairement Visenya n'allait pas lui rendre la tâche facile. Elle était déjà insupportable avec les regards qu'elle lui lançait, bientôt Lilith allait devoir s'excuser de l'avoir aidé à se débarrasser une bonne fois pour toute du sale type qui avait osé affronter son courroux. Oh elle n'avait pas douté de ses capacité à le mettre définitivement hors course, mais elle savait que Valkyria tenait à sa réputation. Et il se trouvait qu'une rumeur se répandait très vite sur le rocher et aurait tôt fait d'arriver jusqu'au camp des assaillants.
Elle n'aurait pas un merci. Pas un seul sourire désolé. Rien. Mais qu'a cela ne tienne, Cendre n'était pas là pour relever la mauvaise foi de son alliée. Absolument pas. Lilith n'avait jamais attendu de reconnaissance de personne de toute façon et si il y avait bien quelque chose qu'elle avait saisit c'était le caractère fier et orgueilleux de la blonde.
Elle devait sans doute la détester actuellement de la voir dans cet état.  « I will do as it pleases you, mother » Elle leva les yeux au ciel. Ingrate petite princesse qui se laissait allait à une langue trop fourchue pour être noble. Lilith ne lui en tiendrait pas rigueur. Pas ce soir. Parce qu'avec le temps elle avait su déceler la détresse des autres même dans leurs sarcasmes. Parce qu'elle même se cachait souvent derrière du cynisme pour ne pas avoir à se montrer sous son jour le plus clair. Non, Lilith ne relèverait pas. Cependant, la brune du se retenir de ne pas secouer la blonde et de lui dire de reprendre ses esprits et d'arrêter de se comporter comme la dernière des pimbêches de la planète. Elle valait mieux que ça tout de même.

Il y avait trop de verres qui défilaient jusqu'aux lèvres de la jeune femme, déjà gercées par l'alcool. Elle ne comptait plus. Visenya ne devait plus compter non plus à en croire par la flamme qui luisait dans ses iris bleus qu'elle pouvait aisément apercevoir sous sa capuche à présent. Son teint de porcelaine était devenu écarlate, traduisant de son flirt avec l'eau de vie. Et pourtant elle tenait encore debout. Pour combien de temps cela dit ? Evidemment, Une femme de son rang avait assisté à bon nombre de soirées et avait du sans doute apprendre à boire sans finir ivre et puis… C'était Visenya, le caractère en disait long sur sa capacité à tenir l'alcool. Mais même les guerriers finissaient par chuter et à force d'aller toujours plus loin, Valkyria allait tomber elle en était certaine. « C'est bon, t'as fini ? » Self control. Ne pas lui en retourner une pour lui remettre les idées en place. Surtout ne. Pas. Tenir. Compte. De. Son. Comportement. Difficile à tenir. Ses poings se serrèrent et elle du inspirer profondément avant de se résoudre à ne pas traîner la blonde hors de pub miteux pour lui expliquer la manière dont elle devait se tenir. Visiblement, ce n'était pas elle qui parlait et les effluves infernales des mixtures englouties pouvaient en témoigner. C'est avec tout les efforts du monde que Lilith répondit. «  J'aurais fini quand je serais sûre que t'es pas en train de foutre en l'air ta réputation pour on ne sait quelle histoire. » Une autre gorgée. Lilith roula des yeux. «  Je ne vais pas te traîner dehors. Tu as sans doute tes raisons. Raisons qui doivent d'ailleurs être fort importantes pour que tu prennes le risque de te faire remarquer de la sorte.  Cela dit je peux rester ici pour être sûre que tu ne t'attire pas des ennuis.  Tu sais du genre à provoquer une bagarre générale. Donc. À priori tu vas devoir t’accommoder de ma compagnie. » Ce n'était pas une question. Lilith resterait, que Valkyria le veuille ou non.

Lorsque le barman revint avec la bouteille, Lilith le remercia avec entrain et le gratifia d'un regard des plus agréable. Elle devenait bonne à ce jeu là. Plutôt douée avec Yassen, elle avait vite comprit que les hommes étaient facilement moins sur leur garde lorsqu'on leur souriait plus que lorsqu'on les mordait. Certains aimait les deux. Visenya grommela. Enfin plus exactement, elle grogna. Pour un peu, Lilith en aurait rit si elle n'avait pas la crainte de froisser la jeune femme et que celle-ci fasse quelque chose de totalement stupide. Mais pour une femme qui n'avait jamais un mot déplacé, la voir baisser les barrières était quelque chose de fort divertissant il fallait l'avouer. « Le calme et l'anonymat » Bien sûr. Elle mentait, elle n'avait pas besoin d'être devin pour le savoir. L'ironie dans sa voix se faisait clairement sentir malgré l'alcool qui devait obscurcir son jugement. «  Le calme… Mais oui bien sûr prend moi pour un hibou. T'as failli rendre infirme un homme alors en terme de tranquillité, on repassera hein. » Argua t-elle de façon sarcastique en se remémorant la défense que la blonde avait eut. Lilith se servit un verre elle aussi. En signe de bonne foi. Elle qui s'était jurer de ne pas boire afin de rester réactive en cas où quelque chose viendrait lui faire front, cela semblait être loupé. Néanmoins, elle se débrouillerait pour garder ses idées claires, pas besoin qu'une autre femme se laisse aller à ses émois ce soir. Même si elle aurait eut largement de quoi entre sa séparation avec Halo et les soupçons qui pesaient sur elle et qui devenaient de plus en plus difficile à nier. Cendre porta le verre à ses lèvres et en un mouvement de tête arrière, le vida d'une traite avant de venir le claquer sur la table dans une grimace.  « Et ça, aussi. Tu me resservirais pas, tiens ? »  Sans un mot, elle attrapa le verre vide de la blonde et le rempli du liquide transparent avant d'attraper le sien et de faire la même chose.  « Tes cordes, donc, c'est de faire du charme au barman ? »  Une nouvelle pique qui n'égratigna pourtant même pas la brune. «  Parce que dans ton monde tu ne manipule personne avec un sourire peut-être ? » répondit-elle sur un ton à la fois amusé et sarcastique. Lilith avait beau ne pas connaître tout les rudiments de la noblesse, elle voyait Visenya user de tout ce qu'elle pouvait pour tromper l'ennemi et bien que son nom suffise à émanciper les doutes sur sa loyauté, elle ne devait jamais baisser sa garde quitte à user de tout les moyens de séduction du monde jusqu’à aller chercher les mensonges les mieux tissés. Lilith l'avait compris et cette phrase balancée à son encontre n'était en rien fondée. C'était un mécanisme de défense teinté d'une plaisanterie.  « J'suis trop conne, si j'avais su que c'était le meilleur moyen de passer inaperçue j'aurais laissé l'autre ordure s'approcher un peu plus près. ». Lilith esquissa un petit sourire, Valkyria commençait à devenir un peu plus agréable, du moins dans un sens. Elle se laissait aller à quelques boutades sarcastiques. Il y avait peut-être de quoi détendre l'atmosphère finalement. « Bon sang ! t'es une sacrée emmerdeuse » Mais c'est malgré elle qu'elle esquissa un sourire. La blonde continuait de boire, Lilith fronça les sourcils. «  Tu devrais y aller plus doucement. Où tu vas finir sous la table. A moins que cela ne soit ça ton plan. Si c'est le cas tu te débrouilles très bien »


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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Ven 24 Mar - 3:54

Tu parles de sa réputation et elle a presque envie de rire. Qu'est-ce qu'elle ne donnerait pas pour s'en débarrasser, pour une fois. Juste une fois, bordel. Si elle boit assez, elle oubliera, nan ? Elle oubliera qu'elle n'a pas le droit de faire ce qu'elle fait, qu'elle est censée être parfaite et irréprochable, comme une bonne petite potiche qui sourit quand on lui demande et qui fait tout comme il faut. Parce qu'après tout c'est comme ça qu'on l'a élevée, hein ? Elle est là pour faire ce qu'on lui demande, et c'est tout. Pour trouver l'Ox. Elle ne devrait même pas être là, avec toi ; vous n'êtes même pas dans le même camp. Elle elle est une méchante assaillante venue arracher les veines d'enfants et s'emparer d'un pouvoir destructeur et incontrôlable pour que ses super parents puissent dominer le monde. Si c'est pas génial comme plan, elle ne sait pas ce que c'est.
Tu ne sais pas pour quelle histoire elle est en train de compromettre tout son bel empire ? Empire de fumée, tu parles, si on parlait au sens très littéral, elle n'est l'héritière de rien du tout, et cette réputation n'est même pas la sienne. Mais bon, c'est un détail après tout ; il faut bien que c'en soit un, puisque la terre entière a réussi à fermer les yeux dessus. La terre entière ? En un clignement de paupières, elle sent les mèches écarlates lui chatouiller la peau et elle secoue brusquement la tête pour chasses les images qui veulent forcer la barrière mentale qu'elle a érigée. Qui tremble déjà un peu, pourtant. Elle prend le risque de se faire remarquer, oui ; pourtant à la base elle venait vraiment ici pour être tranquille. Mais non, il a fallu que ce type vienne la faire chier et ruine au passage tous ses espoirs de passer inaperçue. Elle sourit en t'entendant parler de bataille générale. C'est vrai que tu dois en connaître un rayon à ce sujet. Tu sais les provoquer, à n'en pas douter ; mais les empêcher ? Enfin, elle n'est pas assez bête pour prétendre que ta présence la dérange. Finalement elle est presque contente de ne pas être seule au fond de ce trou paumé.

Valkyria se met à rire quand tu dis qu'elle a failli rendre l'autre type infirme. Il a le cuir solide, il s'en remettra, elle pense, en songeant à la façon dont il s'est mis à ramper pour repartir. Tu parles d'une affaire, c'est lui qui va chercher les emmerdes et c'est elle qu'on accuse d'incivilité. C'est la meilleure, quand même.
Elle remet le nez dans son verre. Au bout d'un moment, cette eau de vie n'a même plus de goût. Dommage, elle aimait bien le goût de prune qui restait au fond de sa gorge après avoir avalé. Elle espère vaguement que c'est juste temporaire, et puis décide finalement qu'elle s'en fout un peu, que c'est pas grave, qu'elle s'en remettra. Après tout, elle a survécu à bien pire, hein ? Elle a plein d'exemples à l'esprit.
« Dans mon monde » elle commence, en souriant justement d'un air absolument cordial - en tout cas c'est l'impression qu'elle a - « le sourire, c'est pas une manipulation. C'est un langage. Ca n'a rien à voir du tout. » Elle fait des petits mouvements de gauche à droite avec sa tête, l'air réprobateur, mais ça se voit qu'elle lutte contre le rire. La mauvaise foi des gens de son monde, franchement, c'est insupportable. Et en ayant cette pensée, elle rit, finalement. Sa capuche la gêne, elle a trop chaud.

« Bon sang ! t'es une sacrée emmerdeuse » Elle prend un air outré en écarquillant les yeux. « Moi ? » innocence parfaitement feinte. Par Morgane, elle aurait dû être actrice. « Tu devrais y aller plus doucement. Où tu vas finir sous la table. A moins que cela ne soit ça ton plan. Si c'est le cas tu te débrouilles très bien. » Elle rigole en te glissant un regard amusé. Les mots glissent de ses lèvres avec autant de facilité que l'alcool glisse dans sa gorge. « J'sais pas ce que je fais. C'est la première fois, tu sais. » elle regarde son verre, fait tourner le liquide dans le fond en faisant des petits mouvements de son poignet. « J'ai jamais pris de bonne grosse cuite avec mes potes. D'ailleurs aucun des mots de cette phrase n'existe, dans mon monde. » Son rire s'échappe, encore ; amer, presque tranchant. Ca lui fait mal, quand elle dit mon monde. C'est le monde de Visenya. Cette étrangère dont elle a pris la vie, le rôle. En s'abandonnant au passage, quelque part sur le chemin d'une existence à laquelle elle n'a jamais eu droit. Et tout ça pour quoi ? Pour ça ? Le fond du verre coule dans sa bouche. Elle en veut pas, de ça. Elle veut revenir en arrière et s'enfuir tant que c'était encore possible. Elle veut saisir sa chance d'exister au vol, avant qu'elle passe au-dessus de sa tête. Ca fait tellement longtemps qu'elle l'a manquée. « Ca me flatte beaucoup que tu me dises que je me débrouille bien, c'est un sacré compliment. » elle passe une main sur son front, sous la capuche, repousse ses cheveux en arrière. « Tu crois que je peux enlever ça ? Je crève de chaud, franchement. Personne me reconnaîtra de toute façon. »

En tout cas, t'es bien courageuse, d'avoir posé tes fesses sur cette chaise près d'elle, et de la regarder ramer, avec une seule rame, qu'elle n'utilise que dans un sens. Tu la regardes tourner, et tu auras beau lui expliquer que c'est pas comme ça qu'il faut faire, elle t'écoutera pas, parce que c'est pas comme ce que toi tu dis, qu'elle a appris ; et elle fait toujours comme on lui a appris. Elle lève son verre avant de boire, et elle te regarde bien dans les yeux avant de le porter à ses lèvres. Elle réalise seulement alors qu'il est vide, parce qu'elle l'a vidé deux minutes plus tôt. Ouais. T'es bien courageuse.


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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Ven 24 Mar - 16:12

L’atmosphère lui rappelait ses dernières soirées avec son mari avant qu’il ne parte en septembre pour Durmstrang. Cette soirée où elle l’avait traîné dans un pub Irlandais pour fêter la St Patrick, où il avait fini par se battre pour ses beaux yeux à elle. Elle se mit à sourire instinctivement à l’évocation de cette idée. Y avait-il une seule chose qu’il n’avait pas faite pour elle ? Non. Aucune. En 15 ans de mariage et 30 ans où ils se connaissaient, Halo avait tenu toute ses promesses. Celles qu’il lui avait faite lors de sa demande en mariage sur le balcon de l’aurore, celles qu’ils avaient échangés lors de leurs vœux, celles qu’ils s’étaient promise alors qu’ils n’étaient pas plus haut que des botruc. Halo avait tué pour elle. Halo avait affronté ses angoisses pour elle. Halo avait envoyé des hommes au tapis pour elle. Halo avait attrapé leur rêve pour elle.  Diable, qu’est ce qu’il pouvait lui manquer. Elle aurait tant aimé l’avoir à ses côtés, lui dire à quel point son absence lui était fatale. Mais elle ne pouvait pas. Il était loin et elle devait se débrouiller toute seule pour ne pas mettre en danger leur couverture.

Alors, voir cette nouvelle amie qui se noyait dans l’alcool face à elle lui donna une bonne raison de ne pas penser à la détresse dans laquelle elle était plongée sans lui. Évidemment, la jeune femme avait bu beaucoup trop de verres pour avoir les idées limpides. Aussi bonne menteuse soit-elle, il y avait des actions que l’alcool guidait et trahissait d’une certaine manière. Elle n’aurait pas les réflexes pour éviter les choses. Alors, Lilith resterait là. Dans un autre temps elle aurait dit que c’était une simple question de maintenir la couverture, faire en sorte que Visenya ne soit pas totalement défaite de son ascendance sur les autres. Mais en vérité, il fallait l’admettre ; elle appréciait cette jeune femme en laquelle elle trouvait non seulement une femme de la même poigne qu’elle (quoiqu’un brin trop imbriqué dans ses manières de princesses ) mais aussi à l’intelligence stratégique lui rappelant dans une moindre mesure celle de son mari. Lilith qui n’était pas une femme connue pour sa sympathie s’était résolue à voir au-delà de son propre cynisme exubérant pour ouvrir les bras à une nouvelle alliance. Et le comble du comble ; ça marchait. Après tout, leur but était intrinsèquement lié, et bien que les deux femmes soient indomptables à leur manière (l’une dans la forme, l’autre dans le fond) il allait de soit qu’ils leur fallait viser au-delà des limites imposées.
C’est pourquoi elle se retrouvait là, à tenter de surveiller d’un œil la blonde qui était toute disposée à perdre les pédales le temps d’une soirée. Cendre ignorait pourquoi. En vérité elle ne savait pas grand-chose d’elle mit à part le fait qu’elle pouvait lui faire confiance. Mais c’était tout, son nom parlait beaucoup pour elle et pour l’instant, Visenya ne paraissait pas enclin à vouloir étayer de longs discours sur celui-ci.
De toute façon, la blonde était bien trop occupée à lorgner sur son verre pour tenir un discours cohérent. « Dans mon monde » Lilith se redressa instinctivement pour écouter les paroles de la jeune femme qui souriait et Lilith devina que la suite ne serait pas si plaisante qu’elle n’y paraissait. « Le sourire c’est pas une manipulation. C’est un langage. Ça n’a rien à voir du tout. » Clairement, elles ne vivaient pas dans le même monde, La gestuelle pour Lilith était une arme tandis dans le monde de la jeune femme, c’était cette absence de gestuelle qui dissimulait les véritable intentions au reste du monde. De l’hypocrisie. Des sourires plutôt que des paroles.

Puis la blonde se mit à rire. Assez bruyamment d’ailleurs. Lilith la regardait sans trop savoir comment agir, si elle écoutait son bon sens elle l’aurait sans doute traînée au-dehors, mais son instinct lui indiquait tout autre chose ; d’une part parce que clairement Valkyria ne se laisserait pas faire, d’autre part parce que certaines fois relâcher la pression demeurait être le meilleur moyen de repartir sur des bases lisses et parfaitement vierges. Mais pour autant, même si l’attitude de la jeune femme l’amusait, elle restait sur ses gardes, observant le reste de la taverne pour être sûre que personne n’avait de fixation sur elles. « Moi ? » oui toi. Toi et tes parfaites manières. Toi et la manière dont tu sembles vouloir descendre toi même de ton piedestal ce soir. Un verre de plus dans la gorge de Visenya. Lilith grimaça. « J’sais pas ce que je fais. C’est la première fois tu sais. » Du tac au tac, Lilith rebondit sur ces dires «  Alors pourquoi est ce que tu fais ça ? » La brune pencha la tête sur le côté, le regard planter sur la Dragonstone. Incapable de détourner son attention de la blonde qui tournait le liquide transparent dans son verre, scrutant avec férocité la surface d l’eau de vie. « Qu’on se le dise, te voir ingurgiter ces verres comme un dompteur d’hypogriffes est un spectacle des plus distrayants mais je suis quasiment sûre que boire comme un trou ne réglera aucunement tes problèmes. » Elle avait l’air fragile comme ça. Vulnérable même, cela n’était pas quelque chose qui lui allait au teint. Vraiment pas. Lilith l’avait vu sous son jour des plus redoutables, elle ne s’attendait pas à la voir dans un tel moment d’égarement. Elle ne pensait pas non plus que la blonde soit capable de ne pas se préoccuper de ce que les autres penseraient. Et là, c’était le cas. La parfaite poupée était resté au placard. «  J’ai jamais pris de bonne grosse cuite avec mes potes. D’ailleurs aucun des mots de cette  phrase n’existe, dans mon monde. » A l’écouter, Lilith se dit que finalement être l’héritière d’un tel titre de noblesse n’était pas forcément la chose la plus facile qu’il soit. Elle-même était née dans une bonne famille avait dû se battre contre toutes ces coutumes stupides au grand désarroi de ses parents, elle pouvait aisément imaginer le calvaire de pression qu’avait subit Visenya toute sa vie. Lilith n’aurait jamais pu se comporter comme elle devait le faire. Son impulsivité l’aurait conduite à fuir tout le beau monde.  «  Boarf. c’est pas très grave ça. j’veux dire, tu n’as pas de potes. » Une boutade. Évidemment Lilith ne voulait aucunement froisser la blonde c’est pourquoi elle accorda sa phrase avec un grand sourire amusé. Pour montrer sa bonne foi, Lilith se servit un verre qu’elle leva à la santé de Visenya «  na zdrave » avant de l’ingurgiter d’une traite dans une grimace et de taper son  verre contre la table. Une vague de chaleur s’insinua en elle, ses joues devinrent un peu plus rouge. Elle souffla les vapeurs d’alcool afin de ne pas les contenir dans son corps et ajusta le col de sa veste en cuir. Elle avait chaud à présent. Elle qui s’était promis de ne pas commettre d’incartades ce soir, il fallait croire qu’elle allait devoir renoncer à cette idée. Elle trouverait bien une pirouette à effectuer en temps et en heure pour se défaire de cette situation, une fois de plus.  «  ça me flatte beaucoup que tu me dises que je me débrouille bien. c’est un sacré compliment. » Cendre soupira. « T’es pas supposée te débrouiller bien mais bon… passons. Rappelle-moi de t’apprendre deux ou trois trucs à l’occasion.» Lilith se mit à sourire, sarcastique, se remémorant toutes les fois où elle même avait fini ivre, ramassée à la petite cuillère par un Halo en colère de la trouver dans de tels états. Depuis, elle avait fait du chemin.
Visenya commençait à s’agiter, l’alcool devait couler à flot dans ses veines à présent. Assez pour que la chaleur ait prit possession intégrale de son corps. «  Tu crois que je peux enlever ça ? Je crève de chaud, franchement. Personne me reconnaîtra de toute façon. » Nouveau soupir. Cette fois, Lilith le savait, il y aurait des conséquences à cette soirée. Et puisque de toute façon, elle n’allait sérieusement pas la laisser ici toute seule dans l’état où elle avait décidé de se mettre, Lilith lui répondit d’une voix des plus plate en haussant les épaules, portant un verre à nouveau rempli à ses lèvres. «  C’est pas comme si t’avais l’intention d’écouter ce que je te conseille de faire de toute manière. » Soit. Visenya n’en ferait qu’a sa tête. Soit. Visenya allait sans doute leur attirer des ennuis. Mais de toute façon, Lilith n’avait jamais été raisonnable. De toute façon, Lilith était une guerrière, si elle devait frapper, elle le ferait. Même pour cette autre qui se montrerait inconsciente ce soir.  « fais simplement en sorte de ne pas nous attirer  trop de problèmes. S’il te plaît . J’ai un mari qui serait furieux de voir encore plus de cicatrices sur mon corps. Étrangement, il apprécie pas trop.» Halo la tuerait si elle se retrouvait encore une fois mêlée à une rixe. Clairement, cela ne faisait que commencer.  


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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Jeu 30 Mar - 0:04

Pourquoi est-ce qu'elle fait ça ? C'est une excellente question, elle pense ; elle dit, peut-être ? Est-ce qu'elle a prononcé ça à voix haute ? Elle fronce les sourcils en scrutant ton visage, cherchant à savoir si tu as entendu ses pensées parlées. Et puis elle se dit que ça n'a aucun sens, ce qu'elle est en train de (se) dire - ou de penser, donc.  Elle sait pas, elle s'en fout, elle se dit que le fond de son verre est de toute façon beaucoup plus intéressant. « Qu’on se le dise, te voir ingurgiter ces verres comme un dompteur d’hypogriffes est un spectacle des plus distrayants mais je suis quasiment sûre que boire comme un trou ne réglera aucunement tes problèmes. » La Dragonstone ne répond pas, le regard dans le vague. Ca ne réglera pas ses problèmes, non ; rien ne réglera ses problèmes, ses problèmes ne se règlent pas. C'est juste une impasse. Et puis d'ailleurs, elle ne peut pas boire comme un trou ; elle est au fond de ce trou dont elle ne peut s'échapper même en continuant à creuser. D'ailleurs elle ne peut même plus creuser, là, c'est le fond du fond, le bout du bout. Pour poursuivre un peu la métaphore, elle se dirait bien qu'en remplissant assez ce trou, elle pourra nager jusqu'à regagner le bord, tout en haut ; après tout, ce n'est que de l'eau. De l'eau de vie. Est-ce que ça porte bien son nom, c'est une toute autre question.

De toute façon, ce sera bientôt fini. A la fin de la guerre, le serment inviolable qui lui brûle déjà un bras se chargera de réduire en cendres le reste de son corps si elle ne disparaît pas. Autant dire que ça ne lui laisse pas vraiment d'autre choix que celui de s'en aller loin d'à peu près toutes ses attaches. Trop risqué de rester en Europe, elle aurait une chance sur deux de se retrouver mêlée aux affaires de Mordred Dolohov à chaque fois qu'elle interviendrait quelque part. Ca ne l'attriste pas vraiment, de devoir partir ; elle ne s'est jamais sentie plus chez elle en Angleterre qu'ailleurs. Ca n'aurait pas dû l'attrister, de laisser derrière elle des gens pour lesquels elle ne compte déjà plus. Amatis, Asphalt. Elles ont toutes les deux choisi leur camp il y a longtemps. Eva ? Sourire amer, presque violent. Pourquoi elle est désespérée de devoir s'en aller alors que plus rien ne la retiendra au moment de mettre les voiles. Elle a déjà tout perdu, il y a longtemps, beaucoup trop longtemps. Et les quelques personnes qui ont réussi à donner un peu de sens au joli simulacre qu'elle a fait de sa vie sont déjà hors de sa portée.

«  Boarf. c’est pas très grave ça. j’veux dire, tu n’as pas de potes. » Tu souris ; elle lève son verre en riant, sans trop savoir pourquoi, parce que tu as beaucoup trop raison pour que tes mots sonnent drôles à ses oreilles. Ou peut-être parce que ta seule présence à ses côtés contredit ce que tu viens de dire et qu'elle est beaucoup trop reconnaissante pour savoir comment l'exprimer. C'est plus facile de rire. Ce soir, rire, c'est plus facile que tout. « na zdrave » elle répond en croisant ton regard, sifflant elle-aussi son verre d'un seul coup. Ca n'a vraiment plus aucun goût, elle se dit, en faisant une petite moue contrariée. Elle repose son verre sur la table.

« T’es pas supposée te débrouiller bien mais bon… passons. Rappelle-moi de t’apprendre deux ou trois trucs à l’occasion. » Entre ton soupir et tes sourires, elle a un peu de mal à savoir si elle t'exaspère ou si elle t'amuse ; les deux, sûrement. Elle hausse les épaules, un rictus aux lèvres, promet en silence d'être une élève attentive. Elle a toujours été une élève attentive de toute façon, demande donc à Adonis, il te le dira, qu'elle a fait de son mieux, et que ça a toujours suffi à faire d'elle quelqu'un de brillant. Même quand elle en bavait. Alors là, apprendre à boire comme un trou ? Ca lui semble largement à sa portée. De toute façon tout lui semble à sa portée, ce soir. Sauf sa vie, mais bon, c'est un détail, hein.

Elle a trop chaud, bon sang. La remarque a à peine quitté ses lèvres qu'elle se fait violence pour ne pas retirer immédiatement sa capuche. De toute évidence elle a pas vraiment l'intention d'attendre ton consentement et tu l'as très bien compris. «  C’est pas comme si t’avais l’intention d’écouter ce que je te conseille de faire de toute manière. » Elle te sourit, prenant un air faussement coupable en dénouant les attaches du haut de son manteau pour finalement s'en débarrasser, et la capuche avec, tandis qu'elle t'écoute distraitement. « fais simplement en sorte de ne pas nous attirer  trop de problèmes. S’il te plaît . J’ai un mari qui serait furieux de voir encore plus de cicatrices sur mon corps. Étrangement, il apprécie pas trop. » « Je m'attire jamais d'ennuis, ils viennent tout seuls comme des grands. J'avais rien demandé tout à l'heure hein. » elle grogne, faussement boudeuse, en jetant son manteau sur le dossier de sa chaise. Sa silhouette est beaucoup moins dissimulée désormais, d'autant que sa tenue de combat est relativement serrée, mais elle se dit que les avertissements lancés à ces mâles ont déjà été assez clairs pour qu'ils ne se sentent pas pousser des ailes. Sinon elle leur apprendra elle-même qu'une femme qui a le malheur d'enlever une veste dans un endroit chaud n'est pas pour autant en train d'envoyer des signaux à qui que ce soit. Qu'on se le dise.

Machinalement, elle frotte la cicatrice encore rouge qui remonte sur le côté de son cou. Peut-être que ça aurait été moins visible si ça avait été correctement recousu. Mais elle a dû faire ça toute seule avec un miroir pour voir ce qu'elle fabriquait, et elle est loin d'être médicomage. Elle n'a jamais aimé la broderie, en plus, autant dire qu'elle est assez mauvaise avec une aiguille dans les mains. Résultat, la cicatrice est dégueulasse. Cet affrontement avec Mordred date d'avant vos deux premières rencontres mais elle ne s'était pas assez découverte pour te la dévoiler. Voilà qui est chose faite. La coïncidence de son geste et des paroles qu'elle s'apprête à prononcer lui arrache à nouveau sourire, à mi chemin entre le cynisme et l'amusement. « Mon fiancé n'aime pas trop ça non-plus, mais je doute que ce soit plus par égard pour moi plutôt que parce qu'il a peur qu'on me prenne pour quelqu'un d'autre que l'Héritière Dragonstone si je ressemble trop à une épave de guerre. Ca ferait mauvais genre, tu vois. » Haussement d'épaules « ou alors c'est parce qu'il trouve ça assez peu esthétique quand je le laisse me déshabiller. » elle se fait violence pour réprimer la grimace à la fois dégoûtée et douloureuse qui voudrait apparaître sur son visage. Ca ne marche pas beaucoup et au final, elle grimace bel et bien. Valkyria se resserre un verre, tâchant de réprimer les images qui lui envahissent la tête. « Mais ton mari peut dormir tranquille, j'ai pas l'intention de te demander de prendre les coups à ma place. » Quitte à couler, autant ne pas entraîner quelqu'un avec elle. Encore moins quelqu'un qui lui témoigne une sympathie qu'elle devine désintéressée. C'est tellement rare, dans le monde de Visenya. Au fond, elle est reconnaissante. C'est juste qu'elle n'a jamais appris comment on exprime ça. Même son petit « merci » de l'autre fois était grinçant. Et pourtant, même si tu lui as sauvé la vie ce soir-là, elle t'en est moins reconnaissante que de lui tenir compagnie ce soir. Elle a moins peur de la mort que du gouffre sans fond au-dessus duquel elle est en train de vaciller. « Déjà, parce que j'ai pas envie de devoir rendre des comptes à monsieur Von Woodsen. » Elle ne peut pas savoir que ce n'est pas son nom. Ni le tien, d'ailleurs. Tu lui as dit que tu t'appelais comme ça puis tu lui as dit que tu étais mariée. Elle suppose que c'est ton nom de mariée. Logique logique. « Ensuite, parce que je sais très bien les prendre toute seule. » Sarcasme sarcasme. C'est assez visible dans son cou de toute façon. « Et enfin, parce que j'ai pas forcément non-plus très envie que tu te fasses taper dessus. » Ou comment essayer de témoigner un semblant d'affection quand on n'a jamais appris ni à en donner ni à en recevoir. Tant pis, ça fera l'affaire, elle ne sera pas plus claire. Nop. « Puis entre nous tu te démerdes très bien pour t'attirer des ennuis toute seule. Pas question que je porte le chapeau. » elle ajoute, sarcastique, en te faisant un clin d'oeil avant de prendre une gorgée de son verre, mécaniquement. Sans songer du tout qu'à un moment il allait peut-être effectivement falloir qu'elle arrête de boire comme un trou.


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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Ven 31 Mar - 3:36

La chaleur commençait à se répandre dans tout son corps. Pas assez pour lui brouiller la vue mais bien suffisamment pour comprendre que cela ne faisait que commencer. Elle avait enlevé sa veste en cuir, quelques cicatrices sur sa peau brillait doucement sous la lumière feutrée du pub. Elle s'en fichait, elle les affichait toujours avec une grande fierté. Des blessures de guerre, son passé tanné à tout jamais sur elle.
Et puis son regard est attiré une fois de plus par la blonde qui ne cesse d'ingurgiter les verres les uns après les autres. Et là, assise à cette table, Lilith ne pouvait s'empêcher de penser qu'il y avait quelque chose de particulier chez cette femme. Quelque chose de surprenant qu'elle n'arrivait pas à cerner tout à fait. Elle était comme elle sur bien des points et tout à la fois complètement différente. Mais ce soir, elle même n'etait plus sûre de qui elle était et ça l'interpella. Lilith ignorait ce qui faisait que Visenya se retrouvait ici à boire alors que son rang de noble ne lui autorisait pas un tel excès. Qu'à cela ne tienne, Lilith veillerait à ce qu'elle ne perde pas sa fierté au petit matin. Parce qu'elle lui avait sauvé la mise une fois. Parce qu'elle l'appréciait bien plus qu'elle ne l'avouait. Et ici, dans cette atmosphère lourde, au jeux subtils de manipulations, avoir une épaule sur laquelle se reposer faisait beaucoup de bien. Evidemment, elle ne le dirait jamais ainsi.

Lilith songea à la dernière soirée où elle s'était laissée aller à l'ivresse. Cela faisait un moment. Instantanément, des images d'Halo s'imposèrent dans son esprit et elle ne put réprimer un petit rire à cette pensée. " Vient danser Femme" avait-il dit après avoir complètement perdu les pédales lors de leur dernière St Patrick passée ensemble. Le voir complètement ivre et se battre pour elle était un souvenir qu'elle gardait précieusement dans sa mémoire et qu'elle ravivait dès lors où son absence devenait insoutenable. Comme ce soir. Comme toutes les minutes depuis quelques temps. Et elle déraillait, beaucoup trop souvent. Ses sourires feints se faisaient beaucoup moins vrais, artificiels. Et il lui manquait.
Alors évidemment, on ne trouvait jamais de réponses dans l'alcool. Evidemment que tout ce qu'on avait l'air totalement stupides lorsqu'on ne se contrôlait plus. Mais fallait avouer que ça faisait tout de même un bien fou de se laisser aller. Surtout en vue des événements qui se préparaient doucement mais sûrement sur le camp. Bientôt, ça serait la guerre. Bientôt elle devrait prendre les armes pour les retourner contre ces visages avec qui elle partageait son quotidien depuis quelques temps. Trop de temps. Et les tailler en pièces ne l'offusquerait pas le moins du monde, bien au contraire, elle se trouvait fort aise de participer à une dératisation en masse de cette bande d'enfoirés fini.

Mais la blonde avait son lots de problèmes, ça se voyait dans la façon qu'elle avait de regarder son verre, le regard éteint. Lilith connaissait la couleur du secret ; et Valkyria en avait un. Un secret qu'elle ne partagerait pas. Un secret qui pourtant la rongeait jusqu'au tréfonds de son corps qu'elle cherchait à noyer sous un flot de liqueurs. Indécence qu'elle avait repoussé pendant trop , en déduisit-elle, à la regarder faire. Mais des rires se perdirent. Ses boutades firent mouche. C'est la première fois qu'elle entendit le rire de Valkyria. La première fois qu'elle laissait tomber doucement le masque. Voilà ce qui se cachait derrière la façade de la reine des glaces? Pas totalement, elle en était sûre Mais pour ce soir ça suffisait amplement à ajouter une toute nouvelle facette à cette personnalité si difficile à comprendre. Et pourtant, elle en avait rencontré des gens au cours de sa carrière.
Un autre verre qui se vida trop vite. Lilith qui suivit dans une grimace. Après tout dans certaines culture, boire de l'alcool était tout un art. Et la jeune femme fini enfin par faire tomber le capuchon, et tout le reste de sa cape d'ailleurs. Lilith roula des yeux. Cette femme n'écoutait rien, et elle ne pouvait absolument pas lui faire la morale pour la simple et bonne raison qu'il en était de même pour elle aussi.  « Je m'attire jamais d'ennuis, ils viennent tout seuls comme des grands. J'avais rien demandé tout à l'heure hein. » Oh elle le savait. Mais Visenya n'était visiblement pas une habituée à ce genre de lieux, sinon elle aurait su d'un simple regard qu'une jeune femme ne restait jamais bien seule dans ce genre de taudis. " Tu t'attendais à quoi en même temps? Il n'y a que des ivrognes en manque de nouveaux visages féminins ici. tu ne croyais tout de même pas pouvoir entrer dans un pub à la clientèle exclusivement masculine et espérer qu'ils te laissent tranquille. Tu te crois dans un conte de Beedle le barde?" Un sourire qui traversa son visage mutin. Ses eux pétillaient de malice. Non, dans ce genre d'endroit il n'y avait effectivement pas besoin de chercher les ennuis, voilà pourquoi il fallait agir de manière à ne pas attirer l'attention sur soi et se soumettre aux règles imposées.

Voilà pourquoi la meilleure technique existante pour rester dans l'anonymat était justement de répondre aux sourires par des sourires, tant que les choses le permettaient bien sûr.  « Mon fiancé n'aime pas trop ça non-plus, mais je doute que ce soit plus par égard pour moi plutôt que parce qu'il a peur qu'on me prenne pour quelqu'un d'autre que l'Héritière Dragonstone si je ressemble trop à une épave de guerre. Ça ferait mauvais genre, tu vois. » Un regard de la part de la brune,  se concentrant sur son visage de a blonde, apercevant un cicatrice qui trainait là, trop grossière pour avoir été soignée dans un hopital magique.« ou alors c'est parce qu'il trouve ça assez peu esthétique quand je le laisse me déshabiller. » Et cette fois-ci Lilith fronça les sourcils. Voilà deux fois qu'elle mentionnait son fiancé depuis qu'elles se parlaient. " C'est drôle, je t'imagine pas fiancée, toi. Je suppose que cette union n'est en rien le fruit d'un amour passionné." une pointe de cynisme dans sa voix et elle esperait que la jeune femme comprendrait que l'ironie n'était en rien contre elle mais plutôt contre ce principe désuet et obsolète que l'aristocratie avait à vouloir à tout prix garder un sang intact quitte à parfois piocher dans de lointains cousins... Pas si lointains au final. " Je suis désolée pour toi." Elle ne sut dire si c'était les effets de l'alcool qui commençait doucement à atteindre son esprit afin d epuiser en elle une certaine compassion mais quoi qu'il en soit, pour rien au monde elle n'aurait échangé sa place avec Valkyria. Rien. Absolument rien n'aurait put la priver de cette liberté d'agir qu'elle avait. Mais à présent la muselère qu'elle avait sur la gueule expliquait bien des choses dans son comportement si soigné. Cela devait faire bien longtemps que la jeune femme devait se conduire comme une poupée bien rangée. Ne pas penser. Ne pas avoir une parole déplacée. Tout cela, Lilith le fuyait depuis toujours. C'était une prison dans laquelle elle n'aurait pu vivre un seul jour. Et pourtant de smondanités elle en avait connu.  

« Mais ton mari peut dormir tranquille, j'ai pas l'intention de te demander de prendre les coups à ma place. » cette phrase serra un peu son coeur. Parce qu'il était loin. Parce qu'elle ne se réveillerait pas à ses côtés demain et qu'elle devrait encore faire semblant. Sans lui. alors, elle se resservit elle aussi un verre qu'elle fit tourner entre ses doigts dans un soupir avant de le vider d'une traite. Cette fois, la chaleur embourba son esprit et embua ses yeux de larme tant la chaleur se fit prononcée. " Il ne dormira pas tranquille tant que je serais loin. Et puis tu sais, il est habitué à ce que je reçoive des coups. " c'était vrai, dans leur couple, elle était celle qui attirait le bâton, celle qui croisait le fer, celle sur qui les coups pleuvaient mais sous lesquels elle se relevait  à chaque fois. « Déjà, parce que j'ai pas envie de devoir rendre des comptes à monsieur Von Woodsen. » Et là, Lilith éclata complètement de rire, aidée par la boisson et les vapeurs d'alcool qui anesthésiait doucement son esprit. Il faudrait qu'elle lui raconte celle-là à leur prochaine rencontre de l'autre côté, ça détendrait peut-être les choses. M. Von Woodsen. ça aurait presque put sonner convenablement. Presque. mais non. Même elle parfois avait du mal à s'y faire et sursautait lorsqu'on l'affublait de ce nom. « Ensuite, parce que je sais très bien les prendre toute seule. » Un nouveau rire, Lilith s'essuya la commissure des lèvres de ses deux doigts. "ça ! j'avais cru comprendre! d'ailleurs, comment se porte ton bras?" dit-elle dans un sourire en se remémorant la fois où elle lui avait entaillé le bras de son Katana. A présent, l"alcool désinhibait ses non dits. Lilith à Visenya comme l'on parlait à une amie de longue date, se permettant même une complicité qui la surprit elle même. Elle secoua la tête et concentra à nouveau son esprit sur elle « Et enfin, parce que j'ai pas forcément non-plus très envie que tu te fasses taper dessus. ». Vraiment? Même si Lilith savait qu'elles étaient alliée, elle ne savait pas vraiment comment Valkyria se positionnait auprès d'elle ; amie? méfiance? rivalité amicale? Elle n'en savait fichtrement rien et entendre ces mots prononcés par la blonde lui permit de trouver un nouveau point d'ancrage dans la relation naissante qu'elle entretenait avec elle.
Lilith aurait pu répondre, mais elle se douta bien que lui octroyer cette phrase aux apparences innocentes était beaucoup pour la jeune femme, et ce, même si elle avait été guidée par le surplus d'alcool qui se noyait dans son sang. Alors, tenter le diable et la pousser à lui dévoiler ce qu'elle pensait d'elle dans tout ses détails n'aurait pas été très malin.

« Puis entre nous tu te démerdes très bien pour t'attirer des ennuis toute seule. Pas question que je porte le chapeau. » Clairement. Totalement. C'était d'ailleurs la chose qu'elle faisait le mieux dès lors qu'Halo n’était pas là pour recoller les morceaux brisés qu'elle laissait derrière elle lorsqu'elle se faisait ouragan ravageur. " Au grand désespoir de mon mari !" Sa main droite chercha la bouteille de liqueur  qui était à présent à moitié vide, ou pleine. Peu importait puisqu'elle serait bientôt aussi sèche que le désert du Sahara. Une rasade pour sa nouvelle amie. Une rasade pour elle. Et elle leva son verre devant la blonde avec un large sourire plein d'entrain. " à Gabriel Von Woodsen. " Et elle but son verre cul sec en éclatant de rire, le feu irradiant ses joues d'ordinaire si pâles. " Tu sais quoi? y'a un truc qui me turlupine quand même." dit-elle, le regard perdit sur son verre vide avant de se tourner vers la blonde. " Pourquoi prendre autant de risque. J'veux dire... T'as quand même une famille puissante. Ce double jeu que tu fais pourrait t'être fatal. Surtout si on parvient à nos fins d'ailleurs. " Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'elle n'avait pas voulu de cette vie. Pourtant, malgré une famille des plus souverraine, si ils reussissaient leurs objectifs et que leurs véritable rôle dans tout cela était rêvélé ; elle serait au mieux bannie. Si elle était démasquée ; un sort plus tragique l'attendrait sans doute. Alors pourquoi? Non. Lilith ignorait tout des trames qui asservissait Valkyria. Ni des combats qu'elle devait affronter. Elle devinait simplement les barages qui se profilaient sur sa route en plus de ceux qu'elle dissimulait soigneusement à sa connaissance  "'fin bon. Je suis quand même bien contente de pas me retrouver seule face à ces pourritures. je te le dis moi!"


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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Mar 4 Avr - 23:50

« Tu t'attendais à quoi en même temps? Il n'y a que des ivrognes en manque de nouveaux visages féminins ici. tu ne croyais tout de même pas pouvoir entrer dans un pub à la clientèle exclusivement masculine et espérer qu'ils te laissent tranquille. Tu te crois dans un conte de Beedle le barde? » la moquerie la fait grogner et sourire en même temps. Elle n'en sait rien. Comment elle pourrait savoir, c'est la première fois qu'elle fout les pieds seule dans un endroit aussi miteux. Elle aura beau dire, même si elle veut s'enfuir à tire d'ailes aussi loin que possible de sa famille et des obligations, c'est quand même au milieu d'elles qu'elle a été élevée. Et les codes de ce genre d'endroits, elle ne les a pas trop. Sans dire qu'elle aime être traitée comme une princesse, il y a quand même un pas entre être considérée comme la huitième Merveille du monde, et un bout de viande avec des seins et une... bref. « J'sais pas où je me crois, mais j'ai du mal à me dire qu'on est encore sur Terre. » elle soupire, en laissant ses pensées se faire attraper par les horreurs auxquelles elle a assisté depuis qu'elle a mis un pied sur cette île de malheur.

Ses pensées vont dans un sens, dans l'autre ; elle passe du trangulot à l'hippogriffe en un quart de seconde, et cette tendance girouette la fatiguerait profondément chez n'importe qui. Alors chez elle-même ? Bon sang, si elle était sobre, ça la saoulerait tellement. Mais de toute évidence, elle n'a pas besoin de se saouler plus. Soupir ; elle se passe une main sur le visage, gratte distraitement sa cicatrice. Même si quelqu'un qui a déjà vaguement entendu parler des Dragonstone met un pied ici, il y a assez peu de chance pour qu'il associe ses drôles de manière à la noble famille anglaise. A moins de la connaître personnellement, personne ne pensera que cette femme aux pupilles déjà trop dilatées par l'alcool, habillée comme une combattante, avec ses cheveux en vrac et sa descente de dresseur de dragons, n'est Visenya Dragonstone. Au mieux elle est Valkyria. L'autre ratée que tout le monde a oubliée. Une image un peu floue d'Eva Eszperanza se met à danser derrière les paupières qu'elle a fermées le temps d'une seconde. Elle les rouvre aussitôt. Vraiment, c'est tout sauf le moment.

« C'est drôle, je t'imagine pas fiancée, toi. Je suppose que cette union n'est en rien le fruit d'un amour passionné. » la formule la fait rire, un peu trop fort. Un amour passionné. « Oh si, si. Mon cœur est animé d'une passion dévorante et je ne vis qu'en l'attente du jour où il me passera enfin la bague au d... putain non » elle se marre, perdant toute la crédibilité qu'elle avait donnée à sa petite tirade. C'était presque réaliste au début, eh ! Mais, même pour Visenya, un discours pareil ne tient pas debout. Ca fait longtemps qu'elle a arrêté de croire qu'elle tomberait un jour amoureuse et qu'elle vivrait le genre d'histoire dont ses camarades de classe lui rabâchaient les oreilles quand elle était au collège. Mais c'était encore l'option que j'ai jugé la moins douloureuse pour toi. Tu parles. Elle ferme les yeux, lâche une légère grimace sans pouvoir s'en empêcher. Quel putain de gâchis. Tout, depuis le début, toute sa vie n'est qu'un énorme gâchis. Elle regarde son verre comme si elle espérait qu'il allait se remplir tout seul. « Je suis désolée pour toi. » Parce que son verre ne va pas... ? Ah non. Elle hausse les épaules. « J'ai pas à me plaindre, je suppose. Il est pas si horrible. » C'est juste qu'il ne comprend rien. Et qu'elle cerne un peu mieux, depuis qu'elle a retrouvé la mémoire, la raison pour laquelle elle est absolument incapable de ressentir le moindre désir pour le corps pourtant pas si mal fait de son cher et tendre.

« Il ne dormira pas tranquille tant que je serais loin. Et puis tu sais, il est habitué à ce que je reçoive des coups. » A entendre la façon dont tu en parles, elle devine que le tien n'a rien à voir avec Matthew. Ou tout du moins que votre relation n'a rien à voir avec la leur. Désolée pour elle, ça sous-entend heureuse pour toi ? Elle te le souhaite, en tout cas. Ça doit être plus facile, parfois, de soutenir le monde sur ses épaules quand on n'a pas l'impression d'être la seule à le porter. L'absence doit être ressentie d'autant plus, peut-être. Elle ne sait pas. Les seuls manques de quelqu'un qu'elle ressent sont trop entachés de rancœur pour qu'elle puisse vraiment s'en rendre compte.

« ça ! j'avais cru comprendre! d'ailleurs, comment se porte ton bras? » Elle ricane, te glisse un regard faussement courroucé. « Fous-toi de moi, tu vas voir. J'étais pas concentrée l'autre soir, je suis sûre que si on remettait ça tu t'en tirerais pas si bien. » Pour autant, elle est assez lucide pour se rendre compte que remettre ça ici et maintenant serait la dernière des bonnes idées. Enfin, si on peut parler de lucidité.

« à Gabriel Von Woodsen. » Elle trinque en riant, elle-aussi, vidant son verre d'un seul coup. La brûlure dans sa gorge la fait frissonner. Ah, ça y est, elle retrouve un peu de sensibilité à l'intérieur. C'est bon signe, ou pas ? Elle n'en sait rien. Peut-être que ça veut dire qu'il faut qu'elle arrête, au contraire. Haussement d'épaules. Qui s'en fout ?
« Tu sais quoi? y'a un truc qui me turlupine quand même. » Elle lève le nez vers toi, au moment où tu arrêtes de plonger dans ton verre pour la dévisager. « Pourquoi prendre autant de risque. J'veux dire... T'as quand même une famille puissante. Ce double jeu que tu fais pourrait t'être fatal. Surtout si on parvient à nos fins d'ailleurs. » Silence. Seul un mince sourire abandonné au bord de ses lèvres te répond. Elle réfléchit. Qu'est-ce qu'elle peut dire, qu'est-ce qui ne doit absolument pas être révélé ? Rien, techniquement. Tout, peut-être. Elle se ressert, abominablement concentrée, en prenant son temps. Au bout de quelques longues secondes, tu dois déduire qu'elle a décidé d'ignorer ta question puisque tu reprends la parole. C'est mieux, peut-être. Te parler de ça serait une bêtise qu'elle risque de regretter. « fin bon. Je suis quand même bien contente de pas me retrouver seule face à ces pourritures. je te le dis moi! » elle rit. « Moi aussi. Ca me soulage vachement que tu sois là, ça m'aurait semblé impossible si j'avais été toute seule. » Elle prend une nouvelle gorgée, songeuse, les yeux perdus dans le vague. « Enfin, j'aurais sûrement essayé quand même, tu me diras. »

Elle ne sourit plus beaucoup, vraisemblablement très concentrée. Ses pensées ne s'écartent pas de la question à laquelle elle n'a pas répondu. Qu'est-ce qu'elle risque, après tout, en t'en parlant ? C'est lourd, dans son ventre, dans sa gorge. Les mots lui brûlent les lèvres ; pour la première fois, la toute première fois depuis treize ans, elle a envie de raconter. De toute façon, elle a déjà tout perdu. Le serment inviolable qui lui a déchiré la chair la forcera à abandonner tout ce qu'elle a, ou presque. Quant à sa famille en tant que telle, tu as on ne peut plus raison. Au terme de cette histoire, même si elle avait eu la plus petite envie de rester avec eux, elle n'en aura sûrement pas la possibilité. Nouvelle gorgée. Elle a déjà perdu à peu près tout ce qu'elle avait à perdre de toute façon. « Ma vie entière est une sorte de double-jeu. Et je le savais même pas. » Elle sourit, d'un sourire méchant, mauvais, presque méprisant. Dirigé vers personne d'autre qu'elle-même. « Enfin, j'ai préféré l'oublier, en tout cas. C'était plus facile de croire à leurs mensonges. Je m'appelle pas vraiment Visenya. » Sa voix a baissé ; même dans cet état elle est capable de se rendre compte que ce qu'elle est en train de dire ne doit surtout pas se savoir. Même par les saoulards qui s'affalent un peu partout autour. « J'ai pris la place de l'Héritière quand j'avais dix ans. Enfin, je t'épargne les détails, mes histoires de famille sont compliquées. » elle rigole, un peu amère, vient croiser furtivement ton regard avant de détourner les yeux. « Je n'ai pas grand chose à perdre, au fond. Cette vie n'aurait même pas dû être la mienne. » Elle saisit son verre, l'approche de son visage et change d'avis au dernier moment, préférant observer la liqueur à l’intérieur. « Peut-être que ce sera une bonne occasion, après tout ça, de... recommencer. Je ne sais pas. » elle ricane, à nouveau avec son air mauvais. « Y'a longtemps que j'ai arrêté de croire que je pourrai avoir une vie à moi, mais. Je me dis que je pourrai tout aussi bien crever avant que ce soit terminé de toute façon. » Elle hausse les épaules. Et ce n'est même pas forcé. Elle s'en rend compte avec une légère grimace, un peu secouée. Ouais, elle pourrait aussi bien crever. Et ce serait pas grave.

Elle secoue la tête. « Je t'en dis trop, tu sais. » elle se force à rire, essayant de retrouver un peu de légèreté. Son verre l'y aidera, elle se dit en reprenant une gorgée. « Mais eh, je lève des voiles, tu en lèves aussi. » Son regard se tourne enfin vers toi. Elle sourit, un peu plus naturellement. « Ton mari et toi vous êtes là pour quoi, alors ? Au début je me suis dit que c'était uniquement pour protéger les Vainqueurs... mais tu m'as dit qu'il était dans le château depuis Septembre. Vous saviez que ça allait arriver ? » Elle demande, presque l'air de rien, à voix basse toujours. Jusqu'à présent, elle a gardé ses déductions pour elle. Peut-être qu'elles te surprennent, et si c'est le cas elle s'en amuse. Après tout, tu n'es pas la seule à savoir comprendre et déduire à partir de peu d'informations. Sherlock, le retour.


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And if you're in love, then you are the lucky one, 'cause most of us are bitter over someone. Setting fire to our insides for fun, to distract our hearts from ever missing them. But I'm forever missing you. And I caused it.
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Ҩ Re: Valkilith II || If you want to get out alive Ҩ Dim 9 Avr - 2:20


des flots et des flots d'alcool. Les langues qui se délient petit à petit. Une complicité que Lilith ne s'attendait pas à ressentir et pourtant. Elle est bien là, ancré entre les deux femmes malgré les années lumières de manières les séparant. Comme quoi, ce n'était vraiment pas à la couverture que l'on reconnaissait un bon livre. Elle la surprenait. Réellement. Et c'était vraiment très rare, peu de personnes pouvaient se féliciter de capter ainsi son attention et encore plus sa confiance. Surtout en vue des circonstances obscures plongeant Domovoï's rock dans une permanente paranoïa, une chasse à la sorcière perpétuelle. Mais elle l'avait trouvée. Dans la noirceur, elle avait trouvé une alliée aussi féroce et redoutable qu'elle.

Alors malgré sa vue floue elle la regardait en souriant. Lâcher prise. Pour une soirée. Oublier le calvaire dans laquelle elles étaient obligées de nager si elles ne voulaient pas se noyer. Et son mari lui manquait. Énormément et beaucoup trop pour que cela soit supportable ce soir. Evidemment, elle le regretterait au lendemain et au vu de l'état d'ébriété déjà bien entamé de la blonde, Lilith décida qu'elle ne boirait pas plus que raison. Seulement assez pour laisser la chaleur se répandre dans tout son corps et rendre sa peine un peu moins douloureuse. « J'sais pas où je me crois, mais j'ai du mal à me dire qu'on est encore sur Terre. » Lilith la regarda sans comprendre à quoi elle faisait allusion ; parlait-elle de ce moment qui commençait à échapper à son contrôle ou bien la folie qui frappait sur le campement et qu'elles avaient bien du mal à admettre tant la barbarie était de mise. Alors, elle se contenta d'hausser les épaules. De toute façon, la guerre ne serait pas gagner ce soir alors autant laisser le champ de bataille derrière elles le temps de quelques heures, elles auraient tôt fait de reprendre les armes au lendemain.

L'espace et  le temps semblaient se fondre l'un dans l'autre à présent. le sablier ne coulait plus. Les aiguilles s'étaient arrêtées. L'espace était réfracté sur lui même. Les échos des rires des saoulards résonnaient contre les murs de plus en plus près d'elle dans sa vision à 180 degrés. l'addition des addictions autour d'elle. Le délice des vices. l'ébauche de la débauche des litres de  péchés démesurées. Elle pouvait voir. comprendre. Sentir. Cette île regorgeait d'immoralité. Et sa tête lui tournait. " Oh si, si. Mon cœur est animé d'une passion dévorante et je ne vis qu'en l'attente du jour où il me passera enfin la bague au d... putain non » Et elle riait, cette blonde aux yeux de saphir. Elle riait et Lilith accompagna son rire. Parce qu'il était contagieux. Parce que c'était ce qu'il leur restait à faire après tout. Et Halo. Dans son esprit. Qui était toujours là lui rappelant que jamais elle n'aurait pu être dans la position de Visenya. Jamais elle n'aurait pu épouser un autre que lui, quitte à renier la terre entière. Jamais elle n'aurait pu renoncer à lui, même pour un titre de noblesse, même pour la fierté de sa famille, même pour tout l'or du monde. Alors son rire resta coincé dans sa gorge et se transforma lentement à un petit sourire triste. C'est pourquoi elle était désolée pour elle. Plus que pour n'importe qui d'autre. Parce que la vie ne valait rien si on avançait sur un chemin façonné par une autre main que la sienne. Halo lui manquait terriblement. . « J'ai pas à me plaindre, je suppose. Il est pas si horrible. » Pas si horrible. Lilith ne comprenait pas. Elle qui avait connu l'amour de sa vie alors qu'elle n'était haute que comme trois pomme et ne l'avait jamais quitté depuis, elle ne pouvait concevoir qu'on ajuste une liaison amoureuse au terme "pas si horrible.". Cendre arqua un sourcil, ses lèvres légèrement pincés, elle se dit qu'effectivement, la jeune femme et elle n’étaient vraiment pas du même monde " Jamais j'aurais pu... à ta place. Pour rien au monde je n'aurais renoncer à l'amour que j'ai pour Gabriel. Ni pour un nom. Ni pour la gloire. Ni même pour la vie de l'humanité toute entière. Je n'aurais jamais pu." Elle regardait son verre vide ensuquée par le trop plein d'alcool qui la rendait mélancolique. Et ça la frappa. Elle se sentait seule, terriblement seule depuis qu'il était partie. ET même si la compagnie de Visenya l'aidait à combler un peu le vide qu'il avait laissé, elle se rendait compte à quel point elle n’était rien sans lui. Absolument rien d'autre qu'un grain de sable dans le désert. Une poussière qui virevoltait dans l'oeil d'un cyclone. S'apercevant de son laissé aller, Lilith secoua frénétiquement la tête et se redressa. " Mais peu importe, j'imagine que tu as tes raisons. ne fais pas attention à ce que je raconte. ça fait trop de temps que mon mari est parti."  D'un geste, elle attrapa la bouteille et se resservit un verre qu'elle contempla. Le malaise passa aussi vite qu'il était venu. Il ne fallait pas qu'elle sombre, halo n'aurait pas voulu ça de toute manière.
Alors elle tenta une petite moquerie. leur complicité avait bien mal commencé, lorsqu'elle y songeait elle ne pouvait s'empêcher de sourire ironiquement. Et maintenant, elles étaient là à vider le fond des bouteilles qu'elle trouvaient, ensemble.  « Fous-toi de moi, tu vas voir. J'étais pas concentrée l'autre soir, je suis sûre que si on remettait ça tu t'en tirerais pas si bien. » Elle se mit à rire. Et de mauvaise foi qui plus est. " Oh vraiment?  et bien je te prends au mot, vient me voir demain quand t'auras désaoulée on verra si tu fais toujours ta maligne." ça claqua. Taquinerie. Le regard pétillant de malice elle la regardait par dessus le verre empli de liquide transparent qu'elle porta à ses lèvres pour la narguer de ses grand yeux sombres. Puis la conversation qui se fait plus sérieuse d'un coup. Elle et ses questions parfois indiscrètes. Elle et sa facheuse tendance à vouloir tout cerner de suite et à mettre les pieds dans les plats sans prendre de gants. Elle, Lilith, tout simplement. Ambassadrice de l'impulsivité. Cendre observa Visenya attentivement? Elle ne répondit pas. Et Lilith ne lâcherait pas l'affaire bien sûr mais son silence était bien plus qu'éloquent au final. Lilith avait touché une corde sensible. Son instinct ne l'avait donc pas trompée une fois de plus. « Moi aussi. Ca me soulage vachement que tu sois là, ça m'aurait semblé impossible si j'avais été toute seule. » elle but une gorgée avant de conclure l'air évasif  « Enfin, j'aurais sûrement essayé quand même, tu me diras. » Et cela ne l'etonna guère. un rictus traversa d'ailleurs son visage et elle laissa échapper un petit rire. " Etonnant." se contenta-t-elle de répondre alors que la blonde paraissait déjà être à 10 mille lieux d'elle. Lilith ne toucha pas à son verre, ne voulant noyer ses reflexes de déduction sous une rasade de plus d'alcool. Et Visenya réfléchissait encore. à quoi? Ses pensées se perdaient un peu à cause de toutes les vapeurs des liquide qu'elle avait ingurgité et qui lui montait à la tête. « Ma vie entière est une sorte de double-jeu. Et je le savais même pas. » instinctivement, Lilith releva la tête pour observer la blonde, elle avait le regard  pourtant chargé de cette lueur cynique brûlant au fond de ses prunelles. « Enfin, j'ai préféré l'oublier, en tout cas. C'était plus facile de croire à leurs mensonges. Je m'appelle pas vraiment Visenya. » Pour le coup, celle là elle l'avait pas vu venir. Vraiment pas. Décidement Visenya ou quelque soit son nom était pleine de surprise. « J'ai pris la place de l'Héritière quand j'avais dix ans. Enfin, je t'épargne les détails, mes histoires de famille sont compliquées. ». Elle ne l'interrompit pas. Se contentant d'écouter tout ce qu'elle avait envie de laisser aller. « Je n'ai pas grand chose à perdre, au fond. Cette vie n'aurait même pas dû être la mienne. »  ça la titilla un peu. " Si tu ne t'appelles pas Visenya et que tu n'es pas celle que tu prétend être. qui es-tu par rapport à tout ce cirque d'imposture et Pourquoi avoir endosser un rôle qui ne te convient même pas en définitive? J'imagine que c'est dans l'intention de protéger le nom des Dragonstone par rapport à la véritable héritière... Mais je ne comprends pas vraiment pourquoi." Et comment l'aurait-elle pu? Tout ce qu'elle savait de cette famille c'était qu'ils ne fallait clairement pas les importuner.  Elle etait amère. Lilith aurait pu reconnaitre ce ton parmi tout autre sentiment. C'était le pire. Celui qui rongeait petit à petit et qui laissait des regrets calciné au fond du coeur. " et puis, Tu as plus à perdre que tu ne le crois." se contenta de répondre Lilith qui n'avait pas encore toutes les pièces du puzzle pour oser dire quelque chose qui s'imposerait comme une évidence à la jeune femme. « Peut-être que ce sera une bonne occasion, après tout ça, de... recommencer. Je ne sais pas. » Et Lilith se sentit stupide à cet instant. terriblement stupide d'avoir jugé Visenya comme une jeune femme de bonne famille. jeune femme qui n'avait pas assez d'énergie pour détacher ses poignets fragiles de ce nom. Et Lilith n'avait rien vu du tout, ni le fait qu'elle le subissait comme un collier étrangleur l'impact qu'un tel nom avait sur ses épaules, ni même le danger triple qu'elle portait. Visenya ne manquait pas de courage ; elle manquait de liberté. La pire chose qu'il soit. « Y'a longtemps que j'ai arrêté de croire que je pourrai avoir une vie à moi, mais. Je me dis que je pourrai tout aussi bien crever avant que ce soit terminé de toute façon. » ça la frappa. Combien de personnes Visenya avait-elle du convaincre par ses faux sourires alors qu'elle hurlait à l'interieur. " Je ne le permettrais pas." avait répondu Lilith sous l'impulsion de ce regard pleins de désolation qu'elle voyait sur le visage triste de la blonde. Lilith était beaucoup de chose, mais elle était trop intègre pour abandonner Visenya à un sort qui lui serait défavorable. " T'sais quoi. Dans la vie, faut savoir prendre. Et après cette foutue guerre, tu pourras être ce que tu veux." de l'espoir, c'était tout ce qu'il leur restait.

« Mais eh, je lève des voiles, tu en lèves aussi. » et Lilith manqua de s'étouffer avec la nouvelle gorgée d'alcool qu'elle prit. Elle ne perdait pas le nord celle là malgré ses confidences. Mais elle avait raison, tout ce qu'elle lui avait dit était des informations très personnelles, Visenya - où qui qu'elle soit- devait lui faire confiance, autrement elle n'aurait jamais envisagé de prendre le risque de se révéler ainsi : alcool ou non. « Ton mari et toi vous êtes là pour quoi, alors ? Au début je me suis dit que c'était uniquement pour protéger les Vainqueurs... mais tu m'as dit qu'il était dans le château depuis Septembre. Vous saviez que ça allait arriver ? »  Lilith soupira. C'est vrai qu'elle avait dit ça afin de montrer patte blanche à la jeune femme qui à ce moment là ne lui faisait pas assez confiance pour lui en dire trop. Elle avait prit des risques ce jour là. Aujourd'hui des explications s'imposaient. " Notre supérieur se doutait que l'Ox serait trouvé cette année et que cela engendrerait un conflit magique très important mettant en péril ceux qui sortiraient victorieux de cette quête. Perspicace le bougre." Elle eut un petit rire sans joie tout en faisant  tourner son verre, le liquide tourbillonnant au fond du récipient. Puis, elle releva les yeux vers la blonde qui la regardait avec curiosité. " devine quoi?" un sourire mutin s'imposant sur son visage. " Moi non plus je ne m'appelle pas vraiment Lilith Von Woodsen." et elle vida le contenu du verre. Non. Elle s’appelait Lilith Whelan. Et elle était une espionne. Enchantée.


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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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