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  — your white skin has never been a stranger to me || IRIKLAN V

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BAND-AIDS DON'T FIX BULLET HOLES
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BAND-AIDS DON'T FIX BULLET HOLES ☽

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : résolument purMessages : 3430Date d'inscription : 07/07/2011Localisation : Dans le noir
Ҩ — your white skin has never been a stranger to me || IRIKLAN V Ҩ Mar 28 Fév - 16:09


your white skin has never been a stranger to me
you've been dating my dreams, 'cause you're like an angel, your white skin has never been a stranger to me, can't forget you anymore, can't forget you anymore




Un autre monde s’était ouvert à Irina. Un autre monde avec de nouvelles possibilités, de nouvelles dynamiques. D’autres choix. On l’avait acculée contre un mur et elle s’en était sortie. The only way out is through. L’Ombre avait souvent eu peur de tomber, ces derniers jours, à marcher trop vite, à trébucher sur des chaînes et des boulets imaginaires. Une prison qui l’avait trop souvent ralentie et trop souvent entendue hurler ; c’était la chose la plus étrange, que de passer sa main dans les airs sans en sentir les barreaux. Arachna était toujours là, toujours tapis dans l’ombre, prête à guetter la moindre de ses faiblesses, mais Irina avait l’impression de lui donner moins de matière à apparaître. Elle l’avait affrontée, et elle avait gagné. C’était un petit pas sur une petite route (après tout, elle avait quand même failli tuer quelqu’un !) mais c’était le début de quelque chose d’autre, pas d’un nouveau paysage, mais d’une nouvelle couleur sur un tableau existant. Une couleur qui rendait les ténèbres un peu plus supportables.

C’était du rouge. C’était l’embrasement de quelque chose au creux de sa peau, des flammes qui lui léchaient le corps tout entier, et pour la première fois elle n’en avait pas peur. L’Ombre s’accoutumait à la chaleur, au brasier sous sa peau. Deklan ne l’avait pas quittée plus de quelques secondes depuis la soirée funeste où il avait failli y rester, la soirée qui avait tout changé, et son contact permanent aidait certainement à rendre le processus plus facile. Ils avaient repoussé la grande discussion à « plus tard » ; Irina la première avait demandé à rester un peu, juste là, comme ça, et c’était ainsi qu’ils étaient restés pendant quatre jours. Deklan gardait la main sur elle, constamment, effleurant son bras, tenant sa main, caressant son cou, comme s’il ne croyait pas encore vraiment à la réalité de la chose. Irina savait, elle, elle savait qu’en l’ayant repoussé de toutes ses forces pendant si longtemps, il ne pouvait pas en être autrement. S’il avait peur de la voir partir en fumée comme une chimère, ce n’était rien comparé à la panique dont elle était transie à la perspective de la fin du répit qu’Arachna lui accordait.

C’était une trêve que le monde leur accordait. Par miracle, aucune tragédie ne s’était déroulée sous leurs yeux dans les quatre jours qui avaient suivi le Jugement ultime, aucune disparition, aucune mort, pas de développement majeur dans les plans de leur ennemi. C’était une bulle, une bulle offerte gracieusement, dont ils comptaient profiter pleinement. C’était étrange, Irina faisait pourtant exactement tout ce qu’elle faisait avant, elle ne le faisait juste plus toute seule, et ça faisait toute la différence. Les deux meneurs avaient pris l’habitude de rester dans la Salle de Réception pour la nuit, parmi les autres, au cas où, juste au cas où. Etre sur place au cas où la bulle éclaterait. Irina ne pouvait pas s’en empêcher. Et pourtant, c’était elle qui entraînait Deklan dehors, ce soir-là. Elle encore, qui lui avait attrapé la main pour l’emmener au Puits à Vœux. Juste parce que ce soir, elle voulait être seule avec lui. Profiter de cette espère de sentiment d’invincibilité. La réalité la rattraperait sûrement plus vite qu’elle ne le pensait ; et tout en Deklan lui hurlait de se réchauffer à sa Flamme avant que l’orage ne gronde.

Ils arrivèrent rapidement devant la pierre nue et froide, qui exigeait son dû, son lot de sang. Le prix à payer pour l’illusion de l’intimité. Sans hésitation, Irina leva sa baguette et prononça le sortilège. « Il vaut mieux que ce soit moi » fit-elle avec un demi-sourire, et elle savait, et il savait. Ils n’avaient pas besoin de le dire à voix haute, c’était presque une plaisanterie, quelque chose entre eux. Quelques gouttes d’hémoglobine tombèrent ; le puits était satisfait. Engloutis par le tourbillon, ils se relevèrent en même temps. Irina secoua légèrement la tête, elle n’était pas venue se réfugier ici depuis des années. Au début, au tout début de sa scolarité, elle avait passé tout son temps ici, mangé ici, dormi ici, en évitant les autres comme la peste, par peur de reproduire ce qui était arrivé au pensionnat. Peu après, elle avait rejoint les Ombres, et avait trouvé un nouveau foyer. Peu après encore, elle avait rencontré Nikolas, et sa vie avait commencé.

La meneuse des Ombres s’assit sur le canapé couleur taupe – à dix ans, ses goûts en matière de décoration étaient déjà pointus – et jeta un regard circulaire autour d’elle. « Ca fait bien longtemps que je n’ai pas mis les pieds ici », dit-elle, la voix à peine plus haute qu’un murmure. Tout ça datait d’avant la forteresse, avant la glace et le froid. C’était venu rapidement, et c’était venu facilement, mais autour d’elle se trouvaient les vestiges de quelques jours d’innocence, de peur simple et légitime, avant d’affronter l’extérieur et de commencer à façonner l’armure. En baissant légèrement les yeux, elle croisa le regard de Deklan, et eut un petit rictus. « Je n’aurais jamais pensé avoir l’occasion d’emmener un homme dans ma chambre d’enfant un jour » tenta t-elle en ponctuant sa phrase d’un petit rire. Un cliché pour rien, un cliché pour rire. Elle savait que de nombreuses choses devaient être dites ce soir, et elle devait les dire avant d’exploser, avant que ça pourrisse pour de bon. Avant de trouver ça trop confortable d’être avec lui sans devoir totalement se mettre à nu, en lui donnant juste le nécessaire. Cela ne rendait pas ces choses plus faciles à dire pour autant.









hate me for all the things i didn't do for you Ψ
“The one thing that always tore us apart is the one thing I won't touch again. In my sick way I wanna thank you for holding my hand up late at night, when I was busy waging wars on myself you were trying to stop the fight.”
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Statut du sang : PurMessages : 955Date d'inscription : 01/05/2014Localisation : Derrière toi
Ҩ Re: — your white skin has never been a stranger to me || IRIKLAN V Ҩ Jeu 23 Mar - 16:03

Ca commençait à devenir louche, qu'aucune tragédie ne leur soit tombée sur le coin de la tronche depuis autant de jours. Quarte, ça n'était pas tellement ; c'était exceptionnel, pourtant. Inespéré, surtout. En temps normal, l'attente aurait rendu Deklan encore un peu plus fou, il aurait participé à deux fois plus de patrouilles, proposé des investigations pour repérer les Insurgés... Mais non. Aussi naïf que ça puisse paraître, il préférait profiter de la trêve que le destin leur accordait plutôt que de préparer le contre-coup qui ne tarderait pas. Il restait le plus souvent dans la salle de réception, malgré tout, parce qu'il gardait à l'esprit que la bulle salvatrice pouvait être percée à tout moment ; il fallait être sur place, au cas où. Concrètement, les choses n'avaient pas bougé d'un pouce depuis son escapade en forêt, mais tout avait une dimension différente, comme s'il voyait la situation avec un autre angle de vue. Un qui lui faisait voir un petit bout d'un petit coin de fenêtre ouvert sur le ciel. Une infime petite lueur, et une bonne raison de vouloir la saisir.
Il avait encore du mal à y croire ; et sans doute Irina le sentait-elle très bien. Le temps qu'ils s'étaient accordé avant de revenir sur ce qui s'était passé l'autre soir dans la forêt ne cessait de s'allonger et chaque minute qui passait était une minute durant laquelle il ne pouvait se détacher d'elle. Comme s'il avait peur qu'elle s'évapore à nouveau ; encore, encore une fois. Il était fatigué mais il n'était pas idiot ; même si ça recommençait, il savait qu'il retournerait la chercher. Mais pour l'instant elle était là et, presque sans y penser, juste parce que c'était naturel, il avait sa main sur son épaule, sa paume au creux de la sienne, ses doigts qui frôlaient sa peau. Il la suppliait en silence de ne plus jamais partir, même quand le monde reviendrait leur tomber sur la gueule.

Ce n'était pas encore pour ce soir, pourtant. Deklan se laissa guider hors de la salle de réception, sans poser de question. Irina avait l'air déterminé. Il la suivit dans le dédale de couloirs jusqu'à l'aile Ouest. Un regard un peu nostalgique traîna sur le mur qui bordait son ancien Quartier Général. Le lieu était quasiment abandonné. Il y avait encore accès mais sa peur de quitter trop longtemps la salle de réception l'avait poussé à déserter, lui ainsi que tous les autres Flammes. Il déglutit et continua dans le couloir, réalisant que la Droskaïa le menait vers le Puit à Vœux. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la pièce, il verrouilla par réflexe la porte derrière eux, après avoir ensorcelé le seuil avec un sortilège d'alarme qui les préviendrait immédiatement en cas d'approche extérieure. Aussitôt, il rejoignit la jeune femme près du gouffre. Il fit semblant de protester quand elle leva sa baguette, mais il se retint, faisant appel aux onces de jugeote qui subsistaient quelque part dans sa tête. « Il vaut mieux que ce soit moi » Il lui rendit son sourire, même si savoir qu'elle se régénérait ne l'empêchait pas de grimacer quand elle s'ouvrait la peau. Pourtant il savait, oui ; il ne protesta pas. Cette soirée où tout avait basculé était devenue sujet de références qu'ils étaient les seuls à pouvoir saisir. Deklan était quasiment sûr que rien ne lui ferait jamais oublier le regard que lui avait jeté Irina quand elle l'avait retrouvé assis dans un coin, en train de coudre laborieusement un morceau de cuir pour combler le trou laissé dans l'épaule de sa veste.

Les lieux commencèrent à se transformer et il observa le spectacle, silencieux, sans interrompre la meneuse qui semblait perdue dans ses pensées. La pièce se dessina rapidement, il la parcourut du regard tandis qu'Irina s'installait sur le canapé. « Ca fait bien longtemps que je n’ai pas mis les pieds ici » Il l'entendit à peine, mais tourna la tête vers elle en s'approchant lentement, attentif. Elle avait sûrement tiré le dessin de cette pièce d'un coin de sa mémoire dans lequel elle ne s'aventurait pas souvent. Il n'osait toucher à rien, comme s'il avait peur de perturber quelque chose. Il avait comme l'impression d'être dans un sanctuaire. Le regard azuré de la Droskaïa tomba dans le sien. « Je n’aurais jamais pensé avoir l’occasion d’emmener un homme dans ma chambre d’enfant un jour ». Il lui rendit son sourire en venant s'asseoir aussi précautionneusement que possible à côté d'elle, comme s'il avait peur de faire s'effondrer le canapé avec son poids d'homme adulte sur un objet censé accueillir la petite fille qu'elle avait été. Il fit obliquer son sourire au coin de ses lèvres en répondant, pour ne pas avoir l'air trop sérieux. « Tu m'en vois honoré. » C'était vrai, profondément, mais il n'avait pas envie de se montrer trop cérémonieux. Il la voyait déjà lever les yeux au ciel. Ce qu'elle lui livrait en l'amenant ici, il était convaincu qu'il était la toute première personne à poser les yeux dessus, en dehors d'elle. Il se sentait privilégié, et à raison. Ca l'impressionnait beaucoup plus que ce qu'il aurait pensé, de mettre les pieds dans le passé de l'Ombre, surtout de façon aussi littérale. Il réalisait que même s'il avait le sentiment de la connaître depuis toujours, il y avait des milliers de choses qu'il ne savait pas. L'autre nuit en était un bon exemple, mais c'était très loin de représenter la totalité de ce qu'il ignorait encore. Irina était bien d'autres choses que cette malédiction. Il en était déjà convaincu, peut-être plus qu'elle-même.

Le meneur regarda à nouveau tout autour de lui et il dessina une petite grimace gênée sur ses lèvres. « Rappelle-moi de faire un peu de rangement dans ma propre chambre avant de t'y emmener. Tu risques de ne pas vouloir entrer. Ou de pas pouvoir... » Il rit légèrement, se tourna vers elle sur le canapé et tendit le bras pour saisir sa main et l'attirer un peu plus près. C'était la première fois qu'ils étaient véritablement seuls tous les deux depuis l'autre soir. Il ne réalisait que maintenant à quel point ça le soulageait d'un poids. Ne restait qu'à espérer que le monde voudrait bien leur accorder encore un soir de trêve. Lorsqu'elle s'installa entre ses bras, il vint loger son visage près du sien. Leurs joues se frôlèrent, il sentit quelques mèches blondes lui chatouiller le nez alors qu'il inspirait son effluve devenue familière. Deklan déposa ses lèvres sur sa tempe, furtivement, avant de s'écarter légèrement pour la regarder. Il savait que le moment de parler était venu. Ses souvenirs de la soirée au lac n'avaient jamais été aussi nets et il brûlait de savoir : ça faisait des années qu'il tournait ses questions dans tous les sens pour trouver des réponses qu'elle était la seule à pouvoir lui livrer. Pour autant, il ne voulait pas la forcer à révéler trop vite ce qu'elle gardait enfoui en elle depuis un temps qu'il n'était même pas capable d'estimer. Au moins plusieurs années. Un instant, il caressa sa joue du dos de ses doigts, se voulant rassurant. Et puis il plongea à nouveau son regard dans les prunelles d'Irina. « Tu sais que j'écoute. Mais si c'est trop difficile, j'attendrai pour entendre. Je ne vais nulle part. »


How am I supposed to let you go ?
Iriklan ✻ Now you stand in front of me and all the rain is turning into snow. Can you tell me that you're real ? So I can really know that everything I feel I can finally show. Standing next to me, the person I can be is finally here and he won't back down at all.

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Ҩ Re: — your white skin has never been a stranger to me || IRIKLAN V Ҩ Ven 13 Oct - 16:21






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Deklan rentre dans son jeu, calme et bienveillant. S’assoit près d’elle, caressa sa joue. Etrange, de ne plus frissonner au contact d’une autre personne, de ne pas avoir l’instinct violent de s’en aller immédiatement. Au contraire, se laisser aller à la caresse, aller chercher l’épiderme béni, la peau qui fait du bien. « Tu m'en vois honoré. » il dit, sans malice. Irina a du mla à ne pas laisser échapper un rire. C’est cliché, c’est liquoreux. C’est trop doux, c’est absolument horrible. Et pourtant elle paierait cher pour rester dans ce cocon encore un peu, quelques heures, quelques jours, quelques semaines. Une parenthèse. Une bonne, cette fois. « Rappelle-moi de faire un peu de rangement dans ma propre chambre avant de t'y emmener. Tu risques de ne pas vouloir entrer. Ou de pas pouvoir... » L’ainée des Droskaïa étire ses lèvres en un sourire. Elle connait la réputation des Flammes, Deklan ne doit pas échapper à la règle. La phrase a un goût amer ; impossible de déterminer si l’ironie de la chose a effleuré le meneur, mais il y a de grandes chances pour que jamais ils ne puissent retourner passer une soirée tranquille dans la fameuse chambre. La Salle de Réception est leur lieu sûr, maintenant. Passer la nuit ailleurs est déjà un luxe, et plus les jours passent, moins ils pourront se le permettre, pour leur propre sécurité.

Irina se rend compte qu’elle n’a pas répondu. Ne sait pas si elle aurait du. Pas encore habituée aux règles d’une relation privilégiée. Les secondes s’éternisent, s’égrènent, dansent devant elle. Elle sait pourquoi elle est venue, et le regard bienveillant que pose Deklan sur elle lui confirme que c’est elle qu’ils attendent. « Tu sais que j'écoute. Mais si c'est trop difficile, j'attendrai pour entendre. Je ne vais nulle part. » Irina laisse échapper un sourire. Elle se sent comme on se sent au bord d’un précipice, tremblante, étrangement déconnectée. Evidemment que Deklan l’attendra ; au fond elle sait qu’il l’a attendue longtemps, qu’il a essayé, qu’il a combattu contre elle sans comprendre, et qu’il a continué de venir la chercher. Malgré elle. Maintenant qu’il a des éléments de réponse, elle pourrait certainement mettre des années avant de tout lui dire. Mais elle a envie de faire mieux, pour lui, et surtout pour elle. L’Ombre sait, au fond, qu’après de longues années enfermées au fond d’elle-même, il est temps de démonter les barreaux de sa cage, un à un. « Ca l’est, trop difficile. Mais néanmoins nécessaire. Si ça ne sort pas maintenant, ça ne sortira jamais, et si ce n’est pas toi, ce ne sera sûrement personne. » Le Flamme avait tout risqué pour eux, il avait su qui elle était quand elle-même avait oublié. Ce sont des choses qui se repaient.

Alors Irina plante ses prunelles de glace dans celles, brûlantes, de Deklan. Innocente, mutine. Faire semblant qu’on est pas en train de parler de ses transformations inopportunes en monstre velu. « Tu dois avoir un million de questions. » Elle en a peut-être peur, au fond. Il y a un certain nombre d’entre elles auxquelles elle ne pourra pas apporter de réponses. Tarvonen, le professeur de magie noire, a commencé à creuser dans son histoire pour combler les trous, mais un mystère glacial continue de planer sur cette malédiction. Elle est prête à parler de ce qu’elle sait, de ce qu’elle devine. De ce qu’elle a fait. Irina déglutit légèrement, baisse les yeux. Elle peut parler de Cevko, s’il demande. Brusque froid qui lui envahit les poumons alors que le goût ferreux commence à remonter à ses lèvres. Ne pas se laisser aller. Elle prend les deux mains de Deklan, garde les yeux entre son menton et sa clavicule. « Mais au moins tu sais que cette nuit au lac, et toutes celles qui ont suivi… Je ne voulais pas fuir. J’avais juste peur. Pour toi. Pour moi. Pour tout le monde. » L’Ombre n’ose imaginer la direction qu’aurait pris sa vie, si elle n’avait pas nagé pour laisser Deklan en vie cette nuit là. Elle ne peut non plus imaginer sa vie si elle n’était pas sortie au lac, si elle n’avait pas déchiré sa robe. Aurait-elle été ce qu’elle est aujourd’hui, sans Deklan ?






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