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 OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel)

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 240Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Ven 24 Fév - 17:57

one-shot

Le diable est dans les détails




BON APRES BIEN TROP D’HÉSITATIONS, je me lance donc dans cette toute nouvelle façon d'écrire, je ne fais jamais de OS mais avec AK je me surprend à vouloir testerun peu tout ce qu'il y a à tester.
Mes personnages sont comme mes bébés et le fait est que Lilith me touche particulièrement (sans doute dû au fait que j'ai réadapté mon plus vieux personnage au goût d'AK), je n'ai donc pas envie de me restreindre dans mon écriture!QUOI QU'IL EN SOIT, je pense que y'a moyen de bien rire avec cette section (et pleurer aussi je le sens bien ) ALORS LET'S GO !  

Je laisse toutes les thématiques, je pense en écrire quelques unes et comme ça ça me permettra de voir celles qu'il me reste à faire      

Retourneur de temps


La vie d'un membre de la famille de votre personnage.
La mort de votre personnage.
Le premier jour de votre personnage à Durmstrang.
Votre personnage dans 10 ans/20 ans.
Si votre personnage avait un enfant aujourd'hui.
Votre personnage à une autre époque.
Votre personnage dans un autre groupe
Votre personnage dans un autre clan

Polynectar


NB. Les effets ne durent que le temps d’un one-shot. Ils n’ont pas de répercussion sur la trame factuelle du forum ou sur les personnages des membres.
Si votre personnage était du sexe opposé.
Incarner un PV du forum
Incarner le personnage d’un autre membre du forum

Amortentia


Votre personnage en couple avec un autre personnage du forum (le choix est à votre discrétion, faites-nous rêver les amours   )

Portoloin


Si votre personnage était à Salem
Si votre personnage était à Beauxbâtons
Si votre personnage était à Poudlard
La vie de votre personnage en tant que moldu.

Le miroir à double-sens


Votre rencontre avec votre personnage dans la vraie vie.
Vous, dans l'univers d'AK.






SpyGame
Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.



Dernière édition par Lilith Von Woodsen le Ven 24 Fév - 18:16, édité 1 fois
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Ҩ Re: OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Ven 24 Fév - 18:11

Lilith

I love you once I love you Twice, I love you more than peas and rices






20 ANS PLUS TARD


«  HALO ! Dis à ta fille que c'est NON ou je jure que je la pulvérise et je jette ses restes à la goule dans le grenier !  ET TU SAIS QUE J'EN SUIS CAPABLE ! » des voix s'élevaient dans la demeure. L'homme soupira en levant les yeux de son livre poussiéreux vers sa femme et sa fille qui ne cessaient de se chamailler depuis quelques jours déjà. L'une était en face de l'autre les poings serraient, le regard noir. « MAIS PAPA DIS LUI ! J'ai 17 ANS ! JE SUIS MAJEURE ! ». La Brune haussa les yeux vers le ciel et croisa les bras sur sa poitrine en arguant sa fille. «  Ne commences pas à vouloir t'opposer à moi, prendre ton père à parti n'arrangera pas ton cas. Non c'est non et un point c'est tout. » Gabriel soupira, s'il a bien une chose qu'il avait apprit de son mariage et de la paternité c'était bien que sa fille et sa femme avaient exactement le même caractère en plus de se ressembler comme deux gouttes d'eau s'il n'y avait pas eut l’altération du temps sur Lilith. Mais elle restait belle. Malgré ses traits qui avaient changés, elle demeurait une femme magnifique et leur fille suivaient le même chemin qu'elle, au grand désarroi de Gabriel qui n'avait de cesse à s'inquiéter. Lilith savait que tant qu'il le pouvait, Gabriel essayait de ne pas prendre parti, leurs multiples chamailleries ne cessaient jamais, rendant la maison toujours pleines d'éclats de voix à n'en plus finir. Fort heureusement, Gabriel et elle avaient eut plus de chance avec l'ainé. Jamais le jeune homme n'avait été difficile à vivre. Calme, serein, extrêmement brillant du haut de ses 19 ans l'ainé des Whelan avait une capacité hors du commun à rester impassible face à tout ce qui arrivait, mais gare lorsqu'on touchait à sa jeune sœur un peu trop exubérante pour se débrouiller toute seule. Lilith voyait en lui le parfait portrait de leur père à cet âge là. Il ne leur posait jamais de problèmes, il n'avait jamais un mot plus haut qu'un autre. «  Halo. Je t'en prie, raisonne ta fille. Dis lui qu'on ne veut pas rencontrer ce garçon pour le moment. » « rencontrer qui ? » Lilith leva les yeux aux ciel et ouvrit les bras en signe de consternation tandis que la jeune Whelan regagnait sa chambre en pestiférant. « Madame s'est entiché du petit McCarthy. ». Gabriel resta là, pantois un instant. « Ah. » «  C'est tout ce que tu trouves à dire ? » « Où est le problème, c'est un jeune homme de bonne famille. » Excédée Lilith se rapprocha de son mari avec un petit sourire cynique. « Tu veux que je te rafraîchisse la mémoire sur nos activités lorsque nous avions 17 ans ? Et pourtant il me semble que toi et moi sommes tout deux de bonne famille également » Gabriel déglutit difficilement, Lilith jubilait. Touché ! Pensa t-elle en sachant qu'à présent il serait de son côté. Évidemment, la jeune fille revint à la charge, et c'est après moult disputes que Lilith rendit les armes, Les vacances d'été était le moment le plus opportun à profiter de sa famille dans son intégralité, elle n'avait pas le coeur à laisser peser une atmosphère aussi lourde que peu confortable dans la grande demeure de famille des Whelan. Au plus grand bonheur de la jeune fille, Aidan viendrait manger ce soir. Dans une semaine, Leurs deux enfants entameraient une nouvelle année à Durmstrang, pour l'ainé ce serait sa dernière. Quant à Halo et Cendre, Ils quitteraient eux aussi la maison familiale en Irlande pour retrouver leur terre d’accueil.

20h. L'horloge murale sonnait. La maison s'agitait. Lilith passa la tête dans l'entrebaillement de la porte de la Bibliothèque, cherchant son mari. Elle le trouva assis près de la cheminée, les lunettes sur le nez, concentré sur l'un des nombreux ouvrages qui l'entourait. Elle se mit à rire et l'homme releva le menton vers elle avec un petit sourire discret. Il était incroyablement beau. Le temps le rendait de plus en plus séduisant et c'est dans les petites imperfections du temps qui filait qu'elle y retrouvait la vraie beauté. Pas celle que certains s'efforçaient à atteindre en trichant, non, cette beauté paisible face au heures qui défilaient inexorablement. D'un pas cadencé, elle s'avança vers lui et vint s'asseoir sur ses jambes, entourant ses mains autour de son cou, le dévorant des yeux. Même après 35 années de mariage, il savait emprisonner son coeur. « Bonsoir espion. » taquina t-elle en passant un doigt sur ses lèvres chaudes, glissant le long de sa joue pour venir se perdre sur sa nuque. « Bonsoir espionne. ». La femme posa sa tête dans le creux du coup d'Halo. Là où était sa place. Là où avait toujours été sa place. Ils en avaient vécu des choses depuis qu'ils s'étaient trouvés et leur histoire avait dépassé l'entendement. Mais ils avaient affronté les tempêtes et les ouragans en  ne lâchant jamais leur mains et aujourd'hui lorsqu'ils se retournaient vers le passé, ils ne pouvaient faire autrement que de sourire et s'aimer davantage. Lilith attrapa un cadre photo posé sur la table de lecture. 4 visages souriants faisaient face à l'objectif. Les deux figures féminines dansaient, tournaient autour des deux autres figures masculines en riant. Le plus jeune des garçon avait l'air hagard, perdu et désespéré par l'attitude de la plus jeune sœur qui tirait sur son écharpe. « C'est fou ce qu'il te ressemble. » se mit à rire Lilith. «  Tiens donc. J'aurais dis la même chose à propos de la dernière des Whelan et à votre sujet. N'êtes vous pas de la même famille ? Je jurerais avoir déjà rencontré ce regard trop de fois dans le passé pour pouvoir compter. » Il posa un doigt sur son nez, Lilith se mit à rire. « Oh ? Quel regard ? » « Celui qui m'a apporté des ennuis de nombreuses fois. » «  il faut toujours que tu exagères. » Avec un petit rire mutin, la femme posa ses lèvres sur celle de son mari avec une indescriptible tendresse. «  Vous regrettez Monsieur Whelan ? » Il passa une main sur sa joue, plongeant son regard dans le sien avec douceur. «  Pas le moins du monde Madame Whelan. Pour vous, je revivrais chaque seconde de la même manière et réinventerais le monde à notre image. » les yeux de Lilith se posèrent sur la photo de famille. D'un geste élégant, elle lui ouvrit la main et posa le cadre à l'intérieur. «  Mais c'est ce que tu fais tout les jours à travers eux Halo. ». Un sourire épanoui. Des éclats de rire. Des regards ardent. Rien n'aurait pu venir briser la plénitude de cet instant.
Rien ? Bon d'accord, peut-être deux ou trois petites choses.

Gabriel était resté interloqué. Il ne bougeait plus. Lilith quant à elle battait tellement des cils que le jeune McCarthy esperait qu'elle n'allait pas s'écrouler là avant d'avoir donné une réponse. «  Vous pouvez répétez jeune homme ? » Le garçon en question soupira et avec tout le courage du monde répéta. «  Je souhaiterais la permission de demander la main de votre fille. » Elle se mit à respirer, replaçant ses idées, réenclenchant le mécanisme rouillé de son esprit déréglé par la question. «  J'avais donc bien entendu. Pendant un instant j'ai eu espoir que cela ne soit qu'une vaste blague. » railla t-elle, mettant le jeune homme dans un état de malaise intense. A bon chat, bon rat. Elle se tourna vers Halo, soucieuse. Il ne bougeait plus. Ses lèvres étaient pincées, son regard perdu dans le vague et s'il ne battait pas des paupières de temps à autre, elle aurait juré qu'il n'était qu'une immense statue de plâtre. Elle se souvenait de ce regard là, c'était le même qu'il avait eu la première fois où elle lui avait annoncé être enceinte de lui. Pour l'ainé.   « Ah. » se contenta t-il de répondre sans ajouter quoi que ce soit d'autres. Lilith soupira. « Vous voulez épouser ma fille ? Mais vous êtes à peine majeur tout les deux. » Agacé, le garçon ne se laissa pourtant pas démonté. «  Je l'aime. Depuis bien des années d'ailleurs. C'est la seule qui m'ait tendu la main lorsque je suis arrivé à Durmstrang, loin de notre Irlande natale. La seule. Je vous en prie, Tout le monde connaît votre histoire ici, ne me dites pas que vous ne savez pas ce que c'est. » Lilith roula des yeux. «  Un bon point pour vous. » elle soupira, passa une main devant les yeux de son époux. Impassible. «  Je crois que vous avez cassé mon mari. Il va me falloir des heures pour lui faire reprendre ses esprits. »
Elle esquissa un petit sourire. L'année s'annonçait forte en émotion.






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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Ҩ Re: OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Dim 26 Fév - 19:13

Lilith

I love you once I love you Twice, I love you more than peas and rices






CARNAVAL



«  Mais que diable fabriques tu ? » Halo était devant la porte, adossé à l'encadrement de la porte de la chambre, les bras croisés sur la poitrine. Il l'observait retourner leur chambre d’hôtel avec tant de poigne qu'il commençait sérieusement à s'en inquiéter. Si sa femme s’affairait à mettre tant d’énergie dans une tâche, ce n'était jamais bon signe. La belle pestiférait, Fouillait sa valise avec toute la hargne dont elle était capable. Hors de question qu'elle ne passe à côté du plan qu'elle avait prévu. Et cela n'allait pas plaire à Halo, elle en était sûre. Pas du tout même, mais elle n'abandonnerait pas. « Ah ! » un petit sourire satisfait s'étala sur le visage de la jeune femme qui tira une longue étole bleue de sa valise, fascinée par la texture du tissu qu'elle tenait entre ses doigts. De plus en plus sceptique, Halo commençait à entrapercevoir où Cendre voulait en venir. «  Hors de question Cendre. ». Lilith se releva et se dirigea vers la fenêtre pour l'ouvrir et observer le pont des soupirs de l'autre côté du canal Rio de Palazzo o de Canonica qui s'étendait là, sous ses yeux émerveillés de petites filles. Elle admira pendant de longues secondes l'architecture baroque du pontil, se souvenant de cette histoire romantique qu'il représentait à lui seul. Elle avait trouvé un nouveau jeu auquel jouer.

Des gondoles passaient parfois, laissant flotter leur canot sur l'eau lisse et calme reflétant les quelques rayons de soleils qui perçaient à travers la rue inondée. Elle les regardait, se satisfaisant de la sérénité du lieu. Tout était si feutré, si secret ici. Elle aurait pu y vivre et y mourir dans la discrétion absolue auprès de celui qu'elle aimait. Le calme. Cet endroit lui rappelait sans qu'elle ne sache pourquoi ces histoires gothiques qu'elle cherchait dans les contes. Le pouvoir des traditions avaient ce pouvoir ici.

Venise. Elle en avait tant rêvé. Pas pour cette idée romantique que se faisait les gens mais pour cette Aura mystique que la petite ville dégageait. « Je te rappelle que nous devons nous fondre dans la masse. » Halo grommela, peu enclin à la suivre dans cette nouvelle aventure. « Pour la mission. On ne nous a pas demandé d'aller fêter mardi gras. » Lilith haussa les épaules. Elle aurait ce qu'elle voulait de toute façon. Qu'il le veuille ou non. C'était ainsi depuis qu'ils étaient enfants d'ailleurs. Leur métier les avaient menés vers bien des lieux mais aucun d'eux ne les avaient menés à effectué une mission dans un endroit à l'atmosphère si intense et si exaltée. Qui plus est, la bonne fortune avait voulu qu'ils se trouvent  là pendant la célèbre période du carnaval. Un rêve d'enfant pour Lilith. Un désespoir extrême pour Halo. « Tu sais quel jour nous sommes demain ? » Bien sûr qu'il le savait. Halo savait tout ce qu'il y avait à savoir. Il avait feuilleté bien trop d'ouvrages sur la ville et ses coutumes moldues afin de s'adapter le mieux possible, pour en oublier la moindre petite symbolique liée au très célèbre carnaval de Venise. Il soupira. «  Le mercredi des cendres. »  Lilith jubilait, et tapa dans ses mains, incapable de tenir en place «  Exactement.  C'est un signe !  » Le piège se refermait doucement sur L'homme. Néanmoins il se refusait à rendre les armes aussi facilement face à sa femme de plus en plus enivrée par l'idée de soirée qui se profilait à l'horizon «  Tu ne vas pas me dire que tu accordes la moindre importances à ces balivernes moldues. » Lilith fit une mou. « Bien sûr que non. Mais il se trouve que je crois dur comme fer aux signes de la vie. Tu sais, celles qui font rencontrer des petits garçons malmenés par des grosses brutes épaisses. » Un clin d'oeil. Un sourire pétillant. Elle aurait pu jurer voir un sourire en coin sur le visage d'Halo avant qu'il ne reprenne le contrôle de lui même. Elle soupira et se dirigea vers sa valise pour en sortir un costume noir, la moitié d'un masque blanc, déformé, et une rose rouge éternelle. Lilith épousseta le masque d'un air amoureux et le leva dans la lumière pour scruter avidement l’intérieur ocré « Qu'est ce que c'est ? » Halo plissait les yeux, le nez retroussé, il fixait le masque sans bouger. Alors, Lilith  s'approcha de lui et posa le bouton de rose sur la naissance de sa poitrine avant de la remonter doucement dans son cou pour finir sur ses lèvres de la même couleur que la fleur. L'air mutin, terriblement provocateur. La tentatrice ne perdait jamais une occasion d'ensorceler son époux dès que l'occasion se présentait à elle, à son grand plaisir. « ça mon cher, il vous faudra le porter ce soir si vous voulez avoir des réponses. ». Dans un geste lent, elle enleva les boutons de sa chemise un à un tout en regardant le sorcier droit dans les yeux. « Je peux te donner un indice. C'est une histoire d'amour. Une histoire de fantôme aussi. Alors… Partant ? » La chemise glissa le long de son corps mais déjà, celui d'Halo était venu se plaquer contre sa peau et ses bras l'avait plaquée contre le mur derrière eux. Elle avait gagné. Encore.

Lilith ouvrit un œil. Puis deux. Féline, elle glissa doucement son corps nu entre les draps satinés et se dirigea d'un pas rapide vers la vieille coiffeuse dans le coin de la chambre. Halo était parti, ils devaient se retrouver plus tard pour leur dernière soirée passée à Venise. Son odeur embaumait la pièce, elle eut un sourire comblé. Sa main caressa le tissu avec impatience, doucement elle l'enfila par dessus la tête et l'ajusta sur son corps svelte. Elle ne voulait pas ressembler à toutes ces princesses, elle n'avait jamais aimé cette idée d'être l'une de ces pâles figures féminines. Pour elle il fallait prendre son destin en main. Sans foi. Sans loi. Ce soir, elle casserait avec cette image. Pour la seule fois de sa vie, elle ne serait pas la femme fatale. Ce soir, elle serait la douce, celle qui se laissait bercée par les valses ténébreuses du Fantôme.

La robe aux teintes bleutées lui saillait parfaitement, jurant avec beauté avec la couleur de ses yeux. Elle se regardait dans le miroir. Une fois débarrassé de toutes les fanfreluches inutiles, Lilith se sentait plus à l'aise. Elle descendit les manches pour laisser entrevoir ses épaules dénudées, desserra quelque peu le corset afin de pouvoir respirer et arrangea une de ses boucles sur le haut de sa nuque. L'image que renvoyait le miroir la surprit, ne reconnaissant pas cet air vulnérable baroque. La fragilité à l'état pur.  Après tout, Selon la coutume du carnaval Venitien, il fallait se deguiser au contraire de ce qu'on était dans la vie réelle, c'est ainsi que toutes les classes sociales pouvaient se mêler les unes aux autres en incarnant une chimère le temps d'une journée. Se mêlant les uns aux autres sans distinction de rang ou de richesses.  Une  seule petite journée où peu importait ce que nous étions ni ce que nous avions fait, les rêves prenaient forme. C'est pourquoi elle avait de suite penser à cette histoire pour eux.
Elle maquilla sa peau avec élégance. Lèvres carmin, joues légèrement rosées, yeux allongés qui intensifia l'air immaculé de la femme. La flamme de son regard contrastait avec l'aspect poupin qu'elle renvoyait, au fond de celui-ci on pouvait deviner sa malice. Ses yeux se posèrent sur la petite boite en bois qui trônait devant elle. La brune tendit la main et l'ouvrit d'un geste souple. Elle en sortit un loup. Un simple loup bleu et blanc aux contour argentés travaillé à la main avec élégance et souplesse,  qu'elle posa avec délicatesse sur son visage. La brune enfila une paire d'escarpins argentés et s'observa dans le miroir, tournoyant sur elle même. Elle était fin prête.

Rapide, elle se faufila hors de la chambre et sortit à l'air libre. La foule autour d'elle s'activait, tournait, la bousculait, riait aux éclats. Des arlequins, des visages de fous à grelots, des Masques de chats, de longues robes prestigieuses et des costumes à en perdre la tête. Du rouge, du vert, de l'orange et du noir. Un tourbillon de couleurs et de visages venus d'un autre monde. Fabuleux. Elle eut l'impression de faire pâle figure avec sa toge épurée de toute dentelle et de ces froufrous qui l'insupportait. Le fin voile transparent de son jupon flottait derrière elle. Elle glissait dans toute cette démesure de formes et de costumes comme l'air, libre et fraiche comme la rosée du matin. Elle traversa les rues avec entrain, riant de l'effervescence de la ville. Continuant de longer le grand canal.

Lilith avait donné rendez vous à Halo sur la place saint Marc juste dessous le lion ailé, protecteur de venise. un gigantesque Bal devait être célébré à cet endroit précis. Elle ne mit pas longtemps à se retrouver au milieu de la grande place. Eblouie par les multiples arcades, ses yeux allaient et venaient entre la grande tour à horloge, l'immense bibliothèque (et elle fut presque certaine qu'Halo l'avait quittée quelques heures pour venir y passer quelques temps avant leur rendez-vous.) et la basilique St Marc, le palais des doges surplombant avec magnificence toute la place, c'est là bas qu'elle devait se rendre. Virevoltante, la femme avança jusqu'au point de rendez vous, observant la silhouette ténébreuse d'Halo se découper avec beauté dans les derniers rayons de soleil qui mourraient sur son épaule. Ivre d'amour, elle se stoppa pour graver cette image parfaite dans son esprit. Il se tenait là, Dans son costume noir, le plastron rouge sang, une opale scintillante qui luisait sur le tissu écarlate, sa main tenait la rose rouge. Une allure à en faire pâlir Adonis. À rendre jaloux chaque Dieux de chaque Panthéon du monde. L'air semblait vibrer autour de lui, elle en avait le souffle coupé. Autour d'eux, certains s'étaient mit à danser sous l'air des orchestres qui jouaient avec virtuosité sous les arcades. Des mélodies successives de violons, de clarinettes, d'accordéon, de contrebasse, et de piano à queue. Une symphonie puissante et captivante. Sur la musique, elle avança vers l'homme qui se tenait là, La foule était floue, elle ne voyait que lui, lui et son incroyable regard posé sur elle.
«  Tu es époustouflant.» Elle sortie le masque blanc de sous son jupon « Mais il te manque quelque chose. »  Lilith vint poser  le masque avec délicatesse sur son visage, cachant ainsi l'identité de son amant à tous. Halo la dévorait des yeux, et avait l'air diablement ensorcelant. « Tu parais presque sage vêtue ainsi. »  Il passa ses mains autour de sa taille et vint poser un baiser dans le cou de la brune qui tressaillit à son contact. Lilith était déjà loin, envoûtée, happée, se gorgeant de l'odeur d'Halo avec le plus de force possible. « Presque. Crois moi, j'ai du mal à contrôler la diablesse qui danse en moi à ta simple vue. » elle plongea son regard dans le sien, la passion brûlante dans les yeux. « En parlant de danse... » Doucement, elle entraîna l'homme sur dans la valse. Il se laissa faire, sans trop y songer «  Tu m'as promis une histoire il me semble. ». Un sourire s'étala sur le visage de l'espionne. « Il était une femme à Paris. Une jeune femme magnifique, solitaire à la voix irréelle. Une cantatrice de renom à l'Opéra Garnier. Elle se nommait Christine Daaé» Un pas sur la droite, captivante. Ils se laissaient glisser entre les doigts de la foule, comme un murmure dans le vent. « Son talent n'avait d'égal que l'amour qu'elle eut pour son père qui lui jura qu'elle serait protégé par l'ange de la musique avant de mourir. » Un pas sur la gauche. Lilith repensait avec fascination à cette histoire qui l'avait subjuguée lorsqu'elle était aller voir l'Opéra avec ses parents. «  L'histoire continue lorsque la jeune femme commence à entendre une voix d'outre tombe qui l'inspire, la rassure et lui donne le courage de faire front face à la foule. Alors, elle imagine être sous la protection de l'ange envoyé par son père. » Un pas sur la droite, la musique qui les charme un peu plus à chaque tintement. «  Un fantôme. Un fantôme au visage dissimulé derrière un masque blanc, vivant entre les murs de l'opéra. Fou d'amour pour la chanteuse, il l'emporte avec elle dans un tourbillon de passion pour la musique. Une passion qui le pousse à l'obsession pour cette jeune femme qu'il considère comme son âme sœur. » Un soupir. «  Christine éprouvant une profonde affection pour le fantôme se rend compte qu'ils sont tout deux pareils, s'inspirant l'un l'autre, les poussant à une admiration mutuelle. Eux deux contre le reste. » Un pas sur la gauche, cette histoire la rendait toujours triste. Sans doute car elle n'aimait pas la fin, très souvent elle imaginait une fin bien plus satisfaisante dans son esprit. «  Mais la belle, promise à un autre, fait naître le courroux du fantôme qui la guide avec elle dans les bas fonds ténébreux de l'opéra par sa voix, lui montre son véritable visage et menace de tuer son fiancé si elle ne se marie pas avec lui. » Elle se tût, ne voulant raconter la chute de l'histoire. Pour elle, Le fantôme de l'Opera était un homme charismatique, troublant, puissant, jamais elle n'aurait choisit un autre que lui si sa place avait été celle de Christine. Ce soir, elle voulait réinventé l'histoire «  Qu'arrive t-il à la fin ? » demanda Halo happé par l'histoire. «  Le Fantôme se sacrifie par amour et laisse l'amour de sa vie appartenir à un autre.  » La musique s'arrêta. Lilith se stoppa et glissa sa main sur le masque d'Halo, le regard brûlant. «  Une idiote cette Christine n'est ce pas ? Je propose une toute autre alternative. » Ses lèvres vinrent chercher celles d'Halo, ses mains se resserrèrent sur sa nuque, l'attirant à elle avec force. Son haleine sur elle la transcendait. Sa passion se déchaina. «  Pour toi, je serais restée dans les ténèbres pour toujours. »




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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Ҩ Re: OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Dim 5 Mar - 17:22

Lilith

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L'âge d'or des espions



Chicago : juin 1961


«  Ashen Swan, Vous devez sans doute plaisanter. » Elle était campée sur ses deux jambes, les poings sur les hanches, le nez retroussée, les yeux noirs de fureur après avoir lu son nouveau pseudonyme. Halo juste derrière elle n'osait bouger d'un cil, il savait que ce n'était jamais bon signe lorsque sa femme se mettait dans des états pareil et bien que leur patron soit un homme de poignes, Cendre ne se gênerait pas pour lui faire part de ses remontrances. « Je n'ai pas endurée toutes ces épreuves pour finir par endosser le rôle d'une vulgaire chanteuse de cabaret ! Hors de question ! Trouvez quelqu'un d'autre ! » L'homme à la stature imposante se redressa un peu plus. « Il n'y à personne d'autre. Vous semblez ignorer qui vous emploi et qui donne les ordres ici. Je n'ai pas fais toute la route depuis la Bulgarie pour vous entendre discuter mes directives de mission. » Lilith roula des yeux et croisa les bras sur sa poitrine. Elle savait qu'il ne céderait pas, mais il était hors de question qu'elle acquiesce sans broncher à ces stupides sommations. « Vous connaissez les règles depuis longtemps à force d'y jouer Cendre. » Elle soupira. Évidemment, mais sa fierté était toujours bien plus forte que tout le reste. C'est alors qu'Halo avança d'un pas, il était toujours celui qui calmait les choses. « Ne pouvons-nous pas entrer ensemble et négocier avec eux à voix égale ? » L'homme leva la main, il eut un petit rire sarcastique. «  Mon jeune ami… Les femmes ne rentrent pas par la grande porte là où vous vous rendez ce soir. Alors négocier avec elles, vous n'y pensez pas, ils ne vous feront jamais confiance. » La mâchoire d'Halo se serra, les poings de Cendre se serrèrent. Tout deux se regardèrent en fronçant les sourcils, cette soirée allait s'avérer être très difficile, il allait falloir être minutieux et faire preuve de sang froid. «  Oh très bien ! Je dois donc jouer la potiche écervelée, merveilleux. » railla la brune en secouant la tête prise par une envie fulgurante de tout casser dans la chambre d'hotel. «  Pas seulement. Vous devez faire mieux que ça. Vous devez être assez excellente dans ce rôle là pour qu'ils vous invitent à leur table. C'est le seul moyen si vous voulez être présente lorsque la discussion deviendra… disons… intéressante. »  Un rictus s'étala sur le visage de l'homme. «  En d'autres terme, tenez votre langue venimeuse et montrer vos épaules, les hommes aiment ça. ». Lilith grinça des dents et tenta de ne pas faire de vague. La brune pouvait sentir Halo vibrer à côté d'elle, l'idée ne l'enchantait absolument pas et elle savait que le simple fait qu'il imagine d'autres hommes poser ses yeux sur elle le rendait fou. Elle rendait les armes. Cette mission était trop importante pour qu'elle se permette de tout faire échouer. Néanmoins, le gouvernement Bulgare n'avait jamais réellement eut confiance en eux, elle se demandait pourquoi ce retournement de situation. Halo semblait avoir eut la même pensée puisque c'est d'une voix blanche qu'il demanda «  Pourquoi nous ? » L'homme se figea dans sa marche pour sortir de la chambre. «  Vous n'êtes pas sans ignorer qu'un conflit mondial divise les moldus entre les états-unis et les soviétiques. Croyez vous sérieusement que nous sommes assez sots pour envoyer des agents bulgares dans les rues américaines ?  Il n'y avait que vous pour passer inaperçu parmi les moldus et ne pas faire naître les soupçons de vos interlocuteurs grâce à votre langue sans aucun accent. Ils vous pensent être de leur côté. » Puis il reprit sa route jusqu’à la porte, l'ouvrit et se stoppa à nouveau «  Oh et j'oubliais. Si les choses tournent mal, vous avez permis de tuer. ». La porte claqua, les laissant à nouveau seuls.


«  Tu as toujours tendance trop serrer ta cravate. » Lilith le regardait s'arranger dans le miroir, Il grommelait. Avec un sourire, elle s'avança vers lui, posa une main sur son épaule et le tourna avec douceur vers elle. Ses doigts glissèrent sur la cravate qu'elle lui retira. Elle lissa la surface duveteuse du vêtement afin d'éviter que celle-ci ne soit trop froissée, et la remit derrière le cou d'Halo. Concentrée, elle passa la base de la cravate dans une première boucle, puis une seconde fois pour lacer le tout. Ensuite, elle grippa le nœud jusqu'au col qu'elle rabaissa et bloqua le tout avec une pince à la fois sur la cravate et sa chemise. Elle ferma les boutons du gilet noir sans manche et tapota délicatement le torse d'Halo.  Lorsqu'elle releva le visage vers lui, il l'observait avec tendresse. Agile, il lui serra les poignets et l'attira tout contre lui et effleura ses lèvres des siennes. «  Je t'avoue tout. En réalité il s'agit d'un subterfuge de ma part. Je sais très bien serrer ma cravate, mais tu fais ça tellement mieux que moi que j'ai toujours eut le coeur à t'observer faire. » Lilith sourit, dégagea ses poignets des mains du sorcier pour les passer autour de son cou, glissant dans ses cheveux.  «  Vil coquin. ». Il se mit à sourire. De ce sourire qu'il n'avait que pour elle. Ce sourire qu'elle aimait depuis de longues années maintenant. Ses bras s'enroulèrent autour de sa taille, en quelques secondes il redevint sérieux. «  Prend soin de toi ce soir Cendre. Je ne supporterais pas qu'il t’arrive quelque chose. » Ses yeux renvoyait de l'inquiétude. Comme à chaque fois qu'ils s'apprêtaient à commencer une mission quelque peu difficile et qu'il devaient faire extrêmement attention à ne pas mettre de pieds dans la fourmilière. Halo s'inquiétait toujours plus depuis qu'elle avait été gravement blessé. Comme s'il lisait dans ses pensées, il passa un doigt sur le ventre de la belle, les sourcils froncés. «  Je me fiche de ce que le patron a dit. Ce sont des foutaise. Si les choses tournent mal, tu t'en vas d'accord ? » Tendre, Cendre posa un doigt sur les lèvres de son mari «  Shh. Tout va bien se passer, je te le promet. On leur soutire les informations puis on file. C'est aussi simple que ça. » Il était inutile de parler plus. Cendre ne cédait jamais rien de toute manière, et Halo le savait très bien. Alors il rendit les armes et vint placer son visage dans le creux du cou de la femme, s'enivrant de son odeur exquise, espérant que les choses se dérouleraient comme prévues.


Lilith soupira lorsqu'elle se rendit dans sa loge. Elle se dépêcha d'enlever la fausse fourrure bon marché de ses épaules et la balança sur sa chaise. Son regard fut alors attiré par un bouquet de roses rouges, devant le miroir. Elle saisit l'étiquette qui pendait de l'une des tiges. A la plus désirable des femmes, je t'aime. Halo. Un sourire passa sur son visage. «  Un admirateur alors que tu n'as pas encore chanté une seule chanson ici?  On dirait que ta présence est requise depuis longtemps. Tu viens d'où comme ça ? » annonça une voix féminine teintée de jalousie et de curiosité. « J'ai pas mal bougé. » se contenta t-elle de répondre à la blonde qui la regardait d'un œil méfiant. Elle s'approcha, fière et se campa devant la brune qui soutenait son regard avec arrogance. Ne pas se faire remarquer qu'il disait. «  On aime pas trop les étrangers par ici. Alors tâche de te tenir bien et surtout un p'tit conseil chérie. N'essaie pas de me voler la vedette. » Pourquoi fallait-il toujours qu'elle se fasse des ennemis partout où elle allait ? Comment diable se débrouillait-elle alors même qu'elle n'ouvrait pas la bouche. Elle soupira et argua blondie « La vedette d'un cabaret miteux dans un quartier mal fréquenté par des hommes beaucoup plus intéressés par tes courbes que par ta voix ? Oui. Je pense que je vais te laisser ça rassure toi. » Alors que la blonde avait levé la main dans l'intention de gifler la brune, celle-ci n'eut aucun mal à lui saisir le poignet et en 2 temps 3 mouvement la pin up se retrouva agenouillée à terre, une formidable clé de bras dans le dos. « Je ne ferais pas ça si j'étais toi. » « Mais Bordel, t'es qui toi. » «  Quelqu'un que tu ne reverra plus jamais si tu fais exactement ce que je te dis de faire. T'en fais pas, je te le laisse ton bar minable. » Elle attendit que la demoiselle acquiesce avant de lui lâcher la main. «  Bien. Voilà ce que tu vas faire.. » Elle attrapa le bras de la jeune femme et l'emmena dans les coulisses où elle tira doucement le rideau afin de montrer discrètement une table où des hommes fumaient et riaient à gorge déployée tandis que des femmes dansaient sur la scène face à eux. « Tu vois la table là bas ? » «  Oui. » Lilith tira un flacon de son décolleté et le posa dans le creux de la main de la blonde. « Je veux que tu verses tout le contenu de ce flacon dans les verres. Sauf dans celui qui va te commander un martini. C'est capital, tu as compris ? » La jeune femme aux cheveux d'or fronça les sourcils et regarda la fiole avec appréhension. «  Je ne veux pas commettre de meurtre... » Lilith roula des yeux et soupira. «  Ce n'est pas du poison idiote ! ». En fait, Elle comptait le faire elle-même mais se montrer avant d'être sur scène aurait put être compromettant pour la mission, mais les hommes devaient absolument ingurgiter le véritaserum, ils devaient gagner un temps précieux sans avoir besoin de force pour leur soutirer ce qu'ils avaient besoin de savoir. « Encore une chose. Si tu ne le fais pas, je le saurais. » Inquiète, la blonde saisit la fiole et sortie de son champ de vision. La brune revint dans sa loge. Elle s'assit sur le tabouret en velours pour mettre son porte jarretelle et y accrocha ses bas en soie. Elle plaqua sa baguette et une dague contre sa cuisse, maintenues par la jarretière. Enfila une robe rouge indécemment courte en pestiférant de toute ses forces, songea sérieusement à ne pas jouer le jeu, y renonça et attrapa sa paire d'escarpins pour les mettre à ses pieds. Enfin, elle s'observa dans le miroir, traça un trait noir sur ses paupières, rempli ses lèvres d'un rouge carmin et glissa dans ses gants blanc satinés. A présent elle languissait que la mission se termine, son ego en ayant prit un sacré coup.

«  Maintenant, Messieurs, veuillez faire un accueil chaleureux à notre toute nouvelle recrue venue des terres celtes : Miss Ashen Swan. ».





Le rideau s'étira. Elle se retrouvait seule au milieu de la scène. L'orchestre commença à jouer tandis qu'elle cherchait du regard son mari. Être au milieu de tout ces hommes qui la regardait la contrariait. Elle qui s'était tant battu pour ne pas se retrouver dans une position vulnérable, voilà qu'elle devait jouer les actrices de bas étages. Elle se mit à chanter. Elle avait ensorcelé la table des sorciers pour suivre la conversation pendant qu'elle chantait. Il fallait qu'elle soit excellente. Il fallait qu'ils la remarque. «  I don't want you to be no slave. I don't want you to work all day. But I want you to be true and I just wanna make love to you. » . Elle faisait claquait doucement ses talons sur la scène, avançant tournoyant sur elle même. Stupides créatures que les hommes. «  Love to you. Love to you. » Elle plongea son regard dans celui d'Halo. Puisqu'elle devait chanter, autant le faire pour lui et pour personne d'autres. «  Belle poule ! » balança un de hommes de la table  en donnant des coups de coudes pas très discrets à son voisin. Halo serra les dents et afficha un petit sourire feint. « Tu l'as dit ! J'ai très envie de faire connaissance avec elle un peu plus tard dans la nuit. » ça marchait. Lilith avait attiré leur regard au grand désarroi d'Halo qui devait se retenir de leur sauter à la gorge et de les éventrés vifs. «  Voyons messieurs, nous ne sommes pas là pour ça. Laissons les dames à leurs occupations et concentrons nous sur les nôtres.  » balança Halo d'une voix blanche. A quoi jouait-il ? Elle devait être là, elle refusait qu'il prenne tout les risques seuls. Agacée, la jeune femme se mit à balancer des hanches un peu plus fort et passa une main sur sa peau, chantant de la voix la plus suave qu'elle pouvait. Elle avait un message à lui faire passer : plus il tenterait de l’éloigner, plus elle en ferait des tonnes pour se faire remarquer et ne pas le laisser seul, autant qu'il l'accepte maintenant. L'un d'eux appela une serveuse et lui susurra quelques mots à l'oreille. Lilith observa la serveuse acquiescer et repartir vers le comptoir en la montrant du doigt au directeur de l'établissement. Bingo. La serveuse revint vers la table, un sourire satisfait sur les lèvres«  le directeur vous transmet ses salutations et vous informe que votre demande à bien été acceptée. Ashen Swan vous rejoindra dans le salon privé après sa représentation. ». «  Parfait. » Les autres hommes le regardait. Il tira un cigare de sa poche, sortit son zippo argenté et l'alluma. La première bouffée le fit tousser, puis un nuage de fumée s'échappa de sa bouche, plongeant l'ensemble de la table dans une brume presque surréaliste. Au ralenti. «  On aura qu'a lui lancer le sortilège d'oubliette en fin de soirée. Pas d'inquiétudes à avoir avec ce genre de poulettes, leurs esprit son malléables. ». La bande se mit à ricaner de manière pas discrète. Lilith quant à elle savait qu'a un moment ou un autre Halo leur ferait payer. C'était une certitude, elle le connaissait par coeur. Une fois la chanson terminée, Lilith quitta la scène tandis que les hommes se levaient pour rejoindre une autre pièce au fond de la salle. Elle n'avait pas fait deux pas hors de la scène que le directeur l'avait déjà prit à partie  et l'incitait à rejoindre le salon privé. Lilith attrapa la fausse fourrure la passa sur ses épaules et rejoignit le salon. «  Bonsoir messieurs. » dit-elle dans une voix enjouée et mutine  avant de s'asseoir sur la banquette à l'endroit où l'un des hommes lui indiquait . «  Mademoiselle, merci de nous faire don de votre présence. Je tenais à vous féliciter personnellement de votre performance sur scène. Vous étiez époustouflante. » lui dit-il avec un regard un peu trop insistant à son goût. Elle afficha pourtant un grand sourire et tenta de prendre l'attitude la plus naïve qu'il soit. « Merci Monsieur… Monsieur ? » «  Je vous prie d'excuser mon manque de courtoisie, je suis Monsieur Winchester, Ian Winchester. Et voici Monsieur Luke Hardin, Monsieur Jake O'connell qui comme vous vient d'Irlande et Monsieur Liam Green. » lui dit-elle en lui montrant tour à tour ses acolytes en finissant par son mari. Un sourire taquin sur les lèvres, La brune se tourna alors vers Halo. «  Et vous Monsieur Green, qu'avait-vous pensé de ma performance ? » Piqué, Halo afficha un sourire jaune qu'il tenta de dissimulé vers une bonne humeur feinte. «  Vous étiez remarquable. » Ils régleraient ça plus tard. Comme elle l'avait prédit quelques temps auparavant, les hommes commandèrent des verres d'alcool. Le moment de vérité venait d'arriver. Evidemment, Halo ne toucha pas à son verre quant à Lilith elle fit semblant de tremper ses lèvres dans le sien mais n'eut aucun contact avec le breuvage servit. Un regard partagé avec son mari puis leur attention se concentra sur les 3 autres hommes qui ingurgitèrent le breuvage sans demander leur du. Tic. Tac. Tic. Tac. Le véritaserum devait faire effet sous peu à présent. Halo prit alors la parole, tandis que Lilith s'était levée prétextant aller se faire refaire une beauté au coin des dames. «  Les gars, parlons peu parlons  bien maintenant. Où puis-je trouver Monsieur Earnshaw et ses sbires. » «  Mais tu en as 3 devant toi ptit gars. » Halo s'en était douté, ils avaient essayé de les piégé. Malheureusement pour eux et depuis que Cendre avait été blessée il ne se laissait plus doubler par des ruses aussi mal ficellées. «  Trévor ! Qu'est ce que tu racontes ! On était pas supposé parler de ça ! on... » « Trévor ? » Halo avait réagit au quart de tour, evidemment, ils avaient donné une mauvaise identité mais sous le véritaserum, tout cela était balayé d'une traite. Les 3 hommes se levèrent et firent tomber violemment la table pour se retrouver nez à nez avec Halo. L'un d'eux avait empoigné son col et l'avait plaqué contre la banquette en cuir. «  TU NOUS AS FAIT BOIRE DU VERITASERUM ESPECE D'ENFOIRE ! ». Halo ouvrit la bouche mais il n'eut le temps de rien dire, la voix de Cendre s'était imposée. «  En fait non. C'est moi. » un sourire déterminé. Une oeillade à Halo. Elle pointait le dénommé Trévor de sa baguette et tenait sa lame d'une autre main. «  Je vous prie de lâcher mon mari à présent. » Les hommes la regardait interloqués «  Mais vous êtes qui, vous ? » Lilith leva les yeux au ciel «  Je suis celle qui a une baguette dans la main pointé sur votre sale gueule et qui vous demande poliment de lâcher mon mari. En plus, Je suis fatiguée qu'on me pose cette question ce soir, et ma patience a certaines limite .   »  L'homme lâcha Halo et regarda en direction de la brune, les mains en l'air avant de hurler  «  CHOPPEZ LA ! » Mauvaise réponse. Tandis que les deux chiens de garde sautaient au cou de la jeune femme, celle-ci fit un pas sur le côté, attrapa l'un des homme qui avait réussi à l'atteindre, lui empoigna le cou et le fit basculer à terre. Un rayon rouge traversa la pièce pour venir frapper de plein fouet la hanche du l'homme qui ne bougea plus. Elle se redressa et fit face à son second assaillant, sa lame dans la main droite, la baguette levée de la gauche. L'homme tournait autour d'elle, la baguette levée également. Au fond de la pièce elle pouvait entendre des bruits de verres brisés, Halo luttait de son côté également. Il s'acharnait avec beaucoup de vigueur et Cendre sut dès lors qu'il lui faisait payée chaque regard, chaque parole qu'il avait eut à son encontre. L'homme face à elle dégaina une lame et se jeta sur elle. Elle l'esquiva et frappa dans son dos pour lui faire perdre l’équilibre mais il tint bon et se redressa. Il était furieux à présent. Le combat dura quelques minutes de plus, pendant quelques instants, l'homme avait eut l'ascendant sur elle lorsqu'il lui avait décoché un coup de poing qui lui lacéra la lèvre, le goût du fer inonda sa bouche. Elle reprit le dessus et lui entailla profondément le bras de sa lame et d'un coup de pieds le fit tomber à la renverse, l'homme criait de douleur. D'un geste, elle leva la baguette et assomma l'homme d'un stupéfix. Avant de se retourner pour observer la scène qui se jouait entre son mari et l'autre homme. Halo avait l'ascendant et lui enfonçait la baguette dans le cou avec hargne. «  Dis nous où je peux trouver ton boss. Dis le nous maintenant. » A première vu, l'homme n'était pas en bon état, Halo ne l'avait pas loupé «  Il va me tuer si je vous donne cette info ! » « Et on te tuera si tu la donne pas. La difference c'est que dès lors où tu vas nous dire tout ce que tu sais, tu auras peut-être une chance de t'enfuir loin si on l'arrête. » L'homme sembla réfléchir. Un filet de sang coulait du bord de ses lèvres. La main de l'espion resserrait lentement son cou et le nommé Trevor passa enfin aux aveux. Dans un ultime geste de la main, Halo fit jaillir un éclair et l'homme sur le sol ne bougea plus. Il se releva, son costume taillé en pièce, sa cravate presque défaite, les cheveux ébouriffés, le nez coulant de sang, les boutons de son gilets arrachés.  Alors elle se mit à rire d'eux. Ils avaient récoltés les informations qu'ils étaient venus cherchés, ils avaient réussi. «  Il nous faut vraiment des vacances. » Halo s'approcha d'elle en titubant et vint la saisir par la hanche en plongea son regard dans le sien, caressant du bout des doigts sa lèvre inférieure qui avait gonflé. «  Et vous monsieur Green, qu'avez vous pensez de ma performance, hein ?  Diablesse. » Il lui souleva le menton et vint poser un délicat baiser.  " Et donc? qu'avez vous pensez de ma performance Monsieur Green?"  elle se mit à rire et en signe de réponse, les lèvres d'Halo s'écrasèrent avec passion sur les siennes. Lilith quant à elle s'agrippa de tout son poids au cou d'Halo et enroula ses jambes autour de la taille de celui-ci qui vint la saisir avec force au niveau des cuisses avant de transplaner dans la chambre d'hotel pour continuer leur conversation. La guerre et l'amour. C'était encore ce qu'ils faisaient de mieux tout les deux.





SpyGame
Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Statut du sang : PurMessages : 240Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Dim 12 Mar - 23:54

Lilith

I love you once I love you Twice, I love you more than peas and rices






In His Head



Il y avait trop d'hommes dans la vie de celle qu'il aimait. Trop d'hommes qui la regardait. Ça l'étouffait. Il y avait des fois, ça lui comprimait tellement l'estomac que le seul moyen qu'il avait pour s'en défaire était de se retrouver seul dans le silence. Il restait des heures à la contempler sans rien dire. Elle était incroyablement belle et incroyablement intouchable. Ça le tuait à petit feu. Pas sa beauté, non. Ce qui le tuait c'était que tout les autres puissent la voir, elle. Il y avait trop d'hommes dans la vie de celle qu'il aimait. Et parfois, il se retrouvait malgré lui à subir les tribulations de la jalousie dès lors qu'un de ces crétins avait un geste qui ne lui convenait pas envers Cendre, sa Cendre, celle qu'il rêvait d'avoir que pour lui. Il restait dans son coin, ne lui adressait plus la paroles pendant des heures. Ça la rendait folle et elle ne comprenait pas, ne le lâchant pas d'un pouce jusqu’à ce qu'elle lui vole un sourire de paix. Insupportable petite diablesse qui n'en finissait pas de le harceler même dans ses retranchements les plus sombres, même lorsqu'il rêvait de la prendre dans ses bras. Pas comme l'amie qu'elle était non. La prendre dans ses bras et vivre de son souffle, mourir à ses lèvres. Ça n'arriverait jamais, il en était sur. Ça faisait déjà bien longtemps qu'il avait arrêté de se voiler la face, arrêter de croire que Lilith n'était que sa meilleure amie. Non, Lilith était l'amour de sa vie. L'unique amour qu'il aurait jamais, et s'il devait ne pas l'avoir à ses côtés alors il n'aurait personne, c'était aussi simple que ça. Gabriel se refusait tout simplement à vivre une vie par procuration. Il ne voulait pas prendre une autre femme dans sa vie, lui vouer une affection sincère mais quelconque comme le faisait beaucoup de couple au bout de 20 ans de mariage et  construire avec elle un simulacre de bonheur parfait. Son bonheur ne serait jamais parfait avec une autre qu'elle, il le savait pertinemment. Mais elle, elle le savait pas. Alors il se réfugiait dans ses livres, préférant la garder ainsi dans sa vie que de la perdre dès lors où il lui avouerait qu'un jour, c'était elle qui était devenu son rêve. «  Halo ? » il leva les yeux de son livre. Évidemment elle se tenait là. Elle le trouvait toujours dans ses moments d'isolements, sans savoir qu'il fuyait les regards des hommes qui l'entourait. Dans un soupir, il leva les yeux vers elle sachant qu'il perdrait ce combat avant même qu'il ne commence. « Tout va bien ? » Non. Tout ne va pas bien Cendre. J'ai le mal de toi, même lorsque tu es à quelques centimètres à peine. J'ai le mal de ne pas pouvoir t'enlever au monde pour ne rester qu'avec toi, et être le seul à te voir danser pour toujours. Tu sais comme cette fois près de la cheminée. Alors non ça ne va pas bien. Ça ne va pas bien du tout et ça me tue chaque jour un peu plus de te voir devenir aussi belle et ne rien pouvoir faire pour me rendre digne de toi. Lorsque tu partiras, je serais seul.
C'est ce qu'il aurait du lui dire. Le courage lui avait toujours manqué et il s'en voulait pour ça. «  Je suis un peu fatigué Cendre. Ne t'inquiète pas. » c'était ce qu'il répondait toujours à la place. Quel idiot. Quel lâche. De toute manière que pouvait-il bien dire ? Il n'etait pas près de la perdre, pas encore. Cendre retroussa son nez, l'excuse passait comme crédible, tout deux avaient un emploi du temps chargé. «  Allons prendre l'air ! » « Non, je n'ai pas envie là, je... » « viens je te dis ! » et bien sûr, elle l'avait tiré par la manche pour lui faire abandonner son livre ( Adieu civilisations Maya. Adieu magie ancestrale.)  et comme à son habitude il n'avait pas eu le coeur à refuser lorsqu'il avait croisé son regard profond. A chaque fois qu'il croisait son regard son coeur se serrait et il abandonnait tout pour quelques secondes passé avec elle.

Les feuilles mortes jonchaient le sol. L'automne était bien installé. Il y avait du vent, et l'air était humide. Mais ça lui allait, personne n'avait eut l'envie de sortir ce jour-là, préférant largement rester dans la salle commune de leur clan. Ils étaient seuls dans le parc. Il la suivait du regard en la voyant avancer sous les feuilles qui voletaient, complètement subjuguer par son naturel et la malice qu'il voyait dans ses yeux. Se doutait-elle un seul instant de ce qu'elle retournait chez lui ? Probablement pas. Et c'était mieux ainsi de toute façon. Lilith revint vers lui en sautillant, l'air enflammé comme à son habitude. «  Au fait ! J'ai oublié de te donner ça ! » La gamine sortit une feuille de papier de sa robe et la déplia pour la lui tendre, le regard tendre.  Il s'en saisit timidement. « qu'est ce que c'est ? » Lilith grimaça un peu «  et bien regarde et tu sauras. » Le garçon posa ses yeux sur la surface granuleuse du parchemin.   C'était un portrait de lui, concentré sur les touches du piano. Elle l'avait animé d'un sortilège, et il se voyait laisser aller ses doigts sur le clavier lisse de l'instrument. Quand avait-elle fait ça ? Il ne l'avait pas vu faire, et pourtant il passait son temps à l'observer. Un peu hébété, il releva le regard vers la jeune fille qui souriait. «  On dirait bien que tu as vu un fantôme ! enfin façon de parler... J'ai si mal dessiné que ça ?» se moqua t-elle. Il se mit à rougir instantanément, le coeur battant la chamade. Elle ne se rendait pas compte à quel point ce geste le touchait et le submergeait d'une vague d'amour à son égard, ça lui brûlait les entrailles. Ce dessin, il le conserverait toujours avec lui. Toujours. Il n'arrivait pas à parler. Lilith haussa les épaules, taquine comme à son habitude. «  S'il ne te plait pas je le récupère, je l'accrocherais au dessus de mon lit et quand ty m'embêtera je pestiférerais à son égard !. ». retour à la réalité, il secoua la tête. «  Non il est très réussit. Je ne sais pas quoi dire... » Lilith se rapprocha un peu de lui. Sa gorge était en feu à présent, il l'avait vu crayonner beaucoup de fois mais jamais il ne l'avait vu faire de portrait de lui. Il se demandait de toute façon ce qu'il y aurait de beau à dessiner chez lui, il ne se trouvait pas spécialement intéressant, un peu trop fade pour passer sous le crayon et les pinceaux de Cendre. Mais Cendre n'avait pas été de son avis visiblement.
La brune glissa sa main dans la sienne. Ce contact déclencha un frisson chez lui. C'était beaucoup trop. Ça devenait de plus en plus douloureux de ne pas laisser paraître se sentiments à son égard. «  Dis simplement merci Cendre,… c'est comme ça que l'on fait. » Elle n'avait pas dit ça comme un reproche. Elle l'avait dis sur un ton doux, presque en murmure. Il se mit à sourire. «  Merci... » Que dire d'autres ? Cendre éclata de rire et posa un baiser sur sa joue. Embrasement. Il ne respirait plus. Il était loin. Très loin. «  Tu vois quand tu veux. ». Cette fille, il en était fou. Complètement fou. Elle s'insinuait partout comme du sable il la retrouvait même dans les recoins les plus cachés de son coeur, avait prit possession de tout, s'était incrusté dans les moindre secrets de son esprit pour ne plus jamais en sortir. Elle s'était faite sa place, et cela n'avait pas été difficile de tout lui donner. S'il lui fallait un coeur, elle avait le sien. S'il lui fallait une âme, il lui donnait la sienne, peu lui importait parce que sans elle il n'était rien.

**********

Il regardait le dessin. Du temps était passé depuis le jour où elle lui en avait fait cadeau, et comme il se l'était juré il ne l'avait jamais quitté. Du temps qui lui semblait précieux car le temps passait trop vite lorsqu'il était avec elle. Gabriel posa l'esquisse sur la table de nuit. Assis sur le fauteuil en velours de leur chambre, il veillait sur elle. Ses yeux la caressait du regard, son dos complètement nu laissant voir le tatouage d'une rose rouge et d'un nom, sur l'omoplate droite. En continuant à parcourir son corps de ses yeux, il put voir encore quelques lacérations sur ses hanches. Il grinça des dents se refusant à repenser à ce drame qui lui avait fait perdre la tête.
Elle dormait à poings fermés. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu si apaisée.  Quelques semaines s'étaient écoulés depuis la nuit où elle avait failli y rester, le laisser seul face à ce monde qu'il aurait été bien incapable d'arpenter sans elle (il se refusait à prononcer le mot « mourir » cette idée lui était trop insupportable.). Elle ne criait plus son nom la nuit à présent. Elle ne revivait plus cette soirée. Mais lui… Lui continuait à faire des cauchemar. Alors dans ces cas là, il se levait et venait sur ce fauteuil où il avait toute la nuit pour  surveiller les rêves de sa femme. La protéger. Ne plus avoir ces pensées sordides d'une vie sans elle. Impossible. Ces 3 semaines avaient été éprouvantes pour elle. Elle avait eu du mal à reprendre pleinement possession de son corps, les lacérations ayant endommagé bien plus qu'elle ne l'aurait pensé. Elle avait hurlé d'exaspération lorsque les médicomages lui avaient dit de prendre le temps de reprendre le contrôle de ses gestes. Elle les avaient envoyés au diable lorsqu'ils lui jurait que cela mettrait du temps avant qu'elle puisse reprendre des exercices physiques. Elle s'était battue, avait lutté contre la douleur, lui tenant la main dans ses moments de faiblesse, brisant son coeur d'homme à chaque fois qu'il sentait qu'elle avait mal. Il avait serré les dents pour elle, avait plusieurs fois cru redevenir fou lorsqu'il avait croisé le regard de souffrance de sa femme. Il avait tué pour elle ce soir là. Il ne le regrettait pas le moins du monde, il aurait tuer toute une armée pour elle. Il tuerait toute une armée pour elle.
1 mois elle était redevenue cette guerrière qu'il aimait tant, à la surprise générale.Alors qu'il n'en avait pas douté une minute.  Ces guérisseurs et autres médicomages ne connaissaient pas Cendre comme il la connaissait, jamais elle ne les auraient écouté, pas même une minute.
Et là, elle dormait. Mais malgré tout il n'arrivait pas à détacher son regard d'elle de peur qu'elle se remettent à hurler. Alors lorsqu'elle bougea, tout ses sens se concentrèrent sur le belle. Elle s'agitait. Sa main tapota l'oreiller où il aurait du se trouver et d'un seul coup, elle se leva droite dans le lit. « Halo ? » demanda t-elle la voix blanche. L'homme s'était déjà levé et était venu près d'elle pour la prendre dans ses bras. « Je suis là. » Il sentit la femme s'apaiser instantanément dans ses bras. Elle était brûlante. Fiévreuse. Le contre coup des antidotes que les médicomages l'obligeait à prendre pendant quelques mois pour se remettre. Il n'aimait pas ça.  Instinctivement il passa un doigt sur la cicatrice de son ventre, l'air contrit. Des souvenirs vinrent le frapper au visage, c'était dur de revivre cet instant. Il avait failli la perdre ce jour là. Il ne l'aurait pas supporté. Halo tenait Lilith contre lui, la main posée sur son cou, la tête posée contre sa chevelure. Il ne lui fallu que quelques minutes pour que Lilith calme ses halètement et calme son rythme cardiaque.
«  rendors toi Cendre, je suis auprès de toi. ».  Elle se lova tout contre lui et il passa une main dans ses cheveux. La brune haussa les épaules «  Je n'y arriverais pas. » Alors, Aussitôt elle s'était levée. Imprévisible créature. Lilith se dirigea vers la grande fenêtre aux voiles presque transparents et l'ouvrit. Elle respira une bouffée d'air frais. Lui la regardait se mouvoir sous la lumière lunaire. Il se mit à sourire. Evidemment qu'elle ne se rendormirait pas, lui imposer de retourner au sommeil alors que ses yeux étaient grands ouverts c'était comme lui imposer de ne pas courir. Et il y avait du défi dans son regard, Halo savait ce que cela signifiait. Il la connaissait par coeur, jusqu'au moindre de ses défauts qui l'agaçait mais qui faisait qu'il l'aimait un peu plus à chaque fois. Souriante, elle avait refusé une fois de plus de perdre un combat, aussi infime soit-elle. Un halo de lumière s'accrochait à ses cheveux. Elle était magnifique dans la lumière mystérieuse de la nuit. Son corps svelte à demi nue, ses courbes luisantes qui scindaient l'obscurité. Pour elle il était tombé, pour elle il tomberait toujours. Cette femme était magique. Dans un geste élégant elle lui tandis la main. «  Viens avec moi. » Il se leva comme électrisé par l'appel de la belle. Impossible. Tout simplement impossible de ne pas la suivre. Depuis môme elle réussissait à l’entraîner dans ses frasques qui le dépassait bien souvent mais qu'il suivait joyeusement trop heureux de l'avoir trouver, elle.

Elle était naturelle. Elle se fichait d'être nue. Se fichait que l'air soit frais. Se fichait bien de ces codes qu'on lui avait imposé petite.Se fichait de tout. C'était Lilith. Elle était vivante. Terriblement vivante. N'avait jamais eu de chaine à ses poignets, il était le seul à avoir réussi à glisser son nom sur sa peau dorée. Elle avait vaincu la mort pour lui.  Et lui était fier de l'avoir à son bras.
Il la rejoignit sans lutter et saisit sa main. Un sourire et son coeur était sien. Elle glissa une main sur son tee shirt l'air de rien et le lui ôta. Il leva les yeux au ciel avec un sourire «  Ce n'est pas juste que tu puisse me regarder sous toute mes couture et moi pas. » Il se mit à sourire. Encore une chose qu'elle l'inciter à faire et qui bousculait sa timidité. Mais ils étaient seuls et ils avaient toute la terrasse pour eux deux. Gabriel fit venir quelques coussins, quelques draps, de quoi créer un endroit confortable sous les étoiles. Puisque Lilith ne voulait pas dormir, qu'a cela ne tienne, ils resteraient dehors face au monde comme les rois qu'ils étaient. Ils réinventerait l'univers d eleurs doigts jusqu'au petit matin. Lorsqu'elle se glissa sur les draps, il l'observa. Elle était là. Il ne remercierait jamais assez le ciel de ne pas lui avoir enlevé. Ça le frappait à chaque seconde depuis cet effroyable moment,à chaque fois qu'il la regardait il ne pouvait s'empêcher d'avoir de la profonde reconnaissance qu'elle soit là. Il la rejoignit, incapable de détourner son regard d'elle. Il la regardait. Parfois il se demandait s'il cesserait d'autant la regarder. Non. Impossible. Inimaginable. C'était ce qu'il préférait le plus au monde, c'était ce qui l’intéressait le plus dans la galaxie. Quant à elle, elle pointait du doigts les étoiles, lui indiquait celles qu'elles trouvaient les plus belles. Lui, il se laissait bercer par sa voix. Il était heureux. À sa place. «  C'est fou quand même. Certaines étoiles brillent encore pour nous alors qu'elles sont mortes depuis des milliers d'années. Et nous, lorsque nous aurons disparu, elles brilleront encore. » Il tourna son regard vers elle et fit glisser un doigt sur son cou. «  Mais moi, je t'aimerais toujours. » Alors Cendre lui renvoya un sourire qui se répandit dans son coeur comme une coulée de lave. «  Aime moi tous les jours surtout. ». Là était la différence. Ils ne se juraient pas un amour infini puisqu'ils l'avaient déjà, ils suffisaient pour qu'ils se regardent l'un l'autre pour le comprendre. Mais tout les jours ils réinventait cet amour qui les avaient guidé à chaque pas dans leur vie, chaque jour ils se satisfaisaient de se lever ensemble et de s'endormir l'un près de l'autre. Peu importait les étoiles, elles étaient belles et époustouflantes, mais jamais aucune vision ne surpassait celle de Cendre dansant au milieu du monde, elle était son tout, son univers tout entier, il n'avait pas besoin de plus. Et il avait failli la perdre.
Il glissa son nez sur le sien et eut un soupir. «  Lorsque je me dis que tu pourrais ne pas être là je... » Lilith glissa un doigt sur ses lèvres, le stoppant dans ses paroles. Ils n'en avaient pas reparlé depuis qu'elle s'était réveillée . Elle avait été forte, avait fait mine d'aller bien mais cela avait réveillé trop de peur en lui. «  Ne dis rien de plus. Je ne t'aurais jamais abandonné. On se l'ait promis non ?  » Il allait ouvrir la bouche pour répondre, mais avant même qu'il ne dise quoi que ce soit, elle plaqua ses lèvres brûlante contre les siennes et il rendit les armes, enroulant ses bras autour de son dos. Très bien. Qu'il en soit ainsi. Elle menait la danse de toute façon.





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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Ҩ Re: OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Dim 19 Mar - 19:34

Lilith

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Poudlard



«  Si tu t'arrêtes pas de suite, je dirais au choixpeau de t'envoyer à serpentard ! » Maugréa la gamine en levant le poing vers un gamin qui souriait victorieux d'avoir réussi à l'entourlouper. «  même pas peur ! » la fillette lança un regard noir vers son ami. «  tu es aussi bête qu'eux de toute façon ! » Puis elle croisa les bras sur la poitrine et retroussa son nez en une grimace. «  Je te déteste ! » Aussitôt le regard de l'enfant perché sur l'arbre changea. De l'amusement il passa à la tristesse. Il était piqué. La petite fille su dès lors qu'elle était aller trop loin, mais la fierté des O'hara commençait dès le plus jeune âge et bien qu'elle ne soit haute que comme trois pommes, elle ne se laissa pas démonter. «  Rend moi ce que tu m'as pris. C'est pas à toi. C'est à moi. » le garçonnet avait cette manie à la taquiner de la sorte. Il lui piquait des affaires sans qu'elle s'en aperçoive et allait se percher sur le haut de leur cabane (pas si haute que ça puisque le garçon avait le vertige.). Certaine fois elle se prêtait au jeu, d'autre fois elle se déchaînait. Il n'y avait jamais de juste milieu avec elle. Jamais. Malheureusement pour lui, aujourd'hui était une des fois où elle ne souhaitait pas se faire mener par le bout du nez. Vexé comme un pou, le garçon secoua la tête. Elle l'avait blessée et elle le savait pertinemment. «  Très bien ! Fais comme tu veux espèce de sale voleur ! » Et elle tourna les talons en pestiférant, le laissant là, le coeur chiffonné. Comme de nombreuses fois à cause d'elle.
Plus tard dans la soirée évidemment, la fillette avait prit son courage à deux mains et s'était rendue à leur QG. Elle savait pertinemment qu'elle le trouverait là. Assis sur la planche de la cabane, L'enfant avait les pieds dans le vide, le regard au loin. Etait-il resté la toute la journée durant ? Il regardait le couché de soleil. Le crépuscule. C'était ce que la petite aimait le plus. Ce moment où la nuit et le jour ne faisait plus qu'un. Où tout devenait possible. Elle avança, timide comme elle n'avait pas l'habitude de l'être, regrettant ses paroles. Il ne l'avait pas entendu arrivée. «  Je ne te déteste pas. » Le gamin sursauta et jeta un regard vers le bas où elle maintenait son regard. «  Je t'aime beaucoup Halo. » Elle le rejoignit et s'assit à ses côtés. Il ne parla pas mais son regard venait de s'éclairer à nouveau. Alors, elle lui lança l'un de ses sourires dont elle avait le secret. Un de ses sourires contagieux, trop spontané pour être feints. «  Tu es mon meilleur ami Halo. Et t'iras pas à serpentard parce que tu es trop bien pour cette bande d'idiots ! » Cendre posa sa tête sur l'épaule d'Halo et observa les lumières se fondre l'une dans l'autre. «  Puis s'il te met là bas, je le brûle ! ». Un sourire illumina le visage du garçon, elle tourna son regard pour l'observer. C'était ce qu'elle préférait le plus au monde : le voir sourire. Elle le trouvait toujours lumineux à sa manière. Bien sûr il ne s'en doutait pas, mais elle passait beaucoup de son temps à l'observer malgré son jeune âge, à apprendre de lui comme s'il était le mystère le plus absolu qu'il lui fallait percer.

 *******


«  Gryffondor ! » Le choixpeau avait parlé. La brune sauta  du tabouret et se précipita d'un pas jovial à la table des rouges et or. Son regard croisa celui d'Halo qui attendait encore son tour. Elle lui fit un grand signe de la main. Il avait l'air anxieux. Sous son apparence calme et impassible, elle savait qu'il y redoutait cet instant. Toute leur enfance il l'avait passé à faire des pronostic sur la maison à laquelle ils appartiendraient ; si Halo avait toujours dit qu'elle irait à Gryffondor, il avait été incapable de définir dans laquelle lui se retrouverait. Halo était un garçon complexe, avec beaucoup de qualités, beaucoup de nuances à exploiter. Son intelligence hors du commun n'avait d'égal que sa manière à s'investir dans une tâche de façon acharnée. Il était aussi de ceux qui savaient observer, ruser, à l'ambition particulière doublée d'un besoin irrépressible d'aller au-delà de ses propres forces avec courage et passion. Halo était une palette de couleurs à lui tout seul. Un tableau où se mêlait les meilleures qualités de chaque maison tout en niant les mauvaises. Car Bien qu'Halo soit rusé et ambitieux, il n'était pas pour autant provocateur et fier. Parce que si Halo était courageux, il n'était pas pour autant impulsif et téméraire. Parce que si Halo était un travailleur acharné, il n'était pas pour autant gentil, du moins pas de manière excessive, non Halo n'était pas naïf. Parce que Halo pouvait être tout. Halo c'était tout son monde, elle refusait d'imaginer qu'une seule maison ne soit faite pour lui. Alors elle resta là à observer lorsqu'il s'assit enfin sur le tabouret et que le professeur lui mit le choixpeau sur la tête. De tout son coeur elle espérait qu'il la rejoigne à Gryffondor, mais quoi que le choixpeau décide, cela ne changerait jamais rien à ce qu'elle éprouvait pour lui, cela ne changerait rien à leur relation. Les yeux d'Halo s'accrochèrent aux siens, il cherchait du courage pour affronter la décision du choixpeau, elle le savait, elle le connaissait par coeur après ces années à passer à courir main dans la main avec lui. «  SERDAIGLE ! » Elle aurait pourtant juré que le choixpeau avait hésité longuement avant de prononcer ces paroles. Elle se mit à l'applaudir de toute ses forces. Sifflant, criant de tout son coeur. Puis elle le regarda rejoindre une autre table que la sienne et elle réalisa. Soudain, elle comprit qu'ils ne seraient pas dans la même salle commune. Que le temps qu'ils passeraient ensemble devraient être prit de force. Pendant un instant cette idée la paniqua et elle du puiser tout son courage pour imposer une toute nouvelle alternative : soit ! Si elle devait prendre le temps de ses petits doigts quitte à aller contre les règles, elle le ferait. De toute façon, il n'y avait rien qu'elle ne faisait pas pour lui. Il la regardait l'air un peu triste, l'air un peu contrit. Lui avait réalisé bien avant elle, parce qu'il réfléchissait bien plus vite qu'elle aux conséquences que cela avait. Cendre lui lança tout de même un sourire des plus rayonnant qu'elle n'ai eu et elle murmura «  Ne t'inquiète pas » en sachant qu'il comprendrait ces mots alors même qu'il ne pouvait les entendre.

******


«  Tu es ridicule Cendre. » Allongé sur le lit de la jeune fille, Halo soupirait exaspéré et jeta un regard par dessus son livre pour observer le visage mutin de Cendre qui avait sa tête posée sur son torse. Un sourire sur les lèvres «  Ne soit pas de mauvaise foi comme ça, on vous a battu de quelques points. » Halo roula des yeux. « Ma seule satisfaction dans cette histoire réside dans le fait que tu en as énormément fait perdre à ta maison cette année. Voilà de quoi adoucir mon sentiment d'injustice. Même si on aurait du gagner. » Cendre éclata de rire. Cette quatrième année année avait été des plus folkloriques. Elle avait accumulé les heures passées en retenues, n'avait eu de cesse à s'imposer comme une tornade dans l'école et Lilith rimait à présent avec actions interdites. Oh et bien sûr, elle avait entraîné Halo à chaque fois qu'elle avait instauré des règles. «  Tu parles ! T'es juste affreusement jaloux ! ». Halo détestait qu'elle le nargue comme un enfant. Il la regardait exaspéré par dessus ses lunettes tandis qu'elle s'amusait de lui avec une tendresse qui lui était propre. C'était devenu une habitude chez eux de  se lancer le défi de la maison qui aurait le plus de points à la fin de l'année. Alors, elle attrapa le livre qu'il avait entre les mains et se redressa un peu en venant se mettre en tailleur à quelques centimètres des épaules de Halo qui la fixait sans bouger. « Hé Whelan, cette année tu comptes te réveiller un peu ? C'est pas en restant à la bibliothèque que tu remporteras la coupe des 4 maisons. Puis c'est quoi ça encore ? » Elle se mit à lire le titre du livre « La magie noire, comment s'en préserver.  Ouah. Ça à l'air… attend, c'est quoi le mot pour ça déjà ? Ah oui c'est ça ! Pompeux ! » Le garçon soupira. Elle avait l'art de le pousser à bout. Elle avait l'art de le pousser dans ses retranchements. Mais il n'arrivait jamais à lui en vouloir parce que dans son coeur elle illuminait bien plus que de l'exaspération. «  Tu me remercieras quand je te sauverais les fesses lors d'une mission parce que comme d'habitude t'auras pas fait attention à là où tu mets les pieds. » Elle se mit à rire. Voilà bien longtemps qu'il la sauvait sans cesse de ses propres erreurs, de sa capacité à se mettre dans le pétrin.  «  Tu as probablement raison. Comme toujours. » Ses yeux se posèrent sur le visage d'Halo. Il avait gardé ses grands yeux d'enfants mais son visage avait prit une maturité qui lui donnait un charisme atypique. Il était beau avec ses cheveux indomptable, son regard secret qu'elle seule savait lire la plupart du temps. Il était parfait pour elle. Bien plus que parfait. Elle s'était aperçue depuis quelques années déjà qu'Halo n'était pas seulement son meilleur ami, il était aussi l'amour de sa vie. Et si Lilith était reconnue pour sa manière téméraire à se jeter dans la gueule du loup elle n'avait pourtant jamais trouvé le courage de lui dire qu'elle l'aimait. Et ça devenait de plus en plus difficile d'être là, allongée près de lui où bien à quelques centimètre de son cou et ne pas pouvoir y plonger son visage pour s'enivrer de cette odeur qui la faisait vibrer de tout son être. Elle ne le supportait plus.
D'un geste souple, elle vint saisir d'une main les lunettes du garçon et les lui retirer doucement tout en campant son regard dans le sien. Elle était proche. Trop proche. Attirée comme un aimant, elle se refusait pourtant à reculer. «  Halo... » Mais que faisait-elle ? Non non non ! Tais toi donc Lilith ! Ce n'est pas le moment. Il ne bougeait pas non plus et l'observait. Elle voulait lui dire. Tout lui dire. Mais lui dire quoi au juste ? Qu'elle l'aimait ? Qu'elle était folle de lui ? Qu'elle ne jurait que par lui ? Que ses rêves étaient peuplés de ses sourires et ses cauchemar de son absence ?  Elle ne pouvait s'y résoudre, il devait le savoir au fond de lui et s'il n'avait pas bougé le petit doigt jusque là pour la faire sienne, c'est que probablement il n'avait pas les mêmes sentiments. Alors elle se recula un peu et afficha un petit sourire. Il fallait qu'elle retombe sur ses pattes. Une pirouette et hop, elle s'en sortirait. «  C'est l'année des BUSE. Il va falloir qu'on s’entraîne un peu plus fort. » Elle ne sut pourquoi mais Halo sembla quelque peu perdu. Il cilla un peu fort avant de se concentrer sur les paroles qu'elle venait de lui envoyer. «  Je te présenterais la bibliothèque comme tu ne l'as jamais vu. Et cette fois pas question que tu n'y échappes. » Elle grimaça. Cette année allait être fort intéressante à priori.

******

«  Tu réfléchis trop !»
«  Et toi pas assez ! » Les deux jeunes gens se regardaient en chiens de faïences. Lilith était en colère. Elle avait les poings serrés et faisait face à Halo avec une fureur dans les yeux qu'il lui connaissait bien. «  Oh et bien excuse moi de pas avoir la science infuse comme toi et tout tes petits camarades de serdaigle !d'ailleurs tu devais pas aller réviser avec Miss parfaite ? Cette greluche de Ruthie ? » Halo secoua la tête et fronça les sourcils. «  Quoi ? Mais… pourquoi tu parles d'elle ! C'est absolument pas la question Lilith ! » Oui, ce n'était pas la question, mais la vérité c'est que Lilith perdait patience. Elle en avait marre de voir cette potiche lui tourner autour. Marre d'être séparée de lui et de ne pas savoir ce qu'il se passait dans sa salle commune. Elle voyait déjà les regard qu'elle lui lançait lorsqu'ils étaient en cours alors elle n'osait même pas imaginer ce qu'il se passait lorsqu'elle était dans une pièce un peu plus confinée. Ça la rendait furieuse et bien que cela ne soit pas le sujet de leur discorde, il fallait bien l'avouer c'était une excuse supplémentaire pour lui envoyer en pleines dents. « Tu sais quoi ? J'en ai marre ! Marre de toi ! Marre de ta stupide maison ! Marre de cette cruche qui te suit comme ton ombre ! Marre de tes énigmes débiles ! Alors fiche moi la paix ! » Et elle tourna les talons le plantant là. Cette fois-ci, il ne la laisserait pas partir elle le savait. Bingo. Il la retint par le bras et la retourna pour lui faire face. «  n'insulte pas ma maison ! Et en plus qu'est-ce qu'elle t'as fait Ruthie ? Elle est très gentille. J'vois pas pourquoi ça vient sur le tapis bon sang ! » Cendre serra les dents en contracta la machoire prête à cracher son venin. Lorsqu'elle était enervée elle balançait tout ce qui lui passait par la tête, Halo était habitué à ce genre de comportement de sa part mais cette fois ça en était trop «  Ah ben oui ! c'est sûr qu'elle est gentille, elle rêve que d'une chose c'est que tu l'envoies au 7eme ciel ! » Halo pencha la tête sur le côté et fronça les sourcils. «  mais qu'est ce que tu racontes ? Tu en as d'autres des absurdités de la sorte ? » oh oui des tas. La première étant que je suis tombée amoureuse d'un débile profond incapable d'ouvrir les yeux. Si c'est pas absurde ça ? Ah et le fait que je meurs de jalousie pour une fille qui est même pas capable de faire une phrase sans rougir devant toi ? Crétin ! Lilith leva les yeux et secoua les bras au ciel en gesticulant, pestiférant et râlant tout ce qu'elle poouvait. «  Tu es un crétin Whelan ! Ouvre les yeux ! Cette fille elle s'en fiche complètement des cours que tu lui donnes, elle est déjà presque aussi douée que toi ! M'enfin t'es stupide ou quoi ? Arrête de te comporter comme un troll des montagnes et sert toi de ton cerveau pour autre chose que pour tes énigmes un peu. » Il resta là un moment sans parler. « T'façon elle est pas faite pour toi. » Parce que personne n'est faite pour toi. Parce que la seule qui soit faite pour toi c'est moi, imbécile. Elle tenta vainement de se calmer mais ses muscles étaient contractés, son souffle se perdait dans ses idées qui n'étaient plus claires. Halo n'osait parler de peur de déchaîner un peu plus sa colère. Où alors venait-il juste de remarquer que l'autre idiote lui courrait après et se demandait peut-être ce qu'il allait faire d'elle. Si au petit matin elle la voyait à son bras il est clair qu'elle la tuerait. Et qu'ensuite elle le tuerait lui. «  Ce n'est pas le sujet Cendre. » Il décida de ne pas tenir compte de cette faiblesse qu'elle venait d'avoir. Il n'y avait vraiment que lui pour être aveugle à ce point là. «  Ouais, le problème c'est que tu es à côté de la plaque. Faut savoir cogner parfois ! » Encore une fois, Halo avait testé sa capacité à résoudre des situations qui se devait de rester discrètes. Elle avait échoué cette fois-ci, elle ne l'avait pas supporté et avait tout envoyé valser. «  Cendre... » la voix d'Halo se voulait rassurante, aussitôt le monstre de colère se retrancha dans sa grotte. Elle releva le regard vers lui. «  Tout ce que je fais je le fais pour qu'il ne t’arrive rien. Tu le sais ça n'est-ce pas ? Il y a certaines situations où tu ne pourras pas courir après ton but comme un cheval sauvage. Il te faudra des plans, il te faudra faire preuve de subtilité, de discrétion. » La brune soupira. «  Mais tu seras là pour ça toi… » Que lui arriverait-il si Halo n'était pas toujours là ? Cette idée la fit frissonner. Elle se mordit la lèvre. Se battre c'est ce qu'elle faisait de mieux mais la stratégie dépendait beaucoup plus d'Halo. Ils se complétait comme les deux côtés d'une pièce de monnaie. Elle était force, le courage, le venin. Il était la pensée, la subtilité, l'intelligence. Non. Il serait toujours là.

*****


Une bibliothèque. Une table. Quelques fauteuils. Des tapis. des longs bâtons de combat. Des mannequins. Des armes de toutes sorte. Lorsqu'ils avaient trouvé cette salle au cours de la 6ème année, Lilith et Gabriel avait prit l'habitude de s'y rendre pour leur entraînements. L'échéance de la fin des études à Poudlard arrivait et ils devraient bientôt suivre une formation pour travailler pour le ministère. Ils ne comptaient pas se laisser dépassé. Ils comptaient réussir coûte que coûte. Main dans la main plus que jamais depuis qu'ils s'étaient enfin avoué leur sentiments. Des heures, ils en passaient ici. C'était devenu leur refuge, l'endroit dans lequel ils se rendaient pour échapper à l'emprise du monde qui les entourait. Ils n'avaient jamais eu besoin d'autres choses que d'eux même et à présent ils pouvaient se concentrer sur leurs objectifs commun sans se préoccuper de l'endroit où ils se retrouveraient pour avoir un peu d'intimité.
Les deux silhouettes enchainaient les mouvements. Elle, svelte, agile, bondissante prenant tout l'espace qu'il y avait. Lui tentant de tenir la distance, essayant de deviner ses prochains mouvements. Mais elle était rapide,un peu trop d'ailleurs. Cendre vint taper au niveau du ventre de Gabriel qui accusa le coup en faisant un seul pas en arrière. Elle ne lui laissa pas le temps d'aspirer la force du coup pour s'en servir contre elle et en quelques secondes elle s'était faufilée derrière lui et lui avait saisit les mains qu'elle plaquait contre son dos pour le maintenir à sa merci. L'instant d'après, elle l'avait amené au sol et appuyait tout son poids sur ses hanches pour pas qu'il ne bouge. Puis elle resta là à le contempler pendant de longues minutes. Il n'essayait pas de lutter, il la regardait également fou d'amour pour elle. Depuis les quelques mois où ils ne cachaient plus leurs sentiments, les choses semblaient parfaites. Tellement parfaite que Lilith avait peur que quelque chose ne vienne lui enlever ce que la vie lui avait octroyé. Et il y avait ce regard trop doux, ce regard qui lui brûlait la peau et enflammait son corps. Ce regard qui aurait toujours cet effet sur elle, elle le savait. Cendre ne pourrait jamais se lasser des yeux inquisiteurs d'Halo. C'était sa force. «  Merci. » elle avait chuchoté ça naturellement, comme s'il s'agissait d'une évidence. Mais le garçon ne semblait pas comprendre. «  De ? » elle lui lança un sourire « De ne jamais lâcher ma main. »
D'un geste elle passa ses mains derrière la nuque d'Halo pour venir lui relever la tête vers elle et écraser ses lèvres contre les siennes. Dans quelques mois ils seraient parti de Poudlard. Dans quelques mois ils entameraient une nouvelle vie. Lorsqu'ils étaient arrivés, ils n'étaient que des enfants, ils repartiraient en étant toujours des enfants,mais des enfants qui créeraient le monde à leur manière.
Les lèvres de Lilith se firent plus pressantes. Elle maintenait son poids contre les reins d'Halo qui vint passer ses mains dans son dos sans réclamer le reste. La seconde d'après Cendre jetait ce qu'il lui restait de son débardeur déchiré sur le sol. Il la regardait, fixait son regard sur elle avec fascination. Si bien qu'il eu du mal à déglutir «  Cendre... » Elle se mit à sourire doucement et posa ses mains sur le torse d'Halo tandis qu'il laissait ses doigts parcourir l'échine de la jeune fille dans un frisson. « Ne dis pas un mot de plus, s'il te plait. Ne t'arrête pas sinon je hurle.  »  a demi nue, elle se languissait des caresses du jeune homme bien trop heureux de tenir contre lui ce bout de femme qu'il avait su dompté à sa manière. C'était eux contre le reste du monde. Eux qui éclipsaient l'univers tout entier.






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Ҩ Re: OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Dim 26 Mar - 18:20

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Salem



" Je te ferais remarquer que Salem était une école pour fille avant, alors fait pas trop le malin! " asséna l'enfant lorsque le garçonnet s'était précipitée vers elle pour lui dire que ses pouvoirs s'étaient enfin manifestés. Ce n'était pas qu'elle était jalouse de son amie, non pas vraiment en fait. Au final elle était même plutôt contente que le jeune garçon soit précoce en la matière mais elle savait qu'il partirait bientôt à Salem... Sans,  si elle ne manifester pas les siens. Parce que c'est ainsi que Salem fonctionnait, c'était une école très libre qui accueillait ses élèves dès lors que la magie apparaissait. Et ça lui faisait peur. Halo était devenu son meilleur ami en un battement de cil ; elle le cherchait pour l’entraîner dans tout ses jeux, ne passait jamais une seule journée sans lui parler, lui faire la nique, le pousser dans des combat enfantins sans fin. Et aujourd'hui qu'il était arrivé en courant vers elle, tout sourire, elle comprenait que peut-être les choses allaient changer. Alors elle attaquait, parce que c'était la seule chose qu'elle savait faire pour cacher sa contrariété. Le gamin l'avait regardé sans vraiment comprendre pourquoi elle lui avait envoyé cette pique gratuite, lui qui pensait qu'elle serait heureuse pour lui. La brunette en culotte courte avait alors tourné les talons en pinçant les lèvres et été aller se réfugier sous l'immense cèdre, repère de tout leurs espiègleries. Là, elle avait attrapé ses genoux et avait posé son menton sur ceux-ci pour réfléchir. Quelques craquements sonores la sortirent pourtant de ses rêveries. Instinctivement la fillette tourna le regard vers la silhouette de gringalet qui se découpait dans l'ombre des arbres.
Sans un mot, il était venu s'asseoir à côté d'elle. Même si elle avait été totalement imbuvable avec lui dans un moment où il ne souhaiter que lui exprimer sa joie, il était revenu. Comme toujours. Halo revenait toujours même lorsque Cendre était massacrante du haut de ses 8 ans. Même lorsqu'elle lui en faisait voir de toutes les couleurs. Même lorsqu'elle était injuste ( et c'était très souvent). Même lorsqu'elle faisait ses caprices. QU'elle hurlait. Qu'elle balayait tout leurs jeux d'un coup de genou. Il était là. Il revenait à chaque fois avec cette mine qu'elle ne lui connaissait que trop bien. " Tu pars bientôt alors?" demanda la fillette d'une voix blanche en relevant le visage, le regard allant se perdre droit devant elle, n'osant plonger ses yeux dans ceux de son ami. Et puis, il se passa une chose à laquelle elle ne s'attendait pas ; l'enfant prit doucement sa main dans la sienne, avec toute la douceur dont il savait faire preuve et murmura ces mots qu'elle n'oublierait jamais. " Je ne pars pas sans toi.". Elle avait tourné la tête pour le regarder. Un sourire tendre s'étalait sur son visage. Il ne mentait pas, elle en avait la certitude. Alors, instantanément, Cendre éclata de rire, honteuse d'avoir pu imaginer une seule seconde qu'il puisse en être autrement. Honteuse d'avoir été si désagréable alors que lui était la bienveillance incarnée. Et le fait était qu'il n'était jamais parti sans elle. Jamais.

************

" Parfois je me demande ce qui ne tourne pas rond chez toi Cendre." Lilith était assise sur le fauteuil, les bras croisés sur la poitrine. Cela faisait une demie heure déjà qu'Halo s'était lancé dans un discours moralisateur. Faut dire que cette fois-ci elle avait fait fort et bien qu'elle soit d'habitude celle qui avait le caractère le plus affirmé des deux, elle savait qu'Halo n'appréciait que moyennement sa capacité à s'attirer des ennuis, surtout lorsqu'elle tentait le diable sans lui pour la protéger et réparer ses erreurs. Alors elle la mettait en veilleuse sur ce coup là. " Mais il parait que y'a des trolls là dessous. DES TROLLS!" Halo s'agaça un peu plus. " justement. t'aurais fait quoi si tu t'étais retrouvé nez à nez avec l'un d'entre eux?" Evidemment, elle ne s'était pas vraiment posé la question, naïvement elle avait pensé qu'elle aurait trouvé un moyen une fois devant eux. " C'est pas pour rien que l'accès aux souterrains est strictement interdite Bon sang! tu es insupportable Cendre!" Au fond, Lilith savait que cette réaction venant de son ami n'était du qu'a l'inquiétude qu'elle lui avait imposé. Elle s'en voulait, comme toujours c'était une fois les méfaits commis qu'elle se rendait compte de l'inconscience de ses gestes. Un jour, ça causerait sa perte si elle ne se calmait pas un peu.
Le garçon passa une main dans ses propres cheveux indomptables et tourna la tête pour tenter de calmer sa respiration qui était devenue saccadée, chose rare chez le garçon. Lui qui était toujours très calme, très serein. Puis lorsqu'enfin il avait reprit possession de lui, il retourna les épaules vers la jeune fille qui la regardait sans un mot.
Elle méritait cette mauvaise humeur de la part de son ami, c'était d'ailleurs la seule personne qui avait le pouvoir de la sermonner sans qu'elle ne l'envoie sur les roses. Elle ignorait pourquoi il avait cette influence sur elle, comment se faisait-il qu'elle se laisse aussi facilement dompter par ce petit bout d'homme. Et ce depuis le premier regard. Mais voilà, le fait était qu'il tenait son coeur dans la paume de sa main sans qu'il ne le sache, il avait emprisonné son âme dans ses yeux et lorsqu'elle le regardait elle ne pouvait s'empêcher de penser que tout les jeux du monde ne méritaient pas d'être vécu s'il n'était pas là pour tenir sa main. Elle soupira. Il allait lui en vouloir encore quelque temps, elle s'y attendait. " Qu'a dit le conseil dirigeant?". Lilith avait été attrapée à quelques mètres à peine de la lourde porte qui bloquait l'accès au sous sol. Après avoir réussi à désactivé quelques sortilèges pour arriver jusque là, s'était blessée à l'épaule mais avait continué sa route malgré la profondeur de l'entaille. Autrement dit, le pire avait été évité de justesse alors bien évidemment, le conseil n'avait pas été content, du tout. La brune soupira. " Je suis en retenue pour le reste du semestre." Halo leva les yeux au ciel, Cendre se mordit la lèvre inférieure. " Ecoute, je suis désolée d'accord ? tu veux quoi? que je me mette à genoux pour continuer de m'excuser? je n'ai tué personne que je sache. " Ce fut lorsque le garçon lui lança un regard noir qu'elle comprit qu'une fois encore elle aurait mieux fait de ne rien dire. " Tu comprends rien. C'est qu'un jeu pour toi comme toujours, mais imagine... Imagine qu'il te... Qu'il te... t'as pensé à moi Lilith? Je ne pourrais pas..." Le garçon s'arrêta net. La brune se leva de son fauteuil pour lui faire face, le coeur battant." Tu ne pourrais pas quoi?" Le brun secoua la tête et lui fit un signe de la main pour qu'elle oublie ce qu'il venait de lâcher. " Laisse tomber. soigne ton épaule et tâche de rester sage. s'il te plait. " Et il l'avait planté là en regagnant son dortoir avant même qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit. La laissant, un écharde dans le coeur. Elle détestait se disputer avec Halo. D'une part parce qu'il avait toujours raison. D'autre part parce que le savoir en colère contre elle la tuait. En vérité elle mourrait un peu plus chaque jour à chaque fois qu'elle le voyait, à chaque fois qu'elle s'apercevait à quel point il avait prit toute la place dans son coeur.

*************

" Il te plait ce gars?"  Lilith releva la tête vers le brun et arqua un sourcil sans comprendre. " De quoi tu parles?" Halo soupira et fit un signe de tête vers le capitaine de l'équipe de quidditch qui regardait en sa direction avec un sourire satisfait sans se préoccuper des tapes dans le dos que ses coéquipiers lui donnait avec quelques rires. Il était bien bâtit c'est vrai, une carrure d'athlète, toutes les filles en étaient folle. Elle ignorait pourquoi d'ailleurs, il paraissait si prétentieux. De toute manière, voilà bien longtemps que son coeur n'était plus en sa possession. " Tu sais bien que non. Pourquoi tu dis ça tout d'un coup?" son ami semblait nerveux, il n'arrivait pas à détacher son regard du batteur, qui lui sembler n'en avoir fichtrement rien à faire. " Parce que lui tu lui plais." La brune fronça les sourcils et tira la manche de son ami pour le tirer un peu plus loin sur le terrain de quidditch. " Tu dis n'importe quoi. De toute façon dès qu'un garçon me regarde tu es persuadé que je lui plais. C'est peut-être simplement parce qu'il trouve que je ressemble à un elfe de maison. ou un troll. " Lilith esquissa un petit sourire, elle espérait que cette boutade détendrait Halo qui visiblement était contrarié. Depuis les années où ils fréquentaient Salem, beaucoup de garçons s'étaient approchés de Lilith sans qu'elle ne laisse personne lui voler la place que Gabriel avait prit dans son coeur. Comment l'aurait-elle put de toute manière, elle ne respirait que pour lui, tout les autres lui paraissaient incroyablement fade et dénué d'un quelconque intérêt. Pas comme lui. Lui qui partageait son chemin depuis déjà si longtemps et avec lequel elle avait fait les 400 coups. Avec lequel elle avait réussi à trouver sa place ici bas. Il passait son temps à la sauver sans apercevoir ; la sauver des autres qu'elle aurait écrasé sans aucune difficultés, la sauver d'elle même surtout. Lui, il n'était pas une simple âme partageant sa vie, il était le complément de la sienne. Sans lui, elle se sentait vide, ne comprenait rien à ce qui l'entourait. Sans lui elle brûlait trop fort et risquait de s'immoler sans le vouloir. Mais il n'esquissa même pas l'ombre d'un sourire à sa plaisanterie. " Je l'entend parler de toi dans la salle commune parfois tu sais." Halo ne parlait rarement de ce qui se disait sur elle, surtout lorsque cela venait de la bouche d'autres garçon. Parfois, elle le comprenait seulement a l'attitude qu'il adoptait envers elle alors qu'elle n'avait rien fait pour le contrarier. Dans ces cas là, elle savait qu'il avait entendu des choses qui lui avait déplu. La plupart du temps, elle s'efforçait de le suivre jusqu’à ce qu'il lui décoche un sourire, le harcelait jusqu'a ce qu'il cède à son enthousiasme. Lilith ne pipa mots. D'abord parce ce qu'il disait sur elle ne l’intéressait pas, puis enfin parce qu'elle savait que ressasser des mots allait affecter cette journée qui était pourtant si bien partie. Le seul regard sur elle qui lui suffisait, c'était le sien. Pourquoi ne comprenait-il pas? Elle n'avait pas besoin des autres, elle avait besoin de lui. Entièrement. Intégralement. Complètement. Sous toutes ses coutures. " Je suis venue ici pour m’entraîner, je me fiche de savoir ce qu'il dit sur moi. S'il te plait Halo, laisse tomber d'accord?" Le gamin releva le regard vers elle, une lueur de tristesse traversa son regard malgré le sourire qu'il essayait d'afficher. Mais elle n'était pas dupe. " d'accord. Enfin bon, si ce gars te plait, sache qu'il en pince pour toi.".
Et Lilith aurait put jurer entendre le craquement de ses phalanges. Elle lâcha le manche de son vieux briselune et posa ses poings sur ses hanches tandis qu'elle positionna devant Halo qui s'arrêta de marcher surprit. " Admettons. Pourquoi est-ce que le fait que je plaise à ce mec semble tant te contrarier?" Qu'on en finisse. Dis moi que c'est parce que tu ne veux voir aucun homme dans ta vie. Dis moi que tu m'aimes. C'est tout ce qu'il me faut Halo. S'il te plait met fin à ce calvaire qui me ronge depuis que je suis gamine. Dis moi que tu veux être mien et que je ne dois appartenir à aucun autre que toi. S'il te plait. Halo ouvrit la bouche. Fit un pas en avant. Se résigna. Baissa le regard. Et secoua la tête comme s'il reprenait ses esprit, la fuyant des yeux. " Il est pas pour toi." douche froide. Lilith serra la mâchoire et accusa le coup. C'était tout. De la simple protection fraternelle? Su-per. Merci bien, elle s'en passerait. " Ah oui? et depuis quand est-ce que tu sais qui est fait pour moi et qui ne l'est pas?" Elle était parfaitement injuste et elle le savait. Mais elle ne supportait plus de devoir évoluer de la sorte. C'était devenu trop difficile pour se épaules, aussi solides soient-elles. Elle pensait que cette pique ferait rentrer Halo dans sa coquille, mais une fois de plus il chercha une excuse qui se poserait sur son coeur comme du charbon après un feu de camp.
" Je ne veux pas que tu te détournes de notre but, c'est tout." A présent, Lilith rageait. Il comprenait vraiment rien cet idiot de Whelan. Vraiment, vraiment rien. Qu'est ce qu'il fallait qu'elle fasse pour qu'il ouvre enfin les yeux cet imbécile? " Si y'a que ça qui te préoccupe, rassure toi j'ai pas oublié. Je pense que je vais m’entraîner au vol seule aujourd'hui." D'un geste énervé elle s'abaissa pour prendre son balai, jeta un dernier regard noir à son ami et partie en furie vers le terrain. Elle ne vit même pas le visage changer, si sa main venir frapper son propre front.

************

" Cendre !" Il s'était précipité sur elle et avait entouré ses bras autour de sa taille pour venir écraser ses lèvres contre les siennes, des larmes pleins les yeux.

Pendant quelques heures, la jeune femme avait été bloquée dans une pièce avec de jeunes élèves après que trois sorciers en fin de cycle aient complètement perdu la tête et tenter de massacrer tout le monde. Halo et Cendre avaient 20 ans à présent, et avaient décidé de rester une année de plus en tant qu'assistants pour s’entraîner avant de passer les tests pour devenir espions. Elle, assistante en cours de magie sans baguettes. Lui en tant qu'assistant de cours de potions. Lorsque l'alerte avait retentit, son premier réflexe avait été d'ensorceler la salle de cours afin que personne ne puisse y rentrer. Jamais elle ne s'était attendue à ce que l'un des 3 agresseurs ne soient en fait dans sa propre classe. Lorsqu'un jet de lumière verte avait frappé le professeur, Lilith su dès lors qu'elle allait devoir agir vite. Les quelques élèves qui avait prit cette spécialisation s'étaient retranchés autour de la salle tandis que Lilith et l'homme  tournaient comme des vautours autour d'un animal à l'agonie, prêt à se précipiter. " Pourquoi tu fais ça?" tentait-elle de comprendre afin de déstabiliser son adversaire. Il eut un rictus. " Cette école n'a aucune idée de toutes les formes de magie à exploiter. Et à quel point on peut aller loin avec elles." Elle tournait encore, se concentrait comme elle pouvait en analysant la situation. La protection des jeune élèves était primordiale, et puisque le professeur était mort, il ne restait qu'elle en barrage face à l’oppression de l'assaillant. " Tu parles de la magie noire?" Il hocha la tête dans un rire. " On nous marche dessus. Les moldus, ces scélérats prennent tout. Et nous en sommes réduit à nous cacher. ça peut pas durer. Il est temps que quelqu'un s'impose face à eux, et ceux qui ne sont pas de notre côté sont avec eux. Ce sont les pires. " Quelques murmure s’élevèrent derrière le dos de la femme. Les gamins avaient peur, elle pouvait sentir la crainte sans même les voir. La main serrait dans sa main, Lilith s'était arrêtée à présent. " Je ne te laisserais pas toucher à un seul de leurs cheveux." Nouveau éclat de rire de la part du sorcier face à elle. " Et tu vas faire quoi? ça fait des mois que nous préparons notre coup. Nous avons des connaissances en magie dont tu n'as aucune idée." Cette fois un petit sourire en coin s'étala sur le visage de la femme lorsqu'elle releva la tête. " Tu vois, ça tombe bien. Moi ça fait des années que je m’entraîne pour un jour pouvoir repousser des raclures dans ton genre." L'homme écarquilla les yeux dans un air surprit. C'était le moment, elle venait de donner le déclic. au moment où l'homme levait la baguette, Lilith lança un sort de protégo sur les élèves derrière elle et sauta sur le côté tandis que l'éclair vert s'écrasait lamentablement sur le bouclier magique qu'elle avait créer.  Fou de rage, l'homme s'était tourné vers elle et avançait en la pointant "Diffindo!" L'éclair toucha sa cuisse de plein fouet ce qui arracha un cri à la sorcière qui se laissa glisser contre le mur. Puis, sa baguette fila entre ses doigts et vint se loger dans la main de l'assaillant. Elle était sans défense. " Tu n'es pas à la hauteur." Contre le mur, Lilith jeta un regard noir à l'homme. " Tu sembles oublier que tu es dans un cours de magie sans baguette dont je suis l'assistante." La brune se concentra de toutes ses forces, puisant dans son énergie personnelle pour tenter de regrouper la force qui lui restait. Elle saigna du nez, et un goût de sang se répandit dans sa bouche. D'un geste de la main, elle fit s'écraser l'homme contre le mur derrière lui. Sous la violence du coup il lâcha les baguettes et se trouva quelque peu ensuqué. Sans attendre son du, elle se précipita sur les baguettes malgré le sang qui s'écoulait de sa cuisse, pour les saisir. Arrivée au niveau du sorcier, elle lui asséna un coup de poing qui plongea l'homme dans une totale inconscience.  pour être sûre qu'il ne bouge plus, elle lui attacha les mains et les pieds d'un sort et s'occupa de commencer à arrêter l’hémorragie de sa cuisse.

Quelques minutes après, des voix étaient venues les chercher. Les élèves sortirent quelques peu choqués dans les couloirs tandis que l'infirmière de l'école s'était occupée de sa blessure. Et c'est là qu'elle l'avait vu et que tout son monde s'était illuminé à nouveau. Le goût de ses lèvres apaisa instantanément ses angoisses. Cela sembla durer des heures, des heures où il pressait avec passion sa bouche contre la sienne comme s'il ne l'avait pas vu depuis des années et qu'il cherchait à rattraper le temps perdu. Il se recula de quelques centimètres pour venir poser son front contre le sien en fermant les yeux, retenant les larmes de couler. Ses deux mains vinrent saisir les deux côtés de sa tête. Il tremblait. " Quand ils on dit qu'il y avait un mort dans la salle de classe. J'ai cru que je t'avais perdue. J'ai eu tellement peur." C'est maintenant qu'elle réalisait ce qu'il s'était passé et d'a quel point ils avaient eu de la chance. Son regard se perdit sur le visage de Halo. elle s’aperçut qu'il saignait lui aussi. Instinctivement, elle passa ses doigts sur l'entaille de sa joue " Tu saignes... Qu'est ce qu'il s'est passé ?" Il eut un petit sourire. " Tu croyais tout de même pas que tu serais seule à marquer des points." Puis s'ensuivit la narration d'Halo lui racontant comment il s'était lancé à la poursuite des deux autres sorciers aidé par les professeurs, comment il s'était fait attaqué par l'un d'entre eux, comment il avait réussi à le bloquer. Elle retrouvait là le petit garçon qui la suivait toujours dans ses courses. Aussitôt ses lèvres revinrent chercher celle de son héros. Les bras d'Halo la soulevèrent de la table de soin sur laquelle elle avait été placée et c'est toujours accrochée à ses lèvres qu'il la sortie de la salle de classe. " Il est temps de rentrer à la maison." Lilith se mit à rire, grisée par cet accès de spontanéité de la part d'Halo.  " Quoi ? maintenant? "  Halo la regardait avec tendresse. Le coeur de Lilith s'enflammait. " Oui maintenant. là de suite. Il y a des choses que j'aimerais que nous fassions et qui nécessite que nous soyons très loin d'ici." Lilith agrippa un peu plus son cou et effleura ses lèvres " Ah et comme?" un sourire s'installa sur le visage de l'homme. " Nous marier par exemple."







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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 240Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Jeu 6 Avr - 22:25

fifty shades of gay.

starring Valkyria "Visenya" Dragonstone ft Eva " Cassos Nachos" Esperanza.

Nota bene : j'ai du survoler ce putain de bouquin pour vous les filles, mais sérieusement, je me suis bien marrée XD


1.
Je me regarde dans le miroir et fait une grimace exaspérée. Mes cheveux sont indisciplinés ce matin, je ne supporte pas lorsqu'une mèche de cheveux dépasse de mon chignon impeccablement coiffé.  Lilith est tombée malade et bien évidemment je me retrouve encore à devoir lui sauver la mise. Une vraie catastrophe cette nana là, y'a des fois je me demande bien pourquoi je suis amie avec elle alors qu' elle passe son temps à m'attirer des problèmes avec ses pseudos luttes contre l'injustice. C'est vrai quoi, faudrait qu'elle arrête d'écrire pour ce stupide torchon qu'est le daily prophet, ça lui monte au ciboulot et elle se prend pour une investigatrice de choc cette idiote. Je soupire et regarde ma montre en or incrustée de diamant. Plus qu'une heure 30 avant la confrontation tant attendue. Et dire que je pourrais rester tranquillement chez moi à lire des romans arlequins sur mon fauteuil en cuir de dragon, tué à la main par mes soins, évidemment. Mais non. Non, fallait que je me rende à ce stupide rendez vous pour interviewer cette fille là, dont tout le monde parle à la radio magique. Ok d'accord, elle sait jouer du violon. Mais moi aussi hein, pourtant je suis pas internationalement connue. Enfin si je le suis. Grâce à mon nom. Un nom dont je me passerais bien d'ailleurs. Mais soit. Je suis une amie loyale, alors j'irais à sa place.
" Ne prends pas la plume à papote! la dernière fois que je l'ai utilisée, elle à dit que Mordred songeait à demander Asphalt en mariage. ça m'a attiré pas mal de problèmes..."  Je roule des yeux en entendant la voix de mon amie, avachie sur le canapé, le nez rouge. " c'est noté. Mais quand même, tu pourrais des distractions plus intéressantes. Tu bosses pour le gouvernement à côté je te signales." Elle fait une grimace, ça me fait sourire. Cette femme pourrait convaincre n'importe qui de faire n'importe quoi. Il fallait l'admettre. Mais voilà, si je ne me dépêche pas je vais être en retard. Et je refuse d'être en retard. Je ne suis jamais en retard.

Un crac sonore et me voilà dans le hall d'entrée de la prestigieuse maison de disques magique fondée par Esperanza en personne. Je m'approche d'un pas décidé vers l'acceuil où une greluche rousse me regarde avec des grands yeux émeraude. " J'ai rendez vous avec Mlle Eva Esperanza." la rouquine baisse le regard et lis sa feuille. " Vous êtes mademoiselle Von Woodsen?" " Certainement pas." Oups. C'est sortit trop vite. Et dire que normalement je suis douée pour retenir mes mots. Alors je fais un sourire doux et reprend un air tout ce qu'il y a de plus docile. ça je sais faire. Soit elle est conne et elle ne sait vraiment pas qui je suis, soit elle le fait exprès pour prendre l'avantage.  " Elle est malade, j'ai une dérogation qui me permet de venir à sa place." Poison Ivy me regarde avec un sourire faux. Je le sais. J'ai les mêmes à chaque fois que je dois voir ma famille et faire semblant d'être une digne héritière de leur suprématie. " Veuillez me suivre. Mademoiselle Esperanza va vous recevoir." Alors que je suis la rousse, je croise 3 autre rouquines dans les couloirs. Sérieusement? Cette nana a demandé à n'avoir que des rousses à son service? Je jette un regard à Rourousse 1, ça n'a pas l'air de la choquer outre mesure. " Puis-je prendre votre veste?" me murmure t-elle d'une voix se voulant suave. Je me demande si leurs salaire est augmenté à chaque fois qu'elles tentent de cirer le pompes à quelqu'un. " Non merci." La rouquine 1 hausse les épaules et fait de mi tour. Je m'adosse à la porte quand soudain, elle s'ouvre et je me retrouve à 4 pattes sur le sol. putain! Je relève le regard - oh là là qu'est ce qu'elle est bien faite. Elle me tend la main, et je la saisis, incapable de dire un mot. Quand enfin je suis sur mes deux jambes, je l'observe mieux. " Mlle Von Woodsen je suppose. vous ne vous êtes pas fait mal?" " Je... Ne suis pas Mlle Von Woodsen. Mlle Von Woodsen est souffrante, je la remplace." " et vous êtes?" ah non. Bien. elle non plus. Il se passait quoi là? est ce que tout le monde avait sérieusement hiberné dans une caverne pendant 20 mille ans pour ignorer son nom? " Visenya. Visenya Dragonstone."  Un éclair passe à travers les yeux de la sorcière. et l'ombre d'un sourire. " Bien. Commençons. J'ai une répétition dans moins d'une heure."

ça a été un vrai scandale. J'arrive pas à croire que Lilith m'a fait un coup pareil. Poser ce genre de question. Non mais pour qui elle se prend? Je me remémore la scène en pestiférant intérieurement. Ai-je sérieusement osé lui demander si son fils en avait pas marre qu'elle se prenne pour une rockstar et qu'elle le laisse à toute les nounous du monde pendant qu'elle partait s'éclater en tournée? oh là là. Elle n'avait pas aimé. Pas aimé du tout. Et je me suis sentie stupide. tellement stupide. un fiasco total.
Je rentre et Judas m’accueille avec un grand sourire " Alors?" Je me retourne, le regard noir " Alors? Alors, t'es une vraie garce! tu sais ça?" elle éclate de rire. Et en plus elle se paye ma tête. " Tu lui as demandé pour son fils c'est  ça?" " ça m'apprendra à te faire confiance, sale traitresse." Je tente de me calmer. C'est bon. Pas de quoi en faire une maladie. Même si j'ai bien cru qu'elle allait me jeter par la fenetre tout à l'heure. " Elle est comment alors?" je réfléchis à la réponse que je vais lui donner. Ses cheveux rouges. Ses lèvres carmin. Sa peau laiteuse. Ses grands yeux. puis ses formes... parfaites.  " Intense." J'avais eu des frissons tout le long de l'interview, buvant sa prestance excentrique qui m'avait enveloppée. Fascinée par ce qu'elle dégageait. Et bien sûr, je ne la reverrais jamais après ça.


2.
" Mademoiselle Dragonstone. quelle agréable surprise." Je me retourne instinctivement et me stoppe net, abasourdie par la vue d'une longue chevelure rouge flamboyante. C'est elle. Que fiche t-elle ici. Moi qui pensait être tranquille dans l'immense galerie d'art. Personne vient jamais ici. Pourquoi faut-il qu'elle vienne ici, précisément le jour où elle doit acheter quelques unes de ces oeuvres magiques exposées dans la pièce. Elle s'en fiche, elle est riche, elle peut acheter ce qu'elle veut ; même ce truc absolument affreux qui ressemble à l'éclaboussure de vomi d'un hyppogriffe. Elle l'offrira à Lilith, c'est décidé. Ou à Amatis, elle non plus n'a pas été très sympa ces derniers temps. Quoi qu'il en soit. Elle est là. " Mademoiselle Esperanza." Un sourire s'étale sur le visage de la violoniste. " Je cherche un vieux modèle stradivarius. J'ai entendu dire qu'il y en avait par ici." " Il me semble que vous en avez quelques uns au bout de l'allée." je répond d'une voix se voulant assurée. Mais je n'en mène pas large, je n'ai pas oubliée le cauchemar de la dernière fois où je l'ai vue. Elle doit me prendre pour une petite chose fragile. " Vous semblez connaître la galerie mieux que moi. " Je soupire. Pourquoi s’embarrasser de ma présence? j'veux dire, je suis sûre qu'elle pourrait bien trouver 3 ou 4 larbins roux pour l'aider à trouver son fichu instrument de musique non? " Vous devriez demander à la sorcière qui s'occupe des ventes aux enchères." Son regard sur moi me brûle et j'ai du mal à respirer pourtant je fais comme si de rien n'était et continue de sourire comme une miss venant d'être couronnée. " Elle à l'air occupée." je regarde en sa direction, elle est assise derrière un bureau, l'air de s'ennuyer totalement. Ah. Ok. Très bien. Je n'ai pas le coeur à la contredire, de toute façon vu les questions - Putain Lilith! - que je lui ait posé, je lui dois bien cette petite faveur non?  Alors j’acquiesce et me dirige d'un pas vif et mal assuré vers la seconde salle, celle comprenant toute sorte d'instruments de musique magique. " Je pense que vous trouverez ce que vous voulez ici." " Je pense aussi." lorsque je relève le regard, c'est moi qu'elle regarde. Aussitôt, je détourne les yeux, mal à l'aise, m'empêchant de piquer un far. Pourquoi fait-elle ça? " Ravie de vous avoir été utile. Je vous prie de m'excuser je dois..." " Attendez Visenya!" elle me stoppe en attrapant mon poignet alors que j'allais partir. Un frisson me parcours et je suis bien heureuse de porter des manches longues à cet instant précis. " Un hydromel. demain." C'est une plaisanterie? je ne rêve pas, elle m'invite vraiment à boire un verre là? La panique. Qu'est ce que je dois dire. Bon, en réalité, c'est même pas une question. c'est un ordre. " C'est une invitation?" Ses yeux me perce de part et d'autre de ma peau, je sens la chaleur monter en moi. " Non. Une question suppose une interrogation. Je vous annonce juste la couleur. J'attend de vous que vous veniez, je n’apprécierais pas que vous me fassiez faux-bon." sérieusement? avant même que je n'ai eu le temps de répondre, elle a déjà tourné les talons pour sortir de la pièce. Elle se stoppe et je la regarde comme si elle était une infraction à la réalité. " Je vous enverrais un hibou pour vous dire l'heure et le lieu de rendez-vous. J'aime beaucoup le rouge. Simple suggestion." et elle sort de la pièce, me laissant pantoise, interloquée. " et le violon alors?" bref, je crois que j'ai rencard avec Eva Esperanza.

Cette robe est affreuse. Vraiment affreuse. Et lilith me regarde en se foutant ouvertement de ma binette. " t'as rendez vous avec un clown?" je la fusille du regard. Elle n'en manque pas une ! " Avec Eva Esperanza." elle lève les yeux au ciel et croise les bras sur la poitrine alors que je suis en train de me débattre avec cette foutue robe " Ouais. c'est plus ou moins la même chose." Je  m'arrête et fait une mou. Eva est tout sauf un clown. Elle est incroyablement belle. douée. Talentueuse. Et elle a les cheveux rouge. Visiblement, mon amie se rend compte qu'elle m'a piquée au vif. Et elle continue à me narguer de sa langue venimeuse. " T'es sûre que t'essaies d'enlever ta robe là? De mon angle de vue on dirait plutôt que t'essaie de faire un bivouac." Je rirais probablement si je savais ce qu'était un bivouac. Quoi que non. Je ne rirais sans doute pas. De toute façon, je ne ris jamais. Alors je relève le regard et l'interpelle. " Aide moi à enlever cette horreur à fanfreluche au lieu de te payer ma tête!"

trois heures et demi plus tard. Après avoir fait venir ma propre habilleuse personnelle me voilà fin prête à aller à ce rendez vous. Je n'ai pas oublié qu'elle aimait le rouge bien sûr, c'est pourquoi je porte une veste écarlate assortie à mon rouge à lèvre. La veille, le hibou  de la sorcière est venu s’écraser contre ma fenêtre. S'écraser litteralement. Va falloir que je lui explique que son volatile ne pourra pas voler pendant un certain moment après ça. Joie. J'avance, sûre de moi. Cette fois-ci hors de question qu'elle ait l'ascendance sur moi je refuse catégoriquem.... Et merde, elle est sublime cette diablesse. Elle se tient là, assise à la table, les mains croisées sous son menton, la tête penchée sur le côté me regardant sans complexes. J'aurais peut-être du mettre de sous vêtements assortis. Sait-on jamais. Je tremble un peu et m'avance en la saluant de la tête avant de m'asseoir face à elle. " Je me suis permis de commander un hydromel vieilli en fût. J'espère que cela vous conviendra." " c'est parfait merci." je suis en retard? la sorcière semble deviner mes interrogations. " J'avais un peu d'avance." Je souffle. si y'a bien quelque chose que je déteste plus qu'être en retard, c'est que les gens soient en avance. L'heure c'est l'heure ! c'est pas bien compliqué pourtant! Ne rien dire. Passer outre. Alors je sirote mon Hydromel, sans un mot. Qu'est ce que je pourrais bien lui dire de toute manière? " Vous êtes bien silencieuse." et ça m'échappe. " Vous m'intimidez." mais ferme là Valkyria! c'est quoi ton problème? Je me mord la langue aussitôt et fait une mou contrariée. La violoniste ne détache pas son regard de moi pourtant. " Vous avez raison de me trouver intimidante. Ne baissez pas les yeux. j'aime vous regarder." Et je l'écoute, mes prunelles cherchent les siennes avec avidité. Elle sourit lorsque je m'execute. Et moi qui m'etait juré d'avoir l'ascendant. " Vous êtes directe." "je sais ce que je veux. Tout simplement." " et que voulez vous?" Mais elle se tait. Evidemment elle ne répondra pas à ma question, elle préfère les poser on dirait. " Parlez moi de vous." quoi? d'elle? y'avait rien à dire. Enfin rien qu'elle ne pouvait aisément prononcer lors qu'un premier rendez vous. Ouais, pas sûre qu'un " salut je m'appelle Visenya, mais mon vrai prénom c'est Valkyria. En réalité j'ai pris la place de ma cousine au seins d'une famille sorcière noble complètement barrée qui m'octroie donc le statut d’Héritière pour laver la honte que ma cracmolle de cousine à laissé derrière elle. Cracmolle de cousine qui se tape un parfait psychopathe. Bref, j'ai une vie de merde. et toi ça va?" passe bien dans la conversation. " Il n'y a pas grand chose à dire." et elle me regarde avec ses yeux perçant. Je me sens défaillir. " Je suis sûre que si." Je fouille un peu mon esprit. Je ne sais pas trop quoi lui dire. " J'aime lire." elle semble intéresser par mes dires. " et qu'est ce que vous lisez." je rougis un peu. Hors de question que je lui dise que je dévore des bouquins de la bibliothèque rose des Dragonstone. oui oui, celle qui est bien cachée derrière des tonnes de portes. Et ouais, même les nobles on leur faiblesse, la leur c'est la série de "Miranda et les amants de Londres en 200 volumes. " Je lis de tout." Mais je pourrais raconter les moindres détails du périple amoureux de cette chère Miranda, partagée entre le beau et ténébreux Jensen, disparu en mer et Richard ; ce riche commerçant la couvrant de cadeaux. Elle penche la tête sur le côté. Puis elle se lève d'un coup. qu'est ce qui lui arrive encore? " C’était une erreur. il ne faut plus nous voir. " j'encaisse difficilement. C'est elle qui est venue me chercher, je n'avais absolument rien demander! " Vous avez une amie, c'est ça?" " Non. Les petites amies c'est pas mon truc." Quoi, elle est hétéro maintenant? c'est bien ma veine. Quand je commence à peine à me dire que je ne suis finalement pas aussi frigide que je l'imaginais, il faut que je tombe sur une putain de girouette sexuelle. Quoi que j'aurais du m'en doutais, elle à un fils. " D'accord. Merci pour l'hydromel Mademoiselle Esperanza." Je me lève et m'apprête à partir quand je sens sa main se poser sur mon épaule. " Je ne suis pas la femme qu'il vous faut. vous devriez m’éviter." ouais, compte y. et je m'en vais. On ne dit pas non à une Dragonstone.

3.
le nom d'Eva m'avait laissé un goût amer. Lilith l'avait bien vu d'ailleurs. " je t'avais dis que c'était une tarée." merci du soutien.  " Ce soir, je te kidnappe." Je relève le regard. Oh non... pas encore. " J'ai pas envie de sortir." " comme si je te laissais le choix." Inutile de résister, je ne suis pas d'humeur à subir le courroux de Lilith si jamais je refuse. Alors je m'apprête, j'enfile une cape et la suit sans faire d'histoires.

De l'alcool qui coule à flot. ça fait combien que je bois déjà. alors attend je compte. 1, 2, 3, 7, 5. Y'a quoi après 5? 8? bref. J'ai la tête qui tourne et je vois flou. Je me lève faut vraiment que j'aille aux toilettes. Même si cet endroit est  sordide et me donne une éruption cutanée rien qu'a penser au petit coin dans ce pub, pas le choix. Ma vessie n'attendra pas que je rentre à bon port de toute façon. Alors que je titube en me dirigeant vers la porte en bois, Un bras m'attrape. Je me retourne pour faire face à un homme que je ne connais pas. " fous le camp. Chui pas d'humeur. " Et il m’écoute pas cet idiot. Je le repousse. SU-PER va falloir que j'utilise ma baguette. Alors je me tate, je cherche sous ma cape - rien. J'ai oublié ma baguette. " Dégage gros tas!" Et puis je lui assene un coup de poing en grimaçant. ça fait sacrément mal. C'est là que je voix passer une silhouette. " La dame t'as dit de la lâcher!" J'observe, la bouche entrouverte sans comprendre ce qu'il se passe. Son visage. Je le connais. Elle met une lame sous la gorge du grand type qui me collait aux basques. ça lui apprendra à ce malotru à s'en prendre à une dragonstone. Non mais oh. L'homme à tôt fait de partir, vite fait bien fait et me laisse en tête à tête avec ces grands yeux qui me hantent depuis notre première rencontre. " Vous n'avez rien?" mais je capte rien à ce qu'elle me dit " Qu'estce vous fichez là vous? Z'êtes pas supposer rester loin de moi?" Je la vois grimacer. "je vous raccompagne." " Certainement pas. Je vais transplaner toute seule cooooommme une grande." j'éclate de rire. Mon dieu qu'est ce qu'elle est canon quand même. Oh mais dis donc, pourquoi le sol se dérobe sous mes pieds. Je glisse. Et avant même que j'ai eu le temps de dire " hydromel", le noir m'envahit.

J'ouvre les yeux et cherche dans mes souvenirs embrumé ce que je fous dans cette piaule qui clairement n'est pas la mienne. Instinctivement je me retourne vers l'autre côté du lit pour m'assurer qu'il n'y a pas un homme nu à côté de moi. Personne. Bon c'est déjà ça, j'ai pas jouer les lycéenne découvrant le vertige du sexe. C'est top. Faudra que je pense à assomer Lilith quand je la verrais. Mais déjà, une voix m'interpelle. et je sursaute. " Bonjour Visenya." je ramène la couverture sur ma poitrine, sachant bien evidemment que de toute façon c'est elle qui m'a deshabillée. " Où est-ce que je suis?" Elle me tend un verre rempli d'un liquide orangeatre. " Du jus de citrouille. Vous ne risquez rien, nous sommes dans une chambre du Gobelin chantant." Mouais. Je suis quand même sceptique, ce truc à l'air absolument infâme et je ne connais absolument pas cet endroit. Une idée me traverse l'esprit, Je me fige alors. " Nous... n'avons pas..." la violoniste me regarde, un sourire ironique sur les lèvres. " Non. généralement, je préfère quand mon partenaire coopère." Je baisse les yeux ayant peur que mes joues deviennent rouge écarlates. Je m'affole un peu, je suis dans une chambre d’hôtel avec Eva Esperanza. Mais qu'est ce que je fous ici? pourquoi est-elle venue. " Je croyais que vous ne vouliez plus me voir." j'entend un grincement de dents et elle s'approche furieusement de moi. Instinctivement je recule et me heurte à la tête de lit. " J'ai essayé. C'est un échec." je fais mine de comprendre ce qu'elle veut dire alors que je n'ai pas la moindre foutue idée de ce qu'elle attend de moi. De toute façon, elle est trop près pour que je réfléchisse. " Ecoutez... j'ai des goûts très particuliers. J'ai dis que vous devriez m'éviter, je n'ai pas dis que je n'avais plus envie de vous voir." mais qu'est ce qu'elle raconte encore? C'est quoi ça encore? Encore une lubie d'artiste incompris? sérieusement, elle va me la jouer mélodrame? Elle est près de moi, et mon coeur bas la chamade. " Expliquez moi..." je murmure alors que ses lèvres sont proches des miennes. Trop proche des miennes. Elle inspire et ferme les yeux. " j'aimerais vous mordre." Je me fige. C'est un vampire? ça serait donc ça l'explication à son rejet de l'autre jour? Je la regarde mieux : c'est vrai qu'elle à le teint blafard, et qu'elle s'habille bizarrement avec ses corsets trop serrés et ses jupons en dentelles. mais bon. Gothic rétro c'est un genre après tout. Puis les vampires sont tolérés dans la société magique, je ne vois pas pourquoi elle résisterait de la sorte si ça en était un. Alors je relève les yeux et reprend le contrôle de moi. " Je vous en prie." ma voix est un peu trop suppliante, on dirait une groupie qui a passé la nuit à attendre un simple autographe de sa part. Pathétique. Je suis simplement pathétique. Elle tend la main et vient mettre une mèche de cheveu derrière mon oreille. " Je refuse de vous toucher. Pas avant que vous signiez un contrat." un contrat? quoi? Je ne comprend rien à ce qu'elle me baragouine. " Que dites vous?" Elle sourit. " Vous comprendrez lorsque vous serez chez vous. J'ai pris soin de vous envoyer un exemplaire, il vous attends dans votre chambre." Je passe une main dans mes cheveux, l'air complètement perdu. Elle me fixe et je fait tout pour fuir son regard. " Au diable ce contrat." D'un seul geste, elle m'attrape les mains et les plaques contre le mur derrière moi avant de venir écraser ses lèvres contre les miennes avec violence. Je suis surprise. Mais c'est bon. Incroyablement bon. Lorsqu'elle me relâche, je ne sais plus du tout où je suis.

4.
REGLES
Article I : Obeissance : la soumise obéira immédiatement à tout les ordres donnés par la dominante. La soumise devra toujours appeler "Madame" lors des séances sexuelles. La soumise acceptera toute activité sexuelle estimée opportune par la dominante. La limite et les activités envisagées sont regroupées annexe I de ledit contrat. Les deux parties susvisées devront signer de façon conjointe afin de ne pas se détourner des engagements.

Article II : vêtements : La soumise devra toujours porté une touche de rouge sur chaque vêtement qu'elle portera. Elle devra aussi faire des achats de sous vêtements toutes les semaines et ne jamais porter la même lingerie. si cette règle n'est pas respectée ; une punition sera prescrite ( voir annexe " punitions et récompenses.")

Article III : hygiène personnelle : la soumise devra être parfaitement épilée et au gré des fantaisies de la dominante. La soumise devra régulièrement changer de coupe de cheveux.

QUOIIIIIIII? c'est une blague. ça ne peut être qu'une satanée blague. Eva me regarde souveraine, hautaine, terriblement imposante. quant à moi, je ne comprend rien à tout ça. d'ailleurs, je refuse obstinément de comprendre quoi que ce soit. " les annexes sont derrière." Je tourne le parchemin et survole d'un coup d'oeil.

LIMITES

Aucun acte impliquant pénétration de l'archet de la dominante, seulement la flagellation
aucun acte impliquant pénétration de la baguette de l'un ou de l'autre partie
aucun acte impliquant du poison et autre potions corrosives
aucun acte impliquant des couteaux et autres lames.
aucun acte qui laisserait des séquelles (sortilèges profonds, et autres)
aucun acte impliquant la suffocation

charmant. je savais même pas que c'était nécessaire de mentionner de telles choses dans un contrat. Je me sens incroyablement stupide là de suite. Pourtant, je fais mine que tout vas bien. Toutvabien. après tout, c'est pas comme si elle me proposer d'être sa putain de poupée. ah ben si. en fait. " Avez vous quelques chose à ajouter?" je me tourne vers elle et cligne des yeux. " serieusement?" Elle voit à mon regard que je suis exaspérée. Mais elle ne se laisse pas démonter. " il y a une suite." Je baisse mon regard et retourne à ma lecture surréaliste. Pincez moi, je rêve.

ACTIVITES
doivent être convenues entre les deux parties.
- Masturbation - exclusivement en pensant à la dominante
- Penetrations de toute sorte. (à définir avec la dominante)
- Flagellation sexuelle

accessoires :
- Vibromasseur magique
- jouets : hiboux vibrant, serpent accélérateur d'orgasmes, mini dragon exhausteur de libido.

accessoires (bis)
la soumise consent-elle à être ligotée de la manière suivante :
- cordes de violon
- bracelet en cuir de dragon
- Tissu de Gobelin
- sortilège de l'incarcerem

La soumise consent-elle à être immobilisée :
- les mains attachées devant
- les chevilles attachées
- la suspension levicorpus

PUNITIONS/DISCIPLINES

- fessées
- fouet
- morsure
- canne de mage
- cire de lutins de Cornouailles.
- sortilèges de toute sorte

Je n'ai pas le courage d'en lire plus. j'ai l'impression que mon coeur s'est arrêté de battre depuis le moment où j'ai commencé à lire ce foutu contrat. cette nana est fêlée. " Mais ça va pas bien!" elle me fixe de ses iris sombre. Je suis folle de rage. " je ne suis pas un morceau de viande que l'on torture." Eva s'approche de moi. Trop vite. J'aurais du m'y attendre pourtant. "Je ne vous ferais aucun mal Visenya." elle est venimeuse comme un serpent. comment peut-on ne pas faire mal à quelqu'un en le torturant ainsi. " nom d'une gargouille! vous me parlez de corde de violons, de suspension levicorpus et vous vous attendez sérieusement à ce que je vous crois?" Elle me regarde, comme si elle ne comprenait pas en quoi tout ceci est completement barré. " Il s'agit de plaisir. Pas de torture." " Oh bien. et je suppose que..." je lis à voix haute " La canne et le fouet c'est pour caresser." et je ne relève même pas le mot fessées. De toute façon ça en est trop. Je m'arrange les cheveux, rehausse le menton et me lève. " c'était sympa de vous rencontrer mais je vais devoir décliner votre offre." La sorcière à l'air déçue. " Visenya. Ne part pas... Je suis prête à revoir certaines clauses avec toi. Reste." et ce n'est pas une question. Pourquoi ce n'est jamais une question? n'a t-elle pas son mot à dire? Puis d'abord pourquoi est ce que ça me fait cet effet là quand elle prononce mon prénom. Bordel. un mini dragon exhausteur de libido. Je sais même pas ce que c'est!
Et pourtant. Je rend les armes. " Très bien. Négocions alors." et je vois un sourire s'étaler le long de son visage.

5.
J'ai l'air ridicule. J'aurais vraiment du insérer une clause spéciale dans ce foutu contrat qui ne m'obligerait pas à porter de telles tenues. M'obliger à porter une tenue serpentard. Moi qui suis une serdaigle pure et dure. Je la déteste. Pourtant, j'ajuste ma cravate en pestiférant puis j'entre dans la pièce. L'atmosphère est feutrée. Le mur est rouge sang. Une centaines d'objets sont accrochés contre les murs. Des objets tous les plus étranges les uns que les autres. Y'en a un qui ressemble à un déluminateur mais je n'ose pas demander à quoi ça sert depuis que je viens ici. Je sais ce que je dois faire. Je m'agenouille dans le coin de la pièce, les mains posées sur mes genoux, sans bouger. Eva n'est pas encore là, elle va arriver d'une minute à l'autre. Je ferme les yeux lorsque le bruit de la porte qui grince parvint à mes oreilles. ça y est. elle arrive. Je ne dois pas les ouvrir. sous aucun prétexte. Ma respiration se fait plus haletante lorsque j'entend le tapotement d'un objet claquer contre ce que je devine être la paume de sa main. Les coups sont à intervalle régulière. Je sais qu'elle contrôle tout. " Tu sais ce que c'est?" je devine. " Oui Madame." Elle jubile, je peux presque le sentir malgré mes paupières clauses. " Tu as enfreint une de mes règles cette semaine. Tu sais ce que ça signifie?" Tout ça parce que je ne me suis pas touchée en pensant à elle cette semaine. Mais j'ai pas eu le temps faut dire,je ne m'amuse pas vraiment à enfiler des perles. " Oui Madame." " Bien." sa voix me fait tressaillir, un frisson parcourt mon échine. " Lève toi déshabille toi et va t'allonger sur le lit. Maintenant." j'ouvre les yeux et je m’exécute en commençant par le dévêtir Puis, D'un pas souple et maîtrisé je me dirige vers le grand lit baldaquin surplombant la pièce sur une petite stèle. Elle arrive, je la sent derrière moi. Mon souffle s’accélère, mon rythme cardiaque aussi " Je veux que tu penses à moi lorsque tu t'amuses toute seule. Je veux que tu le fasses aussi souvent que possible. Je ne tolérerais pas que tu t'en abstiennes. as-tu compris?" Je ne respire plus à présent, son parfum venimeux à empli mes narines. " Oui madame." " Bien. Je vais te donner 3 coups d'archet et ensuite, tu auras la fessée." Je tremble comme une feuille morte sans savoir si c'est de l'excitation ou l'appréhension du coup qui va s'abattre sur ma peau. D'un geste souple, elle laisse l'archet glisser sur la base de ma nuque puis descendre jusqu’à mon flanc en passant par ma colonne vertébrale que je courbe sous le contact froid de l'objet. j'en ai la chair de poule et me mord la lèvre instantanément pour retenir un petit cri de bien-être. Sa main vient me saisir la chevelure, elle me soulève un peu me faisant perdre mes appuies sur les coudes. Je mérite ma punition. Je le sais. " Compte." Tout en me tenant les cheveux fermement, elle fait claquer l'archet sur mes fesses rebondies. Je retiens un cri de s'échapper d'entre mes lèvres. " Un." le deuxième arrive aussi vite. Je respire profondément pour encaisser le coup, mes mains saisissent le drap que je froisse entre mes paumes. " Deux." Et puis le dernier coup s'abat. Cette fois, il a été plus fort que les autres et mon cri n'a pu être retenu. " Silence!" alors je serre la mâchoire. " Trois.". Elle relâche la tension que je sentais dans ses coups, vient s'asseoir à côté de moi avant de me saisir par les hanches avec violence et de venir me placer sur ses genoux. Je n'ose pas la regarder, je sais qu'elle n'aime pas ça lorsque nous sommes dans la chambre. Eva me maintient fermement la nuque pour que je ne puisse plus bouger. Je ferme les yeux à nouveau pour me préparer à sa main qui va venir frapper ma chair. La morsure du coup est instantané et se répand à vitesse grand V ans tout mon corps. Je suis electrisée. Complètement subjuguée par la situation. Une seconde claque bruyante retentit dans la pièce. Je gémis. Puis une troisième. ça brûle. ça fait du bien. Et j'ai envie d'elle maintenant.
" Maintenant relève toi et met tes mains face à toi, comme si tu priais." à nouveau je m'exécute et malgré la brûlure de mon flanc, je rassemble les forces qu'il me reste pour me redresser et prendre appuie sur mes pauvres genoux déjà bien irrités. Elle se tient derrière moi, Je la sens enrouler des cordelettes fine autour de mes poignets. Celles de son violon? sans doute au vue de la sensation qu'elles procurent. Mon coeur s'affole lorsqu'elle remonte ses doigts brûlant le long de mon bras frissonnant et qu'elle vient soulever mon menton pour avoir la place de glisser ses lèvres sur mon cou. Mon pouls s’accélère de plus en plus. un feu ardent incendie tout dans mon bas ventre. Envoûtée, cette femme réussit à me faire faire tout ce qu'elle veut. Je ne suis qu'une marionnette. sa marionnette. Mais déjà elle m'a retournée pour lui faire face et m'a attrapée les hanches que j'enroule instinctivement autour des siennes. Elle me repousse sur le lit. Je bascule sans pouvoir me retenir puisque mes mains sont prises. Elle se glisse au dessus de moi. Me dominant de tout son être ; parfaite déesse aux courbures luxuriante. Et il y a ses mains qui se baladent sur ma peau, s'attardant sur la forme arrondie de mes seins. Jamais personne ne m'a touchée comme ça. Jamais personne ne m'a regardé comme ça. C'est plus qu'il n'en faut pour enflammer mes reins. Sa main vient me tenir mes poignets attachés, elle est totalement collée à moi à présent et je peux sentir l'odeur de sa peau me heurter, pénétrer jusqu’à mon esprit pour totalement me faire perdre la raison. Mes lèvres s'attardent sur ses épaules que je grignote, mord jusqu’à ce qu'il n'y ai plus assez de force dans ma mâchoire. Elle crie et se redresse pour me regarder. Puis revient comme un cobra qui attaquerait sa proie pour 'emporter avec elle dans un baiser brûlant. Puis son visage. Son nez qui redessine les courbes de mon corps tremblant, exaltée par ses baisers empoisonnés. Elle descend de plus en plus bas et moi je suis de plus en plus haut. Ses souffles qui se perdent au creux de mes cuisses me font vibrer. je ne sais pas combien de temps je vais réussir à contenir l'extase qui gronde. Le monstre déchire tout à l’intérieur de moi. Je la veux. Maintenant.

Mes yeux se ferment lorsqu'elle goûte à l'interdit de mon entrejambe. Sa langue est agile, vive. Ses doigts pianotent mes cuisses avec vigueur et passion. Je me meurs sous ses caresses, étouffe sous ses mains qui saisissent mes hanches tandis que son regard en bas me fait perdre la tête. Je me cabre pour lui offrir ce qu'elle attend de moi. Pécheresse non repentie. Puis je le sens venir, bouillir, calciner tout. Mes muscles se crispent, des frissons me parcourent. " Eva." Jamais l'enfer n'a été aussi
bon.


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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 240Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel) Ҩ Dim 9 Avr - 20:31

Lilith

I love you once I love you Twice, I love you more than peas and rices






Comptine d'un moldu



Elle était appuyée contre l'encadrement de la porte. L'air serein, les yeux pétillant de malice et d'espièglerie. Sur son visage, il y avait un sourire profondément incrusté qui irradiait comme un soleil le reste de la pièce plongée dans la pénombre du clair de lune qui filtrait par la fenêtre. Les bras croisés sur sa poitrine, la brune ne pouvait détourner son regard du spectacle qui s'offrait à elle. Il était là, les mains posées sur le clavier du piano, incroyablement beau, l'air doux berçant ce visage qu'elle avait su aimé chaque jour un peu plus. Et son coeur battait la chamade. Assis à sa droite, un gamin pas plus haut que trois pommes le regardait d'un oeil curieux. Il avait les cheveux bruns, emmêlés, les yeux verts ambrés, le regard vif. Ils se ressemblaient, beaucoup. Et ça emportait son coeur à chaque fois qu'elle les regardait. Un petit rire lui échappa lorsque l'enfant fit craquer ses phalanges avant d'appuyer lourdement ses menottes sur les touches blanches de l'instrument. Halo eut un petit sourire. C'est comme ça qu'elle l'aimait, dans cette tendresse infinie et cette patience qu'elle n'aurait jamais. " Doucement Jake." L'enfant releva le regard vers son père, la bouche entrouverte, et acquiesça en prenant un mine sérieuse. "Je veux faire comme toi papa." C'était un rituel entre les deux.  lorsque les week ends venaient ils s'enfermaient dans leurs univers.  Comme il le faisait jadis lui et elle, mais cette fois la bulle hermétique avait laissé une place de plus à une nouvelle âme ; leur fils. Un garçonnet qu'ils aimaient de tout leurs coeur. De toute leur âme. L'aboutissement d'années de promesses. Et en les regardant, Lilith se dit que pour rien au monde elle n'aurait échangé cette vie là. C'est vrai qu'ils avaient laissé tombé leur rêve d'enfants pour se concentrer sur des projets plus concrets, plus substantiels. ça s'était imposé à eux, ils n'avaient besoin que de l'un et l'autre pour être heureux et de rien d'autres. Lui, était resté le héros de ses jours, elle l'espionne de son quotidien. Elle était amoureuse de cet homme, et pour ça elle n'avait jamais eut besoin qu'il devienne un agent secret.
Lorsqu'elle était tombée enceinte, Halo et elle en avait été bouleversé. Ils avaient passé des mois à attendre l'arrivée de l'enfant, se regardant l'un l'autre comme si tout leur univers façonné de leur doigts venait de s'éclairer un peu plus de l’intérieur et trouver un véritable sens à leur rencontre des années auparavant. C'était une histoire drôle lorsqu'ils y songeait. Eux, ne se ressemblaient que dans l'intégralité de l'amour qu'ils partageaient l'un pour l'autre et pourtant ils se complétaient de la manière la plus juste qu'il soit. Et là, elle pouvait admirer ce que la vie lui avait donné de plus précieux ; son mari et son fils l'un à côté de l'autre. Les petits doigts de Jake se posèrent sur les touches qu'Halo lui indiquait. Concentré, le gamin enchaîna quelques accords sous le regards attendri de l'Homme qui vint lui ébouriffer tendrement les cheveux. Aussitôt, le petit garnement tourna sa tête vers la brune, tout sourire " t'as vu maman ce que j'ai fais! hein t'as vu! regarde !" et le voilà qui était reparti se concentrer sur le clavier du piano, surexcité. Elle éclata de rire et avança à pas feutré jusqu’à son mari et son fils. Une main s'égara dans la chevelure de l'homme tandis que l'autre se posa sur la nuque fragile du garçonnet. Sa famille. celle pour qui elle se levait tout les matins avec la satisfaction d'avoir accompli bien plus qu'elle n'aurait oser penser un jour. Sans un mot, Halo se tourna vers elle pour camper son regard dans le sien. Infiniment doux. à chaque fois qu'il la regardait, Lilith ne pouvait s'empêcher de penser à quel point il était beau. Surtout lorsqu'il jouait. Elle aimait tant aller le voir jouer en concert, observer la foule retenir son souffle dès qu'il posait ses doigts délicat sur les touche de l'instrument. Elle aimait voir leur yeux s’émerveiller de la musique qu'il leur offrait. Elle aimait ce qu'il offrait au monde ; l'essence même de la perfection piégé dans un instantané de sérénité, habillé de notes magiques, métaphysiques. Avec lui, la foule qui venait l'écouter perdait la notion même du temps. Il était plein de talent. Il était magnifique. Fascinant. Imperturbable dans sa grâce. Et surtout il était à elle. Oui, elle aimait aller le voir jouer pour voir le visage des autres pâlir de sa prestance. Mais ce qu'elle préférait le plus au monde, c'était lorsqu'elle avait droit au concert privé, ici, dans son salon et qu'elle pouvait voir le petit sourire de satisfaction du gamin qu'il était et qui ne l'avait jamais quitté. " Il est l'heure d'aller au lit petit homme." la révolte ne tarda pas à se faire entendre. "oh non ! pas déjà s'il te plait papa ! apprends moi encore !"  Le regard clair de l'enfant se posa sur ses parents. " Demain je t'apprendrais encore. Mais là, tu dois aller dormir."La voix d'Halo était douce, posée et le gamin rendit les armes. Cet enfant n'était pas difficile. Lorsqu'elle l'emmenait à l'école, il n'était pas rare qu'elle aperçoive des mère indignées du comportement de leur progéniture. Mais pas elle. Jake avait le même caractère calme que son père ; bien heureusement d'ailleurs. " Aller ! écoute ce que dit ton père, en piste vilain garnement!"  Elle l'attrapa dans ses bras, le bonhomme enfouit sa tête dans le cou de la brune qui eut un sourire de satisfaction. " C'est quoi un vilain garnement?" Lilith lança un petit regard taquin à Halo avant de se diriger vers la porte du salon donnant sur le long corridor menant à la chambre du petit. " c'est ton père le vilain Garnement." Quelques pas de plus, l'enfant s'était redressé et cherchait à capter le regard de sa mère  "Pourquoi maman?" la brune sourit " Parce qu'il a prit le risque de m'épouser. Et ça, c'est extrêmement dangereux mon fils.". Et Halo se mit à sourire. Malgré le sale caractère de Lilith, il l'avait aimé à chaque seconde. Malgré sa manière de brûler. Sa manie de le pousser à bout. Il l'avait aimé encore et encore. et il l'aimerait toujours.

Jake ne mit pas longtemps à s'endormir, laissant un peu de répit aux parents durement éprouvé par leur rôle. Le calme. Le silence. Dans le salon, Lilith se dirigea vers le vieux gramophone de leur famille qu'elle activa et tendit la main vers son mari. " Viens..." murmura t-elle entre ses lèvres alors qu'Halo attrapait déjà sa main pour l'attirer tout contre lui. Blottit contre son torse, la femme se laissait submerger par la présence enivrante de son mari. Prisonnière de son odeur, Cendre se berçait de sa fragrance comme s'il s'agissait là de son oxygène. Il passa une main dans ses cheveux et tira doucement en arrière pour capter son regard. " Vous êtes d'une splendeur sans pareille ce soir Madame Whelan." Depuis le début, Halo ne s'était jamais lassé d'elle. Elle et son sourire de sale gosse et ses grands yeux malicieux. Elle ses jeans déchirés sur les genoux, ses vestes à carreaux qu'elle lui volait lors de leur adolescence pour avoir un peu de son odeur sur elle. Elle et les crises de nerfs qu'elle piquait très souvent. Son regard sur elle pourtant n'avait jamais changé, il la voyait toujours comme la plus belle chose qui soit. " Tu dis ça parce que je porte autre chose que ce tailleur ridicule qu'on m'affuble pour chaque match!" elle se mit à rire et il resserra un peu plus sa prise autour de sa taille. Ses lèvres se rapprochèrent des siennes pour venir les effleurer sur toute sa surface. " Tu es belle sous toutes tes coutures Cendre." un sourire s'étira le long de son visage enfantin. " ... Mais c'est vrai que je préfère te voir porter mes chemises. Elles te vont beaucoup mieux qu'a moi de toute manière." Halo se recula d'un pas pour l'observer. d'un geste il la fit tourner sur elle même, scrutant la moindre de ses formes qu'il devinait sous le tissu bleu de la chemise trop grande pour elle. Même accoutrée de la sorte, avec cette chemise, son short de sport et ses longues chaussettes arrivant mi mollet ; elle restait resplendissante. Joueuse, Lilith passa un doigt sur les lèvres entrouverte d'un Halo subjugué. " Et tu sais ce qu'il y a de mieux avec tes chemises?" L'homme pencha la tête sur le côté, curieux. " C'est..." Lilith déboutonna un bouton de la chemise. Puis deux. " ... Que..." un troisième laissant entrevoir la naissance de sa poitrine sous les yeux d'un Halo qui eut du mal à déglutir. " ... Je ne porte...". Un quatrième bouton puis tout les autre, laissant le vêtement ouvert sur tout son corps, cachant difficilement ses formes féminines. "... absolument rien..." D'un geste terriblement sensuel, elle fit tomber la chemise sur le sol. "... En dessous.". Il la regarda quelques secondes. Sous tout les angles. Les pupilles dilatées de désir. Le souffle coupé. " Diablesse." Dans un éclat de rire, elle raccourcit la distance les séparant et posa ses deux mains sur la nuque de son mari. Le front collé contre le sien, son regard brûlant pénétrant les iris clairs d'Halo avec une passion dévorante, Lilith se fit un peu plus sauvage. Le brasier dans ses reins s'enflamma aussitôt, lorsqu'il vint poser ses mains contre ses flancs pour la soulever de terre et venir la plaquer doucement contre le mur derrière eux.  Instinctivement, et alors que les lèvres d'Halo s'accrochaient aux siennes avec fièvre, elle entoura ses jambes autour des hanches de l'homme. Et ses mains le débarrassèrent de tout le tissu qu'il avait sur le dos. Ses baisers dans le cou la firent frissonner. Les caresses de ses doigts courant sur sa peau lui arrachèrent quelques soupirs de satisfaction. Exaltée. Ivre. fébrile de son touché. Lilith ferma les yeux  " Et si... nous offrions à Jake un peu de compagnie?". voilà quelques temps déjà qu'elle y songeait. Voir à quel point il faisait un père époustouflant avait fait naître chez elle des désirs d'agrandir cette famille dans laquelle elle trouvait une plénitude absolue. Les yeux de Gabriel devinrent miel. Ses lèvres s’allongèrent dans un tendre sourire. " Nous devrions nous y mettre maintenant alors." Et il l'emporta avec lui dans une alchimie surpuissante.

*****

" Cendre?" Une voix résonna dans la grande demeure. Lilith passa une tête dans entrebâillement de la cuisine. " Ici!" Quelques pas et il était là, devant elle. " Il fait un temps épouvantable dehors!" Lilith détourna son attention de la mixture qu'elle était en train de préparer pour regarder son mari. Les cheveux dégoulinant, le costume humide, il s'était prit une bonne averse sur la tête à n'en pas douter. Elle éclata de rire. " Je t'avais bien dis de rester avec moi au lit ce matin et de ne pas aller à ta stupide répétition. Je t'aurais proposé une activité toute aussi distrayante" la brune haussa les épaules faussement innocente et trempa son doigt dans la pâte puis vint le porter à sa bouche. Halo s'approcha d'elle et passa ses bras autour de sa taille avant de poser un délicat baiser dans son cou. " tu es une sale gamine insupportable Cendre" et il souriait, affectueusement. " Tu ne voudrais tout de même pas me voir me rendre ridicule devant l'assemblée lors du concert?. " Son nez glissa sur son cou et elle ferma les yeux. Un frisson la parcourut. Une moue. "Comme si c'était possible ça." railla t-elle du tac au tac. " Je pensais que puisque Jake était chez ta mère pour la semaine nous aurions pu en profiter un peu. Trainer au lit comme autrefois" La brune se retourna pour faire face à son mari, un léger sourire sur les lèvres. " j'aurais préféré crois moi." " Je sais. je te taquine." Son concert approchait et il devait donc redoubler de travail avant le jour J. Comme d'habitude, elle serait au premier rang pour assister à ce spectacle qui la transcendait à chaque fois. " J'ai une idée." L'homme passa une main dans ses cheveux mouillés dans l'espoir de les tenir dompté. Impossible. Curieuse, la brune s'assit sur le plan de travail et pencha la tête sur le côté. "Demain, toi et moi nous irons pique niquer." Et le visage de Lilith s'illumina aussitôt. " J'en serais ravie Halo.". " Alors soit ! Tu n'es pas difficile à convaincre" d'un baiser il scella leur accord. "Jamais avec toi." répondit la femme, mutine.  Halo recula quelque peu et se dirigea vers le placard pour l'ouvrir et en sortir un paquet de cigarette caché en hauteur afin que l'enfant n'y tombe pas dessus par mégarde ; il aurait tôt fait d'en faire des confettis.
Ses doigts ouvrirent le paquet et en tirèrent une cigarette qu'il alluma machinalement. La première bouffée libératrice lui déclencha un toussotement. La seconde et il ferma les yeux. Après quelques lattes tirées sur le long tube de tabac, il tourna son regard vers sa femme. " Et toi, qu'as-tu fais de ta journée?" Grande question. Très grande question. Et elle avait attendu ce moment toute la journée durant. Pas parce qu'elle se languissait d'une quelconque attention de la part de son mari ; elle savait qu'elle était tout son monde. La raison était tout autre, leur rituel était ainsi, il finissait toujours par lui demander comment elle avait occupé sa journée lorsqu'elle restait à la maison et lui pas. Très généralement, la conversation se prolongeait, un sujet menant à un autre ils avaient toujours quelque choses à  se dire et lorsqu'ils préféraient le silence ; ils s'en complaisaient tout autant. " Pas grand choses. Le voisin est passé réclamer sa tondeuse à gazon ; tu sais gazon que tu a juré tondre il y a 6 mois de cela et dont j'ai du moi même m'occuper." elle se mit à rire. " Puis après ça, ma cousine est passée me faire part de la nouvelle de ses fiançailles, j'ai préparé le repas. Et puis j'ai appris que j'étais enceinte. Rien de bien fastidieux." Halo aspira une nouvelle bouffée de sa cigarette, les yeux dans le vague. " Ah bien. Bien." et elle attendit quelques secondes qu'il comprenne ce qu'elle venait de lui dire. Le coeur battant la chamade. Evidemment, il se stoppa et cligna des yeux lorsque l'éclair de lucidité passa dans son esprit. " attends. quoi? " Lilith feignit l'innocence, comme elle savait si bien le faire. " Oh, tu ignorais que Ruthie se mariait? il était temps si tu veux mon..." "Non pas ça Cendre. qu'est ce que tu as dis ensuite?" Lilith sauta du plan de travail, un sourire doux sur le visage et s'approcha d'Halo qui la regardait avec insistance, une lueur luisant au fond de ses yeux " J'ai dis... Je suis enceinte." prononcé en un murmurre. Sans se faire prier, Halo saisit Cendre dans ses bras pour venir l'embrasser, heureux comme jamais.

****

" Jake, occupe toi de ta soeur pendant que j'attrape vos vestes. " le gamin acquiesça, prenant au sérieux son rôle de grand frère. La dernière avait bien grandit ; des boucles brunes tombant en cascade sur ses épaules, un regard farouche et sauvage éclairant son visage malicieux. Elle était tout le portrait de sa mère, mère à qui elle donnait pas mal de fil à retordre d'ailleurs. " Nan." balança la fillette à son frère lorsque celui-ci tenta de lui prendre la main. " Ecoute ce que dit ton frère !"  la gamine vint se réfugier dans les jambes de sa mère en pestiférant. " Mais Jake il fait que de m'embêter." La brune roula des yeux. " Ton frère ne t'embêtes pas, c'est moi qui lui ai demandé de te surveiller." Mais cela ne suffit pas à calmer l'insolence de la petite fille qui se campa devant sa mère, sûre d'elle. " Je peux me surveiller toute seule, je suis grande maintenant maman." un sourire narquois balaya le visage de Cendre, c'est une phrase qu'elle aurait pu prononcé à son âge. " Ah bon? et quel âge as-tu?" la petite observa ses menottes pendant un instant, l'air concentré et montra 5 doigts sur sa main. " 5 ans !" dit-elle fièrement en bombant le torse avec une vanité enfantine. Cendre ne put retenir un éclat de rire. " D'accord. Aller vient là, caïd des bac à sables. Allons voir ton père jouer." C'était la première fois que la petite dernière assisterait à une représentation d'Halo. Son frère y était habitué depuis le temps mais pas la benjamine. alors lorsqu'ils leurs avait annoncé cette nouvelle quelques jours auparavant, la petite était devenue surexcitée, un vrai petit diablotin du quotidien. Depuis, elle en parlait tout les jours, épuisant des parents déjà essoufflé à essayer de la suivre. " Tu vois ce que j'ai du vivre tout les jours depuis que je te connais?" lui répétais souvent Gabriel mi amusé mi anxieux par les bêtises que faisait la jeune Whelan.

Assis au premier rang, la famille Whelan ne pipait mot. Même la fillette s'était enfin calmée en voyant le visage concentré de son père. Incroyablement magnifique, il se dégageait de lui une émotion intense. Transpirant la sérénité, le calme et un flegme sans égal, Lilith se laissa submergé par son image. Sa place était ici. Simplement ici. Elle n'aurait jamais souhaité être ailleurs. Lorsque les première notes retentirent, Lilith observa comme à son habitude, la foule qui avait presque cessé de respirer. Et une vague de fierté l'empli ; cet homme c'était le sien. Cet homme qui s'était fait une place de choix dans le monde de la musique malgré les difficultés ; c'etait le sien.  Il y avait mit du coeur, et beaucoup de temps. Du temps qui pourtant n'avait jamais empiété sur sa vie de famille. C'était toujours ce qu'ils s'étaient promis ; que peu importait leur réussite, dès lors que leur famille en subissait les conséquence d'une manière injustes, ils arrêteraient tout. Et ça avait marché : jamais ils n'avaient failli à cet promesse. Et malgré les entraves, malgré les difficultés de leurs métiers respectifs ; ils étaient arrivés là où ils l'avaient souhaité, ensemble. Toute les visages étaient ébahis par la beauté du son qui s'élevait dans la salle la plongeant ainsi dans une atmosphère électrique. Un sourire sur son visage ; Halo était incroyable, libéré. Tous étaient plongé dans une contemplation transcendante, presque surnaturelle. Et il s'activait, encore et toujours, ses doigts virevoltants, desquels s'échappait de la magie. Bluffés, estomaqués, les regards étaient figés sur lui, d'autres fermaient les yeux pour s'emplir de la musique. Elle, elle était loin. Très loin. Elle les revoyaient courir dans les longues plaines d'herbe vertes. Les voyait traverser les âges mains dans la main. Le voyait, lui poser le genou à terre pour la demander en mariage. Le voyait au bout de l'allée, beau comme un dieu. Se voyait donner naissance à leur premier enfant. Puis la seconde. Pour Lilith, c'était leur vie qu'il jouait à chaque fois qu'elle l'entendait. Quelque chose d'aussi beau ne pouvait être autre chose que ça. Rien d'autre qu'eux, que tout ce qu'il lui avait donné.
La musique dura encore. L'espace temps n'avait plus aucune importance à cet instant précis. Grisée part l'instantané, Lilith laissait couler des larmes sur ses joues. Elle avait beau avoir entendu son mari jouer des centaines, non des milliers de fois ; à chaque fois quelque chose s'illuminait en elle. Et puis, il releva le regard vers eux, sa famille, celle pour qui il aurait tout donné, jusqu'a son âme. Un sourire amoureux, comblé et ses doigts jouèrent les dernières notes de la comptine de Cassandra.




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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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OS - Bestiaire, Grimoire, et enchantements (Lilith/Elena/Ezeckiel)

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