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 If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 234Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mar 28 Fév - 23:04

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Les couleurs s'entremêlaient les unes aux autres. Du vert. Du violet. Du rose. Elle dansaient sous leurs yeux ébahies par tant de beauté. De tout ce que la nature leur avait offert, Lilith n'avait jamais vu de paysage aussi magnifique que celui-ci. Elle était émerveillée, complètement subjuguée, aucun mot ne venait pour définir cette magnificence.  Elle avait perdu son nord et à présent elle se sentait enfin apaisée, à sa place et pour rien au monde elle ne l'aurait échangé. Cendre tourna son regard malicieux vers Halo et elle constata qu'il la regardait. Comme toujours c'est elle qu'il regardait. Avec le temps elle avait comprit que s'il l'observait de cette façon c'était pour la voir s'illuminer, s'embraser, ainsi dans ses yeux il pouvait deviner à quel point les choses étaient belles. Instantanément son visage s'éclaira sous son regard, elle ne brillait que pour lui après tout. Et dire que le matin même ils se trouvaient en Irlande, que c'était la veille qu'elle lui avait dit oui. «  C'est si magnifique. Tu as vu toutes ces couleurs qui flottent ? ». Lilith lâcha la main d'Halo pour avancer doucement sous le tableau qui s'étalait à perte de vue. La louve s'était laissée domptée le temps de cette danse pastel. Elle tourna là, campée sur le Fjord comme une reine de liberté. Elle ouvrit les bras, et tourna encore et encore en riant aux éclats avant de se stopper et de percer le regard d'Halo «  Tu l'as fait. Tu m'y a emmenée. »  dansante elle revint vers lui et agrippa sa main pour le tirer vers elle. Elle ne pouvait plus s’empêcher de rire à présent. Et elle tournait, s'égosillait comme elle le faisait lorsqu'elle était enfant. Parce qu'aux côtés d'Halo c'était souvent ce qu'elle était au final. Elle riait, cela n'avait pas été une mince affaire que de quitter L'Irlande et dire au revoir à leurs famille, surtout dans l'état déplorable dans lequel s'était trouvé Halo. Mais être ici semblait l'avoir soigné complètement. «  ça y est. Nous sommes seuls au monde. » Il se mit à sourire. Il n'y avait pas une seule seconde où il ne la suivait pas. Toujours sur ses traces, toujours à l'affût de l'aventure à partager avec elle. Ils courraient derrière leurs propres battements de coeur, se fichant de ce qui pouvait bien arriver. Et des choses il en arrivait souvent entre le caractère belliqueux de Lilith et sa capacité à s'attirer des ennuis. Heureusement, Halo était là. Toujours. Alors ils avaient posé leur tante ici. Juste au dessous les aurores boréales, Lilith avait même ensorcelé le toit au dessus de leur chambre pour le rendre transparent et pouvoir profiter des lumières blottit l'un contre l'autre. Cette belle magie, c'était lui qui lui avait apprit.
L'air était frais mais terriblement vivifiant. Jamais la brune ne s'était sentie aussi grisée par l'atmosphère qu'il se dégageait du lieu enchanteur. Ça y est, elle s'était unie à lui. Elle portait son nom. Ils ne formaient plus qu'un même pour le reste du monde. Ça y est ils étaient seuls. Seuls. Pour beaucoup ce mot était synonyme de craintes, pour eux c'était une bénédiction que la vie leur offrait, un fruit mûr dans lequel ils croquaient avidement. Lilith plongea son regard dans celui d'Halo. «  Et tu m'as épousé. Petit garçon à la chevelure indomptable, au nez plongé dans ses livres, et aux grands yeux. T'as réussis, tu m'as apprivoisé. ». Parfois, il lui semblait que tout cela n'était qu'un rêve. Même ses rêves n'auraient pas été aussi parfait. Elle se mit à rire, exaltée. Depuis le premier jour où elle l'avait rencontré, elle n'avait cessé de tournoyer sous son regard. Souvent, il lui disait que sans elle il n'aurait jamais eu le courage de faire front contre le monde qui l'entourait, mais la vérité c'était que cette force qu'il pensait qu'elle possédait elle le puisait dans l'eau de ses yeux à lui et à rien d'autres. Pour lui, elle s'inventait reine. Pour lui, elle s'inventait aventurière, guerrière. Pour lui elle se changerait en n'importe quoi. Elle ferait tout. Vraiment tout. Si elle devait sacrifier sa chair, elle le ferait. Si elle devait se vider de son sang pour lui elle le ferait sans réfléchir une seule seconde. Parce ce que l'un sans l'autre, ils n'existaient plus.
Alors que la température baissait, Lilith tira son mari sous la tente. Immense. Douillette. À leur image. D'un coup de baguette, elle déclencha le phonographe. Une mélodie douce s'éleva dans les airs. La rêverie de Debussy. Elle connaissait  la prédilection de son mari pour le piano, c'est pourquoi elle en mettait souvent lorsqu'ils étaient ensemble, et quand bien sûr ce n'étaient pas ses doigts qui faisaient vibrer les touches de l'instrument. Le toit transparent leur offrait une vision de merveille. On ne pouvait être plus ébahie qu'elle à cet instant. L'atmosphère s'était faite plus feutrée, plus douce, plus intime. Elle s'était glissée contre lui et se laissait allée à la musique savourant l'instant comme si c'était le dernier. Il y avait de la beauté en chaque chose lorsqu'elle l'observait. « Je crains que vous ne soyez piégé à mes côtés pour le reste de vos jours à présent Monsieur Whelan » Un souffle chaud sur ses lèvres. Des mains qui glissaient dans la chevelure de celui qui resterait toujours le petit garçon qu'elle avait avait aimé depuis le tout début. Les doigts qui glissaient sur son dos, courant sur son échine. Puis elle se recula d'un coup, arrachant Halo de ses pensées plaquées sur elle et sur leurs lèvres. Pour mieux le regarder. Elle s'assit sur le fauteuil de velours derrière elle, un air diabolique sur le visage. Elle leva sa main et de son index mouvant lui indiqua de venir la chercher. L'homme ne se fit pas prier et en quelques pas il l'avait rejoint. Elle s'était déjà surélevée pour attraper le col de sa chemise et l'attirer à elle avec une ardeur incandescente. En un geste rapide, elle arracha le tissu et dégagea le torse de l'homme et glissa son nez sous son cou pour humer son parfum. Elle aurait reconnu sa fragrance entre toutes les odeurs du monde. Il la tenait contre lui à présent. Serrée, emprisonnée dans ses bras comme une âme qui tentait de fuir le tartare, elle ne résistait pourtant pas à la poigne de son tyran et enroula ses jambes autour de ses reins. Ses lèvres cherchaient les siennes avec avidité. Il était sien. Elle était sienne. C'était aussi simple que cela. Quelques pas, ils étaient couchés dans les draps sous les aurores boréales, baignant dans les yeux l'un de l'autre, se nourrissant de leurs soupirs. Ils se réveilleraient ensemble.




Depuis ce jour, elle s'était levée chaque matin auprès de lui, de l'amour pleins les yeux, son images gravée dans son coeur, inscrite sous ses paupières. Cela faisait 15 ans qu'ils s'étaient unis. Des années passées trop vite que Lilith ne comptait pas laisser passer ainsi. Alors quelques idées étaient venues la piquer depuis qu'ils avaient décidés tout deux de prendre du temps pour eux. Un joyau. Son bonheur au quotidien. Il lui avait apprit à respirer sereinement, elle lui avait apprit à marcher l'arme à la main prêt à affronter toute horde que le destin mettrait sur leur chemin. Elle avait faillit mourir une fois, pour lui. Elle avait trouvé ça juste. Ça lui avait paru simple de sacrifier sa personne pour lui. Elle se souvenait encore de sa voix. Elle se souvenait encore de sa détresse dans les yeux avant qu'elle ne perde connaissance. C'était ça qui l'avait aidée à combattre lorsqu'elle n'était plus qu'un écho. Les ténèbres l'avait frappée, mise au sol, tentés de la piétiner. Et elle avait affronter l'obscurité pour lui, pour ses yeux ne pouvant supporter de voir tant de détresse dans son regard. Lorsqu'elle s'était réveillée, elle avait retrouvée sa place et peu importait le nombres d'os qui s'étaient brisés, ni même les flots de sang qu'elle avait perdu, son sourire avait tout guérit. Cette fille là ne cesserait jamais de se battre pour cet homme là. Jamais.

C'était ce qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle scrutait chacun de ses gestes, comme si n'importe quoi qu'il ne fasse était essentiel à sa vie bien plus que l'oxygène qu'elle respirait. Et il était là, comme le gamin qui ne voulait la perdre de vue à chaque fois qu'elle courrait et osait tout ce qu'il n'aurait jamais osé étant seul simplement pour ne pas perdre la distance, simplement pour lui rappeller qu'il était là et qu'il voulait bien jouer n'importe quel jeu qu'elle lui imposait, pourvu qu'elle soit à ses côtés. Ce gosse qui n'avait jamais voulu abandonner, qui avait sorti tant de fois les crocs pour elle. Garçonnet au visage d'ange qu'elle n'avait eut de cesse de provoquer et qu'elle provoquait encore pour l’entraîner dans ses frasques. Ce soir n'était qu'un pion de plus sur l'immense échiquier qu'était leurs badinages. Terriblement séduisant dans ses habits vert, elle ne le lâchait pas des yeux, même lorsqu'il faisait mine de bouder, elle le regardait toujours tendrement. «  Mes provocations on toujours eut raison de toi. Et je suis prête à répondre de mes actes de toutes les manières possibles pourvu que tu m'administres toi même ma sentence. » Un sourire qu'elle lui offrait. Son coeur débordant de joie. Peu importait les autres qui les regardaient avec des sourires amusés. Cendre avait déjà bu quelques pintes, son esprit était maintenant totalement enclin à l'étourdissement et à la quiétude. Evidemment, son manège fonctionna à merveille sur le sorcier qui avait vidé son verre, continuant de courir après elle pour ne pas la laisser gagner ce petit jeu qu'elle maîtrisait pourtant à la perfection. Elle s'était soustrait à lui, comme le vent, impossible à retenir, de la fumée qui glissait entre les doigts du fou qui osait la saisir. Pour mieux le faire languir, pour mieux lui appartenir. Insaisissable. Il fallait jouer pour la retenir, Halo connaissait bien les règles. Elle Dansait là, sur la table, sous les claquements de mains des fêtards bien heureux de voir tant de gaieté chez ce couple hors du commun. Il l'avait rejoint. Lui avait empoignée la taille pour lui rappeler qu'elle était sienne. Lilith faisait toujours semblant de ne pas comprendre ses gestes subtils montrant à tout autre qu'elle était à lui, en vérité elle savait pertinemment qu'il marquait simplement son territoire.  Alors elle accentuait le tout, parce qu'il fallait que tout le monde voit, que tout le monde sache qu'elle n'existait qu'à travers lui. «  Une peste ? Oh, j'ai eut de pire sobriquets pour me définir, j'accepte celui-ci avec grand plaisir.  » Elle glissa son nez contre le sien, complice et affectueuse. Puis, Il la fit sauter de cette table, sa tête commençait à lui tourner. Une autre gorgée de nectar noir. D'autres airs endiablés. Elle danserait pour lui jusqu'au bout de la nuit. «  Oh non ! Ne me blâme pas pour tes décisions petit garçon ! » Elle riait. Elle n'arrivait plus à s'arrêter. Voilà bien longtemps qu'elle n'avait pas ressenti cette exaltation, cette liberté. Envoyer tout valser avec lui, c'était ce qu'elle aimait le plus. Le monde était dans le creux de leur mains, et ce n'était pas ceux qui faisaient vibrer leurs cordes vocales en tapant du pieds et leurs choppes qui diraient le contraire. C'est donc avec un sourire qu'elle observa Halo prendre le verre que lui tendait un moldu et le boire d'une traître… Avant de s'écrouler aidé par un moldu riant à gorge déployée sans gêne. Elle même ne put retenir un éclat de rire. «  Pour vous m'dame ! » dit un moldu en lui tendant un verre de whisky Irlandais qu'elle vida en surveillant son mari du regard. Le dernier verre l'avait fait basculé, elle en était sûre lorsqu'il prononça ses dernières paroles : «  TOURNEE GENERALE ! VIENS DANSER, FEMME. »  Oui. La dernière fois qu'il avait parlé ainsi, c'était il y avait 15 ans de cela. Elle s'en souvenait comme si c'était hier. Elle ne se fit pas prier et le rejoignit sur la table d'un seul bond sous les applaudissements et les cris des moldus. «  Voilà ! Comme ça les p'tits gars ! » Mais elle ne l'entendait plus, elle s'était collée à l'homme avec entrain, dans leur bulle de savon qu'il venaient de souffler. Il était beau, désinhiber. Et il riait, de ce rire qui faisait fondre son coeur comme neige au soleil. «  Je suis là ! Et Maintenant ? » Il la fit tourner, et elle riait. L'alcool brûlant dans ses veines, elle perdait ses repère dans le brouhaha. Et elle tournait comme une toupie. Il la stoppait parfois pour la regarder et venir lui voler quelques baiser qu'elle faisait semblant de lui refuser. Et elle tournait encore et encore. Sans se préoccuper de ceux qui avaient fini par les rejoindre sur la table, et ceux qui s'échauffaient dans le fond de la salle à force d'alcool et de langues qui se déliaient trop vite. Elle lui attrapa le bras pour tourner et perdit l'équilibre. Elle s'écroula sur le sol, allongée de tout son long elle riait d'elle, riait de la soirée. Riait parce que l'alcool aidait à cela. Elle sentit une main l'agripper pour la soulever. D'abord, elle cru à celle d'Halo alors elle la saisit sans se douter un seul instant qu'elle se retrouverait face à un inconnu qui lui souriait bêtement. L'air un peu badaud, le regard éteint, mais peut-être était-ce les derniers verres qu'il avait bu qui lui donnait cette impression.  Quelque peu ivre, elle  le pointa du doigt «  Vous. Vous n'êtes PAS DU TOUT mon mari. » L'homme se mit à rire. «  J'peux bien être qui vous voulez ça m'dérange pas vous savez. » Sa tête lui tournait, elle chercha Halo du regard, elle poussa l'homme de la manière la moins subtile du monde et tenta de se dérober à son bras qui la retenait. «  Hoplà Mam'zelle, C'est la St Patrick, faut danser. Avec moi. » Ses yeux se posèrent sur la main ferme qui lui tenait le poignet avant de plonger ses yeux dans ceux de l'homme, le fusillant autant que possible du regard. «  Je danserais pas avec vous 'spèce d'andouille mal fichue, lâchez moi où je m’énerve ! » Puis, elle sentit une présence derrière elle. Pas besoin de tourner son regard pour savoir qu'il s'agissait d'Halo.

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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©lazare.

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 65Date d'inscription : 12/02/2017Localisation : Partout, mais tu ne le vois pas ♥
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Ven 3 Mar - 23:34


Il était complètement saoul.

C'était devenu un fait avéré, et il fallait le reconnaître ; Halo avait trop bu, beaucoup trop. Pour quelle raison, il essayait de s'en rappeler ; il se souvint brièvement d'une pinte qu'on lui tendait et de son regard blasé devant la provocation de son épouse. Il se rappelait d'avoir bu la première d'une traite quand un mastodonte irlandais lui avait fait l'ultime bravade de nier son courage. Car du courage, Halo en avait. Il en avait toujours eu, même s'il avait souvent été très loin de s'en douter.

Du courage, il en avait eu le jour où une petite fille lui avait tendu la main pour le relever, en lui donnant le nom qu'il préférait désormais qu'on lui donne ; il en avait eu, le jour où il avait couru derrière elle parce qu'elle avait décidé de jouer au loup, à huit ans, et qu'à l'époque, il n'avait absolument pas l'âme d'un coureur. Il en avait eu le soir où il avait fini par tout lui avouer, à bout de nerfs, en voyant un autre tenter de se l'approprier, elle, son rêve et sa vie résumée en une seule image. Puis le jour où il avait demandé sa main, celui où il avait dû le faire devant son beau-père. Le jour où il l'avait épousée sous les yeux de centaines de personnes, dans le grand jardin de la famille. Il en avait eu à chaque fois qu'il avait fallu avancer, des nuits entières d'études, des entraînements intensifs, des mouvments répétés durant des heures interminables, et tous ces moments, lourds, qu'il avait passé à se demander si vraiment, il avait l'étoffe de ce qu'il désirait devenir. Il avait eu la réponse. Et c'était oui. Avec Cendre, de toute manière, c'était toujours oui. Oui, je veux bien jouer avec toi. Oui, je veux bien t'entendre me lire des contes pour enfant. Oui, je veux bien t'écouter me faire la leçon.

D'accord, marions-nous.

Cela traversait son esprit à mesure qu'il dansait avec elle, déchaîné. Il aurait joué n'importe quel rôle pour elle pourvu qu'elle le suive. Elle ne lui refusait jamais rien. Lorsque la demande était plus forte, elle finissait toujours par plier. Et il suivait, indéniablement. Danser sur les tables, ce n'était pas véritablement quelque chose qui correspondait à son quotidien. Mais l'alcool avait déshinibé ses émotions de façon  drastique et il se sentait bien plus à l'aise. «  Mes provocations on toujours eut raison de toi. Et je suis prête à répondre de mes actes de toutes les manières possibles pourvu que tu m'administres toi même ma sentence. » Et ces terribles sourires qu'elle lui donnait. Il la rapprocha un peu plus de lui, son nez presque contre le sien et cet air, frondeur qu'elle lui offrait et qui lui donnait envie de la mordre. Plus fort que jamais, sans doute. La boisson aidait énormément, ce soir là. « Si c'est une invitation, Cendre, je suis ton homme. » Et il l'avait toujours été par ailleurs. Elle débordait, de tous les côtés et il l'aimait dans toutes ses facettes, en couleurs, en noir et blanc et même en gris quand ses jours étaient faits de pluies sombres. Il aimait autant le feu que les cendres qu'elle agitait devant elle comme un écran de fumée, pour s'amuser à le voir chercher désespérément sa silhouette dans la brume. Elle lui échappait, revenait et quand il faisait mine de l'attirer elle coulait entre ses mains comme de l'eau puis revenait, en torrent.  Il avait ces gestes de propriétaires qui la faisait frémir dans ses bras, et il le savait. Il la connaissait par coeur. Dans le secret de leurs draps, c'était le sentiment de lui appartenir à lui qui la faisait soupirer au creux de son oreille. Et la réciproque était terriblement vraie.

«  Une peste ? Oh, j'ai eut de pire sobriquets pour me définir, j'accepte celui-ci avec grand plaisir. » Un mouvement puis elle sauta de la table, et il la suivit, inlassable. Elle pouvait bien s'en vanter, il acceptait sans problème cet état de fait. Avec un sourire, il l'entraîna de nouveau, les mains posées sur son corps au milieu des chants et des danses. Sans peur. Sans complexe. Cela arrivait rarement. Il avait trop bu et il titubait au milieu de ses pas ; elle rectifiait, inlassable et patiente. Elle tenait bien mieux l'alcool que lui et ce n'était pas véritablement une surprise. Mais cela ne l'empêcha pas de tomber au dernier verre de Whisky ; c'était trop pour un seul homme. Elle le rejoignt sur la table d'un bond quand il l'appela, d'une voix rauque et embrumée par l'alcool. Il sautait en l'air, l'accompagnant à chaque bond. Elle riait, et il avait du mal à comprendre pourquoi. Il était îvre, et cela n'avait véritablement rien de glorieux. Il roulait des yeux exorbitais et ressemblait, indéniablement, à un con. «  Voilà ! Comme ça les p'tits gars ! »  «  OUAIS JE SAIS OUAIS. »  il riait à gorge déployée, un verre vide à la main. Elle l'arretait et à chaque fois qu'il la regardait, il la trouvait plus belle que jamais. Alors il se penchait pour l'embrasser. Elle reculait, fausse, mimant la condescendance et il l'attirait, encore et encore jusqu'à ce qu'il l'accepte. Puis, sans qu'il comprenne comment il s'était retrouvé sur le sol, il la perdit de vue ; elle s'était écroulée à son tour, et il n'entendait dès lors que son rire. Il la chercha du regard, un peu hébété. Autour de lui, les gens riaient, dansaient, buvaient. La fête battait son plein au beau milieu de la nuit, et lui, il avait le tournis. Il se retourna dans tous les sens, titubant, cherchant ; mais ce fut un éclat de voix qui le fit se retourner, un peu trop vite ; il tourna sur lui même et revint exactement à la même position, avant de pivoter de nouveau, la tête beaucoup trop lourde. Maudit fut l'homme qui avait un jour découvert l'alcool.

«  Je danserais pas avec vous 'spèce d'andouille mal fichue, lâchez moi où je m’énerve ! » Elle était de dos, vociférante, face à un homme un peu trop insistant. Ses petits yeux luisants d'alcool la dévoraient du regard lorsqu'il posa une main sur l'épaule de sa femme pour l'écarter, à peine. Parfait, puisque de toute évidence ce monsieur avait du mal à comprendre l'anglais, il allait lui donner des cours particuliers.  « Je crois bien qu'elle t'a dit de la laisser tranquille. »  « Voyez vous ça ! Eh les mecs regardez, une crevette qui se prend pour un bonhomme ! » Dans l'hilarité générale, le jeune sorcier se redressa, les sourcils froncés ; Cendre ouvrit la bouche pour répliquer, mais il l'arrêta d'un geste de la main. Possessif. Et mortellement jaloux. Plus autoritaire qu'il ne l'avait jamais été dans tous ses moments de sobriété. Il le regretterait le lendemain.  « Toi, tu bouges pas. »  « Tu veux te battre, minus ? » un poing, trop lent, partit dans la direction d'un Halo qui se baissa beaucoup trop vite. Les vertus de la bière semblaient lui donner des ailes quand il le poussa à deux mains, furieux. De quel droit osait-il seulement poser les YEUX sur elle, ce gros tas ?  « Va jouer ailleurs, tu crois vraiment qu'une femme comme elle irait regarder un moldu comme toi ?! »  « Un quoi ? » Cendre se rapprocha. Il l'écarta de nouveau. Et il serra les poings.  « On va le faire à ta façon, j'ai oublié ma baguette à la maison. »  « Les gars, ce mec est complètement tor... » le coup de poing que Halo lui envoya en plein visage le fit basculer en arrière, s'effondrer contre une table. Les phalanges douloureuses, il se frotta la main avec une grimace. Lui aussi, c'était un vrai bonhomme. Mais déjà l'autre s'était relevé et se jetait sur lui de tout son poids ; ils s'effondrèrent, roulants au sol, se distribuant de grands coups de pieds et de poings. Un choc sur l'oeil allait lui donner un coquard pendant des semaines, il répliqua par un coup de pied en plein ventre. Cendre ne riait plus du tout, mais elle ne bougeait pas ; de toute manière, il l'aurait repoussé. Là clairement, c'était un véritable combat d'entrejambe.

Le combat ne fut pas bien long. Halo était beaucoup trop îvre pour avoir la moindre endurance et de toute manière, il se battait beaucoup mieux avec une baguette magique qu'avec ses poings. Mais la colère et la jalousie eurent raison de l'autre quand un formidable coup de boule le sécha, par l'opération du saint esprit, songea le jeune homme en reculant, sonné par son propre coup ; ce fut sa femme qui le ramassa, manquant de tomber sous son poids. Mais Halo, lui, balbutiait déjà.  « Ouais c'est ça, et si tu la regarde encore je te transforme en descente de lit, tocard ! » Autour de lui, ça hurlait. Les hommes et femmes présents dans le bar lui firent une véritable ovation, et la musique reprit ; Halo, lui, enroula un bras autour des hanches de Cendre, les sourcils froncés. Avant de l'attirer contre lui de nouveau, l'oeil droit virant au violet.  « J'ai... réussi... à le battre... en véritable gentleman. »  Elle éclata de rire. Il attrapa un autre verre. Il avait bien l'intention de faire la fête jusqu'au matin.  « Allez Cendre, maintenant on transplane jusqu'à la maison et... eeet... » il tourna sur lui même pour ajouter le geste à la parole... et tomba de nouveau, dans les éclats de rire.  « ...comprends pas ça marche d'habitude » marmona-t-il en se redressant. La tête chargée de whisky, il se tourna vers une bande de moldus hilares, les sourcils froncés.  Puis vers son épouse, de nouveau.  « S'ils savaient qu'on était agents secrets dans le monde des sorciers, ils rigoleraient moins, crois moi. Bois un dernier verre. Ensuite, on rentre, j'ai une activité à te proposer et elle ne nécessite aucun vêtements. » Le sourire lubrique qu'il lui jeta n'avait rien d'Halossien. Et ce fut sans doute pour cela qu'elle s'écroula sur une chaise, incapable de cesser de rire. Il la dévora des yeux. Il l'aimait beaucoup trop pour son propre bien, et îvre, c'était pire.    

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Statut du sang : PurMessages : 234Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Sam 4 Mar - 13:19

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Cher truc qui me sert de support à l'écriture.

Je le déteste. Je le déteste ! Je le déteste ! Et je la déteste elle encore plus. Mais qu'est ce qu'elle a à tourner autour de lui comme ça ? Sérieusement. Svetlana. C'est pas un prénom de prostituée russe ça déjà?  Avec ses airs d'ange et les manières qu'elle a de minauder devant lui en battant des cils comme une idiote. Toujours là pour le flatter. Toujours là pour lui rappeler à quel point il est génial ; Bien sûr qu'il est génial pauvre créature, pas la peine de lui rappeler toutes les 5 minutes. Elle était encore là à la bibliothèque avec sa troupe de cruches à glousser en le pointant du doigt. Je déteste ce pays. Et lui qui ne comprend rien à rien. Je crève d'amour pour lui et lui il se contente de plonger son nez dans ses stupides bouquins. Stupides! Stupides ! Stupides ! Je le déteste !
Non je l'aime. Je l'aime à mourir. Je l'aime plus que ma vie. Plus que le monde. Plus que tout ce qui peut être sur cette terre. Mais c'est un idiot. Gabriel Whelan est un idiot, voilà. Et je suis là, condamnée  à le voir passer à côté de moi comme si j'étais un fantôme. Pourtant j'essaie Bon Dieu. J'essaie qu'il me voit. J'essaie qu'il comprenne qu'il n'y a que lui, qu'il n'y aura que lui. Mais il faut me rendre à l'évidence, il ne le ressent pas ainsi. Et j'ai mal. Je souffre terriblement de devoir supporter son image omniprésente dans mon esprit, de le frôler alors que ma seule envie est de passer mes doigts dans ses cheveux et d’écraser mes lèvres sur les siennes. Quel idiot. Je jure que s'il sourit à cette greluche de Svetlana je l'écorche vive, elle et ses cheveux parfaits, sa peau parfaite, et ses dents parfaites. Niaise. Mais à quoi je m'attendais franchement ? À ce qu'il me prenne la main m’entraîne ailleurs et me dise de faire de beaux bébés avec lui ? Oh oui ! Bravo Lilith tu es ridicule ! Je suis absurde. Complètement absurde. Sur mon épitaphe on lira d'ailleurs « ici git Lilith O'Hara, Absurde jeune fille morte d'amour. » Il ne m'aime pas ainsi. Et je meurs. Mon Dieu… c'est tellement douloureux. J'aimerais que ça s'arrête. Il faut que j'arrête d'imaginer tout ça, je vais devenir folle.


**********


Elle le regardait. Complètement subjuguée par sa beauté. Cet homme la surprenait chaque jour qui passait. Il n'avait plus rien du petit garçon d'antan et pourtant dans ses yeux elle lisait toute leurs histoire, de la main qu'il avait saisit jusqu'au goût de ses lèvres. Des heures de courses poursuites, des jours de danses endiablées, des années de quêtes sans fin. Leur vie mélangée à celle de l'autre. Leurs vies qui n'en était plus qu'une seule depuis bien longtemps. D'ailleurs lorsqu'ils parlaient, c'était toujours au pluriel. Comme les gamins qu'ils étaient, droits dans leurs bottes trop grandes pour eux, des rêves enfantins pleins la tête. Mais ils y étaient arrivés, les gamins s'étaient mariés et avaient réussi à devenir espions. Lilith ferma les yeux. Sa tête commençait à lui tourner mais elle fit fit de ce semi étourdissement et reprit une gorgée du breuvage que lui tendait un moldu. Elle observait la silhouette d'Halo se découper sous la lumière tamisée et vaporeuse du pub. Il y avait de la joie dans la foule, des rires, mais dans son coeur à elle y avait surtout une profonde fierté et de l'amour à ne plus finir.   « Si c'est une invitation, Cendre, je suis ton homme. » le regard pétillant, elle retourna un regard par dessus son épaule. «  Tu ne devrais pas dire ça mon espion, tu ne sais pas dans quoi tu plonges. » et elle rit. Évidemment qu'elle se mit à rire. Cours petit garçon. Cours, essouffle toi, rattrape moi, fais moi tourner la tête. Danse, danse demain est un autre jour que nous croquerons encore. C'était facile de parcourir la surface du globe à ses côté. Ça l'avait toujours été au final puisqu'il n'avaient jamais eut besoin d'autre chose que d'eux même pour survivre parmi la houle des autres qui les effleuraient sans les toucher.
Lilith avait saisit le bras d'Halo à présent et ils tournaient, et ils claquaient des mains, faisait claquer leurs talons sur le sol avant de tourner encore et encore. Il la détesterait demain de l'avoir poussé à être aussi ivre. Mais elle s'en fichait. Elle s'en fichait parce qu'il était magnifique et parce que le monde autour d'eux était éclipsé. Elle s'en fichait parce qu'il l'aimerait tout de même au matin et pour tous les autres matins qui suivraient. Elle s'en fichait parce que son rire c'était comme des multitudes de grelots qui vibraient en coeur. Elle s'en fichait parce que pour son regard pétillant de malice elle aurait affronter n'importe qui, n'importe quoi de ses poings. Elle s'en fichait. Oh oui elle s'en fichait. Il y avait cette nuit. Il y avait eux. Et une multitudes de cartes à jouer pour continuer cette partie qui n'en finirait jamais.

Il la regardait encore, au fond de ses yeux elle sentait le véritable sens du mot bonheur. Comme si cela suffisait simplement à connaître tout les secrets du monde. Vibrante d'audace, Lilith sautait sur la table. Sauvage au possible elle ne laissait personne les approcher. Les Whelan avait une capacité hors norme à imposer leur bulle n'importe où il se rendait et ce même s'ils étaient entourés de centaines de personnes. Tel un phare érigé au bord de la mer, rien ne pouvait les engloutir. Ils se suffisaient l'un l'autre.
Et il riait. Elle aurait pu le regarder rire tout le reste de sa vie. Oui, Lilith aurait pu rester là et le regarder rire à jamais. Jusqu’à ce que ses os s'effritent, jusqu’à ce qu'elle ne soit qu'une brise.

Puis Ils étaient tombés. Puis elle l'avait perdu de vu et aussitôt ses sens s'étaient remit aux aguets. C'était systématique lorsqu'il n'était plus dans son champ de vision, elle se remettait en garde. Et il y avait eu cette grosse brute pas très discret qui l'avait empoigné un peu trop fort, avait parlé un peu trop fort aussi. Tout était flou, elle avait bu un peu trop et la fumée des cigarettes moldues agressait ses yeux. Elle se souvint d'avoir voulu se débarrasser du joug du rustre. Elle se souvint de sa voix à lui, son monde qui revenait. Son Halo. Heros de ses jours, protecteur de ses nuits.  « Je crois bien qu'elle t'a dit de la laisser tranquille. »  « Voyez vous ça ! Eh les mecs regardez, une crevette qui se prend pour un bonhomme ! »  elle allait repliquer quelque chose de politiquement incorrect. Lui sauter à la gorge, peut-être même le laisser pour mort. Pour qui se prenait-il ? Parler comme ça d'Halo était un crime à ses yeux, jamais elle n'avait laissé faire une telle chose. Jamais. Pas même lorsqu'elle était haute comme trois pommes et qu'elle n'était qu'une petite terreur des bac à sable. Évidemment, Halo l'avait devancé. «  Toi, tu bouges pas.  » La détermination et la fermeté de la voix d'Halo eut raison d'elle. Elle ferma la bouche et ne broncha pas d'un pouce. Elle connaissait Halo, elle savait que bien qu'il soit de nature calme, il pouvait devenir terriblement venimeux dès lors qu'il s'agissait d'elle, il l'avait prouvé bien des fois. Il avait même tué pour elle. « Tu veux te battre, minus ? » Lilith vit le poing partir au ralenti. Son instinct la poussa à faire un pas en avant pour protéger Gabriel mais celui-ci s'était déjà baissé pour l’éviter et s'était jetait sur lui pour le pousser. Elle resta pantoise. Incrédule. Incapable de bouger sous la scène qui se jouait devant elle, prisonnière d'un rôle qu'elle n'avait pas l'habitude de jouer. Halo déchaînait sa colère sur le colosse. Ignorant sa stature, ignorant la hargne qui brillait dans ses yeux idiots. « Va jouer ailleurs, tu crois vraiment qu'une femme comme elle irait regarder un moldu comme toi ?! »   Ouch. Halo n'était vraiment pas content à cet instant, elle pouvait sentir d'ici tout les muscles de ce dernier se contracter. Elle s'approcha. «  Halo ne... » Il la repoussa, protecteur au possible pour faire face à l'autre qui le regardait interloqué, sans comprendre. Comment l'aurait-il pu de toute manière. Elle se fit toute petite, pour une fois « On va le faire à ta façon, j'ai oublié ma baguette à la maison. » Lilith ferma les yeux et passa sa main sur son front. Dans quoi s'embarquait-il ? Si les moldus découvraient leur vraie nature, le gouvernement bulgare allait devenir impitoyable avec eux pour nettoyer tout ça. Halo semblait être encore complètement éméché, la brune elle avait désaoulé très vite et serrait la mâchoire. Un rictus de la part du mastodonte, une phrase qui ne s'acheva jamais. Il était déjà à terre. Un petit cri de surprise s'échappa de la gorge de la brune. Elle vint plaquer ses mains sur son visage et regardait la scène les yeux écarquillés. «  Halo ! » Elle l'observa grimacer sous le coup qu'il venait de donner. Lilith connaissait le Halo jaloux. Elle connaissait le Halo saoul… rarement certes, mais elle l'avait déjà vu. Mais elle n'avait encore jamais vu le Halo jaloux ivre, c'était une véritable première pour elle. Évidemment le malabar se releva, furieux et se jeta sur son mari avec une rage hors norme. Elle les vit basculer au ralenti, cela lui sembla durer une éternité avant qu'elle n'entende le bruit sourd de leur corps s'étaler sur le sol. Elle battit des cils, scotchée. Lilith ne pouvait pas bouger, tout cela lui semblait surréaliste. Son Halo était là, à se rouler sur le sol avec un inconnu pour lui mettre la raclée de sa vie d'avoir oser l'importuner et quémander ses faveurs. Inutile de s'interposer, Halo l'aurait mal prit, il était clair qu'il cherchait à asseoir sa place et à marquer au fer rouge son territoire. En y réfléchissant, elle se dit que c'était la chose la plus affriolante qu'il ait faite pour elle. Bien sûr elle continuait de veiller, encore et toujours jusqu’à ce que la lutte se termine par un bruyant coup de tête de la part de son mari. Un hoquet de stupeur. Rapidement, elle receptionna Halo qui commençait déjà à tomber à la renverse sous la violence du coup.Ses sourcils se froncèrent, elle eut un soupir soucieux tandis que la foule applaudissait l'exploit du sorcier.    « Ouais c'est ça, et si tu la regarde encore je te transforme en descente de lit, tocard ! » Elle roula des yeux mi amusée mi rassurée de voir que son Halo tenait toujours (plus ou moins d'ailleurs, et la bagarre n'avait rien à voir avec cela) sur ses pieds après avoir essuyé une telle bagarre. Elle même n'en serait pas sortie indemne. « Je crois  pas qu'il soit en état de t'entendre là tout de suite » murmura t-elle avant de venir caresser le cou d'Halo avec son nez, s’imprégnant de son odeur. Il vint placer ses mains sur ses hanches, se délectant de sa récompense avec enthousiasme. Il avait battu pour son fief avec honneur et à présent il la jaugeait comme si elle était la 8eme merveille du monde. Non la première, la première des merveilles du monde.  « J'ai... réussi... à le battre... en véritable gentleman. » Elle éclata de rire, complètement captivée et impressionnée par cet homme qui s'était imposé non seulement dans son coeur mais aussi face à tout autre qui oser songer un seul instant à poser un regard sur elle. «  Tu as été terriblement sexy Halo. ET à priori je ne suis pas la seule à le penser...  si les greluches  qui sont derrières toi n'arrêtent pas de te regarder de la sorte, elles risquent elle aussi d'avoir un sacré problème à gérer sous peu. » Un rire. Son coeur battait la chamade. L'adrénaline qu'il avait répandu en elle, ça continuait de s'insinuait dans ses veines avec vigueur, repoussant l'inquiétude qui avait maintenant complètement disparu pour laisser place à l'adoration. Elle fusilla du regard les 3 femmes qui regardaient Halo avec un œil un peu trop inquisiteur à son goût.  Puis, Ses yeux scrutèrent son visage, il allait avoir un sacré bleu à l'oeil. «  Il va falloir panser tes blessures mon guerrier. » Lilith ne pouvait détourner son regard de lui. Le dévorant des yeux. Il était saoul. Saoul et incroyablement séduisant, son petit coeur avait des loupés à force de le regarder ainsi. C'était à chaque fois la même chose, lorsqu'elle pensait qu'on ne pouvait pas aimait plus alors il faisait quelque chose d'extraordinairement surprenant et elle retombait irrémédiablement amoureuse de lui. C'était simple. C'était lui simplement. « Allez Cendre, maintenant on transplane jusqu'à la maison et... eeet... » Oh là là. Il allait la haïr au matin. Elle le regarda tourner sur lui même avant de tomber à la renverse en riant tandis que quelques moldus l'observait avec un regard mutin, sans comprendre ce qu'il racontait en vue de leur expression déconcertée. «  sssshhhh pas si fort Halo ! » mais elle était hilare, et n'avait aucune envie que cela s'arrête.Petit garçon cher à son coeur devenu homme, le sien. Elle se glissa contre lui et tira sur sa chemise, faussement innocente. Près d'eux des hommes s'étaient mit à chanter à côté du Jukebox qui trônait en fond de salle et qui reprenait du service après des semaines d'oubli à en juger par son état.  « S'ils savaient qu'on était agents secrets dans le monde des sorciers, ils rigoleraient moins, crois moi. Bois un dernier verre. Ensuite, on rentre, j'ai une activité à te proposer et elle ne nécessite aucun vêtements. » Evidemment, cette pensée l'enchantait, mais elle ne put réprimer un éclat de rire et s'écroula sur la chaise derrière elle. Elle ne pouvait plus retenir l'éclat de sa voix à présent. Cela ne ressemblait pas au Halo qu'elle connaissait. « Vous inquiétez pas, il est complètement ivre il sait plus ce qu'il dit ! » justifia la brune lorsqu'un moldu entendit « espions » et « sorciers » dans la même phrase et commençait à les regarder avec un peu trop d'insistance. Enfin, elle se redressa en tenant son ventre retourné par les éclats de rire et répliqua de la manière la plus malicieuse possible  « Bien que j'aime l'idée que tu aie envie de moi, je suis presque certaine que c'est l'alcool qui parle à cet instant. Je n'ai pas été fair play, pardonne moi. Mais Bon Dieu Halo, tu es tellement séduisant ce soir, tu ne peux pas me torturer de la sorte. » l'espionne posa son nez sur le sien et le caressa avec douceur dans un rire discret. Elle se mordit la lèvre inférieure et passa ses bras autour de son cou. «  Et si... » «  Hey M'dame ! » elle se retourna pour observer le chaleureux moldu avancer vers elle accompagné des autres joyeux lurons, il tenait  une sorte de tube noir arrondi en son bout. «  Faut récompenser vot' monsieur de sa bravoure. » Sceptique, la femme posa son regard sur l'objet et sur les hommes qui chantaient derrière sur la musique du juke-box. «  Vous voulez que je chante c'est ça ? »  L'homme afficha un grand sourire « Oui M'dame. Pour votre Homme. » Elle soupira. Ma foi,  Halo lui avait donné un coup de chaud, cela ne serait que justice que de rendre à césar ce qui appartenait à césar après tout. D'un bond enjoué, elle se leva, attrapa le micro au passage, se dirigea vers la source de musique, glissa une pièce moldue à l’intérieur et la musique commença à s’élever dans toute la pièce.


Terrible enfant qu'était Lilith. Une pécheresse démoniaque. Une séductrice hors pair. Un rêve pour les hommes mais ne se laissant atteindre que par l'unique qui faisait battre son coeur. Elle revint sur ses pas au rythme du tempo, Enleva sa veste qu'elle jeta avec enthousiasme sur son mari, ébouriffa ses propre cheveux dans un éclat de rire et campa son regard dans celui d'Halo avant d'entonner la chanson se faisant le plus suave possible. Féline elle grimpa sur la table faisant face à son héros de la nuit et commença à se déhancher en riant d'elle même et de toutes ces choses improbables qu'il lui arrivait de faire pour lui. Oh, il lui avait promis une activité intéressante et elle comptait bien lui rappeler qu'elle ne se laisserait pas mettre au coin cette fois-ci ou bien si tel était le cas, il ne devrait pas oublier qui elle était. « So slide over here and give me a moment... » Elle se baissa sur la table lentement, glissant jusqu'au visage de son mari avec élégance et lasciveté, continuant à chanter. Puis, elle vint effleurer ses lèvres, la brune sentait le souffle chaud de l'homme sur sa peau. Chantant en murmurant « I've got to let you know I've got to let you know. You're one of my kind » Un doigt glissa sous le menton  de son adoré. Elle avait le regard piquant. Insurgée jusqu'au bout des ongles. Et elle continuait de danser en tapant du pieds, en tournant sur elle même lançant des regards aguicheurs à Halo. Définitivement, cette chanson allait comme un gant à ce qu'elle ressentait ce soir. « I need you tonight, 'cause I'm not sleeping. There's something about you boy, that makes me sweat... » Une voix envoutante, des paroles qui en disaient long. Des caresses qui se perdaient sur la peau du sorcier. Un tonnerre d'applaudissement, des sifflements. Mais elle s'en fichait, elle ne voyait que lui parmi toute cette foule asservie à la boisson et à la fête. Puis enfin la musique s'arrêta, laissant une Lilith plus indomptable que jamais. Elle lança le micro à l'un des fêtards qui l'attrapa au vol puis sauta de la table dans un rire. Il la regardait avec une certaine fascination. Elle ignorait si c'était du à l'alcool qu se baladait sans ses veines où si c'était l'effet que son petit show qui avait fait mouche. Elle le regarda  avec innocence, faisant mine de reprendre une position toute à fait normale comme si rien ne s'était passé «  Rentrons à présent, je dois soigner ton œil avant que tu ne me déteste au petit matin. » Elle lui prit la main et l'emmena rapidement dans un coin tranquille pour transplaner. Aussitôt le brouhaha s'arrêta, la musique ne résonnait plus. Les cris et les chants avaient disparu
Ils étaient à la maison. Elle avait besoin de trouver des antidotes pour dégonfler la peau de l'oeil d'Halo à présent. « Tu es fou. » dit-elle en riant, passant un doigt autour de l'arcade d'Halo qui grimaça. Elle attrapa sa baguette qui était resté sur la table basse du salon et d'un geste fit venir de la glace à eux qu'elle frotta sur l'oeil de son mari. "Cesse de t"agiter ainsi et laisse moi faire!"

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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©lazare.

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Lun 13 Mar - 16:08

« Tu as été terriblement sexy Halo. ET à priori je ne suis pas la seule à le penser... si les greluches qui sont derrières toi n'arrêtent pas de te regarder de la sorte, elles risquent elle aussi d'avoir un sacré problème à gérer sous peu. »

Effectivement, il n'avait rien remarqué. Halo, la tête dans le brouillard, jeta un regard vague autour de lui, avec appréhension ; jamais il n'avait remarqué qu'on puisse le regarder, lui. Ignorer que son calme avait quelque chose de séduisant ne le rendait que plus candide encore quand il s'en apercevait. Effectivement, les jeunes femmes l'observaient avec intérêt ; pourquoi, parce qu'il s'était battu ? Cela n'avait absolument aucun sens. Il fit volte face pour observer sa femme, amoureux jusqu'au bout des ongles. Halo n'avait jamais regardé ailleurs qu'elle. Il était rare de choisir sa moitié dès l'enfance et de consacrer ensuite sa vie entière à la satisfaire. Il n'avait pas vu les jeunes filles de Durmstrang, certaines, s'approcher de lui ; elles usaient de prétextes fallacieux, réclamer de l'aide aux devoirs, un conseil ou deux sur la préparation d'une potion ; serviable, il disait oui, et Cendre se mettait en colère. Elle te court après cette fille. Tu ne devrais pas y aller, elle est idiote. Il eut un sourire en y repensant. Si seulement il avait su à ce moment là que ses conseils n'étaient motivés que par la jalousie, ils se seraient épargnés bien des larmes, à coup sûr. Elle se mit à rire en reculant, ses mains toujours dans les siennes. Elle était belle, sa Cendre, et c'était à chaque fois qu'il la regardait qu'il pouvait s'en convaincre. Il n'avait même pas besoin de faire le moindre effort. Elle le fixa, soucieuse. Halo avait un coquard magnifique, violet, autour de son oeil, la lèvre fendue. « Il va falloir panser tes blessures mon guerrier. » « Tu n'y penses pas ! Ce sont les cicatrices d'un valeureux combattant. » Et il était persuadé de cette pensée, bien sûr, comme l'idiot îvre qu'il était.

Il tourna sur lui même au milieu du bar, et la chute fut rude. Il se redressa, titubant, incapable de comprendre pourquoi cela n'avait pas fonctionné. Il écarquilla un peu les yeux alors qu'elle lui enjoignait de se taire ; il répondit avec un "ça vaaaa" grommelé, en se remettant debout. Elle riait et il songea qu'il devait quand même salement avoir l'air d'un con. Mais cela n'avait aucune véritable importance. De toute manière elle l'aimait non ? Et puis c'était de sa faute. Elle tira sur sa chemise, inocemment alors que tout dans son comportement indiquait que la proposition lui plaisait. Oui, ils allaient rentrer. L'amour et la guerre, c'était encore ce qu'ils savaient faire de mieux. Danser ? Non, mais il faisait son possible en tout cas. « Vous inquiétez pas, il est complètement ivre il sait plus ce qu'il dit ! » face au regard des autres, elle tenta de rattraper son erreur. Les moldus se détournèrent rapidement, oubliant momentanément ce couple atypique dont l'alcool déshinibait les émotions ; jamais Halo n'aurait trahi le secret sorcier, en pleine possession de ses moyens. Il était trop sérieux, trop discret pour ça. Mais la bière était une ennemie de taille. Et alors qu'elle s'approchait de nouveau de lui, il la trouva plus désirable que jamais.

« Bien que j'aime l'idée que tu aie envie de moi, je suis presque certaine que c'est l'alcool qui parle à cet instant. Je n'ai pas été fair play, pardonne moi. Mais Bon Dieu Halo, tu es tellement séduisant ce soir, tu ne peux pas me torturer de la sorte. »
et il ne comprenait pas vraiment pourquoi. Il était îvre, le regard dans le vague, incapable de réfléchir plus de dix secondes à la suite. Elle était dans son champ d'action direct, essentielle à sa survie, nécessaire pour respirer. Il la dévora des yeux quand elle se pencha et que son nez frôla le sien. Ses bras se glissèrent autour de son cou, et il la serra contre lui. Vingt ans. Vingt ans qu'il en était amoureux, et en vingt ans rien ne s'était estompé. « Et si... » « Hey M'dame ! » la magie cessa de faire effet quand elle se détacha et se détourna pour observer la joyeuse bande qui venait de lui adresser la parole. Les moldus avaient le sens de la fête, c'était très clair. Dans la main de l'un, se tenait un objet qu'il n'avait jamais vu. Il se pencha pour le détailler, très curieux et passa sans doute encoreu ne fois pour un énorme imbécile en fixant le micro, fasciné. « Faut récompenser vot' monsieur de sa bravoure. » Avec ce tube noir ? Comment allait-elle faire ? Il fronça le nez, sceptique. L'homme qu'il avait étalé avait changé de bar. Tant mieux, cela faisait un tocard en moins sur cette foutue planète. « Vous voulez que je chante c'est ça ? » Grand sourire de la part du moldu, air sceptique de la part de celle d'Halo. Chanter dans un machin noir. Bon. Les moldus étaient véritablement étranges, à n'en pas douter. Mais elle se leva d'un bond, attrapa le micro... et les autres asseyèrent le mari qui croisa les bras sur sa poitrine. Bon. Bien, il allait donc voir.

Elle retira sa veste, le regard sombre et il oublia immédiatement l'endroit où il se trouvait. Cette petite fille de cinq ans portait des jeans troués et des t shirts couverts de boue. Elle avait toujours des cicatrices un peu partout qu'elle exhibait fièrement devant les petits caids des bacs à sable. Elle courait toute la journée, et quand elle dormait, même ses rêves étaient agités. Il la détailla, silencieux, en la regardant danser. Elle se mit à chanter et le temps sembla suspendu au fil de sa voix ; à la lumière de son regard, il dévora ses courbes des yeux alors qu'elle sautait souplement sur une table, partagé entre la fierté de se dire qu'elle lui appartenait depuis quinze ans et la jalousie de savoir qu'il n'était pas le seul à admirer chaque formes d'un corps qu'il avait toujours juré parfait. Lilith Whelan avait gagné en beauté à chaque année passant et elle n'en avait pris conscience que tard ; mais elle connaissait le pouvoir qu'elle exerçait sur son époux et en jouait sans vergogne.

« So slide over here and give me a moment... »
Lascive, elle se baissa pour se pencher vers lui et il rougit jusqu'aux oreilles en l'observant. Elle était une véritable diablesse, elle se glissa contre lui pour lui faire perdre la raison, convaincue de son pouvoir, certaine de la pression qu'elle exerçait sur ses pauvres pulsions d'homme. Elle l'effleura et il se pencha pour la cueillir, mais déjà elle s'échappait ; son chant n'était qu'un murmure alors qu'elle sussurait contre sa bouche, terrible succuble. Et lui subissait en silence le supplice de Tantale, condamné à la voir sans possibilité de la toucher, frissonnant quand un doigt se glissa sous son menton et qu'il ferma les yeux. Il tenta de se lever mais la main ferme et amusée d'un moldu le replaça sur sa chaise ; alors, les yeux écarquillés, il se condamna à l'admirer silencieusement, quand elle, jouait avec son esprit et s'amusait de son impuissance. « I need you tonight, 'cause I'm not sleeping. There's something about you boy, that makes me sweat... » Elle passait les doigts sur lui, indolente et, rouge, il se laissa faire sans bouger, raide comme la justice ; elle lavait son cerveau à grand renfort de regards sombres, et il se perdit, simplement il se perdit, en la laissant s'immiscer une nouvelle fois dans son espace, incapable de résister, ni de fuir. Il l'aimait trop pour se dire que ce n'était pas bien. Il l'admira, chaque trait, chaque geste ; puis lorsque le morceau d'acheva, elle jeta le micro et sauta près de lui. Silencieux, Halo attrapa sa main pour se mettre debout. « Diablesse. » murmura-t-il, le regard noirci par tout le désir qu'il pouvait éprouver pour elle. Cette démone était sa femme et il ne l'aurait échangée pour rien au monde.

« Rentrons à présent, je dois soigner ton œil avant que tu ne me déteste au petit matin. » Il la détesterait, c'était sûr. Même îvre, Halo savait pertinament que le lendemain risquait d'être très difficile. Lorsqu'ils rejoignirent la maison, il poussa un imperceptible soupir de soulagement. Son salon, ses livres, leur nid dans lequel personne ne mettait les pieds à part eux. Il s'asseya sur le canapé, la tête lourde ; il avait mal au coeur et l'alcool commençait lentement à faire son travail. Il allait être malade le lendemain. A cette pensée il eut une grimace ; il n'avait pas oublié la journée en islande au lendemain de leur mariage. Son mal de crâne ne l'avait quitté qu'au soir seulement. « Tu es fou. » d'elle, oui il l'était. De son rire, de ses sourires éclatants, de cette manie qu'elle avait de jouer avec son coeur pour le lui rendre plus beau. Elle passa un doigt sur son arcade blessée et il eut une grimace, en s'écartant. Il sentit un contact gelé contre son oeil en grommelant. "Cesse de t"agiter ainsi et laisse moi faire!" "C'est FROID. Arrête je vais bien lâche moi laisse moiii..." il essaya de se relever mais une poigne l'attira de force contre le dossier du canapé. Il se mit à grommeler, et un sortilège referma la plaie de son arcade puis celle de sa lèvre ; il la dévora du regard, elle et son air concentré, avant de dénuder ses épaules blanches, faire descendre le vêtement alors qu'elle le soignait. "Tu es insupportable, Cendre." insupportable. Suffisamment en tout cas pour qu'elle lui adresse un sourire innocent. Mais il n'était pas dupe, alors qu'elle appuyait le froid sur son oeil. "Et très belle aussi, vraiment très belle." il dézippa le haut de son vetement, dans son dos, et elle pourra un soupir. Elle essayait de le soigner, mais il était hors de question qu'il pense à autre chose que ce dont il avait envie maintenant. "Tu as vu ce que je lui ais mis à cet imbécile?" il souriait, comme un gosse, en fixant ses yeux puis sa peau dénudée. "Je peux garder le bleu en trophée ?"

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mar 14 Mar - 1:44

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Auparavant, il existait une créature. A la fois mâle, à la fois femelle. 4 pieds, 4 bras, deux têtes. Il s'agissait de l' androgynes. Des monstres puissants voulant même rivaliser avec les Dieux. Prendre leur place. Alors, Zeus, le père des Dieux décida de punir cet être odieux et orgueilleux en séparant celui-ci en deux partie distincte. La créature toute puissante n'était finalement plus grand-chose sans son autre moitié. Incomplète. Perdue. Vulnérable. Les deux êtres maintenant devaient souffrir de cette incomplétude et de ce manque perpétuel qui les ruinaient. Alors ce vide qu'ils ressentaient tout deux fut remplacer par cet incroyable sentiment de recherche de l'autre afin de ne faire plus qu'un, comme avant. Toutefois, si l'une des moitiés venait à disparaître complètement de la surface de la terre, l'autre perdait peu à peu de son énergie, s’essoufflait puis s'éteignait à son tour. Cependant, si les deux moitiés finissaient par se retrouver alors elles n'avaient de cesse de vouloir former plus qu'un en s'enlaçant, s'embrassant, fusionnant l'une l'autre espérant retrouver la force jadis perdue. Parce que l'une sans l'autre ils n'étaient rien, mais ensemble ils étaient tout.
C'est ainsi que la naissance des âmes sœurs traversa les âges.
La jeune fille referma le livre et observa par dessus la couverture de celui-ci un visage qu'elle connaissait bien. Pensive elle ne réussissait pas à s'enlever de la mémoire ces mots qu'elle venait de lire. Son âme sœur à lui était là, à l'autre bout de la table de l'immense bibliothèque dans laquelle il venait souvent se réfugier. Elle en était sûre. Il suffisait qu'elle imagine sa vie sans lui pour savoir qu'elle préférerait mourir plutôt que de rester sur cette planète. Alors, elle attrapa son crayon gris et commença à gribouiller sur la feuille vierge. Elle passait son temps à ça lorsqu'ils étaient à la bibliothèque et qu'il était trop concentré pour s'apercevoir qu'elle, elle ne révisait jamais préférant largement apprendre par coeur les traits de son visage. Tout comme lorsqu'il était sur son clavier et qu'il entamait une mélodie. Parfois elle poussait la chansonnette, parfois elle se contentait de rester dans l'ombre et apprendre tout de ce que ce garçon lui offrait.


********


She said : Where do you wanna go?
How much you wanna risk?
I'm not looking for somebody
With some superhuman gifts
Some superhero
Some fairytale bliss
Just something I can turn to
Somebody I can kiss



 Et puis même si le temps glissait entre leur doigts depuis ce fameux jour où ils s'était rencontrés, rien n'avait changé entre eux. Quelques fois des éclats de rire résonnaient dans leur salon lorsqu'ils se courraient après comme des enfants, elle glissant entre ses doigts, lui se faisant plus pressant. Sales mômes qu'ils avaient toujours été. Sales mômes qu'ils seraient toujours. Elle se jouait de lui sans cesse et il répondait à n'importe quelle règle qu'elle instaurait. Il lui disait qu'elle était fourbe d'une voix trop douce et tendre pour traduire ces paroles en vérité. Elle lui rétorquait qu'il avait signé pour ça et tout deux riaient comme des enfants, façonnant l'univers à leur image sans se préoccuper de ce dont seraient fait les lendemains.
Cette chanson pour lui n'avait été qu'un jeu de plus dans l'immensité de leur cours de récréation et voir la lumière briller dans ses yeux était la récompense qu'elle prenait toujours avec beaucoup d'enthousiasme. Elle le rendait fou. De cette folie que seuls les amants en manque l'un de l'autre avaient. Elle le rendait fou et elle était complètement renversée de lui. Comme si tout devenait plus clair en sa présence, comme si l'immensité du monde n'avait de sens que s'il était là, près d'elle à lui tenir la main. Mais elle ne pouvait le torturer plus sans se torturer elle même. Parce qu'Halo était comme ça, il ne s'était jamais rendu compte à quel point il l'époustouflait chaque jour qui passait, à quel point elle aimait les nuances sur lesquelles il jouait, à quel point son coeur battait la chamade à chaque fois qu'il se contentait de sourire ainsi. Et elle, parfaite reine en son château se languissait de lui à chaque fois qu'il la plaçait sur un piedestal mais qu'il n'osait la rejoindre, se pensant trop loin d'elle. Alors, elle descendait. Elle descendait et lui tirait la manche comme elle savait le faire et lui faisait voir le monde comme elle le voyait, lui montrait que son trône se trouvait auprès du sien, au dessus du reste. Elle portait un halo de lumière chaque fois qu'il la regardait. À chaque fois que son regard la caressait. Parce qu'elle ne brillait que pour lui.

"C'est FROID. Arrête je vais bien lâche moi laisse moiii..."
Lilith leva les yeux au ciel et repoussa l'homme contre le dossier du canapé d'une seule main. Vu l'état d'ébriété dans lequel il se trouvait ce ne fut pas compliqué de le maîtriser. « Ne m'oblige pas à t'attacher ! » s'amusa t-elle à lui rétorquer en imaginant parfaitement la scène. Dans d'autres états, Halo aurait de toute manière trouver un moyen de s'échapper. Il trouvait toujours les moyens à tout, parce qu'il savait tout réparer. Mais pas ce soir. Halo gesticulait dans tout les sens, faisant glisser ses doigts sur elle, pianotant sur sa peau laiteuse, dénudant ses épaules. Elle eut un frisson et réprima une pulsion assez difficilement. Halo connaissait ses faiblesses, il savait que Lilith n'était jamais rassasiée de lui. Elle devait lutter pour ne pas abandonner ses mouvements pour le soigner.   "Tu es insupportable, Cendre."  Elle eut un petit sourire innocent et haussa les épaules. Oui elle était insupportable. Elle le traînait toujours de force là où il ne fallait pas aller, par pur plaisir, simplement parce qu'ils le pouvaient. Simplement parce qu'ils étaient vivants tout les deux et que la vie devait être excitante à souhait. A cause d'elle ils s'étaient mit dans des situations abracadabrantes, d'autres beaucoup plus périlleuse. Et à chaque fois elle avait ris. Et à chaque fois Halo l'avait maudite avant de lui pardonner son manège. Lilith tapota doucement la glace sur l'oeil déjà gonflé d'Halo. Elle s'en voulait terriblement de le voir comme ça. Et puis d'un autre côté, elle le trouvait incroyablement beau, séduisant, désirable. De quoi retourner son coeur et l’enchaîner à son image. Evidemment elle avait toujours su qu'elle était la limite à la raison de Halo. Que son flegme, son calme olympien et son sang froid demeurait uniquement si la brune était sauve et qu'il n'y avait aucune entaille à ses poignets. Et bien qu'elle ait toujours eu conscience de sa jalousie, il réussissait toujours à la faire entrevoir avec subtilité. Il n'était pas comme elle. Elle, elle était extrême, ne connaissait rien des nuances, ne connaissait rien d'autre que l'excès. C'est pourquoi ce soir le voir ainsi avait remuer chez elle bien plus qu'elle n'aurait pensé.  "Et très belle aussi, vraiment très belle." Non Halo. C'est toi qui est à coupé le souffle, et le pire c'est que tu n'en as jamais pris conscience. T'as jamais compris à quel point tu étais incroyable. Et moi en parfaite égoiste je refuse que tu le vois dans d'autres yeux que les miens. Mais tu es magnifique. Ça fait presque mal de voir à quel point tu es beau. «  Cesse de faire ça Halo… c'est difficile pour moi de résister. Tu sais très bien que je ne suis pas capable de patience. Alors sois sage.. Dernières paroles qu'il lui répétait si souvent. Mais il n'en avait que faire, voilà qu'il laissait glisser ses mains sur son dos à présent presque nu. Instinctivement, Lilith ferma les yeux. Les doigts d'Halo déclenchèrent un frisson sur son échine. Son coeur quant à lui eu un raté. Elle secoua la tête et retourna à sa besogne. Ne. Pas. Craquer. Le monde à l'envers. C'était le monde à l'envers. Elle qui endossait toujours le rôle de pécheresse devait pourtant faire face à un démon bien plus rusé qu'elle ce soir. Elle lui fit un sourire. Même si au petit matin il la haïrait de tout son coeur, Halo s'était battu pour elle. Pas parce qu'elle était en danger de mort, ni même menacée. Non, simplement parce qu'il avait refusé de laisser sa femme être simplement regardée par un autre. Halo avait perdu la raison pour elle. et ça, elle le garderait précieusement dans sa mémoire. Ses doigts passèrent sur son œil tuméfié. Elle se mordit la lèvre inférieure. « oui j'ai vu. Je n'ai vu que toi d'ailleurs. Je ne vois toujours que toi  Halo. Cet idiot ne méritait pas tes bleus.» Elle soupira. Et passa ses mains dans la chevelure indomptable d'Halo, forçant son regard. « Je suis stupide n'est-ce pas ?» C'était elle qui l'avait traîné dans ce pub. Comme à son habitude elle avait joué avec lui espérant que leur danse endiablé éclipserait le monde. Comme à son habitude elle n'avait songé qu'a courir au lieu de marcher. « Si tu le gardes… m'en voudras-tu moins à l'aube ? ». Un sourire. Une odeur qui l’enivrait. Elle succombait. Mourrait à chaque seconde qu'il passait à ne pas la regarder. comme une fleur sans soleil, elle se fanait sans lui.  Alors elle abandonna. C'était une guerre perdue d'avance. «  Cela dit. Si tu me veux, il va falloir venir me chercher. Il me reste encore quelques heures avant que tu ne m'en veuilles, il est hors de question que tu me tortures de la sorte sans un peu de résistance de ma part. Cela ne serait pas fair-play. » Et elle se redressa. Le haut qu'Halo avait commencé à lui ôter tombant simplement à ses pieds. Comme elle le faisait toujours, une pointe d'insolence dans son sourire, de l'arrogance dans ses gestes, du défi dans le regard. Il s'était battu pour elle ce soir. Avec ses poings. Pour elle. Simplement parce qu'elle lui appartenait. Et puis elle il faisait doux. Et puis l'air la faisait sentir vivante. L'ivresse avait peut-être disparu chez elle, mais elle se sentait encore saoule. La tête lui tournait. Elle recula sans quitter son mari du regard jusqu’à ce ses hanches frappent doucement le côté du piano à queue, sur lequel elle s'appuya. Evidemment, Halo ne mit pas 3 secondes avant de la rejoindre. « Tu ne cesseras jamais de me surprendre tu sais. Toi et tes fichus bouquins, toi et tes histoires magiques qui n’intéressent personnes sauf toi. toi et ta manière d'être un super-héros. Et tu me fais tourner la tête Whelan !.»


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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©lazare.

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Statut du sang : PurMessages : 65Date d'inscription : 12/02/2017Localisation : Partout, mais tu ne le vois pas ♥
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Hier à 1:59


C’était incroyable, cette pression qu’elle exerçait sur lui en permanence.

Il n’avait jamais ressenti cela avec quiconque d’autre qu’elle. Lilith était un joyau dont il était incapable de détacher son regard ; chaque geste, chaque mot l’entrainait un peu plus loin dans une démesure d’émotions qui agrandissaient lentement ses prunelles claires. Il l’aimait de cette façon là ; dans les petits détails qu’elle affichait aux yeux du monde mais qu’il était le seul à comprendre. Le coin de sa bouche qui se plissait légèrement lorsqu’elle faisait la moue par exemple, alors qu’elle était contrariée et qu’elle lui disait le contraire. La mince lueur dans ses yeux sombres qui se mettait soudain à flamber au creux de ses iris lorsque venait la nuit, et avec elle les secrets qu’elle promettait. La crispation légère de sa main sur sa baguette, lorsqu’elle avait peur. Son haussement d’épaules à peine perceptible quand elle mentait à mi-voix. Elle avait cette façon bien à elle de se mouvoir, comme un fauve en traque permanente. Sa façon à elle de regarder le monde, avec des pruelles d’enfant fascinés par le moindre paysage, la moindre chose même minuscule qui trouvait grâce ses yeux. Il l’admirait en silence, et souriait parfois lorsque son corps trahissait ses pensées ; il savait mieux que personne apaiser un conflit en naissance lorsqu’il le fallait. Lilith rendait parfois les armes grâce à une parole ou à un simple geste ; des attentions millimétrées qu’il lui accordait, pour la simple et bonne raison qu’il le pouvait. Apaiser les battements furieux de son coeur, mais entretenir le brasier de ses yeux. Elle était à lui. Et il était à elle.

Ils s’appartenaient de toutes les façons possibles, et les années n’avaient pu ternir les clichés brillants de preuves d’une affection démesurée. Ils avaient tout gardé de ces moments qui n’avaient appartenu qu’à eux, d’une simple promenade en ville, main dans la main, à une grande balade dans la forêt irlandaise. Cela allait de longues soirées au coin de la cheminée, lorsqu’elle avait exigé de sortir et que d’un ton plus ferme, il avait refusé. Si les caprices de Cendre étaient légendaires au sein de leur union, elle savait parfaitement à quel moment s’arrêter. Halo était un garçon solitaire, dont le besoin d’isolement était parfois vital pour lui ; et lorsqu’il se tournait, il suffisait qu’il dise de ne pas insister pour qu’elle enroule des bras réconfortants autour de lui, oubliant toute exigence, pour accorder à son mari le temps calme de lectures près du feu. Parce qu’elle comprenait. Parce que c’était ainsi qu’elle l’aimait, et c’étaient encore les plus beaux cadeaux qu’elle puisse lui faire. Il avait passé trente ans à l’aimer. Sa vie entière, de son enfance à cet instant, n’avait été consacrée qu’à elle et à l’avenir qu’ils s’étaient promis tous les deux. Des gamins riant dans les jardins familiaux, couvés par la voix de leurs parents qui spéculaient déjà, avec de grands sourires, sur le futur. Enfants, ils grimaçaient de ces insinuations de mariage, ne connaissant rien de la vie adulte, irresponsables et innocents, transportés par cet amour pur qu’ils n’étaient pas encore en âge de nommer. Lorsque l’évidence les avaient frappés, ils n’avaient alors eu qu’une seule peur ; être les seuls à le ressentir. Des mois de silence, des années, et lorsqu’enfin ils avaient compris, plus jamais ils ne s’étaient quittés. Comme jamais ils ne l’avaient fait.

Et ils en étaient là. Tous les deux, dans leur salon, leur maison. Ils avaient eu tout ce qu’ils voulaient. Ils s’étaient battus pour l’avoir mais pour Cendre, Halo aurait été prêt à renoncer à tout. L’important était installé près de lui, sous la forme d’une jeune femme brune au regard incroyable qui venait à peine de le propulser contre le dos du canapé. Il n’avait pas le choix ; il devrait céder à ses exigences. Son état d’ébriété, en revanche, lui permit de râler sans vergogne. Il ne pensait plus à sa blessure depuis qu’elle avait posé sa main sur lui. « Ne m'oblige pas à t'attacher ! » Et un grand sourire lui répondit, impudique. Qu’elle essaye seulement, elle se rappellerait qu’il faisait le même métier qu’elle. Il ne répondit rien, cependant ; beaucoup trop concentré à détailler sa peau, qu’il dévoilait sans la moindre gêne alors qu’elle essayait, vainement, de panser ses blessures. Mais le guerrier réclamait son dû. Elle était magnifique, et il semblait redécouvrir les détails de son corps mince à chaque fois qu’il posait les mains sur elle. Rien n’aurait pu détacher son regard d’elle ; dans une pièce, elle illuminait tout le reste. Le feu dans ses yeux le faisait irrémédiablement prisonnier. Ses paumes se posèrent sur ses épaules, cherchant à la dénuder un peu plus. Il savait qu’elle ne résisterait pas longtemps ; son esprit embrumé se rappelait au moins de cela. La dernière fois qu’il s’était mis dans cet état, il avait tout bonnement sombré ; ce soir, ce serait différent. Ses doigts balayèrent quelques mèches de cheveux bruns barrant ses grands yeux sombres. «  Cesse de faire ça Halo… c'est difficile pour moi de résister. Tu sais très bien que je ne suis pas capable de patience. Alors sois sage...» “Je le suis déjà beaucoup trop.” Il n’avait pas l’intention de l’être, ce soir. Elle comprendrait ce que lui, subissait au quotidien ; les exigences constantes de cette femme incroyable qu’il comblait du mieux qu’il le pouvait. Il se ferait aussi volontaire qu’elle, songea-t-il alors qu’elle fermait les yeux et se laissait doucement emporté par la caresse des doigts de l’homme sur la peau nue de son dos. Il frôla lentement son épiderme, le long de la rainure dorsale de sa femme. Et son regard clair ne quittait pas le sien ; le Jour et la Nuit passeraient ces nouvelles heures ensemble. Le Jour doux d’un soir d’automne, et la Nuit brûlante d’un été en équateur. Les étincelles de l’orage au bout de ses doigts semblaient électrifier sa peau de femme de frissons indiscibles. Et lui, il l’admirait. Parce qu’il ne savait rien faire d’autre. Parce que l’îvresse avait eu raison de sa retenue, et qu’il la voulait de toutes ses forces. La main sur la poche de glace s’immobilisa dans son geste. Elle la posa sur la table et glissa son doigt sur l’oeil au beurre noir, les lèvres pincées, soudain.

« oui j'ai vu. Je n'ai vu que toi d'ailleurs. Je ne vois toujours que toi  Halo. Cet idiot ne méritait pas tes bleus.» Sa main glissa lentement dans ses cheveux et il lui sourit, comme le gamin qu’il avait toujours été. “Quand même. Je l'ai mis K.O, ce sombre demeuré.” Il l’avait aplati. Et il n’en cachait absolument pas la fierté, comme un paon en pleine parade. Il l’avait fait pour elle, parce que personne d’autre que lui ne poserait le moindre doigt sur son corps. Elle lui appartenait, elle lui avait toujours appartenu, même lorsqu’il ne le croyait pas. Il y avait toujours eu ce lien indéfectible qui les unissait, main dans la main, traversant les âges de l’enfance et de l’adolescence sans plier une seule fois le genou. Alors ils pouvaient bien venir, ces imbéciles de prétendants ; ils ne lui arrivaient tout simplement pas à la cheville. Et en plus, il avait allongé ce crétin de moldu. Il en aurait presque paradé s’il l’avait pu. Mais il se contenta de la regarder, les mains immobilisées dans son dos. « Je suis stupide n'est-ce pas ?» Et il haussa les sourcils. Pourquoi ? “Bien sûr que non, voyons.” Il avait répondu avec assurance, sans comprendre où elle voulait en venir. Stupide ? Elle ? Le gros balourd qu’il avait assommé était stupide. Elle, était la créature la plus diabolique et la plus incroyable qu’il ait jamais connu.

« Si tu le gardes… m'en voudras-tu moins à l'aube ? ». Il eut un petit rire, près de son visage. “Tu sais que demain matin tu seras affligée de mille malédictions. Démon.” Il avait horreur de perdre le contrôle, Halo. Et elle, adorait lorsque cela arrivait. Le voir sortir des chemins qu’il s’était soigneusement tracé l’amusait beaucoup ; et il ne pouvait pas vraiment l’en blâmer. Il se pencha, pour déposer un baiser contre ses lèvres ourlées de rouge, mais elle recula, lentement, échappant à son étreinte comme une brise qu’il aurait tenté de saisir. «  Cela dit. Si tu me veux, il va falloir venir me chercher. Il me reste encore quelques heures avant que tu ne m'en veuilles, il est hors de question que tu me tortures de la sorte sans un peu de résistance de ma part. Cela ne serait pas fair-play. » “Et moi qui pensais que ce serait facile... “ Après tout, il s’était battu non ? Oui, mais Cendre n’était pas de ces femmes là. Elle était comme un chat, indépendante et moqueuse, ronronnante entre ses bras, montrant ses crocs acérés à tous les autres. Ses griffes se rétractaient lorsqu’il la prenait dans ses bras. Et elle adorait lui échapper. Elle se mit debout et laissa lentement tomber le rempart de tissus qu’il s’était échiné à lui enlever. Elle avait ce sourire des nuits sans sommeil, chargées de promesses. Ses dents blanches brillant contre ses lèvres, et la lumière dans son regard qui le consuma immédiatement. Cela lui coupa la respiration. Aussitôt, les souvenirs de la soirée disparurent ; il n’y avait plus qu’elle, et c’était la seule chose qui comptait réellement à ses yeux. La regarder jusqu’à ce que ses yeux tombent, asséchés. Elle recula jusqu’au piano à queue trônant dans la pièce et s’accouda contre, faussement nonchalante. Il ne mit pas un instant avant de l’y rejoindre, redressé d’un bond, ses yeux verts fixés sur son sourire. Prédateur.

« Tu ne cesseras jamais de me surprendre tu sais. Toi et tes fichus bouquins, toi et tes histoires magiques qui n’intéressent personnes sauf toi. toi et ta manière d'être un super-héros. Et tu me fais tourner la tête Whelan !.» Halo avait toujours rêvé d’être un héros. Lorsqu’il se regardait dans la glace, il n’y avait jamais vu qu’un petit garçon chétif ; et même sa prise de muscles n’avait pas véritablement fait épaissir sa silhouette. Il n’était pas un héros, il n’en serait jamais un ; sauf aux yeux de cette femme qu’il dévorait du regard, les mains posées sur ses hanches. Il avait beaucoup trop bu, et il le savait quand il cueillit sa bouche, exigeant, alors que ses doigts déboutonnaient lentement son pantalon. Chaque geste, milimétré, ne fut alors esquissé que pour entendre le souffle de Lilith se couper, à peine ; il caressa son nez du sien, un sourire aux lèvres. Si près des siennes. “Il faudrait écrire un livre pour détailler les surprises que tu m’offres chaque jour.” Il se fit lent, alors, délaissant un pantalon déboutonné pour laisser ses paumes glisser sur sa peau pâle. Il la sentait frémir entre ses doigts, brûlante qu’elle était dans la nuit printanière ; ses yeux embrasant les siens, réclamant plus, bien plus que ce qu’il était en train de lui donner. Il joua avec ses frissons courbant son échine en arrière, déployant sa gorge contre laquelle il égara une caresse du bout de son nez. Il embrassa sa peau trop chaude, les mains contre ses côtes, son ventre, ses hanches. Il avait à peine senti sa chemise chuter au sol ; ce ne fut que lorsque les doigts de Cendre vinrent se poser contre ses épaules qu’il s’en aperçut. Un sourire éclaira ses lèvres entre deux baisers de fièvre, concentré qu’il était à la faire faillir de toutes les façons possibles. “Tu es à moi, O’Hara. Tu es à moi et tu l’as été dès l’instant où j’ai posé les yeux sur toi. Tu m’appartiens.” C’étaient des mots que Gabriel ne prononçaient jamais ; il les pensait, mais ses ambitions de propriétaire lui paraissaient beaucoup trop malvenues. Pourtant, il osa ; il osa quand sa main se posa fermement contre les reins de Lilith, et qu’il la fit basculer sur sol, près de l’instrument. Il la fixa, mortellement sérieux. Soudain, il se fit véritablement l’impression d’être un héros. “Et je réserve le même traitement que celui de ce soir à quiconque osera encore une fois poser un seul doigt sur toi.” Sa main fébrile se débarrassa de ses derniers vêtements. La nuit serait longue. Il avait envie d’elle au point d’en ressentir la cruelle brûlure dans ses entrailles. “Joyeuse Saint Patrick.” Et la fête était très loin d’être terminée.

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