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 If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 218Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Sam 18 Fév - 0:00

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Malgré tout les efforts qu'elle faisait, elle n'arrivait pas à arrêter les sanglots qui coulaient le long de sa joue rouge. Rouge de bonheur, rouge d'amour. Il avait emprisonné son coeur, à tout jamais et bientôt elle aurait la joie extrême de porter son nom. Ses mains fouillaient ses cheveux, ses lèvres ne voulaient se résoudre à se détacher des siennes. Cette simple idée lui était insupportable. El il riait. Et Il était beau. La plus belle chose qu'elle est jamais vu d'ailleurs. Et puis elle le regardait comme s'il allait s'évaporer, comme si cet instant allait filer entre ses doigts. Alors elle l'agrippa un peu plus, riant plus fort que jamais pour rappeler à la vie qu'elle ne laisserait personne lui ôter cet instant gravé à tout jamais dans sa mémoire. Parce que sans ce cri de joie, elle avait peur que le destin s'aperçoive de ce qu'il avait offert et vienne hâtivement le reprendre ayant changer d'avis sur la chance à leur accorder. Mais il ne vint pas. Il ne viendrait jamais parce qu'il était plus fort que ça et depuis bien plus longtemps qu'il n'y paraissait. Alors elle se stoppa, ses jambes enroulées autour de ses hanches, ses bras autour de son cou, son regard plongé dans le sien. La flamme se fit brise chaude et vint goûter au miel de ses lèvres dans un baiser plus passionné, plus chaud, plus long que les précédents. Les larmes coulées toujours, mais ce baiser là figea leur serment. Elle allait l'épouser. Bientôt le monde entier saurait qu'elle lui appartenait corps et âme. Lorsqu'elle se détourna de lui, ses prunelles fixaient avec tendresse celles d'Halo. Il resplendissait de tout son être, s'accaparait tout l'espace autour d'elle. Bon Dieu qu'il était beau et à cet instant elle était certaine que l'univers tout entier en avait fait son monarque. Elle glissa ses mains sur sa peau, incapable de se repaître de lui, incapable de détourner son attention de cette aura mystique qui l’enveloppait. « Je sais que tu n'y accordes aucune importance mais ton père est d'accord. » Elle se mit à sourire, imaginant la scène. Un père orgueilleux , un garçon trop discret pour oser s'imposer. Pourtant il avait dépassé ça. Pour elle, il était devenu un homme qui n'avait pas peur d'afficher ses idées au monde entier, elle l'aimait pour ce qu'il réussissait à surmonter et bien plus encore. « Mon père t'adore, mais j'imagine que ce ne fut pas chose aisée que de te retrouver face à lui pour lui demander ma main n'est-ce pas ? » Mutine, elle embrassa le bout de son nez, heureuse comme jamais, pétillante, étincelante, enflammée comme jamais. Puis ils se relevèrent doucement. L'air était doux, les chandelles flottaient doucement autour d'eux. « J'avais la bague depuis un an, je suis le courage personnifié. »  Elle se mit à rire. « … Mais tu l'as fais. Et bientôt, je porterais ton nom. » Elle dit ça dans un murmure n'arrivant pas à y croire. Un chuchotement pleins d'assurance qui fonderait leur crédo à venir. Deux âmes qui s'uniraient pour ne faire plus qu'une aux yeux de tous. C'était là sa place, il n'y en avait pas d'autres. Sa place. La sienne. Pas celle d'une autre. Pas celle d'une figure pâle, fade qui tournait autour de lui depuis trop longtemps pour que son œil ne l'ai point cerné. Mais c'était sa place. Triomphante. Elle se sentait prête à écraser n'importe quoi sur son passage. Évidemment, elle savait que leur famille ne feraient pas les choses à moitié. Il y aurait des allées de pétales de roses, des colombes, des fleurs. Trop de fleurs. De l'hydromel coulant à flot. Un orchestre et surtout surtout… énormément, excessivement trop de monde. Elle grimaça. Tout était déjà planifié évidemment. Elle avancerait dans l'allée avec une somptueuse robe blanche qui serait cousue par des elfes de maisons par rapport à sa propre taille. Elle arborerait un voile si fin qu'il en serait translucide. Et elle avancerait devant tous ces yeux qui ne cesserait de la fixer. Mais elle avancerait vers lui, alors au fond, qu'est ce que cela pouvait faire ? Elle releva les yeux vers lui. Ainsi la date était fixée. Une vague d'appréhension la prit. Sa mère allait être tout bonnement insupportable. «  Toi. Moi. Quelque part perdu là où personne ne pourra nous trouver. Tu sais comme lorsque nous étions en Norvège. » L'avenir semblait si clair à présent. C'était comme si elle ouvrait les yeux pour la première fois.


«  Aller Lilith ! Cul sec ! »
«  Mais puisque je vous dis que j'en aie assez bu ! » « CUL SEC » répétèrent les voix féminines en chœur. Evidemment, elle n'avait pas pu y échapper. Ses cousines étaient venues la trouver alors qu'elle allait bientôt filer se coucher et l'avait menacé de lui jeter  un sort si elle ne les suivaient pas à Londres sur le chemin de traverse pour fêter dignement son enterrement de vie de jeune fille. Refuser n'avait pas été retenu. Il paraissait que dans la famille O'Hara, la détermination et le caractère excessif était quelque chose qui coulait dans les veines. Alors elle avait enfilé la robe spécialement achetée pour l'occasion par celle-ci. Avait grommelée de voir autant de rose sur du tissu mais ses objections n'y firent rien du tout. Et elle s'était baladée comme une barbapapa trainant des pieds, enfin surtout des talons ( Bon Dieu 12 cm, VRAIMENT Ruthie?!). Après des heures à errer dans les rues en gloussant sous le regard complètement déboussolée de la dernière des O'hara, elles avaient (et à la plus grande joie de Lilith) trouvé refuge dans un de ces pubs chaleureux qui inondaient les rues du chemin de traverse. Se croyant enfin au calme, Lilith avait soufflé  Mais ce fut sans compter l'euphorie maladie  de ses cousines qui lui avait commandé une lignée de petit verre de whisky pur feu«  Vous plaisantez ? » avait-elle essayé de dire, sans conviction, sachant pertinemment que c'était une guerre perdue d'avance. Alors elle s'était prise au jeu. Elle avait dansé, beaucoup dansé, piqué par la fureur de vivre et l'excitation du moment qui l'attendait. Elle avait dansé et tout le monde l'avait regardé forgé son monde, s'imaginant ces danses qu'elle avaient eut avec Halo, hanté par son image à chaque instant. Belle pour lui même lorsqu'il n'était pas là. Puis elle s'était assise, engourdie par l'effort. «  Hey Lilith ! Tu te sens comment ? Tu redoutes un peu ?  Demain tu épouses l'homme de ta vie. Ça fait quoi ? Raconte nous ?! » alors elle avait rougit. L'alcool. L'amour. La tête qui tournait. «  ça fait comme d'être dans un rêve dont on ne veut pas se reveiller. Où alors se rendre compte que tout ce qu'on avait vécu jusque là n'était pas réel et que la réalité commençait avec lui. Comme si on trouvait une place dans ce bas monde. Comme si  ma toute petite existence trouvait un sens uniquement dans ses yeux. Parce que vous savez, c'est pas une question de bague au doigt, ni même de la musique sur laquelle je vais avancer ou bien du nombre d'invité qui va assister à notre union qui compte. Non ce qui compte c'est que demain il sera à moi, je serais à lui et que ça, même la mort ne pourra pas nous le prendre. » pour la première fois de la soirée, les filles se turent, incapable d'ajouter quoi que ce soit. Perdue dans ses pensées, Lilith bu le dernier verre face à elle. «  Et puis vous savez. C'est facile de l'aimer. Vraiment facile. Il est tout mon monde et tellement plus que ça alors il n'y à vraiment rien à redouter. » Enfin elle se leva et observa ses cousines. «  Maintenant mon futur mari me manque, je vais donc vous laisser profiter de la fin de soirée et rentrer me coucher. Demain est une longue journée. » et c'est ainsi qu'elle était partie sans qu'aucune de ses cousines ne la retienne, tard dans la nuit, si tard qu'il en était presque tôt, elle n'en savait fichtrement rien de l'heure qu'il était. Elle ignorait même si Halo avait eut droit à une soirée de ce genre. Elle se mit à rire en l'imaginant vivre la soirée qu'elle venait de subir, elle doutait sérieusement qu'il y ait survécu s'il avait été à sa place. Mais lorsqu'elle rentra, malgré l'interdiction formelles de leurs parents à dormir ensemble la veille de leur mariage, elle se décida d'enfreindre les règles une dernière fois. Elle se glissa dans la nuit, et se rendit sous le balcon de l'homme. Pendant quelques longues minutes elle l'observa se remémorant les fois où elle était venu le chercher en catimini pour fuir les doux rêves qu'il aurait pu faire cette nuit là. Toutes ces fois où elle avait failli se briser le cou ne serait-ce que pour un seul de ses sourire heureux de la voir. Elle resta là. Le coeur en feu, l'incendie au corps. « Elasticus. » Un bond et elle était déjà sur le balcon. La fenêtre était entrouverte, elle entra. L'homme était allongé, Dormant du sommeil du juste, la lumière lunaire se reflétait sur son corps qu'elle connaissait par coeur. D'un geste rapide, elle fit glisser ra robe trop rose pour elle. Lâcha ses cheveux qu'elle secoua, et glissa dans les draps sans plus rien sur le dos pour venir réveiller Halo de ses baisers enflammés. Elle le ne lui parla pas. Elle n'en avait pas besoin, il s'était depuis bien longtemps habitué à être l'objet de ses désirs. Elle embrassa encore et encore collant sa peau brûlante contre la sienne. Enroulant ses doigts autour des siens. Perdant le nord, le sud, l'est et l'ouet. Il lui avait manqué, il fallait qu'il le sache. Il fallait qu'elle puisse avoir la patience d'être à demain. Il fallait qu'elle soit à lui, sans tradition, sans toutes ces coutumes qu'ils devraient affronter le jour venu.  Lorsque le petit matin vint frapper à grands rayons de soleil, elle se glissa hors des draps, lança un regard par dessus son épaule nue et se leva pour enfiler sa robe. «  Si tu me cherche, je serais la fille en blanc au bout de l'allée dans 4 heures exactement. Soit pas en retard, ça fait mauvais genre. » dans un dernier rire et un crac sonore, elle disparue.


Elle se regardait dans le miroir. Comme elle l'avait prédit, elle avait revêtue une magnifique robe blanche. Sa réjouissance était qu'elle avait pu elle même choisir à quoi ressemblerait sa robe. Elle n'avait pas voulu de ces robes de princesses faite de froufrou et de diamants. Elle avait largement et de très loin préféré une robe fluide, satinée épousant parfaitement les courbes de son corps svelte et ferme, tombant en sirène sur ses jambes. Un dos dénudé jusqu’à la naissance des reins. Des manches en dentelles très fine élégante. Un collier, discret, celui qu'il lui avait offert quelques années plus tôt. pas cet horrible collier de perle que sa mère avait par tout les moyens essayé de lui faire porter, en vain.  Une vraie espionne, pensa t-elle lorsqu'elle s'observa sous toute les couture. Sa mère était là aussi bien entendu. Elle pleurait. Bien entendu. Lilith quant à elle ne pleurait pas. Elle restait muette languissant simplement de retrouver celui qu'elle aimait plus que sa propre vie. Son père vint alors. Il lui ajusta le voile. Bloqua quelques perles bleues dans ses cheveux. Et dans un geste qu'il n'avait pas fait depuis bien longtemps, il la serra dans ses bras. «  Je t'aime Lilith O'hara. » Ces mots la firent frissonner. Il la laissait partir. Gabriel l'avait amplement gagné mais il la laissait partir. Elle raffermit la prise et posa sa tête sur le torse du patriarche qui lui avait tant donné depuis sa naissance. «  C'est L'heure. » une vague de stress. Et si jamais il renonçait? et si jamais il ne voulait plus d'elle? et si? et si? Elle respira profondément.
Une musique au piano. Sans doute une composée par Halo pour l'occasion. Elle ne la connaissait pas celle-ci mais elle devina les mains de son aimé vadrouiller sur les touches blanches et noires de l'instrument. Ne pas pleurer. Puis la porte s'ouvrit enfin. Elle observa la foule qui se leva. Happée par la peur, elle serra un peu trop fort le bras de son père. «  Je suis là Lilith. Je ne te lâche pas. » Un pas. Puis deux. Elle releva le regard vers lui. Et ce fut merveilleux. Il l'attendait, fièrement à 'autre bout de l'allée, plus éblouissant que jamais. Plus lumineux qu'il ne l'avait jamais été. Elle du se retenir pour ne pas foncer sur lui, l'enserrer dans ses bras et éclipser tout es autres dont elle se moquait éperdument. Mais elle ne fit rien, avança lentement, ne détachant pas son regard de lui à aucun instant, trouvant le courage de mettre un pas après l'autre jusqu’à arriver à sa hauteur. Elle se tourna alors vers son père qui l'embrassa sur le front et parti rejoindre le reste de la famille qui pleurait à chaude larme. Mais Lilith ne les voyait pas, trop concentrée sur son futur époux. Le dévorant des yeux, comme si elle le voyait pour la première fois.

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I see your true colors shining through
I see your true colors that's why I love you. Don't be afraid to let them show. Your true colors are beautiful like a rainbow

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 60Date d'inscription : 12/02/2017Localisation : Partout, mais tu ne le vois pas ♥
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Sam 18 Fév - 1:16

«  Toi. Moi. Quelque part perdu là où personne ne pourra nous trouver. Tu sais comme lorsque nous étions en Norvège. »

« Gabriel, sois raisonnable voyons ! »
Un jeune homme de vingt ans soupira dans la pénombre. Il était huit heures du soir, et le repas venait de se terminer ; assis à la grande table de famille, dans la salle à manger, Halo alluma une cigarette, morne. Cette discussion, il l'avait déjà eue dix fois avec sa mère. Son père, un homme aussi téméraire que lui avait préféré fuir la pièce pour aller faire un tour dans le jardin, prétextant une vérification des préparatifs pour le lendemain. Trois de ses cousins viendraient le chercher ; Halo avait la permission de minuit, ensuite, avait-il prévenu, il devrait rentrer. Hors de question de se marier avec des cernes jusqu'au menton et la gueule de bois. Rien que l'idée de ce qu'il allait faire le lendemain lui donna des sueurs froides. Il s'engagerait à vie, et ce n'était pas cela qui l'effrayait, non ; c'était de se dire qu'elle pourrait aussi avoir choisi un beau et riche sorcier irlandais entretemps. La vérité, c'était qu'ils étaient rentrés depuis un mois ; mais les annonces de leur mariage très rapide avait accélléré les préparatifs. Halo avait insisté sur ce point ; ils se marieraient vite pour partir vite. Et c'était la raison de sa dispute avec Cassandra Whelan, sa mère. Sa mère qui s'était levée de table, levant au ciel quand il avait allumé sa cigarette.

« Maman, cela fait des années que tu le sais et tu aurais dû t'y préparer.
- Mais enfin Gabriel, on pensait simplement que c'était une... lubie » répliqua-t-elle, avec une grimace de dédain. Le jeune homme passa une main dans ses cheveux, agacé ; mais déjà elle poursuivait, inlassable. « A dix ans, c'était mignon, à vingt c'est agaçant. Tu sais très bien que le ministère n'engage pas des "agents secrets" à tout bout de champ non ?
- Non, effectivement. » Calmement, Halo l'observa, le regard sombre. « Mais Lilith et moi allons quand même tenter notre chance.
- Tu es ridicule ! » Elle s'emporta, et Halo cendra sans son verre. Juste pour l'énerver. « Tu aurais pu trouver un travail à Londres au ministère, à la Coopération Magique Internationale. Avec tes notes tu aurais eu un bon poste, Lilith aurait pu devenr Auror et...
- Et on aurait pris une jolie maison en bord de mer en venant manger chez vous tous les dimanches ? Voyons tu n'es pas sérieuse. » Elle lui jeta un regard noir, qu'il soutint. « Je m'inquiète pour toi, tu sais. » Il souffla la fumée direction de la fenêtre, avant de se mettre debout. « Je sais maman. Mais tout va bien. » Il se leva. Sa mère avait très mauvais caractère et c'était sans doute la raison pour laquelle celui de Cendre ne lui posait absolument aucun problème. Il était rodé. Il s'approcha d'elle, et embrassa une joue fine et maquillée. « Nous savons ce que nous faisons. Sois gentille, je me marie demain. » Un sourire se dessina sur le visage de sa mère. Puis elle rendit les armes. Momentanément. « Tes cousins vont arriver. Va t'habiller. »

Henrick et William avaient un véritable problème avec l'alcool. Ce fut ce que songea Halo lorsqu'enfin il fit glisser sa cravate le long de son cou pour la laisser choir sur le sol. Il avisa sa chambre d'enfant avec un sourire. Il passait uniquement les étés dans cette chambre et ne l'avait, de ce fait, pas redécorée depuis qu'il avait dix ans. Il avait ajouté les couleurs de Durmstrang, bien sûr ; et de nombreux livres s'étaient ajoutés dans les étagères. Il avait commencé à faire un tri pour choisir ceux qu'il emmènerait et ceux qu'il laisserait. Il verrait cela ensuite, mais quelques valises étaient déjà faites dans la chambre. Il avait raccompagné ses deux cousins îvres morts à la sortie du pub, dans le village moldu en bas de la colline ; et Andrew, le dernier, l'avait amené jusqu'à la porte, la tête bourdonnante à cause de l'alcool bon marché qu'on lui avait forcé de boire. « Un mariage sans enterrement de vie de garçon c'est pas un mariage, mon vieux. Tu dis adieu à ton célibat, autant le faire dans l'alcool. » Avec un soupir, il retira sa chemise, en passant une main dans ses cheveux. Il avait préféré ne pas leur dire que ce célibat dont ils parlaient avec emphase, il ne l'avait jamais connu. Et cela ne l'avait jamais intéressé.

Il se laissa retomber sur son lit, les yeux rivés vers le plafond. Il se marierait le lendemain, mettant de ce fait un point final à un nouveau chapitre de leur histoire. Il ne regrettait rien ; l'esprit embrumé par l'alcool, il regarda le réveil magique posé sur la table de nuit. Il avait du mal à réfléchir, et il était une heure du matin. Il avait dit minuit, pourquoi est ce qu'on ne l'écoutait jamais ? Il poussa un soupir, et ferma les yeux. Cet endroit, il ne le reverrait plus que pour de rares occasions, des Noëls supposa-t-il. Il avait toujours profondément aimé son pays de naissance. Mais il le quitterait pour un autre, qu'il avait choisi comme contrée d'adoption. Avec Cendre. Le reste n'avait aucune importance. Peu importait l'avis de sa mère à ce sujet ; ils partiraient tous les deux pour quelques jours vers une destination de son choix à elle, puis ils repartiraient en Bulgarie, et le chapitre suivant commencerait.

Il ne s'aperçut qu'il s'était endormi que lorsqu'une présence, dans son dos, lui fit ouvrir les yeux. Il leva le nez vers la fenêtre, qui laissait échapper une brise plus forte que d'habitude ; Puis un corps chaud se colla contre lui, dépourvu de tous vêtements. Il ouvrit de grands yeux surpris en sentant qu'elle attrapait sa main pour la poser dans son dos ; le surplombant, elle l'embrassa, et il ne fut plus capable de réfléchir. Ils avaient été avertis que ce comportement là n'était pas accepté dans des familles aussi respectables que les leurs ; mais il oublia immédiatement l'interdiction quand une main glissa le long de ses flancs pour l'attirer entre ses jambes. Bien, soit. Ils ne seraient pas raisonnables. Lui qui s'imaginait une bonne nuit de sommeil avant le grand matin n'écopa alors que de trois petites heures de nuit avant que l'aube ne le réveille ; passant à travers les rideaux soulevés par la brise, le soleil lui arriva pile à l'oeil quand une forme nue allongée contre lui ne se lève, dans un bruissement de draps qui lui fit ouvrir les yeux, papillonnant. «  Si tu me cherche, je serais la fille en blanc au bout de l'allée dans 4 heures exactement. Soit pas en retard, ça fait mauvais genre. » elle rit, et il eut à peine le temps de se redresser ; elle transplana au milieu de la pièce en le aissant là, nu, les cheveux en pétard et le regard dans le vague. Le sourire béat de l'abruti de bas étage qu'il était persuadé d'être.

Quatre heures. Quatres heures durant lesquelles sa mère le kidnappa, sans toute autre forme de procès. On ne leva, on le balança dans un bain avant de lui enfiler son costume. Elle tenta de coiffer ses cheveux, en vain ; après toutes ces années elle n'avait pas renoncé mais c'était toujours un échec cuisant. Les mains de sa mère tremblait. Son père était parti recevoir la foule d'invités pour l'occasion. Ils avaient fait venir quelques camarades de classe ; des gens qu'ils connaissaient depuis la première année et qui avaient lévité autour d'eux durant dix ans. Ensuite, supposa-t-il, ils ne se verraient plus jamais. Il ajusta son col, son noeud papillon dans une grimace et se regarda devant le miroir. Il était beaucoup trop maigre. Ses cheveux étaient incoiffabes et ses mains tremblaient beaucoup trop. Il n'avait pas assez dormi et la journée ne faisait que commencer. Alors il quitta la chambre, et fila jusqu'au piano à queue. Halo composait lorsqu'il en avait le temps. Des berceuses, des valses, car s'il n'aimait pas les danser, il adorait les jouer. La musique résonna dans le grand hall, et il répondit aux saluts par des signes de tête polis ; enfin, on vint le chercher. Sa mère le conduisit dans le jardin, traversant les allées de fleurs. C'était le moment, et l'angoisse lui comprima la tête et les mains quand il s'installa face au sorcier célébrant leur union, et qu'il attendit.

Un bruit à l'arrière et il se retourna. Au bras de son père, vêtue de blanc, Lilith O'Hara était plus belle que jamais. Dans une robe vaporeuse, parée de quelques dentelles, elle arborait le bijou qu'il lui avait offert au dernier Noël, lui et son sourire magnifique quand elle l'aperçut, les mains croisées dans le dos. Elle avançait, un petit pas après l'autre, merveilleuse. Le vêtement épousait chacune de ses formes et Halo se mit à rougir, furieusement en pendant à la nuit de la veille. Quand elle avait quitté son lit quatre heures plus tôt, c'était dans le plus simple appareil. Elle était parée de toutes les merveilles rien que pour lui, alors qu'elle n'avait besoin d'aucun vêtement pour être belle. Autour d'eux, des gens pleuraient. Et il préféra l'ignorer, sagement, jusqu'à ce qu'elle s'arrête et qu'elle échappe aux griffes de son père.

Le sorcier commença son sermon mais déjà il ne l'écoutait plus. Il admira le voile aussi fin qu'un courant d'air, sa robe, son maquillage à peine marqué. Son air de princesse était en contradiction avec ce qui brûlait dans ses yeux, lorsqu'il attrapa ses deux mains, lui faisant face. « Vous devriez partir mademoiselle, je dois épouser une jeune sauvage au pantalon troué, elle ne va pas tarder et elle est très jalouse. » Elle pouffa de rire à son murmure, et il insista, avec un petit sourire en coin. « Ton déguisement te va merveilleusement bien mais il ne me trompe pas. » elle serait toujours cette gamine dont il était tombé amoureux, pleine de vie et pas cette ravissante petite princesse qui lui faisait face. Oh, il ne s'en plaignait pas, loin de là ; mais il aspirait d'avantage à quelque chose de moins clinquant pour s'unir à elle. Il l'aurait plus tard. Ils le referaient sûrement dans un endroit plus calme. Sa mère lui jeta un regard noir, et il garda le silence durant tout le reste de la cérémonie ; lorsque le cordon lia leurs mains et que la phrase rituelle résonna, il attrapa son visage en coupe et l'embrassa. Il n'entendit ni les applaudissements, ni les sanglots de sa belle mère, ni les félicitations et encre moins les sorts qui s'étaient mis à fuser dans le ciel, quand il l'enlaça. C'était elle, lui, le reste du monde et deux alliances gravées et anciennes à leur doigt, brillant sous le soleil. Les bagues étaient magiques ; si l'un d'entre eux avait des ennuis, l'autre bague chaufferait dans la main de son porteur. S'ils avaient un jour à être séparés, cela pourrait toujours être utile.

« J'espère que votre nouveau nom vous va, madame Whelan. » Il l'entraina au milieu de la travée ,un immense sourire aux lèvres. Il la tenait par la taille au milieu de tous ceux qui les félicitaient. Il y aurait une fête, qui durerait toute la journée ; mais cela n'empêcha pas à Halo de rougir comme une tomate lorsque l'orchestre commença à jouer. « Non mais vraiment. » Pourquoi fallait-il que sa mère en fasse TOUJOURS trop ?

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Statut du sang : PurMessages : 218Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Sam 18 Fév - 3:03

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Ils se regardaient, se dévoraient des yeux plus précisément. Elle aurait pu rester là, à le contempler tout le reste de leur vie, cela lui aurait été fort plaisant. Ils n'avaient pas échangés de vœux personnels, l'Homme face à eux l'avait fait pour eux. Ils s'étaient contenter de répéter ces phrases toutes faite issues de la coutume. Elle le regrettait un peu, il y avait tant de chose qu'elle avait à lui dire ce jour là. Des choses qui n'étaient pas écrites dans des livres, des choses qui n'avaient pas été dites des milliers et des milliers de fois. « Alors c'est ainsi que je suis récompensée lorsque je fais un effort de toilette ? Oh vous partez bien mal dans vos noces Mr Whelan. » Elle se mit à sourire. Oui, si on le lui avait demandé, elle aurait préféré une cérémonie sobre, eux deux seulement, quelqu'un pour les unir c'est tout. Elle aurait porté une robe à son image, certainement pas blanche non et certainement pas couverte de toutes fanfreluches non plus. Mais elle aurait été belle. Tout comme lui qui l'aurait acceuillit avec tout le bonheur du monde dans les yeux. «  Oh et bien Tant mieux, ça te donneras une bonne occasion de me l'ôter un peu plus tard. Et tu peux me croire, ce qu'il y a dessous n'a rien d'un déguisement. » son murmure claqua. Elle souriait, minaudant à souhait. Fière d'avoir faire taire cette langue. Des joues qui s’empourprèrent,  Elle se réjouit cependant qu'aucun membre de la haute famille ne l'ai entendu. Quant à celui qui s'égosillait dans de maintes paroles prêchant fidélité et éternité, rien n'était moins sûr. De toute façon, que pouvait-il bien dire ? Un mariage impliquait naturellement la consommation de celui-ci. Oh mais oui, elle était incorrigible cette jeune femme. Un peu trop libre, un peu trop frivole pour une famille aussi vénérable que la sienne. Mais elle s'en fichait, rien ne la faisait taire, pas même la décence. Au regard que sa mère lui lança, elle se dit qu'il serait pourtant préférable de se concentrer sur ce qui se passait au lieu de provoquer de la sorte. Alors elle reprit son sérieux et observa chaque trait du visage de Gabriel, se saoulant jusqu’à plus soif de son image.
Le cordon rouge s'enroula autour de leurs poignets. Ils prononcèrent quelques mots en gaéliques en choeur. Elle garda ces vœux qu'elle aurait voulu lui susurrer à l'oreille et observa l'homme passer le très illustre anneau de claddagh à son doigt. Elle en fit de même. Les deux anneaux se complétaient dans la parfaite continuité de leur relation : Si l'un se trouvait en danger, l'autre se mettait à chauffer instantanément.

Puis il lui releva le voile délicatement, posa ses deux mains de part et d'autre de son visage et l'attira à lui pour l'embrasser scellant ainsi leur union. C'était fait : elle était à lui. Elle le serait toujours. Et puis ils y avait les rires, les pleurs, les cris, l'excitation du moment, les voix qui allaient ici et là. Mais surtout il y avait lui, et la certitude qu'il n'était pas un rêve mais bien lui, là devant elle, ses mains dans les siennes, le regard tourné vers un avenir qui s'annonçait plein de rebondissements.
Ils marchaient tout deux dans l'allée, sans se préoccuper des ces autres qui espéraient obtenir ne serait-ce qu'une parole d'eux. Mais personne n'avait su les retirer de leur univers, lorsque les deux jeunes gens se trouvaient ensemble, le reste continuait de tourner alors qu'eux s'étaient figés dans l'espace temps. «  Redis le et je pense que je pourrais très vite m'y accoutumé. » Ce nom. Elle l'avait tant de fois répété dans son esprit, tant de fois imaginé prononcé son prénom avec ce nom, elle n'avait jamais réussit à imaginer l'effet que cela lui ferait lorsque le mariage seraient célébré. Puis L'orchestre se mit à jouer. Instinctivement elle observa le visage d'Halo devenir rouge pivoine. Ses narines se rétractèrent, ses pupilles se dilatèrent et il leva les yeux au ciel. Cette vue déclencha un fou rire chez la jeune femme. Elle se pencha alors vers l'oreille de son mari pour l'apaiser «  un jour je vous épouserais encore Mr Whelan, dans la discrétion la plus absolue. Je vous le promet. En attendant, rendons à césar ce qui est à césar à savoir la satisfaction de nos parents à exhiber notre union. » Elle sourit. Puis elle lui serra la main et avança plus vite dans l'allée avant de se tourner vers la foule «  Mesdames et Messieurs, la suite des festivités se poursuivra au domaine O'hara où la salle de réception vous est dès présent ouverte. »
Ils se détachèrent alors de la foule, fuyant les regards bien trop présents sur eux. Malgré la fête en grand, Lilith avait décidé de faire une surprise à son mari avant d’enchaîner avec le bal dans lequel ils devrait danser la valse. Ce soir, il s'en irait consacrer leur nuit de noce dans le calme le plus absolu. Demain ils partiraient. Se retireraient de cette embuscade festive et solennelle qui ne leur ressemblait pas.
« Ferme les yeux. » Il s’exécuta, sans trop savoir à quoi cela rimait bien évidemment. Elle le prit par le bras et guida ses pas. Un pas sur la droite, 4 autre sur la gauche, puis tout droit. Puis enfin, le lieu.  Leur lieu. «  tu peux les ouvrir à présent. » Elle les avaient emmené à l'endroit même où ils s'étaient rencontrés 15 ans auparavant. Quand ces deux brutes épaisses lui avait prit son précieux livre. Quand leurs regards s'étaient croisés pour ne plus jamais de quitter. Elle lâcha sa main et s'avança auprès de l'arbre pour s'abaisser et récupérer un vieux cahier. Son vieux cahier. Celui dans lequel elle avait tout noté depuis leur première rencontre. Celui qu'elle avait ensorcelé pour que personne ne puisse l'ouvrir à part elle. La vérité c'est que cette fois-ci le sortilège avait été modifié : deux personnes pouvait à présent l'ouvrir. «  Je crois que tu as fais tombé ça ! J'ai du faire fuir deux malabars pour le récupérer ! » Une plaisanterie. D'un geste, elle essuya la terre sur le bord de la couverture, comme elle l'eut fait jadis pour le conte d'Halo et le lui tendit, un peu hésitante. «   nous avons commencé notre vie avec un livre. Ça nous a porté chance. Commençons la nouvelle avec celui-ci. » Elle rapprocha son visage du sien et vint poser son front contre le sien. Le regard pétillant de malice «  Et essaie de ne pas trop me gratifier de sarcasmes concernant ma manière d'écrire où il t'en coûtera ! » Un baiser sur son front. Puis son nez. Puis ses lèvres. Tout était parfait.

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Sam 18 Fév - 21:54


« Alors c'est ainsi que je suis récompensée lorsque je fais un effort de toilette ? Oh vous partez bien mal dans vos noces Mr Whelan. » Il esquissa un sourire amusé en la regardant. Son effort était récompensé bien sûr ; elle était magnifique. Mais la taquiner faisait partie de ses jeux préférés ; interieurement, il pariait à chaque fois sur sa susceptibilité. Si elle se vexait, il perdait ; si elle riait, il gagnait. Il avait gagné bien plus ce jour là mais l'idée le traversa tout de même en serrant ses mains contre les siennes. Elle souriait, elle était belle et c'était tout ce qui importait. Les gens autour pourraient parler autant qu'ils le voulaient ; il n'était pas là pour eux mais pour elle. Face à un petit sorcier qui prêchait des paroles inutiles.
«  Oh et bien Tant mieux, ça te donneras une bonne occasion de me l'ôter un peu plus tard. Et tu peux me croire, ce qu'il y a dessous n'a rien d'un déguisement. » ces paroles là étaient bien plus intéressantes. Ses joues s'empourprèrent immédiatement à la pensée de la nuit de la veille, et il ferma les yeux pour recouvrer son souffle. « Touché. » murmura-t-il en réponse, avec un grand sourire. Il espéra cependant que personne n'avait entendu cela ; si elle voulait que sa mère meure d'une crise cardiaque, Cendre n'avait qu'à continuer. Près d'eux, le sorcier poursuivait son discours, écouté avec attention par tous les autres sauf eux ; ils n'avaient pas besoin de connaître les conditions pour savoir qu'ils parviendraient sans mal à les remplir sans problème. Une maison avec de quoi survivre, et cela leur suffirait amplement. Docile, Halo laissa la corde s'enrouler autour de leurs mains ; il avait attendu cela bien trop longtemps pour hésiter. Il prononça les paroles rituelles sans faillir, accompagné par sa voix à elle. Puis les anneaux, et lorsqu'enfin la dernière phrase retentit, il releva lentement le voile qui la recouvrait pour l'embrasser. Beaucoup trop longtemps pour s'en apercevoir. Il était à elle, et c'était pour cette raison qu'il s'était levé ce matin là. Pour pouvoir lui appartenir.

Ce qui lui plaisait nettement moins en revanche, c'était tout le reste. Des invités endimanchés qui se précipitaient pour les précipiter ; les larmes de sa belle-mère, le sourire inquiet de la sienne, qui savait que dès le lendemain, ils seraient partis. Elle était près de lui, et c'était tout ce qui comptait ; il la serrait par la taille et se congratulait de l'avoir pour lui tout le reste de sa vie. Elle porterait son nom, et cette idée le remplit d'une fierté sans égale. « Redis le et je pense que je pourrais très vite m'y accoutumé. » Lilith Whelan. Cela sonnait vraiment bien. L'orchestre le tira d'une rêverie qu'il avait pourtant bien méritée ; les dents serrées, il grommela dans sa barbe. Sa mère et cette volonté de tout rendre spectaculaire le rendait fou. Ils avaient mis beaucoup d'argent dans ce mariage alors que lui n'avait espéré qu'un coin tranquille et peu d'invités. Au final, la moitié des sorciers du pays avaient fait le déplacement et il devait subir un déferlement terrible de flonflons et de musique, de fleurs et de grandes réception dont il se serait volontairement passé. Il leva les yeux au ciel avec un soupir, mais le rire de Cendre lui fit baisser le nez pour la regarder, étonné. Elle se pencha vers lui, merveilleuse dans sa robe blanche. C'était sa femme. Bon dieu il avait peine à y croire. «  un jour je vous épouserais encore Mr Whelan, dans la discrétion la plus absolue. Je vous le promet. En attendant, rendons à césar ce qui est à césar à savoir la satisfaction de nos parents à exhiber notre union. » Il lui laissa les commandes. Cette situation d'urgence, elle devrait la gérer sans lui ; si Halo était le cerveau, ce n'était pas le cas pour toutes les situations. Le jeune homme n'était pas véritablement enthousiaste en présence de monde.  «  Mesdames et Messieurs, la suite des festivités se poursuivra au domaine O'hara où la salle de réception vous est dès présent ouverte. » Les regards se détournèrent et les invités suivirent le mouvement ; entrant dans le domaine de la famille O'Hara, ils leur laissèrent un instant de répit. Pas trop court, espéra Halo dans une prière muette. Pitié, pas trop court.

« Merci » souffla-t-il lorsque le calme revint. L'ambiance commençait à être bien trop lourde pour lui. Il les regarda quitter le lieu de la cérémonie avec le sentiment qu'ils pourraient avoir la paix, au moins. Elle se tourna vers lui, du feu dans les yeux ; elle avait une idée derrière la tête, il en était persuadé. « Ferme les yeux. » Il obéit, confiant. A priori, elle avait prévu une surprise. D'un geste, elle attrapa son bras et le guida dans le jardin. L'odeur de fleurs était partout, sirupeuse. Cela n'avait rien de naturel. Halo aimait l'odeur de la mer. Il pouvait rester assis sur une plage pendant des heures sans bouger, simplement pour entendre le ronronnement des vagues et sentir l'odeur de l'iode, qu'il inspirait à pleins poumons. Cela lui manquerait, l'Irlande, il en était sûr. Elle finit par s'immobiliser, au bout de quelques pas. Ils avaient quitté le domaine, il en était persuadé.  «  tu peux les ouvrir à présent. » Il s'exécuta, et regarda autour de lui, curieux. Il reconnut immédiatement l'endroit où il l'avait vue pour la première fois. La barrière, intacte, et le square qui avait été refait à neuf depuis quelques années. Il la fixa sans comprendre ; elle l'amenait ici mais pourquoi ? « On commence un pélerinage ? » Il eut un sourire en la voyant avancer. Elle détonnait au milieu de l'herbe verte avec sa longue robe blanche. Elle n'en demeurait pas moins magnifique. Elle avança jusqu'à l'arbre, et se baissa, pour attraper un vieux cahier.

«  Je crois que tu as fais tombé ça ! J'ai du faire fuir deux malabars pour le récupérer ! » Halo eut un sourire en s'avançant jusqu'à elle. Elle essuya dans un geste rappelé, le livre qu'elle venait d'attraper avant de le lui tendre. Elle le lui tendit, la main un peu tremblante. «   nous avons commencé notre vie avec un livre. Ça nous a porté chance. Commençons la nouvelle avec celui-ci. » Ses doigts se refermèrent sur la couverture et il l'observa, en silence. Il avait déjà vu ce livre, mais ne l'avait jamais ouvert ; c'était un journal qu'elle tenait et qu'elle conservait secret, il le savait. Son front se posa contre le sien et il ferma les yeux. « Tu es sûre ? » «  Et essaie de ne pas trop me gratifier de sarcasmes concernant ma manière d'écrire où il t'en coûtera ! » Il regarda la couverture, qu'il n'osa pas ouvrir immédiatement. Il y avait tous les secrets de Cendre là dedans. Tout ce qu'elle pouvait ressentir, il le savait. Est-ce qu'il méritait un cadeau comme celui là ? Elle l'embrassa et il posa les mains sur ses hanches, calme malgré l'immense cadeau qu'elle venait de lui offrir. Il lui en serait reconnaissant longtemps. « Jamais je ne me moquerai de ce que contient ce cahier, Cendre. » Il embrassa ses lèvres une nouvelle fois, reconnaissant. Tout ce qu'il avait toujours voulu tenait en elle ; et elle venait de lui donner son coeur. C'était un cadeau extraordinaire et précieux.  

Ils restèrent quelques minutes là, à regarder l'horizon. Quinze années s'étaient passées depuis l'agression dont il avait été la victime ; il n'en avait pas oublié le moindre détail. La petite fille de cinq ans au jean troué hurlant contre deux garçons tapageurs. Il n'oublierait sans doute jamais ce qui venait de se passer. Il la serra contre elle, le nez dans ses cheveux. Puis, levant sa baguette, il fit apparaitre une couronne de fleurs blanches qu'il déposa sur sa tête. « Je crois que nos geôliers nous attendent pour danser, n'est ce pas ? » serait volontiers resté, mais quand il l'entraîna de nouveau, le livre dans sa poche, il se sentait plus léger.  « J'ai beaucoup de chance de vous avoir, madame Whelan. » son visage se déposa sur sa tempe... puis il se détourna devant l'entrée de la salle de réception, très nerveux soudain. Combien de temps allait-il devoir supporter cela ? « Allez, on les plante tous là et on s'enfuit maintenant. Tu en penses quoi ? » Dis oui pitié.  

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Sam 18 Fév - 23:59

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Sa robe traînait derrière, le blanc reflétant avec harmonie les rayons de soleil qui venaient s'attacher à son voile. Lilith se souvenait de la dernière fois où elle en avait porté une aussi longue devant toute sa famille. Elle n'avait pas plus de 10 ans. Ses parents avaient organisé une grande réception. Elle ne se souvenait pas en quelle honneur celle-ci avait été donnée, tout ce dont elle se souvenait c'est qu'elle avait piqué une crise si forte que seule le marchandage de la venue d'Halo avait corrompu l'esprit de l'enfant. Capricieuse mais pas bête, elle s'était dit que, quitte à devoir supporter les commérages des uns et les batifolages des autres il lui faudrait bien ça pour survivre. Alors lorsque le gamin avait accepté ( à grand contre coeur et après moult supplications de la fillette), Lilith n'avait pas fait de vague. Se laissant coiffée au gré de l'humeur exubérante de sa mère, soignée d'une robe bleue lui arrivant jusqu'au chevilles et affublée d'une père de long gant blanc qui lui collait aux mains. Elle n'aimait pas du tout. N'arrivait pas à marcher et surtout surtout : elle ne se reconnaissait pas dans le miroir. Lorsqu'elle descendit péniblement les marches menant au spacieux hall d'entrée, elle failli se casser la binette pas moins de 5 fois avant de réussir à se trouver devant Halo qui la regardait avec des yeux ronds. «  Pourquoi tu ressembles à une fille ? » Elle avait comprit que la référence aux filles qu'il évoquait n'était en rien une insulte mais correspondait à leurs moqueries enfantines qu'ils avaient l'habitude de partager concernant toutes ces midinettes sans charme qui allaient et stagnait dans le monde comme si elles s'en trouvait être le centre. Elle le taquina tout de même, et c'est avec tout le sérieux du monde qu'elle lui répondit  «  Je suis une fille idiot. ». alors qu'Halo allait répliquer, sans doute quelque chose pour s'excuser et lui expliquer que ce n'était pas ce qu'il avait voulu lui, elle éclata de rire pour signifiait à son ami qu'elle avait parfaitement compris. « ça gratte affreusement ! j'ai l'impression que je vais mourir étouffer la dessous. » C'était très pénible, Le tissu sur sa peau, les gants sur ses bras. Elle se demandait comment diable on pouvait trouver de satisfaction à se pavaner ainsi. C'était drôlement compliqué les lubies d'adultes, elle n'était pas prête pour ça. Alors, elle avait failli à sa promesse. Elle s'en souvenait encore car se fut l'une des rares fois où l'enfant fut punie et avait réussit à pousser à bout une mère plus que patiente avec elle. D'un geste ce soir là, elle avait saisit la main d'Halo et s'était enfuit dans le jardin. Les branches d'arbres et la boue ayant raison de sa robe, c'est dans un état lamentable que la fillette avait du se présenter face à une assemblée sous le choc d'avoir à faire avec une telle sauvageonne. La suite ? Elle l'avait passé dans sa chambre. 

Cette fois-ci était différente. Cette fête célébrait l'amour. Et bien que sa mère n'ai jamais envisagé l'amour comme un sentiment trop entier pour être célébré dans l'intimité, elle ne lui en voulait pas : aujourd'hui elle se mariait. Aujourd'hui elle portait le nom d'Halo. Après bien des péripéties. Après bien des disputes. Après avoir affronter des ouragans. Après avoir bâtit des cathédrales. Ils n'avaient pas faiblit. Et ils étaient là, comme des gosses paumés auxquels on imposait les règles d'un jeu trop compliqué, mais ils étaient là. Main dans la main, les yeux vers l'avenir en lequel ils croyaient tout deux dur comme fer.

A cet endroit, bien des choses avaient commencé.« On commence un pélerinage ? » , elle grimaça, Halo était un peu trop rapide pour se poser les questions.  «  Homme de peu de foi, cesse donc de poser des questions, tu vas comprendre ! » amusée, elle avait sait le cahier et en peu de temps il l'avait rejoint, le visage illuminé. Depuis qu'elle était petite, elle lui interdisait formellement d'y toucher, et pour cause, toutes les lignes du cahier comportait l'évolution de ses sentiments au fil du temps. La manière dont elle l'aimait, ces petits instant volé au destin. Elle couchait tout sur le papier depuis bien des années déjà. Dans un geste tendre, elle saisit les mains du sorcier, les ouvrit et posa le cahier  avant de lui faire doucement refermé.  « Tu es sûre ? »  elle aquiesça dans un battement de coeur qui remua sa cage thoracique. C'était bien plus dur qu'elle ne le pensait. C'était son âme qu'il tenait entre ses doigts. «  J'aimerais que tu te vois comme je te vois depuis toutes ces années à courir à tes côtés. » Lui. Ce garçon qui n'avait jamais eu confiance en lui et aux capacités exceptionnelles qui le guidait sans cesse. Heureusement. Elle, avait réussit à voir par delà les barages et les murs qu'il s'étaient construit, se repliant sur lui même et avait frapper à la porte de son coeur, tout entière avec ses qualités mais aussi avec ses nombreux défauts. Elle avait fait remonté à la surface des choses qu'il se serait jamais senti capable de faire et l'avait aimé chaque jour un peu plus que la vie lui avait donné.  « Jamais je ne me moquerai de ce que contient ce cahier, Cendre. » « Non tu ne le feras pas. Tu as trop peur que je te réduise en Cendre si tu le fais. »  Elle se mit à rire et  Il l'embrassa. Toute leur histoire résidait finalement dans leur baiser à chaque fois qu'ils s'embrassaient. Un condensait pur de leur passion. Il n'y avait rien de plus absolu. Rien de plus éternel. Rien de plus magique que leur histoire. Tout les jours, Cendre en avait conscience. Elle savait pertinemment que c'était un don rare que d'avoir l'opportunité de passer toute sa vie avec le même homme, de le regarder toujours de la même façon si ce n'est plus intensément que la veille.  Beaucoup ne tenaient pas la cadence et se lassait avant même d'avoir connu l'oeil du cyclone de l'amour.  « Je crois que nos geôliers nous attendent pour danser, n'est ce pas ? » Elle soupira. Si seulement elle pouvait se retrouver avec lui et seulement avec lui. Ils se seraient allongé dans l'herbe, aurait levé les mains vers le ciels en souriant et se racontant ces histoires d'antan qui avaient l'habitude de réveler de leurs doigts naïfs. Mais certains les attendait, bien plus qu'eux n'avaient envie de les rejoindre. Oh bien sûr, Lilith avait conscience qu'elle devait être heureuse pour tout ce qu'avait accompli sa mère et celle d'Halo, mais la vérité c'était que trop de monde l'étouffait, elle qui n'avait jamais eu besoin de plus que de lui.   « J'ai beaucoup de chance de vous avoir, madame Whelan. » « C'est moi qui ait beaucoup de chance de vous avoir Mr Whelan. » et c'est main dans la main qu'ils rejoignirent la porte d'entrée de la salle de réception. Ils allaient faire leur entrée. Ils seraient accueillit par des applaudissements de part et d'autre, sa mère continuerait de pleurer et ils avanceraient sur la piste sous des centaines de jets lumineux. C'était la coutume.  « Allez, on les plante tous là et on s'enfuit maintenant. Tu en penses quoi ? »  L'idée lui était plus qu'agréable. S'enfuir avec lui. Bien sûr. Les yeux fermé. Sans un sous. Sous la pluie. Sous les tempêtes les plus extrêmes. S'enfuir avec lui, oui. Trop facile. Elle se mit à sourire sachant que ses parents lui en voudrait quelques temps, mais reviendrait comme ils le faisaient à chaque fois. C'est à lui que la brune songea surtout, s'ils faisaient une telle chose, il culpabiliserait et s'en voudrait pour le reste de ses jours. La coutume voulait que les marier ouvre le bal, sa belle mère y tenait beaucoup.

Alors, avec toute la force qu'il lui fallu pour maîtriser ses pulsions, elle posa un doigt sur la bouche d'Halo, mutine. « Une danse Mr Whelan. Après vous ferez ce que vous voudrez de moi. Ici ou ailleurs, Je vous suivrais jusqu'au bout du monde. » Elle serra sa main dans la sienne et se pencha à son oreille. « Les aurores Boréales. » elle plongea ses yeux dans ceux de Halo, un sourire aux lèvres. «  Tu m'as dis qu'on irait où je voulais après le mariage. Je veux voir des aurores Boréales. Je veux t'embrasser sous les aurores Boréales. Je veux t'enlever ce costume et me débarrasser de cette robe sous les aurores Boréales. Chanter et danser sous les aurores boréales. Je veux que tu ris pour moi sous les aurores boréales. Emmène moi voir les aurores Boréales Halo. » Puis, dans un dernier baiser, elle poussa la grande porte, laissant la lumière entrer tandis que la musique se déclenchait marquant le début de la danse.

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Dim 19 Fév - 1:46

« J'aimerais que tu te vois comme je te vois depuis toutes ces années à courir à tes côtés. » Comment le voyait-elle ? Halo s'était toujours posé la question. Il avait vu cette petite fille s'épanouir, grandir et devenir une femme. Elle était devenue plus belle et plus rayonnante que jamais et il l'avait aimée en secret, dans un souvenir doux de ballades près des falaises, de baignades au bord de la mer, de jeux dans les champs près des immenses maisons qu'étaient leurs foyers. Il l'avait aimé silencieusement, comme il l'avait pu. En la dévorant du regard, comme la plus belle créature qu'il ait jamais regardé. Elle était son univers, dans toute sa complexité ; un jour lionne l'autre flamme, elle faisait de chaque heure un instant de grâce. Et ce jour là, elle était devenue sa femme. Celle avec qui il se lèverait chaque matin, heureux simplement de la regarder. Quand elle dormait, ses traits belliqueux se muaient en d'autre, beaucoup plus doux. Combien de nuits avait-il passé à la tenir simplement là dans ses bras, laissant glisser ses doigts sur son épaule, admirant son corps de femme apaisée et heureuse ? Comment le voyait-elle ? Il pria silencieusement pour qu'elle le voie comme lui la voyait. Essentielle à sa vie. Indispensable. Elle était plus belle que tout ce qu'il avait jamais pu voir. Si elle partait, le monde serait tapissé de cendres noires.

Elle poussa un soupir. Ils auraient sans doute largement préféré se trouver partout sauf là ; mais ils avaient une responsabilité. Leur famille avait dépensé sans compter pour fêter ce mariage. Ils se fréquentaient depuis quinze ans, et la maison de l'un était aussi celle de l'autre ; même si ce n'était jamais qu'une formalité, Halo savait que ses parents avaient trouvé la satisfaction de voir en Lilith une épouse aimante et fidèle, qui ne le trahirait jamais. Ils se suivaient comme deux cours d'eaux et ce jour là, ils pouvaient enfin se rejoindre ; la rivière qui en découlait était baignée par le soleil, les ardeurs d'amants trop jeunes et trop fous pour se soucier du lendemain. Ils faisaient une pause sur leurs projets, pour le seul plaisir de se voir décerner une couronne tressée de joie et d'amour, qu'ils porteraient toute leur vie. Alors il la suivit. Avec appréhension, certes ; mais il la suivit. Il la suivit et il s'immobilisa avant l'obstacle, comme un animal qui se cabrait. Il ferma les yeux, stressé jusqu'à la folie ; C'était difficile, trop difficile. Il ne pourrait pas. Trop de monde. Trop de gens qui auraient les yeux rivés sur lui. Il prit une inspiration, difficile. S'enfuir était encore la meilleure solution. Ils pourraient aller ailleurs. Se promener, marcher dans l'herbe et parler pendant des heures. S'étendre sous un arbre et oublier le monde entier. Il regarda son annulaire, fasciné. Ce serait sa seule bague, et il ne s'en séparerait jamais. Avec un soupir, il regarda l'intérieur ; non, même pour faire plaisir à sa mère il préférait s'en aller. Il le regretterait plus tard, c'était certain. Mais... mais l'index de sa femme se posa sur sa bouche et il délaissa la peur, pour l'écouter.

« Une danse Mr Whelan. Après vous ferez ce que vous voudrez de moi. Ici ou ailleurs, Je vous suivrais jusqu'au bout du monde. » Sa main se pressa contre la sienne, douce et avenante. Il ferma les yeux, en prenant une inspiration difficile. Lui résister était futile. Toute tentative était tuée dans l'oeuf sitôt qu'il essayait. Puis elle se pencha. Et il oublia jusqu'à l'endroit où il était. « Les aurores Boréales. » Elle souriait. Ses yeux brûlaient d'une soif de voyage et d'aventure qu'il voyait depuis quinze ans. Elle était superbe. Tellement superbe. « Tu m'as dis qu'on irait où je voulais après le mariage. Je veux voir des aurores Boréales. Je veux t'embrasser sous les aurores Boréales. Je veux t'enlever ce costume et me débarrasser de cette robe sous les aurores Boréales. Chanter et danser sous les aurores boréales. Je veux que tu ris pour moi sous les aurores boréales. Emmène moi voir les aurores Boréales Halo. » Elle l'embrassa, et il eut à peine le temps de réaliser ; le temps d'un soupir, un seul, contre ses lèvres ourlées de rouge et elle avait déjà poussé la porte. Il l'emmènerait au bout du monde, et sans doute plus loin. Le lendemain, ils partiraient en Islande. Pour l'heure il fallait seulement subir les premières épreuves. Alors il leva sa main, bien haut ; les premières notes de la valse de Chopin résonnèrent dans la pièce quand il l'entraîna, ignorant la foule autour de lui. Au centre de la piste, il la fit valser, lentement, emprisonnant ses yeux de feu de son regard tendre ; il jouait cette musique à chaque fois qu'il éprouvait le besoin d'apaiser son caractère volcanique. Elle devenait plus douce, plus fragile entre ses mains ; quand elle leva ses yeux sombres pour le regarder, il comprit qu'elle était à lui, corps et âme. Sa manière de bouger ne trompait pas ; elle le fixait comme on fixerait un trésor précieux, et quand il attira ses hanches contre les siennes elle ferma ses paupières, plus calme qu'elle ne l'avait jamais été. Il n'avait pas besoin de sortilège. La musique et ses pas lents ensorcelaient jusqu'à son âme de jeune sorcière endiablée. Il n'y avait plus question de démons ou de sortilèges ; poupée de porcelaine entre ses mains, elle semblait être la prolongation de son bras, et plus largement, celle de sa vie.

« Tu es la plus belle chose qui me soit jamais arrivée. » il l'avait murmuré à son oreille, pressant contre elle une main dans son dos pour un pas à droite, un autre à gauche. Glissant un doigt sur sa joue, il le laissa courir sur son bras pour attraper sa main, aussi doux qu'il ait jamais pu l'être. « Et je t'emmènerais où tu le voudras. Quand tu le voudras. » Elle leva les yeux vers lui et il laissa son front se poser lentement contre le sien. Il ne regardait même plus ses pieds. Incapable de voir que tout le monde les regardait. C'était la conclusion parfaite. Le temps aurait pu s'arrêter là. « Je vous aime, Lilith Whelan, et je vous ai toujours aimé. » se penchant pour cueillir une bouche offerte, il l'enlaça sous les applaudissements quand les dernières notes résonnèrent. Tout était parfait. Pour la première fois, il avait profondément aimé danser.

Ils s'écartèrent de la piste et les premières notes d'une seconde musique résonnèrent. Halo, la tenant par la main, l'entraina un peu à l'écart ; si elle voulait danser, elle attendrait quelques minutes. Déjà, leur famille proche se pressait autour d'eux ; cousins, cousines, des visages connus qui les pressaient pour les féliciter, des immenses sourires. Il se calma, à peine ; plus décontracté, Halo attrapa une coupe que son cousin lui tendit, confiant. Cela ne faisait que commencer. Déjà, d'autres danseurs s'avançaient mais lui se contenta de passer un bras autour de son épaule. L'heureux marié était au coeur de la fête avec elle. « Les aurores Boréales donc. Il y en a en Islande. »  elle tourna la tête vers lui, souriante. Et il poursuivit. « Il y a des volcans renfermant des souterrains couverts de glace. Si  tu veux aller voir je suis partant. » un doigt glissa le long de son cou. Il la taquinait, et elle riait déjà, le regard brillant de joie. « Et je suis certain qu'il y a des maisons en bois très confortables, comme en Norvège. » un voyage de noces à la sauvage. Ils s'en moquaient bien, et n'en perdraient pas un seul instant.  

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Dim 19 Fév - 14:38

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Cendre à 5 ans. Elle rentre dans la danse, comme on rentre dans l'eau fraiche d'une rivière un jour de canicule. Elle s'agite, glisse entre les doigts doux. Elle tournoit sur elle même, entraine cet autre aux cheveux d'ébène dans sa danse sur une musique de carroussel dont se dégage l' odeur sucrée de l'insouciance. rien n'a d' importance. Cendre à 10 ans. Elle continue de danser, lumineuse, rapide, Elle ondule comme si elle ne voulait resté coincée dans cette gigantesque toile d'araignée sans beauté qu'est la vie d'adulte. Elle le sauve de cette vie maudite, refuse de le laisser derrière elle. Alors elle danse encore et encore au rythme cadencé d'une comptine. Cendre à 15 ans. Ses bras sont autour du cou du garçon. Elle badine, se fait poupée de chiffon sous ses doigts. La musique s'est adoucit, elle na plus la naïveté d'antan et à revêtue le voile rouge d'une passion cachée, dissimulée derrières des gestes anodins d'enfants qui n'en sont plus vraiment. Elle l'attire, le touche, se fond contre lui, s'éloigne revient vacille sous ce tango sans fin. Cendre à 20 ans. Mais la danse continue toujours. C'est lui qui la mène à présent. Il l'enserre pour mieux la retenir, la garde contre son torse, la ramène lorsqu'elle s'évade trop vite de lui happée par le son de la valse qui se fait plus saccadée.

Cendre à 20 ans. Et elle vient de s'unir au seul et à l'unique homme qu'elle n'ai jamais aimé. Plus que sa propre vie. Plus que la liberté. Parce qu'il à le péché au bout de ses lèvres et qu'en ses yeux elle trouve la rédemption. Parce que sans lui, les étés sont froids et les hivers corrosifs. Parce qu'il est le paradis lorsqu'elle est l'enfer. Parce que c'est lui. Cendre à 20 ans. Ils on dansé la vie pendant 15 ans, sans peurs, sans aucune autres règles que les leurs. A leurs deux mains ils ont réinventés les lois physiques ; de la gravité à l'inertie. Lilith à décidé de gravité autour de lui depuis bien plus longtemps qu'elle ne saurait le dire.
Il y avait cette musique. Douce. Cette musique qui savait la rassurer et la bercer lorsqu'elle implosait et qu'Halo était l'unique personne à le voir dans ses yeux. C'était celle-ci qu'il avait choisit  pour eux. Cette musique qui eclipsa le reste du monde pour les laisser s'échapper de l'espace temps pour retrouver leur forteresse de fortune qu'ils avaient battit ensemble sans jamais faiblir. 1 pas sur le côté. Sa robe qui virevolte. Les yeux fouillant ceux de son époux pour lui révéler tout les secrets de ce monde, ceux qui sont cachés au plus profonds des océans, enterrés au centre de la terre. Elle est à lui. C'est si naturel. Le volcan s'est endormie en elle, elle se fait docile, aussi délicate que les souffles qui s'échappent des lèvres de son partenaire et auxquels elle s'accroche comme on s'accroche à un mât en pleine tempête. Il est la tendresse incarné. Jamais de sa vie elle n'a vu autant de beauté, ça en est presque douloureux. Ses pas se fond fluides, elle le suit, se laisse entraîner.  Son bras sur son épaule, le sien sur sa taille, les autres mains entrelacées ils glissent à travers les mailles du joug social qui n'existe plus. Il n'y a que son regard. Son regard et la musique par laquelle elle se laisse caresser. « Tu es la plus belle chose qui me soit jamais arrivée. »  Son coeur explose. Elle hoquette. Cet homme, elle l'a dans la peau, elle à gravé tellement de fois son nom dans son coeur qu'a présent elle n'a plus que ce mot sur le bout de la langue à jamais emprisonné, brûlant de mille flammes. Et elle continuait de tournoyer. 1 pas sur le côté. Le souffle coupé. La respiration chaude. «  Ne crois pas être le seul à pouvoir prétendre ça... » Elle n'osait pas penser à ce qu'aurait été sa vie sans lui. C'était une image trop douloureuse. Une image où elle arpentait la terre sans la comprendre. Une image où elle avait le tournis dès qu'elle mettait le nez dehors. Une image où elle écrasait ce monde sans vouloir y trouver un autre sens. « Et je t'emmènerais où tu le voudras. Quand tu le voudras. » Son coeur se serra un peu plus, elle le regardait se demandant ce qu'elle avait fait pour mériter autant de bonheur. Comment pouvait-on autant être chanceux ? Elle le dévisageait comme s'il n'était qu'une illusion et que bientôt il allait s'échapper entre ses doigts pour ne plus jamais revenir. Ses yeux étaient devenu des saphirs brillants, réfractant l'image sublime d'Halo «  Je vis où tu es. Le reste n'a pas grande importance tu sais. Ça à toujours été comme ça. J'ai jamais eu besoin de plus. » Il le savait, elle le savait. Depuis combien de temps s'étaient-ils retiré de la réalité ? Le temps n'avait aucune incidence sur eux. « Je vous aime, Lilith Whelan, et je vous ai toujours aimé. » Elle se mit à sourire, douce comme jamais. «  Et  qu'importe la distance. Qu'importe le temps qui passe, je vous aimerais toujours Mr. Whelan. » elle acceuillit le baiser avec un sourire. Puis la musique se stoppa dans une dernière note délicate. Elle était Lilith Heather Whelan. Rien d'autre ne parvenait à atteindre son coeur à cet instant. Pas même le tonnerre d'applaudissement qui ne réussirent à la tirer de ses rêveries.
C'est donc sans un mot qu'elle s'écarta de la piste avec Halo, sa main pressée dans la sienne. Ne faisant aucune attentions aux paroles de félicitations qu'on lui adressait pour la énième fois ce jour là. Non pas qu'elle s'en lassé mais elle n'avait jamais comprit en quoi il fallait féliciter quelqu'un de se marier, c'était la chose la plus facile à faire lorsque le coeur était attaché à un autre être. Une simple suite logique que de le faire reconnaître par le monde entier. Elle attrapa une coupe de champagne qui circulait sur un plateau d'argent porté par un homme qui ressemblait bien plus à un pingouin qu'a un sorcier. Encore une lubie de sa mère que d'orchestrer ces artifices. Elle la but cul sec et en reprit une autre pour pouvoir trinquer à la santé de son mariage avec son mari. Ses yeux avaient retrouvé la flamme brillante, incendiaire. « Il y a des volcans renfermant des souterrains couverts de glace. Si  tu veux aller voir je suis partant. » Elle éclata d'un rire intense. Le message était comprit. « Il paraît que tu es un expert en la matière. » Elle vint délicatement poser ses lèvres sur les siennes et se planta devant lui pour venir passer sa main libre derrière sa nuque. « Et je suis certain qu'il y a des maisons en bois très confortables, comme en Norvège. » « Pourvu qu'il neige longtemps... » un souffle. Un rire. Le monde était à leur portée.


17 mars. St Patrick.

«  Comment ça non ? » Lilith le regardait avec des yeux ronds. Evidemment, elle s'était attendu à ce qu'il refuse, après tout la foule n'était clairement pas ce que son mari aimait le plus au monde. Cependant, après avoir apprit qu'ils avaient été choisit pour commencer une toute nouvelle mission commençant en Septembre, (extrêmement difficile et longue qui impliquait une séparation de quelques temps ) ils avaient décidé de prendre quelques mois à arpenter le monde, se nourrissant de l'un et de l'autre et de rien d'autre. Le fait qu'elle ait décidé de commencer leur périple avec leur pays d'origine n'avait rien de très étonnant, si ? Bon et puis le fait qu'elle ait décidé de fêter cette fête moldue n'était pas non plus improbable si ? Et bien à priori, son époux avait décidé que ce traquenard qu'elle lui tendait n'était pas loyal ! Elle ! Pas loyale ? C'était la meilleure « Dans mes souvenirs, tu sais t'amuser lorsque tu le veux ! ». Elle avait soupiré, faussement outrée en se glissant près de lui, se faisant chatte repensant à leur mariage où l'homme avait du avaler un nombre incalculable de cocktails et de boisson pour pouvoir supporter autant de monde. Cela avait beaucoup fait rire Lilith qui n'hésitait pas à lui reparler de cette fin de soirée mouvementée où elle avait du le coucher elle même. Il grommelait à chaque fois, jurant qu'on ne l'y reprendrait plus. Promesse que Lilith comptait bien lui faire briser ce soir. « Où sont les belles promesses de m'emmener où je voudrais, quand je voudrais ?  Est-ce ce qu'il se passe après 15 années de mariage ? » elle esquissa un petit sourire en coin sachant pertinemment que cette simple phrase suffirait à le faire tiquer un peu. Puis elle se releva, feignant l'abandon, passant une main dans ses cheveux fraîchement coupés. « Bon. Je suppose que je devrais aller tout seule errer dans les rues de Dublin. » Il savait ce que cela impliquait. Lilith était une femme qu'on désirait. Une créature qui n'avait peur de rien et qui plaisait à ses messieurs quoiqu'elle en dise et quoi qu'elle fasse pour leur échapper, se fichant royalement de leur subterfuges masculins pour attirer son attention. Même au bout de 15 ans de mariage, il n'y avait que lui dans sa tête, lui et uniquement lui. Comme lorsqu'ils étaient gosses et qu'ils ne voyaient pas ces autres trop fades et insipides, baignant dans l'image parfaite de l'autre. Elle s'était réveillée chaque matin de chaque jour avec le coeur emprisonné par Halo, l'aimant toujours un peu plus à chaque sourire, cela n'avait su changé.  Elle allait passer la porte, tournant ainsi le dos à Halo qui était resté à bouder sur le sofa du salon de ses parents exceptionnellement absents, quand elle leva une main et tourna son alliance de l'autre . «  Pour le meilleur et pour le pire. Je pars dans une heure, rejoins moi lorsque tu auras fini de bouder… Où bien, si tu me cherches avant, je serais dans le bain prête à te laisser une place de choix. » Dans la pénombre, elle fit tomber le peignoir pour se retrouver dans son plus simple appareil, pétillant de malice, et sortie comme une reine implacable,  du champ de vision d'Halo. Il ne résisterait pas. Il ne devait pas résister. Avec un sourire mutin, elle repassa le visage dans l'encadrement de la porte « Au fait, tu dois porter du vert ce soir. » et dans un rire cristallin et un pas souple elle regagna la salle de bain.

L'effervescence. Les rues grouillant de vert, des Hommes, des femmes faisant la fête, chantant à en perdre la tête. c'est pourtant dans un pub beaucoup plus intime que Lilith traîna Halo. Lui imposer une sortie, d'accord mais elle ne voulait pas le rendre malade au point qu'il lui en veuille, c'est pourquoi ils avaient trouvés refuge dans ce pub, chaleureux mais beaucoup trop vide pour un jour de St patrick. Les Irlandais moldus chantonnaient derrières eux. Grisée par l'atmosphère familiale, Lilith avait commandé une première tournée de bière. Elle tendit une choppe à Halo avec un sourire enthousiaste, contagieux. L’entraînant à la suivre dans l'un de ces jeux dont elle avait le secrets. Même règles. Même partenaire.  

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I see your true colors shining through
I see your true colors that's why I love you. Don't be afraid to let them show. Your true colors are beautiful like a rainbow



Dernière édition par Lilith Von Woodsen le Ven 3 Mar - 23:31, édité 1 fois
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Lun 20 Fév - 21:43

« Je ne pense pas être apte à t'accompagner à ce genre de manifestations, tu sais. » Assis sur le canapé, un livre à la main et les lunettes chaussées au nez, Gabriel Whelan ne tourna même pas la tête vers son épouse quand elle lui proposa l'idée la plus saugrenue qu'il ait jamais entendue. Le fait de se mêler aux moldus n'était pas un problème en soi ; bien que, et cela il en était convaincu, on était bien mieux entourés par ses semblables que par des gens aussi différents. Le fait de sortir à Dublin posait déjà un souci un peu plus important. La ville, ce n'était absolument pas le fort d'Halo. Ils avaient quitté l'Irlande quinze années auparavant pour investir dans une maison en bulgarie, pour se rapprocher de leur travail ; maison dans laquelle ils étaient rarement, trop pris par les missions qu'on leur confiait. Leur emploi, c'était leur réussite et leur vie. Ils se levaient chaque matin uniquement pour cela. Mais là, ils avaient un moment de calme ; on leur avait laissé un long moment de congé, et pour cause. La mission qui suivrait serait déterminante pour leur carrière, et compliquée, sans doute. Extrêmement compliquée. Un peu de repos était le bienvenu, et l'heure n'était pas à courir dehors. Il faisait cela tout le reste de l'année. Pour une fois, il avait choisi de s'accorder un peu de repos. Alors il se tourna et lui adressa un grand sourire. « En d'autres termes, cela veut dire non.
- Comment ça non ? »

Elle ouvrit de grands yeux surpris, visiblement outrée qu'il ait osé refuser sa demande. Halo n'avait pas l'habitude de refuser lorsqu'elle lui faisait une proposition ; mais sortir boire de l'alcool et faire la fête était à des milliers de miles des occupations qu'il appréciait. Il se détourna et revint à sa lecture ; son livre de potions était passionnant, et il avait vraiment hâte d'en essayer certaines, qu'il jugerait utile pour certaines missions. Même en vacances, Halo pensait encore à travailler. Cendre, elle, croisa les bras sur sa poitrine, plantée devant lui comme un petit lutin furieux, le nez froncé. Adorable, songea-t-il en levant à peine les yeux. Mais il ne lui ferait pas le plaisir de le lui dire. Elle avait l'air extraordinairement vexée par son refus, et il n'en tint pas rigueur. Cendre se vexait environ trois fois par jour, et il était de très bonne consistance. « Dans mes souvenirs, tu sais t'amuser lorsque tu le veux ! » Derrière son livre, il esquissa une grimace. Oh oui, elle ne ratait jamais une occasion pour lui rappeler ça, tiens.

« Non... non non je n'ai pas envie d'aller me coucher lâche moi làààà... » Balbutiant, incohérent, un jeune hommme au costume débraillé tangua dans la grande salle de réception. Comment il s'était retrouvé dans cet état ? Ses souvenirs étaient bien trop brumeux pour qu'il en ait conscience. Il fronça les sourcils, la tête lourde ; pour la première fois de sa vie, Gabriel Whelan était tout bonnement ivre mort, dans les bras de son épouse de quelques heures.  « Halo, il est trois heures du matin et tu es fatigué. » « Ne dis pas de sottises, femme. Je suis gai comme un fardon. » le jeune homme tenta de se débattre, mais maintenu par elle il ne fut capable que de faire de grands moulinets avec les bras pour s'échapper. Elle riait à côté de lui, et il en crèverait de honte le lendemain, mais pour l'heure, il était simplement convaincu que la soirée ne faisait que commencer.

En fait cela avait commencé depuis de nombreuses heures. Après la première danse, ils avaient attrapé une première coupe pour fêter l'évènement ; puis, angoissé par la foule, il en avait accepté une autre et puis une autre. Au final, Halo n'avait pas beaucoup bu mais cela avait suffi. Il avait commencé à rire, pour tout et rien ; puis les discussions s'étaient enflammées, d'abord avec ses cousins puis avec d'autres membres de sa famille à elle. Les choses avaient dégénéré quand Davies, un cousin du côté de son père, lui avait fait boire un grand verre de Whisky Pur Feu ; il ne se rappelait pas de ce qu'il avait fait ensuite. Sa femme en revanche... si.

« Sois raisonnable Halo, viens te coucher.
- N... noooooon... » le sol bougeait sous lui et il lui fallait de terribles efforts de concentration pour mettre un pied devant l'autre. Il avait dansé sur les tables, chanté à tue tête, avait fait danser sa femme jusqu'à des heures indécentes. Mais le dernier verre avait eu raison de lui ; il s'aperçut à peine qu'il montait les escaliers menant à la chambre qu'ils partageraient pour la nuit. Le noeud papillon défait, la tête en vrac, la chemise à moitié ouverte, il reposait sur les épaules de Cendre, épuisé ; ses yeux se fermaient tout seul, l'alcool aidant à le rendre terriblement amorphe. « On va où ? » « Tu verras. » Elle sussura contre son oreille et Halo eut un grand sourire lorsqu'elle le balança sur le lit, tout habillé. Il ne s'aperçut même pas qu'elle le déshabillait quand il marmona un « ...'vraiment de la chance de t'avoir toi. » avant de s'endormir, comme le dernier des goujats. Bonjour la nuit de noces.  
   

Elle se glissa près de lui, ses grands doigts de sorcière posés sur ses épaules.
« Où sont les belles promesses de m'emmener où je voudrais, quand je voudrais ?  Est-ce ce qu'il se passe après 15 années de mariage ? » Il se tourna pour la regarder et son sourire en attira un autre, de sa part. « Bien essayé. » mais cela ne prenait  pas. Il la suivait partout depuis de nombreuses années et il disait rarement "non" quand elle lui proposait quelque chose. Ce n'était pas très juste, tout de même. Il tiqua malgré tout, puis... se détourna de nouveau d'elle pour reprendre sa lecture. IMPASSIBLE. Alors elle se leva, et passa une main dans ses cheveux. Adorable, et elle le savait parfaitement. Avec un sourire derrière ses lunettes, Halo ne put pas s'empêcher de penser que sa femme était un démon. Une terrible succube qui se mit à lui sourire, tentatrice. Regarder son livre. Mais déjà il avait oublié quelle recette il était en train de lire.

« Bon. Je suppose que je devrais aller tout seule errer dans les rues de Dublin. » Oh oui, mais si elle comptait le faire bouger par jalousie, elle se trompait. « Je ne marche pas au... » chantage affectif. Il n'eut pas vraiment le temps de terminer sa phrase. Déjà, elle était devant la porte ; magnifique, absolue, superbe. Il resta assis, cependant. Il ne cèderait pas pour cette demande. Elle tourna son alliance dans sa main et il leva le nez une ultime fois. «  Pour le meilleur et pour le pire. Je pars dans une heure, rejoins moi lorsque tu auras fini de bouder… Où bien, si tu me cherches avant, je serais dans le bain prête à te laisser une place de choix. » Dans l'ombre elle fit lentement glisser la ceinture de son peignoir le long de son dos ; puis elle laissa tomber le dernier rempart vestimentaire retenant sa nudité, sous les yeux d'un époux qui, même après quinze années de mariage, était loin d'y être indifférent. Déglutition difficile. Cette femme avait du sang de démon dans les veines. Elle quitta son champ de vision, et il posa le livre sur la table basse, puis ses lunettes. « Au fait, tu dois porter du vert ce soir. » Un rire. Il s'était déjà levé pour la rejoindre, comme un seul homme. On ne pouvait pas vraiment dire qu'elle lui avait laissé le choix. Il porterait du vert si c'était ce qu'elle voulait, mais elle n'eut pas vraiment le temps de rejoindre la salle de bains. Une main se posa sur sa hanche, dans son dos, et le souffle chaud de son mari vint mourir au creux de son oreille. « Pour le meilleur et pour le pire, en effet. Je vais suivre cet ordre concernant notre soirée. »  Elle éclata de rire. Il attrapa ses jambes pour la soulever, la conduisant d'un pas ferme jusqu'à la chambre ; les bras enroulés autour de son cou, elle se laissa faire, emportée par l'effervescence de sa victoire. Elle aurait exactement tout ce qu'elle voulait, comme d'habitude.

« Tout ce vert me rend malade. » Les mains dans les poches, Halo avait boudé en se changeant, puis en quittant la maison. Il avait boudé en arrivant dans les rues fréquentées de Dublin et boudait encore en suivant sa femme. Trop de monde, vraiment trop de monde. Les moldus faisaient la fête, une bière à la main, chantant et riant beaucoup trop fort au goût de l'homme, qui maugréait dans sa barbe. Maugréments couverts par le rire de son épouse, qui déjà l'entraina par la main jusqu'à un pub un peu moins fréquenté. Soupir de soulagement. Au moins, elle pensait à cela. La timidité maladive de Gabriel Whelan n'était un secret pour personne.  Ils entrèrent dans un bar occupé par une bande faisant la fête autour d'une chope ; mais lorsqu'il se retrouva avec l'une d'entre elles dans les mains, il haussa un sourcil. « Tu plaisantes, j'espère. » non non, elle ne plaisantait pas. Elle voulait le faire boire. « Le fiasco de la nuit de noces ne t'a pas suffi ? » Il n'avait même pas osé la regarder dans les yeux le lendemain matin. Pourtant, quand elle trinqua avec lui, il comprit parfaitement que c'était exactement ce qu'elle voulait. Son sourire en disait long. Et elle avala ça cul-sec, sous son regard estomaqué. Il fixa sa propre bière, songeur ; il en but une gorgée, et la reposa.

« Oh allez moustique, c'est la fête il faut boire ! » Un moldu à l'air enjoué (et à l'évidence, déjà salement aviné) s'était approché d'eux, un verre vide à la main. Il avisa la bière d'un Halo qui aurait donné n'importe quoi pour retrouver son livre de potions dans le salon de la maison familiale. « Le "moustique" n'a pas soif merci. » répondit-il sur un ton raide. Et puis arriva ce qui ne devait pas arriver. Cendre se pencha vers l'inconnu, et murmura une suite de mots qu'il ne comprit pas ; Halo, vexé, la regarda faire, la chope toujours pleine dans les mains. Et l'homme se mit à rire. « Votre dame m'a dit que vous aviez toujours été une poule mouillée. » « Ah vraiment ? » Il manqua bien de s'étrangler. Mais la pinte, il la but cul-sec, sous les applaudissements. Lorsqu'une autre apparut comme par magie devant son nez et que les premiers chants retentirent... il sut que la soirée finirait mal pour lui. A n'en pas douter.            

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mar 21 Fév - 21:47

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Il avait bu. Un peu trop ? À n'en pas douter. Mais elle riait, oh oui elle ne pouvait s'empêcher de rire. De toute sa vie, elle ne l'avait jamais vu dans un tel été d'ivresse. Alors elle riait. D'abord, elle avait cru qu'il allait s'écrouler. Mais il avait tenu bon, jusqu’à provoquer ses propres cousins qui l'avaient regarder s'agiter, hilares. Lilith n'en avait pas manqué une miette bien évidemment, veillant comme une louve que celui-ci ne dépasse pas les bornes. Cependant, elle l'avait laissé marché sur la limite, tel un funambule, quel mal avait-il à le voir se pousser dans ses retranchements seul ? Non ce soir elle ne serait pas le fil, ce soir, elle serait le filet.
Plusieurs fois dans la soirée elle avait calmé le jeu sachant qu'au petit matin Halo serait mortifié. «  Votre mari semble être… d'humeur fort Joviale. De mon temps, il fallait se tenir en société. Il était exclu de faire autant le pitre devant tant de personnes. » avait dit une tante très éloignée en observant d'un œil sévère et peu flatteur, le jeune homme desserrer son nœud papillon et ouvrir les deux premiers boutons de sa chemise. «  Son précédent mariage l'a sans doute quelque peu abattu, Mais ce n'est pas sa faute, la pauvre avait la dragoncelle et ne savait s'occuper de lui convenablement. D'ailleurs, Je vous prie de m'excuser, j'ai besoin d'aller consacrer mon mariage, mes pulsions ne sauraient être retenues plus longtemps et j'ai grand envie de faire la bête à deux dos avec ce "pitre". Oh voyons ne prenez pas cet air outrée, ma mère m'a tout raconté sur votre compte. Bonne soirée Tante... oh et peu importe! » dit-elle moqueuse, comblée de l'air outragé qu'elle avait déclenché chez cette vieille peau. . Pour qui se prenait-elle à juger son mari ainsi, elle qui n'avait jamais su satisfaire le sien.Demain, elle aurait des problèmes mais peu importait. Elle avait mit quelques temps à réussir à le soustraire aux regards de tous et quand enfin, ils s'étaient retrouvés pour leur nuit de noce, l'homme s'était endormi sans réclamer son du. Oh bien sûr, elle aurait du être en colère. Mais tel ne fut pas le cas. Lilith s'était contenté de le déshabillé, avait abattu la couverture sur lui et avait attendu le petit matin que le jour se lève en l'observant.
« Bonjour belle au bois dormant » avait-elle susurré, moqueuse à son oreille après avoir ouvert les rideaux. «  La mixture noire à côté de toi s'appelle du café. Et les coups que tu sens sous ton crâne ne vont pas rester rassure toi. » elle s'était mise à rire puis avait passé une main douce sur sa joue rouge écarlate de honte «  Puisque notre mariage n'est pas consommé, j'attend de toi que tu sois en forme ce soir pour assumer ton devoir conjugal sous les aurores boréales. » Elle se mit à rire. mortifié,  Halo s'était caché le visage sous son coussin. D'un pas élégant elle s'était relevée et s'était dirigée vers la porte.  « Je me fiche de ce que tu as fais hier soir. Tu étais magnifique. Et tu es à moi ». Elle était sortie, des souvenirs pleins la tête.


Il y avait des choses qu'on n'oubliait pas. C'était ancré sous la peau, comme un tatouage indélébile. Chaque moment que Lilith avait passé avec lui était indélébile. Il lui suffisait de regarder dans ses yeux pour voir le passé, le présent et l'avenir. C'était avec lui qu'elle avait tout vécu, c'était avec lui qu'elle vivrait tout le reste, elle en était certaine. Si certaine que pour elle, son amour pour Halo faisait parti des rouages du fonctionnement même de l'univers tout entier. Halo était l'univers tout entier. L'univers n'existait que parce qu'il existait et rien d'autre. Elle en était sûre. À chaque battement de son coeur. A chaque souffle qui lui était destiné. Toujours.
Oh oui, elle lui en faisait voir de toutes les couleurs : du vert, du rouge, des tourbillons de nuances sans fin qui ondulaient : elle était comme ça Lilith, toute en nuances, difficile à suivre dans ses courses folles et éreintante pour réinventer jusqu'au fondement de la liberté. Pourtant il n'avait jamais abandonné, il l'avait suivie encore et toujours jusqu’à en perdre haleine, jusqu’à ce qu'ils s'écroulent tout deux saouls de leurs transes. Il avait réussi. Et elle l'aimait pour ça.
Ce soir n'échapperait pas à la règles, Lilith en avait décidé ainsi. Véritable tyran en son coeur. Reine de ses désespoirs, Gardienne de ses soupirs.  Il avait essayé de lui échappé, vainement, Cendre n'avait pas pour habitude de perdre une bataille mais elle aimait à atteindre son objectif dans la difficulté ça rendait sa victoire d'autant plus satisfaisante et appréciable.
Cette année, il fêterait leur 15 années de mariage. 15 années qui s'étaient écoulées bien trop vite. Elle n'en avait jamais assez de lui. Jamais assez de sa peau contre la sienne, jamais assez de ses baisers dans son cou, jamais assez de sa mine renfrognée lorsqu'elle faisait quelque chose qu'il détestait comme ce soir. Il lui pardonnait toutes ses piques, toutes ses manigances viles et égoïstes. Il lui pardonnait tout, et la suivait en tenant sa ferme aussi fermement qu'il le pouvait. La discorde entre eux ne durait jamais bien longtemps, ces deux là s'aimaient bien trop pour perdre un temps qu'ils savaient précieux.
Et elle avait gagné, l'avait emporté avec elle dans un ouragan terriblement charnel ce soir là. Jouant ses cartes avec brio et subtilité. Alors, elle se réjouissait, profitant de sa victoire, le dévorant des yeux comme si détourner son regard de lui allait le faire disparaître à tout jamais. Elle ne l'aurait supporté. « Tu es diablement séduisant lorsque tu boudes Halo, mais faire l'enfant ne te sauvera pas ce soir. » Mutine, pétillante, elle se glissait à travers la foule en balançant la tête au rythme des diverses musiques qui se mélaient les unes aux autres. Leur refuge : un pub à l'atmosphère feutré, avait eut raison de leurs pas. Quelques Moldus qui riaient à gorge déployées, d'autres qui dansaient non loin de là. Des choppes qui s'entrechoquaient. Des rires. La joie.
« Le fiasco de la nuit de noces ne t'a pas suffi ? » Elle se pencha jusqu’à son oreille et prit la voix la plus suave qu'elle pouvait, repensant sans gêne à la soirée passées sous les Aurores boréales. «  Il me semble que tu t'étais fort bien rattrapé le lendemain. Plus que bien même.» Sa langue claqua, Si Cendre n'avait aucun problème à assumer parfaitement ses pulsions, Halo était beaucoup plus discret. Ce qui de ce fait poussait souvent Lilith à le piquer sur ce sujet. Cendre avait bu sa bière d'une traite, sous l'air médusé de certains moldus qui avaient regardé vers eux. Dans la foulée, elle en commanda une seconde alors que son mari avait à peine goûter la sienne. « Oh allez moustique, c'est la fête il faut boire ! » Un moldu s'était approché d'eux, jovial, quoique beaucoup trop ivre. Lilith ne pu réprimer un sourire, elle connaissait par coeur Halo et elle savait que cette petite pique ne le laisserait pas indifférent. Cela n'y manqua pas et déjà l'homme avait prit un air buté. Le nez retroussé, la mâchoire serré, Halo n'en menait pas large.  Cela n'arrêta évidemment pas la brune qui, Taquine, se pencha à l'oreille du moldu pour lui murmurer que son mari n'était pas du genre à prendre des risques inutiles. Comme elle l'avait escompté, Le moldu se tourna vers le sorcier. « Votre dame m'a dit que vous aviez toujours été une poule mouillée. » « Ah vraiment ? » . Il lui lança un regard noir. Ouch. Il n'avait pas apprécié du tout elle pouvait le deviner d'un seul coup d'oeil. Pourtant, Lilith ne se laissa pas démonté et leva les mains devant elle prenant l'air le plus innocent qu'elle pouvait. «  C'est pas tout à fait ce que j'ai dis. ». Néanmoins, la phrase eu l'effet désirable et Gabriel fini sa choppe aussi vite qu'elle même n'aurait pu le faire. Ni une ni deux elle commanda une autre qu'elle posa devant le nez d'Halo avec sourire badin et un air de canaille qui irradiait tout son visage. «  On veut jouer dans la cours des grands ? » Autour d'eux, quelques moldus les observait, fasciné par ce couple atypique qui ne tarderaient pas d’égayer leur soirée, ils en étaient sûre. Bon Dieu ! Qu'est ce qu'elle aimait lorsqu'il lui résistait, lorsqu'il lâchait la bride et qu'il la narguait de son air boudeur. Le feu dans son ventre la prit. « Hey Jack ! Jack j'te cause !  sert nous une autre tournée pour le p'tit gars et sa belle ! » L'homme nommé Jack servit deux verre d'une bière noire que Lilith trouva fort épaisse à la texture et sorti de derrière le bar pour venir jouer près d'eux. Lilith se leva pour venir s'asseoir sur le table à côté des deux choppes qui tronaient là. Magistrale, elle en attrapa une et en vida la moitié d'une traite avant de la reposer dans un bruit sourd. «  mais c'est qu'elle se laisse pas démonté la P'tite dame là ! » marmonna l'un d'eux. Mais elle ne voyait plus qu'Halo qui la regardait avec des yeux ronds. Les cheveux en bataille, l'air hagard, elle savait qu'à cet instant il se demandait comment diable il avait fait pour se retrouver dans une situation aussi burlesque. « Oh voyons Halo, je sais que tu peux faire bien mieux pour m'impressionner. » Elle se pencha en avant pour venir poser un baiser sur son nez «  à moins que je ne sois pas assez divertissante pour toi. Mais si tel est le cas, j'arrangerais ça dans l'instant ! » Un rire. Et déjà la musique de violon, d’accordéon et de guitare Irlandaise traversait la pièce. Aussitôt, elle se leva de la table et se laissa entraînée par le rythme envoûtant claquant du pieds au milieu de la pièce, elle dansait là, accompagnées des personnes qu'elle ne reverrait plus jamais de sa vie. Chantant à tue tête, envoûtée par le moment. Son pays lui avait manqué. Son pays lui manquerait encore. Elle était Irlandaise, elle l'avait dans le sang. Et puis Il y avait son regard qui la transperçait de part en part. Elle se mordit la lèvre inférieure. Attrape moi si tu peux. Attrape moi si tu l'oses.  

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I see your true colors shining through
I see your true colors that's why I love you. Don't be afraid to let them show. Your true colors are beautiful like a rainbow



Dernière édition par Lilith Von Woodsen le Ven 3 Mar - 23:31, édité 1 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 60Date d'inscription : 12/02/2017Localisation : Partout, mais tu ne le vois pas ♥
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mar 28 Fév - 14:37

Halo n'était pas prêt d'oublier cette fameuse soirée de mariage. Il y pensait encore, le nez dans son verre vide ; l'alcool et lui n'avaient jamais fait très bon ménage. Il fit tourner l'objet entre ses doigts, pensif, alors qu'elle le regardait, moqueuse. Cendre était une femme de caractère. Elle avait cette autorité que peu lui réfutaient ; c'était ancré dans son esprit, et cela ne partirait pas. Des volontés dirigistes qui la poussaient souvent à amener Halo jusqu'à ses dernières limites. Sortir, faire la fête, courir jusqu'à ne plus être capable d'avancer un pied devant l'autre. Il disait souvent "non" mais cela se terminait rarement de cette manière. Elle levait un petit doigt et il était là, amoureux et fidèle, acceptant ses bons plaisirs moyennant un marchandage. Pour ce soir, il n'avait rien dit. Ils partiraient sur une mission importante dans quelques mois, et ils seraient séparés pour la première fois. Cette idée lui serra terriblement la poitrine. Il réprima une envie de hurler, et se mordit les lèvres ; l'idée de travailler loin d'elle était insuportable. Leur couple était leur force, et dans leur département, tous le savaient. En travaillant en duo, ils donnaient d'excellents résultats. Alors éloignés l'un de l'autre ? Il pria silencieusement pour qu'elle ne fasse rien de stupide en son absence. Puis il oublia. Pour l'heure, elle était là, habillée tout en vert, son verre à la main au milieu des moldus.

Ils étaient mariés depuis quinze ans. Quinze années que Halo avait vues passer comme le temps d'un éclair ; il l'avait vue se lever chaque matin à ses côtés, l'avait étreinte chaque soir. Il connaissait le grain de sa peau par coeur, reconnaissait son parfum entêtant même lorsqu'elle n'était pas dans la même pièce que lui. Il l'avait dans la peau et elle le savait ; mais si elle en jouait, ce n'était pas par égoïsme. Halo ne l'ignorait pas, et il acceptait, parfois de mauvaise grâce, mais il l'acceptait. Elle était un véritabe rayon de soleil, et son feu le réchauffait à chaque fois que de sombres idées passaient dans son esprit. Il l'aimait pour cela, de manière inconditionnelle. Il savait aussi qu'elle respecterait toujours ces moments de solitude dont il avait besoin, loin du bruit, loin de la ville, loin de tout ce qu'il détestait. Le calme, c'était pour lui un véritable mantra. Elle en avait conscience. Et parfois, elle partageait avec lui des passions qu'elle trouvait ennuyeuse. Mais c'était avec lui. Halo. Cendre. Et le reste du monde pouvait bien venir. Quitte à tomber de haut, ils vendraient chèrement leur peau.

« C'est pas tout à fait ce que j'ai dis. » Elle avait levé les mains avec un air tout sauf innocent, qui le fit sourire. Elle provoquait son orgueil démesuré avec verve, sans se départir de son air mutin et moqueur. Halo avait horreur d'entendre qu'il était un trouillard. Elle le savait parfaitement. Avec tout le travail qu'il avait accompli pour faire preuve de courage, elle savait qu'il ne supporterait pas cette pique. Pour elle, il était prêt à faire n'importe quoi ; et il l'avait déjà fait, finalement. Lorsqu'il avait tourné la baguette vers son agresseur pour hurler un sortilège de mort, qui l'avait frappé en plein coeur.

HALO !
Tout était fini. La mission venait de rater lamentablement, ils avaient été balancés ; et s'ils avaient réussi à s'en sortir, c'était un pur coup de chance et non de maître, il en était persuadé. Les quatre sorciers gisaient là, assomés. Et le jeune homme se demanda ce qui se serait passé si jamais il y avait eu un accident. Il rangea sa baguette, plus serein ; Cendre était près de lui, bien vivante et sans aucune égratignure. Elle le regarda, souriante ; et puis.
Et puis.
Tout s'était passé bien trop vite. En un instant elle avait bougé, déjà, se détachant de son regard pour se précipiter devant lui ; le ventre en avant, le corps tendu, il l'avait regardée faire un bond vers l'avant, un éclair de lumière, un gémissement de souffrance. Puis une chute. Et le rouge. Le rouge d'un sang qui n'était pas le sien, répandu sur le sol alors que son épouse se vidait, lentement, le regard surpris par la violence de l'attaque et cette façon qu'elle avait eue d'y répondre, promptement. Il écarquilla les yeux, lachant la baguette qu'il tenait dans les mains. Elle venait de lui sauver la vie sans penser à un seul moment à perdre la sienne. Cendre était toujours ainsi. Elle était entière, elle ne reculait devant rien ; et elle agissait souvent avant de réfléchir. Avait-elle pensé aux conséquences de son acte ? Il l'ignorait. Abruti par le chagrin, il tomba à genoux, vaincu. Elle gisait au sol, ses cheveux faisant une corolle sombre autour de son visage blanc, beaucoup trop pâle.

Et puis il comprit. Avec un grondement de fureur, il attrapa l'une des baguettes posées au sol, serrée dans sa main gauche ; se redressant, il fixa, le regard plein de haine, l'homme alors debout qui lui faisait face, titubant mais éveillé. Elle venait de s'évanouir et le temps était compté. Mais rien ne laverait ce que cet homme avait fait et il le savait. Si elle mourrait, il deviendrait une ombre, et c'était de sa faute, à lui, ce monstre qui avait touché sa compagne.
Trois sorts fusèrent. Deux que son ennemi envoya, parés par un sortilège du Bouclier ; un autre que Halo lui envoya dans les jambes et qu'il esquiva. Il fit le tour de la pièce, fou de rage. La baguette pointée vers un ennemi déjà affaibli, il esquiva un sort, puis un autre ; enfin, quand il fut assez près, il serra les dents, le regard empli de haine. Si elle mourrait, il ne serait plus rien. Plus rien.

"AVADA KEDAVRA !"
Le sort, aboyé par la voix rauque d'un jeune homme qui n'avait pourtant jamais fait de mal à personne, toucha son ennemi en pleine poitrine. Il s'effondra, le regard surpris ; son corps flasque s'effondra sur le sol et il ne bougea plus. Halo abaissa sa baguette, la main tremblante. Il venait de tuer un homme pour la première fois. Et cette idée s'évapora vite, trop vite, quand il se tourna pour se précipiter au chevêt de Cendre. Elle respirait encore quand il détacha sa ceinture pour l'enrouler autour de son ventre. Sa main se couvrit de sang, et il la regarda, horrifié ; transplaner avec elle relevait du suicide. Survivrait-elle au trajet ? Elle était tellement pâle... « Ne fais pas ça Cendre… Ne fait pas comme si tu me disais au revoir d'accord ? » pitié. Elle lui accorda un dernier sourire, les paupières entrouvertes. Puis elle s'éteignit, et Halo l'attrapa à bras le corps. Il transplana, parce que pour elle, il fallait tenter le diable.


Une chope sauvage se posa de nouveau sous son nez et il gronça les sourcils devant l'air frondeur de son épouse. Elle s'était parfaitement rétablie, par chance. Elle allait bien, elle était belle, et il lui ferait plaisir, ce soir. « On veut jouer dans la cours des grands ? » « Ne me provoque pas, ou il pourrait t'en cuire. » Il lui rendit son sourire et il but une gorgée de plus. Autour d'eux, les gens discutaient et s'approchaient ; il y avait là un jeune couple prêt à faire la fête, et ils étaient les bienvenus. Alors il termina le deuxième verre aussi vite que le premier. Il était Irlandais après tout. Il n'avait pas peur de deux malheureuses chopes, même si déjà, le monde lui paraissait un peu plus flou. « Hey Jack ! Jack j'te cause ! sert nous une autre tournée pour le p'tit gars et sa belle ! » Déjà, sa femme entammait la troisième. Il avisa le liquide noir d'un oeil torve, avant d'en boire une gorgée, puis deux. Cendre avait déjà terminé et subissait les compliments des autres que Halo avisa d'un oeil noir. Elle était à lui, et il le rappellerait s'il le fallait. Elle buvait beaucoup plus vite que lui, et, assis à la table avec les autres, il se sentit dépassé, mais curieusement à l'aise. L'alcool déshinibait ses sensations et sa gêne, et il fronça le nez.

« Oh voyons Halo, je sais que tu peux faire bien mieux pour m'impressionner. » Son verre était à moitié plein quand elle se pencha pour embrasser son nez, laissant une rougeur apparaitre sur ses pomettes. Elle était déchaînée, comme à chaque fois qu'une fête se manifestait et qu'elle l'y traînait. Il l'admirait, oubliant jusqu'au challenge qu'elle lui avait donné. Il posa le verre sur la table, pour l'observer. Déjà elle reculait, échappant à sa prise, bien que son regard le fauchât de part en part quand elle ouvrit la bouche de nouveau. Un démon. C'était un démon. « à moins que je ne sois pas assez divertissante pour toi. Mais si tel est le cas, j'arrangerais ça dans l'instant ! » Elle se mit à rire, mais déjà, il ne regardait plus qu'elle.

Le violon, une guitare, et la danse commença. Dans l'ambiance chaleureuse et festive de la soirée, ils semblèrent tous se lever d'un même pas au son du tambour. Ils déambulaient à travers la pièce et déjà on poussait les tables et les chaises pour faire de la place ; au milieu des moldus elle semblait irradier de beauté et de pouvoir. Halo, la main sur sa chope encore à moitié pleine, la regarda rire, chanter et s'agiter ; cette femme pouvait se fondre à n'importe quelle masse, et il le savait. Ses sourires changeaient en pierre quiconque la voyait. Puis elle se tourna, et lui jeta un regard équivoque. Il savait ce qu'elle voulait, et il savait qu'elle ferait tout pour arriver à son but. Alors, il termina sa bière comme un seul homme et en commanda une autre, qu'il but d'un trait avant de se lever. Il poussa sa chaise contre le mur. Elle dansait déjà sur une table, les bras levés en faisant claquer ses mains et ses pieds quand son bras s'enroula autour d'une taille fine. « Vous êtes une peste, madame Whelan. » Elle éclata de rire quand il la fit sauter au sol et qu'il l'entraina, le regard brillant. Le monde tournait autour de lui. Il avait déjà trop bu, et il le savait pertinament. Il s'en moquait, et c'était bien la preuve que le dernier verre avait été de trop quand il l'attira contre ses hanches et la fit virevolter.

« J'ai trop bu et ça, c'est entièrement de ta faute. » Il la fit danser au milieu des cris et des chants. Les verres tintaient les uns contre les autres, les plus alcoolisés chantaient terriblement faux et le violon résonnait, inlassable, au rythme du ballet de ses bras fins, de son corps de liane. Il avait l'âme joueuse, quand il la souleva par les cuisses et qu'elle tourna avec un rire ; puis lorsqu'une main tapota son épaule, et qu'un verre lui apparut, il le refusa d'un signe cordial. Puis on le lui colla dans les mains. « A la St Patrick on BOIT, moustique ! » Il haussa les épaules, la lâcha... et attrapa ce qu'il estima comme l'un des verres qu'il n'aurait jamais du boire. « Santé messieurs dames ! » Il frappa dans la chope d'un moldu à l'air rieur avant de la vider. Plus vite que l'autre. Et il s'effondra, bien sûr.

Une main secourable se posa dans la sienne, fraîche, qui l'aida à se relever. Ce qu'il avait senti là, ce n'était pas de la bière mais du Whisky. « ...c'pas très fair play quand même... » il entendit à peine le rire de Cendre quand il termina sur une table comme par magie, hilare et les bras écartés. « TOURNEE GENERALE ! VIENS DANSER, FEMME. »

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You, me and all of the people
And when the night falls around me, and I don't think I'll make it through, I'll use your light to guide the way...All I think about is you.
   
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