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 If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 244Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Jeu 16 Fév - 1:43

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Ces dernières années s'étaient écoulées vites. Tellement vite. Elle avait vu le temps filer entre ses doigts et le temps d'un battement de paupières et le présent était devenu souvenirs. Des regrets ? Non. Elle avait vécu chaque seconde de sa vie intensément. Entièrement. Avec l'ivresse que peu possédait. Elle n'aurait pas pu être autrement, Lilith était entière. Trop entière parfois avec ses manières agaçante, sa fierté démesurée, sa façon de toujours vouloir avoir raison. De s'imposer malgré son corps délicat et ses grands yeux perçant. Petite Louve sauvage, impossible à museler. Lorsqu'elle levait les poings, elle les levait haut. Elle criait fort. S'exaltait de tout. S'emerveillait d'un rien. Entière.
Et il avait toujours été là. Et elle avait toujours su qu'il était l'unique raison de son éclat, de sa joie de vivre, du pétillement dans ses yeux, de sa capacité à faire s’élever sa voix même pour les causes désespérées. Il était resté, il l'avait supporté malgré les injustices qu'elle lui imposait, malgré le courrou qu'elle faisait s'abattre sur lui quelquefois, jamais longtemps. Il avait encaissé sans faillir, d'une poigne bien plus vigoureuse que la sienne. Il était resté là, à grandir, à devenir l'homme qu'elle aimait. Son oxygène. Il était entré dans son coeur, avait regardé à gauche, a droite avec son air innocent puis s'était installé et avait tout tapissé à l'intérieur. Elle se souvenait des nuits passées sans dormir, à se raconter des histoires de monstres du mal, d'eux deux les combattants sans faiblir. Ces années à poursuivre un rêve commun. Elle ne lui avait jamais avoué, mais il était l'unique raison de la poursuite de ce rêve. Lorsqu'il lui avait parlé de ce héros pour la première fois elle avait vu la lumière dans ses yeux. Il avait sourit, et elle avait aussitôt su qu'elle ne voudrait jamais plus marcher seule. Alors elle était entré dans son univers, elle avec sa langue trop libre, ses gestes trop vifs pour une fillette de 6 ans, ses turbulences émotionnelles qui la rendait exubérante. Elle avait prit tout ce qu'elle pouvait prendre pour rester avec lui. Oh oui, elle aurait fait n'importe quoi pour son sourire, pour lui montrer à quel point l'univers avait besoin de lui. Elle s'était faite sienne sans qu'il ne le sache. Et la chose la plus miraculeuse qui se soit passé, est qu'il l'avait acceptée, elle. Juste elle. Bien sûr certains s'étaient heurté à leur bulle hermétique. Personne n'avait percé. Et de toute cette foule qui avait traversé leur vie, aucun nom n'était resté dans leur mémoire. Ça avait été facile. Si facile d'avancer en le regardant, sans détourner le regard de lui. Parfois, elle s'était même demandé si cette plénitude qu'elle ressentait à ses côtés durerait toujours, cela lui semblait trop beau pour fleurir, elle n'avait pas l'impression de le mériter. Oui, il fut un jour où elle lui avait sauvé la mise. Oui, un jour elle avait sauvé ce petit garçon effrayé de ces brutes sans coeur. Mais lui avait fait bien plus : il la sauvait à chaque fois qu'il posait ses yeux sur elle, à chaque fois qu'il continuait à voir le meilleur en elle, même lorsqu'elle dépassait les limites, même lorsqu'elle brûlait incandescente. Sans lui, elle se serait consumé, aurait fini par se dévorer elle même. S'il n'avait pas été là… S'il n'était plus là.
Puis ce soir, elle avait cru que son salut allait s'effacer. Le temps qu'avait duré son regard de colère sur elle, elle s'était crue être un enfer. Damnée, léchée par les flammes du tartare. Elle n'aurait jamais plus été la même. Elle aurait été une ombre, se dissimulant aux yeux de tous, ne sachant où marché sur ce chemin qu'elle n'aurait guère vu.

Mais il la tenait dans ses bras, c'était là qu'était sa place. Le lâcher à présent semblait trop douloureux à présent. Il se recula d'un pas pour l'observa et se fut la première fois de sa vie où elle sentit ses joues brûler. Elle baissa légèrement la tête pour cacher la rougeur de sa peau sous son regard. Mais cette façon qu'il avait de la regarder déclenchait en elle une vague de chaleur. Se contôler. Être sage. Elle passa une main dans ses cheveux, quelques mèches s'étaient échappé de sa coiffure. « oh oui tu l'es…  » c'était un oui sincère. Du courage il en avait, bien plus qu'elle d'ailleurs. Il ne s'en rendait pas compte, son jugement était sans cesse obscurcit par la sévérité qu'il avait a son égard. Mais il était courageux. Il était allé maintes fois au front alors même qu'il ne s'en croyait pas capable. Il avait vaincu des démons, gagner des batailles, était devenu plus fort avec le temps.
Sa main s'égara dans ses cheveux, pour venir ramener une mèche derrière son oreille. Elle frissonna. Son coeur explosant encore dans sa poitrine. Son regard la brûlait, elle se mordit la lèvre inférieure. N'osant bouger d'un pouce de peur de laisser les flammes se répandre. Il n'avait aucune idée du temps qu'elle avait passé à imaginer ce moment. chimère venue des profondeurs de son esprit. «  Si tu te réveilles, prend moi avec toi. » Elle se mit à rire, faisant éclater sa voix dans toute la pièce secrète. Une fois encore, elle les avaient emmené dans de nouvelles aventures. S'attireraient-ils des ennuis cette fois-ci ? Probablement. Mais le jeu en valait la chandelle, pour lui tout avait un sens et rien n'avait d'importance.

A chaque fois qu'il posait les mains sur elle, elle tressaillait, incapable de contôler la fièvre qui accaparait son souffle et se répandait en elle comme un brasier. Et déjà il reculait. Elle fit une moue. Pourtant, lorsqu'elle vit la candeur de son sourire, son visage s'illumina bien malgré elle. «  Il vient de se réaliser il y a quelques minutes. Que pourrais-je souhaiter de plus, tu m'as tout donné ce soir... » se contenta t-elle de répondre en plongeant son regard perçant dans le sien. Elle prit la main d'Halo, et s'avança doucement vers le puits. Curieuse elle jeta un coup d'oeil aux profondeurs abyssales de la fosse. Elle était déjà venu ici. Elle n'avait fait aucun vœu à cette époque là. Mais elle était déjà venue. D'un geste rapide elle remonta sa robe sur sa cuisse pour attraper sa baguette qu'elle avait glissé dans sa jarretière quelques heures auparavant. « Quoi ? On est jamais trop prudent ! » répondit-elle sous le regard de Gabriel. « Quitte à ressembler à un bonbon coloré autant faire les choses dans les règles. » elle haussa les épaules, feignant l'indifférence avant d'esquisser un petit sourire amusé. Elle pointa la baguette sur le creux de sa main«  Diffindo. » Une entaille s'y etala alors. Elle ne broncha pas d'un pouce. La jeune fille prit une profonde respiration et serra la paume de sa main.  Que pouvait-elle bien vouloir, elle avait déjà tout : Je souhaite vivre et mourir près de Gabriel Whelan. Je souhaite que rien ne change à ce jour. Je souhaite être toujours à ses côtés. Je souhaite l'entendre rire, encore. Je souhaite que sa main serre la mienne, encore. Que ses lèvres ne touchent plus que les miennes. Je souhaite porter son nom, un jour. Je souhaite vivre pour lui, simplement mais entièrement. Très vite, quelques gouttes écarlates tombèrent dans l'obscurité du puits, sans un bruit. Elle se retourna pour faire face à Gabriel.Il avait des yeux profonds, un regard à en mourir. Elle aurait tout fait pour lui. Elle s'appuya sur le rebord du puits. «  Maintenant, allez-vous m'embrasser Monsieur Whelan, où faut-il que j'utilise la force pour vous y contraindre ? » Ses yeux pétillaient. Il était incroyablement sublime. Façonné à l'image de la perfection. "Ne me regarde pas ainsi..." dit elle avec un sourire, les joues rouge, ivre. oh si... n'arrête jamais de me regarder ainsi.
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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 74Date d'inscription : 12/02/2017Localisation : Partout, mais tu ne le vois pas ♥
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Jeu 16 Fév - 12:58



Gabriel Whelan prétendait manquer sévèrement de courage.

La vérité, c'était que Halo en avait, même sans en avoir conscience. Il n'avait pas peur de grand chose ; mis à part sa volonté de toujours garder les pieds bien au sol, rien ne l'effrayait comme les autres enfants. Il n'avait jamais eu peur des monstres sous son lit, ni du noir. Il ne craignait pas les voleurs ou les bandits, et considérait chaque danger avec un détachement froid, stoïque. Son tempérament calme lui permettait d'analyser chaque situation et de chercher les solutions adéquates ; sa bibliothèque, remplie de romans et de contes, lui procurait toute cette volonté qui le rendait un peu plus fort, tous les jours. Il n'aimait pas la présence des autres mais il la tolérait ; il n'aimait pas mettre le nez dehors, mais pour Cendre, il le faisait. Cet enfant secret et silencieux avait partagé les moindres de ses pensées avec une petite fille qui cognait parfois à sa fenêtre en pleine nuit pour des escapades nocturnes interdites ; et il se levait, sans se dire à un seul moment que cela pouvait être interdit et potentiellement dangereux. Elle demandait, il disait oui. Elle l'entraînait, il la suivait. Halo avait toujours été un petit garçon amoureux de l'aventure et du danger. Cette ambition enfantine dissimulait déjà, pour son âge, une sagesse qui lui serait profitable plus tard. Il en était inconscient ; l'aimer elle était une évidence. Pour lui, c'était elle qui lui permettait de ne plus avoir peur. Mais quand il s'agissait de s'en approcher, quelque chose comprimait sa poitrine frêle ; et il perdait toute notion d'audace ou de bravoure et enfermait chaque pensée, chaque sentiment, par peur de souffrir.

Oui, Gabriel Whelan était convaincu de manquer cruellement de courage. Et dans un certain sens, ce n'était pas tout à fait faux.

Cendre avait beau prétendre le contraire, il restait conscient des enjeux. Il avait passé des mois, des années à la regarder grandir sans jamais prononcer cette phrase d'enfant que tous disaient un jour : "quand je serais grand je me marierais avec toi" pourtant, il croyait à cela dur comme fer. Laisser échapper une telle chose de sa bouche lui paraissait insurmontable. Lorsqu'il s'agissait de sentiments, Halo se fermait comme un coquillage ; et le rempart, impossible à franchir, dissimulait alors toute l'affection et la tendresse qu'il pouvait éprouver à son égard. C'était eux deux contre le monde entier ; Halo, Cendre, et un objectif un seul. Celui de vivre assez longteps pour prétendre un jour réussir leur vie. Jamais Gabriel n'avait songé qu'en grandissant, ce genre de chose s'estomperait ou disparaîtrait ; enfant dans sa tête et dans son raisonnement, il avait été persuadé jusqu'au bout que rien ne pourrait jamais les séparer. La vérité l'avait frappé de plein fouet ce soir là. Et quand il la regarda, détaillant les moindres parcelles de son corps de femme, il compris que s'il ne l'avait pas retenue, ils se seraient sans doute déchirés. Le rêve aurait été détruit, et sans elle, il serait devenu un muet. Le courage, le vrai, c'était dans l'aveu qu'il avait fini par le trouver.

«  Si tu te réveilles, prends moi avec toi. » Et ce rire, scintillant, résonnant dans la pièce quand elle le serra dans ses bras, que son front se posait contre le sien. Il le savait, et c'était tout ce dont il revait ; la vie puis la mort avec elle. Face au puits, il n'aurait jamais souhaité ni la richesse ni la fortune ; l'éternité avec elle suffirait seulement. Le félin sauvage qu'il tenait dans ses bras se faisait chat ronronnant sous ses doigts. Elle riait, et il ne vit plus qu'elle, quand il se pencha pour embrasser ses lèvres, plus heureux qu'il ne l'avait jamais été auparavant. Elle était belle, et elle le serait toujours à ses yeux. Halo était né pour l'aimer. A cet instant il en était sûr. Il tourna son regard vers le puits, fasciné. Halo avait cherché cette pièce depuis qu'il en avait appris l'existence dans un livre, mais ne l'avait jamais trouvée. Elle faisait partie des mystères de Durmstrang dont il étudiait la théorie, inlassablement ; puis il venait la chercher et ils partaient en mission. Ils avaient déjà trouvé beaucoup de choses intéressantes. Avec un sourire, alors qu'elle le conduisait devant le puits, il se rappela du jour où ils avaient pénétré dans le bestiaire par hasard. Halo en était ressorti très pâle, et les cheveux dressés sur la tête. Elle, avait pris place sur le sol pour réaliser de magnifiques croquis qu'elle lui avait ensuite donnés. C'était elle qui lui donnait la force d'affronter le présent. S'il avait un voeu à faire, ç'aurait été de la garder pour toujours.

« Il vient de se réaliser il y a quelques minutes. Que pourrais-je souhaiter de plus, tu m'as tout donné ce soir...
- Oh tu sais, tu pourrais souhaiter d'être riche, célèbre, ce genre de fadaises par exemple. » Il eut un sourire moqueur alors qu'elle le conduisait. Il ne pourrait jamais lui offrir la lune. Il pourrait travailler dur avec elle pour les conduire à ce qu'ils avaient toujours désiré, mais pas plus. Sans doute pas plus. Elle regarda au fond du puits, et Halo préféra s'abstenir de faire de même, pas fou ; beaucoup trop profond. Vraiment vraiment trop. D'un geste, elle remonta sa robe et tira sa baguette. Halo remercia le ciel et tout ce qui existait peut être de la pénombre de la pièce pour ne pas qu'elle le voie rougir comme un imbécile. Elle était toujours à mille lieues de se douter que chacun de ses gestes lui faisait perdre tous ses moyens, alors celui ci... « Quitte à ressembler à un bonbon coloré autant faire les choses dans les règles.
- Alors tu es un très joli bonbon coloré.
» Il eut un sourire et elle s'avança de nouveau, ouvrant la paume pour la trancher, sous le regard attentif d'un compagnon qui prenait des notes intérieures, concentré. Elle ferma les yeux, et il sut qu'elle faisait son voeu ; silencieux, attentif, il la regarda avancer une paume sanglante pour laisser tomber quelques gouttes à l'intérieur du puits. Et lui, allait-il faire un voeu ? Non. Halo songea qu'il préférait être maître de son destin. S'il voulait la garder toute sa vie, il ferait en sorte de réaliser ce souhait lui-même. Elle se retourna, souriante ; puis sous son regard attentif, elle s'appuya sur le rebord, belle à en crever.

«  Maintenant, allez-vous m'embrasser Monsieur Whelan, où faut-il que j'utilise la force pour vous y contraindre ? » Elle avait les yeux brillants, un sourire incroyable quand, amusé, il fit un pas puis un autre vers elle. Une heure plus tôt, il était convaincu que jamais il ne pourrait l'enlacer de cette manière. Pas assez bien pour elle, pas assez fort. Comment pouvait-elle seulement aimer quelqu'un comme lui ?  « Ne me regarde pas ainsi... »  « C'est plus fort que moi mademoiselle, vous êtes beaucoup trop jolie en gros bonbon vert. »  Elle éclata de rire, et il profita de cette distraction pour attraper sa main blessée. Il tira sa baguette de sa poche, tranquille. « Je m'occupe de ça, d'abord. Vulnera Samento. » Pitoyable dans les cours de magie noire, minable en sport et tout ce qui impliquait une bonne condition physique, Halo avait d'autres dons qu'il utilisait toujours à bon escient. La plaie se referma en quelques secondes ; il passa quelques doigts sur la peau neuve, avant de se tourner vers elle. Il la regarda de nouveau, fasciné ; le bonbon en question était emballé de façon admirable, songea-t-il avec un sourire. Mais il resta silencieux, sachant qu'il pourrait tout aussi bien la faire rire que la vexer ; enlaçant sa taille pour l'attirer contre lui, il préféra oublier de penser, en obéissant à sa demande sans sourciller. La soirée avait commencé de manière détestable. Elle se finissait de façon admirable.

***************

Gabriel Whelan ferma sa valise à grands coups de pied, dans le dortoir où les autres garçons s'affairaient en riant. C'était la fin de l'année, le dernier jours pour tous ceux qui avaient obtenu leur AECM. Halo regarda autour de lui, stressé ; Cendre et lui venaient de passer dix années à Durmstrang. Dix années à étudier avec beaucoup de volonté pour pouvoir obtenir un rendez vous au ministère bulgare, et exposer leurs ambitions. Il rouvrit sa valise en grommelant, les sourcils froncés, pour y mettre une paire de chaussettes oubliées sous le lit ; Il avait vingt ans, et il venait de passer la moitié de sa vie ici. Avec les années, il avait appris à aimer son école d'adoption, maîtrisait parfaitement le bulgare et avait même réussi à se faire quelques amis éloignés. La plupart des jeunes sorciers autour de lui ignoraient jusqu'à son existence. Il s'en moquait éperdument. Son seul horizon dépendait de grands yeux sombres ; ils fêtaient quatre années de relation sans accroc, et cela lui allait très bien.

Avec un sourire, il rangea au milieu d'un tas de vêtements sombres quelques photographies qu'il avait accroché au mur derrière son lit. Le sourire de Cendre dansant sous les flocons, celui d'elle et de ses parents pour un anniversaire ; quelques camarades de classe qui avaient insisté pour garder un souvenir de leurs études. Il les déposa précautionneusement sous un pull, puis s’arque bouta de nouveau pour fermer l'énorme malle qui menaçait d'exploser. Dix années à vivre dans son école, et une multitude de souvenirs. Il faut passer à l'étape suivante, maintenant.

Ils quitteraient l'enceinte de Durmstrang pour transplaner à Domovoï's Rock au soir tombé ; en attendant, il avait quartier libre. Il remonta le col de sa chemise, tenta de maîtriser ses cheveux, en vain. Il n'avait jamais réussi à en faire quoi que ce soit, et cela ne changerait pas. Il prit une longue inspiration avant de traverser le dortoir. Le poids d'un écrin noir dans la poche de sa veste lui parut terriblement lourd, soudain. Il avait soumis l'idée à sa famille, qui avait approuvé avec un sourire enjoué. Maintenant, il fallait seulement en parler à l'intéressée, et cette perspective le terrifiait. Il descendit les escaliers pour rejoindre le hall ; elle l'attendait, en bas, appuyée contre un pilier. Son visage s'illumina aussitôt qu'elle l'aperçut et ce fut la gorge serrée qu'il avança vers elle, au comble du stress. Il avait pris sa décision un an plus tôt mais n'avait jamais trouvé le courage de le faire. C'était aujourd'hui ou jamais, il le savait.

Il s'avança, apparemment calme mais les mains dans les poches pour cacher un tremblement apparent. Il ne les garda pas longtemps là bien sûr ; quand elle se précipita dans ses bras, il les étendit très vite pour la réceptionner au vol. C'était le dernier jour, elle était belle, il l'aimait et tout allait bien. Etape suivante. C'était trop difficile à croire, la chance allait forcément tourner. « Tu as fait ta valise ? » Elle était tête en l'air et désorganisée, tout à fait le genre à ranger ses affaires à la dernière minute. Il frotta son nez contre le sien, gentiment, embrassa ses lèvres. Quatre années à l'aimer comme un fou et à en recevoir la réciproque chaque jour. Depuis le bal de Noël, ce fiasco total, ils étaient inséparables. « Si ça te tente, on peut aller faire un tour. » Comment lui demander cela sans passer pour le pire des crétins, il s'interrogeait encore. Il attrapa sa main pour la conduire jusqu'au parc, très calme ; ils avaient toute la journée devant eux, il pouvait encore retarder l'échéance de quelques heures. La retrouver d'abord, tâter le terrain et son humeur. Ensuite il aviserait.

Il faisait beau à Durmstrang, ce jour là. La plupart des élèves avaient choisi de prendre un bain de soleil à l'extérieur ; dans le parc, résonnaient les voix et éclats de rire de ce dernier jour avant les vacances. La main dans la sienne, Halo observa l'immense batisse, nostalgique. « Je ne sais pas toi mais ça me fait drôle de partir. J'ai l'impression d'avoir toujours vécu ici. » Il avait obtenu son diplôme en Coopération Magique Internationale dans l'espoir d'approcher le ministère et de faire ses preuves. Il avait tout misé sur la théorie. Malgré l'aide précieuse de Cendre, ses résultats aux épreuves de magie noire avaient été tout bonnement lamentables pour lui. Catastrophiques. Mais en bon stratège, il avait tout misé sur le reste. Il serra sa taille, le nez tourné vers l'école. « ça me fait drôle de me dire qu'on ne reviendra jamais. » Il se trompait lourdement... mais il ne le savait pas encore. « Tu aimerais t'installer où, maintenant ? » Il y avait encore bien des épreuves à passer ; mais partout où elle irait, il la suivrait. Comme il l'avait toujours fait.        



   
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L'amour est un roman du cœur dont le récit n'appartient qu'aux amants.
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Statut du sang : PurMessages : 244Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Jeu 16 Fév - 15:01

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

«  Lilith attends ! » «  Dégage Nikolaï ou je jure que je te transforme en nourriture pour Hyppogriffe ! » La jeune fille avait encore grandit. Elle s'était affinée, ses traits étaient devenus plus féminins encore, sa silhouette élancée était à présent sculpté par les entraînements intensifs qu'elle effectuait avec Halo. Son Halo. Le sien. Elle se retourna lançant un regard noir à son interlocuteur qui se stoppa net en voyant une lueur meurtrière animer les yeux de la belle. « Même après 4 ans tu m'en veux toujours pour le baiser ? » « Ferme la Denissovitch. C'est un conseil. » Elle serra les poings, pensant à cette soirée qui l'avait marquée au fer rouge.  Ce soir où elle avait cru tomber dans un précipice, attendant que la chute l'achève. Mais elle avait été rattrapée au vol. Sauvée par Halo. Comme il le faisait à chaque fois. Après ce soir là plus rien n'avait été pareil, et si elle avait pu goûter au bonheur, elle n'en avait pas pour autant oublié le geste déplacé du garçon qui se tenait devant elle. Il fallait dire que la rancune et l'amertume étaient deux de ses défauts les plus brûlants. «  ça va. Ça va. Je viens juste te souhaiter bonne continuation. J'ai merdé grave y'a 4 ans mais j'espère que tu parviendras à tes objectifs. » Lilith maintint le regard du garçon, parfaite reine reignant d'une poigne de fer. «  Mais j'y compte bien. C'est tout ? Si c'est le cas, tu peux te barrer, j't'ai assez vu. » Ferme. Dure. Féroce. Et sans même attendre la réponse de ce dernier, elle soupira, leva les yeux au ciel, fit quelques geste de ses mains et reprit sa marche accélérée dans le couloir. Elle avait mieux à faire. «  Hey O'Hara ! » Elle se retourna, ses cheveux volant dans son dos, excédée. «  Quoi encore ?! » «  Si jamais tu te lasses de ce minus de Whelan, je serais plus que ravi de te laisser une place dans mon lit. Tu sais, histoire que je te montre ce que c'est qu'un vrai bonhomme. » Le premier reflexe de la jeune fille fut de se stopper net et de battre des cils, n'arrivant pas à croire ce qu'il venait d'oser lui dire. Il venait de signer son arrêt de mort. «  Comment tu l'as appelé ? ». Son sang bouillait en elle, elle sentait la vague de colère irradier tout son corps et la réduire en esclavage. Et il n'était pas là. Halo n'était pas là pour la calmer. Pas cette fois. Alors elle s'avança d'un pas décidé vers lui, séparant la distance entre eux deux. «  REPETE POUR VOIR ? » Elle n'aurait pas besoin de sa baguette. Elle voulait lui faire mal avec ses mains. Elle  voulait voir son visage tuméfier de ses coups, elle voulait qu'il ait mal. «  toi, je vais te donner une bonne occasion de te faire refaire le nez. » dit elle au moment où elle arrivait à sa hauteur et de lui assener un violent coup de poing dans le nez qui l'envoya directement au sol sous le regard surprit des élèves qui passaient. «  Tu veux être un homme ? Ah Vraiment ? Alors va y vient Relève toi ! Aller. ALLER ! » Le garçon se toucha le bout du nez n'en croyant pas ses yeux, un filet de sang s'en écoulait. Son air était choqué, offusqué. Lilith ne l'avait pas juste mit à terre, elle l'avait humilié. «  J'aurais du faire ça le premier jour où t'as osé m'avilir avec ta sale bouche. » Elle était énervée à n'en pas douter. Hors d'elle. Incontrôlable. Elle n'avait pas aimé. N'avait absolument pas aimé la manière qu'il avait eut de qualifier Halo. Son Halo. Elle n'avait pas aimé du tout. Il paierait ses injures. « Halo est un homme. Bien plus que tu ne le seras jamais espèce de demeuré . » Elle le vit mettre une main dans sa robe. Agile, la brune sortit sa baguette alors qu'il dégainait la sienne.  Il se regardaient à présent, en chiens de faïences «  Et même pas loyal en plus de ça. T'as vraiment tout pour toi, on te la déjà dit ? »  Elle se mit à rire. Sarcastique. Voilà bien longtemps que la jeune femme n'avait pas été aussi enflammée. Mais on avait touché à Halo. Personne ne touchait à Halo. Personne ne pouvait prononcer son nom et ne pas en subir les conséquences. Lilith s'approcha de lui pointant sa baguette directement sur son visage de parfait crétin. Il était encore sous le choc. Lorsqu'elle fut à sa hauteur, elle se baissa pour se mettre à son niveau et d'un geste de la main rapide, elle envoya la baguette du garçon s’écraser contre le mur à côté de lui. «  Ne reparle jamais plus de lui comme ça, où je te réduirais en cendres. » Déesse venue des profondeurs des abysses, elle se releva, fière et continua sa route comme si cet évènement n'avait pas eu lieu. Elle avait mieux à faire.

Une fois dans sa chambre, elle s'allongea sur son lit, repensant à la journée. La remise des diplômes. Ça lui semblait si irrél. Elle n'arrivait pas à croire qu'il avaient réussit, qu'ils avaient obtenu leur diplôme et qu'a présent ils s'envolaient vers une toute nouvelle vie. Leur avenir désiré depuis des années. Oh bien sûr elle n'était pas dupe, elle savait que le chemin était encore long et fastidieux avant qu'ils ne puissent réellement toucher leur rêve du bout des doigts. Mais elle savait qu'elle ne craignait rien auprès de lui. C'était sa certitude la plus absolue. Et voilà, ils avaient obtenu leur diplôme, malgré les heures de révisions, malgré les jours à s'arracher les cheveux de la tête sur des théories que Lilith ne comprenait pas. Faut dire que ça avait jamais été son truc de réviser. Elle voulait apprendre tout, tout de suite. Pratiquer et ensuite lire ce qu'elle savait déjà. C'était logique non ? Non, ça ne fonctionnait pas ainsi. Pourtant, à part les cours terriblement ennuyeux d'histoire de la magie et de sortilèges, elle s'en était plutôt bien sortie. Assez pour pouvoir prétendre à avancer un peu plus prêt de leurs objectifs. Oui, une première étape était franchie, haut la main.

Elle jeta un coup d'oeil agacé vers sa valise vide. Elle détestait faire sa valise. En fait elle détestait ranger. Alors elle attrapa l'album photo qui trônait loin d'elle et commença à le feuilleter. Le visage d'Halo était sur toute les photographies. Avec elle. Elle Riait aux éclats alors qu'il souriait, discret. Elle dansait. Il l'observait. Elle caressa la surface lisse d'une photographie, son coeur se serrant dans sa poitrine. Il dormait. Elle se souvenait de cette photo, elle l'avait prit un matin il y avait quelques mois, lors de leurs vacances où ils s'étaient retirés tout les deux dans une vieille bicoque en bois quelque part en norvège. Il y avait eut une tempête tout le temps qu'ils avaient passé là bas. Et ils n'étaient pas sortie une seule fois. Pas une. Se nourrissant l'un de l'autre sans aucun autre besoin que d'eux, de leur baisers, de leurs peaux, de leur regards, de leurs rire. Tout et simplement eux.
La seule perspective de savoir qu'elle aurait encore d'autres matins comme celui-ci l'inonda d'une profonde reconnaissance. Elle ferma l'album et le rangea soigneusement dans sa valise avant d'attraper tout le reste des ses affaires qu'elle fourra rapidement à l'intérieur en râlant. Puis elle sortit. Elle devait le retrouver.
Elle l'attendait depuis quelques minutes déjà quand enfin elle vit sa silhouette se détacher de toutes les autres. Son coeur fit un bond dans sa poitrine. Lui aussi avait changé. Il avait grandit, ses efforts l'avait récompensé d'un corps qui n'avait plus grand-chose d'enfantin. Mais il  avait gardé ce même regard calme et serein, cette tendresse qui se lisait jusqu'au fond de ses yeux. Il avait gardé tout ce qui faisait qu'elle l'aimait un peu plus chaque jour de sa vie. Sans attendre plus longtemps, elle se précipita dans ses bras, fourra son visage dans le cou de celui-ci. Humant son parfum sucré, plongeant ses mains dans ses cheveux. La violence dans son coeur à chaque fois qu'il la serrait contre elle. «  Je l'ai faite. Ce qui n'était d'ailleurs pas très compliqué puisque j'ai perdu la moitié de mes affaires. » Elle se mit à rire. Songeant aux disputes que sa capacité folle à perdre ses affaires avait sur sa relation avec sa mère qui s’évertuait toujours à lui acheter un bon nombre de bijoux qu'elle ne mettait jamais et des robes dont elle n'envisageait même pas de les essayer. Elle se détacha un peu de lui pour l'observer. Ses pupilles étaient dilatées. Pourquoi ? Elle ne pipa mot cependant, cette journée avait du être éprouvante pour lui également. Elle passa ses mains dans les cheveux indomptables de Halo et étala un grand sourire sur ses lèvres «  Oh ! J'adorerais ça ! En fait j'étouffe entre ces murs! » Elle songea à cet idiot de Dennissovitch qui l'avait poussée à bout quelques heures auparavant. « Ah oui j'oubliais! si tu entends que je me suis encore attirée des ennuis, n'y prête pas attention d'accord ? » Son regard pétillait de malice. Elle lui aurait volontiers épargné une telle information mais il n'était pas dans ses habitudes de lui mentir ou de lui cacher quoi que ce soit. De toute façon, elle ne risquait rien, ils partaient aujourd'hui.

Le jeune homme, l'entraina alors à l'exterieur. Elle se laissa faire. Ne détachant son regard de lui, de son visage, de sa nuque. De ses lèvres qu'elle avait envie de sceller avec les siennes. Quelques élèves riaient dans le parc profitant également du dernier jour de leur scolarité. Mais elle ne les entendait pas. Ils étaient dans leur univers. Et ça changeait le cours du temps. « Je ne sais pas toi mais ça me fait drôle de partir. J'ai l'impression d'avoir toujours vécu ici. » Elle observa les contour du château qui se dessinaient non loin de là. Le temps passait vite. Trop vite.  «  C'est vrai. Mais parfois le meilleur moyen de gagner une partie c'est de la quitter.  » Elle l'observait, ne perdait pas une miette de son regard. Fasciné par la beauté de ce dernier et des rayons de soleils qui osaient percer les nuages pour venir se poser sur ses cheveux. «  Il y a tellement de choses qui nous attendent dehors. Toi, Moi. Nous, contre tout le reste du monde. Tu te souviens?  » Elle passa une main sur sa joue. «  Je n'y ai pas encore songé… Pourquoi, tu as une idée où nous pourrions poser nos valises ? Enfin du peu d'affaires qu'il me reste ! » Puis un rire qui perça le jour. Un rire qui se voulait pleins de promesses.
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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Jeu 16 Fév - 19:12

« Bon allez dis-nous tout Whelan. Tu as fait comment ? »
Ils étaient trois. Trois garçons assis sur son lit, qui s'étaient imposés dès le vingt six Décembre au soir pour le marteler de questions. Halo, assis contre son oreiller, regardait le plafond, agacé. Il aurait du s'en douter. Un bon nombre de courtisans couraient derrière les jupons troués de Cendre, et ils l'avaient vue à son bras dans la journée. Ils avaient passé la nuit de la veille ensemble, enlacés l'un contre l'autre ; le lendemain, Halo s'était réveillé complètement dévarié. Mais à côté d'elle. En sachant qu'elle ne partirait jamais. Ils avaient marché dans les couloirs, main dans la main ; à la lumière de tous les regards, Halo avait pu afficher sa fierté, enfin. Il avait l'une des jeunes filles les plus convoitées de l'école à son bras. A n'en pas douter, sa chance n'était pas passée inaperçue. Proie de tous les regards, lui qui avait tout bonnement horreur de cela, il l'avait pourtant tenue jusqu'au bout, tendre et attentionné, jusqu'à ce qu'ils se séparent au soir venu, après un au revoir un peu trop long qui l'avait laissé là, hébété, les cheveux ébouriffés et le coeur battant à tout rompre. Il avait passé la porte du dortoir, convaincu qu'il subirait dès lors une série de questions gênantes ; et ça n'avait pas raté. Ils étaient trois camarades de classe partageant ses cours, assis sur SON lit pour le marteler d'interrogations sans fin. Et lui, faisant tourner sa baguette dans ses mains, distrait.  Seize ans, l'innocence au coin des lèvres et des étoiles dans les yeux. Plus heureux qu'il ne l'avait jamais été.

« Allô la terre, on te parle, Whelan !
- J'ai entendu. Qu'est ce que vous voulez que je vous dise ? » Il poussa un soupir et ferma les yeux, en reposant sa baguette contre son ventre. Que pouvait-il bien leur raconter ? Il passait déjà tout son temps avec elle. C'était logique. Mais Demetiev, un colosse blond d'un mètre quatre vingt, n'était pas vraiment du genre à se contenter de ce type de réponse. Il haussa un sourcil, et sourit ; Jamais Halo n'avait eu d'ennuis à l'école, si ce n'était en présence de Cendre. Les autres garçons le laissaient tranquille. D'autres l'aimaient bien. Le caractère doux et paisible de Gabriel Whelan ne permettait à personne de le martyriser. Il n'inspirait ni le mépris ni la pitié ; seulement une certaine sympathie. Encore plus quand il leur faisait leurs devoirs. « Allez, tu ne vas quand même pas nous faire croire que c'était couru d'avance, non ? » « Ah et pourquoi ça te surprend autant ? » Halo se redressa, amusé. Autour de lui, les trois jeunes hommes se regardèrent, hilares. « Parce que tu as le physique d'une crevette mouillée et le cerveau d'un grand magicien associal ? »  Le jeune homme sourit, en se redressant. « C'est le cerveau, Demetiev. Tu devrais investir et je suis sûr que tu te trouverais une copine. » Ils rient autour de lui. La vérité était simple ; ils appréciaient Halo pour sa gentillesse, et Halo s'accomodait de leur compagnie lorsque Cendre était inaccessible. Il les regarda converser, silencieux ; la veille, il avait avoué, et il avait obtenu d'elle ce dont il avait toujours rêvé. Les autres pouvaient bien rire. D'ailleurs ils ne se gênaient pas.

« C'est dingue ça. L'une des plus belles nanas de l'école avec le petit génie.
- La vérité, c'est que je me demandais quand tu allais enfin lui avouer. » Halo tourna la tête. Face à lui, il y avait Slavski, un Unmarked comme lui avec qui il avait sympathisé dès la première année ; le garçon avait essayé de séduire Cendre en quatrième année mais n'avait pas réussi. De toute évidence, il avait compris. « ça ne m'a pas étonné tu sais. Vous êtes toujours fourrés ensemble, c'était la suite logique. » Halo haussa les épaules. Mais déjà Demetiev reprenait. « Quand même, O'Hara quoi... et tu te l'es envoyée ou pas ? » Et cette fois le jeune homme passa à l'écarlate, très vite. « ça, ça ne vous regarde pas. » Des rires, des claques dans le dos.
Une soirée à Durmstrang qu'il n'oublierait pas non plus. Admis dans la cour des grands, et grâce à elle encore une fois. Il sourit, en les regardant ; il l'avait, elle, et le reste du monde approuvait. Tout était parfait.  

****************

« Je l'ai faite. Ce qui n'était d'ailleurs pas très compliqué puisque j'ai perdu la moitié de mes affaires. » Elle riait, et Halo lui jeta un regard lourd de faux reproches. Ce n'étais pas étonnant. Cendre perdait toujours tout, car tout ce qui était matériel n'avait aucune importance pour elle. Sa beauté ne résidait pas seulement dans ses jambes fuselées et ses grands yeux sombres. Elle était belle parce que terriblement vivante. Comment s'énerver contre elle ? C'était impossible. Elle passait déjà les mains dans ses cheveux comme l'aurait fait une môme. Cette petite fille, c'était la sienne. Sa gamine. Le stress l'empêcha d'esquisser un geste tendre ; il savait ce qu'il avait à faire, mais c'était bien plus simple à répéter devant le miroir que devant elle. Et puis le miroir se foutait royalement de sa pomme à chaque fois qu'il essayait. "T'as aucune chance mon vieux, tu ferais mieux d'aller élever des chèvres en sibérie." Il leva les yeux au ciel, pourtant, alors qu'elle glissait les mains sur ses mèches, un sourire immense aux lèvres. «  Oh ! J'adorerais ça ! En fait j'étouffe entre ces murs! » « Alors prenez mon bras, mademoiselle. » Elle l'attrapa, heureuse, la tête contre son épaule alors qu'il prenait la direction des deux portes. Une pile électrique. comme d'habitude. « Ah oui j'oubliais! si tu entends que je me suis encore attirée des ennuis, n'y prête pas attention d'accord ? » « Tu aurais pu faire un effort au moins pour le dernier jour. » Non bien sûr. Ce n'était pas dans son caractère. Qu'il pleuve ou qu'il vente, peu importait le moment. Cendre était une flamme. Les flammes ne choisissaient jamais qui brûler, et quand.

Ils marchèrent tranquillement dans le parc, au soleil. Il la tenait par la taille, protecteur jaloux de son intégrité ; ils étaient un couple fait pour durer, et tous ceux qui les saluèrent au passage le savaient pertinamment. Il lui ébouriffa les cheveux avec un sourire ; la journée était parfaite pour ce qu'il voulait, mais son courage disparaissait de minutes en minutes. Il n'aurait jamais le cran, jamais. Il prit une inspiration, les yeux tournés vers le château ; tater le terrain. Il avait des projets avec elle, et il fallait d'abord qu'il sache si elle était d'accord.
«  Il y a tellement de choses qui nous attendent dehors. Toi, Moi. Nous, contre tout le reste du monde. Tu te souviens? » La main de la jeune femme glissa sur sa joue, et il hocha la tête avec un sourire. Ils s'installèrent à l'ombre d'un chêne, un peu à l'écart des autres. Ce n'était absolument pas le bon moment, il verrait plus tard. Il la serra tout de même contre lui ; quatre années passées avec elle était un temps beaucoup trop court. Lui, et elle puis le reste. Peu importait le reste quand il posa son menton sur ses cheveux, songeur. Elle était à lui, mais pas encore suffisamment, il le craignait. «  Je n'y ai pas encore songé… Pourquoi, tu as une idée où nous pourrions poser nos valises ? Enfin du reste d'affaires qu'il me reste ! » Un rire, un autre. Il embrassa gentiment sa tempe en réponse. « Hé bien, je pensais qu'on pourrait trouver un appartement en Bulgarie le temps des sélections... enfin si tu supportes l'idée de vivre avec moi. » Première proposition. Si cela passait, il ferait la suivante. « J'ai aussi envie de retourner chez mes parents pendant un mois ou deux avant de reprendre. Je ne sais pas quand je les reverrais ensuite, mais si tu veux me suivre tu sais que tu es la bienvenue. » Pour ce qu'il prévoyait, il le fallait en fait. Jouant avec quelques mèches de ses cheveux, il ferma les yeux. Elle était contre lui, au soleil. Ils avaient eu leurs diplômes, et ce soir il la conduirait au balcon de l'aurore. Le jour déclinait déjà, et son ventre se serra. Alors il raffermit un peu sa prise.  « Hé gamine... on a réussi. » la première étape était franchie. Il embrassa lentement son cou, les bras autour de sa taille. Ils avaient passé dix années dans cette école. Et ils pourraient se vanter d'avoir réussi.



   
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Jeu 16 Fév - 21:29

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

«  Moi quand je serais grande je serais espionne. » voilà une parole qu'elle s'était répété sous l'oeil amusé de ses parents. Elle la répétait en boucle jour et nuit, jusqu’à ce qu'elle s'insinue en elle, qu'elle alimente tous ses rêves et qu'elle devienne l'objectif de toute une vie. Enfin presque. «  Et Halo et moi, on combattra les méchants. »  Cette phrase. L'hymne de sa vie qui avait forgé son caractère. Intrépide, sauvage mais dépendante obsessionnelle de cet autre sans qui la première phrase n'avait aucun sens. C'était évident. Pour Tous d'ailleurs.
Alors quand elle avait du retrouver un pieds à terre après ce fameux jour où tout avait basculé, affronter le dur retour à la réalité, elle s'était remémoré la soirée de la veille, traînant son coeur tout mou, s'attachant à ses pensées. Et puis elle se laissa tomber sur son lit en riant, les bras ouvert sur le monde, les étoiles pleins les yeux qu'avaient ces jeunes filles qui découvraient les tourbillons bleutés de l'amour. Le vertige. La fièvre. Elle riait à ne plus pouvoir s'arrêter ce jour là, imaginant ce qu'allait être leur vie à présent. Tout. Elle voulait tout avec lui. Il serait le premier et le dernier à la toucher comme aucun autre. Il serait le premier et le dernier avec qui elle traverserait le monde. Il serait le premier et le dernier a qui elle volerait ce nom qu'elle répétait sans cesse dans sa tête. Il serait le premier et le dernier à qui elle répéterait sans cesse « je t'aime. ». Le seul. L'unique. Son adoration.

La jeune fille passa un doigt sur ses lèvres, elle ferma les yeux sentant encore le souffle chaud de Halo sur sa peau, son parfum aussi. Elle riait. Jusqu'en en avoir mal au ventre. Sous l'oeil curieux du reste de la chambrée. Elle s'en fichait, elle riait. Tout était parfait. Il avancerait ensemble, comme toujours. Non pas comme toujours, cette fois ils avanceraient comme deux âmes sœur qui se seraient retrouvées après des siècles d'errance. Elle le savait. En fait elle l'avait toujours su. Et dans son esprit elle remonta le temps. Elle se voyait aller voir cette petit fille, lui prendre la main et lui dire «  Tu vois, ce petit garçon avec lequel tu joues depuis déjà de longues années. Un jour tu lui confiera ton coeur. Et lui te confiera le sien en échange. » elle l'aurait regardait avec ses grands yeux innocents, aurait éclaté de rire comme elle le faisait aujourd'hui et aurait haussé les épaules, parce qu'elle ne lui aurait rien apprit de nouveau finalement. Parce qu'elle l'avait toujours su au fond d'elle. Et maintenant, elle se sentait stupide. Terriblement stupide d'avoir eut peur. Alors elle remonta le temps dans son esprit, encore.  Elle se voyait plus jeune, quelques mois auparavant. Jalouse comme une harpie. Incapable de garder son sang froid dès qu'une fille trop fade pour son Halo gloussait près de lui. Elle se vit, cachée derrière quelques livres de la bibliothèque, se délecter de l’indifférence totale du garçon. Elle s'observa elle même avancer vers lui un sourire jaune sur les lèvres tandis que la gamine finissait enfin par lui lâcher la grappe. Elle se vit attraper le bras de la Lilith plus jeune, la tirer un peu vers elle et lui dire «  Tu vois ce garçon là bas. C'est l'unique raison de ton existence sur terre. Un jour il le saura. ». Elle imagina traverser chacun de ses souvenirs pour leur souffler l'espoir, la persévérance et beaucoup, énormément, démesurément... de l'amour.

Elle ouvrit les yeux. C'était y'a 4 ans que tout avait prit un sens. 4 ans d'amour. 4 ans de baisers. 4 ans de tendresse. 4 ans de douceur. 4 ans de parfaite osmose. 4 ans où ils avaient refaçonné les règles à leur manière de leurs doigts entrelacés. Il rendait tout simple, avec cette capacité d'adaptation qui fascinait toujours Lilith, elle qui était toujours trop excessive, toujours trop incapable de subir sans se plaindre. Pendant ces quatre années à passer à ses côté jamais elle n'avait eu aussi peur de perdre quelqu'un. Parce qu'il était tout ce dont elle avait besoin. Il la complétait intégralement et le voir s'éloigner d'elle l'aurait rendue poussière à la terre qui l'avait crée.  Mais elle avait jouit de chaque moment passé à ses côté. Du moindre éclat de rire qu'elle lui avait destiné, à la moindre moue boudeuse qu'elle lui imposait pour obtenir ce qu'elle voulait. Elle se souvint de cette fois où elle l'avait plaqué contre le mur pour l'embrasser, sans crier gare. Il fallait dire qu'elle n'avait pas aimé la manière dont les filles l'avaient regardé alors qu'il passait dans un couloir, le nez dans ses bouquins. Comme d'habitude. Elle l'avait rejoint en deux enjambée, avait attrapé son livre d'un main, son cou d'une autre et l'avait poussé contre le mur pour plaqué ses lèvres contre les sienne. Il fallait que tout le monde le voit, il était à elle, elle veillait à ce qu'il le reste pour toujours. Elle bondissait toujours même lorsqu'elle devait rester dans l'ombre. Lionne indomptable refusant de se soumettre au moindre joug social au moindre code. Oh oui, elle lui en imposait des incommodités. Mais elle s'en fichait. Le pousser à bout avait toujours été son jeu favori, maintenant qu'il lui appartenait, plus encore. Elle se souvint de ces nuits passées l'un contre l'autre à regarder le feu brûler dans la cheminée. Le feu. Puis eux. Beaucoup eux. Et elle aurait passé chaque seconde de sa vie à le regarder si le monde autour d'eux n'avait pas existé. Tout ces petits moments ajoutés les uns aux autres comme un puzzle de leur destin scellés à jamais. Elle repensait souvent à son vœu fait cette nuit là au puits. Je souhaite vivre et mourir près de Gabriel Whelan. Je souhaite que rien ne change à ce jour. Je souhaite être toujours à ses côtés. Je souhaite l'entendre rire, encore. Je souhaite que sa main serre la mienne, encore. Que ses lèvres ne touchent plus que les miennes. Je souhaite porter son nom, un jour. Je souhaite vivre pour lui, simplement mais entièrement.

Et c'était ce qu'elle faisait. Chaque minute depuis ce jour là. Elle se débrouillait pas mal d'ailleurs. Et elle était là. Main dans la main avec lui. Prolongement parfait d'une vie qu'il rendait parfait depuis qu'ils étaient haut comme trois pommes et qu'il n'y avait que leur naïveté pour les guider. Ils n'étaient plus naïfs ces gens là, du moins plus comme avant, mais dans leurs yeux on pouvait voir danser des étoiles. «  M'aimerais-tu plus si j'étais raisonnable et raisonnée ? » Elle tira la langue. Mutine. Pétillante. Fraiche comme la rosée du matin. Evidemment que non, Halo l'aurait aimé même si elle avait plongé Durmstrang dans le chaos le plus total (ce qu'elle faisait d'ailleurs assez souvent, à ses heures perdues.). La journée était belle pour une journée à Durmstrang. Ce lieu où le soleil devait lutter chaque seconde pour espérer imposer quelques uns de ses rayons. Aujourd'hui, il avait triomphé. Elle se recula un peu, cherchant a croiser son regard. Un sourire doux était déjà largement ancré sur son visage. «  Oh ça promet de longues journées d’entraînements laborieux. Et beaucoup de nuits sans sommeils. Beaucoup. Beaucoup de nuits. Sans. sommeil... » elle fit marcher ses doigts sur son torse avec entrain, le regard brûlant. «  Je pense que cette idée m'est bien plus que supportable. » Pas un mot de plus. Elle savait pertinemment qu'il n'avait pas besoin de plus pour comprendre. Pour la comprendre. Ce besoin oppressant d'être à lui de toute les formes possible ne la quittait jamais. Son amour était tout, il vivait en elle comme l'eau limpide et calme d'un lac en même temps qu'il brûlait de mille flammes ravageant tout sur son passage. «  c'est une excellente idée. L'irlande me manque. Nos escapades sur le rebords des falaises aussi… Enfin quand je dis rebord des falaises tu te doutes bien que je veux dire à 500 mètres du moindre précipice. » Un sourire moqueur s'installa sur son visage. Elle se souvint de toutes ces fois où elle avait essayé de lui faire accepter le vide. Sa peur viscérale l'avait toujours emporté. Un flashback s'insinua dans sa tête : «  Aller vient voir la vue Halo ! » « Non.» «  Poule mouillée ! » Le garçon s'était alors renfrogné Sans un mot il s'était assit, les bras autour de ses genoux la mine dépitée. Il la regardait, la fusillait du regard mais ne pipa mot. Une centaine de mètres les séparait pourtant mais Cendre pouvait deviner le moindre de ses regards. «  HALO ! Il faut que tu viennes ! Les espions n'ont pas peur du vide ! » Mais il ne bronchait pas, restant là à l'observer, comme toujours. Elle leva les yeux au ciel puis. Un cri. Des pierres qui s'écroulent. Sa silhouette qui disparaît. Le garçon qui se lève en criant, se précipitant vers son amie pour la sauver d'une mort certaine. Battant avec courage la peur qui lui enserre les tripes. Il la trouve a quelques mètres du fossé. Elle rit. Rit de lui avoir jouer un si mauvais tour. Il n'ose regarder au-delà. Il est fâché elle le sait. Il s'éloigne en boudant avant de tourner de l'oeil «  J'ai cru que tu étais morte. » dit-il pour justifier l'effroi dans ses pupilles dilatées. Elle se relève et le suit. Il boude. Il va bouder longtemps. «  Pour moi, tu as vaincu tes propres peurs. Tu es le plus grand de tous les héros. »  et elle l'embrasse sur sa joue rougit par la colère, et... par l'affection aussi.
Oui, elle irait bien faire ces longues balades dans l'herbe verte à perte de vue. Elle retournerait volontiers sur les traces de leur enfance. «  Mais oui ! Rentrons à la maison ! »
La prise autour de sa taille se referma un peu plus. Elle sourit  avec entrain «  Evidemment. Personne n'a jamais été fichu de nous arrêter. Personne ne le pourra jamais» Lilith posa le bout de son doigt sur le nez d'Halo. Oui ils avaient réussi malgré les coups bas que le destin avait lancé, malgré les embûches. Malgré le voile noir qui avait failli les priver de leur coeur. Et maintenant, elle se sentait invincible.
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Jeu 16 Fév - 23:00




«  M'aimerais-tu plus si j'étais raisonnable et raisonnée ? » Elle tira la langue et il esquissa un sourire en embrassant sa tempe, lentement. Il l'aurait aimée de toutes les manières possibles. En noir, en blanc, en palette de couleurs. Il ne répondit pas, mais il la regarda, à la dérobée. Il la regardait sans arrêt. De jour comme de nuit, à chaque fois qu'elle se trouvait dans son périmètre. Il la regardait comme le plus beau des trésors qu'il ait jamais possédé ; et il la garderait, aussi longtemps qu'il le pourrait. La main contre sa nuque, il la laissa se lover contre lui. Oui, Cendre l'aimait depuis quatre ans et ne manquait jamais de le lui rappeler. Elle s'infiltrait dans les couloirs pour le rejoindre, embrasser sa bouche, repartir. Elle s'égosillait à chaque fois qu'une jeune fille lui parlait d'un peu trop près. Il ne les voyait jamais, à des kilomètres de ce genre de choses. Pour lui, personne ne pourrait jamais le considérer comme un bon parti ; mais certaines demoiselles aimaient les garçons instruits, et quelques unes avaient tenté une approche. Bien mal leur avait pris. Avec un sourire il repensa à ses yeux noirs fixés sur chaque prétendante un peu trop audacieuse ; et sa façon de le tenir entre ses griffes, dans de grandes ambitions de propriétaires. Il avait ce genre de démarche, mais c'était bien plus discret, et bien moins visible. Une caresse légère dans son dos si un garçon venait à lui parler trop près. Une simple caresse, aérienne, qui la faisait frissonner, se détourner de l'autre pour venir se loger dans ses bras comme un oiseau rejoindrait son nid. Il la gardait jalousement pour lui, mais chaque attention faisant ce trajet était suffisamment dissimulée pour qu'elle ne se rende compte de rien. Elle pensait que c'étaient des gestes  tendres spontanés ; mais en secret il leur faisait un pied de nez, à chacun de ces idiots qui s'imaginaient lui voler sa seule raison de se lever chaque matin. Et quand c'était à côté d'elle, c'était encore mieux.

Il serra un peu les dents, lorsqu'il lui proposa de s'installer avec lui. C'était presque une formalité. Ils dormaient chez l'un et chez l'autre lorsqu'ils rentraient en Irlande pour les vacances d'été ; les escapades nocturnes étaient légion avec eux et ils avaient finis dans les cachots deux fois. Halo regarda derrière son épaule, la forteresse une dernière fois. Il s'en rappellerait, de ces deux nuits dans le noir. On les avait attrapés dans un couloir alors qu'ils tentaient de "découvrir l'Ox" un jeu auquel ils jouèrent jusqu'à vingt ans là où ils étaient totalement convaincus que jamais ils ne le trouveraient. La vérité, c'était qu'ils n'en avaient aucune envie de toute manière ; cela leur donnait une excellente excuse pour s'enfuir dans les couloirs et s'enfermer dans des salles de classes et autres pièces qu'ils exploraient inlassablement. D'une façon... ou d'une autre. Ils s'étaient faits attraper deux fois et enfermer dans le noir jusqu'au lendemain. Dans une cellule séparée, bien entendu ; les fesses à même le sol, Halo s'était appuyé contre le mur, et s'était mis à chantonner Rose Tattoo, l'une des rares chansons sur laquelle il avait accepté de danser avec elle. Ils avaient chanté toute la nuit. Les rats s'étaient enfuis. Et ces deux nuits là, ils n'avaient pas eu peur. «  C'est un bon entraînement pour le jour où on sera capturés. » Ils seraient espions. Ils finiraient forcément capturés un jour, alors il fallait s'entrainer à cela aussi.

Elle recula lorsqu'il lui fit sa proposition... et son sourire plein de malice lui fit monter le rose aux joues. « Oh ça promet de longues journées d’entraînements laborieux. Et beaucoup de nuits sans sommeils. Beaucoup. Beaucoup de nuits. Sans. sommeil... » « Laborieuses aussi, je suppose. » Quelques doigts glissèrent sur sa poitrine et il la dévora du regard. Il se rappelait du voyage en Norvège. Eux qui rêvaient de faire le tour des Fjords, ils avaient emmené une toile de tente et de l'équipement de voyage... qui était resté là, bien au chaud dans le placard de la bicoque de bois qu'ils avaient loué pour quelques jours. Et il avait été très loin de s'en plaindre. Il aurait pu la toucher pendant des heures. «  Je pense que cette idée m'est bien plus que supportable. » A lui aussi. Se lever chaque matin à côté d'elle, se coucher avec elle et passer ses journées à la regarder, c'était un futur qui l'intéressait énormément. Elle était sans doute loin de savoir ce qu'il avait en tête, quand son bras l'enlaça un peu plus étroitement contre lui. Il avait eu deux rêves dans la vie, elle, et ce but qu'il s'était fixé en étant enfant. Elle était à lui et il était à elle ; autour d'eux les gens riaient sous le soleil mais ils ne les entendaient déjà plus. Ils avaient des projets, et ils en auraient toujours.

«  c'est une excellente idée. L'Irlande me manque. Nos escapades sur le rebords des falaises aussi… Enfin quand je veux dire rebord des falaises tu te doutes bien que je veux dire à 500 mètres du moindre précipice. » Elle lui adressa un sourire chargé de moquerie auquel il répondit par une grimace qui déclencha un éclat de rire. Oh il n'était pas prêt d'oublier cette fichue journée. Ce traquenard qu'elle lui avait tendu. L'une des rares fois où elle avait vraiment trouvé le moyen de le mettre en colère. Halo avait une peur maladive du vide, et il restait toujours loin des falaises quand il le pouvait. Le rebord d'une fenêtre ? Il ne s'en approchait jamais. Pourtant ce jour là il avait tout tenté pour la sauver, bravant la peur pour se précipiter au bord, convaincu qu'elle était déjà en bas, morte. Alors il tira gentiment une mèche de ses cheveux. « Oh, tu veux parler de la blague hilarante que tu m'as faite l'année dernière ? J'en ris encore. » il avait boudé pendant des heures ensuite. Des heures entières sans décrocher le moindre mot.

L'Irlande lui manquait. D'un commun accord ils avaient choisi de passer les vacances scolaires à Durmstrang, si on exceptait les deux mois d'été. Leurs promenades et leurs longues soirées au coin du feu lui manquait. Leurs courses dans le jardin et cette vieille cabane branlante dans laquelle était encore accroché leur serment de sang. Plus tard, ils seraient agents secrets. Et chaque séjour dans leur pays le leur rappelait, inlassablement. Ils étaient encore des enfants. Impatients, enjoués, pleins d'espoir. Et cela ne s'arrêterait jamais. «  Mais oui ! Rentrons à la maison ! » « Vendu. Deux mois sous la pluie irlandaise pour mademoiselle. » il sourit, heureux, les yeux fermés et le nez dans ses cheveux. Ils avaient réussi à aller au bout de leurs études, maintenant il n'y avait plus qu'à espérer qu'ils pourraient affronter la suite sereinement.  
La prise autour de sa taille se referma un peu plus. Elle parla de nouveau, et son doigt passa sur le bout de son nez. Il l'attira contre lui un peu plus étroitement pour l'embrasser ; en perdant la notion du temps et de l'espace, il posa une main sur une joue fraiche, passant lentement le pouce sur sa pommette. Il l'aimait depuis toujours et elle le savait depuis quatre ans. Elle était de bonne humeur et pleine d'espoir ; il n'y avait pas de raisons pour que cela change. Il eut un élan de confiance quand enfin il attrapa sa main et se mit debout, après une heure assis sur l'herbe verte.

« J'ai quelque chose à te montrer. Tu viens avec moi ? » elle opina, avec un sourire ; la main dans la sienne, il l'entraîna de nouveau à l'intérieur. Ils passèrent dans les couloirs en saluant quelques visages connus ; le soleil venait de se coucher derrière les montagnes, la nuit tombait, doucement. Il lui fit monter des escaliers, puis d'autres ; quand ils rejoignirent le balcon de l'aurore, il fut soulagé de trouver le lieu désert. Il commençait à faire frais. Il la plaça au centre, en laissant doucement ses mains serrer les siennes. « Tu veux bien fermer les yeux ? » elle s'exécuta, le nez froncé ; il relâcha ses mains, et sortit sa baguette de sa poche, les mains tremblantes. Il avait tout préparé le matin avant de s'occuper de sa valise. D'un coup de baguette, il déclencha le sortilège ; La musique résonna dans l'air et elle ouvrit les yeux, émerveillée. Il se tenait sur le rebord. Mort de trouille, mais il allait lui montrer qu'il avait compris sa leçon. « Maintenant, regarde attentivement. » Un sortilège informulé, et le sac qu'il avait accroché sur le rebord s'ouvrit pour faire apparaître des chandelles, lévitant seules jusqu'à entourer et éclairer le lieu. Il tendit une main, qu'elle attrapa, les yeux grands ouverts ; l'attirant contre sa taille, il enchaîna des pas précautionneux, pour la faire voltiger. En chantonnant à son oreille. « In a rose tattoo
In a rose tattoo
I’ve got your name written here
In a rose tattoo...
» Elle se mit à rire, et il l'attira contre lui, en essayant de toutes ses forces de s'écarter du bord du balcon. Pas trop loin, mais pas trop près non plus. Il valait mieux rester prudent.  « J'ai envie que tu passes une soirée inoubliable. »



   
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Ven 17 Fév - 1:19

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

1. 2. 3. Soleil ! quelques petits pas. 1. 2. 3. Soleil ! «  Cendre tu as bougé. » «  C'est pas vrai ! » les mots de la petite fille avaient claqués avec toute la mauvaise foi du monde. Évidemment qu'elle avait bougé, ça ne faisait aucun doute. il était bien plus fort qu'elle pour la furtivité. Elle préférait attaquer de front, c'était bien plus drôle. «  Si c'est vrai. Tu as bougé. » La petite fille s'était emporté, pestiférant contre le vent qui l'avait poussée, insultant les branches de l'arbre qui l'avait déconcentrée. Elle avait tapé du pieds. Fort. Très fort et avait prit une mine renfrognée, révoltée contre la terre entière. Ridicule petite âme qui essayait de garder sa fierté intacte du haut de ses 7 ans. Il était toujours meilleur qu'elle pour ça. Elle ne lui en voulait pas d'être meilleur, elle s'en voulait de ne pas avoir la patience d'être comme lui. Si calme. Il était toujours serein comme la surface lisse d'un lac. Il n'osait s'imposer  préférant la laisser abattre son courroux sur les éléments.
Là où il savait rester discret, elle se faisait toujours remarquée. Là où il contenait ses mots, elle laissait sa langue frapper. Il était bien meilleur que lui en bien des domaines, et pourtant il la suivait.  Bien plus important qu'un bijou qu'elle aurait enroulé autour de son annulaire. Ils allaient dans le monde avec enthousiasme, il lui tenait la main. La retenait parfois de se consumer. Soit sage, répétait-il sans vraiment le penser avec ce sourire devenu son evangile. Mais elle virevoltait. Elle prenait tout les fruits que la vie offrait et les partageait avec lui, parce que seule ça n'avait pas vraiment d’intérêt. Elle vivait tout intensément. Comme dans un tourbillon jusqu’à en avoir mal à la tête, jusqu’à être ivre. Jusqu'a dépasser les frontières. Jusqu'a ce que le manège ne puisse plus tourner. Pourquoi rester discret lorsqu'on pouvait assujettir le monde avec un regard, quelques mots et une croyance inébranlable en l'avenir ? Et elle apprenait. Tout de lui. Jusqu'au moindre secrets de l'univers, il suffisait qu'elle cherche dans ses yeux. Encore et toujours. Il était la raison. la poupée savait pertinemment qu'il l'empêcherait de se piéger elle même. Elle était libre, et sa liberté c'était lui.

Alors non. Elle n'avait jamais réussi à rester tranquille. Elle n'avait jamais réussi, ni enfant, ni maintenant et elle ne le pourrait probablement jamais d'ailleurs. Mais cela n'avait absolument aucune importance. Elle l’entraînait toujours dans ses danses : de rondes infantiles, en tango sensuels passant par des valses douces aux claquettes endiablées. Oh oui, elle le faisait danser dans le monde. Métaphoriquement. Et Littéralement. Elle l'avait entraîné malgré lui. «  Aller ! Danse avec moi ! » Il avait d'abord refusé. Evidemment, elle s'en était douté. Mais Cendre n'était pas femme à abandonner, encore moins lorsqu'il s'agissait d'Halo et d'alimenter leur univers tout entier. Alors elle lui avait attrapé la main, l'avait enroulé autour de la sienne en riant et l'avait tiré de sa chaise. «  Danse avec moi ! » et la musique avait commencé à se jouer. Un tempo très entrainant. Des paroles qui s'étaient gravées dans leur esprit. Et il avait entonné la chanson à tue-tête sans jamais détourner un seul regard d'elle pendant qu'elle frappait des mains, se laissant happé par le rythme qui les enivrait. Elle ondulait autour de lui, il tournait avec elle. Ils chantaient à s'en arracher la gorge. Dans leur monde rien n'avait d'importance. Elle avait inscrite ce soir-là dans sa mémoire, elle avait inscrit son regard brillant, son sourire béant, ses bras autour de sa taille parce qu'ils avaient envoyé valser le reste ; et les soucis d'adultes, et les angoisses des temps plus jeunes. Tout. Les enfants du monde s'étaient retrouvés autour d'un feu qu'ils avaient fait brûlé bien plus haut. Ils s'étaient agité jusqu’à perdre leur souffle. Les laissant s'écrouler sur le sol sous le rire fort de Lilith. Halo avait posé sa tête sur sa poitrine et dans cette plénitude absolue ils avaient trouvé la paix. Les yeux tourné vers les étoiles. Une caresse qui s'était arrêté sur sa peau veloutée. Et puis c'est à ce moment là que le temps s'était complètement arrêté.
C'était resté. Il suffisait qu'Halo entonne cette chanson et aussitôt tout s'évaporait autour d'elle, elle n'entendait que lui. Comme ces fois où son énervement et sa frustration étaient tels qu'elle ne voyait même plus son propre reflet. À chaque fois qu'elle avait été triste. Et ces fois là où elle avait cru mourir de peur. Enfermée dans ce cachot humide et obscur, les rats grignotant les cordes trop serrées des grandes portes en bois des gêoles. Elle s'était terrée dans un coin de sa cellule, tentant de repousser les rats qui passaient sur ses jambes. Bien que peu de choses l'effrayait, Cendre n'était pas spécialement enchantée par l'existence de ces bestioles. Alors il avait chanté pour elle . Pour eux. Pour s'échapper de cet endroit sordide. Il avait crée un portail vers leurs univers. D'abord elle l'avait écouté chanter. C'était ce qu'elle préférait, puis elle avait joint sa voix à la sienne et s'était calmée, là dans cette cellule froide. Le coeur chaud. Le coeur brûlant d'amour pour cet être qui la surprendrait toujours. « I had these memories all around me, so I wouldn’t be alone... ». Il serait toujours là pour la sauver. Toujours.  

Il la fixait avec une mine réjouit d'enfant qui aurait eut droit à sa friandise. « Laborieuses aussi, je suppose. » Il rougissait. Elle adorait lorsqu'elle voyait ses pommettes prendre cette teinte pour se fondre dans sa peau. Elle adorait lorsqu'elle réussissait à le piquer. À briser cet air impassible. Elle adorait avoir cet effet là sur lui. « Il va falloir beaucoup s’entraîner oui. D'ailleurs, nous devrons commencer bientôt les hostilités.  » un rire. Des yeux qui fuyaient les siens. Une vague de chaleur l'emprisonnant. Elle n'arrivait pas à croire que la vie de grande personne commençait ici. Evidemment elle avait attendu ça trop de temps pour qu'elle en ait gardé le compte et maintenant qu'elle y était elle n'arrivait à faire taire l'excitation et l'impatience en elle. Comme toujours. «  quel rabat joie. » se contenta t-elle de répondre avec un sourire en coin, sachant qu'elle avait réellement dépassé les bornes ce jour là. Mais le voir renier ses peurs les plus profondes pour venir à son secours l'avait un peu plus touchée dans son coeur, perçant à jamais son âme de ce sacrifice. Un jour, elle lui sauverait la vie aussi, elle renierait ses peurs pour lui comme il l'avait fait avec elle.  
La vie commençait maintenant. La vrai. Celle qu'il avait tant de fois planifiée sous leur tente. Imaginée. Crée de leur petits doigts frippons. Ça commence. «  ça me va. J'ai toujours aimé la pluie, tu es tellement beau lorsqu'elle s'abat sur toi. » d'un geste délicat elle lui effleura la joue de la paume de sa main. Elle se souvint de cette fois où ils s'étaient entrainés assez durement. Ils avaient gravit la montagne. Et s'étaient fait accueillir en ennemis par l'orage le plus éblouissant que Cendre n'ait jamais vu. Elle était restée là, à observer la pluie tomber sur le visage d'Halo. Ses cheveux s’emmêlant un peu plus, jusque devant ses yeux. Elle avait éclaté de rire devant l'air dérouté de cet homme. Et puis il s'était approché d'elle, avait ôté sa veste et l'avait levée au dessus de leur tête espérant empêcher la pluie de les atteindre. Avec un geste doux, elle avait abaissé ses bras, lui avait ôté la veste de ses mains mouillées, l'avait jetée non loin de là et avait saisit le visage d'Halo pour venir écraser ses lèvres sur les siennes. Elle serait resté là encore des heures à l'embrasser. Mais la pluie s'était arrêtée. Aussi vite qu'elle était venue.
Il lui prit la main et la releva. Instinctivement Cendre suivit le mouvement. Elle marcha sur ses pas, à mi-chemin elle avait déjà deviné où il l'emmenait. Un sourire sur les lèvres. « Tu veux bien fermer les yeux ? » Instantanément elle ferma les yeux en se demandant ce à quoi tout ça rimait. Le sourire toujours confortablement installé sur ses lèvres. «  Qu'est ce que vous complotez monsieur Whelan ?  Dois-je m'inquiéter ? Si c'est une vengeance pour je ne sais quel tour je t'ai joué sache que je suis désolée ! enfin J'crois» Elle riait, plaisantait, et ne savait absolument pas ce qui se tramait. mais lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle en resta bouche bée. Il était à quelques mètres d'elle à présent, sur le rebord du balcon de l'aurore. Leur endroit. Plus près qu'il ne l'avait jamais été. Puis elle vit les chandelles. Elles s’élevaient dans les airs, irradiant le lieu d'une lumière douce et intime. Fascinait, elle ne pouvait détourner le regard de ce sublime spectacle. Ses prunelles vinrent chercher le visage d'Halo qui déjà lui avait saisit la main et l'attira à lui. Il la fit tourner sur elle même, la ramena vers lui, l’entraînant dans la danse. Leur danse. Leur chanson. Il chantait. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine. « Signed and sealed in blood. I would die for you...  » elle se collait à lui avec entrain, enchainant les pas de danse avec des rires malicieux, le coeur au bord des lèvres.  «  Elle l'est… Halo… c'est tellement beau… Tu… as fais tout ça pour moi ? »  
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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Ven 17 Fév - 13:49


Il apparaissait derrière elle en suivant doucement ses pas, silencieux, et discret comme une ombre. Elle était un soleil flamboyant autour de lui et illuminait quiconque passait devant elle ; lui était invisible, une force tranquille qui avançait sans vraiment s'en préoccuper. Il avait la douceur au fond des prunelles qui apaisait chaque tourment ; autour de lui, lévitait une aura paisible et tendre qui ne souffrait d'aucune colère. Voir les yeux de Halo s'assombrir était un fait rare. Il tenait sa main sans faiblir, déterminé à ne jamais se détourner de leur but. Il savait que c'était son seul salut ; un jour, ses yeux s'étaient posés sur les lignes d'un vieux conte pour enfants et il n'avait jamais cherché à en savoir plus ; il venait de se trouver un destin, et s'il le partageait avec elle, ce serait encore mieux.

Ils n'avaient jamais supporté le moindre carcan, et chaque barrage était un obstacle qu'ils franchissaient à deux sans faiblir. Elle menait le front, la tête baissée et courait sans s'arrêter ; il la précédait et réparait derrière elle tout ce qu'elle avait brisé. Halo en était convaincu, sans elle il n'était rien. Si elle n'avait pas été là, aurait-il trouvé la force de suivre la voie qu'il avait choisi dès la petite enfance ? Sans doute que non. Mais leurs jeux d'enfants, leurs courses effrénées, leurs énigmes et leurs passions avaient rassemblé une force qu'ils partageaient sans en éprouver la moindre jalousie, fiers de se tenir la main dans l'adversité, heureux, tout simplement, de choisir la vie dont ils rêvaient. Ils se donnaient les moyens de le faire. Halo courait avec elle à chaque fois qu'elle le lui proposait. Il finissait souvent en nage, les poumons en feu et le visage très rouge, mais il ne faiblissait jamais. Elle lui tendait toujours la main pour le relever. Elle le poussait jusqu'à ses extrêmes limites, et parfois cela l'horripilait. Mais ce soir là, en contemplant le paysage bulgare du haut du balcon, il pensa que si elle ne l'avait pas fait, il aurait raté une partie de sa vie, à n'en pas douter. Elle l'avait sauvé, de toutes les manières dont quelqu'un pouvait être sauvé. Grâce à elle, il était convaincu de pouvoir faire quelque chose de grand dans sa vie, et c'était la seule chose qui comptait.

Il la faisait danser aux dernières lueurs du soir, sûr de lui à cet instant. Elle riait, elle souriait, les bras levés en l'air dans un terrible ballet de bonheur que tous leur jalousait. Ils avaient vu les couples se former et se déchirer autour d'eux ; et ils avaient tenu la cadence, main dans la main, plus forts et plus grands à chaque année qu'ils passaient. Indispensables à leur survie, ils étaient leur oxygène mutuel, les épaules sur lesquelles ils s'appuyaient sans faillir. Il la faisait danser, lui qui avait horreur de cela ; mais pour son rire, il voulait bien se damner. Il avait attendu une année entière pour prendre sa décision ; mais il voulait l'avoir à son bras, et il voulait le montrer au monde entier. Il attrapa ses poignets et elle voltigea, le dos contre sa poitrine. Il avait le nez dans ses cheveux, heureux ; le monde s'effaçait autour d'eux, petit à petit. Elle avait les yeux remplis de bonheur, le coeur prêt à exploser. Elle était sa vie, sa flamme. La plus belle chose qui lui soit jamais arrivé. Le corps comme dépourvu de squelette bougeant dans ses bras, mutine, aussi pleine de vie que lui en était dépourvu. Il sourit, derrière elle, sans qu'elle le voie ; il avait peur mais elle le rassurait à chaque geste qu'elle faisait. Elle ne pourrait pas dire non, ou alors ce serait en contradiction totale avec ce qui brillait dans ses grands yeux en amande. Il la retourna, un immense sourire aux lèvres ; à la lueur des chandelles, il la dévora du regard.

« Signed and sealed in blood. I would die for you...  » Il l'attrapa et la fit tourner dans ses bras, sous son rire éclatant dans les airs. Il avait le nez levé vers elle, son cadeau le plus précieux ; tout son monde lévitait autour de son sourire et c'était d'autant plus vrai quand elle dansait autour de lui. Il était émerveillé. Elle leva les yeux vers les chandelles et vers cette musique qui semblait s'élever de nulle part, le regard brillant. Il avait réussi ; il lui donnait du rêve, et elle en redemandait encore.  «  Elle l'est… Halo… c'est tellement beau… Tu… as fais tout ça pour moi ? »  Il l'arrêta, en lui tenant la main. C'était le moment et il le savait ; pris d'une frénésie qu'il ne se connaissait pas, un sourire immense aux lèvres, il se laissa emporter par l'ivresse sans avoir bu la moindre goutte quand il passa de nouveau derrière elle, pour l'envoûter. Ce soir, il allait la séduire. Il n'avait jamais eu besoin de le faire mais il le fallait. Ce soir là, il le fallait.

« Il y a bien des choses que je pourrais faire pour toi. » Il fit tournoyer sa baguette et son cygne apparut, volant autour d'elle, lueur pâle et silencieuse dans la nuit qui tombait. Il souriait. Ils quitteraient cet endroit bientôt pour rejoindre l'Irlande, mais c'était ici qu'il tenait à lui dire ce qu'il en pensait. Il attrapa sa main, la faisant valser. « Danser jusqu'au matin... » Lui qui avait horreur de cela l'avait tout de même fait une paire de fois. Et il recommençait. Il l'immobilisa, ensorceleur ; il sauta sur le rebord du balcon, équilibriste terrorisé. Mais il fit quelques pas, les bras levés, pour lui montrer qu'il avait compris la leçon. « Marcher au bord d'un gouffre, sans lumière... » Il redescendit d'un bond, en essayant de dissimuler ses tremblements de peur. Elle avait le regard émerveillé et c'était tout ce qu'il voulait quand il fit apparaitre une neige fine, en plein été, tombant sur elle sous son rire. Halo faisait de la belle magie. Celle, inutile, qui ne servait qu'à faire briller les yeux des enfants. « Traverser des blizzards et des torrents pour te retrouver. » Il la regarda, un sourire immense aux lèvres, attrapa sa main pour l'entraîner de nouveau. Son rire accompagna le sien, déchaîné. « Combattre des hydres, des dragons, des centaures et des géants ! » Si son héros était capable de le faire, alors il le ferait aussi. Mais d'abord, il lui ferait tourner la tête, perdre tout sens commun. Il lui montrerait qu'il savait être fort pour elle. Peu importaient les conséquences. « Combler chacune de tes attentes. » Il recula. Un mouvement de baguette et des flammes immenses et orangées vinrent lécher ses vêtements sans lui faire le moindre mal. Elle dansa autour, plus belle que jamais dans l'élément qui lui correspondait le mieux et tout en parlant, il observa le spectacle. Puis il la rapprocha, se laissant emporter avec elle dans le tourbillon de flammes. « Partager ta vie. » Son nouveau rêve c'était elle. Il embrassa ses lèvres, une main posée sous sa machoire ; puis, la relâchant à regret, il fit disparaitre les flammes et il posa un genou à terre. En elle il avait puisé tout le courage qu'il lui fallait quand il tira de sa poche un écrin, qu'il lui tendit, les mains tremblantes. Elle s'en saisit, et il crut être mort quand elle posa sur lui un regard médusé.

« Et t'épouser, si c'est ce que tu veux aussi. » c'était tout réfléchi, dans son cas. Sa famille était déjà au courant et attendait simplement le feu vert. Il tenait sa main alors qu'elle ouvrait la boite ; Sa mère lui avait donné la bague de fiançailles familiale, un objet fabriqué par les gobelins. Aussi belle que si elle avait été faite à l'instant. Pâle comme la mort, Halo la regarda, soutenant son regard. Qu'elle réponde, et vite ; elle avait le choix entre lui trancher la tête et lui rendre de l'air. Elle tenait son avenir à lui entre ses doigts.



   
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Ven 17 Fév - 15:56

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Et si le monde s'écroule. Si le froid nous engourdi. Si l'humanité toute entière se détruit autour de nous. Si on doit danser dans le sang et dans le violence.  Et puis même si les dieux sont contre nous.  Je resterais toujours à tes côtés. Tu sentiras toujours ma main dans la tienne.
Elle referma le cahier, pensive. Voilà quelques années maintenant qu'elle l'alimentait, elle inscrivait tout ce qu'elle n'avait pas l'audace de lui dire les yeux dans les yeux. Un jour, je trouverais le courage de le lui offrir se dit elle avec une peur qu'elle ne se connaissait pas. Elle la créature intrépide aux mille ressources.
Parfois elle lui parlait aussi lorsqu'il dormait. « Halo ? » pas de réponses. Elle souriait alors dans l'obscurité et se penchait vers son cou nu pour l'embrasser et se repaître de son odeur. Elle n'en aurait jamais assez. Non elle n'aurait jamais assez de lui. Il lui faudrait l’éternité et même l’éternité ne suffirait pas. Parce que ça avait toujours été lui. Ça le serait toujours. Elle avait passé sa main sur son torseet avait rabattu le drap sur sa peau luisante sous le feu de la cheminée. «  Tu sais, parfois j'ai l'impression que mon coeur n'est pas assez gros pour supporter tout l'amour que j'ai pour toi. J'en perd le nord, j'ai le souffle coupé à chaque fois que je te regarde. Je suis subjuguée tu sais. Vraiment… Oh Halo… T'appartenir est la meilleure chose que je sache faire. Je ne sais rien faire d'autres. Et depuis toujours d'ailleurs. » Ses doigts glissaient sur sa peau. Elle souriait. La nuit emporterait avec lui ses paroles, mais elle était sûre qu'il rêverait d'elle
cette nuit là. Elle savait que ces mots prononcé en secrets ne s'envoleraient pas.

Et puis il y avait ce moment. La musique. La danse. La nuit qui révélait tout les secrets qu'elle avait si jalousement gardés pendant tout ce temps. Blottit contre son coeur elle pouvait l'entendre tambouriner contre sa poitrine. Elle allait et venait entre ses bras au rythme de leur hymne endiablé. Mais il ne détournait pas le regard d'elle, et elle ne pouvait faire autrement que de le regarder, encore et encore. Comme lorsqu'ils étaient gosses et qu'elle l'obligeait à la suivre puisant son déchaînement dans ses yeux. Ils avaient fait de l'univers une immense cours de récréation qu'il avait foulés de leurs petits pas allant bien au-delà des frontières, bien au-delà de l'horizon. C'était simple. Trop simple. Mais ils saisissaient toujours les heures que le temps leur octroyait. Se languissant de se retrouver lorsqu'ils étaient loin l'un de l'autre. Jamais bien longtemps sous peine de crises acérées de la brune.
Il dansait, petit garçon de son coeur. Il chantait, chevalier de son âme, héros de sa vie. Et elle mourrait pour lui, pour continuer de voir ce sourire sur ses lèvres. Elle mourrait satisfaite de l'avoir tellement aimé. D'avoir eu la chance un jour deramasser son livre couvert de terre pour le lui rendre avec un petit sourire. Eux d'eux c'était une longue histoire. Une histoire sans fin. Une histoire qui continuait de se jouer sur le théatre de cette folle toile qu 'était la vie. Peu importait les guerres, les conflits, les hostilités, la peine, l'angoisse lorsqu'ils étaient ensemble ils oubliaient tout prêt à affronter chaque armée de chaque peuple de chaque contrée lointaine.
La nuit entière semblait envoûtée par ces deux jeunes amants qui déchiraient le destin, saccageaient la tristesse à coup d’éclats de rire et de baisers à n'en plus finir. Quels étaient donc ces enfants de la lune qui refusaient obstinément de vivre une existence morne et sinistre ? Eux c'était Halo et Cendre, et jamais l'univers n'oublieraient leur nom elle en était sûre. Alors oui. Ils vivraient sans doute toujours cachés. Oui, ils ne seraient jamais riches. Ils ne seraient pas de ceux qui influençait le monde par leur paroles pleines de promesses mais désuètes de toute moralité. Le monde magique n'aurait jamais connaissance de leurs batailles du quotidien. Mais il s'aimaient au-delà de l'entendement, c'était largement suffisant à remplir leur destinée.

Elle se rapprocha de son oreille en quelques secondes et murmura «  J'ai toujours su que tu étais fait pour moi Gabriel Whelan. » Et elle reprit la danse où elle l'avait laissée, ne lui laissant pas le temps de lui répondre. Parce que c'était ce qu'elle avait l'habitude de faire : arriver sans crier gare, lui rappeler qu'elle était sienne et repartir aussi vite qu'elle était arrivée. Elle s'était stoppé pour l'observer. Il semblait si heureux à cet instant. Comme enivré. Il avait laissé de côté cet air austère qu'elle lui connaissait pourtant par coeur pour rivaliser avec toute les étoiles de l'univers et briller de milles feux. Elle en tremblait. Elle ne savait pas pourquoi mais elle tremblait. Du bonheur à l'état brut. Un instant que rien ni personne ne pourrait lui enlever. Jamais. Il était magnifique. Et il gravitait autour d'elle, parce qu'elle était le centre de son monde.
Il se détacha d'elle pour mieux l'emmener dans une tornade. « Il y a bien des choses que je pourrais faire pour toi. »   un éclair jaillit de sa baguette laissant un cygne venir voler autour d'elle. Elle tournoya sur elle même pour le suivre en riant «  A quoi tu joues Halo ? » Mais déjà il lui avait prit la main et la faisait valser, fébrile. Il ne s'arrêtait plus à présent. C'est donc avec un hoquet de surprise qu'elle l'observa sauter sur le rebord du balcon de l'aurore. Instantanément elle ramena ses mains devant son visage, son coeur eut un loupé et sa respiration fut coupée pendant un instant. . « Marcher au bord d'un gouffre, sans lumière... » Ses joues s'empourprèrent. La sorcière ne reussit à maitriser sa respiration qui devenait de plus en plus saccadée au fur et à mesure que ses yeux suivaient sans perdre une miette chaque mouvement qu'Halo faisait. Pour elle. Elle fremissait. Elle leva les yeux lorsqu'elle sentit des flocons tomber sur ses épaules dénudées. Elle éclata de rire. . « Traverser des blizzards et des torrents pour te retrouver. » Mais déjà elle ne regardait plus que lui. Encore et toujours lui. Tournant autour d'elle, l'entrainant à chaque nouveau pas qu'il faisait. Il riait à présent et son coeur cessa complètement de battre. Elle cru mourir d'amour à cet instant. Éclater d'extase. Oui elle pouvait bien mourir à présent. Elle avait atteint la félicité. « Combattre des hydres, des dragons, des centaures et des géants ! » Oh, il le faisait déjà, il se dépassait tellement chaque jour pour elle. Elle ne doutait jamais de ce qu'il pouvait faire pour la protéger. Mais il riait à cet instant. Alors elle oubliait tout. Jusqu'a sa propre existence. Jusqu'à son prénom. Jusqu'a respirer.  « Combler chacune de tes attentes. »  des flammes apparurent. Ses yeux s'allumèrent de ce brasier avec lequel elle avait eu l'habitude de vivre avec depuis déjà si longtemps. L'instant d'après elle sautait à ses travers, démone diablement belle. Envoûtée par l'instant. Faisant tournoyer ses cheveux, remuant ses épaules. Riant. Tournant à en avoir le tournis à en perdre Haleine sous le regard. Elle fermait les yeux, se laissant happée par le moment. Cet instant magique. Il s'était approché d'elle. Son souffle, son parfum, sa peau brûlante. Elle pouvait tout sentir à présent. Elle ouvrit les yeux pour accrocher son regard. Il n'était plus qu'a quelques centimètres de son visage à présent. Avec cette folie furieuse qui brûlait dans son regard et qui la fit chavirer un peu plus. Il ne riait plus. Mais la flamme brillait dans ses yeux.« Partager ta vie. » et il l'embrassa enfin. Un baiser trop court à son goût qui laissa un incendie dans son corps.

La suite ? Elle le vit poser un genou à terre, ses prunelles toujours accrochées aux siennes. Il y avait quelque chose sur son visage. Quelque chose de merveilleux. De doux. De fort tout à la fois. Quelque chose qu'elle n'oublierait jamais même dans ses heures les plus sombres. C'est de ce visage qu'elle se souviendrait.
Elle ne comprit pas de suite, continuant a rire. Puis elle se figea. Incapable de battre des paupières. Incapable de faire le moindre mouvement. Elle sentit son ventre se tordre. Sa chair toute entière aurait pu fondre. Son sang la brûlait.
Ce sont des larmes qui coulaient le long de ses joues lorsqu'elle l'observa tirer l'écrin de sa veste : « Et t'épouser, si c'est ce que tu veux aussi. »  C'est tremblante qu'elle avait ouvert la petite boite et qu'un sanglot s'était échappé de sa gorge bien malgré elle. Elle jura qu'une éternité s'était passé avant qu'elle ne puisse être en mesure de répondre tant l’émotion l'avait envahie. Alors elle Lui sauta dans les bras et écrasant ses lèvres contre les siennes encore et encore c'est en boucle qu'elle répétait « Oui ». Elle pleurait. Brûlait. Chercher à embrasser chaque parcelle de peau qu'elle pouvait atteindre avec ses lèvres. Elle n'arrivait pas à le croire. « Je n'ai jamais rien voulu d'autre. Je l'ai tant de fois souhaité de toute mes forces, jurer de mon sang dans ce stupide puits à vœux. Tu as tout réalisé Halo ! Absolument tout. Je t'aime tellement ! Oui oui et encore oui ! »

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Je savais le silence depuis longtemps, j'en sais la violence, son goût de sang. Rouges colères, sombres douleurs, je sais ces guerres, j'en ai pas peur. Je sais me défendre, j'ai bien appris, on est pas des tendres par ici. Je sais les hivers. Je sais le froid. Mais la vie sans toi, je sais pas.©️lazare.

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Statut du sang : PurMessages : 74Date d'inscription : 12/02/2017Localisation : Partout, mais tu ne le vois pas ♥
Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Ven 17 Fév - 21:09

« J'ai toujours su que tu étais fait pour moi Gabriel Whelan. » Et pour ce jeune homme de vingt ans qui n'avait jamais vu qu'à travers ses yeux à elle, la chose était incompréhensive. Depuis leurs cinq ans ils avaient toujours été inséparables ; leurs étés étaient parsemés de visite chez l'un ou chez l'autre, rarement solitaires et malheureux quand ils l'étaient. Halo aurait certainement dû s'en douter, mais ce n'était pas le cas ; fort de sa modestie, humble, il se disait juste qu'il avait beaucoup de chance de l'avoir pour amie. L'espoir qu'il avait eu quant à elle était mort dès le nid, convaincu qu'il était que les miracles ne se produisaient pas dans la réalité. La magie était une chose ; c'en était une autre. Il voyait défiler sa vie comme un train ronronnant dans une plaine ; sans saveur. Elle était arrivée très tôt et avait ranimé en lui tous ses espoirs ; celui de faire quelque chose de sa vie. Être utile, tel était son accomplissement ; il serait un héros ou un espion, peu importait. La deuxième option lui paraissait nettement plus faisable, et le coeur rempli de convictions il avait choisi cette voie, envers et contre tous. Les rares disputes qu'il ait pu avoir avec sa famille résidaient dans ce terrible débat qui faisait trembler les murs. Ils voulaient de lui la sagesse et la conscience, lui réclamant à cor et à cris de se calmer et de choisir l'option la plus raisonnable ; mais dans son esprit d'enfant tout était possible. Il écoutait les remontrances avec cette indifférence polie que certains enfants affichaient avec aplomb, mais ne les entendait pas. Plus tard ils seraient agents secrets. Il l'avait promis à lui même et surtout à elle, la jeune femme qui allait dès lors partager sa vie. Celle qu'il avait choisi.

Celle qui se tenait là, immobile, des larmes plein les yeux, réprimant un sanglot quand elle ouvrit l'écrin, fébrile. Elle avait de l'or dans les yeux et des flammes, dans ses cheveux en écho de celles qu'il avait produites. Elle était plus belle que jamais. Plus fascinante que n'importe quel bûcher, plus envoûtante et plus chaleureuse qu'un feu de cheminée. Plus attirante que n'importe quelle succube. Elle était belle, et quand il leva les yeux pour la regarder, terrorisé à l'idée qu'elle dise non, il pensa qu'il pourrait à jamais graver cette expression dans sa mémoire. Elle dominait aussi bien ses pas que son esprit, sans elle il valait mieux être mort. Il la voulait dans sa vie, chaque jour, chaque nuit. Il la conduirait jusqu'au rêve qu'elle s'était fixé avec lui, il en laisserait ses plumes s'il le fallait. Mais pour la voir encore, il irait jusqu'à pactiser avec le diable. Elle échappa un sanglot, en attrapant la bague et son coeur se serra. Il était aller voir les parents de la jeune fille l'été précédent, la veille du départ, en secret. Il avait demandé sa main, et la chose avait été accepter. Marier sa fille à un Whelan paraissait tout à fait au goût du père. Un jeune homme de Sang Pur, au brillant avenir, avec qui elle passait déjà le plus clair de son temps ; ils faisaient déjà partie de la famille de l'un ou de l'autre, ce n'était qu'une bague. Une formalité. Mais pour lui, c'était un lien indéfectible qui ne se briserait jamais. Sa mère lui avait donné l'écrin en lui souhaitant bonne chance ; promettant de planifier le mariage pour l'année suivante, si jamais il avait réussi.

Le verdict n'allait pas tarder à tomber. Elle pleurait, éternisant de ce fait sa torture et sa peur de la voir dire non ; les yeux levés vers elle, il la regardait sans ciller, presque, stressé. Que ferait-il si elle décidait de le rejeter ? Si elle disait que c'était trop tôt ? Il passerait pour le dernier des imbéciles et il n'oserait plus jamais la regarder dans les yeux. Le coeur lourd, il attendit, chaque muscle tendu. Il y avait réfléchi pendant des mois. Des mois à cacher son cadeau dans un fond de sa valise en priant pour qu'elle ne tombe jamais dessus. Il l'avait accompagnée dans sa dernière année en enchaînant les heures de travail et les promenades pour la divertir. Et ces nuits, longues et inlassables à la toucher, persuadé de ne jamais pouvoir se sentir repus de sa peau et d'elle. Le nez dans ses cheveux et les doigts en promenade. Ils veillaient toute la nuit, et le lendemain chacun pouvait admirer deux mines épuisées et échevelées passer la porte. Ils bravaient les interdits, parce qu'elle aimait terriblement cela ; impossible à dompter, elle se faisait panthère au dehors et chaton dans ses bras. S'il avait pu figer cela dans son esprit, il l'aurait fait ; mais par peur de perdre le moindre souvenir, il en créait des nouveaux. Il aurait voulu faire de chaque journée une aventure pour elle. Est-ce que Cendre le savait ? Il l'ignorait. Mais dans l'attente, il se força à se rassurer. Il avait tout fait pour cela. Il avait donné jusqu'à son essence.

Et puis un mouvement. Il bascula en arrière, entraîné par son poids alors qu'elle se précipitait sur lui. Rassuré immédiatement par un "oui" qu'elle n'avait pas eu besoin de prononcer à voix haute, il la laissa le malmener autant qu'elle le voulait, riant entre ses bras fins, en la serrant contre elle dans le simple but de l'emprisonner. Il aurait voulu se tatouer dans sa peau. Être fait de sa chair. Elle l'embrassait à l'en étouffer, et il s'en moquait bien ; sa réponse, par l'affirmative, le fit rire alors qu'il essuyait ses larmes, fou de joie. Elle pleurait et il chercha à l'effacer, mais le trop plein d'émotions qu'elle laissait s'échapper de son corps le réchauffa jusqu'aux os quand, au sol, il la fixa de nouveau. Cette fille qu'il aimait depuis dix ans allait se marier avec lui. « Je n'ai jamais rien voulu d'autre. Je l'ai tant de fois souhaité de toute mes forces, jurer de mon sang dans ce stupide puits à vœux. Tu as tout réalisé Halo ! Absolument tout. Je t'aime tellement ! Oui oui et encore oui ! » Elle s'était mise à crier de joie et il n'arrivait pas à en croire ses oreilles. Elle aurait pu souhaiter la richesse mais c'était pour lui qu'elle avait versé son sang dans le puits, quatre années auparavant. Pour le simple but de porter son nom un jour. Alors, fou de joie, il embrassa ses lèvres, cherchant à calmer ce feu qu'elle irradiait, menaçant de le brûler. Les mains entourant son visage en coupe, il ferma les yeux, incapable de croire à ce qui lui arrivait. Il allait se marier. Avec elle. « Je sais que tu n'y accordes aucune importance mais ton père est d'accord. » Elle releva le nez et haussa un sourcil. Il répondit par un sourire, au milieu des chandelles, l'aidant à se mettre debout. « J'avais la bague depuis un an, je suis le courage personnifié. » Il passa une main dans ses cheveux, gêné. Pourquoi avait-elle accepté, il l'ignorait ; mais elle l'avait fait et c'était le plus important. Elle porterait son nom.

« J'aurais bien aimé quelque chose de calme et d'intime mais... » le rose aux joues, il baissa le nez. « Enfin c'est pour ça que je voulais retourner en Irlande avant de commencer les tests. » Il passa un doigt sur sa joue, glissant ensuite le long de son menton. Ils étaient seuls pour cette dernière soirée et il avait plus d'assurance que jamais. Sa force, il l'avait puisée dans un simple oui. « Ensuite, on ira où tu en auras envie. » Ils prendraient peut être quelques jours et ils iraient à l'étranger. Dans le pays qu'elle voudrait. Puis une nouvelle partie de leur vie commencerait ; celle, éreintante, des tests qui détermineraient si oui ou non, ils avaient eu raison d'y croire. Pour l'heure, il ne pensa qu'à l'instant ; il la prit dans ses bras, le nez contre son crâne, et il oublia tout le reste, plus heureux qu'il ne l'avait jamais été.



   
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