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 If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith

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Statut du sang : PurMessages : 218Date d'inscription : 11/02/2017Localisation : toujours dans ton ombre
Ҩ If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 15:04

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre
Elle regardait la neige tomber par la fenêtre. Il paraît qu'aucun flocon ne se ressemblait, qu'ils étaient tous unique. Cette idée la fit sourire. Aujourd'hui elle était de bonne humeur. Elle tourna on regard vers son lit où une robe verte satinée luisait sous la lumière douce de l'unique rayon de soleil qui avait réussit à percer l'océan de nuage qui se propageait jusqu’à l'Horizon. Mais ce n'était pas pour cette fête que l'humeur de Lilith était au beau fixe. Non. Les vacances étaient là, ce qui laissait plus de temps à Cendre pour le passer avec Halo. Et elle en avait intensément besoin après ces derniers mois à ne pas avoir une minute de répit.
Tout feu tout flamme, telle qu'elle avait toujours été, la belle se précipita à l'extérieur, suivant de près cette silhouette qu'elle connaissait si bien, qui marchait dans la neige, le nez dans un livre. Il avait les cheveux en bataille, le regard si concentré sur le manuel qu'il en avait oublié la présence de tout les élèves qui s'amusaient à se jeter des boules de neiges. Son coeur se contracta. La neige lui allait si bien. Lui, calme. Impassible. Une beauté froide. Un charme tout particulier. Un regard profond. Arpentant son univers, elle pouvait presque lire ses pensées à cet instant. Il était tout son contraire, elle l'aurait sans doute brûlé par son caractère s'il n'avait pas été lui, s'il n'avait pas su la dompter.
Rapide, vive. Féline. Elle s'était approchée de lui, marchant au rythme de ses pas, silencieuse à souhait. Elle n'était plus qu'a quelques centimètres à présent, un seul petit bond suffit à le surprendre. Avec une agilité hors pair, elle passa son bras derrière son cou qu'elle ramena près de sa poitrine et de son pieds elle poussa doucement l'arrière de ses jambes pour lui faire perdre l'équilibre. Doucement, elle l'accompagna dans sa chute pour qu'il ne se fasse pas mal. Il n'était pas rare que la jeune fille le saisisse de la sorte pour développer sa souplesse. Elle excellait en ce domaine. Il lui apprenait la théorie, elle lui montrait la pratique.  le combat au corps à corps était une de ses spécialités depuis bien des années, sachant qu'un duel ne se passait pas toujours comme prévu et qu'une baguette ne pouvait pas résoudre toute les situations. Depuis petits, leurs entraînement n'avait eu de cesse d'augmenter. De simples énigmes, à des casse têtes bien plus élaborés, Halo l'avait initié à la réflexion. Évidemment, elle n'avait jamais surpassé le maître.
Bloquée sous son poids, elle maintenait le garçon à terre de sa jambe droite. Avait saisit son bras. Il ne bougeait plus. Trop abasourdi par cette surprenante arrivée. Puis quelques secondes plus tard, le jeune homme avait trouvé la faille et l'avait renversée, inversant alors les rôles. Elle se mit à rire. Ses yeux se posèrent sur la mine inébranlable d'Halo. Quelques rayons de lumière vinrent se perdre dans sa chevelure et c'est par reflexe qu' elle glissa son doigt sur une de ses mèches rebelles qui miroitait. «  et bien dis donc ! Tu t'améliores de jour en jour Halo ! » dit-elle en souriant. Elle se releva. Ils marchèrent quelques heures comme ça, sans trop savoir où aller. Peu importait de toute façon. Les heures défilaient tellement vite lorsqu'elle se trouvait à ses côtés, elle se sentait lésée par le temps qui rallongeait ses heures loin de lui tandis qu'il engloutissait si vite les minutes où ils pouvaient enfin se retrouver. Allongés dans la neige. La tête posée sur le ventre d'Halo, Cendre ne pensait à rien. Pas même aux ennuis qu'elle avait encore eut avec le concierge et qui lui avait valu deux heures de retenues. Elle aurait tant voulu rester là. Échapper au bal de noël. Rester là à dessiner les étoiles du bout de leur doigts.
Le soir venu, Lilith avait enfilé sa robe. Tandis que ses amies se pavanaient affublées de la sorte en pouffant de rire, Lilith ne bougeait pas. Ne prend pas cette air si sérieux ! Avait dit l'une d'elle. «  J'ai l'impression d'être une meringue ! » elle qui était habituée a porter ses pantalons sales à force de se rouler dans la terre, ses pull troués, elle n'avait pas l'impression de se reconnaître dans cette robe qui épousait parfaitement ses lignes féminines de son corps. Mais non ! Tu es magnifique ! Tu peux pas juste te comporter comme une fille de temps en temps. Spontanément la jeune fille releva la tête «  j'ignorais qu'être fille impliquer de glousser et de s'ébahir devant quelques morceaux de tissu. » sifflante, Lilith se mordit la lèvre, elle regrettait déjà ce sarcasme lorsqu'elle vit la mine de son amie se décomposer. Tu es dure. «  Excuse moi. Tu es resplendissante. » ce compliment suffit à lui seul à redorer le blason de la jeune fille qui continua à se pavaner.
Lilith se leva. Elle devait retrouver Halo, ils s'étaient promis de s'y rendre ensemble. À peine fut-elle dans le couloir qu'elle vit sa frimousse de l'autre côté de celui-ci. Un sourire radieux illumina son visage. Son costume lui saillait à la perfection, il y avait quelques chose de ténébreux. Pas à la manière de sinistre du terme mais bien dans le charisme énigmatique qu'il dégageait. soigné à souhait, elle se sentit ridicule à côté de celui qui n'avait jamais un geste déplacé, une parole inconvenante. Alors qu'elle brûlait d'envie d'enlever cette robe qu'elle imaginait être trop serrée pour elle. Un parfait Gentleman. Comme le héros de leurs enfance. «Tu es très élégant, Halo... » Naturelle, pétillante de malice, elle lui prit le bras et c'est avec un entrain auquel elle ne s'attendait pas qu'ils pénétrèrent dans la salle de bal.

La soirée aurait put se passer divinement bien. Elle aurait pu. Mais elle ne sut trop à quel moment cela bascula. Une danse. Halo qui la regardait. Elle qui laissait cours à ses turbulences sur la piste. Elle n'avait pas vu cet autre qui s'était  dangereusement rapproché d'elle. Son nom prononcé. Elle aurait du s'en douter. Mais elle ne voyait jamais rien. Ni les regards d'envies que certains lui lançaient, ni les paroles aux desseins cachés que les garçons lui accordaient. Elle ne voyait rien. Strictement rien. Mais elle aurait du s'en douter. Lorsque le seul qui comptait ne lui répondait plus pendant des heures. Lorsqu'elle trouvait le regard triste d'Halo posé sur elle à chaque fois qu'un de ces garçon s'accomodait fort agréablement de sa présence. Elle s'en fichait. Elle se fichait tellement de leurs oeillades. Mais elle se retourna ce soir-là. Un baiser volé. Elle aurait tant voulu que ces lèvres sur les siennes soient celles du seul et de l'unique qui avait prit place dans son coeur. Mais ce n'était pas le cas. Halo ne l'aimait pas de cette manière là, elle s'en été résigné à présent. Pourtant lorsqu'elle rejeta l'intru, elle ne le trouva plus dans son champ de vision. « Halo...» elle scruta attentivement la pièce, cherchant le visage de celui-ci à travers la foule qui dansait. C'était comme si tout autour d'elle allait en s'accélérant alors qu'elle semblait être au ralenti. D'un pas décidé elle traversa la salle de bal et se lança à la poursuite de son ami. «  Halo ? » elle le vit de dos emprunter un couloir. Lilith ne voyait pas son visage. Pourquoi était-il parti ainsi ? «  HALO ! ATTEND MOI ! » mais il ne l'entendait pas. Ou alors il ne l'écoutait pas ? En quelques enjambées elle avait réduit la distance qui les séparait. Elle posa une main sur son épaule pour le stopper. «  Halo qu'est-ce qu'il se passe ?  Pourquoi être parti comme ça ? » Il était de dos. Elle n'osait le retourner. N'osait même pas respirer. Quelque chose clochait. Son coeur se serrait. Qu'avait-elle fait ? Toutes ces années passées avec lui lui avait offert des moments de querelles. Mais cette fois c'était différent. Si à cause de ce garçon son meilleur ami ne lui parlait plus, elle le réduirait en charpies.
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Dernière édition par Lilith Von Woodsen le Mer 15 Fév - 15:10, édité 1 fois
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 15:08

Il neigait, à Durmstrang.

Non pas que cette information ait une quelconque importance, mais Halo aimait bien le froid et la neige. Le jeune homme ne supportait pas la chaleur et ne se sentait jamais aussi bien qu'en hiver ; le froid, le silence, lui permettaient de jouir tranquillement de moments paisibles devant la cheminée, à lire. Il n'y avait pas cours pour l'occasion, et c'était une aubaine ; pour une fois, il pourrait profiter de moments un peu plus importants que ces autres, volés au détour d'un couloir pour la retrouver. En attendant, il lisait un épais ouvrage d'Histoire de la Magie, le nez chaussé de petites lunettes rondes ; il ressemblait plus que jamais à un premier de la classe, c'en était presque effrayant. Il marchait en lisant, évitant les obstacles sans lever les yeux, concentré. La journée commençait bien. Il neigeait, et la plupart des élèves préféraient rester à l'intérieur. Lui même l'aurait fait si Cendre ne lui avait pas proposé une promenade. Il ne pouvait rien lui refuser, c'était comme ça. Les sourcils froncés, il tenta de déchiffrer un nom de famille bulgare un peu plus complexe que les autres ; et puis le monde bascula.

Un bond derrière lui le fit sursauter, et il en lâcha son livre, les lunettes de travers. Il la reconnut avant de la voir, quand son bras s'enroula autour de son cou et qu'un pied le fit tomber en arrière. Muet de surprise, il tenta de se raccrocher à quelque chose pour lui échapper ; mais ses mains battèrent dans le vide, comme une affreuse parodie et il termina par terre dans la neige, le livre échoué à un mètre de lui. Il tenta de se dégager, une première fois mais la jambe de la jeune fille le maintenant de manière beaucoup trop habile. Alors, avec un soupir, il fit momentanément le mort jusqu'à ce que l'étreinte se desserre ; puis il s'arquebouta et entraînant son poids, il reprit l'avantage, la surplombant. Ses cheveux noirs faisaient une ombre à la neige au sol ; et il eut un mouvement de recul, sans vraiment le vouloir. Elle était belle. Belle et intouchable, comme il le pensait depuis de longs mois. La main qui glissa dans ses cheveux le laissa étourdi, et on aurait juré qu'il avait bu lorsqu'il recula lentement, en titubant presque.

«  Et bien dis donc ! Tu t'améliores de jour en jour Halo !
- Je me défends de tes traquenards depuis l'école, il faut bien que ça paye un jour.  »
Elle se redressa avec un sourire, et lui tendit le livre qu'il avait fait tomber. La discussion dériva sur ce qu'il lisait de nouveau, ce qu'il avait appris en passant des heures à la bibliothèque ; puis sur les entraînements programmés pour le week-end, et ce qu'ils feraient aux prochaines vacances. Les heures passaient beaucoup trop vite, avec elle. Elle riait fort, dansait dans la neige et lui volait son livre pour le voir s'essoufler derrière ses jambes minces. Il sourit, lorsqu'il le récupéra pour la troisième fois. Le lendemain, il lui donnerait une énigme à résoudre et elle risquait d'en baver. Chacun son tour. Il s'allongea dans la neige et la regarda faire l'ange, fasciné ; il l'aimait un peu plus à chaque jour qui passait, et c'était un crève coeur de ne pas le lui dire. Mais de ce côté là, on ne pouvait pas dire qu'il était le courage personnifié.

"Eh Whelan ! T'as sorti le costume de ton grand père ?
- Très drôle, Aleïevitch, vraiment très drôle." grommela le jeune homme avec une grimace, alors qu'il enfilait sa robe de soirée, boudeur. S'habiller comme un pingouin ne l'amusait pas du tout mais il n'avait pas vraiment le choix ; tenue de soirée exigée, qu'ils disaient. Dans le dortoir, il passa un coup de peigne dans ses cheveux pour maîtriser ses cheveux indisciplinés, sans succès ; lissant le tissus avec une grimace, il essaya d'ignorer les conversations autour de lui. Après tout (tu vas essayer de lever qui ce soir ?) ça ne le concernait pas. (Ivanovna peut être, j'ai toujours adoré cette nana. Ou O'Hara, elle est quand même sacrément mignonne...) non vraiment pas. Il jeta un regard noir aux garçons près de lui, sans dire un mot cependant. Mignonne. On pouvait décrire Cendre de mille et une façon, mais elle n'était pas mignonne. C'était une flamme. Dévastatrice ou ronronnante, au gré de son humeur. La plus belle flamme qu'il ait jamais vue.

Il la retrouva dans le couloir, à la sortie des dortoirs. Il la reconnut parmi les autres sans hésiter ; c'était la plus belle, à tous les égards. Sa robe d'un vert lumineux épousait des formes de jeune femme qu'il osa à peine regarder, gêné ; lui qui la voyait toujours en pantalon ou en robe d'école eut véritablement des difficultés à ne voir que ses yeux quand il s'avança vers elle. Et son sourire, magnifique, réchauffa immédiatement le jeune homme hésitant qui venait de passer la porte ; elle serait avec lui pour la soirée, il n'avait peur de rien. Rien de grave ne pouvait se passer, n'est ce pas ? Ils lui tourneraient autour mais elle les ignorerait. Il fallait qu'elle les ignore. Elle s'avança, radieuse, et attrapa son bras sans une once d'hésitation.

«Tu es très élégant, Halo... » Il la regarda, en posant une main douce sur son poignet, un sourire tendre aux lèvres. « Je ne tiens pas la cadence, mais ce n'est pas grave il faudra t'en contenter. » elle eut un rire, avant de l'entraîner. La soirée s'annonçait bien. Il n'y avait pas de raisons de s'inquiéter.

Ce fut du moins ce qu'il pensa en franchissant la porte, en l'emmenant dans la salle. Il la laissa d'abord converser, elle lui proposa ensuite une danse qu'il refusa poliment. La danse et Halo, c'étaient deux pôles complètement incompatibles. Alors avec un sourire, il la laissa partir avec une jeune fille dont il avait déjà oublié le nom, et s'adossa contre un pilier. Cendre était son émission préférée. Quand elle dansait, quand elle riait, quand elle parlait, quand elle lui jetait des boules de neige ou quand elle lui courait après parce qu'il lui avait dérobé un objet dans sa poche comme un voleur, sans qu'elle s'en aperçoive. Il croisa les bras sur sa poitrine, l'épaule contre la pierre, souriant ; sourire qui fondit comme neige au soleil quand il vit cet espèce d'ignoble abruti de Nikolaï s'approcher. Une main sur son épaule, il la héla. Et quand elle se retourna... Halo écarquilla les yeux, les bras ballants.

Alors cela devait finir comme ça. Il s'en était toujours douté sans jamais vraiment oser y croire ; jamais elle ne serait à lui. Les dents serrées, il recula d'un pas, puis de deux, pour détourner les yeux du spectacle écoeurant qu'il avait devant les yeux. Cela devait finir de cette façon. Jamais elle ne serait à lui, parce qu'il n'était pas assez bien pour elle. Qui voudrait d'un garçon comme lui ? Silencieux, frêle, sans courage, tout juste bon à l'écouter elle et à suivre chacun de ses pas comme une ombre. Il tenta de contenir les larmes brûlantes roulant déjà sur ses joues en se mordant l'intérieur des lèvres, fendant la foule pour s'échapper, pour ne pas la voir tomber dans les bras de ce pauvre type. Il aurait dû s'y préparer mais il avait toujours eu de l'espoir. Et Lilith venait de le tuer. Il franchit la grande porte d'un pas long, pressé ; il rejoindrait son dortoir pour y pleurer tout son saoul, puisque les autres profitaient de la fête. Il n'avait le coeur ni à rire ni à s'amuser ; il fallait qu'il s'éloigne, il fallait qu'il parte. Les images du baiser que ce salaud lui avait donné firent remonter une bile amère dans sa bouche quand il essuya ses yeux d'un revers de sa manche, furieux contre lui même. Tu t'attendais à quoi, mon vieux ? Elle n'a jamais été faite pour toi. Toi, tu es un minable. Elle, elle brillera.

«  HALO ! ATTENDS MOI ! » Il accélléra le pas. Pourquoi le suivait-elle ? Quelle importance pouvaient avoir leurs jeux d'enfants face au crime qu'elle venait de commettre ? Avec amertume, il se souvint de ce que son père disait, souvent. Les femmes, ces poisons violents et attractifs. Une fois entre leurs griffes, on ne pouvait plus fuir. C'était déjà trop tard ; dans son cas à lui, elle l'avait déjà lacéré de mille blessures. Une main se posa sur son épaule ; il réprima un mouvement rageur de recul, pour s'immobiliser. Même malheureux, même en colère, Halo se voyait incapable de résister à ses attraits maléfiques. Il se stoppa, au milieu du couloir désert, mais ne se retourna pas immédiatement. Il prit une inspiration, longue, alors qu'elle continuait.

«  Halo qu'est-ce qu'il se passe ?  Pourquoi être parti comme ça ? 
- Lâche-moi, Lilith. » Il s'était crispé, immobile, les poings serrés autour de lui. Il ferma les yeux, et lorsque la main s'écarta, il se retourna. Dans son regard, brûlait une colère glaciale et menaçante. Elle en recula presque d'un pas. Halo ne se mettait jamais en colère. Jamais. Sauf lorsque cela la concernait, elle. Et ce soir là, tout la concernait. Il sentait encore dans sa bouche le goût amer d'une trahison, là où elle ne lui avait encore jamais juré la moindre fidélité. « J'ai préféré te laisser tranquille, tu avais l'air de bien t'amuser avec le Dom Juan des pistes de danse, non ? Pourquoi tu m'as suivi ? » Le ton était sec, coupant. Il resta là, planté devant elle comme un petit bonhomme insignifiant et fragile en rébellion contre son maitre. Voilà comment il se sentait. Comme un chien. Un foutu chien. « Il ne doit pas être content de t'avoir vu pour retrouver ton abominable petit gringalet de meilleur ami. Fiche moi la paix je veux être seul. » ce n'était pas de sa faute à elle, et il le savait. Mais le destin en avait voulu ainsi ; Cendre était Cendre, et elle brûlerait toute sa vie. On ne peut pas brûler au contact de l'eau, il aurait dû y penser. Alors, dans un ultime mouvement dénigrant jusqu'à l'entièreté de leur relation, il se détourna. Et il reprit sa marche. « Ne me suis pas. » Il mordit ses lèvres, réprimant une nouvelle montée de larmes. La fuite. La fuite, c'était tout ce qui comptait.  

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 15:14

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Des secrets. Beaucoup de secrets. Beaucoup de promesses aussi. Le passé qui s'était mélangé à leur futur. Des rêves à en perdre la tête, ivre d'avenir. Elle avait tout pour briller. Vraiment tout. Elle aurait pu tenir le monde dans la paume de sa main, lorsqu'on la voyait on succombait. C'était ainsi avec Lilith. Mais cette ivresse, cette capacité à vouloir engloutir le monde elle ne le tenait que grâce à lui. Il était tout son monde. Il était cette force qui la maintenait sur terre, qui canalisait la flamme destructrice qui incendierait tout sur son passage. Lui. Le gamin qui ne voulait pas se faire remarquer. Lui. Le gamin au fond de la pièce qui observait bien plus qu'il ne participait. Elle l'aimait pour ça. Elle l'aimait pour leur secrets dissimulés derrières ses sourires qu'ils n'offraient qu'a elle. Elle l'aimait pour tout ce qu'elle pouvait voir de lui, même lorsque personne ne faisait attention à eux. Il était tout son monde. Il lui suffisait amplement.
Des jeux d'enfants au passage adulte n'était pas aisé. Ils avaient beau s'accrocher à ces paroles pleines d'espoir, ils en perdaient parfois quelques plumes se laissant aller aux tumultes et aux aléas du destin.
Elle était entière. Elle se consumait. Elle ne manquait pas une miette de la vie. C'était une jeune femme libre. Une jeune femme qui n'avait pas fini d'épater le monde. Parce qu'elle avait tout, parce qu'elle l'avait lui.

Tout s'était passé très vite. Elle s'était attaché à son regard, pendant des heures. Comme si le simple fait qu'il la regarde lui offrait un nouveau souffle. Son oxygène. Elle dansait, fiévreuse de cette ère nouvelle qu'elle caresserait bientôt du bout des doigts. Puis il la regardait. Que pouvait bien arriver ? Il la regardait. Elle le regardait aussi. Beaucoup. Dans ces moments où il se pensait transparent, c'est là qu'elle le trouvait le plus beau. Cette beauté cachée qui ne s'offrait qu'a son regard parce qu'elle savait découdre avec ce manque de confiance en lui qui suintait de chaque pore de sa peau. Il était beau. Non, magnifique. Avec ses cheveux impossible à maitriser. Son regard perdu dans les limbes de ses pensées. Son sourire mesuré. Ses mains derrière son dos. Sa tête parfois rentré dans ses épaule fuyant le regard de tous. Mais elle le voyait. Elle ne voyait que lui d'ailleurs. Le reste n'avait aucune importance.
Alors pourquoi diable avait-il fuit ? Elle cherchait dans son esprit les raisons qui l'avait poussé à prendre la fuite alors même qu'elle n'avait en aucun cas considérer les avances de cette brute épaisse qui d'ailleurs ne perdait rien pour attendre. Un coup de poing sur la joue n'avait pas réussit à assouvir sa soif de colère. Mais pour l'heure elle avait bien mieux à faire. Elle courut parce que son regard n'était plus. Parce que la panique l'avait submergée. Rares étaient les moments où elle se sentait perdue, mais elle ne mit pas longtemps à comprendre que ce soir serait une bataille difficile. Il ne la regardait plus. Tout pouvait arriver.

Elle glissa dans le couloir, se laissa happée par l'obscurité paisible, des flammes éclairant avec douceur les couloirs de l'école. Des questions pleins la tête, il était étrange en ce moment. Si étrange. Elle pouvait sentir que cela n'allait pas, que quelque chose gênait celui-ci depuis quelques mois déjà. Et elle luttait comme une diablesse pour lui faire retrouver son sourire. Parfois elle réussissait. Parfois elle échouait. Petite sotte qui ne se rendait pas compte du mal qu'elle lui faisait sans même s'en apercevoir. Comment l'aurait-elle pu ? Elle même ne voulait en aucun cas s'attirer les faveurs de qui que ce soit. Sauf de lui, bien entendu. Elle avait renoncé à ce rêve il y avait quelques mois déjà, se disant qu'elle ne serait qu'un fardeau pour lui, qu'il ne pouvait l'aimer de la manière dont elle l'aimait. Alors elle était encore là, à courir sur ses pas. Comme toujours. Parce que le laisser s'enfuir reviendrait à percer son coeur d'un pieu.
Il s'arrêta net. Pendant un instant elle pensa qu'il allait reprendre sa route pour la fuir un peu plus et échapper à son joug. Il se détacha de son contact. Ce simple geste réussit à lui seul à écraser un peu plus son coeur qui tombait en lambeaux. Pantoise, son bras resta là, dans le vide.  Il se retourna. Son visage. Ses yeux. Son regard si doux, disparu. Un démon dansait à l'intérieur. Ça lui creva le coeur. Lui transperça l'âme. Elle pouvait sentir la colère émaner de lui. Qu'avait-elle donc fait ?

Elle se repassa en boucle la soirée. Cet idiot de Nikoläi allait prendre bien plus qu'un coup de poing. Il avait gâché sa soirée. Peut-être même sa vie. Elle ne le tenait plus. Ne sachant que dire. Une vague de rage s'imisca alors en elle. Elle trouvait ça injuste. Injuste la manière dont il tentait de lui échapper sans même lui donner d'explications. Injuste qu'il la traite ainsi alors qu'elle avait toujours tout donné pour voir son sourire sur son visage. « Mais qu'est ce que tu racontes ? Tu es ridicule ! » Alors elle avait raison. C'était ce baiser volé qui avait eu raison du courroux de son ami. Avait-il peur qu'elle laisse quelqu'un se rapprocher d'elle et mettre de côté leur belle amitié ? Etait-ce ça qui rongeait le coeur de Gabriel ? Pendant quelques secondes elle resta interloquée. Puis la hargne. Le feu ardent se déchainant en elle. S'il n'était pas là pour le retenir, alors elle n'avait plus de raisons de canaliser ce monstre de flammes qui réduisait tout à néant. «  Pourquoi je t'ai suivis ? POURQUOI JE T'AI SUIVIS ? TU PLAISANTES ? » Elle fit un pas en avant, les mains sur les hanches. Guerrière, tempête. «  Parce que tu crois SERIEUSEMENT que j'en ai quelque chose à  faire de cet abruti fini? Si t'étais resté plus longtemps tu m'aurais vu lui flanquer une raclée dont il se souviendra toute sa vie. Et il n'est pas exclu que je fasse de même avec toi si tu n'arrête pas DE SUITE ! » Folle de rage, Lilith gesticulait dans tout les sens. Tentant désespérement de retrouver une once de calme. Des disputes, il en avaient eu, mais jamais il ne l'avait regardé comme maintenant, jamais il ne l'avait autant brisée de l'intérieur. Pourtant, elle voyait autre chose dans ses yeux. De la peur ? De l'appréhension ? Quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Bon sang ! C'était lui qui s'était dérobé à elle, pas l'inverse. «  Ne parle plus de toi comme ça. Jamais. » répondit la jeune fille en restant dangereusement calme, les poings serrés., la mâchoire crispée. Comment osait-il la regarder dans les yeux pour dire de telles sornettes. Après toute ses années à avoir fait de lui la meilleure partie de son âme. « Puis d'abord qu'est ce que ça peut bien te faire ? » osa t-elle en espérant secrètement que la seule raison de sa colère était dû à de la jalousie et non pas à l’égoïsme de ne voir personne s'imiscer entre eux et leurs relation parfaitement platonique. Non ça ne pouvait être que ça, il n'était pas jaloux n'est-ce pas ? Il ne pouvait pas être jaloux. Il le lui aurait dit. Non ? Dejà le garçon s'était retourné et recommencé à marcher, trainant les pieds. Ecrasant un peu plus leur relation à chaque fois qu'il marchait. S'il ne s'était pas agit de lui, elle l'aurait probablement envoyé au diable. Mais c'était lui. Peu importe le mal que cela lui faisait de le voir la fuir, elle ne pouvait s'y résoudre. «  GABRIEL WHELAN ! JE T'INTERDIS DE ME TOURNER LE DOS COMME CA ! »  ne pas le suivre ? Qu'elle vaste arnaque. Elle n'aurait jamais la force de le laisser s'en aller. Lilith ne le laissait jamais fuir, absolument jamais. «  Si tu veux mettre un  terme à notre amitié tu le feras en me regardant dans les yeux. » .
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 15:19


« Mais qu'est ce que tu racontes ? Tu es ridicule ! » Il la toisa en guise de réponse, des icebergs dans les yeux. Les yeux froids, il se contenta seulement d'ignorer la remarque ; oui, il était ridicule, lui et ses états d'âme, lui et l'amour absolu et inconditionnel qu'il éprouvait pour elle. Son regard la détailla, elle et sa jolie robe, sa coiffure parfaite et ses jolis yeux luisants de colère. Elle était belle en toute circonstance, et se dire qu'une autre main que la sienne l'avait touchée lui donnait de cruelles envies de meurtre. Il fronça les sourcils, les bras croisés. Qu'à cela ne tienne, elle n'aurait qu'à se mettre en colère. Il venait de lui briser le coeur en mille morceaux. Détruit, il était détruit et cette idée lui était insupportable. Lui qui ne pensait pas grand chose de lui même, que deviendrait-il sans elle ? Que ferait-il sans leurs entraînements, leurs lectures, leur soirée au balcon de l'aurore ? Que ferait-il sans croiser son regard au moins une fois par jour ? Il serra les poings, et la mâchoire. Il ne le dirait pas. Il ne se ridiculiserai pas encore une fois.

«  Pourquoi je t'ai suivi ? POURQUOI JE T'AI SUIVI ? TU PLAISANTES ? »  Non il ne plaisantait pas. Après tout, pourquoi ? Pour l'humilier un peu plus ? Pour lui vanter les mérites de son imbécile de type qui l'avait souillée ? Il fronça le nez, mais il ne bougea pas. Non, il ne lui ferait pas ce plaisir. Il ne ploierait pas devant sa colère, parce que cette fois, c'était lui qui l'était. Alors il soutint son regard. Glacial. Ecrasé par le chagrin. Elle avança d'un pas, furieuse. Il ne bougea pas la moindre oreille.
«  Parce que tu crois SERIEUSEMENT que j'en ai quelque chose à  faire de cet abruti fini? Si t'étais resté plus longtemps tu m'aurais vu lui flanquer une raclée dont il se souviendra toute sa vie. Et il n'est pas exclu que je fasse de même avec toi si tu n'arrête pas DE SUITE ! » Elle bougeait les bras, les mains, le visage, gesticulante, folle de colère, mais lui e le voyait déjà plus. Il repassa dans sa mémoire ce qu'elle venait de dire ; alors comme ça elle l'avait frappé ? C'était bien commode. Il n'avait pas été là pour le voir. A vrai dire il hésita à la croire. Les faux espoirs, il n'en pouvait plus. C'était trop dur, de supporter tous ces regards sur elle sans pouvoir intervenir. Il aurait suffi qu'il lui dise bien sûr. Mais il était conscient que la vérité serait trop difficile et qu'elle l'enverrait promener. Il avait préféré la garder comme amie que de tout lui avouer et de la perdre. Mais là, il se rendait compte que l'idée de la voir dans d'autres bras que les siens était beaucoup trop insupoprtable. Il avait peur de la perdre. Beaucoup trop peur. Il prit une inspiration, ouvrit la bouche ; mais déjà elle poursuivait, sifflante. Menaçante.

«  Ne parle plus de toi comme ça. Jamais. » Elle se calmait. Mais la colère bouillonnait dans son petit corps comme de la lave en fusion, et il le savait ; elle ne le trompait pas. Elle en était surement consciente elle aussi. Ils se connaissaient par coeur. La gorge serrée, il se contenta de lui jeter un regard noir. A aucun moment il ne baissa les yeux.  « Puis d'abord qu'est ce que ça peut bien te faire ? » ça me détruit, Cendre, ça me réduit en poussière. Tu as toujours su faire n'est ce pas ? Je me suis approché beaucoup trop près de toi et je me suis brulé. Je ne peux pas guérir sans toi. Voilà ce que ça me fait. Il resta là, la bouche hermétiquement fermée au départ, puis il tourna les talons. Non, il ne se laisserait pas faire.  « Ne me suis pas. » Il jeta cela d'une voix glaciale, sans oser se tourner pour le lui dire. Furieux, il s'éloigna, dans l'espoir de la laisser suffisamment coite pour ne pas avoir à lui répondre de nouveau ; qu'elle le laisse, lui et son chagrin. Il vivrait avec cela, et s'il n'en était pas capabe, tant pis, il abandonnerait. Les choses n'avaient aucune importance sans elle. Il en était fou, et il regretta d'être aussi lache. Jusqu'à ce que la voix de Cendre tonne, dans le couloir. «  GABRIEL WHELAN ! JE T'INTERDIS DE ME TOURNER LE DOS COMME CA ! »  Ne pas répondre, laisser les choses se faire, l'ignorer. Il ferma les yeux et serra les dents, le regard brouillé par les larmes. Il allait craquer si elle ne se taisait pas. Il fallait qu'elle se taise. Mais elle continua. «  Si tu veux mettre un  terme à notre amitié tu le feras en me regardant dans les yeux. »

Il s'immobilisa de nouveau, fébrile. Les poings serrés le long du corps, il se retourna ; il était à six mètres d'elle et la regarda comme une bête blessée regarderait le chasseur qui l'acculait. Il se sentait trahi, bafoué. Lui qui l'avait aimé de toutes ses forces était là, réduit à moins que rien, seulement un garçon fatigué qui avait trop donné et se retrouvait avec... des cendres noires. Les résidus de sa dignité et de son espoir. « Je savais que ça finirait par arriver, tu sais ? » Sa voix tremblait, et il était bien capable de le contrôler. « Je savais que tu finirais par m'abandonner. Si ce n'est pas avec ce type, ce sera avec un autre. Quelle est la différence ? » Ses yeux brillaient de rancoeur quand il la regardait. Il préféra détourner les yeux. La voir simplement le rendait fou. « Il faut voir les choses en face, Lilith. Ils te courent tous après et un jour tu finiras par céder à l'un d'entre eux. Et adieu tout le reste. » La phrase suivante n'était qu'un filet, mais elle s'était rapprochée, brisant la distance. « Adieu Cendre, adieu Halo. » Adieu leur rêve, adieu leur projet d'avenir. Il eut un sourire sans joie, en haussant les épaules. « Enfin je suppose que ça devait arriver. Nous ne sommes plus des enfants. » Il la regarda à la dérobée. Elle était devenue une femme maintenant. Leurs jeux devaient l'ennuyer, et il n'avait rien vu venir. Quel imbécile.

Il mit les mains dans ses poches, les larmes aux yeux. Halo n'était pas un garçon qui pleurait. Cela avait dû arriver deux fois depuis qu'ils se connaissaient. Et pourtant, il sentait cela venir. Il fallait que ça s'arrête. Il fallait qu'il parte. « Je t'en supplie, n'en rajoute pas. S'il te plait. Va-t-en. » Il avait été stupide d'y croire. Même un court instant. Elle était déjà partie.    


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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 15:24

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Avoir le coeur brisé. Pendant longtemps elle avait cru que cela n'était qu'une expression, une métaphore, on ne pouvait pas réellement avoir le coeur brisé. Avoir… le coeur… Brisé. Cassé. Disloqué. Anéanti. Pourtant, elle s'était trompée. Elle pouvait littéralement sentir son coeur agoniser dans sa poitrine. Ça brûlait. Se contractait. Se tordait. Tout mais pas ça. Pas ça. Elle ne serait qu'une ombre sans lui. Une petite étincelles de vie, incapable de s'embraser. Plus jamais.
Ses poings se serraient.
En elle, c'était à présent le Blizzard. Le froid absolu. Sans lumière. Avec l'écho incessant de la voix d'Halo qui rebondissait dans son âme vide. « Ne me suis pas. » alors quoi. Rester là ? Attendre sagement que la vie reprenne le cours des choses, la laissant sur le côté, accélérant sa course pour rattraper le temps perdu à croire qu'eux d'eux étaient éternels ? Non. Elle s'y refusait. Elle ne voulait pas y croire. De toute son âme. De tout son coeur. Elle ne le laisserait pas partir. Ce n'est pas ainsi qu'elle fonctionnait. Même s'il avait retiré de son coeur quelques rouages, l 'empêchant de fonctionner correctement, elle ne pouvait abandonner. Malgré le froit. Malgré la glace. Malgré la souffrance.
Ses yeux cherchait un peu d'espoir dans les pupilles dilatées par la colère de Gabriel. Elle y trouva le Chaos. La rage. S'était-il lassée d'elle au point de ne plus rien trouver d'autre que de l'amertume dans son regard ? Que faisaient-ils de leurs rêves ? Que faisaient-ils de leurs promesses ? Tant de questions qui restèrent coincés dans sa gorge. Son silence la tuait. Il ne réagissait pas. Elle savait que ce n'était pas bon signe et qu'il était déjà loin dans son esprit. Loin d'elle. Mais elle n'abandonnerait pas, aussi longtemps qu'elle respirait elle ferait de Halo un but et si elle ne l'atteignait pas elle crèverait d'avoir essayé cela n'avait pas d'importance de toute façon.
Parle. Je t'en supplie parle. Mords. Assassine moi mais parle. Sans toi, rien n'a de valeurs, sans toi rien ne fonctionne. C'est ce qu'elle aurait du dire. C'est ce qu'elle aurait du crier au monde entier à cet instant. Elle n'en fit rien, trop assomée par son regard.
Entre ses silences et ses paroles, Lilith pouvait entendre la musique s'elever, provenant de la salle de bal. Stupide bal. Elle aurait du suivre son instinct et rester allongée toute la nuit, toute la vie sur le torse d'Halo cet après midi, égarés dans la neige mais maitres de leurs univers. Il y avait eu lui. Il y avait eu elle. Puis tout le reste, et il semblait à présent que tout le reste reprenait ses droits sur leur cosmos. Pélerins perdu dans les filets d'une toile d'araignée qui seraient leur gorge et les empêchait de respirer. Pêcheurs qui n'avaient pas sût trouver de rédemption. Puis une parole. De la douleur. Du venin se répandant dans ses veines, brûlant sa gorge. Le sang battant dans ses oreilles. La morsure de la peine se faisant plus violente encore. « Je savais que ça finirait par arriver, tu sais ? ». La mort. Elle préférait la mort mais pas ça. «  Tu mens. » Il ne pouvait pas en penser un traitre mot c'était impossible. Elle ne le croyait pas. Elle ne pouvait pas se résoudre à y croire. Pas lui. Pour rien au monde ils ne détruiraient ce qu'ils avaient construit. Il ne pouvait pas leur faire ça. Il ne pouvait pas lui faire ça.

Ses jambes tremblaient. La douleur lui coupa le souffle. Elle aurait pu taper tout ce qui passait sous ses poings tant la colère lui remuait les boyaux. «  La différence ? » elle le regardait sans comprendre. Elle se fichait bien des autres. Il n'y avait rien qui comptait à part lui. Sa voix se brisa lorsqu'elle lui demanda. «  Pourquoi ? » pourquoi tant de douleur ? Pourquoi ne l'aimait-il pas assez pour la laisser prendre place dans sa vie ? Elle aurait été la reine. Une reine qui aurait passé tout son temps à choyer son roi. Elle aurait été lunaire. Elle aurait régnait d'une poigne de fer en son coeur. « Il faut voir les choses en face, Lilith. Ils te courent tous après et un jour tu finiras par céder à l'un d'entre eux. Et adieu tout le reste. » Non. Elle ne les voulait pas. Elle ne voulait que lui. A chaque instant de sa vie. C'était ce qu'elle voulait depuis longtemps déjà. Depuis trop longtemps, il s'était lassé c'était évident. Des fantômes passèrent dans les yeux de la brune. Dépitée. Le brasier n'était plus qu'une braise sous la cendre. Cette fois, c'est lui qui avait devasté tout sur son passage, et elle l'avait laissé faire parce qu'elle l'aimait. «  Je m'en fiche bon sang ! Tu comprends ça !? Je n'en ai FICHTREMENT rien à faire des autres ! » Ravagée, la brune passa ses main dans sa chevelure et s'attrapa la tête entre ses mains, serrant le plus fort possible pour maitriser sa langue piquante. Elle se rapprocha un peu. Elle pouvait presque sentir son souffle brûlant à présent. Il fuyait son regard comme on fuit une bataille perdue d'avance. «  Ne fais pas ça s'il te plait. Ne fait pas comme si tu ne croyais plus. Je sais que c'est faux. Ne joue pas avec ça. Ne joue pas avec moi. » parla t-elle calmement. Trop calmement. La machoire serrée, le regard pleins de tristesse. «  Alors c'est comme ça hein ? Tu abandonnes. Tu ne veux plus de moi dans ton monde. Je suis supposée faire quoi ? Une claque dans la main et te souhaiter bonne chance ? Jamais de la vie Halo. » Si seulement elle avait su comprendre, comprendre que c'était qu'il la désirait plus que tout dans son monde qu'il était réduit l0 ; mais elle ne voyait rien. Elle ne voyait jamais rien.
Elle creusa. Chercha le peu de force qui lui restait. Tout au fond d'elle. Elle était un phoenix, elle renaissait de ses cendres. «  Non. » avait-elle dit comme si cela balayait chacune des paroles qu'il avait proféré. «  Non. Je m'en irais pas ! Tu peux abandonner si ça te chante. Mais moi j'abandonnerais pas t'entends ? Je n'aurais de cesse de me battre ! On avait des rêves Halo ! Comment peux-tu oublier ça ? » Encore une fois il la fuyait. Elle le connaissait par coeur, elle le savait perdu dans le noir, cherchant désespérement une voie à suivre, un chemin qui s'éclairerait. Ça avait été son rôle pendant des années, elle ne voulait pas croire à présent qu'il renonçait à elle. «  REGARDE MOI QUAND JE TE PARLE BON SANG ! » elle bouillait. Ses muscles tremblaient et se crispaient sous la force de la rage qui l'envahissait un peu plus à chaque regard noir qu'il lui lançait .
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 15:30


«  Tu mens. » Non il ne mentait pas, il en était convaincu. Cendre allait s'en aller. Elle avait peut être repoussé ce garçon, d'accord oui mais alors ? Elle finirait pas partir. Elle ouvrirait les yeux un jour et se rendrait compte que tous ces rêves d'enfance étaient tout bonnement ridicules. Deux enfants rêvaient d'être agents secrets. Ensemble, ils s'étaient tenus la main, sans faillir. Ils avaient traversé l'enfance ensemble, mais mainenant ils avaient seize ans. L'heure n'était plus aux jeux et à l'amitié candide qui faisait d'eux un tout impossible à séparer. Les yeux fixés vers le sol, Halo n'en pouvait plus. Il était fatigué. Fatigué de se dire qu'il ne pourrait jamais la tenir dans ses bras comme il le voulait. Il n'avait pas eu le courage. Il n'était pas assez fort, pas assez beau. Il était trop loin d'elle et il ne supporterait pas de la voir s'éloigner, petit à petit, jusqu'à disparaître de sa vie. Il ne pourrait pas avancer sans elle. Alors il poursuivit, implacable, le ton froid. Il fallait qu'elle parte. La douleur sciait son ventre en deux et les larmes brouillaient son regard, rendant de ce fait tout le reste flou. Qu'elle s'en aille. Qu'elle disparaisse maintenant, et la question serait réglée

Pourtant elle ne bougea pas. Figée, au milieu du couloir, elle le fixait, perdue ; dans ses yeux flamboyants il n'y avait presque plus rien de brillant. Elle qui riait aux éclats, qui chantait à tue tête et qui dansait sans s'arrêter au milieu des flocons de neige, en hiver. Il leva les yeux vers elle. Cendre était la plus belle créature qui puisse exister. Et il était condamné à la voir grandir quand lui ne quitterait jamais l'enfance. Il tenta de desserrer les poings, la voix tremblante. Elle venait de le tuer. En dedans. Il l'aimait dans tous les tons qu'elle présentait ; du noir au blanc, du rouge à l'orange, jusqu'à la tendresse d'un bleu au soir tombé. Il l'aimait, et la situation était intenable. «  Je m'en fiche bon sang ! Tu comprends ça !? Je n'en ai FICHTREMENT rien à faire des autres ! » Il leva le nez. Elle passa une main dans ses cheveux, puis les deux, sur son visage. Elle protestait maintenant, mais après ? Il l'avait embrassée ce garçon non ? Combien de personnes feraient la même chose pour elle ? Qui serait prêt, comme lui, à laisser jusqu'à sa vie pour sauver la sienne ? Elle avança d'un pas et il ne bougea pas. Elle était trop près, beaucoup trop près. Il l'avait enlacée tant de fois. Le nez levé vers elle, il la regarda lutter, comme une noyée. Même malheureuse, elle était belle. Il était en train de lui briser le coeur, mais le sien avait déjà disparu ; elle l'avait tenu entre ses mains et avait serré jusqu'à exploser. Il prit ue inspiration, lourde, difficile. Et il baissa les yeux. «  Ne fais pas ça s'il te plait. Ne fait pas comme si tu ne croyais plus. Je sais que c'est faux. Ne joue pas avec ça. Ne joue pas avec moi. » Elle était calme, mais il ne releva pas la tête. Il aurait voulu ne pas jouer. Se tourner vers elle, sourire, et lui dire qu'il plaisantait, qu'il était fatigué et qu'il devait aller se coucher ; mais l'heure n'était plus à faire semblant. Ses mains tremblaient, quand il les serra l'une contre l'autre pour ne pas devenir fou. Pour ne surtout pas craquer devant elle.

«  Alors c'est comme ça hein ? Tu abandonnes. Tu ne veux plus de moi dans ton monde. Je suis supposée faire quoi ? Une claque dans la main et te souhaiter bonne chance ? Jamais de la vie Halo. » Il ouvrit la bouche, choqué. Non, il voulait tout sauf ça. Mais s'il ne lui disait pas, comment pourrait-elle comprendre ? Il le cachait depuis de longs mois. En fait, il avait décidé de le cacher dès le jour où il en avait pris conscience. Il la regarda se décomposer, et il comprit. Ils étaient en train de se détruire. Ils se disputaient pour la première et véritable fois depuis leur enfance. Les autres querelles n'avaient eu aucun sens. Mais celle ci... si elle se terminait mal, s'en était fini d'eux. La respiration bloquée, suffocante, il la regarda de nouveau, les yeux remplis de larmes. Et il la supplia. Jamais il n'avait supplié Cendre de faire quoi que ce soit. Mais elle devait partir. Il ne supportait pas l'idée qu'elle l'ait jeté à terre, si en plus elle essuyait ses pieds sur son visage. Le regard perdu, le coeur au bord des lèvres, il supplia. Va-t-en. Si je ne peux pas t'avoir alors je crois que c'est la meilleure solution. Ne plus supporter les regards insistants des autres sur elle sans pouvoir intervenir. Impuisant. Insignifiant. Ce petit rat de bibliothèque stupide qui aurait donné n'importe quoi pour se réveiller à ses côtés chaque matin.

«  Non. » La réponse claqua, impérieuse. Il poussa un soupir, en tentant de contenir la vague de chagrin qui le submergeait. Ils avaient absolument tout partagé. Ils dormaient l'un chez l'autre à chaque vacances, se réveillaient ensemble, parlaient pendant des heures. Elle le faisait courir, jusqu'à l'épuisement. Il la faisait réfléchir jusqu'à ce qu'elle hurle, en jetant toutes les feuilles à travers la pièce. Et là, elle protestait de nouveau face à l'injustice qu'il lui imposait. Oui, mais comment faire ? L'idée de la perdre était insupportable, mais celle d'attendre son départ était bien pire. «  Non. Je m'en irais pas ! Tu peux abandonner si ça te chante. Mais moi j'abandonnerais pas t'entends ? Je n'aurais de cesse de me battre ! On avait des rêves Halo ! Comment peux-tu oublier ça ? » Elle s'égosillait au milieu du couloir, folle de douleur. Jamais Halo ne l'avait repoussée, jamais il n'avait été aussi cruel. En vérité, jamais Halo n'avait autant souffert à cause d'elle. Elle était son réconfort, sa lueur dans le noir mais maintenant qu'il la cherchait, il ne la trouvait plus. Elle s'éloignait, et emportait avec elle les derniers vestiges de sa raison, à lui. Jamais Halo ne s'était mis véritablement en colère contre elle. Mais ce soir là, la souffrance avait pris le pas sur le reste quand il baissa le nez, et que son cri lui fit rentrer la tête dans les épaules. Les épaules tremblantes, il ferma les yeux, recroquevillé sur lui même, complètement perdu. Perdu sans elle, essayant d'attraper de la fumée. Elle lui échappait, et lui perdit pied. « Arrête... s'il te plait arrête... » Ils avaient des rêves, et Halo avait peur, chaque jour, qu'elle les oublie. Il vivait pour cela. Comment prétendre avancer si elle n'était plus près de lui, cela il l'ignorait. Et il s'aperçut, au bord du précipice, que cette perspective le terrorisait beaucoup trop.  Alors il releva la tête. Et elle put voir dans quelle détresse s'était perdu son regard, d'ordinaire si tempéré. Il avait peur. Et cela lui broyait le ventre.

« Tu ne comprends pas ? Tu n'as toujours pas compris ? » Elle le regarda, stupéfaite ; pour la première fois, c'était son cri à lui qui venait de résonner dans le couloir. Une bête blessée. C'était tout ce qu'il était devenu. « Tu sais ce que ça m'a fait, de le voir poser ses... ses horribles mains sur toi ? Tu ne t'es pas demandé à un seul moment pourquoi... pourquoi... » panique. Ses mains tremblaient beaucoup trop et il se mettait à balbutier, perdu. Il recula d'un pas. Elle était beaucoup trop près et même si les larmes lui brouillaient la vue, il fallait qu'il continue. Il était lancé. « J'ai voulu lui faire du mal, Cendre. » c'était un simple constat. Ce garçon, il avait eu envie de lui envoyer son poing dans la figure. Pour avoir osé poser les doigts là où il n'aurait jamais dû. Sur elle. Elle qui le regardait, les yeux trop grands ouverts. Elle commençait à comprendre. Et lui devenait fou, de plus en plus fou.

« Tu crois que j'abandonne, mais la vérité c'est que j'ai peur chaque jour que tu t'en ailles depuis qu'on est arrivés ici. Ils sont tous là à tourner autour de toi, à rôder en attendant que tu choisisses l'un d'entre eux... » il inspira, longuement, les yeux fermés. Puis il poursuivit. C'était trop tard, il ne pouvait pas retourner en arrière. Au pire, elle le repousserait. Son coeur était déjà en miettes de toute façon. « Et je suis condamné à les regarder faire jusqu'à ce que tu en prennes un que tu estimeras digne... parce que je ne fais pas le poids, je le sais. » il ne tenait pas la distance face aux autres. Elle était trop belle pour lui, trop forte. Elle finirait par s'ennuyer de son côté taciturne, son calme la ferait fuir. Et il ne pouvait pas se transformer en quelqu'un qu'il n'était pas. Halo avait seize ans, mais il savait déjà ce qu'il valait. Rien. Sans elle il ne valait rien. « Et pourtant, comme j'aurais aimé. » Il la regarda, le nez en l'air, tétanisé par la peur. Il l'aimait, de toutes ses forces, et il aurait tellement aimé qu'elle le comprenne. « J'aurais tellement aimé être digne de toi. »  voilà, il l'avait dit. Oh, pas qu'il l'aimait, directement non, il n'était pas fou. Si elle se mettait à rire, il n'aurait plus qu'à se jeter par la fenêtre. Mais elle avait compris, il en était sûr. « Un matin il y a longtemps, je t'ai vue danser devant la cheminée, à la maison. Je t'ai regardé pendant une demi heure avant que tu t'aperçoives de ma présence. C'était la plus belle chose que j'aie jamais vue. » Et ce jour là il avait compris. Il l'aimait depuis l'enfance, mais il en prit conscience ce matin d'automne, dans la maison familiale. Un autre matin de vacances. Il tourna la tête, malheureux. C'était impossible. « Je préfère renoncer. J'ai cru que je pourrais le faire, supporter de te voir avec un autre mais je ne peux pas. Tu es tout pour moi. » Il baissa la tête, de nouveau. « Tu l'as toujours été. »

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 15:37

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Plus de Dix ans. Plus de dix ans s'était écoulé depuis cette journée où sa route avait croisé celle de Gabriel. Gabriel. Son Gabriel. Son halo. Sa lumière. Son souffle de vie. Elle avait apprit à vivre avec lui, mais surtout à vivre pour lui. Elle et sa tête trop dure, elle et sa poigne de fer. Combien de colère avait-elle piqué depuis qu'il la connaissait ? Des dizaines ? Des centaines ? Mais cette fois c'était différent. Et le temps avait passé. Ils ne se racontaient plus ces contes de leurs enfances, ils ne  jouaient plus à se mettre dans la peau de ces héros qu'ils aimaient tant. Pourtant il était son héros, il l'avait toujours été. Parfois elle dansait simplement parce qu'elle savait qu'il la regardait. Parfois elle  criait simplement par peur qu'il oublie son existence. La vérité c'était qu'elle n'avait jamais pu voir le monde sans ses yeux. Elle avait tout apprit de lui et serait bien incapable de faire autrement.
Alors, Elle le regardait. S'accrochant au moindre de ses regards, au moindre de ses gestes. Essayant vainement de traduire ses soupirs. Et ça lui claqua au visage : elle le revoyait courir derrière elle, essoufflé mais luttant de toute ses forces pour la rejoindre. Peut être à force de courir, il n'avait simplement plus la force de continuer. Cette idée assassinat tout ce qui lui restait en elle. Elle se sentit vide, incroyablement vide. Désespérée.
Mais qu'à cela ne tienne, s'il ne voulait plus courir, elle s'arrêterait. Elle resterait là où il se trouvait, parce que c'était là où était sa place. Près de lui. De toute façon, ele aurait bien été incapable de continuer sa route seule.
Elle voulait le pousser à bout. Elle voulait qu'il hurle, qu'il crie, qu'il s'egosille sur elle mais tout sauf ses silences qui heurtait un peu plus son âme à chaque fois. Cendre, la destructrice. Cendre le tyran en tenue d'ange. Cendre, celle qui n'abandonnait jamais. Elle observait la moindre de ses réaction : elle le vit ouvir la bouche, se raviser et se taire un nombre incalculable de fois alors même qu'elle parlait, qu'elle le poussait un peu plus dans ses retranchement. Aux fond de ses prunelles, elle voyait danser la tristesse et le chagrin. Il en avait des choses à dire, ça brillait dans son regard. Alors elle frappait un peu plus fort à chaque parole. « Arrête... s'il te plait arrête... » oh non, elle ne faisait que commencer. «  Que j'arrête ? » ses mains tremblaient à présent. Elle avait le souffle court, chaud. Des vertiges. Elle le poussa au niveau de la poitrine. Pas pour lui faire mal non. Pour le faire réagir. L'obliger à lui faire face. Parce que c'est ce qu'elle savait faire de mieux après tout. La machoire serrée. Elle le poussa une seconde fois, ravagée par la peine, des larmes coulant sur ses joues rougit par le mal qui la rongeait. «  regarde moi. Tu veux que j'arrête ? Mais j'arrêterais jamais Gabriel ! Tu me trouveras toujours dans ton sillage !  Tu pourras m'abandonner 100 fois je reviendrais 101 fois ! Alors ne me demande pas d'arrêter ! »
Et puis il releva le regard. Et sa voix brisa le silence. Sa voix s'était faite tranchante. Hurlante. Si bien qu'elle se stoppa net, incapable de bouger la moindre parcelle de son corps. Les lèvres tremblante elle l'écoutait, n'osait pas rompre le flots de paroles qui s'échappaient de sa bouche.« J'ai voulu lui faire du mal, Cendre. » Elle en resta abasourdie, la bouche ouverte, l'observant faire un pas en arrière. Instinctivement elle fit un pas en avant afin de ne pas perdre la proximité qu'il y avait entre eux.

Ça s'imposa à elle. Elle n'osait y croire. Tout ce temps perdu à renier quelque chose qui avait été si évident. Il continuait. Ses paroles brisant ces non dits depuis des années. Des larmes revinrent brûler ses yeux. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine. « Tu crois que j'abandonne, mais la vérité c'est que j'ai peur chaque jour que tu t'en ailles depuis qu'on est arrivés ici. Ils sont tous là à tourner autour de toi, à rôder en attendant que tu choisisses l'un d'entre eux... » Son estomac se tordit de douleur. Il avait souffert le martyr pour quelque chose dont elle ne s'était pas aperçu. Elle était impardonnable. « Je m'en fiche… Je m'en fiche... » murmura t-elle pour elle, réalisant peu à peu tout ce que cela impliquait. Elle baissa les yeux, affligée par la simple pensée d'avoir été aussi aveugle, d'avoir laissé l'être qu'elle aimait le plus au monde se heurter à tout ce qu'elle n'avait su voir. « Et je suis condamné à les regarder faire jusqu'à ce que tu en prennes un que tu estimeras digne... parce que je ne fais pas le poids, je le sais. » Interloquée. Elle prit cette phrase comme une gifle qui lui retourna l'esprit. Elle avait mal. Mal qu'il se croit si loin d'elle alors qu'ils avaient tout partagé ensemble. Alors que la question ne se posait même pas. Qu'il n'y avait jamais de comparaison à avoir. « Tu ne sais absolument rien. » Elle tremblait. Elle tentait de retenir les tremblements de ses muscles. En vain. Elle scrutait chaque recoin de son visage. Attendait la suite, tétanisée par ce qu'il était en train de lui révéler. Elle détourna le regard, laissant ses larmes couler, sans mot. « J'aurais tellement aimé être digne de toi. »  ça la déchira de l'intérieur. Elle aurait préféré qu'il la frappe. Qu'il lui assène un coup de poing, qu'il l'enlève de cette réalité. Elle releva le regard. Cassée. Petite poupée de porcelaine brisée.   « Comment peux-tu penser une seule seconde que tu ne me mérite pas ? Tu ne comprends pas… Il n'y à jamais eu de combat avec les autres parce que ça à toujours été toi. Rien que toi. À chaque instant et depuis le premier jour. Il n'y a pas de bataille, c'est une guerre que tu as gagné d'avance.  » Elle avait soufflé ça dans un murmure, n'arrivant pas à croire qu'elle avait osé lui ouvrir son coeur, osé lui dire à mi-mot ce qui brûlait depuis bien trop de temps à présent. Dans un geste, elle approcha sa main de ses cheveux, passa un doigt dans une de ses mèches rebelles et se mit à sourire tristement. Elle sentit toute son âme tressaillir sous l'aveu de cet autre qui l'avait fait sienne sans même le savoir. «  Oh Halo… pour toi je danserais l'éternité.  ». Elle se rapprocha un peu plus. Son coeur battant à tout rompre dans sa poitrine. Sa gorge lui brûlait. Il fallait qu'elle soit sûre, il fallait qu'elle l'entende. Elle avait tout comprit. Comprit tout ce qu'il lui avait tût, comme ce qu'elle même n'avait jamais osé prononcé. Qu'ils avaient été sot. Il était son évidence depuis toujours, la seule raison qui la faisait sourire, qui la faisait se battre. Le voile se levait. Il ne la fuyait pas parce qu'il s'était lassé. Il la fuyait parce qu'il l'aimait, autant qu'elle l'aimait.
« Je préfère renoncer. J'ai cru que je pourrais le faire, supporter de te voir avec un autre mais je ne peux pas. Tu es tout pour moi. » Combien de temps resta t-elle perdue dans ses pensées ? Essayant de relier toutes ces choses à côté desquelles elle était passée. Jusqu'au plus infime regard qu'il avait posé sur elle jusqu'au sourires qu'il lui avait offert. « Alors ne renonce pas. Ne renonce pas à moi. » Elle avait relevé son menton avec sa main et s'insinuait en lui, perçant à jour le reste du secret qu'il laissait enfouit dans le tréfonds de son âme. «  Dis le... »
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 16:32

Dix années. Dix années à la voir presque chaque jour, dix années à la contempler comme le trésor le plus précieux du monde. Dix années à la suivre en ombre portée de chacun de ses pas, à l'admirer. Dix années à la voir chanter à tue tête, danser, s'égosiller contre le monde entier après des heures d'études qui l'avaient laissée là, épuisée, sous son regard amusé. Oui, elle l'amusait. Halo avait conscience que sa compagne de jeu était loin d'être parfaite. A ses yeux, elle l'était pourtant. Tout ce qu'il avait jamais désiré. La force, le courage. L'espoir. Elle s'accrochait à leurs rêves en l'entraînant de toute son énergie. Elle était sa force. La raison pour laquelle il se levait chaque matin avec entrain. Les yeux plus grands que le monde qui les entourait, elle avait fait de sa vie un rêve éveillé. Il priait pour ne jamais ouvrir les yeux. Mais c'était arrivé.

Elle pleurait. Elle pleurait et il était incapable de comprendre pourquoi ; avait-elle peur que leur amitié se brise, avait-elle peur de grandir ? Craignait-elle de devoir choisir un chemin ou un autre, incapable de concilier les deux ? C'était le cas. Elle devrait faire un choix, mais il préféra le faire pour elle. Il ne serait pas le responsable de sa souffrancce ; mieux valait mettre un terme à cela tout de suite. Silencieux, il la regarda d'abord, elle et sa colère qu'elle tenait, comme son coeur à lui en bandoulière ; elle le secouait de toutes ses forces, pour le voir danser à côté d'elle à la manière d'un pantin. Elle avait toutes les cartes. Elle tirait tous les fils. Et lui était condamné à scruter chaque mouvement en priant pour que ce ne soit pas le dernier. Il l'aimait et la douleur était physique ; elle comprimait sa poitrine. Alors, il la supplia. Il aurait pu se mettre à genoux pour l'implorer d'arrêter. Mais elle n'était pas ce genre de personnes. Elle ne lâchait jamais rien. Elle le tenait entre ses crocs et elle ne désserrerait pas la mâchoire.

«  Que j'arrête ? » Sa main le repoussa, et ce fut comme un poignard qu'elle lui enfonçait en pleine poitrine. Elle ne voulait pas de lui, et elle n'arrêterait pas. Elle assènerait, comme des lames qu'elle agiterait sous son nez pour l'écorcher, à chaque mot. Il tremblait, de tout son corps maintenant. Elle était en train de le pousser à bout, pourquoi ? Pourquoi insister alors qu'il ne voulait pas lui révéler la vérité ? Il releva la tête, puisque c'était cela qu'elle voulait. Elle voulait le pousser dans ses derniers retranchements. Halo ne s'était jamais mis en colère, jamais. Jamais contre elle en tout cas. La seule chose qui aurait pu déclencher sa fureur... auraient été d'autres mains que les siennes posées sur sa peau. Et c'était arrivé. Dans un soupir, il la laissa poursuivre. Epuisé. Dix ans à lui cacher la vérité. Dix ans sans oser lui dire à quel point elle était essentielle à sa vie. « Regarde moi. Tu veux que j'arrête ? Mais j'arrêterais jamais Gabriel ! Tu me trouveras toujours dans ton sillage !  Tu pourras m'abandonner 100 fois je reviendrais 101 fois ! Alors ne me demande pas d'arrêter ! »

Elle allait trop loin. Il releva le nez, et ce fut un cri qui l'accueillit et la figea, comme une statue de pierre. Les yeux écarquillés, elle le regarda se dresser de toute sa hauteur pour la dominer. Jamais aucun éclat de voix ne s'était échappé de la bouche de Gabriel Whelan. Décrit comme un garçon taciturne et doux, même ses parents n'avaient jamais eu affaire avec sa colère. Pourtant, ce fut furieux qu'il lui fit face, implacable. Elle voulait savoir ? Oh très bien, elle saurait. Ensuite, il n'aurait plus qu'à sauter du haut du balcon de l'Aurore pour mettre fin à ces terribles pensées. La conclusion serait douloureuse, il en était intimement convaincu. Elle le repousserait ou pire. Elle lui rirait au nez. Alors, le regard brillant, il avoua. Et au fil de ses mots elle le regardait, la bouche ouverte, stupéfaite. Elle ne s'était rendue compte de rien. Ils étaient complètement idiots tous les deux. L'un parce qu'il n'avait jamais voulu avouer l'évidence, l'aimant dans le plus grand des secrets ; l'autre, aveugle face à ses regards et ses sourires, convaincue que jamais il n'aurait pensé vouloir d'elle. Ils avaient été stupides. Et il avait fallu qu'un horrible type pose les mains sur elle pour qu'il se réveille. Il ferma les mains et les rouvrit, sans savoir où se mettre. Que faire, maintenant ?

« Je m'en fiche… Je m'en fiche... » Il continua, implacable. Elle n'aurait qu'à le repousser lorsqu'il aurait terminé. Il soutint son regard, sans faillir ; maintenant que la chose était dite, il devrait aller jusqu'au bout. Il ne faisait pas le poids face à tous ces oiseaux qui voletaient autour d'elle comme l'auraient faits de terribles rapaces. « Tu ne sais absolument rien. » Bien sûr qu'il savait. Elle se mit à trembler, mais il se fit violence pour ne pas la serrer contre lui ; sa détresse, il la ressentait jusqu'aux tréfonds de sa chair. Mais il ne pouvait rien faire. Il la partageait avec elle. Elle tremblait. Elle avait baissé les yeux mais déjà elle les releva, défiante. Dans son regard brillait un chagrin qu'il eut du mal à accepter. « Comment peux-tu penser une seule seconde que tu ne me mérite pas ? Tu ne comprends pas… Il n'y à jamais eu de combat avec les autres parce que ça à toujours été toi. Rien que toi. À chaque instant et depuis le premier jour. Il n'y a pas de bataille, c'est une guerre que tu as gagné d'avance.  » Lui, un ami si fidèle qui la suivrait jusqu'au bout du monde. Si cela devait durer, combien de temps supporterait-elle de le voir ? Est-ce qu'elle se rendait compte de ce qu'il lui disait ? Elle venait de murmurer ces phrases, qu'il refusa d'abord de comprendre. Il avait mal, et aveuglé par la douleur il refusa encore de croire qu'elle venait de lui avouer la réciprocité fulgurante de ce qu'il ressentait pour elle.

Et puis la phrase suivante l'arrêta net. Elle s'avança, beaucoup trop près ; son parfum envahit ses narines, et il ferma les yeux, envoûté. Comme à chaque fois qu'elle le serrait contre lui, innocente, comme à chaque fois qu'elle s'étendait à ses côtés dans la neige, comme à chaque fois qu'elle lui murmurait que c'était elle, lui, puis le reste du monde. Ils avaient l'amour égoïstes de deux enfants qui n'auraient jamais grandi. Suivant leur rêve dans une ronde où ils étaient les seuls danseurs. Quand il la regarda, il comprit. Il comprit qu'il avait été idiot de croire que jamais elle ne voudrait de lui. Elle lui avait sauvé la peau à cinq ans, puis elle ne s'était jamais détournée. Et elle venait de recommencer. Il y eut un silence, long, durant lequel ils se regardèrent. Puis sa main glissa sur son menton pour relever son visage vers elle, plus belle et plus terrifiante que jamais. « Alors ne renonce pas. Ne renonce pas à moi. »  Il ne l'aurait jamais pu de toute manière. Sans elle, il n'avancerait pas. Sans elle, il était condamné à ne devenir qu'une ombre insipide, fade et triste.  «  Dis le... »

Lui dire ? Avait-elle conscience de ce que cela impliquerait ? Ils étaient seuls dans un couloir. Plus loin, résonnait la musique d'une fête qui ne les concernait déjà plus. Sans le vouloir, il avait pris la direction du balcon de l'aurore ; ils étaient liés par un destin commun, il en avait toujours été convaincu. Leurs jeux ne permettait à personne de participer. Ce n'était jamais qu'un duo. Un duo indéfectible. Et personne ne pourrait jamais les briser.
Alors, il laissa une main glisser sur sa joue, lentement. Halo avait toujours été un concentré de douceur et de tendresse qui ne laissait nulle place à la rage et à la haine ; et ce fut sans la moindre colère qu'il la fixa, cette fois. Il lui sembla qu'un énorme poids le quittait. Si elle le repoussait maintenant, il en mourrait. Alors autant être honnête. « Je t'aime, Cendre. » il avait dit cela avec assurance le regard planté dans le sien. Il lui avait fallu tout son courage pour le lui dire. Mais c'était fait. « Depuis des années. Je suis incapable de compter. » Il l'avait vue danser, et ce jour là, il l'avait trouvée plus belle que tout ce qu'il ait jamais pu regarder. « Et si un jour tu pars je ne sais pas ce que je deviendrais. » il caressa ses cheveux, sa joue, sa machoire et le creux de son cou. Assuré. Elle n'eut pas besoin de répondre. Il savait qu'il en avait le droit quand un bras s'enroula autour de sa taille, pour l'attirer lentement contre lui. Il savait qu'il le pouvait quand il se pencha pour presser sa bouche contre la sienne. La tempête s'apaisa immédiatement. La glace disparut et l'eau calma la flamme qu'il sentait bouillonner contre lui. Il y avait ses yeux, sombres, chargés de volonté, implacables. Il y avait son corps de liane, accroché à lui, plus attirant que n'importe qui d'autre. Il y avait l'odeur de ses cheveux et de sa peau, qui le rendait fou, et elle, toute entière, répondant à son étreinte. Quand il se détacha d'elle, les joues roses, il ne fut capable que de la contempler. Comme il le faisait à chaque fois. La regarder et seulement cela. « Reste avec moi. »

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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Mer 15 Fév - 18:30

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre. Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau. J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau. × ft. Halo & Cendre

Il y avait des moments dans la vie qui marquait au fer rouge. Des mots, des gestes, des regards que l'on portait alors comme une cicatrice sur le coeur. La flamme brûlait alors, rappelant sans cesse le souvenir, ravivant l'espoir. Le point de non retour.
Ce soir, ils l'avaient tout deux franchit. Ce qu'elle avait cru être le pire jour de toute sa vie semblait prendre une toute autre tournure. Elle n'oublierait jamais. C'était comme si elle le voyait pour la première fois. Jadis, elle l'avait reconnu parmi tous, elle avait choisit de prendre part à cette injustice. En faisant ça, elle avait scellé le destin de deux êtres qui auraient erré dans le monde sans le comprendre s'ils ne s'étaient pas trouvé. A cet instant, les images de deux gamins courant l'un avec l'autre, riant l'un contre l'autre prirent tout leur sens. Parfois le destin faisait bien les choses, parfois il mettait sur la route des petits morceaux de bonheur qui à la fin divulguait le véritable sens de tout cela.
Elle le regardait. Réapprenant jusqu’au moindre détail de son visage qu'elle connaissait pourtant par coeur. Elle l'avait dessiné tant de fois dans son esprit qu'elle aurait pu le créer les yeux fermés. Elle connaissait jusqu’à la moindre parcelle de sa peau. Jusqu’à la moindre lueur dans ses yeux. Il était la vie. Simplement la vie. Il respirait la beauté. Respirait ce qu'il y avait de plus beau ici bas. Elle se remémora toutes ces nuits qu'elle avait passé à le regarder dormir, paisible comme si rien ne pouvait l'atteindre. Tout avait un sens maintenant. Elle comprenait. Ils n'avaient jamais étaient deux personnes distinctes, ils n'avaient été qu'un depuis le début, et s'étaient complétés dès lors que leurs regard s'étaient croisé.

Le calme revenait doucement, la tempête dévastatrice devenait brise. Le cyclone impétueux s'apaisait. Il n'y avait vraiment que lui pour réussir un tel miracle. Ils avaient failli se perdre, et c'est en quittant la partie qu'ils s'étaient trouvés, vraiment trouvés. Pour rien au monde elle n'aurait échangé ça. La peine l'avait prise pour mieux faire entrer la fortune. L'enchantement, l'extase, la félicité. C'était ce qu'elle ressentait lorsqu'elle le regardait à présent. La brune ne pouvait détourner le regard du sien. Elle était comme paralysée et aurait tant voulu stopper le temps. Arrêter tout ce qui se jouait autour d'eux ne serait-ce que pour profiter de ces yeux si doux sur elle à présent. Elle l'aimait. Pas comme une promesse d'éternité fait au détour d'une nuit. Non. Elle l'aimait. Entièrement. Intégralement. Sans limite. Sans raison. Par delà le bien et par delà le mal. Par delà les promesses et par delà la détresse. Qu'aurait-elle bien pu faire sans lui ? Elle aurait dépouiller le monde de sa joie, aurait dépouiller l'univers entier de sa matière s'il n'avait pas était là. Parce qu'il était son équilibre, par ce qu'un seul de ses regard pouvait la mettre à genoux.

Lorsque la main d'Halo glissa sur sa joue, elle ferma les yeux de bien être avant de les rouvrir et de croiser les yeux de celui qu'elle aimait. Elle y contempla l'espace et le temps et y trouva la paix dont elle avait tant besoin. Elle retint son souffle. Incapable de bouger, incapable de faire quoi que ce soit d'autre que de fouiller en lui. 3 petits mots suffirent à la mettre à terre. 3 petits mots qui incendièrent tout son être, se propagèrent avec violence en elle. Les larmes vinrent. Pas à cause de la rage, ni même du chagrin. Cette fois elle pleurait parce qu'elle avait tant rêvé d'entendre un jour ces paroles. Ça explosa. Ça réchauffa tout. Le blizzard s'en alla. Le froid, la peur, la colère, le chagrin. Tout ça disparu en une fraction de secondes, elle en  oubliant jusqu’à sa propre existence. Un sanglot. Puis un petit rire à travers le hoquet de larme qui s'étalait sur elle. « Redis le. Ne t'arrêtes jamais de me le dire. » Ses mains se posèrent sur son torse. A présent tout pouvait arriver, elle s'en moquait bien. D'ailleurs elle faisait la nique à la tristesse. Adieu Tristesse ! Adieu ! Jamais plus tu ne reviendrais dans le coeur de la belle, puisqu'elle possédait tout.« Depuis des années. Je suis incapable de compter. »  Oh, bien sûr qu'il ne pouvait pas compter. Ni lui. Ni elle. Leur amour été né de leur premiers sourires.  Lilith aurait vaincu toute une armée à main nue à cet instant, elle se sentait plus forte que jamais, plus implacable. Plus vivante aussi. Et sa force venait de lui. «  Je t'aime. » elle chuchota à travers les larmes qui coulaient à n'en plus finir.  « je serais incapable de partir même si ma vie en dépendait. Je ne suis rien du tout moi sans toi… Je croyais que tu l'avais compris depuis le temps. »  Des caresses, beaucoup d'amour. C'est ce qu'elle sentait lorsqu'il la touchait. À présent cela n'avait plus le même sens. Jamais ses doigts ne s'étaient baladé sur sa peau de cette façon là. Elle frissonna. Ça avait un goût de paradis, oasis au milieu du désert. La flamme se raviva. Encore. Elle pouvait la sentir danser dans son ventre, calciner tout sur son passage. A présent, ses yeux voyaient plus clairs qu'ils n'avaient jamais vu jusqu'alors. Instinctivement ses mains s'aggripèrent au dos de Gabriel. Elle l'attira à lui. Ivre. De lui. De son odeur. De ses lèvres qui vinrent toucher les siennes et stoppèrent le temps. Le monde, leur monde dans un baiser. Et tout le reste dans une étreinte. La fièvre qui engloutissait tout sur son passage. Ses mains qui fouillaient ses cheveux. Un vertige qui enveloppait . Rien ne pouvait perturber la douceur de ce moment. Pas même la palpitation de leur deux coeur battant à présent à l'unisson reliés pour l'eternité. A tout jamais. Elle posa son front contre le sien, un rire s'échappa de sa gorge et elle sut dès cet instant que plus rien ne serait comme avant et que tout irait bien. Mais elle en voulait plus. Elle voulait encore ses lèvres contre les sienne, son corps contre le sien. Il avait animé la flamme en elle, elle ne pouvait pas s'arrêter là. Elle ne pouvait pas se contenter d'un seul baiser. Il lui en fallait d'autres. Il lui en fallait mille autres. Une infinité d'autres. Son nez glissa contre celui de Gabriel. Ses lèvres effleurèrent encore les siennes, ne voulant se résigner à s'en éloigner
Elle allait répondre lorsqu'une voix s'éleva non loin d'eux dans le couloir. «  PAS D'ELEVES DANS  LES COULOIRS ! Le bal est par ici jeunes gens ! » Retour à la réalité. Le temps avait reprit son cours. Elle refusa catégoriquement cette idée.  Un sourire malicieux s'étira sur ses lèvres « fait moi confiance. » murmura la brune à son acolyte. Friponne petite diablesse, elle saisit la main d'Halo avec force et se mit à courir en riant. La voix les appela encore, mais elle ne savait où chercher car ils n'étaient déjà plus là. Elle pourrait bien courir, ils était déjà loin. Elle courrait main dans la main avec lui. Comme il le firent maintes fois. Mais aujourd'hui c'était différent. Une porte à la volée. Ils s'y engouffrèrent. Lorsqu'elle referma la porte, elle haletait. La jeune fille observa la pièce. Un puits se trouvait en son milieu. Elle connaissait cette salle qui n'apparaissait pas toujours. C'était exactement ce qu'il leur fallait. Elle tourna son visage vers lui qui la regardait, comme toujours. S'arrêtait-il parfois ? Elle l'ignorait. Elle ne voulait pas qu'il s'arrête. Jamais plus. «  Soit à moi. »  elle avait dit ça sur un ton catégorique. Elle ne voulait pas qu'il en soit autrement. «  Chaque jour » elle soupira, entourant ses bras autour du cou de Gabriel, plongeant son regard dans le sien. «  Mais surtout pardonne moi… Pardonne moi de ne rien avoir vu. Pardonne moi pour le mal que ça t'as fait. Pardonne moi d'avoir laissé courir ce temps avant d'ouvrir les yeux. Mais il faut que tu sache. Oui...Sache que je t'ai aimé dès la première fois où je t'ai entendu rire. C'était merveilleux. Divinement incroyable. ça sonnait comme des grelots. Tu as ouvert quelque chose en mon coeur ce jour là Halo. Jamais je ne pourrais vivre sans toi. Tu comprends ? Pas parce qu'on à le même rêve, non… Mais parce que je n'ai aucun but si ta main ne serre pas la mienne. J'aurais du te le dire. Pardonne moi. »
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Ҩ Re: If I lay here, would you lay with me and just forget the world - Gabrilith Ҩ Jeu 16 Fév - 0:34


Les yeux fermés, la tête dans les nuages, Halo se prit à penser à ce qu'aurait été sa vie s'il ne l'avait pas rencontrée.
Il vit un petit garçon de cinq ans martyrisé par des gangsters des bacs à sable jusqu'à ne devenir qu'une parfaite victime de la cruauté sans savoir comment y échapper. Il vit un petit garçon fuyard aux grands yeux remplis de peur, vivant uniquement au travers des livres sans la moindre autre distraction. Il se vit seul à Durmstrang, Iceberg sans doute, suivant la ligne qu'auraient choisi ses parents pour lui. Il aurait été un petit adolescent bien droit dans ses pompes. Et il aurait fini par trouver un emploi de bureau au ministère de la magie de grande bretagne, sage comme une image. Il se serait marié avec une gentille fille de là bas et ils auraient eu deux enfants et peut être un chien. Voilà. Son destin aurait été tout tracé et dénué d'artifices. Au bout de quelques années, il aurait arrêté de rêver. Ses yeux se seraient ternis et il aurait appris les faux sourires pour bien se faire voir en société. Il serait devenu un animal sociable et dépendant des autres pour survivre, mais seul, si seul dans sa tête qu'il serait mort centenaire et gonflé de regrets, entouré par une famille aimante mais fade, si fade... une vie si fade. Une existence si brève qu'il aurait gâché en se détournant de ses rêves d'enfant.

Mais il la tenait. Il l'étreignait et le temps venait tout simplement de s'arrêter. Ses yeux avaient filé dans les nuages, et il s'était délesté de tout ce qui le raccrochait encore au vivant et à la réalité. Elle était dans ses bras, il l'enlaçait plus fort que jamais il ne l'avait fait auparavant. Parce qu'il l'aimait, qu'il le lui avait dit, et mieux encore elle l'avait accepté. Et elle l'aimait aussi. A cette pensée, Halo eut un sourire, contre les lèvres de la jeune fille ; franc, sincère et immense quand il se détacha de ses bras pour l'admirer, les yeux brillants de fierté. Elle était à lui, totalement et inconditionnellement. Jamais elle n'avait accepté les avances des autres, et il comprenait à ce moment que c'était pour lui qu'elle l'avait fait. Elle passait les mains dans ses cheveux impossibles à coiffer, caressant chaque mèche, s'arrêtant sur les moindres détails. Dans ses yeux sombres, il voyait enfin ce qu'il n'avait jamais vu. Et tout l'espoir qu'il avait ressenti à cette pensée lui fit accepter, plus encore, l'évidence que tous avaient vu sauf les principaux intéressés ; ils étaient faits pour être ensemble. C'était la conclusion logique à une péripétie d'enfance et à des rêves auxquels ils s'accrochaient depuis des années. Ils se tenaient la main, déjà, mais n'en avaient même plus conscience au fil des ans. Halo pensa, bien ironiquement, que cette piqure de rappel était plutôt bénéfique.

«  Je t'aime. » Elle l'avait chuchoté, terriblement tendre, quand il passa un doigt sur sa joue pour essuyer une larme menaçant d'éclater sur le sol. Il avait été idiot. S'il l'avait avoué, combien de temps auraient-ils gagné, combien d'après midi n'auraient pas été gâchées par sa jalousie maladive à chaque fois qu'un autre l'approchait de trop près ? Elle venait de murmurer deux mots magiques. Il ferma les yeux, répétant en esprit ce qu'elle venait de dire ; il l'avait tant rêvé qu'il manqua bien de se pincer pour vérifier qu'il ne dormait pas. Mais non, il ne dormait pas ; elle le regardait avec assurance, et répondait, déjà.  « je serais incapable de partir même si ma vie en dépendait. Je ne suis rien du tout moi sans toi… Je croyais que tu l'avais compris depuis le temps. » Non, il n'avait rien vu venir. Il l'avait vue sympathiser avec d'autres, il l'avait vue s'écarter de son chemin, dévasté par la peur de la perdre qu'il en devenait tous les jours un peu plus fou. Soulagé, il la fixa, les yeux brillants. Puis il l'étreignit, sans réfléchir, sans penser au lendemain, et le temps stoppa sa course pour un battement de cil.

Quand elle se détacha de lui, elle se mit à rire, entre des larmes encore présentes, un rire de soulagement qui n'éclata pas mais qui résonna, bas, dans son esprit. Le sien l'accompagna, un sourire doux qu'il lui offrit sans rien lui demander en retour. Il la dévorait du regard. Il aurait voulu la voir à chaque fois qu'il fermait les paupières. Son air soulagé, son rire clair, son visage couvert de larmes qu'il essuya d'un revers de la main avant qu'elle se penche de nouveau. Il accepta, parce que c'était évident et parce qu'il n'avait pas le choix ; il accepta, tenant son visage de jeune femme en coupe pour la tenir près de lui, incapable de reconnaître sa chance, incapable de la voir autrement que comme un diamant brut. Elle était belle, elle était dans ses bras, elle l'embrassait et c'était Cendre, sa Cendre, celle avec qui il avait passé déjà la moitié de sa vie. Il espéra, en secret, qu'elle reste pour tout le temps qu'il avait encore à passer sur terre. Silencieux, pourtant, il la supplia de rester d'un simple regard. Son souffle contre sa bouche le brûlait. Elle ouvrit la sienne et...

« PAS D'ELEVES DANS  LES COULOIRS ! Le bal est par ici jeunes gens ! » Il tourna la tête, les joues rouges. Et il recula. A l'évidence, le moment magique était terminé. Ils avaient seize ans tous les deux et la vérité, c'était qu'ils s'aimaient depuis onze années déjà. Comme des bambins d'abord, puis comme des enfants intrépides et là c'était tout le reste qui se réalisait. Sans elle, sa vie aurait été fade. Inutile. Grâce à elle, il en était convaincu, son destin serait incroyable. Elle esquissa un sourire plein de malice et il haussa un sourcil. Il fallait retourner au bal, mais de toute évidence, cette idée était exclue. « Fais moi confiance. »  Il hocha a tête, sans réfléchir, encore totalement abruti par cette pensée. Il venait de l'embrasser et elle ne lui avait même pas collé une baffe. C'était le plus beau jour de sa vie, à n'en pas douter. Alors quand elle lui attrapa la main et se mettait à courir, il mit ses jambes minces en marche pour la suivre, vaille que vaille. On appela dans le couloir, mais le rire de Cendre résonnait bien plus fort ; ses yeux brillaient et il manqua bien de tomber quand il releva le nez pour la regarder, les poumons en feu. Elle ouvrit une porte, rapide, qu'elle referma d'un claquement sec. Où la conduisait-il, il n'en avait pas la moindre idée. Et il s'en foutait pas mal.

La pièce ne contenait rien d'autre qu'un puits. Fasciné, il écarquilla les yeux, en lachant sa main ; il avait lu beaucoup de choses à son sujet et avait toujours espéré la voir pour l'étudier. Elle venait de l'y conduire, intrépide. Par un hasard extraordinaire, qui plus est. Puis un mouvement près de lui le détourna et il l'observa, encore une fois. Il passait la moitié de son temps à le faire. A chaque mouvement, il ne la quittait jamais. « Sois à moi. »  Il esquissa un sourire, amusé. « Je l'ai toujours été. » Depuis qu'ils étaient enfants. Il ne pouvait rien lui refuser. Elle était essentielle à sa survie. Il lui appartenait depuis toujours. Elle soupira, et il ferma les yeux quand elle s'enroula de nouveau autour de lui. Belle à en mourir. «  Mais surtout pardonne moi… Pardonne moi de ne rien avoir vu. Pardonne moi pour le mal que ça t'as fait. Pardonne moi d'avoir laissé courir ce temps avant d'ouvrir les yeux. Mais il faut que tu sache. Oui...Sache que je t'ai aimé dès la première fois où je t'ai entendu rire. C'était merveilleux. Divinement incroyable. ça sonnait comme des grelots. Tu as ouvert quelque chose en mon coeur ce jour là Halo. Jamais je ne pourrais vivre sans toi. Tu comprends ? Pas parce qu'on à le même rêve, non… Mais parce que je n'ai aucun but si ta main ne serre pas la mienne. J'aurais du te le dire. Pardonne moi. » Jamais elle ne lui avait parlé comme ça. Elle l'avait qualifié de bien des choses, mais jamais elle ne lui avait révélé qu'elle l'aimait depuis longtemps. Ni qu'elle avait aimé l'entendre rire. Halo ne riait jamais, mais ce jour là, il l'avait fait. Il fallait dire que la chute de l'arbre avait été très dure pour elle, elle était tombée sur les fesses et elle s'était mise à vociférer contre la météo, les branches, les feuilles et l'existence même du sol. Et il avait ri. A gorge déployée, en descendant du tronc de leur cabane, jusqu'à la rejoindre sur le sol. Il avait ri à s'en tenir le ventre contre l'écorce. Il s'en rappelait, maintenant. Elle avait immédiatement arrêté de hurler pour rire avec lui. « J'aurais dû te le dire avant. Tu n'avais pas à le deviner. » Il recula, attrapant ses mains pour la détailler. Sa robe lui allait affreusement bien. Elle était belle, et sur le moment elle s'en moquait, il le savait. « Mais à chaque fois que j'ai voulu, je me suis dégonflé. Il faut dire que je suis un modèle de courage, pas vrai ? » Sourire triste. S'il avait pu le faire, mais non. Il fallait toujours qu'il complique tout.

Il fit glisser quelques mèches de ses cheveux, pour les ramener derrière ses oreilles, dégageant un visage fin, pointu, qu'il regarda encore longuement. Ils auraient tout le temps maintenant. Elle ne partirait pas. Il le sentait, c'était indéniable. « J'ai beaucoup trop de chance, je vais me réveiller. » Il l'avait voulu, de toutes ses forces. Il leva les yeux vers elle, fasciné. Elle ne bougeait pas, calme, terriblement calme. Sans le vouloir, il canalisait une force dont il ne doutait pas, il apaisait un feu indomptable. Et pourtant, ses éclats étaient superbes. Superbes, comme elle. Alors il se pencha de nouveau, attirant son visage à deux mains pour la clouer à lui, la bouche, le corps, descendant une main contre sa taille. Elle l'aimait. C'était à n'y rien comprendre. Quand il recula, il lui sourit, très doux ; ils avaient l'avenir devant eux, alors autant prendre leur temps. « Tu as un voeu à faire ? Je crois que c'est le moment. »  


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