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 On ne peut juger un livre à sa couverture ~ Naydyria

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ On ne peut juger un livre à sa couverture ~ Naydyria Ҩ Lun 13 Fév - 19:26

On ne peut juger un livre à sa couverture

― Naydyria ―

Les repas mondains entre familles de sorciers de sang-pur étaient courant. Tellement courant qu'il était possible d'assister à un repas au moins chaque semaine. En général, ils étaient organisés entre familles ou relations pour s'assurer de la bonne entente de tous. Plus ou moins. Tout n'était bien souvent que mascarade et pièces de théâtres finement jouées. Les jeux d'acteurs plus ou moins mauvais. Tout n'était qu’apparences et réputation. Un moyen d'étaler sa puissance et sa bonne fortune.
Tu avais été invité par un collègue très haut placé au Ministère de la Magie des États-Unis. Depuis que tu y étais en poste, tu avais fait beaucoup de rencontres, certaines plus amicales que d'autres. Et ton hôte de la soirée avait trouvé cela normal d'invité un collègue de département à venir assister au repas pour améliorer la bonne entente mais également parce que tu faisais à l'origine partit du Ministère de Bulgarie. Tu étais envoyé en poste aux Amériques pour faire le lien entre les deux pays afin d'assurer la bonne communication mais aussi pour le partage des connaissances et des avancées de chacun pour toujours améliorer les performances.

Tu pris deux verres sur un plateau et en donna un à ton épouse en l'embrassant sur la joue. « Sans alcool. » Tu souris à sa moue boudeuse. Et tu peux comprendre pourquoi, elle commençait à trouver le temps long avec sa grossesse et elle venait tout simplement de passer le premier trimestre et n'en était pas encore au deuxième. Tu gardes ton sourire alors qu'elle perd son regard dans la foule. « Allons donc saluer nos connaissances, et n'oublies pas. Au moindre soucis avec le bébé, tu me le dis. Je ne veux pas que tu t'épuise de trop, d'accord Amour ? » Tu replace une mèche qui s'était échappé de sa coiffure. Et tu l'embrasses tendrement avant de continuer à saluer et échanger quelques mots avec les autres invités. Des collègues pour la plupart, des familles très réputées également. Certains que tu connaissais depuis longtemps pour qu'ils entretiennent de bons rapports avec les Iliev. D'ailleurs, ton père savait ta présence ce soir et comptais sur toi pour faire bonne figure, n'ayant pu se déplacer pour cause d'un autre repas mondain à Sofia. Quand tu disais qu'il était courant d'avoir de très nombreuses convivialités chez les sorciers.

Ta belle voltige de conversation en conversation, de personnes en personnes. Que vous les connaissiez ou non. Vous aviez changé tout les deux depuis votre mariage. Vous vous sentiez moins concerné par tout ces trucs de familles nobles, participant à des repas uniquement lorsque cela l'exigeait, le futur ajout à votre petit cocon vous faisais prendre du recul à tout ça.
Tu avais du batailler pour construire ce que vous avez tout les deux aujourd'hui. Vous vous êtes battus, l'un contre l'autre en premier temps. Puis après de longues semaines et de longs mois, l'un avec l'autre, contre le monde entier. Elle était tienne, tu étais sien. Vous étiez votre.

Appuyé contre une colonne, tu gardais un œil sur elle, elle avait de toute façon plus facile à discuter et à se socialiser, faisant le pont entre toi et le monde parce que tu as toujours été plus réservé. Perdu dans la contemplation de la femme de ta vie, tu te repositionnes, faisant alors trébucher une personne qui passait proche de toi. « Excusez-moi, je ne faisais pas attention. » Tes mains tenaient les avants-bras d'une jeune femme et tu lui faisais un sourire d'excuse. Tu vérifie avec un rapide coup d’œil que tu ne lui as pas fait plus de mal que cela et tu la relâches. « Pas de mal ? » Tu jongles ton regard entre ton épouse, pour toujours avoir un œil sur elle, et sur la jeune femme bousculée. Elle semblait te dire quelque chose, comme si tu l'avais déjà rencontré quelque part mais tu n'es pas tellement certain. « On ne s'est pas déjà rencontré par hasard ? »

― made by hope ―
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Plus pur que le cristalMessages : 383Date d'inscription : 05/04/2016Localisation : Domovoï's Rock, cachée dans un coin
Ҩ Re: On ne peut juger un livre à sa couverture ~ Naydyria Ҩ Mar 14 Fév - 0:15

19 Juillet 1996 ▬ Toujours garder la face, toujours rester digne. C'est peut-être la partie la plus importante de son éducation ; ce qui a été le plus dur à intérioriser, aussi. Elle qui avait pris l'habitude de garder la tête basse, de se faire discrète, de dire pardon. Maintenant, c'est l'inverse. Même quand elle fait des erreurs, elle reste fière, même quand elle a mal, elle reste droite ; même quand elle a l'impression que son être ton entier est craquelé comme du verre et que sa vie entière n'est qu'un tissu de mensonges, elle reste digne. C'est comme ça que ça doit être ; et elle est comme elle doit être. C'est comme ça c'est tout.
Il faut donner le change. Personne ne doit soupçonner la blessure, sinon elle sera obligée d'expliquer comment c'est arrivé. Personne n'est assez proche d'elle pour savoir ce qui se passe sous ses vêtements ; personne ne la touche assez pour remarquer le bandage qui lui barre les côtes. Ca date d'il y a deux jours et c'est déjà presque complètement refermé ; vive la magie. Mais ça fait mal. Et parfois, quand personne ne regarde, elle grimace, elle relâche un peu ses épaules, parce que se tenir droite est une torture. Mais elle se reprend très vite. Faudrait pas donner l'impression qu'elle est faible, ou que quoi que ce soit ne va pas. Elle est princesse après tout. Elle représente les Dragonstone, elle n'a pas intérêt à être un tant soit peu moins que parfaite.

Alors elle fait de son mieux, et comme d'habitude, ça suffit. Elle vient de connaître l'exception qui confirme cette règle, et le revers est douloureux. Mais peu importe, elle ne peut pas se permettre de rester sur ça. Même si à l'intérieur il n'y a plus rien, l'enveloppe doit être parfaite. Le sourire charmant et l'allure impeccable. Elle brille, comme d'habitude. Cette fois, c'est en Amérique, chez une riche connaissance de ses parents qu'elle se tient droite et qu'elle laisse les gens frôler sa main avec leurs lèvres, comme ça se fait de son côté du monde. Ils n'ont pas l'habitude, ils sont un peu maladroits. Elle leur sert le sourire compréhensif ; ça passe tout seul. Eux, ils ont le droit de ne pas être irréprochables. Ce droit, elle, elle l'a laissé dans la maison de son oncle et sa tante, dans la banlieue de Londres.
L'Héritière grince un peu des dents, discrètement, se redresse un peu pour s'étirer sans se faire remarquer. Ca lui fait un mal de chien ; allez, avec un peu de chance ça ne durera pas trop longtemps. Elle parcourt la salle du regard, surprend un geste affectueux entre un couple qu'elle aperçoit de loin ; toi et ta bien-aimée, donc. Votre tendresse détonne pour qui sait la regarder. Elle sait la regarder ; c'est à peu près tout ce qu'elle sait faire avec la tendresse. Dans quelques années, elle saura aussi la mépriser. Chaque chose en son temps.

On l'interpelle poliment - évidemment - et elle se tourne vers son nouvel interlocuteur, un aristocrate texan avec un accent particulièrement marqué. Elle se concentre pour saisir tous les mots ; de toute évidence, celui-là n'est pas né dans le même coton que la plupart des gens ici. Qu'est-ce qu'il a dû faire, lui pour gagner son prestige ? Et est-ce qu'il se contentera de celui-là ? La blessure est presque refermée mais la douleur pulse sous sa peau. Ca la suivra longtemps, longtemps. Elle ne le sait pas encore mais aucun sortilège ne saura venir à bout de ce mal là. Son nouvel ami l'entraîne dans la salle, elle le suit pour tenir la conversation, même si celle-ci l'ennuie déjà profondément. Ce monsieur a autant d'éloquence qu'un scrout à pétard. Finalement elle trouve un moyen de se libérer poliment, avec un sourire et l'assurance qu'ils poursuivront leur conversation une autre fois. Avec plaisir, mais si bien sûr.
Bon. Elle est venue ici avec la mission de faire parvenir ses meilleurs sentiments à leur hôte. Elle repère ce dernier et commence à s'approcher, passant près de toi, qui ne cesses visiblement de dévisager ta chère et tendre avec des yeux de merlan fris. Elle aurait bien aimé lever les yeux au ciel ; dommage qu'elle soit obligée de ne pas commettre d'impair.

C'est le moment que tu choisis pour changer de position ; elle ne te regarde plus, elle ne sait pas trop comment tu te débrouilles mais quelque chose se prend dans ses chaussures et elle trébuche irrévocablement. Tes doigts se referment aussitôt sur ses avant-bras, avec force et fermeté, stoppant la chute avant même qu'elle ne s'esquisse. Elle camoufle très vite la grimace de douleur ; ça a tiré sur ses côtes, ça réveille la douleur physique. Mais elle n'en laisse rien paraître ; presque rien en tout cas. « Excusez-moi, je ne faisais pas attention. » « J'ai remarqué oui » fait-elle en grinçant un sourire tandis qu'elle te traite mentalement de tous les noms d'oiseaux qu'elle connaisse. Tu l'inspectes comme pour vérifier qu'elle est pas cassée. Ca te foutrait un peu mal, en fait, pour le dire clairement. Elle est pas sûre que t'aies très envie de finir ta vie dans une prison perdue quelque part sous terre. Enfin, apparemment il y en a à qui ça ne fait pas peur, elle songe avant de rattraper ses pensées pour pas qu'elles ne partent trop loin. De toute façon elle n'est même pas sûre que les Dragonstone aient vraiment cette possibilité. « Pas de mal ? » Elle essaie de se radoucir. Tu n'as pas fait exprès. Y'a pas mort d'homme. C'est toujours une difficulté pour elle, d'accepter qu'on n'attende pas autant des autres que d'elle. D'être moins dure avec les autres qu'avec elle-même. Mais elle y arrive, parce qu'il le faut. « Je m'en remettrai » elle dit, plus douce, essayant de glisser incognito le ton léger de l'innocente ironie. C'est dur, mais ça passe. On n'y verrait que du feu.

Visenya perçoit les regards que tu jettes sur le côté de temps en temps, comme si tu surveillais quelqu'un derrière elle. Ta petite épouse, sûrement. Charmante, discrète et enceinte. La pauvre, elle pense, un brin désespérée. Jamais pour elle, elle se dit ; jamais, jamais, jamais. Même si elle sait qu'un jour ce sera son tour, que ça va avec la place de l'Héritière. Qu'il faut que la lignée perdure. Elle se demande si elle ne peut pas mettre une pierre dans le landau et l'échanger avec une cousine. Ca fera bien l'affaire, non ? Une fois encore, elle chasse ces pensées. Elle est beaucoup trop dissipée. Le poison qu'Adonis a injecté dans ses veines fait encore son effet. Valkyria. C'est un beau nom pour un poison. Elle frémit, décide de ne pas relever l'impolitesse de ces petits coups d'oeil ; concentre son énergie à essayer d'être compréhensive envers toi. Au final, c'est plus facile que de l'être envers elle. Elle voudrait ricaner devant l'ironie, la contradiction de ses propres pensées. Adonis avait raison, bordel de merde. Il avait putain de raison.

« On ne s'est pas déjà rencontré par hasard ? » elle cherche dans sa mémoire, mais rien de précis ne lui revient. Ce n'est pas impossible pourtant. Avant de te répondre, elle te regarde un peu plus précisément. Se dit que peut-être tu as raison. Vous ne vous êtes sûrement pas adressé la parole ; mais quand bien même ce serait le cas, elle admet ne pas retenir chaque bribe de conversation qu'elle tient, sinon elle ne s'en sortirait jamais. Il y a des choses qui dépassent l'entendement, qu'on ne peut pas demander. Changer d'identité et prendre la place de sa cousine en oubliant ses parents, ses amis et toute sa vie, oui ; mais retenir toutes les conversations, non, vraiment, ça dépasse les bornes.
Ca lui revient comme un flash, pourtant ; oui, elle t'a déjà vu. Vous avez été présentés, quand elle a visité la Bulgarie il y a des années. Elle était encore si jeune qu'elle ne se déplaçait pas sans ses parents. Elle était encore toute intimidée à l'époque. Envie de sourire. C'était presque mignon. « C'est exact, vous avez une mémoire impressionnante. » elle répond, songeant qu'elle s'attribue un peu ce compliment à elle aussi. « C'était en Bulgarie, il y a des années. Vous devez être Nayden Iliev ? » Elle croise les doigts. Peut-être que tu es l'autre frère, Yassen - si elle se souvient bien - mais elle est plutôt sûre d'elle. L'autre frère ne dégageait pas la même chose. Elle est sensible à ça, elle l'a toujours été. Ca lui vient d'avant. Comme quoi, c'est toujours là.
La jeune femme intercepte un autre de tes regards en biais. Cette fois ça devient agaçant. Mais il faut rester gracieuse. Evidemment. « Et ce doit-être votre épouse ? » elle fait, innocemment, en se tournant à moitié vers l'intéressée, attendant que tu lui proposes de s'approcher pour arrêter enfin de lui parler en regardant ailleurs.
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