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 when the pastor's music plays and that casket rolls away || Osklan

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 964Date d'inscription : 01/05/2014Localisation : Derrière toi
Ҩ when the pastor's music plays and that casket rolls away || Osklan Ҩ Ven 13 Jan - 0:56

Encore un qui avait disparu. La liste s'allongeait, même s'il était difficile de faire le tri entre ceux qui s'en allaient de leur plein gré et ceux qui se faisaient enlever. Poluski n'avait pas répondu aux appels depuis trois jours et personne n'avait de nouvelle de lui depuis son dernier tour de garde. Ce n'était pas rassurant ; il fallait le signaler, et personne n'avait vu Oksari depuis un moment maintenant - plusieurs heures, ce qui était quand même assez notable pour inquiéter la tête de la Résistance. Deklan aurait préféré qu'Irina s'occupe d'aller vérifier que leur professeur de magie noire était vivant, plutôt que de s'en charger lui-même. Mais la meneuse était en train de faire un tour de garde et lui, comme ça arrivait de plus en plus souvent, il avait besoin de sortir de la salle de réception sous peine d'exploser dans les prochaines minutes. La démarche aussi rapide que le lui permettait son manque flagrant d'enthousiasme, il se traîna jusqu'aux quartiers du personnel dans lesquels il se glissa discrètement. Les lieux étaient quasiment déserts, puisque les chambres n'étaient pas protégées par l'école : c'est l'occupant qui devait se charger de prévenir les éventuelles infractions. La salle de réception était plus sure, donc la plupart des membres du professorat s'y étaient installés, mais pas Tarvonen. Ca n'avait pas beaucoup surpris le Levski, mais il s'était évidemment bien gardé de faire des commentaires. Même si dans le cas présent ça ne l'arrangeait pas trop.

Il arriva devant la lourde porte en bois et s'apprêtait à frapper lorsqu'il se rappela le code mis en place par le professeur pour faire savoir qu'on appartenait à la résistance. Il fronça les sourcils et réfléchit un moment, pas très sûr de se souvenir exactement,et se décida finalement à frapper sur la porte en suivant les indications dont il se souvenait. Oskari avait parlé de morse, ou il ne savait plus trop quoi. Peu importe. Un léger cliquetis se fit entendre contre le battant et il poussa le battant et entra dans les quartiers du Finlandais.
La pièce principale était plutôt spacieuse mais le regard du meneur se figea presque immédiatement sur le professeur affalé dans un fauteuil. En peignoir, les cheveux complètement en pétard, un énorme plaid sur les épaules et une tasse de thé dans les mains. Il se figea, tâchant de masquer sa stupéfaction. « Professeur ? » En d'autres circonstances, il aurait sûrement ri. Pas aujourd'hui.


How am I supposed to let you go ?
Iriklan ✻ Now you stand in front of me and all the rain is turning into snow. Can you tell me that you're real ? So I can really know that everything I feel I can finally show. Standing next to me, the person I can be is finally here and he won't back down at all.

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 281Date d'inscription : 23/02/2014Localisation : Durmstang
Ҩ Re: when the pastor's music plays and that casket rolls away || Osklan Ҩ Mar 21 Fév - 18:49

Oskari ne restait pas dans la salle de réception à temps plein. Il avait besoin de son espace vital, et d'un espace de travail où personne ne viendrait l'emmerder.  Il avait enchanté sa porte pour qu'elle réponde à un code en morse. Code qu'il avait donné aux autres résistants. Ce jour là, il avait ressenti, plus qu'à l'accoutumée le besoin d'espace mental et de solitude, depuis que le siège de Durmstrang leur imposait de rester dans le château.

Il se sentait impuissant. Il se sentait piégé. Ils comptaient sur lui, et lui, n'était pas capable de faire en sorte que les choses ne se passent pas aussi mal. Dagmar lui dirait certainement qu'il n'était pas responsable des siècles de rivalités entre les clans, les familles, les rancœurs que les gens pouvaient entretenir pour des broutilles... Mais la norvégienne n'était pas là. Et ça le minait encore plus. Celle qui avait une expérience militaire inestimable n'était pas là pour le guider, il n'était pas certain qu'elle soit venue en Bulgarie, ou qu'elle y soit venue avec l'intention de lui prêter main forte. Le mage noir referma son grimoire, écarta d'un revers de main ses "posts it" en forme de chats,( cadeau de sa sœur  qui avait pensé que ça serait une bonne idée pour égayer son bureau, et également parfait pour déshonorer les grimoires familiaux et pour faire perdre 10 points charisme au finlandais) et resserra son peignoir autour de lui. Il travaillait à une ligne de défense basée sur la Magie Noire depuis qu'il s'était levé. Il soupira en voyant le reflet que sa bouilloire lui renvoyait: il n'avait pas prit la peine de se coiffer. La seule pour le voir s'en foutait royalement, quoi qu'il arrive: sa chatte dormait sur le lit comme une bienheureuse. Pendant que son thé infusait, il préféra engloutir des cookies plutôt que de s'occuper de son apparence.

Tarvonen venait de s'asseoir dans son fauteuil, enroulé dans son plaid, parce que bosser 13h d'affilée méritait bien une petite sieste. Il ferma les yeux, la tête confortablement calée contre le dossier du fauteuil, prêt à s'endormir pour une petite demi heure quand le code retenti contre le battant de la porte, s'ouvrant sur un Deklan Levski qui semblait avoir vu un régiment d'inferi.

Entrez et fermez la porte, mon chat n'est pas très content de ne pas être autorisé à sortir.

La voix d'Oskari était beaucoup plus douce que d'habitude. Il se leva, resserrant son plaid autour de lui, et entreprit, sans même demander l'avis du Flamme à lui faire une tasse de thé. De toutes façons, le jeune homme avait une tête à faire peur, comme tout le monde. Le siège commençait à devenir bien trop long, les déçus de l'Ox s'amusant à semer le chaos dans le château dès qu'ils le pouvaient. Oskari arrivait au bout de ses limites morales. Il n'était pas le seul dans ce cas là, cependant, il lui semblait que le poids de l'école toute entière reposait sur ses épaules et devenait chaque jour de plus en plus difficile à supporter. Il se sentait perdu, comme un marin au milieu de l’océan, par une nuit de nouvelle lune où d'épais nuages d'orage masquaient les précieuses constellations.

Quelque chose à manger avec le thé? Je meurs de faim.

La deuxième phrase fut prononcée plus pour lui que pour Deklan. Son estomac se rebellait contre la fatigue. L'épuisement lui avait fait oublier les violentes crampes qui agitait son ventre. Il aurait mangé n'importe quoi. Même un truc issu de la tradition culinaire norvégienne à base de requin faisandé cuisiné par Dagmar.  Il réussi à se dénicher sans trop d'effort quelques cookies, qui ne lui suffiraient pas mais qui aideraient à patienter un peu  jusqu'à un repas plus consistant.


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Statut du sang : PurMessages : 964Date d'inscription : 01/05/2014Localisation : Derrière toi
Ҩ Re: when the pastor's music plays and that casket rolls away || Osklan Ҩ Jeu 23 Mar - 20:36

« Entrez et fermez la porte, mon chat n'est pas très content de ne pas être autorisé à sortir. » Deklan prit quelques longues secondes avant d'assimiler les mots du directeur adjoint, réagissant finalement avec l'empressement de celui qui se rend compte qu'il est en train de passer pour un idiot. La vue de son professeur dans un tel état le démoralisait encore plus. Tarvonen et lui n'avaient jamais été très bons amis. C'est son caractère un peu provocateur et sa tendance à faire le malin qui les avaient conduits là, bien qu'il soupçonne le finlandais de n'en avoir pas grand chose à faire. Il avait quand même laissé cette vampire lui briser le bras, au début de l'année. Sinon Deklan était un bon élève, assidu en général, parce qu'il avait d'énormes facilités. La Magie Noire requérait une rigueur dont n'avait pas l'habitude de faire preuve, mais il faisait de son mieux ; le sortilège de Feudeymon, qui associait métamorphose et magie noire, était le principal enjeu de son diplôme, et il devait absolument le maîtriser. Il ne s'en sortait pas si mal, avant que le monde ne commence à voler en éclats.

Il attendit d'entendre le cliquetis de la pène avant de se tourner à nouveau vers l'intérieur de la pièce, faisant de son mieux pour ne pas loucher sur les cheveux en pétard de ce professeur habituellement si austère. Même sa voix était différente ; plus ronde, comme s'il cherchait à adoucir un peu une situation qui était déjà beaucoup trop compliquée à gérer pour chacun d'entre eux. Oskari, emmitouflé dans son plaid comme sa vieille tante, remplissait deux tasses de thé. Malgré lui, le Flamme l'imagina avec des cheveux gris bouclés et des petites lunettes ; il dut pincer les lèvres pour ne pas sourire. Les nerfs qui lâchaient, sûrement. Il prit place dans un fauteuil lorsque le mage l'invita à le faire et referma ses doigts autour de la tasse brûlante. « Quelque chose à manger avec le thé? Je meurs de faim. » Dans son sac, oui, il avait quelques provisions, au cas où. Mais là, il n'avait que sa veste. Peut-être qu'au fond d'une poche... Il referma ses doigts sur une grosse pain (vive la magie pour les poches extralarges) ; les restes de son repas de la veille auquel il avait à peine touché. Il les déposa sur la table, l'air un peu penaud « Ca date d'hier, mais ça ne doit pas être empoisonné. » fit-il, d'un ton qu'il ne sut identifier lui-même. Il amena la tasse à ses lèvres, qu'il brûla contre l'eau trop chaude. Ses sourcils se froncèrent, il garda la tasse dans les mains. L'habitude des brûlures chassa rapidement la douleur. Il avisa avec envie les cookies qui étaient apparu sur la table ; pourquoi est-ce que ça n'avait jamais été au banquet, des gâteaux comme ça ? Néanmoins, il n'esquissa pas un geste pour s'en emparer, par pitié pour l'estomac de Tarvonen qu'il entendait gronder d'ici.

Quelle drôle de situation, se surprit-il à songer, les yeux plongés dans son thé. Il était venu pour annoncer à son professeur qu'un autre Résistant avait disparu mais il n'osait même pas formuler cette pensée, comme si le poids de cette nouvelle supplémentaire allait les écraser tous les deux une bonne fois pour toutes.
Une pression contre son mollet lui fit baisser les yeux et il avisa le chat qui se frottait mollement contre sa jambe. Il sourit malgré lui. « Comment il s'appelle ? » demanda-t-il, le ton léger, comme s'il ne s'adressait pas à son prof de magie noire et comme s'ils n'étaient pas en train de tenir un siège. Il lâcha la tasse d'une main, passa ses doigts dans la douce fourrure de l'animal. Il avait toujours eu ce truc avec les animaux ; allez savoir, ils l'aimaient bien. Il les aimait bien aussi, de manière générale ; sauf ce stupide hibou familial qui n'arrêtait pas de le pincer alors qu'il était adorable avec tout le reste de la planète. Il releva le nez, croisa le regard d'Oskari, qu'il soutint quelques secondes, avant de détourner les yeux. La fatigue visible de l'homme reflétait trop la sienne. Depuis combien de temps n'avait-il pas dormi ? Prendre le temps d'un thé lui aurait semblé impensable il n'y a que quelques minutes. Pourtant, quand Tarvonen le lui avait proposé, il n'avait même pas songé à dire non. La lassitude qui imprégnait les murs l'avait gagné lui-aussi. « Je venais avec une énième mauvaise nouvelle. Mais j'ai pas plus envie de vous la dire que vous n'avez envie de l'entendre. » soupira-t-il, en rapprochant la tasse de son visage. « J'imagine que ça peut attendre la fin du tea time. » Son accent anglais était à crever de rire, et il dissimula son sourire derrière la tasse. Toujours aussi chaude. Boarf, c'est pas comme s'il ne s'y était pas attendu.


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Ҩ Re: when the pastor's music plays and that casket rolls away || Osklan Ҩ

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