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  — one moment of insane reckless bravery || ZAKOWSKI

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TWO-FACE WHORE
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《 TWO-FACE WHORE 》

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : pur de chez purMessages : 209Date d'inscription : 20/09/2014Localisation : Introuvable
Ҩ — one moment of insane reckless bravery || ZAKOWSKI Ҩ Mer 11 Jan - 12:58




one moment of insane reckless bravery
“I can only begin the process of saving myself when I surrender to the reality that I can’t. And what greater place to surrender that reality than to an infant who surrendered Himself to me so that I might surrender myself to Him.”



La rumeur s’était répandue comme une traînée de poudre. Puis, de rumeur, la vérité avait failli, laissant Helena tenter maladroitement de rattraper, bout par bout, les pièces du puzzle, les morceaux de sa couverture. Mais trop de choses avaient résonné chez les autres, trop de ses comportements avaient été déchiffrés par cette simple explication. Ludmila n’était pas Ludmila. Etrangement, personne n’avait remis la solution en cause. Il semblait parfaitement normal que la sœur jumelle d’une pauvre suicidée ait pris sa place pour sauver la face de sa famille. Presque comme si c’était attendu. Presque comme si c’était normal. Les comportements envers elle étaient maintenant divers et variés, entre colère, amusement, surprise et admiration, mais peu restaient indifférents, pour la bonne et simple raison que Ludmila n’avait jamais laissé qui que ce soit indifférent. C’était son don, sa malédiction personnelle. Susciter les réactions des gens. Plus de négatif que de positif. Après des années, et des années, et des années à tenter de la comprendre, à lui cracher dessus, Helena avait enfin trouvé sa paix avec sa sœur jumelle. C’était sa tragédie à elle ; que Ludmila ait dû crever pour qu’elle comprenne. Qu’elle sache enfin que sa sœur avait eu la vie plus dure qu’elle, et que sans cesse, et dans les yeux de tous ses démons, Ludmila avait cherché l’amour et qu’elle ne s’était heurtée qu’à des murs. Qu’au bout d’un moment, elle était devenue ce que les gens attendaient d’elle. Helena ne pouvait pas imaginer pire sort.

C’était aussi ce qui lui avait permis de comprendre pourquoi l’Ox n’avait pas ramené sa sœur. En voyant tous ces fantômes, ces revenants de l’autre monde, elle avait longtemps cherché le visage trop familier de sa jumelle parmi les ombres, sans succès. Peut-être qu’elle en aurait eu besoin, peut-être pas. Mais à présent, Helena savait que l’absence de Ludmila parmi les revenants ne signifiait qu’une chose ; elle avait trouvé sa paix. Et d’une manière ou d’une autre, c’était ce qui comptait. Même si que la survivante des deux devait faire la guerre plus durement. Elle, elle en avait la force. Elle l’avait toujours eu. C’était elle, au final, la chanceuse des deux.

Et après tous ces mois de recherche, de mensonge, à prétendre être quelqu’un d’autre, si bien que l’on commence à devenir cette personne, il fallait tout abandonner ? Ranger son maquillage et son armure, redevenir l’aînée détestée, le plomb que l’on a tenté de transformer en or ? Elle n’avait pas fait ce choix, elle n’y avait pas encore été prête. Quelqu’un lui avait volé sa décision, et il allait le payer. Helena ne pouvait pas cueillir Blaise dans la Salle de Réception pour l’emmener ailleurs, c’était trop dangereux pour lui d’être dehors, les autres l’en empêcheraient. Mais il y avait un petit placard à balai qui ferait parfaitement l’affaire. Il l’avait vue venir de loin, entendu ses talons claquer sur le sol, mais n’avait pas bougé d’un centimètre. Il avait le regard déterminé de celui qui croit en ses convictions, et qui n’est pas prêt de les abandonner. Tant pis, il fallait pourtant qu’il entende ce qu’elle avait à lui dire. Et encore tant pis pour les sifflets qui se faisaient entendre tandis qu’elle l’entraînait à sa suite dans le petit espace encombré. Bon. Elle n’avait pas prévu l’exiguïté du placard, pas à ce point. La Résistante darda son regard froid sur le Vainqueur, et s’adossa contre la porte, mains croisées derrière elle au creux de la taille.

Elle resta silencieuse quelques secondes, se rendant instantanément compte qu’elle n’avait pas réfléchi le moins du monde à la façon dont lui exprimer sa colère, autrement que lui cracher à la gueule. Et ce n’était probablement pas la meilleure solution. La jeune femme ferma les yeux, et inspira une grande goulée d’air. « Ca t’a apporté quoi exactement ? » elle commença, revenant braquer son regard sur le visage sombre de son interlocuteur. « T’es satisfait, maintenant que tout le monde est au courant ? Qu’est-ce que tu voulais prouver ? » Helena sifflait presque, tant il était difficile pour elle de garder son calme. Son monde à elle était chamboulé, et il en sortait parfaitement indemne parce qu’il n’était pas concerné. L’injustice lui glaçait l’épiderme.







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“ some people are born with thunderstorms in their lives, but constellatons in their eyes. other people are born with stars at their feet, but their souls are lost at sea. ”
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Vainqueurs
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Vainqueurs

HOMINUM REVELIO ϟ
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Ҩ Re: — one moment of insane reckless bravery || ZAKOWSKI Ҩ Dim 29 Jan - 0:20


one moment of insane reckless bravery

Zakowski

Les murmures avaient rampé contre les murs encore plus rapidement que Blaise ne l'avait imaginé. Il aurait du se souvenir comme les gens adoraient ce genre de révélation, la silhouette caressante des scandales soudainement dévoilés, de ces mensonges qui leur permettaient de relativiser leurs propres bavures morales. Et les rumeurs débordaient de leurs lèvres voraces, la vérité éclaboussantt désormais chacun des pas de cette Ludmila si différente de l'ancienne. Le vainqueur, pourtant savait pertinemment ce que sa petite trahison coûterait à la jeune femme lorsqu'il avait décidé de livrer son secret aux griffes de la foule. Il savait qu'elle en souffrirait intensément. Mais seulement pour un temps. L'Iceberg demeurait  en effet persuadé qu'elle finirait par le remercier, qu'il avait agi pour son bien. Et peu lui importait ce qu'Helena viendrait lui cracher au visage.

Il l'avait pourtant mise en garde. Qu'elle révèle elle-même sa véritable identité ou bien il le ferait, et les réactions suscitées n'en seraient que plus démesurées. Pourtant elle avait continué à jouer son rôle, de façon si peu convaincante qu'il avait suffit de quelques mots pour faire voler en éclat cette couverture qui commençait à déteindre sur elle. Désolant. Blaise s'était lancé sur un coup de tête, lassé de l'inaction et des errements d'Helena. Elle qu'il avait connue si forte, intransigeante, fidèle à ses idées et à ses principes... Qu'il les partage ou non, là n'avait pas été la question, et le garçon avait fini par développer une forme de respect pour la fille Buczkowski, bien vite affaibli lorsqu'il l'avait vue se laisser lentement dévorer par l'ombre d'une morte censée lui ressembler.

Blaise ne savait pas tout à fait pour quelles raisons c'était précisément de la vie d'Helena dont il avait souhaité se mêler. Après tout, même s'ils se connaissaient depuis de nombreuses années, il aurait pu simplement la regarder changer et s'éteindre, en toute indifférence. Mais ce petit jeu de dissimulation mal ébauchée l'avait trop agacé, les faussetés de cette fille ne s'accordant pas avec l'image qu'il se faisait d'elle. Alors il avait tenté de la raisonner. Et si elle était toujours aussi bornée, ce n'était manifestement pas pour les bonnes raisons. Par faiblesse plus encore que par devoir lui semblait-il, après tout c'était devenu pour elle comme habituel de disparaitre dans cette peau étrange qui n'était pas la sienne. Alors Zabini avait simplement glissé à quelques personnes des pistes, des esquisses, des solutions. Parfois des faits, la vérité. Surtout ne pas le répéter, murmurait-il en souriant, et ça avait suffit pour que la charmante tromperie s'effondre prématurément. Elle le haïrait sûrement, mais à vrai dire il s'en fichait pas mal, ça finirait par passer. Sans doute se glisserait-elle vers lui en l'agrippant de sa colère et renforcerait ainsi toutes ces rumeurs qui déjà, n'en était plus vraiment. Se muant en vérité dans la tête de tous ceux qu'elles atteignaient.

Blaise n'eut pas besoin de lever les yeux pour savoir qu'elle arrivait. Les chuchotements enflaient sur son passage, et le claquement de talons hauts heurtant le sol avec violence acheva de lui confirmer l'identité de la nouvelle venue. Helena approchait, le fusillant d'un regard furieux qu'il se plu à soutenir. Sans dire un mot, il se laissa entraîner à l'écart, tandis que fusaient les sifflements des imbéciles, mélodie grossière et dérangeante. Un placard à balai. L'étroitesse des lieux lui permettait de détailler chacun de ses traits. Helena sembla indécise, un bref instant. Sans doute s'était-elle laissée porter par l'amertume sans pour autant préparer tout un discours voué à l'incendier.« T’es satisfait, maintenant que tout le monde est au courant ? Qu’est-ce que tu voulais prouver ? »  Les mots claquèrent, serpents ardents peinant pourtant à attendre leur cible. Blaise se contenta d'un soupir, puis leva les yeux au ciel pour que le demoiselle ne perde rien de l'agacement qui était le sien. Ah, cette Helena. Il l'avait connue plus perspicace, vraiment. Comment voulait-elle que ce type de révélation lui apporte quelque chose à lui. ]« Je n’ai pas besoin de ta stupide petite histoire de fausse identité pour prouver quoi que ce soit, merci. » Il se montrerait acerbe si elle s'obstinait à l'agresser. Non pas qu'il n'ai pas conscience de le mériter un peu. Mais pourquoi donc cette fille s'obstinait-elle à croire que les traits de sœur lui convenaient mieux que les siens? « Quant à ma satisfaction, elle ne sera réelle que quand tu te seras débarrassée de ce masque pour de bon. »Il lui adressa un sourire moqueur, provocateur et un regard acéré.« De toutes façons c'est pas comme si tu avais encore le choix. Je veux bien admettre que Durmstrang compte nombre de gens ayant décidé de laisser leur cerveau à l'abandon, mais comme tu as pu le constater, tes talents d’actrice ont déjà montré leurs limites.» Le vainqueur savait qu'elle n'avait pas si mal joué qu'il se plaisait à l'ironiser, mais il n'avait nulle envie de l'épargner, conscient qu'il faudrait se montrer virulent pour qu'elle admette la vérité. «Et puis je t'avais prévenue Helena. Ne me dis pas que tu comptais vraiment passer toute ta vie à essayer d'être cette fille là. » Il ne culpabilisait pas le moins de monde. L'ironie avait laissé place au dédain qu'il éprouvait pour cette Ludmila disparue, celle dont l'existence même semblait n'avoir été qu'un rôle incarné avec plus ou moins de justesse par l'une et l'autre des jumelles Buczkowski. «T'étais ridicule dans ce rôle. Sûrement encore plus que l'original.» Qu'elle le déteste, qu'elle lui crache toute sa haine au visage si elle le souhaitait. Pour une fois il était certain d'avoir agi de la meilleure façon possible, et cette entêtée finirait bien par le comprendre.



Dernière édition par Blaise Zabini le Sam 15 Avr - 12:46, édité 2 fois
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TWO-FACE WHORE
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Ҩ Re: — one moment of insane reckless bravery || ZAKOWSKI Ҩ Mar 31 Jan - 17:08




one moment of insane reckless bravery
“I can only begin the process of saving myself when I surrender to the reality that I can’t. And what greater place to surrender that reality than to an infant who surrendered Himself to me so that I might surrender myself to Him.”



Helena espérait que sa réponse serait à la hauteur. Il lui fallait une justification, quelque chose, quelque chose pour compenser ce qu’elle avait perdu. Quelque chose qui allait justifier l’horrible conséquence qui allait suivre, lorsque ses parents comprendraient que leur plan avait échoué, que tout le monde savait désormais exactement qui était six pieds sous terre et qui avait survécu. Le nom des Buczkowski serait entendu différemment, désormais, leur réputation les précéderait, et les deux intéressés seraient persuadés que c’était encore à cause de leur fille que tout avait foiré. Comme quoi, elle n’avait jamais pu leur donner satisfaction, et en plus, dans un dernier coup de grâce, elle avait achevé de les perdre. « Je n’ai pas besoin de ta stupide petite histoire de fausse identité pour prouver quoi que ce soit, merci. » Helena retint un soupir méprisant. Elle n’avait jamais aimé cet air supérieur et hautain que Zabini portait sur son visage, elle l’avait supporté pendant de nombreuses années, et cela venait en contrepartie de l’estime qu’elle lui avait porté.

Elle avait cru déceler, ponctuellement, plus de nuances dans son petit acte d’aristocrate que la face lisse qu’il tentait de présenter au monde. Elle n’avait jamais percé le mystère, n’avait jamais essayé. Si Ludmila lui avait appris une chose, c’était que les petits mystères des gens tenaient à pas grand-chose, et qu’il valait mieux que les gens restent soigneusement éloignés de ce qui ne les regardait pas. « Quant à ma satisfaction, elle ne sera réelle que quand tu te seras débarrassée de ce masque pour de bon. De toute façon c'est pas comme si tu avais encore le choix. Je veux bien admettre que Durmstrang compte nombre de gens ayant décidé de laisser leur cerveau à l'abandon, mais comme tu as pu le constater, tes talents d’actrice ont déjà montré leurs limites. » La Résistante se retint de lever les yeux au ciel, mais ne put contenir un soupir exaspéré. Croyait-il qu’il était facile d’incarner un rôle ? Un rôle complétement à l’opposé de soi ? De devoir vivre la vie édulcorée et décharnée d’une personne que l’on méprisait depuis des années ? Une personne qui faisait complètement partie d’elle, et qu’elle avait essayé de chasser de toutes les manières possibles ? Longtemps, Helena aurait tenté par tous les moyens de se débarrasser de sa ressemblance avec Ludmila. Elle se revoyait, cutter en main, la lame près de son visage prête à taillader la peau. Elle aurait été méconnaissable. Et pourtant, elle savait au fond, que cela n’aurait rien changé ; le mal était ailleurs. Et la peur lui avait tordu le ventre ; mais cette deuxième partie, elle avait beaucoup plus de mal à se l’admettre.

Blaise exagérait. Personne n’avait décelé la supercherie, ou presque. Le peu de personnes qu’elle n’avait pas pu tromper, c’était pour des raisons légitimes. Elle n’aurait pas pu savoir. Et pourtant, au fond, est-ce que quelqu’un avait réellement été choqué de la nouvelle ? Ils avaient été habitués au grand drame Buczkowski. Que cela vienne d’une jumelle ou de l’autre, cela n’avait plus d’importance. « Et puis je t'avais prévenue Helena. Ne me dis pas que tu comptais vraiment passer toute ta vie à essayer d'être cette fille là. T'étais ridicule dans ce rôle. Sûrement encore plus que l'original. » Il l’avait prévenue, certes, mais comment Helena aurait-elle pu le prendre au sérieux ? Qu’avait-il eu à gagner ? Il n’avait, finalement, pas vraiment répondu à sa question. Il glissait autour, tel le serpent qu’il avait été pendant sept longues années, peut-être plus. Cela importait peu, qu’il ait raison. Elle ignorait royalement le poids qui s’était levé de sa poitrine et de ses épaulés ; ignorait le fait qu’elle respirait mieux, depuis qu’elle n’était plus forcée de faire attention au moindre de ses gestes jusqu’aux heures les plus creuses de la nuit, juste au cas où. Elle ne pouvait pas se le permettre, pas tant que l’épée de Damoclès pesait encore sur sa tête. « Et qu’est-ce que ça peut bien te foutre, Zabini ? » cracha-t-elle, mauvaise, et véritablement curieuse. S’ils avaient été amis, passe encore, songea-t-elle. Elle aurait admis l’inquiétude et l’investissement dans cette histoire de la part de quelqu’un qui avait tenu à elle. Cela ne l’aurait pas étonnée de Rain, si elle était restée, d’Enora, Ethan ou même Théo. Même Théo. Mais ils se seraient rangés derrière son choix. Zabini ne l’avait pas fait, pourquoi ? Avait-il si peu de considération pour le libre arbitre des autres ?

Helena laissa échapper un petit rire qu’elle voulait méprisant, une main sur la taille, comme si elle essayait encore de jouer un rôle. Tout sonnait faux. Ce n’était pas elle, elle n’avait pas besoin d’être cette personne, encore. Et pourtant. « On était tellement potes à Poudlard que tu t’es mis en tête de sauver ma pauvre petite personne de la perdition ? » Elle était sèche, dure. Un peu plus elle-même, au fur et à mesure que les mots sortaient de sa bouche. Le maquillage partait, doucement. Elle aurait simplement préféré de l’eau claire plutôt que de la Javel décoller son masque. Aurait-ce toutefois aussi bien fonctionné ? Helena restait droite, campait sur ses positions. Le simple fait de se tenir devant Blaise et de défendre son bifteck la ramenait à la personne qu’elle avait été avant d’endosser le fantôme de Ludmila, de creuser en elle pour ouvrir quelque chose de pas naturel. Il fallait continuer. « Je doute que tu l’aies fait par ennui, alors cela ne laisse qu’une seule option : de la pure malveillance. Tu n’as pas idée de ce qui va m’arriver par ta faute. » A cet instant-là, l’Unmarked préféra détourner le regard. La pensée de ses parents la faisait retourner en arrière, automatiquement. Elle se rétractait, brusquement, intérieurement. C’était un processus complexe et automatisé, comme un animal de cirque qui effectue la figure à la vue du fouet, sans même que la douleur ne soit là. C’était une marque fantôme, perverse, logée loin dans son épiderme. Elle était hors d’atteinte pour l’instant, mais combien de temps cela allait-il pouvoir durer ? Elle ne voulait même pas penser à ce qu’elle devrait faire pour regagner l’honneur de sa famille pour ses parents. Elle entendait déjà à demi-mots la voix pressée de son père au creux de son oreille, susurrant des horreurs à propos de l’Ox.








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Vainqueurs
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Vainqueurs

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Ҩ Re: — one moment of insane reckless bravery || ZAKOWSKI Ҩ Mer 15 Mar - 2:25


one moment of insane reckless bravery

Zakowski


Spoiler:
 

Il était presque amusant de détailler tout le flou qui entourait désormais Helena. Par instant, elle prenait la pose à la façon de la fille qu'elle était censée incarner jusqu'à il y a encore quelques heures, celle qu'elle semble avoir trop pris l'habitude d'être et à d'autre, lorsqu'elle s'irritait en grondant, crachait des mots comme elle balancerait des couteaux, tout signait son véritable portait. Celui d'Helena, celle de Poudlard, la fille entière pas ce mirage d'elle-même qu'elle était devenue.

Elle n'avait pas tort, au fond, ils n'avaient jamais vraiment été amis, ni rien du tout d'autres d'ailleurs. Juste des camarades, des gens comme ça, rassemblés par leur maison commune plus que par leurs idéaux, par un respect mutuel voilé plus que par de l'amitié. C'était peut-être pour cela que c'était lui qui l'avait trahie, lui qui entendait faire ce que nulle personne trop attachée à elle n'aurait été prête à accomplir. Car Helena souffrirait, finirait légère et libérée mais souffrirait bien avant de trouver la paix. «Je doute que tu l’aies fait par ennui, alors cela ne laisse qu’une seule option : de la pure malveillance. Tu n’as pas idée de ce qui va m’arriver par ta faute.» Non il n'en avait pas idée. Nulle malveillance n'habitait son acte, mais pas de réelle bienveillance non plus. Quelque chose de différent, de désintéressé, un peu stupide, un peu puéril aussi. Comme un caprice de gosse convaincu de faire les bons choix pour les autres, sans se soucier des conséquences engendrée, sans même se demander si c'était simplement bien ou mal ce qu'il faisait, sans prendre conscience de ce que ça pourrait ravager. Parce qu'il ne savait plus vraiment ce que c'était de vivre avec la peur de voir ses secrets dévoilés, étalés, livrés sans ménagements aux jugement du plus offrant. Avait oublié cette sensation malaisante, celle de voir tout son monde s'effondrer par négligence, et sa famille avec.

Il n'avait eu en vérité aucun désir de la voir souffrir, juste besoin de la sortir de là, pas par ennui comme elle le prétendait, mais, au fond, par pur respect. Toute seule elle se serait simplement laisser happer, décimer par son rôle, alors non, il ne regrettait rien, encore moins quand Helena s'agaçait de la sorte comme elle avait toujours su le faire, avec cette franchise et cette force qui lui étaient propres.
Pourtant, elle avait fini par détourner le regard, par en camoufler le vide. Blaise percevait enfin, en cet instant, à quel point toute cette histoire avait du l'abîmer du début à la fin. «Ce n'était pas de la malveillance, vraiment, mais pense le si ça t'amuse. Au fond tu n'as pas tort, je ne sais pas tout de ce que tu vas subir à cause de ça, mais au moins je sais ce qui ne n'arrivera pas.» Sa voix était sertie d'une douceur inhabituelle mais le fond demeurait le même, il savait qu'il ne s'était pas trompé, que plus la nouvelle s'étendrait et plus cette foutue Ludmila achèverait de s'effacer. C'était un peu triste, au fond, comme si elle allait s'éteindre une nouvelle fois.

Mais pour l'heure Blaise ne pouvait s'empêcher de sourire un peu, sans pour autant être certain qu'elle ne s'en aperçoive. Il aimait la façon dont elle devenait tempête même si ses mots avaient le don de l'agacer au plus haut point, il aimait ça parce que ça lui donnait, encore et toujours, la sensation d'avoir eu parfaitement raison. «C'est juste dommage que tu aies besoin d'essayer de me démontrer à quel point je suis cruel pour redevenir un peu toi-même. Enfin, c'est un bon début» Sans doute qu'elle s'offusquerait de ce ton ton faussement pédagogue, mais il s'en fichait, occupé qu'il était à contempler la porte de ce placard étouffant, soudain désireux de prendre l'air, de s'en aller.

   


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TWO-FACE WHORE
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Ҩ Re: — one moment of insane reckless bravery || ZAKOWSKI Ҩ Jeu 19 Oct - 16:34




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“I can only begin the process of saving myself when I surrender to the reality that I can’t. And what greater place to surrender that reality than to an infant who surrendered Himself to me so that I might surrender myself to Him.”



Pour une fois, Ludmila restait bien calme à l’intérieur d’elle, tapie. Comme si le parfum de la vérité la faisait suffoquer, la faisait enfin se tirer. Pendant longtemps elle n’avait plu su reconnaître ses mimiques de celles de sa jumelle, comportement trop naturel. Blaise avait-il finalement coupé le fil ? Avait-il fait ce qu’elle n’aurait jamais réussi à faire elle-même ? « Ce n'était pas de la malveillance, vraiment, mais pense le si ça t'amuse. Au fond tu n'as pas tort, je ne sais pas tout de ce que tu vas subir à cause de ça, mais au moins je sais ce qui ne n'arrivera pas. » Helena se tut, prête à patienter, le temps qu’il lui fournisse une vraie putain de justification. Pour l‘instant, il lui donnait l’impression d’un gosse qui avait balancé un secret qui ne lui appartenait pas, comme ça, dans la cour de récré, parce qu’il était curieux de voir ce qui allait arriver. Une révélation sans aucune mesure des conséquences. Pensait-il qu’elle avait endossé le rôle par plaisir ? Que c’était un petit jeu qu’elle avait monté elle-même, parce que c’était fun et rigolo de se pavaner dans les couloirs d’une école qu’elle ne connaissait pas avec une bande de dégénérés obsédés par le pouvoir, en se prenant pour quelqu’un qu’elle n’était pas ? N’imaginait-il pas une seule seconde qu’il y avait des enjeux, dans tout ça ?

De justification, aucune ne vint. Qu’est-ce qui n’arriverait pas ? La colère d’Helena la rendait mauvaise, purulante de venin. Elle n’errerait pas pour le restant de ses jours dans une personnalité qui n’était pas la sienne, forcée à insuffler dans son corps une âme qu’il rejetait de toutes ses forces. Elle ne prouverait jamais sa valeur à ses parents non plus. Elle aussi, au fond, était sûre de ce qui n’arriverait pas. Si seulement elle n’avait pas autant de certitudes sur ce qui allait lui arriver. Le serpent reprit : « C'est juste dommage que tu aies besoin d'essayer de me démontrer à quel point je suis cruel pour redevenir un peu toi-même. Enfin, c'est un bon début. » C’était complètement surréaliste, s’insurgeait la polonaise. Qui était-il pour elle pour se préoccuper de si elle redevenait elle-même ou non ? Zabini ne l’avait jamais particulièrement frappée pour sa bienveillance et son altruisme. Il lui manquait une pièce du puzzle pour réellement comprendre la démarche. Sans cela, elle ne pouvait qu’être furieuse de cet air qu’il avait, de savoir mieux qu’elle ce qui était le mieux pour sa personne.

Elle était feu, et lui avait toujours été glace. Ils s’étaient opposés, respectés pour ça. Deux forces de la nature d’un genre très différent. Sûrement que s’ils avaient fait des efforts, ils se seraient bien complétés, appréciés. Qu’ils auraient été quelque chose l’un pour l’autre. Mais Zabini était toujours entouré d’ombre alors qu’elle préférait les explosions. Elle allait lui montrer, Helena. Elle allait lui rappeler qui elle était, exactement. « Et je reviendrai moi-même te chercher par la peau du cou lorsqu’il sera temps d’assumer tes responsabilités. » La polonaise parlait vite, la peur la faisait trembler. Fallait-il qu’elle lui explique pour qu’il comprenne l’étendue de ce qu’elle risquait ? Si ce n’était pas par Ludmila, ses parents trouveraient autre chose pour la mettre à contribution. Elle était leur seule fille désormais, leur seul espoir de se tailler un bout de vie dans cette jungle ambiante. Si le scandale ne les réduisait pas à néant, il y avait fort à parier qu’ils trouveraient autre chose. Que l’Ox serait une opportunité pour eux, une aubaine. Helena n’était pas naïve au point de penser qu’ils la laisseraient disparaître, qu’ils la laisseraient partir en la répudiant tout simplement. Ce serait trop simple. Non, elle était terrifiée de ce jeu d’actrice qu’ils lui avaient demandé de tenir cette année ne soit qu’un avant-goût de leur exigence. Que leurs ambitions deviennent plus grandes, plus dangereuses.

Lorsqu’elle s’adressa de nouveau à Blaise, elle fut incapable de retenir les accents terrifiés de sa voix, ni son agressivité paniquée. Un animal putain d’animal blessé. « N’imagine pas une seule seconde que tu peux foutre ma vie en l’air et t’en tirer sans aucune conséquence. Lorsque l’abysse se refermera sur moi, je t’entraînerai avec moi. » C’était la seule manière qu’elle avait de se rassurer. De se garantir une porte de sortie. Elle était hargneuse, presque désespérée avant l’heure. Tout ça était profondément injuste ; à l’origine, tout ce qu’elle voulait, c’était avoir la paix. Comment en étaient-ils tous arrivés là ?






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