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 OS || Chroniques de Iel et Merry

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 608Date d'inscription : 10/08/2016Localisation : Somewhere
Ҩ OS || Chroniques de Iel et Merry Ҩ Sam 31 Déc - 15:09

Les one-shot

Plongée dans l'univers de Ielisseï et de Meredith




Bienvenue par ici    
J'ai décidé de me mettre un peu aux OS avec mes deux loustics ^^
Et comme je suis une vile copitateuse et que je n'avais pas d'idée de présentation j'ai repris honteusement celle de l'animation. En plus, ça fait un joli sommaire   (et c'est mille fois mieux organisé que ce que je pourrais faire par moi-même).
Je ne sais pas si je répondrai à tout (surtout que tout ne correspond pas à mes persos), je laisserai l'inspiration parler.

Enjoy  

Retourneur de temps


La vie d'un membre de la famille de votre personnage.
La mort de votre personnage.
Le premier jour de votre personnage à Durmstrang.
Votre personnage dans 10 ans/20 ans.
Si votre personnage avait un enfant aujourd'hui.
Votre personnage à une autre époque.
Votre personnage dans un autre groupe
Votre personnage dans un autre clan

Polynectar



Si votre personnage était du sexe opposé.
Incarner un PV du forum
Incarner le personnage d’un autre membre du forum

Amortentia


Votre personnage en couple avec un autre personnage du forum (le choix est à votre discrétion, faites-nous rêver les amours   )

Portoloin


Si votre personnage était à Salem
Si votre personnage était à Beauxbâtons
Si votre personnage était à Poudlard
La vie de votre personnage en tant que moldu.

Le miroir à double-sens


Votre rencontre avec votre personnage dans la vraie vie.
Vous, dans l'univers d'AK.

Même que c'est les dragons qui livrent les cadeaux à Durmstrang !



Le Noël en famille de votre personnage: Christmas in Russia






Dernière édition par Ielisseï K. Voronov le Sam 31 Déc - 15:32, édité 1 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 608Date d'inscription : 10/08/2016Localisation : Somewhere
Ҩ Re: OS || Chroniques de Iel et Merry Ҩ Sam 31 Déc - 15:25

Ielisseï

Christmas in Russia






Le front collé contre la vitre glacée, mon souffle dessinant un léger cercle de buée sur le verre, je me perds dans la contemplation de l’immensité blanche qui constitue le parc de la demeure Voronov à cette période de l’année. La neige est encore tombée dans la journée, recouvrant les reliefs, pesant sur les branches des sapins et recouvrant le lac. Il faudra le déblayer pour y patiner de nouveau. Paysage monochrome, qui brille légèrement sous la lune déjà haute.
Je ferme les yeux une seconde. Mes pensées redessinent le parc que je connais par cœur, accentuent certaines teintes, voilent le ciel, dessinant un camaïeu blanc et gris, dessinant un mois de décembre qui se meurt sous la neige et le vent. Pas d’étoiles dans ma tête, pas d’étoiles dans le ciel, tout se brouille. Je rouvre les yeux quand les sapins sont devenus d’un noir d’encre, d’un noir de ténèbres et qu’un trait rouge, d’un beau vermillon, raye mon paysage imaginaire.
Je secoue doucement la tête. C’est Noël, pas de défaitisme. C’est Noël et j’aimerais qu’on soit déjà demain, que la fête soit derrière moi. Non, plutôt que la soirée s’achève, parce que là commencera mon véritable Noël.

Un coup d’œil à ma montre. Il est temps de descendre, mon père ne tolérera pas le moindre retard, même si pour une fois, nous fêtons Noël en famille. La réception avec le gratin sang-pur de Russie et d’Europe de l’Est aura lieu demain. En fait, c’est plutôt à après-demain qu’il faudrait sauter. C’est dommage parce qu’en soi, j’apprécie l’idée et l’essence de cette fête. Moins la façon dont les choses se passent concrètement, comme si on oubliait la définition de Noël en cours de route. Je quitte ma chambre en m’assurant que je n’ai rien oublié, descends lentement les escaliers – pas de précipitation, pas de course, un sang-pur se comporte toujours dignement.
Au rez-de-chaussée, je retrouve mes parents et ma sœur dans le grand salon de réception, où étincellent les lustres et les meubles précieux. J’ignore le froncement de sourcils du patriarche Voronov – je suis à l’heure, il ne peut rien me reprocher – et me place à côté de lui. Les elfes de maison ne tardent pas à introduire ma grand-mère. Alevtina Voronov n’a rien perdu de sa prestance malgré son âge. Elle se tient toujours droite, et son haut chignon gris, impeccablement fait, la rehausse encore. Sa canne heurte sèchement le parquet à chaque pas et mon père la rejoint pour la saluer. Salut formel, salut de sang-pur, pas d’effusion, ni d’émotion.
À mon tour, je m’incline froidement devant elle. Ses doigts attrapent mon poignet, qu’ils serrent de toute leur force. Je redresse la tête pour croiser son regard. Elle me dévisage de haut en bas, et le même pli dédaigneux qu’elle arbore à chacune de ses visites joue sur ses lèvres fines. Pas d’amélioration, semble-t-elle dire. Non, ma taille ne s’est pas élargie d’un coup, je n’ai pas gagné en muscle, ni en barbe, et il me manque quelques éléments essentiels pour correspondre  à la définition d’un homme. Je murmure pour qu’elle seule entende :

— Извините Бабушка. Я не мужчина.

Je ne suis pas un homme et ne le serai jamais ; elle non plus ne me forcera pas à devenir ce que je ne suis pas, je le refuse de toutes mes forces. Son regard m’incendie. Me rappelle que par ma faute, mon père n’a pas d’héritier digne de ce nom, que par ma faute, la lignée principale des Voronov va s’éteindre, que par ma faute des siècles de dynastie vont prendre fin. Qu’il est heureux que mon grand-père soit mort avant ma naissance, sinon le déshonneur que je représente lui aurait sûrement été fatal. Tragique. J’en pleurerais.
Les frères de mon père se réjouissent de cet état de fait, eux qui ont des fils, des vrais, eux qui ont des héritiers, eux qui n’apportent pas la honte sur leur nom. Eux qui prendront la tête de la famille quand il sera temps de mettre fin à la mascarade que je joue. Quelque part, j’attends presque ce moment avec impatience, même si ça n’annonce rien de bon pour moi. Je n’aurais vraiment pas dû me rater l’été dernier, ils auraient sûrement fêté ça au lieu de pleurer. Joyeux Noël, au fait. J’avais presque oublié l’occasion qui provoque ces retrouvailles si réjouissantes.

Le ballet se poursuit, à mesure que le reste de la famille arrive. Les jeunes cousins sont les seuls dont les saluts sont vraiment sincères et je regrette de ne pas passer davantage de temps avec eux. L’heure du dîner ne tarde pas à sonner, et je me retrouve pris dans le carré principal, celui composé de mes parents, de ma grand-mère et du frère cadet de mon père, Jadislav. Très vite, une fois les questions familiales évacuées dans le champagne, la conversation devient politique. Telle orientation de tel membre du ministère, telle décision qui pourrait être prise… Je préfère savourer l’entrée, un délicieux koulibiac au saumon, plutôt que de plonger dans les méandres de la politique russe. Oh, on sollicite parfois mon avis et je le donne ; je suis censé me former à ces choses-là après tout. Démontrer mon intelligence et ma compréhension des affaires de la famille, montrer que je saurai gérer tout cela. Foutaises.
Je crois que j’aurais pu trouver cela intéressant et m’y investir sincèrement si je n’avais pas su que tout cela n’était qu’une comédie, si cela avait vraiment été ma place. Mais comme ce n’est pas mon rôle et que tout n’est qu’apparences… Mon rejet de la politique devient de plus en plus prégnant au fil des années. L’arrivée du bœuf Stroganov me rappelle que c’est Noël. Haut les cœurs ! Je picore dans mon assiette, l’appétit me fuit. Du côté des plus jeunes, rires et exclamations joyeuses se font entendre, parfois apaisés d’un mot d’un parent, avant de reprendre, aussi vifs et enthousiastes. Mes pensées dérivent tandis qu’une part de mon esprit reste ancrée sur la conversation des adultes.

Lorsque le dîner s’achève, je retiens un soupir de soulagement. Minuit approche déjà, de même que l’heure des cadeaux. Joie et bonheur. Les plus jeunes trépignent auprès de l’immense sapin qui trône dans le salon, dont le pied disparaît sous les paquets, étincelant de guirlandes et de boules magiques. L’étoile placée au sommet rayonne littéralement. C’est kitsch, mais les gosses aiment. Je croise le regard de ma sœur, ses sourcils haussés indiquent que je dois faire ma tête de dépressif. Grand-mère peut provoquer ce genre d’effet. Je retourne un grand sourire à Anastassia. Masque remis, спасибо сестра. La fin de la soirée se rapproche, je dois tenir jusque-là au lieu de donner envie à tout le monde d’aller se noyer dans le lac.
Au milieu des « Joyeux Noël ! », les cousins se ruent sur les paquets, et la foire d’empoigne commence malgré les étiquettes bien visibles. Bruit de papiers froissés et déchirés, exclamations ravies, remerciements, regards qui brillent autant que l’étoile… ça fait plaisir, quelque part, de les voir aussi heureux et insouciants. Je finis par repérer mes propres paquets au milieu des autres.

Le déballage est rapide : rien de ma grand-mère, Alevtina n’a pas de petit-fils chez Kassian, juste une petite-fille qu’elle gâte comme une princesse. Mes parents ont donné dans les livres de géopolitique sorcière pointue. Comme chaque année, ils finiront dans la bibliothèque familiale ; au fond, je sais que mon père se les offre plus à lui-même qu’à moi. S’il avait voulu me faire plaisir, il se serait penché sur des ouvrages de magie noire, de runes ou d’alchimie, toutes ces formes de magie qui m’intéressent vraiment. Ou du matériel de dessin. Ah non, pardon, ce n’est pas une activité digne d’un héritier Voronov.
Le reste est à l’avenant ; on sent qu’il a bien fallu trouver quelque chose pour moi, parce que ça n’aurait pas été convenable de m’oublier – il n’y a que grand-mère qui se le permet. J’entends facilement le «  Ah, il y a Ielisseï aussi… », suivi d’un mot d’agacement et d’un « bah, on prendra ce qu’on trouvera ». Rien de personnel dans le petit tas devant moi. Rien d’Anastassia, ce qui me rassure.

Elle vient me remercier pour l’album photo que j’ai compilé pour elle. Il y a des dessins qui l’attendent là-haut, pour tout à l’heure. Eux sont plus gais que ceux qui me traversent l’esprit. Ma mère m’adresse un mot pour le parfum que je lui ai offert, son préféré. Les cousins comparent leurs cadeaux avec entrain, commencent à jouer au milieu des papiers déchirés, tandis que les adultes reprennent leurs conversations. Je me force à participer en me demandant encore pourquoi ils s’infligent ça. On serait tous beaucoup mieux chacun dans notre coin. Mais les préceptes des sangs-purs prévalent sur tout le reste.

Enfin, on nous libère. Enfin, chacun rejoint sa chambre. Enfin… Je gagne la mienne comme si de rien n’était. Notre rituel est rôdé maintenant. Faire semblant de se coucher, attendre qu’il n’y ait plus aucun bruit. Ma sœur et moi avons de la chance, nos chambres sont assez éloignées de celles destinées aux invités.
Il est presque deux heures du matin lorsque je me faufile dans la sienne, son deuxième cadeau sous le bras. Anastassia préférerait l’inverse, mais si jamais nous nous faisons surprendre, tout le blâme retombera à coup sûr sur moi. C’est mieux ainsi.
Sa chambre baigne dans une lumière tamisée et je me faufile à côté d’elle, un grand sourire aux lèvres. L’un des elfes de maison a déjà déposé des gâteaux sur la table de chevet, et j’aperçois l’éclat d’un papier cadeau.

— Cчастливого рождества Елисей !

Je lui souhaite aussi un joyeux Noël en lui tendant mon paquet. Son regard s’éclaire en découvrant les dessins. Je sais qu’ils rejoindront les autres, dans la pochette qu’elle garde précieusement à l’abri des regards. Ça me touche toujours autant qu’elle y tienne tant.
La main un peu tremblante, j’attrape les deux cadeaux qu’elle me tend. Je les défais lentement, le cœur battant. Le premier livre une chemise féminine, blanche, dotée d’un léger décolleté travaillé et de manches qui s’évasent au niveau des poignets. Je l’avais notée lors de nos dernières courses dans les magasins sorciers de Moscou.

— Oh… Tu avais remarqué ?

Elle se contente de me sourire. Sans attendre, je retire la chemise de mon costume pour enfiler celle-ci. Elle tombe à la perfection, cintrée comme il faut. Je me retourne pour jeter un coup d’œil dans la glace qui orne la porte de l’armoire de la sœur. Parfaite. Malgré le pincement au cœur qui m’étreint à chaque fois, parce que je ne pourrais la porter que dans ces moments volés, quand personne ne peut nous voir.
Je me détourne pour ouvrir le second paquet, qui livre un long collier d’argent. La fine chaîne glisse entre mes doigts, et je m’arrête sur les longues plumes argentées, serties de brillants, en pendentif.

— Il est magnifique, merci !

Je me hâte de le passer, et les plumes viennent reposer sur ma poitrine. J’étreins ma sœur avant de me lever pour admirer le résultat dans la glace. Nonobstant mon pantalon de costume, n’importe qui me verrait à cet instant me prendrait pour une fille. Je joue doucement avec le collier – lui non plus, je ne pourrais pas l’emporter à Durmstrang. Sans même penser à la colère de père s’il me découvrait habillé ainsi. Gigolo, travesti… et je garderais longtemps la marque de ses coups. Je le chasse de mes pensées, il ne me gâchera pas Noël. De toute façon, je suis certain que s’il avait voulu faire de moi une fille, j’aurais agi de la même manière, regrettant de ne pouvoir exprimer mon côté masculin. Stassia pouffe dans mon dos.

— On a vu que tu es belle !

Je lui tire la langue dans la glace. Son intervention a le mérite de me sortir de mes pensées. Je la rejoins le cœur léger, pleinement ravie de ses cadeaux. La soirée se prolonge entre discussions, fous rires et gâteaux.
Il est quatre heures du matin largement passé lorsque je la quitte pour retourner dans ma chambre, abandonnant à regret chemise et collier. Ils iront rejoindre le parfum et le maquillage que ma sœur garde secrètement pour moi.
Je m’endors loin des pensées moroses du début de la soirée. Ce Noël entre nous est bien plus précieux que l’autre.




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