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 All men should be that they seem (Blaimedith)

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Vainqueurs
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Vainqueurs

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : pur, bien entenduMessages : 400Date d'inscription : 16/11/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ All men should be that they seem (Blaimedith) Ҩ Ven 30 Déc - 22:30


All men should be that they seem

Blaimedith


Cette fichue salle de réception n’avait plus grand-chose du grandiose qui l’apprêtait autrefois. Le décor écrasant  trop souvent contemplé était bien vite devenu au yeux de Blaise agaçant par instant. Rien d’autre qu’une cage à double tranchant, refermant ses griffes faussement bienveillantes sur les Vainqueurs et leur lassitude latente.
Ça avait été presque amusant. Dans un tout premier temps. Ce déluge d’âmes agitées qui toujours dansaient sur les même thèmes, trop inspirants pour qu’il se plaise à parfaitement les ignorer. Angoisse, excitation, affolement, ambition, jalousie. Se peignaient sur les visages environnants, transcendaient leurs gestes. Las et cinglants à la fois. Mais comme tout, ça avait fini par l’ennuyer. Et malgré les quelques alliés qu’il comptait désormais en ces lieux, l’impression persistante de n’être qu’un fauve prit en piège ne daignait plus le quitter. Il leur fallait rester confinés, pour être protégés, disaient-ils. Si la Salle de Réception était sécurisée, du moins plus que le reste du château,  elle était devenue tellement étouffante qu’il apparaissait miraculeux qu’aucun accident majeur ne se soit encore produit. Tous peinaient bien trop à maîtriser leurs nouvelles capacités. Cruelle frustration. Ils portaient en eux un pouvoir qui pourrait en faire des êtres presque invincibles, une puissance convoitable au point que des inconnus seraient prêts à les écorcher un à un pour s’en délecter un peu. Non pas que ce soit réellement étonnant. Mais déplaisant, évidemment. Pourtant, les Vainqueurs étaient contraints de se terrer, prédateurs rabaissés au rang de proies effrayées. Blaise n’avait nulle envie de se jeter dans une bataille, mais la stagnation environnante n’avait rien de très réjouissant. Lui-même s’exaspérait de son manque de contrôle, parfois trahi par cette magie qui pourtant, faisait partie intégrante de son corps. Il y avait aussi cette fébrilité, cette inconstance étrange qui enveloppait ses pensées. Bien que l'Icerberg s'efforce de demeurer maître de son esprit, ses sentiments semblaient parfois bien trop tentés de s’échapper de leur prison de glace.

Et l’ombre des trahisons planait, encore et toujours entres les murs habillés de satin sombre. Blaise observait, scrutant la foule au sein de laquelle se dissimulaient forcément quelques traîtres. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il se désintéressait progressivement des Vainqueurs, qui avaient sûrement trop à perdre pour se vendre à l’ennemi, mais nombre de Résistants attisaient sa curiosité. Car au fond, il ne les comprenait qu’à demi. Pourquoi s’obstiner à protéger ceux là même qui incarnaient leur échec, ceux qu’ils enviaient sans doute en cachette, tout au fond de leurs cœurs prétendument pleins de bonté. Bien entendu, il y avait ceux dont les proches avaient contracté le cuisant pouvoir de l’Ox. Plus ou moins compréhensibles. Mais les autres ? Quelle type de motivation douteuse pouvait bien les animer ? Protéger leur école, réellement ? Risquer leurs vies pour quelques murs vieillis ? Quelle idée singulière. Par honneur, par bonté, par noblesse ? Une telle niaiserie aurait été envisageable à Poudlard, où les héros côtoyaient souvent les sots, mais pas à Durmstrang. Les sorciers de l’Est paraissaient faire preuve d’assez d’intelligence pour ne pas agir contre leurs intérêts. Et c’était bien ce qui le poussait à les surveiller, qu’ils soient  natifs, ou étrangers, venus accorder leurs esprits à la morale singulière du château.

Il tentait d’extraire du brouhaha permanent les informations qu’il recherchait. Et récemment, quelque chose avait exalté ses doutes. Ce membre de son Clan, Assen, dont les paroles à demi murmurées avait trouvé en lui un écho particulier. Les deux Icerbergs doutaient visiblement, sans aucune concertation, de la même personne. Quelqu’un que Blaise connaissait bien assez pour s’en méfier. Meredith Lancaster. Ancien camarade de Serpentard, aux attitudes si souvent indéchiffrables. Il lui était sympathique, le garçon, et Blaise l’avait observé presque avec amusement se jouer des uns et des autres avec une facilité déconcertante. Il y avait quelque chose, chez lui, que l’Iceberg ne parvenait pas tout à fait à saisir. Sans doute ne s’agissait-il que d’une profonde paranoïa, mais il lui semblait  parfois que Meredith parvenait d’une façon ou d’une autre à toujours conserver une longueur d’avance sur ses interlocuteurs. Ce qui n’avait rien de bien plaisant. La question, cependant, demeurait toujours la même : quel intérêt trouvait-il à se mêler ainsi aux Résistants ? Blaise s’était pourtant fait à l’idée de le voir rejoindre les Insurgés, mais la présence de l’ex-Serpentard persistait. Sans la moindre faille apparente.

Au fond, le garçon aurait aimé pouvoir penser que ses doutes n’avaient rien de rationnel. Il n’est jamais bon de savoir qu’une personne avec qui l’on a partagé son dortoir durant sept années pourrait sans regret nous glisser un charmant poignard au creux du dos. Mais il est encore plus stupide d’accorder sa confiance à n’importe qui. Blaise ne tarda pas à le trouver, adossé à un mur non loin de lui. Il s’approcha, prenant place à ses côtés puis contempla l’agitation alentour, se drapant de toute sa nonchalance habituelle. « Un peu étouffant tout ça, non?» Un ton cordial, un peu trop peut-être. Mais pour l’heure, peu importait. Des banalités proférées pour établir un semblant de contact. Comme deux vieux amis échangeant quelques mots en toute simplicité. « Vous êtes bien courageux de vous infliger ça sans y être contraints. » Un sourire s’étira sur ses lèvres, débordant d’une ironie qu’il s'employa à faire passer pour de la sympathie. « Surtout ceux qui, comme toi, ne le font que par grandeur d’âme » Blaise n’avait pas tout à fait bien dosé le sarcasme dans sa voix, mais Meredith ne serait de toute façon pas dupe quant à ses véritables intentions. Il suffisait de faire semblant. De sauver les apparences, au moins au cours des premiers instants.
Le visage de l'ex-Serpentard avait presque fini par l’irriter. A cause de l’Ox, sans doute, et de son ampleur épuisante. Mais surtout parce qu’il était insaisissable, imprévisible, et que l’Icerberg conservait la ferme intuition qu’il n’hésiterait pas à cracher sur leurs années à Poudlard pour servir ses intérêts. Sa présence ici n’avait rien de logique, et Blaise ne savait que trop qu’un manque de cohérence dans un comportement dissimulait souvent quelque chose de bien trop ennuyant. Le petit jeu de Meredith, il s’en fichait éperdument l’année passée, mais aujourd’hui, tout était différent. Car désormais, c’était sa propre peau que les possibles tromperies du jeune homme mettraient en danger.

   



Dernière édition par Blaise Zabini le Sam 13 Mai - 19:03, édité 4 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
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Ҩ Re: All men should be that they seem (Blaimedith) Ҩ Sam 14 Jan - 11:09

Spoiler:
 

L’histoire se répète, dit-on parfois, et c’est bien l’impression qui t’étreint tandis que ton regard se perd sur la foule bruyante des Vainqueurs et des Résistants, réfugiés ensemble dans la salle de réception. Tu as l’impression de revoir une partie des événements vécus l’année précédente à Poudlard, l’angoisse permanente des élèves, les dangers qui rôdaient dans les couloirs. Tu as l’impression d’être revenu sous le règne de Voldemort. L’histoire se répète, dit-on, mais jamais complètement à l’identique. Tu as perdu l’an dernier ; l’Ox t’échappe maintenant, mais tu comptes bien obtenir ce que tu souhaites, quel qu’en soit le prix. À l’époque, tu étais un danger même si bien peu le savaient. Tu aspires à l’être encore aujourd’hui, et tu t’y efforces avec constance, depuis deux mois que tu te mêles aux Résistants pour rapporter leurs actions aux Insurgés – cela au moins ne changera pas. D’autant que les nouvelles pleuvent en ce moment, avec l’annonce que des Vainqueurs ont fui dans les couloirs. Tu as les noms, tu sais qui ils sont, et tu espères que les tiens les traqueront avec succès dans les couloirs de l’école, exploitant les faiblesses de ceux qu’ils connaissent mieux que toi. L’Ox ne pourra pas tous les sauver, d’autant qu’ils ne maîtrisent pas leurs pouvoirs. Tu regrettes presque de ne pas pouvoir les poursuivre toi-même, tu regrettes de ne pas être de ceux qui tortureront les prisonniers. Mais ta couverture est plus importante que tes états d’âme. Gentil résistant tu es, gentil résistant tu resteras tant qu’il le faudra, malgré la haine qui brûle en toi. Tu les hais tous, ces Vainqueurs qui paradent avec l’Ox dans leurs veines, ces Vainqueurs qui n’avaient pas besoin de cette puissance et osent s’en plaindre. Tu tuerais pour en détenir un morceau, pour avoir assez de pouvoir… Tu les hais, tu les hais, et le temps passé avec eux n’a rien changé.

Assis par terre dans un coin, tu te laisses aller contre le mur, les yeux clos. Le brouhaha ambiant t’envahit – la salle n’est jamais silencieuse ; même la nuit, des chuchotements s’élèvent, les pas de ceux qui montent la garde résonnent et certains crient dans leurs cauchemars. Impossible de te couper des émotions qui te traversent, peur, angoisse, colère, peur encore, agitation mal contenue, envie d’en découdre, lassitude d’être enfermé, peur, peur, peur. Qu’ils se prennent donc en main au lieu de se comporter comme des moutons effrayés ! Dans la même situation, tu ne te serais pas laissé dominer ainsi par tes émotions. Quand ont-ils perdu leurs capacités de réflexion ? Si tant est qu’ils en aient jamais eu… La douleur vrille dans ton esprit, mais c’est léger. Tu as pris ce qu’il fallait pour que cela ne dégénère pas – ou le moins possible. La situation est sous contrôle. Cependant, lorsqu’un groupe plus bruyant que les autres s’installe à peu de distance de toi, tu préfères te lever et t’éloigner, à la recherche d’un coin plus tranquille. Quelques regards te suivent ; même après tout ce temps, certains restent surpris par ta canne – c’est sans doute à contre-courant de l’idée qu’ils se font des vaillants défenseurs de Durmstrang, mais elle ne t’a jamais empêché de lancer un sort. Tu longes le mur, jusqu’à atteindre un endroit qui te satisfait. Ton regard parcourt encore la salle, cherchant à repérer ceux que tu surveilles plus particulièrement, Assen et ses convictions intimes qui te pourrissent la vie ou Narcisza, dont tu guettes souvent les émotions.

Tu aperçois Blaise qui se dirige vers toi. La brusque torsion de ton ventre ne modifie en rien ton attitude calme et décontractée. C’est toujours la même bouffée de jalousie qui t’envahit lorsqu’il est dans les parages, accompagnée de la question lancinante qui te hante depuis que l’artefact a été trouvé: pourquoi? Vous étiez à Poudlard tous les deux, tous les deux à Serpentard ; vous étiez à Poudlard, et c’est lui qui a l’Ox et non toi. Pourquoi ? Pourquoi a-t-il choisi les Iceberg et toi, les Ombres ? À croire que Merlin et Morgane sont en train de se payer ta tête là-haut ou de jouer la vie de ton frère aux dés. Voire les deux à la fois, vu leur caractère retors. Les insulter mentalement ne changera pas la situation, alors tu les ignores. Tu gagneras, tu déjoueras les pronostics, et Helios se réveillera. C’est la seule solution, la seule possibilité que tu envisages. Il n’y en a pas d’autres. Alors que Blaise se rapproche, tu le salues d’un signe de tête, comme un camarade de classe, ce que vous avez été après tout, comme si la situation était parfaitement normale. Mais comme toujours, tu te concentres pour sonder ses émotions, prendre la mesure de la conversation avant même qu’elle n’ait commencé. Oh, tu apprécies le garçon, c’est plus un réflexe qu’une réelle méfiance, la nécessité de percer les intentions des autres pour adapter ton comportement ; les sept ans de Poudlard vous ont rapprochés, et son caractère parle au tien, tu préfères son attitude hautaine, froide et détachée à l’exubérance de certains. Mais au fond, tu sais qu’entre sa vie et celle de ton frère, le choix est déjà fait ; s’il faut en sacrifier un pour sauver l’autre, tu n’hésiteras pas une seconde. Peu importe les regrets que tu pourrais éprouver, ils ne comptent pas. Ta décision est prise depuis dix ans, tu ne laisseras personne te détourner de ton seul objectif.

Le doute t’effleure, accompagné de la nonchalance habituelle de Blaise : une façade cette fois. La conversation ne sera sans doute pas facile, mais tu as l’habitude depuis deux mois. Leurs soupçons glissent sur toi, sans qu’aucune preuve ne vienne les confirmer. Ton masque innocent ne les convainc pas totalement – logique, vu le contexte – mais ils n’ont pas de prise sur toi. Le jeu peut continuer. Blaise lance la discussion d’une question au ton un poil trop cordial. Tu lui souris en répondant :

— Un peu, oui, et ça empire. Ils ont peur et ils supportent de moins en moins d’être enfermés…

Léger soupir, ton de regret, comme si tu aimerais qu’il en soit autrement, que tu souhaitais autre chose pour les Vainqueurs et les Résistants. Un regard interrogateur à Blaise, alors que tu laisses retomber ta phrase, pour lui demander comment lui se sent, comment il vit la situation, image de celui qui s’inquiète de son ami.
Les phrases suivantes ne te dupent pas ; tu sens l’ironie derrière la fausse sympathie alors qu’il t’interroge sur tes motivations. Encore une fois. Leur a-t-on demandé, à tous ces Flammes, ce qui les motivait à rejoindre la Résistance ? Bien sûr, leur caractère les y porte, mais tu te doutes que certains ont le cœur plus noir que ce qu’ils montrent, que tous ne sont pas des saints prêts à mourir pour les autres.

— La grandeur d’âme… c’est une belle notion. Et qui implique des sacrifices, en effet.


Ta main balaie légèrement la salle, tandis que tu fais mine d’approuver les paroles de Blaise. Eh oui, courageux résistants qui supportent les tensions pour protéger les autres. C’est beau. Un peu pathétique aussi, tous ces grands sentiments que tu as vu aussi chez les Gryffondor, cet altruisme, cette volonté de risquer sa vie pour…un peu de satisfaction personnelle et de gloire ? Risible. Et tu sais que Blaise ne te croira pas si tu te lances dans une diatribe sur l’importance du sacrifice. Mais il est hors de question de céder tout de suite, il ne te croirait pas non plus si tu avances tout de suite une raison valable mais un peu moins noble à ta présence ici. Il te connaît, il sait que tu n’es pas du genre à cracher le morceau à la première question. Mieux vaut louvoyer et faire mine de lâcher l’information à contrecœur. Aussi lui réponds-tu avec un air qui même amabilité et innocence :

— Quel mal y a-t-il à protéger ce qui doit l’être ?


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Ҩ Re: All men should be that they seem (Blaimedith) Ҩ Mar 14 Mar - 1:50


All men should be that they seem

Blaimedith


Spoiler:
 

Toujours le même vide dispersé dans les mots, les mêmes lenteur proférées tout en douceur.
Quand tout traîne et se répète.
Meredith le prend pour un imbécile et c'est bien là sa seule certitude, encore et toujours bon à onduler comme ces serpent l'ayant abrité pendant sept ans.

Blaise, ça devrait l'amuser, pourtant il sent l'impatience et le mepris l'effleurer vaguement, alors iil préfère faire de son visage un masque froid et apaisé, demi-sourire figé suspendu à ses lèvres, regard ondulant, épousant leur environnement pollué par les clameurs ambiantes. L'atmosphère a la lourdeur d'un esprit terni et la lueur poisseuse qui éclaire les yeux des vainqueur ne peut plus qu'attiser son mécontentement.
Trop de monde, trop de secrets, trop de mensonges. Étouffant.

Grandeur d'âme
. Notion stupide inventé par ceux qui aurait aimé en être dôté, abîme dans lequel on presse toutes ses incohérences. Meredith n'est pas de ceux-là et Blaise le sait, non, il bien trop bon joueur pour se perdre si facilement dans le ventre de la bêtise humaine.

Ils supportent de moins en moins d’être enfermés.

Mais Meredith oublie qu'il l'est presque aussi, devenu une cible de choix enchaînée à un altruisme hypocrite, envahi et trahi par un trop-plein de bonté prétendue. Les autres devraient, simplement, laisser l'angoisse glisser le long des murs et leur murmures se parer de la légèreté d'un oiseau accroché à son ciel, puis s'esquiver avant que les terreurs humaines ne finissent d'encrasser les alentours de leur atours rances. Maisl n'y a pas de grandeur en eux, non, rien, rien qu'une faiblesse ancienne cristallisée par la nouvelle détresse à la mode, oui, laide comme un visage surfait, altéré, maquillé par la ruine de tout ce qu'il tente de dissimuler.

Et Meredith, il joue, il s'amuse, un comédien maintenant c'est sûr.
Ravaler cette envie de lui cracher au visage, entourer tes traits de cette constante impassibilité.

Ils ont peur

Et toi Blaise, tu as peur? Tu as toujours été plus spectateur qu'acteur mais désormais les choses tendent à changer et cette pièce étrange dont tu te délectais tu y as finalement été intégré contre ton gré. T'as pas vraiment peur du moment que tu perçois comment sauver ta peau, pour l'instant tu éprouves presque la sensation d'être hors de danger, mais il y a l'ennui, l'ennui, qui pourrait bien te rendre fou à lier.

Quel mal il y a-t-il à protéger ce qui doit l’etre.

Pas sûr que les Vainqueurs méritent tous de l'être et pourtant, Meredith se trouve, là, souriant, illogique, agaçant.« Des sacrifices ? » Il est amusant ce mot, il résonne, il se love comme quelque chose de faux, comme une aberration offert à qui voudra bien l'absorber. « Il est clair qu'accepter de servir de chien de garde pendant que d’autres sorciers apprennent à maîtriser un pouvoir dont on ne disposera jamais, ça demande une certaine forme d'abnégation. » Il parle d'un ton détaché, il nargue, il s'amuse. Blaise il est comme ça parfois, il se pare de cruauté déguisée, balance ce qui fait mal dans des paroles douceâtre, dans des questions faussement innocentes. Pourtant aujourd'hui, il ne cherche pas à faire mal juste à troubler, à perturber Meredith en lui agitant sous les yeux tout ce qu'il ne pourra sans doute jamais posséder. Le garçon s'est plu à esquiver ses questions avec l'agilité curieuse d'un trapéziste et sans doute ne cessera-t-il de danser que lorsque sonnera l'heure de la chute.

   



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Dernière édition par Blaise Zabini le Sam 15 Avr - 12:39, édité 1 fois
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Ҩ Re: All men should be that they seem (Blaimedith) Ҩ Sam 18 Mar - 11:37

Spoiler:
 

Ton attention se concentre essentiellement sur Blaise, même si tu tâches de rester à l’écoute de l’ambiance de la salle – un exercice de plus en plus difficile à mesure que le temps passe. Tu sais que tu en demandes trop à ton don, que tu fatigues, que les bases de légilimencie que tu maîtrises facilitent le déclenchement de tes migraines. Et pourtant, tu restes à l’affût, attentif, avide de la moindre information qui pourrait être utile aux Insurgés – tensions nouvelles, craintes, projets d’actions, comme les ateliers mis en place, ou plus larges, tu observes et retiens tout. Le jeu devient de plus en plus difficile, de plus en plus tendu pour toi, mais tu n’entends pas renoncer, pas alors que les enjeux sont si élevés.

Derrière le visage froid, calme, presque sans émotion de Blaise, tu perçois l’impatience et le mépris, sensations fugaces qui affleurent à peine. Il ne te croit pas vraiment ; logique évidemment, vous savez tous les deux que la grandeur d’âme n’a été inventée que pour les faibles et les lâches, pour ceux incapables de prendre les décisions nécessaires, ceux incapables d’aller jusqu’au bout de leurs actions, qui préfèrent pardonner qu’exécuter, briller plutôt que se salir un tant soit peu les mains. Vaine gloriole dont tu n’as que faire. La grandeur d’âme des Gryffondor, tout pétris d’honneur et de courage, le cœur en bandoulière et le verbe haut, t’a toujours fait rire. Qu’ils s’amusent tandis que les véritables affaires, les vrais enjeux se règlent dans l’obscurité. Blaise et toi, vous êtes des serpents, bien plus à l’aise quand vous louvoyez, perdus dans les herbes, attaquant lorsqu’on ne vous attend pas.

Le mépris est toujours là chez Blaise, tu sens qu’il n’est pas vraiment dupe, même s’il n’a pas de preuve, si aucun d’eux n’en a. Ils se méfient, mais ce n’est pas sur des soupçons qu’on bâtit des preuves. Même si le danger se rapproche. Tu sais que passé un moment, la peur et la frustration aidant, il n’y a plus besoin de preuves, le moindre mouvement interprété comme suspect suffit pour déclencher la rage de la meute. Mais on n’en est pas là, pas encore, pas tout à fait, et tu peux tenir encore un peu, le temps de glaner des informations supplémentaires, le temps de voir si tu peux attirer quelques Vainqueurs dans les griffes des Insurgés, le temps de mettre au point de nouveaux plans.

— Des sacrifices ?

Blaise répète le mot avec amusement, un amusement que tu aurais partagé dans d’autres circonstances. Un mot qui fait écho à la grandeur d’âme, dévouement, don de soi. Sacrifice. Un mot qui te fait rire lorsqu’il ne cherche que la gloire. Tes parents inquiets t’ont déjà reproché de te sacrifier pour ton frère au lieu de vivre ta vie, à cause de tes recherches, à cause de ton obstination à trouver une solution, à cause de tes difficultés à te lier avec les autres parce qu’ils ne sont pas Helios, parce qu’aucun d’eux ne peut combler le vide qui t’emplit. Mais ce n’est pas un sacrifice, tu n’as pas l’impression de perdre quoi que ce soit en agissant comme tu le fais, d’abandonner quelque chose derrière toi. Encore moins de chercher une quelconque gloire personnelle. De toute façon, rien de ce que tu pourrais laisser ne posséderait l’importance de ton frère. Et tu te moques des ambitions égoïstes des uns et des autres, de leurs rêves illusoires, de leurs chimères.

— Il est clair qu'accepter de servir de chien de garde pendant que d’autres sorciers apprennent à maîtriser un pouvoir dont on ne disposera jamais, ça demande une certaine forme d'abnégation.

Tu tressailles, tu ne peux pas t’en empêcher. Sarcasme et ironie. Qui ravivent la colère toujours prête à flamber en toi, gros sel semé à pleine poignée sur la plaie à vif ouverte par la découverte de l’Ox. « Un pouvoir dont on ne disposera jamais ». Un pouvoir dont tu aurais dû disposer, que tu aurais dû avoir, surtout quand tu vois qu’eux n’en font rien, passent leur temps à pleurer et à gémir. « Je ne le voulais pas, je ne sais pas comment faire », une litanie sans cesse répétée de « je n’en veux pas », caprice de gamin qui te met hors de toi, te donne envie de les secouer, de les secouer jusqu’à ce qu’ils te demandent d’arrêter, la peur dans les yeux. Si tu n’en voulais pas, tu n’avais qu’à laisser les autres chercher ! Tu le cries en toi mais pas devant eux, tu gardes la bouche fermée, les lèvres serrées, les doigts crispés sur ta béquille pour ne pas les refermer en poing. Dans leur égoïsme, pensent-ils à ceux qui ont un besoin vital de ce pouvoir ? Bien sûr que non, et c’est aussi ce qui te dégoûte chez eux, leur inquiétude pour leur petite personne, alors qu’ils pourraient faire tellement avec la puissance qu’ils détiennent, au lieu de se terrer dans une salle, comme des victimes. Comme des vainqueurs qui agissent en vaincus, incapables de saisir l’avantage qui leur est offert. Et tu ne peux que les regarder, la rage au ventre et le désespoir au cœur, si proche et si éloigné de ton but, la solution sous les yeux mais incapable de t’en servir, de t’en emparer, même si tu cherches des solutions. Que tu finiras par trouver, tu en es certain. Et dans ces moments, tu sens encore plus l’absence d’un corps contre le tien, de doigts dans les tiens, de la présence chaude de ton jumeau, de votre complétude ; tu sens encore plus l’absence de l’esprit si familier, la petite flamme d’Helios contre laquelle tu t’es toujours niché dès que tu le pouvais, ton chez toi intime et parfait. Les années n’ont pas atténué la solitude glacée qui t’habite et si, à Poudlard, tu profitais des vacances pour te ressourcer, quittant à peine la chambre de ton frère endormi, toujours si pâle et émacié, cela va bientôt faire un an que tu ne l’as pas vu, un an que tu es seul, seul, seul. Tu as envie de pleurer parfois, de laisser le trop plein de tes émotions hors de toi, mais pas ici, pas là, pas devant eux. Tu dois tenir encore et toujours, jusqu’à réussir.

Tu souris à Blaise, un sourire un peu fermé, comme si te faire traiter de chien de garde t’avait blessé, comme si ce n’était pas autre chose qui provoquait ta réaction.

— Mais les chiens de garde sont toujours récompensés, Blaise.

Tu l’as envisagée au début, avant que la haine ne l’emporte, cette idée de demander  aux Vainqueurs de t’aider. Ta fierté n’a aucune importance. Mais tu as vite saisi que cela ne servirait à rien. Leur château, leur guerre, leur petite vie… Aucun ne te suivrait en Angleterre même si vous trouviez une sortie. Mais autant laisser croire que tu espères glaner quelques miettes de pouvoir, autant admettre que tu es intéressé et que cela justifie ta présence ici. Tu laisses passer un temps.

— Pourquoi m’en voudrait-on de préférer le camp des vainqueurs à celui des vaincus, d’aider ici plutôt que de me lamenter pour rien sur un pouvoir qui m’échappe ?

Un ton perplexe, comme si tu ne comprenais pas vraiment la logique.

— Parce que je ne l’ai pas, il faudrait que je vous déteste ? Mais dans ce cas, que fais-tu des Flammes et des autres Ombres qui sont ici ?
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Ҩ Re: All men should be that they seem (Blaimedith) Ҩ Lun 3 Avr - 2:32


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Spoiler:
 

Il sait qu’il a été un peu trop loin, qu’il a enfoncé la lame là sans raison, cherché à provoquer cette réaction, ce tressaillementnsur le visage trop illisible de Meredith. Au fond, sa situation est difficile,  un peu injuste, et Blaise le sait. Voir sous ses yeux défiler ces vainqueurs parfois exempts de tout mérite, s’efforcer d’apprendre à les protéger tout en sachant que même tout l’entrainement et la volonté du monde ne lui permettrait pas de se hisser au quart du pouvoir dont eux disposaient. Le garçon porte un sourire un peu figé, comme s’il était vaguement touché par ces paroles mais ce n’est pas suffisant pour y saisir quelque chose d’intéressant. Agacement. Blaise n’a pas réellement de raison de se montrer dur avec ce vieil « ami » mais il a surtout envie de laisser courir sur le visage d’un autre une parodie de ses propres instants de trouble, besoin de percuter une personne que rien ne semble pouvoir atteindre.

— Mais les chiens de garde sont toujours récompensés, Blaise.

Meredith a répété ce terme avec un calme trop parfait pour être honnête. Il a ce sourire fermé que Blaise a du mal à interpréter, une expression indéchiffrable accrochée à la figure. Difficile d’imaginer quel type de « récompense » est évoquée, ce que les vainqueurs pourraient accorder à  ceux qui se sont voués à les préserver. Pourtant, espérer de ces derniers qu’ils récompensent ceux qui les ont protégé une fois en pleine maîtrise d’eux même serait faire preuve d’une naïveté étrange dont Meredith lui a pourtant toujours semblé dénué. Le passé a déjà trop prouvé l’égoïsme latent du genre humain, sa capacité à repeindre ses souvenirs, sa perception de la réalité simplement pour se conforter dans ses propres intérêts.

— Pourquoi m’en voudrait-on de préférer le camp des vainqueurs à celui des vaincus, d’aider ici plutôt que de me lamenter pour rien sur un pouvoir qui m’échappe ?

Sa voix est sertie d’une perplexité exagérée, comme s’il tenait à souligner à Blaise les failles de son raisonnement, comme s’il le prenait pour un imbécile, et ça, ça contrarie encore un peu l'Iceberg, ça l’agace puisque lui sait que quelque chose cloche dans la sourire fermé de Meredith. Préférer le camp des vainqueurs à celui des vaincus? Pourtant, cette idée n’a pas vraiment de sens, pas dans la situation présente, pas quand de nombreux autres sorciers travaillent à tout leur arracher. Ce sont eux qui se terrent, eux qu’on assiège, eux qui se doivent de lutter pour voir venir les multiples trahisons qui à coup sûr les surprendront bien assez tôt. Eux que la paranoïa n’achève plus d’ensevelir, eux les perdants potentiels s'ils ne se décident pas rapidement à presser leur apprentissage.

— Parce que je ne l’ai pas, il faudrait que je vous déteste ? Mais dans ce cas, que fais-tu des Flammes et des autres Ombres qui sont ici ?

Tu es pourtant tout autant humain que les autres Meredith. En cela, c’est bien suffisant pour entrevoir mille et unes raisons qui te pousseraient à désirer voir s'éteindre l'existence de ceux qui t'ont volé ce cher pouvoir.. Comme  tous les autres, avides, envieux, dangereux et pourtant dissimulés si près d’eux. Durmstrang lui évoque Serpentard, dont les usages et les idéaux se seraient étendus à l’entièreté d’un château. Un nid de traîtres au creux duquel il ne semble pas bon de se laisser bercer. Simplement les autres, il ne les connait que trop peu pour les attraper.

Blaise esquisse un signe de tête faussement respectueux, puis esquive ce regard trop pénétrant, faisant mine de se désintéresser quelque instants de cet échange vaguement perturbant. « A t’entendre on croirait que je suis en train de t’accuser de tous les torts du monde, toi, toi, toi et rien que toi. Je ne fais que souligner ce qui me surprend, c’est tout. » Il hausse les épaules, replonge son regard de celui de Meredith, adopte un ton faussement bienveillant. « Faut pas voir de la suspicion partout sinon tu vas finir par la provoquer. » Et c’est la vérité au fond. Difficile de faire passer cette réaction pour un trop plein lassitude provoquée par des soupçons répétés. Parce que seuls des observateurs assidus peuvent esperer entrevoir les quelques failles qui fracturent ce visage charmant toujours offert à autrui. «Ne le prend pas personnellement. Je ne fais confiance à personne ici. Ni aux Flammes, ni aux Ombre, ni même aux Vainqueurs. »


   



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Statut du sang : PurMessages : 164Date d'inscription : 29/11/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: All men should be that they seem (Blaimedith) Ҩ Lun 5 Juin - 21:35

Spoiler:
 

Tu te forces à prendre une inspiration profonde, lente. Calme. Blaise t’agace, mais il ne sert à rien de le montrer. Tu bouges légèrement, modifiant quelque peu la répartition de tes appuis, comme si c’était ta jambe qui te gênait et non le jeune homme en face de toi. Comédie, encore et toujours ; deux mois que pratiquement aucun de tes gestes n’est vrai, que tu transformes tout pour mieux te fondre parmi les résistants et endosser leurs idées. La migraine pointe à l’arrière de ta tête, trop de vigilance, trop d’empathie, mais elle est encore à un stade où tu peux l’ignorer. Tu as l’habitude. Peu importe la douleur, au fond ; tu endureras tout si cela peut aider Helios. Ton jumeau t’aide à tenir quand tout devient trop difficile, ces images de lui, de ta moitié d’âme, dans ce lit, les yeux clos, les traits trop pâles, seulement maintenu en vie par la magie de vos parents, et l’Obscurus qui est toujours là, incapable cependant de se manifester. Le pouvoir de l’Ox ne devrait pas avoir trop de mal à s’en débarrasser. Et puis… le réveil d’Helios, vos regards qui se croisent de nouveau, ton esprit dans le sien, niché autour de sa flamme, vos mains jointes, vos corps collés l’un à l’autre. Ton seul rêve. Celui qui aiguise ta volonté et te permet d’affronter cette salle, ces vainqueurs haïs, et Blaise, et l’agacement de cette discussion.

Il te cherche sans que tu saches vraiment pourquoi, il te faut juste rester patient, endurer, malgré la jalousie qui te ronge face à lui. Il n’est pas soupçonneux, pas vraiment ; c’est peut-être juste une envie de se défouler, comme ils l’ont tous dans cette salle pas faite pour héberger à demeure autant de monde. Les nerfs craquent, les élèves deviennent agressifs… et les autres deviennent un exutoire acceptable.
Au fond, vous vous ressemblez, Blaise et toi. Les mêmes traits impassibles, qui ne laissent guère filtrer vos émotions et vos pensées, la même froideur. Ton principal avantage face à lui est ton empathie. Tu l’agaces comme il t’agace. Avec un sourire intérieur, tu le laisses gamberger sur tes paroles. Qu’il imagine ce qu’il veut à partir de tes mots, même s’il te connaît sans doute assez pour savoir que tu n’es pas naïf au point de croire que les vainqueurs sauront remercier ceux qui les auront aidés. Non, trop heureux déjà s’ils arrivent à sauver leur propre peau, alors se soucier de celle des autres ? Certains résistants y croient cependant, et tu leur laisses leurs belles illusions. Ça se saurait si le genre humain était une espèce reconnaissante, capable de penser à autre chose que ses intérêts personnels. Tu ne peux pas vraiment leur en vouloir de cette attitude, tu agis de la même façon. Tu les sacrifierais tous pour obtenir ce que tu veux.

Ton regard revient régulièrement sur Blaise, mais surtout ton esprit qui est à l’écoute de ses réactions. Vous jouez autant l’un que l’autre, un jeu auquel où vous êtes doués tous les deux.

« A t’entendre on croirait que je suis en train de t’accuser de tous les torts du monde, toi, toi, toi et rien que toi. Je ne fais que souligner ce qui me surprend, c’est tout. »


Un haussement d’épaule accompagne la première phrase, tandis que la deuxième te fait sourire.

— Ah ? Je ne me sens pas accusé,  j’ai simplement cru que tes paroles m’englobaient, et j’y ai répondu. Mais j’ai pu me tromper. Tu sais… il se passe tellement de choses surprenantes ici que je ne sais pas si ça vaut la peine de toutes les pointer.

Les situations extrêmes ont tendance à fausser les réactions des gens, tu as largement eu le temps de l’observer dans cette maudite salle de réception. La rationalité est souvent aux abonnés absents ; c’est le genre de circonstances où même les personnes les plus normales se mettent à faire des choses incroyablement stupides.
Vos regards se heurtent et s’accrochent de nouveau, tu ne cilles pas tout en gardant un air nonchalant, comme si tout cela n’était qu’une conversation plaisante.

« Faut pas voir de la suspicion partout sinon tu vas finir par la provoquer. »

Est-ce qu’à force de lire la méfiance dans tous les esprits, sans qu’elle te concerne particulièrement, tu as fini par la prendre pour toi ? Tu sais que certains ne te font pas confiance, parce que tu es Ombre, mais que pour d’autres, cela n’importe pas, du moment qu’il y a du monde pour les défendre. Trop de gens, trop de sentiments à démêler, qui t’envahissent sans cesse, perturbant parfois tes propres perceptions. Tu souris cependant, accueillant le conseil, et désignes la salle autour de vous.

— Il faut croire que la méfiance est devenue un réflexe et une seconde nature chez pas mal de monde. J’imagine que ce n’est pas plus mal vu les circonstances.

Même les plus naïfs ont appris à ne pas faire confiance au premier regard. D’ailleurs, Blaise appuie tes paroles en soulignant que lui non plus ne fait confiance à personne, pas même les autres Vainqueurs. Tu peux le comprendre, tu n’accordes qu’une confiance partielle aux insurgés, malgré les alliances nouées avec eux pour t’assurer que tu auras ta propre part du gâteau. Tu sais à quel point les pactes ont la valeur qu’on leur donne ; si l’un des parties s’en désintéresse, ils ne veulent plus rien dire. Et tu refuses de te faire avoir encore une fois. Tu soutiens le regard de Blaise.

— Mais est-ce que tu fais confiance à tes proches et à tes amis, Blaise ? Ou penses-tu que tu t’en sortiras seul, sans leur aide, parce que tu te sais plus intelligent ?

Ton ton s’est fait légèrement provocateur. Il est brillant, oui, mais orgueilleux au point de penser qu’il peut faire cavalier seul ? Et tu es curieux de ce que laissera entendre sa réponse, s’il te considère toujours comme un ami, un proche, quelqu’un appartenant à ses cercles. Ou pas.
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Statut du sang : pur, bien entenduMessages : 400Date d'inscription : 16/11/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: All men should be that they seem (Blaimedith) Ҩ Lun 20 Nov - 2:11



— Ah ? Je ne me sens pas accusé,  j’ai simplement cru que tes paroles m’englobaient, et j’y ai répondu. Mais j’ai pu me tromper. Tu sais… il se passe tellement de choses surprenantes ici que je ne sais pas si ça vaut la peine de toutes les pointer.

Il ment Meredith, ça se voit dans ses yeux, dans le calme feint qui englobe ses paroles, dans sa façon de baisser les armes, facticement. C’est logique au fond, pourquoi ferait-il confiance à une personne qui se trouve exactement dans le camp opposé au sien ? Il n’y a plus que les mensonges qui priment depuis que l'Ox a été trouvée. C’est fatiguant mais il y participe aussi Blaise, toujours à sa façon.

— Il faut croire que la méfiance est devenue un réflexe et une seconde nature chez pas mal de monde. J’imagine que ce n’est pas plus mal vu les circonstances.

Il a cette façon de sourire, trop sereine. Même s’il n’avait rien à se reprocher ça pourrait paraître étrange, avec la mort qui rode autour, le sentiment d’être pris au piège constamment. Ou peut-être que pour lui c’est différent, peut-être que ça n’a pas le même sens, pas la même importance lorsqu’on a pas les veines inondées par le pouvoir de l'Ox.

— Mais est-ce que tu fais confiance à tes proches et à tes amis, Blaise ? Ou penses-tu que tu t’en sortiras seul, sans leur aide, parce que tu te sais plus intelligent ?

Est-ce que c’est du sarcasme bien dissimulé, ou  une observation simple, une question anodine vouée à faire durer cette conversation qui n’a plus vraiment de sens depuis trop longtemps ? Ami. Ca lui arracherait presque un sourire à lui aussi, un sourire faux, crispé tant ce terme semble lointain. Déplacé. Ami. C’est une idée trop idéale des relations humaines alors Blaise il n’y a jamais vraiment cru, sûrement à tort parce qu’il y a quand même quelques personnes qui auraient méritées qu’il leur accorde ce titre étrange. Et Meredith alors ? Est-ce que ça a compté ? Est-ce qu’il s’agissait d’un simple respect ou est-ce que ça avait du sens, le goût d’une amitié prudemment tissée ? Et aujourd’hui ? Blaise dévisage Meredith, un instant. Sûrement qu’il n’a jamais su être le camarade idéal mais il a eu le temps d’observer. De comprendre, sommairement, les vérités que Meredith s’est toujours plu à dissimuler.  

Il est censé répondre. Sans trop savoir comment. C’est agaçant ce petit jeu, pourtant c’est bien lui qui a commencé. Alors il se contente de hausser les épaules, simplement, comme si la question n’avait pas vraiment de sens alors que c’est surtout lui qui s’égare, lentement. Sans comprendre pourquoi il fait tout ça, à quel moment il a commencé à ériger en ennemi le monde entier, persuadé, au fond, que plus personne ne vaut réellement la peine d’être sauvé.  Il reprend pourtant. « Je te connais assez pour savoir que tu me mens. » ll est doué Meredith, vraiment, et  n’avouera pas de lui-même,,jamais. Il faudrait sûrement l’aider un peu, avancer des demies vérités pour adoucir les choses. Et après ? Est-ce que ça servirait ? Il ne le dénoncerait sans doute pas alors pourquoi ? « J’ai même une théorie qui pourrait expliquer le trouble de tes actions. » Sourire. Aimable, un peu trop. Pourtant il sait bien que ce n’est pas de la bienveillance qui tombe de ses yeux en cet instant. Même quand il essaie sincèrement, dans la majorité des sitations il ne sait pas faire autrement. « Un frère qu’on ne voit jamais mais qui semble occuper toutes tes pensées. Des réactions trop violentes pour que tu me fasses croire que toutes les rumeurs à son sujet ne sont pas fondées, ou qu’au moins il n’y a pas autre chose, quelque chose qui te pousserait à désirer l’Ox. » Il ne sait plus où glisser les yeux Blaise, il essaie vaguement de comprendre l’expression de Meredith. Toujours à ne pas laisser dépasser le moindre sentiment, si difficile à attraper, plus que n’importe qui. Il s'en sort bien, l’ancien Serpentard, ça paraît difficile à Blaise de comprendre s’il a ou non su viser juste. Doucement, il achève « Tu n’es pas ici pour nous aider. Mais pas pour toi non plus, pas par réel égoïsme, pas comme la majorité des insurgés. Tu es là pour lui, et j’ai beau en ignorer la réelle raison, j’en suis réellement persuadé. » C’est beau en un sens, une telle dévotion. Tellement différente de la sienne. Blaise il aurait pu se servir de ses pouvoirs pour aider samère mais au fond il ne sait plus vraiment si il le désire, tout ce qu’il veut actuellement, c’est survivre. S'il en avait eu la possibilité, il se serait sans doute déjà éloigné de ce château, il aurait sauvé sa peau. Meredith a l’air inquiet, un peu, ou peut-être est-ce simplement l’effet de son imagination. Qu’est-ce qu’il risque de toute façon ? Sans preuve il serait bien difficile à incriminer, même si dans le climat actuel, de simples soupçons trop appuyés peuvent à eux seuls sensiblement compliquer une existence. « Je ne dirai rien. Si tu m’expliques la vérité. Tu dois être sacrément désespéré pour accepter de tout risquer sans avoir la moindre garantie que ton petit plan finira bien par fonctionner. »


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Ҩ Re: All men should be that they seem (Blaimedith) Ҩ

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All men should be that they seem (Blaimedith)

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