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 ▲ Le recueil de Isaac, James et Nayden

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ ▲ Le recueil de Isaac, James et Nayden Ҩ Sam 17 Déc - 19:04

Recueil de One-Shot


Il y a une sagesse de la tête et une sagesse du cœur.




Coucou  bril
Bienvenue dans mon recueil de one-shot  :uhuh:  Je me lance enfin à écrire sur mes sorciers adorés  

Chaque information donnée dans les Os, comme les lieux, les dates, ou autres sont tirés de la réalité, si parfois vous trouvez une incohérence cela peut être voulu par moi et sera donc expliqué en fin de one-shot dans la partie Nota bene    Je sais que certains/certaines pourraient dire que je m'embêtes mais j'aime quand les choses sont cohérentes, je suis trop perfectionniste sur ce point lorsqu'il s'agit de es textes, ce n'est pas d'aujourd'hui et cela ne changera pas demain  

Ensuite, si j'ai repris le principe de présentation utilisé dans le sujet explicatif c'est parce que je ne savais pas quel type de sommaire utiliser et je trouve celui ci totalement parfait  
Du coup, toutes les thématiques sont répertoriées car je compte, lorsque j'aurais du temps et de l'inspiration entre deux rp, écrire sur chacune des thématiques    Je sais, c'est audacieux de vouloir écrire sur tout mais j'ai déjà pas mal de morceaux d'idées et j'avoue que plusieurs thématiques ont déjà quelques paragraphes d’écrits qui n'attendent plus que d'être terminés  

Bref, je vais pas vous embêter plus longtemps et je souhaite une bonne lecture à tout le monde  

Retourneur de temps


La vie d'un membre de la famille de votre personnage.
La mort de votre personnage.
Le premier jour de votre personnage à Durmstrang.
Votre personnage dans 10 ans/20 ans : I have the right also, the right to love it him (Isaac)
Si votre personnage avait un enfant aujourd'hui.
Votre personnage à une autre époque.
Votre personnage dans un autre groupe
Votre personnage dans un autre clan

Polynectar


Si votre personnage était du sexe opposé.
Incarner un PV du forum
Incarner le personnage d’un autre membre du forum

Amortentia


Votre personnage en couple avec un autre personnage du forum

Portoloin


Si votre personnage était à Salem
Si votre personnage était à Beauxbâtons
Si votre personnage était à Poudlard
La vie de votre personnage en tant que moldu : Warlock or Muggle, the principe is the same (James)

Le miroir à double-sens


Votre rencontre avec votre personnage dans la vraie vie.
Vous, dans l'univers d'AK.

Même que c'est les dragons qui livrent les cadeaux à Durmstrang !


Liste de cadeaux de votre personnage au Père Noël
Le Noël en famille de votre personnage
Votre personnage qui fête le Noël moldu : Welcome for Christmas ! By the way, sorry, but we forgot to say that we were sorcerers (James)
Si vous deviez offrir un cadeau à votre personnage
Si vous fêtiez Noël à Durmstrang
Votre Noël idéal
L'atelier du Père Noël




Dernière édition par Isaac D. Wells le Dim 1 Jan - 22:33, édité 6 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: ▲ Le recueil de Isaac, James et Nayden Ҩ Sam 17 Déc - 19:06

Warlock or Muggle, the principe is the same

La vie de James en tant que moldu





Cardiff, juillet 2006

Le doux ronronnement du bus te berçait alors que tes yeux se fermaient lentement. Tu n'entendais rien d'autre que le son de la musique qui débouchaient de tes écouteurs enfoncés dans tes oreilles. Le voyage se promettait d'être long. Mais c'est ce que tu voulais. C'est ce qu'il te fallait.
Tu ne regardais même pas le panneau de sortie de la ville, tu ne voulais pas le voir, tu ne voulais pas voir ce que tu laissais derrière toi.

*~*~*~*~*

Oxford, mai 2009

Le bruit strident du réveil sonne dans tes oreilles et tu abats ta main dessus sans un once de compassion. Tu grognes en ouvrant les yeux pour regarder l'heure. Tu soupires en t'enfonçant à nouveau sous ta couette bien chaude. Tu n'en as pas envie, mais alors, réellement pas envie. Pourtant tu n'as pas le choix quand tu entends des coups fort contre la porte de ta chambre. Tu finis par te lever sous ce vacarme, prenant ta couette pour l'enrouler autour de toi. Tu ouvres la porte en t'appuyant contre afin de ne pas tomber. « C'est pour quoi ? » Tu regardes à peine l'opportun et tu bailles à t'en décrocher la mâchoire.
« Tu m'avais dis de venir voir si tu étais réveiller ce matin, pour te rappeler qu'on a notre test dans une heure trente. » Tu ouvres les yeux pour mieux voir et tu reconnais Marc, ce français qui est dans le même cursus scolaire que toi depuis ton arrivée ici et qui, comme par miracle est ton voisin depuis tout ce temps. « Okay, j'arrive... » Tu te retournes en laissant la porte se claquer. Et tu abandonnes ta couette sur le sol. Tu entends à peine ton ami te dire de pas te rendormir que tu files sous la douche. Non. Tu ne feras pas cette erreurs de te recoucher, tu sais que jamais tu ne pourrais te relever. Et cette fichue colle est des plus importante pour toi. Elle te permettra d'obtenir une place de choix l'année prochaine. La place d'étudiant-assistant pour la matière majeure du diplôme que tu prépares.
Cela fait deux années que tu étudies au Pembroke College pour le droit et les sciences sociales dans le but de faire partit des grands de ce monde. Tu veux travailler dans les fondements des lois et faire entendre la voix de ceux qui ne sont pas entendus. Devenir un éminent avocat. Défendre les causes que l'on croit perdues ou insensées. Et aujourd'hui, tu as la possibilité de devenir l'étudiant le plus admiré des promotions de droits, et aussi le plus envier. Car le professeur est également un important avocat réputé.

Tu sors du bâtiment en étirant tes bras et en soupirant. Tout c'était passé mieux que prévu et selon tes prévisions tu obtiendrais une excellente note pour ton dossier. Avec un sourire franc, tu rejoins Marc assis sur un muret plus loin à fumer une cigarette. Il était sortit un peu avant toi et t'attendait afin d'aller manger.
« Alors, pronostic ? » Tu souris en coin et glisse tes mains dans tes poches avant de hausser les épaules. « Je pense que l'année prochaine tu pourras m’appeler Monsieur Crawford en cours. » Vous commencer à rire avant d'échanger un high five. Puis vous vous dirigez vers un petit café/restaurant pas très loin du campus. Une de vos endroits préférés où l'on mangeait bien et pour un prix raisonnable.
Discutant tout les deux de tout et de rien, tu finis cependant par rentrer chez toi pour étudier, les examens finaux de cette année arrivent bientôt et tu veux obtenir les meilleurs notes possibles pour d'une part, garder un bon classement, mettre toutes les chances de ton côté pour ton diplôme final et surtout parce que si tu obtiens de mauvaises notes tu risque de devoir plancher sur tes cours pendant tout l'été et cela n'est clairement pas dans ton programme. C'est donc en pleine lecture d'anciens décrets sur les lois que ton téléphone choisi de se manifester. Un coup d’œil pour voir qu'il s'agit de ton frère. « Allo ? » Tu poses ton crayon sur ton livre, appréciant cette petite pause quand même, tes yeux commençant à devenir fatigué par toute cette lecture. « Salut petit-frère, je te dérange pas ? » La voix trop sérieuse de Stefen te fais comprendre qu'il est sûrement dans son bureau et encore au travail. On dirait que lui aussi avait besoin d'une petite pause. « Non, je n'ai pas cours et je prends le service qu'à vingt-et-une heure. Que veux-tu ? » Tu l'entends soupirer. Il n'aime pas vraiment ton job d'étudiant et à mainte fois tenter de te faire abandonner mais tu as tenu bon contre lui. Alors Stefen à laissé tombé même s'il ne comprend pas ton besoin de travailler alors que votre famille à largement les moyens de payer études, logements et loisirs. Ton frère aîné à toujours été protecteur avec toi, parce que vous êtes les deux premiers, parce que vous avez ce truc entre vous de trop fusionnel même si Damian n'est pas pour autant laissé à l'écart. « Est-ce que tu as des nouvelles de Dan ? » En pensant au petit dernier... Pour qu'il pose cette question, soit il n'a pas donner son coup de fil hebdomadaire au manoir Crawford, soit il a encore fait une connerie et bizarrement tu prie intérieurement pour que ce soit la première option. « Pas depuis une semaine. Pourquoi ? » En général, Damian était assez irrégulier pour donner de ses nouvelles, la seule condition que vous lui avez imposé était un coup de fil minimum par semaine. Parce qu'avec sa maladie, vous saviez que de ne pas avoir de nouvelle de la semaine c'était de finir par apprendre qu'il avait fait brûler l'établissement ou pire. Tu sais qu'il est peu probable qu'il t'appelle avant la fin de la semaine en général il t'appelait le jeudi, là on était mardi. Le coup de fil pour Stefen était le dimanche pour rendre compte de sa semaine et que l'aîné reformule le tout avant de rapporter au géniteur. Et leur père avait son appel le lundi, en début de semaine, avant tout désastre possible que James aurait le temps de cacher et réparer. « Il a été viré de Cambridge. » D'ailleurs tu devais noter que Stefen te devais un service lorsque tu as rattraper ses maladresses avec le fils d'un des députés qu'il a envoyé baladé lorsque celui-ci a exprimé son intérêt pour l'aîné Crawford et cela t'av-... Pardon ? « ... » Tu as dû mal entendre ou mal comprendre. Ce n'était pas possible autrement. Vraiment pas possible. « Pardon ? » Le fait que ton aîné ne dise rien confirme que tu as très bien entendu ce qu'il t'a annoncé. Tu frottes tes tempes, blasé de l'attitude de ton plus jeune frère. Tu n'en reviens pas, il avais pourtant entamé cette première année correctement et était promis à une brillante deuxième année,sans problèmes. Laissant derrière lui tout les ennuis qu'il a causé et subit au lycée à cause de son TDAH. « Bon. Ne dis rien à papa, je m'occupe de gérer la situation. Encore. » Tu échanges quelques banalités avec ton frère qui devient tout de suite plus joyeux et tu finis par raccrocher dans l'espoir de te remettre dans tes cours mais tu penses trop à Damian pour que ce soit possible. C'est toi la tête pensante du trio, celui qui trouve les plans pour rattraper les problèmes de l'un ou l'autre, celui qui cache des énormités à votre père, celui sur qui tout le monde se repose pour sauver la mise. Tu aimes ce rôle, parce que tu sais que sans toi, jamais vous en auriez été là, parce que Stefen sait que tu es celui qui va faire en sorte que Cambridge reprenne Damian en cours, celui qui va falsifier le possible courrier que pourrait recevoir votre père pour que jamais cela ne se sache. Tu refermes tes livres avant de te lever et d'ouvrir la fenêtre pour allumer une cigarette. Tu regardes rapidement l'heure sur ton téléphone, tu as encore du temps avant de te préparer pour ce soir.

Pourtant, le soir arrive bien vite et tu manges un morceau avant d'attraper ta veste et d'aller toquer chez ton voisin qui ouvre rapidement la porte.
« On est partit. » Tu hoches la tête et vous vous dirigez tout les deux vers le centre-ville pour rejoindre le club où vous travaillez en tant que barman et serveur. Un club plutôt réputé par un certain type de la population, ceux qui veulent s'amuser au son de la musique, au goût de l'alcool mais aussi pour soulager leurs regards sur des corps appétissants.
Ce n'est pas vraiment un travail que tu trouves dégradant, tout du moins, pas pour ta personne. Parce que tu aimes cela, tu aime le regard de ces hommes et de ces femmes sur toi. Tu te plais à sentir des mains rudes s'égarer sur ta cuisse ou tes fesses lorsque tu prends une commande. Tu frissonne lorsque tu te retrouves dehors pendant ta pause à discuter avec un client ou une cliente qui est intéressé par plus et qui te demande à quelle heure tu finis ton service. Tu ne comptes plus le nombre d'amants ou d'amantes que tu as eût par ton travail. Et ce soir ne dérogerait pas à la règle. Il y avait bien ce beau garçon qui t'observait depuis tout à l'heure et qui te dévorait du regard. Tu savais d'ors et déjà que c'est avec lui que tu allais passer une partie de ta nuit. Tes pensées étaient juste, lors de ta pause peu après minuit, ce jeune homme était venu te trouver à l'extérieur, t'emmenant à sa voiture garée plus loin. Tu l'avais prévenu que tu n'avais que vingt minutes maximum avant de retourner travailler. Alors il t'a fait monter au ciel en vingt minutes, comme tu le lui as demandé, parce que tu n'avais pas le temps pour plus d'une gâterie. Tu l'avais remercier par un baiser brûlant avant de retourner au bar, te laissant son numéro pour si tu voulais plus d'action un autre soir. Tu l'avais prit avec un sourire avant de le laisser pour aller travailler jusque la fin de ton service.
Il est pas loin de deux heures du matin lorsque tu poses ta tête sur ton oreiller avec un soupir de bien-être. Tu ne regardes pas l'heure et tu ne comptes pas les quelques heures de sommeil que tu vas avoir. Après tout, tu y es habitué, après tout, c'est ton quotidien depuis trois ans et cela le sera encore pour les quelques mois et années à venir, jusqu'à ce que tu obtiennes ton diplôme et prenne ta place dans cette société un peu bancale dont tu fais partit.


Nota bene :
*J'ai décalé de dix ans par rapport au contexte de Ak pour des besoins de technologie, James est donc né le 20 février 1989.
*Ayant été élève à Poudlard puis Durmstrang, et étant enfant d'une famille assez bourgeoise et influente, j'ai trouvé logique qu'il soit étudiant de Oxford. Stefen ayant également été dans un des collèges de Oxford et Damian dans un de  ceux de Cambridge.
*Petite modification de ma part, j'ai fais entrer les trois frères à l'âge de dix-sept ans à l'université plutôt que dix-huit, il s'agit également là d'un besoin car l'école magique et moldue n'a pas le même fonctionnement.
*N'ayant pas trouvé de confirmation exactes des cours dispensés Au Pembroke Collège, j'ai toutefois choisi de garder celui parce qu'il s'agit de l'établissement où JRR Tolkien a été enseignant d'ancien anglais. Et aussi parce qu'il s'agit de mon auteur préféré.
*Le lien entre les études de James en tant que sorcier et moldu est voulu car à la base, je le voyais travailler plus tard dans la partie « droit » du ministère de la magie.
*Le gif de présentation est la ville de Londres alors que le texte se passe à Oxford.



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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: ▲ Le recueil de Isaac, James et Nayden Ҩ Dim 18 Déc - 21:23

I have the right also, the right to love it him

Isaac dans exactement quatorze ans





Castro Street, San Francisco - 28 juin 2013

Ça y était. C'était finalement passé. Le soulagement fut tel dans le cœur de Isaac qu'il crut faire un arrêt cardiaque. Sa tête bourdonnait alors qu'il écoutait la radio en même temps qu'il se préparait. Il laissa tomber sa chemise au sol pour se précipiter au balcon de son appartement. Il n'était pas le seul là, à regarder autour d'eux. Les fanions colorés dansaient au grès du vent alors que d'autres hommes et d'autres femmes comme lui parlaient à tout va, et criaient leurs joies. Le brun passa plusieurs fois la main sur son front, ne croyant pas à une telle nouvelle. « ISAAC ! » Surprit par le cri, le sorcier se pencha pour regarder deux étages plus bas, au niveau de la rue. Il sourit en reconnaissait Gabriel qui lui faisait signe. Avec rapidité, il se précipita dans sa chambre et enfila sa chemise avant de descendre en coup de vent, verrouillant la porte par magie avec un vague mouvement du poignet.
Une fois dans la rue, il se précipita sur son petit-ami pour l'embrasser. La foule commençait déjà à descendre dans les rues, non seulement à cause de l’annonce entendue par la radio mais également parce que cela allait être l'heure de la parade et qu'ils ne devaient manquer cela pour rien au monde. « Attends, attends bébé ! » Il pose ses mains sur ses épaules pour le garder à distance mais aussi pour reprendre son souffle. Le sang-mêlé aurait pu dire qu'il avait couru un marathon pour le rejoindre alors qu'il se trouvait normalement à un café plus loin pour attendre leurs amis qui devaient les rejoindre pour la journée. Ou alors il avait couru plus vite qu'il ne le pouvait pour venir le voir. « Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? » Le sorcier ne semblait pas comprendre ce qu'il se passait et fronça les sourcils en se voyant ainsi, doucement repoussé. Il sentit une pointe de panique qui fut chasser aussi rapidement qu'elle était venue par le regard plein d'amour de Gabriel.

« Ok... » Le brun regarda autour d'eux, les habitants du coin commençaient à se rassembler, il reconnaissait certains voisins et même leurs amis qui devaient les rejoindre étaient là. Il y avait même une équipe télé juste à côté d'eux. Ses pensées tournaient et s'entremêlaient les unes aux autres, il sentait la nervosité le gagner peu à peu quand son humain pris ses mains entre les siennes. « Ok. Ça fait des années qu'on se connaît, depuis l'école en fait. Et... Et on est meilleur-ami, puis... Puis on est sortit ensemble pendant le secondaire, enfin, plus ou moins, parce que tu as dû aller vivre en Russie quelques années donc on a rompu, puis tu es revenu, et on s'est remis ensemble, un gros bordel, pas vrai ? » Gabriel se met à rire nerveusement et son petit-ami se mord la lèvre, il n'en est pas moins nerveux que lui alors qu'il prenait pleinement conscience de ce qu'il se jouait devant lui et qu'il était l'un des personnages principales de cette scène. Il sourit en pensant à ce qu'ils avaient vécu, ensemble ou non. Au fait que l'un soit un moldu et l'autre un sorcier. L'acceptation de l'un et de l'autre. Les hauts et les bas qu'ils ont chacun du surmonter. Ce que la monde magique impliquait comme conséquences à leur vies. « On s'est remit ensemble, et on a emménagé ensemble aussi, et on en est là et je... J'avais préparé un discours tout autre pour le jour où je devais faire ma demande tu sais, un véritable beau discours, un truc supra romantique et tout mais... Tu me rends trop nerveux et c'était pas prévu que cette nouvelle tombe aujourd'hui. » Isaac regarda son petit-ami inspirer et expirer lentement. Il semblait tellement nerveux. Le sorcier ouvrit grand les yeux en voyant Gabriel reculer de deux pas et mettre un genou à terre. Il n'allait pas... Si ? « Gabe... » Il sentit la paniquer monter en lui, tout comme de l'espoir et de la joie, un immense bonheur. Il vit du coin de l’œil la journaliste les montrer et le cameramen les filmer. Bordel... « Laisse-moi parler Is', s'il te plaît. » Il lui avait attrapé les mains et les embrasser doucement, comme s'il cherchait à montrer sa présence et comme s'il cherchait ses mots.

« Isaac Dominic Wells, je t'aime. Depuis toujours, pour toujours. Peu importe qui tu es en vérité. Je t'aimerais toute ma vie. » Un nœud se formait dans la gorge de Isaac, il n'était pas rare que son petit-ami lui dise qu'il l'aimait. Parce qu'il avait peur de perdre le sorcier pour un autre de son monde auquel il n'avait pas accès, même si le brun lui assurait et lui promettait de ne jamais le laisser. Mais aujourd'hui, il le disait d'une toute autre façon, il y avait une étincelle dans ses yeux qui rendait les choses magiques. Il se sentait flotter sur un petit nuage de douceur alors qu'un frisson parcourait sa peau. « Je sais que tu écoutais la radio en te préparant à l'instant. Et je sais que comme moi, tu as entendus l'annonce qui a été faite. Le... La loi pour le mariage gay vient d'être adoptée en Californie, toute la Californie. » Il venait de dire ces mots à voix haute, il venait de confirmer ce qu'il avait entendu à la radio, ce que tout le monde avait entendu. Il confirmait ses doutes, il confirmait ses espérances et ce pourquoi leur communauté se battait férocement. Il serra ses doigts encore plus fort autour des siens alors que le message s'écrivait clairement dans sa tête. Il devait même se forcer à museler sa magie si instable avec le bouleversement de ses émotions. Et pour ça il se concentrait sur les yeux de son petit-ami toujours un genou à terre devant lui. L'instant lui paraissait durer tellement d'heures. « Isaac, bébé, je veux te vénérer pour toute notre vie, je veux vieillir à tes côtés, faire de toi le plus heureux des hommes, alors... je n'ai pas de bague parce que j'avais pas prévu de faire ma demande aujourd'hui, mais... veux-tu m'épouser ? » Isaac sentit sa respiration se couper alors qu'il continuait de chuter dans les yeux de son amour. Il sentait son cœur battre à mille à l'heure, encore plus que lorsqu'il a entendu la nouvelle plus tôt. Il... Il n'en revenait pas, absolument pas. Il n'entendait plus rien autour d'eux, c'était le silence complet, tout le monde les regardait, eux, sans doute le premier couple californien à officiellement se fiancer. Il voyait la caméra braqué sur eux à quelques pas, sans aucun doute que cela était rediffusé dans tout l'état en direct, voir dans tout le pays même et peut-être même sur quelques chaînes étrangère comme en Europe.

« Oui. » Il avait soufflé ce simple mot, n'arrivant pas à en dire d'autre de peur d'imploser sous la vague de sentiments qui l'avait submergé. « Oui, je veux t'ép-pouser, o-oui je... Je veux faire t-toute ma vie avec toi ! » Les larmes de joies coulaient sur ses joues alors que Gabriel se redressait pour le prendre dans ses bras et l'embrasser comme jamais il ne l'avait embrasser en privé ou en public, laissant libre court à leur passion, à leur amour, à leur bonheur, à leur joie.
Le silence autour de leur couple s'emplit aussitôt d'applaudissements et de félicitation, de cri de joie et de bonheur pour eux, pour ce qu'il se passait aujourd'hui. Ils passèrent le reste de la journée collés l'un à l'autre, recevant des vœux de bonheur de leurs ais qui les rejoignaient pour cette journée de fête mais aussi des inconnus qui avaient assistés à cette demande en mariage imprévue, insolite mais pleine d'amour.

*~*~*~*~*

Castro Street, San Francisco - 28 juin 2013, quelques heures plus tard

Isaac et Gabriel étaient tout les deux assit sur le canapé à se câliner amoureusement, surtout au vu de la journée qui venait de se passer, la demande en mariage, la Pride parade, passer du temps avec leurs amis mais aussi avec tout le quartier. Ils étaient un peu fatigué et profitaient de leur temps à tout les deux, la fête ne reprenant que le lendemain pour la suite des festivités du monde gay. Il jouait avec sa magie, faisant voleter autour d'eux des petits papillons électriques. Ce n'était pas sa faute, depuis qu'ils étaient tout les deux en couple, Isaac perdait le contrôle et sa magie se manifestait pendant leurs moments d'amour. Ce que Gabriel trouvait touchant et adorable.

Le téléphone s'était mit à sonner d'un seul coup, faisant sursauter les garçons. Les papillons disparurent dans de petites explosions ce qui fit grimacer le sang-mêlé. Pourtant, il ne s'attarda pas sur cela et décrocha aussitôt après avoir vu le nom qui s'affichait. « A-allo ? » Il était tendu de parler à ses parents. Pas par le fait qu'ils apprenaient l'orientation de leur fils, non, mais parce qu'il n'avait pas prévu d'annoncer la bonne nouvelle aussi vite. Isaac aurait voulu garder cet état de fait pour eux un peu plus longtemps mais l'appel ne le surprenait pas vraiment au vu du fait qu'ils ont été filmé un peu plus tôt. « Mam... maman ? Papa ? » Le téléphone était en haut parleur des deux côté mais c'était sa mère qui l'avait en main semble-t-il car c'était elle qui s'était mis à parler avec son accent russe. « Chéri, on a vu la télé ! Alors c'est vrai ? Il t'a vraiment demandé de l'épousé ? » Le sorcier sentait toute l'excitation dans sa voix et frissonna en sentant les lèvres de son petit-ami, non, fiancé, contre son cou et son sourire aussi. Il ne serait apparemment pas d'une grande aide dans cette conversation. Il pouvait entendre son père ne pas en revenir. Il sourit et ferma les yeux. Son cœur palpitait toujours dans sa poitrine et risquait de le faire encore longtemps. Il commença à jouer avec ses doigts en faisant apparaître et disparaître de petites volutes de fumée. Adapte de la magie sans baguette qu'il était et avec les progrès fulgurants qu'il avait fait depuis la fin de ses études. « Oui. » Il soufflait ce mot, cette vérité, prenant véritablement conscience de ce qu'il c'était passé aujourd'hui. « Maman, je... Je suis tellement fou amoureux de lui et... Mon dieu, j'arrive pas à m'exprimer. Je suis le plus heureux des hommes ! » Et surtout il n'osait pas devenir guimauve et mièvre devant ses parents. En privé avec Gabriel ou même devant Sofia ou leurs amis, il n'avait aucun soucie mais pas devant ses parents ou beaux-parents. Isaac avait ensuite l'impression de passer pour un adolescent plein de phéromones. « C'est une bonne chose que d'être heureux, que tu le sois avec la personne de ton cœur. Que tu ne te laisses pas faire par cette société qui opprime tout ce qui n'est pas dans les normes, et puis, de toute façon, tu ne seras jamais dans les normes mon petit sorcier. » A entendre sa mère parler ainsi de lui comme s'il était encore son petit bébé qui vivait à la maison, Isaac ne peut s'empêcher d'avoir une moue boudeuse, donnant l'occasion à son fiancé de tirer sur sa joue pour le faire sourire, ce qui ne manqua pas de réussir, obtenant alors un baiser de la part du moldu. « M'maaaaaan... J'ai plus huit ans ! »

Le sorcier reprit un son air amoureux et béat qui ne le quittait plus depuis des heures et serra la main de son homme dans la sienne en le regardant dans les yeux alors qu'il répondait à sa génitrice avec sincérité. Il ne pouvait retenir les paroles pleines de vérités dans sa bouche, il ne pouvait nier qu'il n'était pas la personne que d'autres voudraient qu'il soit, homosexuel, sang-mêlé avec un pied dans chaque monde. Une erreur de la nature pour beaucoup mais pas pour celui qui faisait battre son cœur et cela, il ne manqua pas de le souligner par des mots. « Mais c'est vrai, je serais jamais dans les normes, pour aucun de nos deux mondes. Celui des sorciers, ou celui des moldus. Et je m'en fou. Je m'en fou parce que je partage ma vie avec une personne qui m'accepte comme je suis et qui m'aime tel quel. »


Nota bene :
*Pour petit rappel, Isaac est un sang-mêlé vivant à San Francisco avant d'emménager en Russie et aller à Durmstrang. Gabriel est un moldu et son meilleur-ami depuis l'enfance car Isaac a grandit comme un enfant moldu avant que son père apprenne pour le monde magique. Il était aussi en couple avec lui quand il était élève de Salem.
*Je n'ai pas donné de précision mais je pense que dans cette version, il est clair que Isaac vivrait bien plus en tant que moldu car il a été majoritaire élevé ainsi.
*La Pride parade de San Francisco se déroule à la même période chaque année et est effective depuis 1970, ce qui en fait la plus ancienne des États-Unis.
*C'est également considéré comme la plus grande et la plus importe des Pride Parade du pays.
*Castro Street est la rue principale du quartier de Castro qui est un véritable quartier de San Francisco et qui est également le quartier gay de la ville.
*Le 28 juin 2013 est à la fois le jour du défilé de la parade et également la date à laquelle est adopté le mariage gay en Californie.



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Ҩ Re: ▲ Le recueil de Isaac, James et Nayden Ҩ Dim 1 Jan - 22:27

Welcome for Christmas ! By the way, sorry, but we forgot to say that we were sorcerers

James fête le Noël moldu





Cardiff, Manoir de la famille Crawford – 24 décembre 1999

James soupira en se relevant et croisa les bras. Tu sentais que la soirée allait s'éterniser et être plus longue que d'habitude. Cela t'épuisait d'avance mais pour ta famille tu allais le faire, tu n'avais pas le choix. « Alors, tu t'en sors Jimmy ? » Tu grommelles alors que la femme venait déposer un plateau de bouchées qui était vide. Elle te sourit tu le sens dans ton dos. Mais tu ne peux d’empêcher d'être un peu agressif. « C'est James. » Ce soir vous receviez la belle-famille, pour faire plaisir à Stefen, parce que ton père les avait invité et parce que c'était plus facile pour vous de gérer si il y avait un incident vis-à-vis de la magie. Ou si Damian avait une crise d'hyperactivité l'obligeant à s'isoler un peu ou qu'il n'oublie ses médicaments s'il doit en prendre dans l'urgence. « Et oui. Je crois que je maîtrise. » Tu ne dis rien d'autre et un soupir sort d'entre tes lèvres alors que la femme sortait de la cuisine sans rien dire de plus. Elle voulait être gentille, tu le savais. Mais si elle restait plus longtemps, tu savais que tu allais être un parfait connard. Et ta famille t’en voudrais de gâcher cette soirée de fête. « Foutue tradition de mes cou*** de noël. » Tu allais la faire rôtir sur un feu magique et la regarder se faire manger par les flammes et griller, carboniser ou tout autre chose qui ferait que ta frustration de cuisinier serait apaisée. « Langage Jem. » Un rire attire ton attention mais tu ne tournes pas la tête. Tu restes concentré à surveiller cette cuisson de dinde. Dire qu'un seul coup de baguette suffirait pour que le four fonctionne librement. Mais non, impossible. Pas ce soir, comme jamais d'ailleurs puisque votre cuisinière habituelle préfère tout faire à la main. « Bien profond dans ton cul Mian. » Tu réponds du tac-o-tac en te relevant pour voir le benjamin assit sur le comptoir avec une tasse dans la main. À l'odeur il devait s'agir d'un chocolat chaud. Tu t'approches pour sortir une tasse du placard à côté de lui et t'en préparer un également.
« Jaaaaaaaaames ? » Ta main ripe alors que tu sursautes, renversant du lait sur le meuble. Tu grognes entre tes dents en reposant la cruche et essuyant le tout avec un torchon, attendant silencieusement que l'importune disparaisse avant d'entrer dans la cuisine. Une chance pour toi, tu entends quelqu'un l'appeler et elle s'éloigne. « Putain... Elle peut pas disparaître celle-là ? » Tu ne supportais pas cette gamine. Elle devais avoir quoi, dix-sept ans. Et elle te courrait après depuis qu'elle était arrivé au manoir plus tôt dans le début de soirée. C'était la petite-sœur du copain de Stefen. Un vrai pot de colle, et tellement fausse et superficielle d'apparence. « Hoooo... Pauvre Elise, elle veut juste être gentille avec toi. » Ton frère se moquait vraiment bien de toi. C'était bien que tu étais de corvée de cuisine. Tu n'ajoutes rien en te servant ton chocolat chaud. Pas besoin de commentaire, tu te préparais simplement à devoir supporter cette fille toute la soirée et à comment la rembarrer sans être agressif et méchant pour rester poli. « Alors mes petits-frères adorés ? Tout va bien ? » Tu hoches la tête dans la direction de Stefen qui venait de vous rejoindre. Votre petit trio en solitaire le temps de quelques minutes, échange de soutien mutuel. Tu lui souris pourtant, sentant le bien-être se rependre en toi en sentant leur proximité. « Tout irait mieux si tu n'étais pas tombé amoureux d'un putain de moldu. » Tu sifflais entre tes dents. Bon, en réalité, que ce soit un moldu, un cracmol ou un sorcier, tu t'en foutais. Pour toi le bonheur de ton frère passe au-dessus de tout. Mais que votre père ait invité la famille de son mec pour le repas du réveillon, famille entièrement moldue soit dit en passant, et qu'il refuse qu'ils découvrent leur sang de sorcier... Ça te foutait en rogne parce que ne rien montrer disait ne pas utiliser de baguette et bien entendu, ce soir-là le géniteur Crawford avait eût la grande idée de donner la soirée de libre à tout ses employés. Donc pas de cuisinière. Donc tu es obligé de te taper tout le boulot depuis que Damian a foutu le bordel dans la cuisine et que Stefen a faillit foutre le feu au frigo. Oui, au frigo.

Tu soupires en t'appuyant contre l'îlot central, laissant ton plus jeune frère te servir un café dont tu avais bien besoin. Remplaçant le chocolat chaud qui n'aurait pas d'effet pour te permettre de tenir toute la soirée qui se promettait d'être très longue. Tu laisses l'aîné sortir la dinde du four et la mettre dans un plat présentable puis s'occuper de faire de même avec les accompagnements et déposer les place sur le comptoir avant de se tourner vers vous deux, toi appuyé contre le meuble et Damian assis dessus. « Bien, je pense que l'on peut passer à table ! » Tu hoches la tête pour poser ta tasse et prendre un des plat pour le suivre à la salle à manger. Tu sourit à Maël, son petit-ami qui embrasse ton aîné à un moment. Tu l'aimais bien ce mec, il était gentil et droit, il était fait pour Stefen comme Stefen était fait pour lui. Enfin, tu l'espérais au fond de toi parce que tu ne sais pas combien de fois tu pourrais ramasser les morceaux et reconstituer un semblant de frère.
Tu ne disais pas grand chose pendant le repas, échangeant surtout avec ta famille, et essayent de rester correct vis-à-vis de la fille moldue. Puis sans t'y attendre, les beaux-parents de Stefen s'adressent directement à toi. « Alors James, ton frère nous a dit que tu étudiais le droit ? » Tu poses tes couverts et sourit à cette femme qui semble vraiment s'intéresser à votre famille. A moins que ce ne soit que de la pure politesse pour rendre la pareille. « Oui, je suis en deuxième année. » Il avait été convenue que vous donneriez des réponses équivalente à la vie moldue sans pour autant trop s'éloigner de la vérité, ainsi si jamais on te posait des questions sur le droit, tu te savais capable de répondre sans trop broder et ainsi créer des confusions. « En droit, et ce n'est pas trop dur ? J'ai entendu dire que c'était d'un compliqué, tu es bien courageux pour suivre ce cursus. » Tu ne dis rien et l'ignore royalement sans pour autant paraître suspect, attirant seulement les rires de tes frères qui connaissaient bien ton manège. Tu aurais bien voulu lui lancer un petit sort pour lui fermer sa bouche mais cela aurait été plutôt mal vu de ta part. Et impoli.
Tu retournes à ton assiette en voyant que plus personne ne te posait de questions. Tu n'avais pas vraiment envie de tâter ce terrain là sachant que tu pourrais toujours faire une bourde ou pousser tes frères à en faire une. « Et toi Damian, que fais-tu ? » Parfait ! Monsieur semblait soudainement s'intéresser au plus jeune. Cela t'allait parfaitement. Tu écoute Damian parler de lui avec enthousiasme et tu souris, tendre et protecteur, croisant le regarde ton autre frère qui pense la même chose que toi. « J'entre en médecine l'année prochaine. » Vous laissez tous la parole au benjamin qui aimait être le centre de l'attention et parler. Beaucoup parler.

Les sujets de discussions vont et viennent de façon aléatoire ne laissant que peu de blanc dans la pièce et de moments gênants. Sauf quand tout le monde regarde Stefen et Maël se dire des mots doux et que tout le monde ne peut s'empêcher de les regarder avec tendresse. « En tout cas, nous sommes content que vous soyez tolérant ainsi avec les garçons, ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde. » C'était bien vrai. Votre famille a toujours été très ouverte et toi et tes frères pouvaient vous sentir chanceux d'avoir un père si aimant au point de se moquer de votre préférences. Ce n'était pas le cas pour tout le monde, c'était certain. Tu as même vu et subit le rejet de certaines personnes lors de tes escapades pour des soirées, finissant parfois à te battre avec ceux qui vous rejetaient. « Stefen a le droit de choisir qui il veut. Tout comme mes autres fils. Je suis peut-être de bonne famille mais l'image et l’apparence ne sont que futilités. » Votre père venait en quelques secondes de détruire l'image si attachée aux traditions des Crawford ou tout ce qui faisait penser d'eux qu'ils étaient hautain et pompeux au point d'avoir des idées fixées et une étroitesse d'esprit comme grand nombre de familles renommées. « Ouais... Sauf quand un de tes fils ramène autant de conquêtes différentes que de nuits dans une année, si ce n'est plus. » L'information claque dans un silence qui te fige. Tu ressers tes mains sur tes couverts, la tentation de sortir ta baguette se faisant très présente tu te retiens pour ne pas créer un scandale et gâcher la soirée. « Ta gueule Damian. » Tu siffles en le fusillant du regard. Cela allait être payé comptant et tu promets une vengeance digne de ce nom. Peut-être pas tout de suite puisque tu ne peux utiliser ta magie mais plus tard, lorsqu'il ne s'y attendrait pas. La vengeance est un plat qui se mange froid et là, il allait être glacial, tu le promettais. « Les garçons... » Tu te tournes vers votre géniteur et tu baisses la tête en t'excusant de tes mots et aussi pour Damian. Tu prenais toujours la responsabilité de son comportement, habitude prise à l'école pour lui éviter les ennuis. « Désolé Père, Damian ne sait pas mesurer ses propos. Je pense qu'il traîne beaucoup trop avec des jeunes adolescents moyennement éduqués à la politesse en public. » Ce qui dans un sens n'était pas faux. Toi et Stefen avaient été assez stricte sur votre façon d'être pour garder le contrôle en publique, pour ne pas s'afficher. Ce qui était normal. Pour Damian c'était différent. Il avait des problèmes de concentration, d'attention et d'hyperactivité. Cela ne l'aidait pas vraiment en ajoutant le fait qu'il n'avait aucun filtre. Déjà que pour toi et Stef' il y en avait à peine un. « Bien, James, premièrement, sache que je suis au courant de... ça. Ensuite, Damian, arrête d'ennuyer ton aîné, tu veux ? » Le rire de Madame se fait entendre, léger et assouplissant l'atmosphère que tu voulais glaciale pour le plus jeune. Tout le monde finis par sourire. Après tout, comment pouvait-on demander à des jeunes de toujours se tenir correctement, la société actuelle n'est plus la même que les décennies précédentes. « He bien, il ne faut pas leurs en vouloir, ils sont jeunes. Vous n'avez pas de petites copines ? » Tu rigoles doucement. Ce n'est pas dans ton programme. Tu ne sais pas ressentir de sentiments amoureux, jamais. Les sentiments que tu as sont ceux fraternels pour les tiens et ceux qui leurs sont proches, incluant donc Maël dans le lot. Mais aussi pour ta meilleure amie, Satine avec qui tu es très fusionnel. Le reste ne t'a jamais fait ressentir quoique ce soit qu'une attirance pour le sexe. « Non. L'amour c'est pour les crétins comme Stefen. » Tu regardes hautainement la petit sœur de Maël, cette fille te fais les yeux de biches et ça te donne envie de vomir. Pour la peine tu aurais bien voulu qu'un mec soit présent pour pouvoir lui montrer qu'elle aura pas sa chance avec toi. Elle doit être d'un ennui dans un lit. Et bruyante aussi. Rien qu'à sa voix tu en frissonnais de dégoût. « Personne ne me supporte plus d'une semaine. » Et c'était bien vrai, pas faute d'essayer. Tu as vu plusieurs filles passer dans ses bras et à chaque fois il espérait tomber sur une avec qui cela marcherait mais non. Toujours choux blanc. « Disons que serait magique que quelqu'un arrive à te suivre. » Tu insistes bien sur le mot en regardant Stefen dans les yeux. Tu veux utiliser ta putain de magie pour ce putain de repas. Parce qu'il en était hors de question que tu retournes en cuisine pour continuer à t'en occuper. Tu passais ton tour.Ton aîné fais semblant de t'ignorer en vous fusillant du regard. Il n'aimait pas vraiment la faon dont vous parliez mais cela vous amusait de le mettre un peu mal à l'aise devant sa belle-famille. « Je vais les tuer... » Et le pire, c'est qu'il n'était que le milieu de soirée. Sfeten allait souvent désespérer de présenter sa famille à ses beaux-parents, ayant quand même un peu honte du comportement de sa fratrie par moment mais fratrie qu'il aimait plus que tout et surtout que Maël semblait adorer aussi.

*~*~*~*~*

Cardiff, Manoir de la famille Crawford – 25 décembre 1999

Le soleil était plutôt le bienvenus ce matin. Tu regardais l'extérieur par la fenêtre du salon, t'amusant à faire des œuvres éphémères avec la neige et ta baguette, dans l'insouciance la plus totale, attendant que la maison s'éveille. Tu 'avais pas dormit, il n'y avait pas de repos pour les cauchemars et les atrocités qui se passaient des les nuits et le silence de ta chambre.Bien que cette nuit il ne s'agissait cette nuit que de vieux souvenirs t'empêchant de trouver le sommeil du juste. Pourtant, tu es arrêté dans ton occupation par une main qui te prends ta baguette d'un geste vif. Tu te tournes pour voir Stefen te regarder froidement. Il devait seulement se lever avec la marque des draps encore sur la joue mais tu venais de totalement le  tirer de ses songes lorsqu'il t'a vu user de tes pouvoirs. « Putain tu fais chier de pas vouloir lui dire ! » Tu reprends ton bien d'un geste brusque le bousculant au passage sans aucune gêne. Ce n'était pas parce qu'il était l'aîné qu'il pouvait tout se permettre. Tu étais déjà bien gentil de céder à ce caprice de Noël à la moldu sachant qu'il ait l’appui du paternel. Tu ne peux t'empêcher de lui lancer des piques bien cinglantes pour te libérer de toute la tension de la veille. « T'as peur de quoi ? Qu'il te quitte ? Parce que tu crois pouvoir lui cacher la vérité toute ta vie ? » Tu faisais preuve de mauvaise foi mais il t'énervait. Cacher des choses c'est bien, mais en cacher de trop c'est impossible. Toi-même tu sais ce que tu peux cacher ou non. Ton placard est tellement rempli de squelettes que tu n'auras d'avance pas la place de cacher ta nature de sorcier au petit-ami de Stefen. Pas s'il doit souvent être à la maison ou bien qu'ils se revoient régulièrement. Surtout que de cacher ça c'est comme avoir honte de ce que l'on est et tu ne le cautionne clairement pas. « Vous allez pas vous prendre la tête le jour de Noël ! » Tu te retournes vivement vers Damian qui émerge dans la pièce en baillant. Lui il s'en foutait, il le vivait bien. Toi tu avais eût plus que ton lot de surprise dans la nuit et ce n'est pas eux qui ont du se retenir de faire quoi que ce soit. « La ferme, ça te concerne pas là. C'est pas toi qui t'es retrouver avec cette gamine dans ton lit en plein milieu de la nuit qui n'avait qu'une envie. » Tu n'en dit pas plus, tu n'en as pas besoin. Et toi, ça te faisait profondément chier parce que tu as du user de ruse et de manipulation pour chasser l'importune sans être méchant pour ne pas en entendre parler le lendemain et que cela se continue de bien se passer. Il en allait des bonnes relations entre vos deux famille dont la belle-famille que tu prendrais soin d'ignorer à partir de maintenant. Tu continue de fusiller le benjamin du regard alors que tu entends un claquement de langue particulier. Tu soupires en te tournant à demi vers Stefen, un air blasé sur tes traits.
Il n'est pas spécialement content de ce que tu fais, et tout au fond de toi, cela te fais un peu de mal parce que ton frère, son bonheur, c'est tout ce qui compte pour toi. Surtout après ce qu'il a déjà vécu par rapport à ses relations amoureuses passées, dont une en particulier. « Tu veux que je lui dise juste parce que tu veux utiliser ta magie, ça peut pas te venir à l’idée de me faire plaisir et qu'une fois dans l'année tu n'utilise pas ta baguette ? » Le moralisateur faisait son grand retour. Et puis quoi encore ? Il allait te traiter d'égoïste ? Te demander à ne plus être présent s'il jugeait que tu étais un risque pour ses cachotteries à l'homme qu'il disait aimer ? Parce que jusque preuve du contraire, lorsque tu aimes une personne, tu ne lui cache pas des choses aussi grosse que ta vie entière. « T'es un putain d'égoïste James. J'pensais que mon bonheur t'étais important. Que tu serais content que je trouve quelqu'un avec qui je suis heureux depuis Eric. » Tu ricanes. Et bien sûr, voilà qu'il allait te mener sur cette pente dangereuse et retourner tes mots contre toi. Il sait à qui il a à faire ? C'est toi l'embrouilleur de la fratrie, toi qui manipule les autres avec tes mots, toi qui fait dire ce que tu veux aux autres. Et Stefen pense te battre sur ton propre terrain ? Quel utopiste... « Utilise pas cette excuse ! Eric c'est du passé ! Il est mort et de toute façon il te trompait ! » Tes mots dépassent ta pensée parce que ce n'est pas tellement vrai. Il ne le trompait pas, c'est toi qui a joué cette putain de comédie. Alors tu es un peu hypocrite sur ce coup.

Tu vois Stefen sortir sa baguette et lancer un sors informulé sur toi. Tu sors la tienne à la dernière minute. « Protego ! » Le bouclier apparaît de justesse faisant ricocher le sort sur le mur. Pile dans un cadre qui fini sa vie au sol mais tu t'en fous. Tu restes concentré sur les gestes de Stefen pour parer à sa colère. « Merde ! Les gars ! On a dit pas de magie aujourd'hui ! » Pourtant ne toi ni ton frère n'écoutez Damian et vous continuez à vous envoyer des sors, faisant assez de bruit pour attirer tout le monde dans le salon. C'est quand Maël passe la porte que le temps semble se suspendre. Tu sens la main de ton petit-frère poser sa main sur la tienne qui tiens ta baguette pour la faire baisser vers le sol alors que Stefen laisse tomber la sienne au sol. « Maël... » Tu vois ton aîné blanchir et un air terrifié sur le visage. Tu reconnais cette expression pour l'avoir déjà vu il y a quelques temps. Tu te mords la lèvre. C'est un peu de te faute cette situation là tout de suite. Et tu ressens le besoin de fuite de ton frère mais la présence de Maël devant la porte le paralyse. « Oh Stefen... » Tu hausses un sourcil en voyant l'étonnement du moldu passer à de la tendresse et une expression d'amour sur son visage. Tu comprends que rien qu' son regard, Stefen serait incapable de fuir l'éclatement de cette vérité. De votre vérité, de votre nature. « Désolé de t'avoir mentit Maël. Mais tu dois comprendre que ce genre de chose ne peut se dévoiler à la légère. Je comprendrais que tu m'en veuilles et que tu choisisses de plus me revoir, dans le cas là j'effacerais tes souvenirs de tout ça. Ce sera sans douleur bien sûr, et... Et tu pourras retourner à ta vie. »  Tu en as le souffle coupé. Ton aîné lâche cette ribambelle de mots sans s'arrêter, sans hésiter. Ce n'est pas son genre, normalement... Normalement il bafouille, il cherche à s'expliquer, à s'excuser avec des mots incertains. Tu as déjà assez assisté à ses disputes de couple pour connaître sa façon d'être dans ces moments là. « Stefen, chéri, je ne vais pas partir. » Mais bien sûr, comme si il allait vraiment rester. Il allait partir, comme tout ceux qui finissent par mettre un pied dans leur vie à la fois chaotique de sorciers mais aussi de famille aisée et riche. Tu retiens un reniflement dédaigneux, ce n'était pas le moment d'attirer l'attention sur toi. Autant laisser le moldu se démerder seul. Tu serais juste là pour ramasser les morceaux, comme toujours. « Je me doutais bien qu'il y avait quelque chose, ils n'enseignent pas les cours de droit à Cambridge, ils sont spécialisés dans les sciences. Et puis, il y a des trucs que je n'expliquais pas, comme le fait que tu semblais toujours arriver rapidement, ou bien que tu n'arrives pas à utiliser certaines choses comme la télé. » Tu souris en voyant le jeune homme rire doucement et tendrement. Merde... C'est qui ce mec ? Il... Tu passes tes mains sur ton visage en ayant du mal à y croire. Ce mec, ce moldu arrivait à atteindre le plus profond de Stefen comme si de rien n'était. Ton frère était décidément complètement fou amoureux de lui pour agir ainsi. Pour le laisser se faire rassurer sans prendre de peur, de le laisser l'aimer sans fuir. Ce qui ne lui était pas arrivé depuis tellement longtemps. Depuis Eric en fait.

Tu souris tendrement quand tu vois Maël poser ses mains sur les joues de Stefen et le regarder dans les yeux. Tu sens le coup d'épaule de Damian contre la tienne et tu le regardes te sourire. Tu le lui rend avant de poser ta main sur sa nuque et l'attirer contre toi pour une rapide étreinte. « Je t'aime Stefen. Peu importe ce que tu es. » Vous êtes tout les deux heureux pour votre aîné. Heureux de le voir plonger dans le bonheur. Finalement, il est peut-être pas si mal ce mec pour ton frère. Il a l'air de vraiment tenir à lui. Peut-être que ta première impression lorsque tu l'as rencontré était la bonne. Qu'il était fait pour Stefen. « Je t'aime aussi Maël. » Et c'est réciproque. Une bonne chose. Maintenant le coulpe n'était plus que guimauve et mièvrerie presque à en vomir mais les réflexions n'étaient pas de mises à l'instant et seraient sans aucun doute très mal placées. Quoique... « Bien, c'est tout beau tout cela mais maintenant vous permettez ? » Tu te permets de rompre cette bulle d'intimité en ressentant le malaise qui commençais à vous gagner de voir les amoureux aussi proche. Si tu pouvais continuer d'ignorer comment cela se passait dans l'intimité de ton frère, cela t'arrangerais. Tu en as déjà bien assez avec les bruits. « Bien entendu, maintenant que tout le monde est courant, on est bien d'accord qu'il n'y aura plus de Noël moldu ? » Tu fais glisser ta baguette de ta manche sous le regard étonné des beaux-parents, qui vous avaient rejoint en cours de discussion mais dont personne ne s'étaient occupé sur le moment, et le sourire amusé du plus jeune de la fratrie. D'un mouvement du poignet tu fais apparaître le petit-déjeuné sur la table et un café bien fumant dans tes mains attirant aussi un regard appréciateur dessus. Putain, tu en avais tellement besoin là, tout de suite.
Le liquide chaud s'écoule dans ta gorge et tu gémis de bien-être avant de refaire un mouvement pour que les tartines se fassent seules pendant que tu profite de ta boisson chaude. Damian n'hésite pas à faire de même mais assit à table alors que les amoureux le rejoignaient comme si de rien n'était, Stefen couvant son chéri du regard, chéri qui s'émerveillait de tout comme un enfant. Tu ignores le soupirs blasé de votre père qui consent à convier les moldus à table et à leurs expliquer calmement.

Toi, aujourd'hui, tu as d'autres projets, des projets qui consistent en un lit, une couverture, du café et dormir. Ou te complaire dans les affres de tes péchés. Oui, cette deuxième option était vraiment tentante. Tu souris en t'asseyant entre tes frères et en te servant magiquement une nouvelle tasse pour participer aux conversations. En tout cas, tu n'étais pas prêt de revivre un Noël entièrement moldu.


Nota bene :
*Je ne l'ai pas forcément précisé mais les Crawford n'ont d'origine pas d'elfes de maisons mais emploient des hommes et des femmes qui sont soit cracmol, soit moldu.
*Même s'ils sont une grande famille de sorcier sang-pur, ils sont tolérant vis-à-vis des autres et vivent en partie avec de la 'technologie' moldue, tout du moins, les bases (électricité, voiture, cuisine équipée,...)
*Pour les biens de cette histoire, l'Ox n'a pas été découvert.



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▲ Le recueil de Isaac, James et Nayden

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