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 A ghost hunting with a revenant ~ Oskar

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Statut du sang : Sang-purMessages : 200Date d'inscription : 07/06/2016Localisation : Quelque part dans un lit en bonne compagnie
Ҩ A ghost hunting with a revenant ~ Oskar Ҩ Mar 8 Nov - 13:59

 
Oskar & James

Les journées s'écoulaient à un rythme différent de celles d'avant. Elles étaient parfois plus longues, parfois plus courtes, le programme du lendemain était prévu d'avance mais pouvait subir un changement soudain. C'est ça qui rythme ta vie aujourd'hui, l'insécurité du lendemain, les changements soudains, le hasard de la vie. Et tout ça depuis que ce fichu Ox a été découvert. Si en général tu te moque de comment sera fait ton lendemain, en suivant les cours tu avais une vague idée de ce que cela allait être alors qu'aujourd'hui c'est plutôt vague.

Tu déambulais dans les couloirs sans vraiment de but. Tu voulais tout simplement prendre l'air et de toute façon c'était au tour de ton frère de prendre ta place auprès du plus jeune de votre fratrie. Damian devenait difficile à gérer ces jours-ci et avec l'aîné tu repérais un peu les lieux sûr pour pouvoir lui faire faire une balade en toute sécurité dans l'école et lui changer les idées avant qu'il n'explose dans votre salle commune. Et tu comptais sur Stefen pour lui faire garder la tête froide pendant que tu t'aères l'esprit. Tu en as bien besoin toi aussi, même si tu es moins une bombe à retardement que ton frère.
Tes pensées filent les unes après les autres, te permettant de faire le tri dans ta tête et de faire un peu de place pour les futures pensées qui pourraient y venir.

Tu t'arrêtes en plein milieu d'un couloir en voyant une silhouette plus loin. Tu regarde tranquillement pour déterminer de qui il s'agit avant de t'approcher, ce serait dommage de se faire attraper par un insurgé car même si tu n'as pas l'Ox dans les veines, tu pourrais quand même avoir quelques ennuis.
Tu suivis le revenant avec une certaine distance, cherchant à voir ce qu'il faisait. Tu ne le connaissait pas, tu l'avais à peine croisé quelques fois mais sans plus. Tu n'avais jamais sympathisé concrètement avec un fantôme. Pas que l'envie pourrait t'en manquer mais tu ne leur as jamais porté assez d'importance pour cela. Tu le regarde avancer parmi les différents couloirs, chercher à droite puis à gauche, fouiller.
Il te semblait à la recherche de quelque chose, ou de quelqu'un, peu importe. Sur le moment tu te dis qu'il cherchait peut-être une sortie de l'école, ou un passage secret qui pourrait permettre de partir loin d'ici avant que tu te souviennes que les revenants sont souvent attachés au lieu en lui-même et qu'il est donc difficile pour eux de le quitter. Alors tu continues de le suivre sans montrer ta présence, silencieux dans l'ombre.

Finalement tu change d'avis alors que l'esprit s'arrête à un endroit. Tu te dis que tu pourrais peut-être aller lui parler et avoir directement les réponses à tes questions. Peut-être qu'il t'a même découvert et qu'il fait semblant de ne pas te voir et qu'il s'est arrêté de lui-même pour que justement, tu viennes lui parler. « Qu'est-ce que tu fais ? » Tu sors de ta cachette en lui posant la question, regardant partout autour de vous pour voir ce qu'il pourrait éventuellement chercher, essayant de comprendre ses motivations et puis, te concentrer sur lui pourrait te faire un peu oublier la merde qui t'entoure et être justement, la chose qui t'aère l'esprit.

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Statut du sang : Sang-mêlé, du temps où ça avait de l'importance.Messages : 107Date d'inscription : 18/09/2016Localisation : Durmstrang.
Ҩ Re: A ghost hunting with a revenant ~ Oskar Ҩ Mer 9 Nov - 2:04

« Oskar. » commence Agnar ce jour-là et la plume qu’il tient se fend entre ses doigts. Il fixe une seconde la baguette entre les mains de son frère et l’air menaçant qu’il a sur le visage, ouvre la bouche, pris de court, la referme. La seconde que cela lui prend suffit à Oskar pour décamper. Il n’utilise sa baguette que rarement tant sa propre magie lui est étrangère, il préfère les poings et les ongles et les dents, la satisfaction que procure la douleur lorsque ses doigts rencontrent quelque chose, l’électricité statique, le choc, les bleus sur lesquels il presse ses doigts pour ressentir le sentiment fantôme d’exister, d’être vivant, encore un peu, encore une fois. Il est en colère, Oskar, ce jour-là. C’est un sentiment récurrent, une goutte de poison dans son sang, quelque chose qu’il laisse courir devant lui sans chercher à le freiner. Il est en colère, Oskar, ce jour-là, en colère parce qu’Agnar et Saga ont essayé de lui parler de leurs parents, en colère parce qu’ils essayent de combler dix ans, en colère parce qu’ils disent avoir souffert mais qu’il est mort et qu’ils l’ont oublié, en colère, en colère, en colère, parce que ça ne peut pas être effacé peu importe le mensonge qu’ils veulent se raconter.

Il est rapide, Oskar, quand il est en colère, rapide et stupide, et il a vraiment besoin de cogner quelque chose ou quelqu’un, une mâchoire ou un mur, de se laisser exploser comme on désamorce une bombe, emporter tout sur son passage. Il a failli, parce que c’était facile de viser la gorge d’Agnar plutôt que son coeur, il a failli et puis il ne l’a pas fait, parce qu’il y a des élèves dans la salle et qu’il ne peut pas faire ça, finalement, parce qu’ils sont des enfants, stupides et incroyablement irritants mais des enfants tout de même, qu’il ne peut pas et ne veux pas blesser malgré tout ce qu’il se raconte, malgré tout ce que la mort chuchote à son oreille. Il y en a certains, évidemment, qui font exception à la règle et il considère, une seconde, d’aller trouver Ludmila et Mordaena, hésite longuement, repousse l’idée, soulagé d’être loin dès la porte franchie. Il trouvera quelqu’un d’autre ; ce n’est pas compliqué : les recoins du château fourmillent de gens qui cherchent le chaos plutôt que la paix.

Oskar les connaît par coeur, ils sont tous pareils : jaloux, violents, envieux, forcés, des têtes de nœuds qui feraient mieux de défendre leur bastion plutôt que d’en saper les fondations, des abrutis partis à la chasse aux sorcières en espérant leur voler leur pouvoir. Il les hait, encore plus qu’il ne peut haïr les vainqueurs, parce qu’il y a quelque chose de délibéré dans la façon dont ils s’opposent quand la plupart des vainqueurs n’ont pas désiré ce qu’on leur impose. Il fouille, sur son passage, agacé par les grouillements qui bruissent sous sa peau et brouillent son esprit, agacé d’être à bout, déjà, à bout de nerfs et de patience quand il ne trouve personne. Quelqu’un le trouve, pourtant, ou quelqu’un le suit, peut-être, il le sent comme une présence irritante à l’arrière de la nuque, quelque chose qu’il refuse de prendre en compte : si la personne était là pour se battre, elle aurait réagi bien avant, si la personne était là pour l’agresser, elle n’attendrait pas de s’être enfoncée aussi loin. Si la personne était là pour en découdre, elle ne parlerait pas.

Il parle, pourtant, et Oskar pivote sur ses talons pour lui faire face. Il étudie son visage, analyse ses traits, se demande s’il le connaît – non – si c’est une menace – apparemment pas – s’il va l’aider – sans doute pas. Il fronce les sourcils.

« T’es qui ? » est la première question qui passe sa bouche parce qu’il est du genre à poser des questions plutôt qu’à y répondre et parce que ça lui semble être la chose la plus importante à ce moment-là. « Je cherche des insurgés pour leur maraver la gueule. » Il bat des cils, parce qu’il n’y a aucune émotion, ni sur son visage, ni dans sa voix. « Tu fais parti de ces sous-races ? »

Ce qui est la deuxième question pertinente à ce moment-là.

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Ҩ Re: A ghost hunting with a revenant ~ Oskar Ҩ Mer 16 Nov - 21:50

 
Oskar & James

Quand tu as suivis ce revenant, tu n'avais pas vraiment pensé à comment l'aborder, no même si tu allais le faire avant de réellement le faire. Tu savais pas trop quoi dire mais tu comptais sur ta sociabilité de naissance et tes jolis mots pour papoter tranquillement avec lui. Et puis, peut-être que tu pourrais voir s'il pourrait pas t'être utile de converser avec lui, histoire d'avoir un lien pour telle ou telle chose. Mais tu savais bien que tu allais devoir te présenter à lui, qu'il allait te poser la question sur qui tu étais. « James Crawford. »  Que tu dis simplement. Ton accent devrait ajouter une pointe d'origine dans ta voix. Et puis, ton nom n'est pas vraiment Bulgare. Ton sang de bourge et noble britannique combiné au sang-pur ressort dans ta posture alors que tu te redresse doucement de toute ta hauteur. Puis tu ris en fourrant tes mains dans tes poches en l'écoutant parler. « Que de violence dans tes propos... » Sa façon de parler t'interpelle, il est comme fade. Il n'y a pas d'émotion dans sa voix ou sur son visage, ce qui te paraît étrange car même chez les revenants il te semblait voir des émotions, positives ou négatives. Lui non, il est juste là. Il te parle platement. Dans un sens ça t'intéresse, tu as presque envie de savoir pourquoi il est comme ça. Après, c'est juste parce qu'il vient de te rencontrer et qu'il est distant avec toute nouvelle rencontre. Tu ne sais pas, mais tu as bien envie de savoir. Et puis, au moins cela te changerait les idées.

Alors tu rentres dans son jeu, un minimum, pour t'amuser, pour en apprendre plus sur lui. En général les réactions des personnes t'aidaient à prendre la température et à définir ta façon de te comporter avec eux. « Cela ferait quoi si j'en étais un ? Tu me... Maraverais la gueule comme tu dis ? » Tu as un grand sourire en disant ça. Tu ne peux pas t'empêcher de sourire, tu le trouve amusant ce mec. Il te plaît bien, amicalement parlant, tu n'es pas encore prêt à avoir des relations plus physique avec un fantôme, faut pas pousser. « Parce que... Si j'étais un insurgé, je ne me promènerais peut-être pas seul dans les couloirs, ou alors je serais en capacité de te rendre la monnaie de ta pièce. » Tu tends ton bras gauche, paume vers le haut, en un tour de main ta baguette dépasse entre tes doigts alors qu'elle était normalement coincée à l'intérieur de ta manche de chemise. Facile d'accès pour toi, difficile à atteindre pour un autre, pour un peu qu'il sache où tu la rangeais.Tu retournes ta main vers le bas le temps de faire glisser ta baguette dans ta manche et tu retourne ta main vers le haut, vide. Tu souris en croisant tes mains sur ton torse et tu t'appuies sur le pan de mur à côté de toi. « Au grand dam de te décevoir, je ne suis pas un insurgé. Je suis un résistant. » Tu passes ta langue sur tes lèvres, tu arrêtes de jouer sur ta véritable allégeance, enfin, véritable... Oui et non. Mais ça, ça ne concernait pas ton nouvel ami, si tu pouvais dire ça ainsi. Tu préférais tout simplement arrêter de déconner sur ce sujet parce que quelque chose te dis qu'il pourrait être menaçant et tu voulais pas non plus subir un sort pour avoir dis des conneries.

Maintenant que tu t'étais grosso modo présenté, tu attendais de ton nouvel ami qu'il fasse de même, même si tu savais déjà qu'il était potentiellement de ton côté. « Et toi, tu es ? » Tu voulais quand même en savoir un peu plus sur lui que son affiliation, ça serait toujours un plus à savoir et puis, un revenant, t'avais jamais vraiment partagé avec eux donc c'était une occasion qui se présentait à toi et que tu ne faisais que t'en saisir.

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Ҩ Re: A ghost hunting with a revenant ~ Oskar Ҩ Mar 13 Déc - 6:31

Oskar a la guerre dans le sourire et le danger dans les yeux, quelque chose de malsain et de chancelant dans sa démarche alors qu’il fait un pas, puis deux, en direction de James, qui parle, qui parle, qui parle et qui ne rime à rien, parce qu’il est tout en effet de style mais qu’il n’y a rien derrière et que son tour de magie avec sa baguette n’est qu’un tour de passe-passe, un trois fois rien, quelque chose qui aurait pu l’impressionner, dans une autre vie, parce qu’il avait aimé la poudre aux yeux et les choses cools, parce qu’il avait eu un skate qui volait et qu’il avait toujours aimé le frisson d’excitation de se savoir un peu mieux que le reste du monde, plongé dans une réalité que la plupart des gens ignorent, particulier à sa façon. Dans une autre vie, il aurait sifflé, sans doute, aurait battu des mains, peut-être ; il bat des cils, plutôt. C’est trop modéré, trop mesuré, et il y a un déséquilibre entre la violence de ses mots et le silence de ses gestes, quelque chose d’étrange, parce qu’il observe, qu’il darde, qu’il épingle des yeux, visage, mains, pieds, pour savoir ce que l’autre fait, s’il va tirer, s’il va s’enfuir, s’il va parler encore alors qu’il est déjà presque insupportable, s’il va parler, pitié non, alors qu’il est déjà impossible pour les yeux d’Oskar de rouler plus fort. Apparemment, l’enfant est dans son camp, apparemment, il est insupportable de nature, apparemment, encore une fois, il cède la parole très libéralement et Oskar saisit au vol la chance d’en placer une.

« Tu fais trop de bruit. » lâche-t-il, plutôt que de répondre, et il tourne les talons, esquissant un geste pour lui faire signe de le suivre. Ce n’est pas qu’il ne compte pas lui répondre ou que son identité soit un secret, c’est simplement qu’il déteste rester immobile, comme si des milliers d’insectes lui grignotaient les jambes, qu’il ne supporte pas les crépitements qui parcourent ses veines lorsqu’il a le malheur de ne plus s’agiter. C’est dans sa tête, affirme Saga, et il est prêt à la croire. Beaucoup de choses sont dans sa tête, ces derniers temps, ce ne serait qu’un ajout de plus à la longue liste qu’il dresse, jour après jour. Un peu plus loin dans le couloir, il tend l’oreille, fronce les sourcils, finit par soupirer : « Je m’appelle Oskar Asgrimsson. N’essaye pas de le prononcer avec le bon accent et je tenterais pas de prononcer le tien comme si je buvais du thé avec le petit doigt levé. » Il hausse les épaules, geste automatique, la désinvolture quelque part dans les veines, comme les réminiscence de l’adolescent qu’il avait été, soupirant, traînant les pieds, les yeux au ciel et les pans déchirés de son jean trop long qui s’accrochaient sous ses chaussures.

Il n’est pas agréable, Oskar, jamais, et il ne fait pas d’exception, pas là, alors qu’il jette un regard par-dessus son épaule et hausse un sourcil en direction de James, se questionne, une seconde, fronce les sourcils finalement. La situation est claire et il n’y a que deux possibilités : soit James l’accompagne, soit James le laisse, mais qu’il choisisse vite parce qu’Oskar n’a clairement pas que ça à faire. Il n’a pas de grands plans non plus, c’est certain, mais il a des plans, mais il a des étincelles partout dans les jambes, des insectes qui grignotent et l’empêchent de tenir en place, une propension certain à exploser et il sait son temps compté. Il pourrait se jeter sur James, il pourrait passer sa rage sur lui, il pourrait, dents, ongles et poings, mais ça n’aurait aucun sens, parce que James est du bon côté, parce que James n’est même pas un vainqueur, parce que James n’est même pas d’ici et qu’il n’a pas d’attachements à cette école, pas comme les autres, pas comme ceux qui s’obstinent à mordre la main qui les a nourris.

« James. » appelle-t-il et son ton est impérieux. « Tu viens ou tu dégages ? » Il marque une pause, ajoute, comme si la chose n’était pas évidente : « J’ai la rage. »

Et à ce moment-là, il a tout de l’animal plus que de l’humain, les cheveux ébouriffés et les yeux bien trop brillants, quelque chose de tendu à l’intérieur du corps alors qu’il cherche ses yeux. Il ne posera pas la question une seconde fois. Oskar ne se répète pas.

Spoiler:
 

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Ҩ Re: A ghost hunting with a revenant ~ Oskar Ҩ Mar 27 Déc - 11:30

 
Oskar & James

Regarder le revenant passer par toutes les expressions de l'agacement ne fait que t'amuser encore plus. Tu ne lui laisses pas vraiment le temps de s'exprimer, cherchant à voir comment il allait t’interrompre mais il profite d'un moment où tu ne dis rien pour en placer une. « Oh. » Tu t'arrête de parler sur le coup, portant ta main à ta bouche dans une expression faussement choquée. Tu retiens de rire mais un sourire malicieux s'étale sur tes lèvres. « Désolé. » Tu ne l'es pas vraiment, tu le provoque encore un peu, c'est tellement amusant et rafraîchissant de faire cela.

Tu croises les bras sur ton torse. Tu aimes son répondant,tu aimes bien lorsque l'on te tien un peu tête, cela t'oblige à répondre sur le même ton, à relancer les plaisanteries et les remarques, à faire réagir l'autre personne en face de toi. Ça apporte un peu de défi à la discussion. Et là actuellement, c'est un peu ce dont tu as besoin. Ça te permets d'oublier ce qui t'attends dans le Qg des Résistants. D'oublier que tu vas devoir affronter ta culpabilité et tes erreurs.
Tu claque ta langue dans ta bouche. Ton accent britannique se ressent dans chaque mot que tu prononces donc cela t'étonne peu qu'il parle de thé et toutes ces choses que l'on prête à ton pays. « Dommage, j'aurais bien aimé essayer. Mais pour ta gouverne, je préfère le café au thé. C'est bon pour les moldus ce genre de choses. » Tu souris encore un peu, toujours en étant cet incroyable gamin ouvert aux plaisanteries. Puis tu le laisses commencer à marcher sans rien dire. Tu le regardes s'éloigner. Il ne t'a pas proposé de le suivre, il ne le veut sûrement pas. Tout le monde n'aime pas te supporter. Surtout quand tu montre ta facette de petit enfoiré dès le début. Mais c'est toujours plus fort que toi.

Tu hoches la tête à sa question et le rejoins en quelques pas, beaucoup plus calme que tu ne l'étais en venant le voir. Tu lui rends un sourire franc et sincère, changeant du tout au tout ton comportement, devenant la personne calme et posée que tu es habituellement. « T'es sympa comme revenant dans le fond. » Pas que tu en connaisses beaucoup mais en tant que personne, il devait être plutôt sympa. SI on excluait toute cette rage qui semblait sortir par tout les pores de sa peau. « Tu es le premier avec lequel je peux échanger. Bien que j'aurais pu le faire auparavant, cela ne m'étais jamais venu à l'idée. » Tu marches tranquillement à côté du revenant, sans rien dire. Tu profites de cet instant de calme pour te replonger dans tes pensées qui sont toutes dirigées vers tes frères à attendre calmement que tu reviennes pour voir quel était la suite de votre programme. Avoir un hyperactif dans la famille n'a jamais été de tout repos. Les souvenirs de vos vacances au manoir Crawford sont encore bien présent, surtout les jours de mauvais temps où il était impossible de sortir pour pouvoir pleinement se défouler.
Ces journées là, tu ne peux les compter, elles sont bien trop nombreuses. La plupart du temps tu les passais dans ta chambre à te rendre sourd à l'agitation de la maison, ignorant alors la souffrance de ton frère qui se fustigeait bien trop souvent d'être un poids pour la famille. Comme aujourd'hui. Tu le sais. Tu sais que tu vas croiser son regard en revenant dans la salle. Son regard qui se dit coupable. Dire que tout ce passait très bien, qu'il n'avait aucun problème dans l'école, qu'il arrivait à gérer ses études et sa maladie. Non, il a fallut que toute cette merde arrive.

Ton sang s'échauffe et tu avoues que tomber sur un insurgé ne serait pas trop mal. Après tout, c'est de leur faute si vous êtes enfermé ici. Non, c'est petit connard égoïstes qui ont une stupide soif de pouvoir refusent de vous aider et sont une menace pour vous. Ils sont une menace pour vos vies. Et pour ta famille aussi. Haïr quelqu'un a du bon parfois. « Je peux te poser une question ? » Tu t'arrêtes, les mains dans les poches et tu regardes Oskar. Tu es étrangement et profondément calme en cet instant.

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Ҩ Re: A ghost hunting with a revenant ~ Oskar Ҩ Dim 26 Fév - 10:17

De façon générale, Oskar n’aime pas les vivants. Il n’aime pas leur façon de respirer ou leur façon d’exister, il n’aime pas le temps qui passe et la vieillesse qui s’installe, il n’aime pas leur magie et leur façon d’en abuser. De façon générale, Oskar est aigri, comme un vieux qui en aurait trop vu et qui, à force de voir passer les mêmes erreurs devant sa porte, en viendrait à balancer des cailloux sur tous les passant – et, clairement, Oskar a beaucoup de cailloux et beaucoup de temps. De façon générale, donc, James appartient à cette frange de la population qui l’insupporté, qui fait crépiter toutes ses mauvaises tendances, exacerbe ses mauvais côté avec une précision chirurgicale. James est un bluffeur, un arriviste, une façade, rien de plus, rien de moins, et si Oskar est devenu bon pour juger les gens, avec la mort, il n’en est devenu que meilleur à repérer les choses qui l’exaspèrent dans le même temps. Les bavards, par exemple, les pseudos marrants, aussi, tous ces gens qui utilisent leur langue pour faire tout sauf être concis, en réalité, et qui lui donne envie de les étriper. Il se retient de le faire, en partie parce qu’il a autre chose en tête, peut-être aussi parce que quelque chose semble changer chez son vis-à-vis. Ce n’est même pas subtil, en réalité, mais il ne dit rien, se contente de l’observer, sourcils froncés et la méfiance à fleur de peau, subitement, parce que quelque chose ne va pas et qu’il se demande comment prendre le gamin qui lui fait face.

« Un truc pour les vivants, surtout. » marmonne-t-il finalement en levant les yeux au ciel avant de manquer de s’étrangler avec sa salive. Sympa. C’est un exploit, d’une certaine façon, de réussir à trouver pile le pire adjectif pour le désigner, de mettre le doigt sur le truc qui va l’hérisser le plus sans même faire exprès, à première vue. « J’suis pas ton pote, ferme-la, peut-être que t’aurais dû continuer à pas avoir l’idée de nous parler, en vrai. » Il est comme ça, Oskar, couvert de pics pour évité d’être approché et James le met incroyablement sur les dents, d’un coup, comme s’il était capable de lire quelque chose chez lui qu’Oskar refuse, comme s’il était capable de détecter chez lui quelque chose de plus, quelque chose qui n’est plus là, quelque chose qui n’a peut-être jamais été là. Il serre les dents, soupire, profondément, quand il lui demande s’il peut poser une question, parce que c’est absurde, parce que oui, il peut, comme il peut aller se faire foutre, mais que quoi que lui réponde Oskar, il est presque certain qu’il va devoir l’écouter. « Tu peux. » accorde Oskar en faisant volte-face sèchement pour river ses yeux sur lui. « Mais je peux pas te promettre de répondre et je t’en pose une aussi. »

Non pas qu’il ait envie de savoir quoi que ce soit sur son interlocuteur mais c’est une façon facile et rapide d’obtenir une faveur. On n’a rien sans rien et il est bien placé pour le savoir, avec sa deuxième vie déglinguée et sa magie qui fout le camp, cette espèce de demi-existence empoisonnée qui lui donne envie d’hurler.

« Magne-toi, par contre, le british, parce que je pense pas que glandouiller dans les couloirs soit réellement un bon plan par les temps qui courent. » Non pas que ce soit une bonne idée même lorsque le château est en paix, en réalité – dix ans auparavant, il avait fait un jeu de faire des blagues aux gens qui restaient au milieu des couloirs et empêchaient les gens honnêtes de circuler. Dix ans auparavant, il avait passé une après-midi à canarder tous les couples qui se bécotaient au milieu des couloirs. Dix ans auparavant, il était un peu moins aigri, un peu moins amer, un peu moins mort, mais il est presque certain que quelqu’un de bien vivant a dû prendre sa relève, depuis. « Je veux prendre ces fils de pute par surprise, pas l’inverse. » Il scanne du regard le couloir et soupire, profondément, avant de s’approcher de James qui n’a pas l’air décidé à bouger. Il pousse son épaule, pas trop fort, avant d’ajouter : « Alors, ta question ? »

Parce qu’il est temps qu’il la crache : il y a un bruit de pas qui s’éloigne, au loin, et Oskar n’est pas du genre à manquer une proie.

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