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 The Point of Ignition [Oskarina]

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 271Date d'inscription : 23/02/2014Localisation : Durmstang
Ҩ The Point of Ignition [Oskarina] Ҩ Mer 20 Juil - 23:24

Le professeur de magie noire se tenait adossé près de la porte de la grande salle, observant les derniers Vainqueurs somnoler dans les fauteuils près de la cheminée. Il attendait là que la ronde revienne pour prendre le relai. L'attente lui était difficile. Il avait déjà passé trop de temps à attendre. Trois ans et demi à attendre dans le noir. Oh bien sûr, il avait su vaincre l'obscurité, mais pas les ténèbres... Pas complètement.

Ses yeux cobalts parcouraient l'assemblée des vainqueurs et des résistants, et à chaque fois qu'il le faisait, il ne pouvait pas s’empêcher de remarquer à quel point les Ombres qui avaient choisi de s'engager parmi les résistants étaient rares. Il y pensait parce qu'il avait repéré l'une des étudiantes de Salem qui avaient rejoint un clan, ici. Obera, s'il se rappelait bien de son prénom, elle était venue par curiosité à un cours de magie noire ou deux, et ensuite, elle lui avait dit que c'était pas pour elle. Elle se trouvait avec les autres élèves de Salem qui, comme elle n'avaient pas été assez rapides pour fuir l'école ou qui voulaient simplement aider.

Irina et Danslav étaient partis depuis trop longtemps à présent. Ils auraient déjà du revenir depuis vingt minutes. Oskari rejoint dans le plus grand calme le Professeur Fish, lui fit part du fait qu'il partait à la recherche des deux meneurs, et que si lui ou les gamins n'étaient pas revenus d'ici une heure, il devrait faire fermer la grande salle et se tenir prêt. Ce dernier hocha la tête et regarda sa montre. Le top départ était donc lancé. Soixante petites minutes devant toi, Oskari, c'est tout le temps que tu auras.

Dans les couloirs de l'Académie tout était calme, les élèves ne circulaient plus seuls, mais en groupes, et à cette heure, tout le monde était soit au lit, soit dans les anciennes salles communes des Clans ou occupés à faire une ronde dans une partie différente du Château ou du Parc. Il suivi le chemin que les deux meneurs auraient du emprunter à contre sens: à moins d'avoir rencontré une difficulté en tout début de parcours, ils n'auraient pas rebroussé chemin. Irina, il le savait éprouvait des difficultés à produire un patronus corporel et elle n'aurai pas pu appeler à l'aide par ce biais, quand à Danslav, il ignorait s'il avait cette capacité, mais puisqu'il était en médicomagie, ça devait être le cas.  
Il marchait depuis un petit quart d'heure quand deux membres des Ombres et qu'ils ne voyait jamais avec les Résistants manquèrent dans leur tentative de fuite. Après trop de temps perdu en palabres incohérents et incompréhensibles, il perdit patience, leur demanda de pointer du doigt la bonne direction, et sans demander son reste les stupéfixa. Il s'occuperait de leurs cas en temps et en heure. Pour le moment, il avait d'autres chats à fouetter. Il devait retrouver les deux meneurs, et au détour d'un couloir, il senti l'odeur du sang. Une odeur à laquelle il était trop bien habitué. Sans courir, malgré l'envie dévorante de le faire, maitrisant ses mouvements pour être le plus discret et rapide possible, il fini par arriver sur les lieux et là, il la vit: l'Acromantule. Le choc fut rude quand il la vit se recroqueviller, se tordre alors qu'elle luttait pour "rester dehors" et que l'autre se battait pour qu'elle retourne là ou personne ne pourrait la voir. Quand il se rendit compte que c'était Irina Droskaïa, Oskari se plaqua au mur pour ne pas être vu. La transformation la forçait à se rhabiller. Quand il fut certain que la sorcière était aussi présentable qu'il était possible de l'être dans de  telles circonstances, le finlandais s'annonça d'un pas plus bruyant que d'accoutumée. Arrivé devant Irina, il trouva pas nécessaire de lui poser immédiatement des questions gênantes et se contenta dans un premier temps de prendre les dispositions pour transporter Danslav dans la salle de Réception, auprès de quelqu'un de plus compétent que lui pour les soins.

Qu'est ce qu'il s'est passé?

Sa voix de baryton se fit douce, signe qu'il était près à tout entendre, sans juger. Son problème numéro 1, c'était de savoir si l'Ecole devait se préparer au combat immédiatement, parce qu'un assaillant avait réussi à entrer et donc qu'une faille avait été détectée, et que les élèves Vainqueurs ou non étaient en danger imminent de mort. Ou si ceux qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez devaient être foutus aux cachots sans possibilité de sortir. le Numéro 2, celui de savoir quoi raconter aux autres sans créer de mouvement de panique.

___________________________________________

Plus il lassait de temps s'écouler entre le moment ou il avait vu Irina (ou plutôt, la chose qu'elle cachait en elle) et le moment ou il choisirait de lui parler pour tenter de l'aider, d'autres incidents pourraient se produire. Il n'avait rien dit à personne des évènements dont il avait été témoin. Oskari l'avait déjà beaucoup protégée cette année: il l'avait gardée en Magie Noire alors que la règle du patronus était stricte: Si on est pas capable d'en faire un, on dégage. Et parce qu'il n'avait pas envie d'une chasse à l'homme pour châtier tous les élèves ayant un petit souci de pelage. Élèves, qui, il en était certain, n'avaient pas demandé à l'avoir. En fait, ce qui faisait hésiter le finlandais, c'était plus la manière d'approcher l'Ombre, de l'amener à lui faire confiance, qu'elle comprenne qu'il ne la jugerai pas. Qu'il ne la dénoncerai pas.
Il fallait qu'ils se retrouvent seuls. Hors de question de parler de ça devant témoins. Ce serait comme tenir la baguette qui lui lancerai le Sortilège Fatal. Oskari Tarvonen avait bien des défauts, sauf celui d'être un idiot sans le moindre tact.
Quand il quitta son bureau ce soir là, il était bien décidé à s'entretenir seul avec la jeune Droskaïa. Peu importe si cela pouvait raviver les rumeurs sur sa prétendue pédophilie.

Il choisi de l'approcher au dîner, avec un motif tout à fait respectable:

"J'ai à vous parler d'un incident survenu avec deux de vos subordonnés. Je vous attends pour en discuter dans mon bureau après le repas."

Il s'éloigna aussi vite qu'il était arrivé.

Le silence entre eux n'avait que trop duré. Oskari avait tout fait pour ne pas la brusquer, il avait tendu des perches, attendu qu'elle vienne  vers lui de sa propre initiative, qu'elle lui parle ouvertement... Et il s'était heurté à une forteresse de glace aux murs si épais que rien ne pouvait la faire fondre. Il devrait donc arrêter de frapper poliment à la porte et se glisser par l'une des fenêtres.

Le calme avait envahi la partie du château ou le professeur de magie noire avait son bureau. Les gens ne s'y attardaient jamais vraiment de toutes façons. Oskari était seul devant un mug de thé, en train de lire un livre, son chat, sur ses genoux mâchouillait avec application une souris en peluche. Tarvonen attendait que la jeune femme ne se montre enfin.

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Ҩ Re: The Point of Ignition [Oskarina] Ҩ Dim 11 Sep - 21:37





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Irina avait l’impression que son cœur était entré en collision avec son estomac, et que tous ses organes étaient entremêlés les uns aux autres. Une nausée violente la prit tandis qu’elle se redressait, encore agitée de quelques convulsions ; Arachna refaisait son nid à l’intérieur, tant bien que mal. Elle avait faim, et elle était en colère. C’était la première fois que la Droskaïa arrivait à prendre le pas sur l’acromentule, qu’elle avait assez de contrôle pour la renvoyer d’où elle venait sans trop de dégâts. Et pire encore, elle avait goûté au sang humain à nouveau, et avait été capable de s’arrêter. La blessure sur l’épaule de Danslav était sanglante, purulante même, mais sa vie n’était pas en danger. Le venin était long à se diffuser ; Irina aurait tout le loisir de faire boire un peu de son sang au meneur des Icebergs pour inverser les effets avant que son état n’empire. Par la suite, ils pourraient discuter de ce qui s’était passé. Pour l’heure, elle devait l’emmener à l’infirmerie ; elle ne se faisait pas assez confiance pour opérer les sorts de soin dans l’état où elle était. De plus, Danslav était sous le choc. Ciel soit loué, il s’était évanoui sur le coup. Avec un peu de chance, à son réveil, Irina arriverait à le persuader qu’il avait été victime de gaz hallucinogène.

Une de ses bretelles était coupée en deux, mais ce n’était pas grave, elle pouvait parcourir la distance jusqu’à l’infirmerie. Pourvu qu’elle ne croise pas d’autres Insurgés sur la route. Zakhar allait avoir droit à une conversation bien déplaisante. La meneuse des Ombres s’apprêtait à lever sa baguette pour faire apparaître un brancard lorsqu’elle entendit les pas arrivant dans sa direction. Merde. Comment avait-elle pu laisser passer ça ? D’ordinaire, elle ne se laissait jamais surprendre. L’odorat et les vibrations d’Archna étaient suffisants pour l’informer de la présence de n’importe qui avant même que ladite personne soit en mesure de l’approcher. Elle s’était laissé distraire. Idiote. Arrête de trembler. Une goûlée d’air lui fit reconnaître le parfum musqué de son professeur de Magie Noire. Quel dommage, pesta t-elle intérieurement, il était beaucoup trop perspicace à son goût, et la connaissait déjà bien assez malgré elle pour en rajouter une couche. « Qu'est ce qu'il s'est passé? » demanda t-il, grave, en faisant lui-même apparaître le brancard pour déplacer le meneur Iceberg. Irina resta silencieuse quelques secondes, examinant ses options. Elle ne pouvait pas mentir, et elle ne pouvait pas lui dire la vérité. Par chance, elle était habituée avec lui à opérer dans les nuances de gris. « On a été attaqués. Deux Ombres. » déclara t-elle avec peine. Cela lui arrachait la bouche d’admettre que les deux assaillants étaient de son clan. « Ils visaient Danslav. Il y a eu bataille. J’ai réussi à les faire détaler sans les blesser » rajouta t-elle après quelques secondes de réflexion. Sa grande inquiétude, surtout, était de savoir comment elle allait bien pouvoir administrer à Danslav ce dont il avait besoin pour survivre au venin, sans que Tarvonen ne le remarque. Ils avaient quelques heures devant eux, elle pourrait toujours le glisser dans une des potions, mais Irina avait depuis longtemps appris que les imprévus étaient plus mortels qu’on ne le croyait.







Irina n’était pas dupe. Cela faisait quelques temps maintenant qu’elle évitait avec application son professeur de Magie Noire, s’arrangeant pour ne jamais avoir affaire à lui durant les tours de gardes ou l’organisation, préférant envoyer Deklan, toujours heureux de rendre service. Elle était après tout la meneuse occupée qui avait tout un clan de rebelles à gérer, et une guerre civile sur les bras. Elle avait pensé que c’était suffisant pour se maintenir sous le radar de son professeur, mais évidemment que non. Si elle était honnête avec elle-même, elle savait que ce n’était qu’une question de temps avant que Tarvonen ne la convoque pour lui parler seul à seul. L’Ombre était persuadée qu’il avait fini par mettre les pièces du puzzle en place concernant la guérison miraculeuse de l’épaule de Danslav une fois son souhait de passer quelques minutes seule avec lui accordé. Si l’infirmière avait fermé les yeux, elle savait que Tarvonen aurait des questions. Et qu’elle n’était pas prête à lui apporter des réponses. Elle avait déjà eu une chance monstrueuse qu’il ne se soit pas montré plus tôt, ce fameux jour.

Hélas, elle ne pouvait pas exactement ignorer une convocation officielle. En frappant à sa porte, Irina avait l’impression de se munir de toutes les protections possibles, d’entrer dans son bureau derrière un panneau en acier blindé. A travers sa protection ferrailleuse opaque, elle étira les lèvres en un sourire crispé. « Je vous ai déjà dit tout ce que je savais concernant l’attaque de l’autre jour par les deux Ombres, si c’est ce dont vous souhaitez me parler. » Elle était restée stoïque, la Droskaïa, lors de son débriefing, s’était bornée à énumérer les faits. Elle avait omis de parler de sa relation personnelle avec Zakhar, de la déception profonde qu’elle avait à son égard, et de la conversation qu’elle prévoyait d’avoir avoir lui incessamment sous peu. Eviter tout ce qui pouvait de nouveau déclencher les émotions dangereuses. Si Arachna pouvait rester gentiment planquée dans ses entrailles jusqu’à la fin des temps, ça l’arrangerait quand même grandement. Tout ce qu’elle pouvait espérer, c’était qu’Oskari Tarvonen se contenterait de ses déclarations sans trop creuser. Mais elle savait que c’était mal le connaître. A son plus grand désespoir.




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Ҩ Re: The Point of Ignition [Oskarina] Ҩ Mer 11 Jan - 13:58



Oskari soupira de soulagement. Il ne s'agissait que d'un incident isolé. Son soulagement était tout de même relatif, puisque les deux n'avaient pas hésité à attaquer en présence de leur Meneuse. A croire que les ressentiments envers la découverte de l'Ox et l'envie qui l'entourait pouvait briser l'entente d'un clan uni.



La russe et le finlandais marchèrent jusque l'infirmerie en silence. Le mage noir semblait perdu dans ses pensées: la blessure de Danslav n'était pas une blessure faire par une baguette magique. Aucun sort ne laissait de plaie purulente en forme de morsure... Bon, si ce qu'il venait de voir n'était pas un tour que son esprit fatigué lui jouait, il comprenait la principale raison d'Irina: la peur. le regard des gens change forcément, ils ne sont plus bienveillant et ne voient qu'un monstre, plus la jeune femme à peine sortie de l'enfance qu'elle est.



Je vous laisse avec Danslav. Vos deux abrutis doivent répondre à deux ou trois questions...



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Comme il s'y attendait, Irina était venue en armure, et elle se cachait déjà derrière un mensonge. Non. Elle n'avait pas tout dit. Elle s'était contentée de demies vérités, de formes floues peintes dans des nuances de gris trop proches les unes des autres. Cette situation le fatiguait. Il ne pouvait pas se battre contre tout le monde ici. Il ne pouvait pas protéger les gens qui résidaient à Durmstrang s'ils ne lui donnaient pas les moyens de le faire. Et Irina qui dissimulait une Acromantule en elle. Il soupira.

Prenez donc un biscuit et une tasse de thé.


Il fit apparaître une deuxième tasse, quand aux cookies framboise/chocolat blanc, ils n'attendaient que d'être dévorés.

Oskari sentait que la discussion serait longue et qu'ils allaient rester ici un moment, alors, autant s'installer confortablement.

Il s'agit en effet du soir ou Danslav a été attaqué par des Insurgés Ombre.



Vous n'avez pas tout dit. Vous avez protégé vos arrières, et vous avez bien fait. Ce soir là, j'étais parti à votre recherche, et j'ai pu apercevoir ce que vous avez caché avec tant d'habilité pendant des années. Je suis pas en colère, je suis impressionné.

Impressionné par à quel point il avait pu s'aveugler lui même, trouvant toujours des excuses à cette jeune femme. C'était une bonne gamine, la Droskaïa, et être une bonne petite n'aurait pas dû lui permettre de mettre en danger non seulement sa vie, mais celle de tous les autres élèves. Les acromenrules, à cause de leur taille impressionnante et de leur nature agressive sont très mal connues des sorciers, et bien que Poudlard en ait utilisé une pendant la bataille finale de la deuxième guerre contre Voldemort, le spécimen relativement apprivoisé, parce que nourri à la main et gardé toute sa vie dans une relative captivité était à présent mort, et rendait donc toute approche similaire trop hasardeuse.


Je... J'en ai assez de tout enrober de sucre pour que vous ne me donniez rien d'autre que des demi vérités.

Il ne voulait pas en arriver là aussi rapidement, mais maintenant il ne pouvait plus reculer. Il devait se jeter en entier dans la gueule de la bête et prier pour ne pas se faire bouffer à la prochaine phrase.

Après avoir aperçu l'acromantule, et en avoir eu la confirmation dans les souvenirs de vos camarades, on ne peut plus jouer

Il marqua une courte pause pour masser doucement ses yeux dont les cernes creux et bleus trahissaient la fatigue intense et continue d'un homme bouffé par le stress. Durmstrang était assiégée et, seuls les Dieux savaient quand leurs assaillants passeraient à l'offensive, et il était là, à espérer que cracher le morceau aiderai un minimum la situation. Pas qu'il se faisait beaucoup d'illusion sur la nature philanthrope de l'araignée, mais alors que son pragmatisme l'y aurait poussé, il n'osait pas imaginer ce qu'un tank pareil pourrait faire dans les rangs ennemis. Premièrement parce qu'il était hors de question d'instrumentaliser une élève, et deuxièmement, comme avec les dragons, le risque de victimes alliées était trop grand.

Irina, mes intentions sont bonnes. J'ai deux vampires dans ma famille proche. Deux. Ils sont avec nous depuis 22 ans. Et il est à présent impossible d'imaginer notre famille sans eux.

Que cherchait il a dire? Qu'il avait l'habitude des monstres? Non. Que là où les autres sorciers se seraient empresser de les tuer, lui, et les autres Tarvonen les acceptaient avec toutes les complications que cela impliquait. Bien sûr, Rome ne s'est pas faite en un jour, et pourtant les deux vampires bénéficiaient d'un gros soutien de la part des Tarvonen, encore plus depuis qu'Oskari était à la tête de la famille. Ce soutient, il comptait bien l'étendre à Irina si elle le souhaitait.

Tout comme je n'imagine pas la Resistance sans vous et les Ombres. Vous pouvez avoir la certitude que tout ce qui ce dit dans ce bureau y restera et que jamais je ne chercherai à tirer un quelconque avantage de votre situation. Vous ne serez jamais un sujet d'étude et encore moins une arme.

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Ҩ Re: The Point of Ignition [Oskarina] Ҩ Mer 18 Jan - 17:17




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Irina attendait, droite comme un pic, que la sentence tombe comme un couperet. Tarvonen prenait son temps, il l’étudiait. La jeune femme avait la désagréable impression qu’il avait déjà toutes les réponses à ses questions avant même de les avoir posées. « Prenez donc un biscuit et une tasse de thé. » La meneuse des Ombres haussa un sourcil. Un biscuit et du thé étaient environ la chose dont elle avait le moins besoin à cet instant précis, mais elle décida que pour le bien de cette conversation, il y avait des efforts à faire. Sans un mot, elle s’assit et prit la hanse de la petite tasse entre ses doigts pour porter le liquide à sa bouche. Elle jeta un coup d’œil aux gâteaux, mais il ne fallait pas trop lui en demander non plus. « Il s'agit en effet du soir ou Danslav a été attaqué par des Insurgés Ombre. Vous n'avez pas tout dit. Vous avez protégé vos arrières, et vous avez bien fait. Ce soir là, j'étais parti à votre recherche, et j'ai pu apercevoir ce que vous avez caché avec tant d'habilité pendant des années. Je suis pas en colère, je suis impressionné. » De la tension qu’elle avait ressenti au début de la phrase à la franche panique qui commençait à envahir son corps sous la forme de picotements, il n’y avait eu qu’un pas. Une poignée de secondes. En une phrase, il lui donnait l’impression d’avoir anéanti le but sacré de son existence ; réussir à se cacher, à faire en sorte que jamais, jamais, jamais, personne ne se doute de quoi que ce soit.

Tout espoir n’était pas perdu. S’il avait compris que quelque chose s’était passé, et qu’elle pouvait se transformer en quelque chose, il n’était pas obligé de savoir exactement de quoi il en retournait. Oskari Tarvonen était la première personne à confronter Irina sur le sujet ; peut-être s’était-elle emballée trop vite. Elle s’efforça de ralentir les battements de son cœur, respirer, faire redescendre le sang glacé qui lui était monté à la tête. S’il était impressionné, c’était qu’il n’avait visiblement pas compris la véritable nature des choses, la gravité de la situation. Il n’avait pas vu l’acromentule. « Je... J'en ai assez de tout enrober de sucre pour que vous ne me donniez rien d'autre que des demi vérités. Après avoir aperçu l'acromentule, on ne peut plus jouer. » La gorge d’Irina resta bloquée. Et merde. Merde, merde, merde. Elle réfléchit en un quart de seconde, passa en revue tous les mensonges possibles et imaginables, toutes les manières de détourner la vérité, de l’arranger. Faire croire qu’elle était animagus ? Cela aurait été la meilleure solution. Cependant, Tarvonen, malheureusement pour elle, était professeur de Magie Noire, il aurait su faire la différence et reconnaître les signes d’une malédiction empreinte de ce type de magie. Elle était coincée, prisonnière de la situation comme elle l’avait été toute sa vie. Son contrôle sur elle-même n’avait été qu’une illusion, et elle le voyait très clairement à présent. Alors à quoi bon mentir ?

Irina voulait répondre, du moins tenter de se justifier. Dire qu’elle ne mangeait pas les gens, qu’elle n’était pas dangereuse. Elle aurait même voulu s’inquiéter de ce qui allait lui arriver, mais à sa plus grande surprise, les conséquences lui importaient peu. Que pouvait-il être pire que la situation dans laquelle ils étaient déjà tous ? Tarvonen ne pouvait pas la mettre à la porte. Dans le pire des cas, il l’enfermerait, et finalement dans ce climat de tensions où une perte de contrôle était si vite arrivée, c’était peut-être mieux comme ça, elle était trop fatiguée pour continuer. « Irina, mes intentions sont bonnes. J'ai deux vampires dans ma famille proche. Deux. Ils sont avec nous depuis 22 ans. Et il est à présent impossible d'imaginer notre famille sans eux. Tout comme je n'imagine pas la Résistance sans vous et les Ombres. Vous pouvez avoir la certitude que tout ce qui ce dit dans ce bureau y restera et que jamais je ne chercherai à tirer un quelconque avantage de votre situation. Vous ne serez jamais un sujet d'étude et encore moins une arme. » Seulement à cet instant sembla-t-elle reprendre contact avec la réalité. La tentative de son professeur pour la rassurer ne passait pas inaperçue, et la raison pour laquelle il se donnait cette peine lui était complètement obscure. Elle aussi, avait les meilleures intentions. Et pourtant, elle avait empoisonné Danslav et failli bouffer Krum, paix à son âme.

Irina ne comprenait pas trop ce que Tarvonen lui demandait. S’il n’attendait pas d’elle d’être un sujet d’études ou un moyen de faire des dégâts parmi les ennemis, que voulait-il ?« Un vampire a un semblant de contrôle, d’humanité. Quand… Quand ça arrive, je ne contrôle rien. » Il était impératif, puisqu’il était déjà au courant de son petit problème de multiplicité de membres, qu’il sache quel genre de contrôle elle exercait sur son alter-ego. Ou manque de contrôle. C’était un miracle que Danslav s’en soit sorti sans dommages, avec une seule blessure par dard qu’Irina avait pu soigner. Un miracle. Oskari avait raison ; il lui fallait jouer cartes sur table. S’il savait, il devait savoir qu’il tentait de soutenir une meurtrière. « Le pire est déjà arrivé, je ne peux pas prendre le risque que ça recommence. » Irina inspira une grande goûlée d’air. Elle était incapable de le dire. Qu’elle avait tué. Qu’elle avait tailladé et lacéré et mangé jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des os, et encore. Que le goût du sang du gamin lui revenait dans la bouche, parfois. Que la viande presque crue qu’elle mangeait au dîner n’était pas un simple caprice d’aristocrate, c’était une question de survie. « Si je commence à vous en parler, à admettre tout ce que ça implique, vous allez détruire 18 ans d’efforts pour mettre cette chose en cage. Je ne peux pas me le permettre. » Avoir quelqu’un au courant ne lui laissait pas présager de bonnes choses. Si elle avait vécu pendant toutes ces années comme une statue de glace, il y avait une raison. Un accident tragique était si vite arrivé. Après tous ces efforts, elle ne se le pardonnerait pas.




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Ҩ Re: The Point of Ignition [Oskarina] Ҩ Ven 10 Mar - 23:29

Tarvonen pinça les lèvres un peu contrarié que la pile de biscuits ne se soit pas réduite. Il était hors de question qu'il finisse gros tout seul! Et dire qu'il prenait facilement du gras depuis son séjour en Russie, et que sa sœur, lui avait fait parvenir un gigantesque "dernier colis de survie avant la fin du monde". Il se retint de faire toute forme de remarque, et écouta la jeune femme en sirotant sa tasse de thé. Elle transpirait le malaise. Oskari l'avait mise au pied du mur sans se douter que mettre les pieds dans le plat aussi brusquement la poussait dans ses derniers rentranchements, sans la possibilité de s'en sortir d'une simple pirouette, en brouillant les cartes comme elle avait si bien su le faire au cours de cette dernière année (en ce qui le concernait).

Il leur faut aussi apprendre à maitriser leur Soif. Dagmar a toujours dit que l'humanité est une chose qui se conserve par le travail sur les instincts et les pulsions de la Soif.

Il voulait au moins la rassurer de ce côté là. Beaucoup de vampires se perdent en chemin, beaucoup ne survivent pas à leurs premières semaines, aux premiers mois, à la folie que peut engendrer le Sang. Oskari remerciait le ciel d'avoir eu l'idée de prendre les vampires pour sujet d'études, et surtout d'en avoir deux particulièrement coopératifs, alors évidemment, il n'était pas Dagmar, ni Jonne, son époux, il n'avait donc pas vécu un tel changement de l'intérieur, mais il ferait de son mieux pour le comprendre et l'aider à avoir la vie la plus normale possible.

Quand elle avoua avoir déjà tué, il aurait aimé pouvoir lui dire qu'elle n'était pas la seule à avoir du sang sur les mains dans cette pièce. Pour toutes les fois où il avait accompagné les vampires chasser, pour les observer dans leur mortel jeu de séduction, pour toutes les fois où il avait fait disparaitre les corps, pour toutes les fois où il avait chassé pour eux et remplir les cachots du manoir Tarvonen... Il lui arrivait parfois de se dire qu'il avait purgé sa peine de prison en avance, alors renier une seule de ces choses, rejeter Irina pour la mort d'un autre être humain aurait été hypocrite au dernier degré. la voix ferme, et pourtant douce, Tarvonen plongea ses yeux dans ceux d'Irina.

Il n'y a rien que vous ayez pu faire qui me ferait changer d'avis.

Oskari n'était pas surprit par l'auto embrigadement d'Irina. Il en fallait de la motivation pour se conditionner et arriver à cacher au monde une accromentule, et pour croire que s'emmurer dans le silence et la solitude serait le meilleur moyen pour maitriser sa moitié velue.

A vous entendre, il me semble que c'est vous, Irina, qui êtes en cage.

Ils étaient arrivés trop loin pour que le mage noir puisse reculer dans sa démarche. Reculer maintenant et la laisser retourner à sa vie faite de mensonges et de peur que l'on ne découvre une vérité qui risquerait de couter bien trop cher à la jeune femme pour une chose dont l'origine était sans le moindre doute possible totalement indépendant de sa volonté. Pour le moment Oskari ne pouvait que faire des suppositions. Il ne saurait vraiment qu'en examinant l'acromentule de près, cependant, Irina avait peut être déjà des éléments de réponses.

Il est plus que probable que vous ayez hérité de l'acromentule à la suite d'un sortilège de magie Noire. Quelles sont les informations dont vous disposez?

S'il était question d'une malédiction, avec un peu de chance et beaucoup de travail de recherche, la Famille aurait peut être déjà rencontré un cas similaire. Et avec un chaudron entier de felix felicis, on pourrait même retrouver la formule, la potion, l'objet utilisé pour transformer une jeune fille en arachnide.

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Ҩ Re: The Point of Ignition [Oskarina] Ҩ Lun 10 Avr - 17:06




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nobody said it was easy, no one ever said it would be this hard





Tarvonen n’avait pas cillé devant la déclaration d’Irina. Cela lui importait-il si peu qu’elle ait encore le goût du cœur de son camarade au fond de l’estomac ? Etait-il à ce point dénué de jugement ? L’Ombre avait rapidement apprécié ses cours, et pas seulement pour la teneur des acquis académiques, pour cette manière très critique et nuancée d’aborder la société, les gens qui la composent, et surtout pour son intolérance à la connerie. Dès lors qu’elle avait compris cela, elle avait tout fait pour sortir du lot dans cette classe, car il était de ceux dont l’opinion importait. C’était peut-être pour ça qu’elle était aussi mortifiée que ce soit tombé sur lui ; d’autres professeurs, elle aurait pu duper, elle aurait pu rejeter. Pas lui. « Il n'y a rien que vous ayez pu faire qui me ferait changer d'avis. » Irina resta soigneusement silencieuse. Entre ses vampires et l’attention qu’il lui manifestait, était-il si friand d’avoir des monstres de compagnie ? L’ombre s’en voulut immédiatement d’avoir eu cette pensée amère ; les seules personnes au courant de son petit problème de multiplicité de pattes l’avaient soit complètement ignorée, soit utilisée. Elle était encore prudente dans sa façon d’envisager la réaction des autres face à cette partie d’elle, et ce désintéressement que lui offrait son professeur la déstabilisait. « A vous entendre, il me semble que c'est vous, Irina, qui êtes en cage. » Il avait déjà entendu des cas similaires, cela ne faisait aucun doute. Il avait l’habitude de venir en aide aux créatures considérées comme des parias. En était-elle une ? A quel point Irina cessait d’être humaine, et devenait un monstre ?

Elle ne pouvait s’empêcher de considérer la chose comme une atrocité, une aberration. Pour cause, on l’avait laissée toute seule pour se dépatouiller avec ses envies meurtrières et ses déchirements. Elle ne se connaissait pas. Elle connaissait mal ses limites, sa malédiction : son contrôle était ridicule. Et c’était peut-être pour ça, au fond, qu’Oskari Tarvonen prenait la situation si bien, et elle, pas du tout. Il connaissait. Forcément on a beaucoup plus peur de quelque chose que l’on ne connait pas bien. Ironique, que ce soit si meurtrier. « Il est plus que probable que vous ayez hérité de l'acromentule à la suite d'un sortilège de magie Noire. Quelles sont les informations dont vous disposez? » Irina s’était-elle-même déjà posé la question ? La réalisation la frappa de plein fouet. Elle n’avait jamais vraiment songé à la manière dont elle pouvait retracer sa malédiction, la connaître, et peut-être, la faire disparaître. La résignation avait fait partie d’elle-même très rapidement ; après tout, si sa mère l’avait fait, ce n’était quand même pas pour qu’elle s’en débarrasse ? « Pas grand-chose. Je sais que c’est ma mère qui a lancé le… processus. » avoua t-elle, un peu distraite. L’Ombre n’avait jamais songé à comment se libérer de cette malédiction, elle avait simplement imaginé sa vie sans, les jours où elle en avait vraiment besoin. Les jours où tout semblait sans saveur, futile. Et il y en avait eu, plus qu’elle n’aurait aimé l’avouer. Des jours infinis à ne pouvoir rien ressentir par frayeur terrible de se retrouver le dard planté dans l’estomac de quelqu’un. Elle avait honte à présent, car elle réalisait qu’elle avait cessé de se battre très vite. Trop vite. Considérant que la situation était normale, juste… Quelque chose avec quoi composer.

Evidemment, l’Ox avait rendu ce fantasme possible, fut un temps. Cela lui avait traversé l’esprit, qu’avec la magie de l’Ox, peut-être qu’il n’y aurait plus de place pour l’acromentule, qu’elle serait détruite. Que si cela venait de l’Ox, alors peut-être qu’elle n’aurait pas besoin d’affecter sa mère. Elle ne voulait rien lui enlever, rien de tout ce qu’elle lui prenait. « Je siphonne tout ce qui est violent et sanguinaire, et elle en récolte les bénéfices. Tant que cette créature est enfermée en moi, elle garde sa jeunesse, sa santé, sa… son aura. On est liées. » Le terme « beauté » lui était venu à l’esprit, mais ce n’était pas assez. Personne ne disait qu’Elia Droskaïa était belle. Elle était d’un autre monde. Semblable aux vélanes, mais avec le charme naturel et accrocheur de l’humaine, de la chaleur et de la fragilité. Bien sûr, c’était une illusion. Il n’y avait pas moins fragile que la mère Droskaïa, parée dans son armure de déni et protégée par le sortilège qu’elle avait lancé. Sortilège ? Maléfice ? Rituel ? Irina ne pouvait déterminer de terme particulier. Il lui semblait avoir des réminiscences d’incantation, mais cela ne pouvait pas être des souvenirs. Alors elle préférait les ignorer. « C’est ma vie au service de la sienne, j’imagine. » conclut-elle. Elle refusait de penser aux années qui s’écoulaient inexorablement, des années au bout desquelles elle viendrait bien vite. Elia faisait bien plus que lui prendre son contrôle, son innocence, et tout ce qui en découlait. Elle lui prenait ses années de vie. Irina avait fini par comprendre d’elle-même que ses jours étaient comptés. Elle avait pensé atteindre trente ans, mais n’en était plus si sûre.





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Ҩ Re: The Point of Ignition [Oskarina] Ҩ Lun 17 Juil - 22:40

Si Oskari avait pu entendre Irina se questionner sur son humanité, il lui aurai expliqué que ce n'est pas parce qu'on a plus de membres que les autres, ou que l'on a besoin du sang des autres pour survivre une nuit de plus que l'on est moins humain que les autres, au contraire, c'est ce qu'on fait pour  garder son humanité qui fait la valeur d'une personne. Et il la voit luter, se débattre, c'est ça qui lui donne envie de l'aider. Malgré l'arachnide en elle, Irina a réussi à devenir Meneuse, a gérer avec brio sa carrière scolaire. Combien se seraient laissé couler? Combien auraient renoncé à chercher comment vaincre l'Animal pour récupérer l'entière propriété de leur corps? Elle s'était laissée paralyser par la peur de tuer à nouveau... Comment lui en vouloir? Oskari était quasiment certain que personne ne lui avait expliqué ce qui lui avait été fait jusqu'à ce que l'Araignée ne sorte.

Irina, nous avons un point de départ pour commencer à chercher.

Il avait légèrement insisté sur le pronom pluriel. Il ne la laisserait plus seule avec un tel poids sur les épaules. Hors de question. Et si ça devait être la dernière chose utile qu'il devrait faire dans cette vie, il avait hâte de commencer.

Et les informations que vous me donnez sont déjà précieuses: On cherche un processus qui repose sur un échange. Et même si l'échange n'est pas rare en magie noire, que le processus en question requiert une créature liée à un corps humain l'est. Donc de ce point là, les possibilités se réduisent.

*Ce qui était une bonne chose au final. Les Tarvonen avaient, quelque part, une résidence servant de bibliothèque où ils entreposaient les grimoires, artefacts et recherches depuis que la Famille s'était reconvertie au XVIeme siècle dans l'étude de la magie Noire. Oskari s'empara d'une plume et d'un encrier. Il chercha un instant un de ces blocs de papiers collants moldus que sa sœur cracmolle trouvait si amusant de lui envoyer... Il cherchait les blancs... ceux qu'il pouvait sortir sans avoir peur de devoir se justifier. Il se rabattit sur un bout de parchemin qui avait appartenu à un brouillon pour un sujet d'examen.

Reste à savoir si c'est vos corps, ou si vous partagez un lien soit psychique, voire de l'âme. Et si c'est la dernière solution qui s'offre à nous, ilest quasiment certain que vous soyez condamnée à passer le reste de vos jours avec l'Acromentule.

N'empêche qu'il devrait la voir en personne cette bestiole. Il voulait voir si elle avait une particularité physique qui pourrait lui donner une idée plus précise du sort utilisé. Il allait également sans dire qu'il ne doutait pas que l'Araignée avait une ou deux petites choses intéressantes à dire sur son propre cas. Cependant Oskari n'avait pas encore de plan d'action pour cette partie là, alors il se garda bien de demander à Irina de lui monter son... double plein de pattes velues.

Il prit une trentaine de secondes pour griffonner sur un bout de parchemin ce qui ressemblait à une liste d'ouvrages. Ouvrages dont il notait les références de classement plutôt que les titres. Oskari espérait que son plan pour récupérer les documents dont il avait besoin pour ses recherches fonctionnerai. Ses ancêtres autant que ses contemporains avaient beau savoir investigué sur une immense partie du spectre de la magie noire, il n'était pas certain qu'un sort tel que celui qui imposait à Irina Droskaïa de vivre avec une araignée géante ait été découvert. (Manquerai plus que ce soit un sort inventé par Maman Droskaïa.) Cependant, il y avait probablement un Tarvonen pour faire une petite thèse autour de ça Ou au moins répertorier des cas.

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