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 I've got a war in my mind ■ Satimes

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-purMessages : 162Date d'inscription : 24/04/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ I've got a war in my mind ■ Satimes Ҩ Mer 15 Juin - 23:17

 
When it hurts so much you can't breathe, that's how you survive, by remembering that one day It won't feel this way, it won't hurt this much.



Ete 1996 - Pays de Galles □ Manoir des Crawford

Elle n’avait pas mis longtemps à fermer les paupières, épuisée par sa journée passée à marcher à travers les plaines du Pays de Galles en compagnie de James. Malgré la pluie et le vent de cette journée grise, ils avaient préféré passer la journée dehors, plutôt qu’enfermés au manoir des Crawford. Cela faisait plusieurs années qu’elle venait en vacances ici l’été, pour un court séjour. Elle connaissait pratiquement par cœur les chemins alentours, et le paysage verdoyant qui s’étendait infiniment à l’horizon. Être ici lui permettait de mettre de la distance entre elle et sa vie en France, et cette année, elle en avait eu plus besoin que les autres étés. Elle avait fini l’année en catastrophe, encaissant les insultes et les rumeurs lancées sur son compte dans tout Beauxbatons. Satine avait été incapable de se défendre correctement, elle avait préféré se taire, et laisser dire ses camarades. Elle avait fini par abdiquer, rendre les armes, et supplier de changer d’école pour l’année prochaine. La jeune fille n’était malheureusement pas assez forte pour surmonter toute une année de moqueries, de mensonges, ces dernières semaines lui avaient amplement suffit. Et puis, elle ne pourrait plus jamais retourner dans l’école française, sans craindre de le voir dans un couloir. Elle avait beau savoir qu’il avait été congédié de ses fonctions d’enseignants, elle savait que ça la hanterait encore durant des années, qu’il la hanterait durant des années. C’est pourquoi elle avait tant besoin de partir, de faire le vide, de prendre du recul. Ici, tout lui semblait si loin, si irréel, elle n’avait pas besoin de mentir à ses parents ou son frère en prétendant que ça allait, parce qu’aux Pays de Galles, elle était réellement bien. Cela faisait des semaines qu’elle n’avait pas été autant apaisée, elle ne s’était pas faite vomir une seule fois depuis qu’elle était ici, et Merlin savait que ces derniers temps, elle ne cessait de le faire. Une sale manie qui lui avait  pris courant de l’année, et dont elle ne parvenait plus à se passer dès qu’elle ressentait une baisse de moral, ou un trop plein de tout. C’était maladif. Elle s’empiffrait de tout ce qui lui tombait sous la main, finissait par se sentir honteuse et pathétique, et courait aux toilettes, les doigts au fond de la gorge rendant tout ce qu’elle venait d’avaler. Sa famille n’avait pas encore remarqué cette nouvelle habitude, de toute façon, Satine n’imaginait pas sa mère s’inquiétait pour elle, elle avait visiblement bien assez fait honte à la famille Delhorts, pour avoir un peu d’intérêt aux yeux de sa génitrice. Elle avait été soulagée lorsque son père lui avait annoncé qu’elle pouvait se rendre chez James durant un temps, et elle avait de suite sauté sur l’occasion.

Au contraire de ses nuits en France, ici elle s’endormait toujours rapidement, profondément, ne se souvenant jamais d’un seul de ses rêves à son réveil. Et c’était un véritable soulagement, Stanislas sortait de ses pensées, il n’existait plus durant un temps. Peut-être était-ce dû au fait qu’elle se faufilait dans le lit de James lorsque la nuit tombait, délaissant son lit dans la chambre d’ami. Ils se connaissaient depuis qu’ils étaient enfants, et le savoir à ses côtés devait sans aucun doute la rassurer, apaisant ses sombres pensées, qui se volatilisaient dès qu’elle fermait les yeux. Mais cette nuit, il en serait autrement. Elle fut brutalement réveillée par un coup de pied dans la jambe. Ouvrant difficilement les paupières, la pièce toujours plongée dans le noir, elle sentit que James s’agitait à côté d’elle. A moitié réveillée, elle se tourna du côté du garçon, le cherchant à tâtons. Se prenant un coup dans la joue, elle recula, sonnée. Satine grimaça, se frottant le visage vigoureusement. Elle décida d’allumer la lampe de chevet non loin d’elle, c’était plus prudent. Plissant des yeux lorsque la lumière éclaira la chambre, elle s’agenouilla vers James qui semblait en proie à un violent cauchemar. Elle tenta d’abord de le secouer pour le réveiller, mais il se débattait tellement, qu’elle faillit recevoir un autre coup. La française finit par murmurer : « James. Réveille-toi. » Mais en vain, son visage était crispé, il ne cessait de donner des coups de pieds, des coups de poings dans le vide, gémissant de le laisser tranquille. C’était la première fois qu’elle le voyait dans cet état, il paniquait, comme s’il essayait de se débarrasser de quelque chose. Satine se pencha un peu plus sur lui, tentant d’attraper ses mains pour qu’il évite de la gifler. Parvenant difficilement à maintenir ses poignets entre ses doigts, elle le secoua par l’épaule, en l’appelant avec force. Elle tapota ses joues, et soudain il ouvrit les yeux. Elle pouvait clairement voir qu’il paniquait toujours autant, il la repoussa sans ménagement, tandis qu’il retirait les draps, se frottant les jambes. Assise sur ses genoux, elle le regarda faire un instant, espérant qu’il arrêterait tout seul. Mais il continua ses gestes brusques, incapable de se calmer. S’approchant de nouveau, lentement, elle lança : « James ! James arrête, c’est un cauchemar. » La jeune fille attrapa de nouveau ses mains, prudente, les serrant avec force entre ses doigts, l’empêchant de continuer à se débattre. Patiente, elle caressa ses mains à l’aide de ses pouces, mais James semblait avoir du mal à retrouver son calme. Il ne cessait de regarder autour de lui, la fixant un instant, pour ensuite vérifier le reste de la chambre. Elle finit par lâcher ses mains, se rapprocha de lui, et encadra son visage avec douceur, le forçant à la regarder. « C’est fini. Ce n’était qu’un rêve. » James s’arrêta un instant, la respiration hachée et fondit en larmes. Surprise, la brunette eut un moment d’hésitation, puis elle l’encercla de ses bras fins. Elle ne savait pas comment le réconforter, c’était la première fois qu’il agissait de la sorte. Mais très vite, le garçon se mit à sangloter contre elle. Inquiète, elle resserra sa prise autour de lui, en lui murmurant des « chut » réconfortants. Elle caressa ses cheveux d’une main, tendrement, restant silencieuse un moment. Elle n’était pas très expérimentée lorsqu’il s’agissait de consoler les autres, d’ordinaire, c’était elle qu’on réconfortait et non l’inverse. La jeune fille ne savait pas quel genre de cauchemar pouvait mettre James dans un état pareil, même éveillé, il paraissait inconsolable. Malgré tout, elle fit de son mieux pour apaiser les sanglots de l’anglais, se montrant aussi douce et réconfortante qu’elle le pouvait.





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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-purMessages : 200Date d'inscription : 07/06/2016Localisation : Quelque part dans un lit en bonne compagnie
Ҩ Re: I've got a war in my mind ■ Satimes Ҩ Jeu 16 Juin - 19:46

You're the smile on my broken joy, we are two sides of the same coin. Without you, I'm just a piece of driftwood. It is only you that I love.
   
Satines & James


Ete 1996 - Pays de Galles / Manoir des Crawford

James aimait l'été pour une raison. Pendant un court séjour, bien trop court à son goût s'il pouvait le dire, pendant un court séjour, Satine Delhorts venait au manoir des Crawford. Tous les étés depuis plusieurs années. Sans exception. C'était leur petit rituel à tout les deux, même ses frères le laissait tranquille lorsque la jeune fille venait, afin qu'ils puissent profiter du temps passer ensemble vu qu'ils n'étaient pas dans la même école. Même la pluie qu'ils avaient eût pendant leur excursion en dehors de la propriété ne pouvait avoir raison de leur joie d'être ensemble. James lui avait fait visiter sa région de fond en comble, de la moindre pierre au moindre arbre. Et puis, c'était leur moment d'évasion à tout les deux sans que personne ne puisse venir les déranger. De toute façon, personne n'oserait venir leur dire quoi que ce soit, ses frères savait à quel point elle était importante pour James et n'en étaient pas jaloux de ce lien si privilégier qu'ils semblaient avoir. Et Crafword Père n'en était que plus content car il voyait son fils s'intéresser à d'autres personnes que sa fratrie, même s'il savait que Satine était comme de la famille pour eux. La seule présence féminine de la maison.
La nuit aussi, ils ne pouvaient être séparés. James se couchait seul dans son lit mais attendait tranquillement que la porte s’entrouvre et que les pieds nus de Satine résonnent délicatement sur le sol avant de se glisser sous les couvertures avec lui. Comme à chaque fois, le jeune homme ouvrait ses bras pour la laisser venir contre lui, se plaçant dans son dos. Il attrapait ses mains et entremêlaient leurs doigts avant de refermer son étreinte sur son corps si fin et de s'endormir ainsi, en cuillère. C'était la seule personne avec qui il se permettait cela.

La nuit fut pourtant plus agitée que prévue. James bougeait dans son sommeil et il le savait. Mais là, il allait être un ouragan dans le lit au vu de se rêves qui prenaient la forme d'un cauchemar, revivant ce qu'il avait vécu au début de l'été mais aussi tout les étés depuis quelques années. « Laissez-moi ... » Quelques mots chuchotés passaient la barrière de ses lèvres pour atteindre la réalité et la nuit. S'agitant de plus en plus alors que dans son inconscient, son corps ressentait ces mains sur lui qui l'empoignaient, ce souffle odieux sur sa peau et cette bouche sur son corps.  « Me touchez pas ! » Il se voyait se débattre en vain, car son cauchemars utilisait la magie pour le maintenir en place avant de le posséder comme il le possédait dans la réalité, soumettant James physiquement, alors qu'il ne pouvait rien faire d'autre que subir la présence non-voulue dans son corps, l'obligeant à subir jusqu'à ce qu'un liquide emplisse cette partie de lui, mélange de sang et de sperme qui lui brûlait la peau. « Non … Non ! » En sursaut, James repoussa Satine pour enlever les couvertures, frottant l'intérieure de ses jambes. Il voyait le liquide blanc et poisseux si accumuler sans se retirer, ses doigts griffant sa peau pour le nettoyer. Ça devait partir, ça ne pouvait pas rester sur lui. Il était déjà tellement salit qu'il ne supporterait plus d'y être encore.
Voyant enfin Satine qui le prit dans ses bras, il fondit en larme, la tête cachée dans son cou, ses doigts agrippant son haut dans le dos, ne cherchant pas à y aller doucement. Il s'y tenait comme à une bouée qu'il ne pouvait pas lâcher au risque de se voir couler. Ses pleurs durèrent toutefois quelques longues minutes sans qu'il ne puisse se reprendre. Une fois calmé, il se recula en baissant la tête, ne cherchant pas à croiser son regard. « Pardon. » Chuchota-t-il dans le silence de la nuit, ses doigts jouant avec le rebord du vêtement de son amie. Il semblait tout penaud de l'avoir dérangé dans son sommeil, d'avoir pleuré comme une madeleine mais aussi parce qu'il sentait la honte de son cauchemars, comme à chaque fois. « Est-ce que … Est-ce que je peux m'allonger contre toi ? » Il attendit son approbation pour la laisser se rallonger dans le lit. Il se glissa contre elle, sans rien dire de plus. La laissant rabattre les couvertures sur eux. Une fois installé, la tête sur le ventre de la jeune fille, il sentit les sanglots remonter dans sa gorge mais les retins en sentant une main dans ses cheveux. Il adorait quand Satine faisait cela, il se trouvait toujours détendu par la suite et pourrait presque ronronner comme un chat. Sauf qu'il les déteste donc il doute que cela arrive un jour. « J'ai mal. » Il retint son souffle en comprenant que ces mots étaient sortit tout seuls de sa bouche.

« Je … Cela va passer, ce n'est rien. Juste un cauchemar. » Mensonge. Et horriblement voyant pour toute personne qui le connaissait un minimum. Pourtant James sait mentir, au vu de tout ce qu'il a fait dans sa courte vie et qu'il fera encore, le paquet de secret qu'il dans ses placards, il devrait pouvoir sortir une connerie aussi facilement qu'il pourrait manger une glace. Mais là, il était épuisé par le cauchemar qu'il venait de faire, plus violent que les précédents. Il ne se réveillait que très rarement avec le besoin de se nettoyer, en général, lorsque cela arrivait, il prenait une douche et faisait le mur pour se rendre dans les bars de la ville le plus proche. Que ce soit un bar magique ou moldu et y passait la nuit  boire et pourquoi pas se trouver quelqu'un. Oh, il n'a jamais eût de problèmes avec son âge, il était tellement angélique avec ses yeux chocolats et son portefeuille plein à craquer. Et puis, il y avait également beaucoup de jeunes, surtout chez les moldus, donc largement de quoi passer encore plus inaperçu.
Pourtant, cela n'arrangeait pas sa situation actuelle, d'une part, il ne pouvait pas partir sans explications et il n'abandonnerait pas son amie qui compte plus que tout pour lui, au même titre que ses frères, et d'autre part, il était épuisé après ce qu'il venait de se passer dans son sommeil et n'aurait pas la force de bouger bien loin. « J'en fais de temps en temps tu sais. Je suis habitué, c'est pour ça que je ne dors pas beaucoup en général. » Vérité. Mais prise à la légère ce qui accentue son mensonge précédent et le rend encore plus voyant. James n'écoutait qu'à moitié ce que disait son amie, essayant de s'échapper mentalement de la situation vu qu'il ne pouvait le faire physiquement.

Il sentait l'insistance de son amie à savoir la vérité. Il aurait pu rire s'il n'était pas aussi brisé en cet instant. Satine ne le connaissait que trop bien. Elle savait tellement de chose sur lui mais pas ça. Pas encore. Il avait eût trop honte pour en parler la première fois et il ne pouvait pas à cause des menaces. Puis par la suite, à chaque fois que cela se produisait, il avait juste envie de vomir à chaque pensée. Et puis, qu'est-ce que les autres diraient s'ils savaient ? Qu'est-ce qu'elle dirait si elle savait ? Il ne voulait pas prendre le risque d'être jugé, ni par ses amis, ni par sa famille et encore moins par ses frères ou Satine. Il n'y survivrait pas. James s'était déjà bien assez renfermé pour pouvoir gérer cette situation, il avait déjà bien assez couché à droite et à gauche pour essayer d'oublier.
Mais là, il savait qu'il n'avait plus le choix. Il devait lui dire. Et tout cela à cause d'un fichu cauchemars qu'il n'avait jamais en présence de son amie. Maudit karma. Alors, il inspira, fermant les yeux alors que ses doigts se resserraient sur la prise qu'il avait, soit Satine et avoua. Avoua tout, en quelques mots mais qui montraient ce qu'il vivait. « Il a prit mon innocence Sat'. Il a abusé de moi. »



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Ҩ Re: I've got a war in my mind ■ Satimes Ҩ Mer 11 Jan - 12:19

 
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Ete 1996 - Pays de Galles □ Manoir des Crawford

La jeune femme tenait fermement James entre ses bras. Il peinait à apaiser ses sanglots, s’agrippant à elle avec force. Satine continuait inlassablement ses mouvements, espérant réussir à le calmer. Elle avait l’impression d’être impuissante face à la détresse de son ami. Tout le monde faisait des cauchemars, mais une fois éveillé, même si les dernières images de notre rêve nous hantaient encore, on finissait par se rendre compte que rien n’était vrai. Seulement, cela semblait plus difficile pour James, comme s’il n’était pas encore tout à fait sorti de son terrifiant sommeil. Au bout d’un temps, elle sentit qu’il retrouvait une respiration lente, ses pleurs se faisant plus discrets. Il finit par se reculer légèrement, tête baissée. Muette, elle le fixa, une lueur inquiète dans ses prunelles. Il murmura un : « Pardon. », ses doigts s’amusant avec son le bas de son tee-shirt. La française lui répondit en chuchotant : « C’est rien, ce n’est pas grave. » Elle ne savait pas s’ils avaient réveillé  la famille Crawford qui devait dormir à poings fermés à cette heure-ci, elle espérait que non. Face à elle, James semblait gêné, refusant de croiser son regard, jouant maladroitement avec son tee-shirt. « Est-ce que … Est-ce que je peux m'allonger contre toi ? » La jeune fille acquiesça silencieusement, et reprit sa position initiale, s’allongeant sur le dos. James ne tarda pas à trouver refuge contre elle, posant sa tête sur son abdomen. Satine releva les couvertures sur eux, sans rien dire. Elle finit par reprendre ses caresses réconfortantes dans les cheveux de l’anglais. Réussirait-il à se rendormir ? Il avait paru tellement terrorisé, qu’elle doutait qu’il puisse retrouver le sommeil en un claquement de doigts. « J'ai mal,souffla-t-il » Elle se sentit soudainement inquiète pour lui, ne comprenant pas ses paroles. « Comment ça ? » Comment pouvait-il souffrir à cause d’un cauchemar ? Cela n’avait aucun sens. Il y avait autre chose. « Je … Cela va passer, ce n'est rien. Juste un cauchemar. » Satine n’était pas dupe, elle sentait le mensonge dans sa voix chevrotante. A vrai dire, elle connaissait assez James pour savoir quand il lui mentait. Même si cela n’arrivait que rarement, elle ne se laissait pas avoir, et elle pouvait clairement sentir que quelque chose clochait.

Elle avait stoppa ses mouvements mécaniques, et elle fixait sans ciller son ami qui n’avait pas bougé, toujours allongé contre elle. La jeune femme se recula légèrement, tenta de croiser le regard de James qui restait rivé sur un point fixe. « James, chuchota-t-elle comme pour l’inciter à lui parler. » Mais le concerné ne semblait pas encore vouloir lui livrer tous ses secrets, puisqu’il répondit : « J'en fais de temps en temps tu sais. Je suis habitué, c'est pour ça que je ne dors pas beaucoup en général. » Elle voulait bien le croire, et compatir. Elle-même ne cessait de faire des cauchemars depuis cette fin d’année scolaire mouvementée. Elle pouvait comprendre qu’il était loin d’être agréable de faire des mauvais rêves, que cela chamboulait son sommeil, qu’il dormait mal. C’était assez logique à vrai dire. Malgré tout, les mots de James comme quoi il avait mal, restaient ancrés dans son esprit, sans vouloir disparaître. Satine hésitait, elle ne savait pas trop comment prendre les choses et parvenir à faire parler son ami. Pensivement, elle caressa de nouveau les cheveux blonds de James, et finit par lancer d’une voix doucereuse : « Tu sais que tu peux tout me dire James. Rien de ce que tu pourrais me dire, ne sortira de cette chambre. » Elle patienta. Seul le silence lui répondit pendant un moment, comme si James pesait le pour et le contre, qu’il tergiversait. La française ne savait plus quoi dire pour le pousser à lui parler. Peut-être qu’elle ne pourrait pas le forcer, et qu’il se terrerait dans un profond mutisme jusqu’à ce qu’il se rendorme. Puis, avec surprise, la jeune femme entendit la voix de son ami briser le silence. « Il a pris mon innocence Sat'. Il a abusé de moi. »
Elle tiqua, eut un temps d’arrêt le temps que les mots qu’il venait de prononcer, fassent leur chemin jusqu’à son cerveau. La confession avait des airs de punition, de sentence douloureuse. Comment ? Pourquoi ? Qui ? Un tas de questions bouillonnait à l’intérieur de son cerveau, tandis qu’elle assimilait peu à peu ce que son ami venait de lui avouer dans la quiétude de la nuit, telle une supplication. Satine avait figé tous mouvements, son regard se perdant sur le mur en face du lit, perdu. Il était difficile de croire un tel aveu, difficile de croire que quelqu’un avait profité d’une personne que l’on chérissait. Jamais elle n’aurait pu se douter d’une telle chose, ça semblait complètement irréel. Elle voulait dire quelque chose, lui en demander plus, savoir qui avait osé, mais les mots restèrent douloureusement coincés dans le creux de sa gorge. La française préféra resserrer sa prise autour de James. Au bout d’un  court instant de silence, la jeune femme se décida à ouvrir la bouche. Incertaine, elle demanda d’une voix tremblante : « Qui James ? Qui t’a fait ça ? » Elle finit par se décaler légèrement de James, afin de descendre à sa hauteur. Couchée à ses côtés, Satine rencontra son regard un instant, avant qu’il ne le détourne. Trouvant la main du jeune homme, elle lia ses doigts aux siens. « Tu n’es pas obligé de m’en parler James, murmura-t-elle. Mais je suis là, tu n’es pas seul. »



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