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 How you remind me [Valkyri]

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Statut du sang : PurMessages : 272Date d'inscription : 23/02/2014Localisation : Durmstang
Ҩ How you remind me [Valkyri] Ҩ Mer 1 Juin - 23:26

En arrivant à Acapulco, Oskari savait qu'en raison d'un trop grand nombre de Tarvonen venus pour les noces du fils d'un de leurs nombreux cousins, la maison des Vampires avait été réquisitionnée, et que par conséquent, Oskari trouverait l'hospitalité dans l'un des hôtels pour sorciers gérés par Jonne. Dagmar lui avait envoyé l'adresse, et la réservation avec sa dernière missive, Il connaissait le goût des deux pour les belles choses, et que Jonne était vraiment très exigeant sur la qualité de ce qu'il proposait, alors pourquoi Oskari était il aussi sur le cul quand il se rendit compte, une fois à l'intérieur de l'hôtel, qu'il dépassait de beaucoup les résidences les plus dantesques ou il avait pu rester. Le hall d'entrée était un immense patio couvert dont les murs étaient d'un blanc immaculé, le plafond magique donnait l'impression que le toit était une immense verrière ou le ciel bleu sans nuage transparaissait. Toutes sortes de plantes grimpaient sur les colonnes. Des oiseaux multicolores voletaient au dessus des touristes. Le propriétaire avait même poussé le vice à ce qu'une brise magique rafraîchisse les clients.

Des charriots à bagages se déplaçaient gracieusement dans l'espace du hall, s'arrêtant parfois devant les nouveaux arrivants et aidant les résidents sur le départ avec leurs malles. Oskari se présenta à la réception, et un sorcier de petite taille dont le chapeau dépassait à peine du comptoir lui prit sans regarder sa réservation, et perdit immédiatement son air morne, lui donna sa clé sur un petit coussin de velours rouge impeccable, et se rependit en formules de politesses aussi pompeuses que doucereuses.
Le professeur le Magie Noire s'efforça de garder un air le plus neutre possible, comme si tout cela était normal, alors qu'à l'intérieur... il ne savait absolument pas quoi faire de lui même. Il détestait cette sensation. Il avait l'impression d'être de nouveau face à sa première classe de premières années.

Une fois dans ce qui semblait être une suite de très grand luxe, ses bagages abandonnés dans l'entrée, il s'adossa contre la porte, et se passa une main tremblante sur le visage. Déjà rien que la maison de Dagmar était une œuvre d'art, et il se demandait comment on pouvait vivre là dedans, alors ça... Oskari décida qu'il avait besoin d'un verre. Ou de deux. Ou trois. Il remarqua la carte du bar de la piscine. Une piscine. Évidemment. Oh Jonne Tarvonen... Qu'as tu fait? Tu crées des monstres chez les sorciers sans avoir besoin de tes canines et de ton sang immortel...
Un verre, oui, mais quand il serait propre. Oskari prit donc quelques fringues au hasard (un pantalon de lin blanc cassé et une chemise de soie dans les tons bleu marine) et fila sous la douche (une fois le choc passé vis à vis de la taille de la baignoire et de la cabine de douche), faire partir la crasse du voyage, pour enfin descendre au bar, les cheveux encore humides.

Il commanda au comptoir un mojito. Le serveur lui indiqua qu'une facture lui serait remise au moment du départ, et qu'il devait simplement donner son numéro de chambre. "La 530" eu là aussi son petit effet, et le finlandais vit la main du serveur se diriger vers un verre deux fois plus grand que celui qu'il envisageait de remplir quelques secondes auparavant.

Oskari alla se caler avec sa bassine de mojito dans l'un des fauteuils d'une table déserte, et se dit qu'il devrait vraiment, absolument, impérativement, avoir une conversation avec son cousin.

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Statut du sang : Plus pur que le cristalMessages : 343Date d'inscription : 05/04/2016Localisation : Domovoï's Rock, cachée dans un coin
Ҩ Re: How you remind me [Valkyri] Ҩ Mer 1 Juin - 23:31

Vacances. Elle ne s'est que trop peu accordé ce répit ces derniers temps. D'aucun pourrait croire qu'elle passe sa vie en vacances, l'héritière Dragonstone, toujours en vadrouille aux quatre coins du monde. Dans l'ambassade anglaise de telle ou telle patrie, représentante de sa famille autant que de son pays. On ne parle que d'elle à chacun de ses mouvements et si elle s'en réjouissait il y a encore quelques années, la lassitude l'a gagnée et aujourd'hui elle est plus que ravie d'entreprendre enfin un voyage seule, sans trop de responsabilité sur les épaules. Elle ose même espérer en un minimum de discrétion. L'anonymat lui sied plus que la renommée ; c'est en tout cas ce qu'elle se plaît à croire, insolemment. Quelle ingrate tu fais, lui souffle une petite voix, dans un coin de sa tête. L'ombre de la véritable Visenya, qui s'est bien fait sa place, depuis le temps.

Pas question de s'empoisonner l'existence avec ces états d'âme, pourtant. Elle est là pour se détendre un peu, alors ses problèmes identitaires auront l'amabilité d'attendre sur le paillasson à l'entrée de l'hôtel de son cousin. Cousin chez lequel elle a d'ailleurs passé la journée, invitée comme beaucoup d'autres au mariage chez les Tarvonen. Elle a craint d'y croiser Asphalt mais cette dernière n'a sûrement pas pu se libérer. En tout cas, maintenant que c'est terminé, Valk a bien l'intention de profiter un peu du soleil mexicain. Et de cet établissement légèrement étrange qui propose un certain nombre d'activités pour le moins exotiques. Elle n'a pas la moindre idée de ce qu'est une piscine, et est bien décidée à ne pas repartir d'ici sans avoir jeté un œil à l'objet de sa curiosité.

Drapée dans une robe d'été beige qui vaut aussi cher que la suite qu'elle avait à disposition pour la semaine, la jeune femme rejoint le bar près duquel elle découvre une sorte de bassin rempli d'une eau translucide dans laquelle se prélassent … des gens. Elle note avec un air entendu que cette étrange disposition laisse un grand nombre de ses congénères perplexes, et s'en va commander quelque chose à boire. C'est en attendant d'être servie – Merlin ce que les verres sont grands ici – qu'elle remarque un homme qui lui semble familier, assis un peu plus loin dans un fauteuil. Quelques secondes à le fixer du coin de l'oeil pour faire le lien avec les Tarvonen chez qui elle a passé la journée. Oskari. La dernière fois qu'elle l'a vu, elle n'existait encore que dans l'ombre de son illustre cousine. La sagesse aurait sans doute voulu la faire s'asseoir un peu plus loin, à une autre table. Parce qu'elle n'est pas sans savoir qu'il ne peut pas se souvenir d'elle, alors qu'il connaît forcément la Visenya d'origine. Mais, une fois n'est pas coutume, elle a envie de jouer avec le feu.
Son verre à la main, elle s'approche finalement, perchée sur ces talons qui rendent ses jambes interminables, et s'arme de son plus beau sourire pour faire face à son cousin. « Toute la famille Tarvonen a fait le voyage jusqu'ici pour ce mariage, ou bien c'est juste une impression ? » fait-elle, d'un ton dont on percevra mieux la politesse que l'ironie doucereuse qui pointe du doigt la traditionnelle hypocrisie. Elle-même n'est pas tant ici pour cette union matrimoniale que pour le cadre et les vacances. « Oskari, c'est ça ? » enchaîne-t-elle, sans se présenter directement. Elle attend de voir comment il l'appellera, par simple curiosité. Elle joue avec le feu, la fille Dragonstone. Ses petits problèmes identitaires pourraient bien avoir dépassé le paillasson, finalement.


Dernière édition par Valkyria V. Dragonstone le Sam 4 Juin - 19:18, édité 1 fois
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Statut du sang : PurMessages : 272Date d'inscription : 23/02/2014Localisation : Durmstang
Ҩ Re: How you remind me [Valkyri] Ҩ Mer 1 Juin - 23:32

L'hôtel était moins animé dans cette partie, nul besoin de jouer des coudes, les sorciers qui barbotaient dans la piscine nageaient tranquillement sous le regard mi réprobateur mi envieux de ceux restés au bar. Des adolescents jouaient à s'éclabousser dans un coin, près du Jacuzzi. OK. Un jacuzzi. Jonne Tarvonen, tu es le diable et tu sais comment récolter des âmes. Oskari savait ce que c'était: C'était la première modification qu'apportait Dagmar à une salle de bain "digne de ce nom". Si elle voyait celles de Durmstrang, le décorateur en elle pleurerait aussi sûrement qu'une mama italienne devant un ajout de crème fraiche et de gruyère dans de la Carbonara. Ensuite, il remarqua une chose étrange pour laquelle il se doutait que la norvégienne devait également avoir commandée à son époux: Les enfants se tenaient calmes, sans bouger dans un coin spécial, avec des jouets certes, mais aucun enfant (entre 0 et 11 ans) n'était aussi sage sans l'aide d'un muselage magique. Au bonheur des parents surmenés, en sommes, mais  avant tout "A la préservation de la santé mentale de ceux qui ne veulent pas d'enfants hurlant et courant dans tous les sens". Et ensuite, elle s'était installée à sa table, cette jeune femme qu'il était certain de connaitre d'une manière ou d'une autre. Sa luxueuse robe flottait autour d'elle lui donnant l'apparence d'une déesse. Apparence qu'elle portait fièrement, mais également, le ressentait il ainsi, comme un masque épais et protecteur. Il lui sourit avec douceur avant de lui répondre.

J'ai bien peur que non, miss. Ma grand mère et mes sœurs ne sont pas ici.

Le conjoint et les filles de Suvi l'avaient suppliée pour qu'elle accepte de poser quelques jours de vacances pour profiter du Mexique et pour rencontrer le reste de la famille Tarvonen, seulement, Suvi n'avait pas la moindre envie de passer une semaine au milieu de gens qui étaient uniquement présent parce que Georgina voulait un mariage de princesse sur le dos des deux "monstres" de la famille en le greffant à la cousinade des gens qui ne se souvenaient que de Jonne comme du mec marié à la femme qui pouvait faire plier Gringotts si elle le souhaitait, et par conséquent, personne n'irait. Aamu, Cracmolle ne voulait pas exposer sa famille à la partie magique de son clan à moins que son garçon ne montre un quelconque signe de Magie. Et là encore, elle avait clairement fait comprendre à Oskari qu'elle l'enverrait dans un pensionnat le plus loin possible de l'Europe. Et Helmi, à bientôt 102 ans, il était tout à fait compréhensible qu'une vieille dame ne veuille pas s'exposer à la chaleur implacable de l'été Mexicain. Oskari, lui c'était prévu depuis l'été dernier quand il les avait aidés à déménager d'Argentine, et à emménager au Mexique. Il avait été leur "Baguette Magique".

C'est bien moi. Ravi de vous revoir. Nous ne nous sommes pas revus depuis une quinzaine d'années.

Oskari prit une goulée de sa piscine personnelle non sans avoir tassé les feuilles de menthe avec le sucre de son cocktail avec ses pailles. Il hésitait entre deux prénoms depuis qu'il l'avait vue. Il était quasiment certain que c'était Valkyria, la petite qui se trouvait devant lui, pourtant, l'adolescence pour certains peut se montrer une bonne amie, et transformer le poussin le moins mignon de la couvée en superbe oiseau. Il espérait que cela avait été le cas pour Visenya . Il réfléchi un instant à la manière la plus polie de lui demander son nom, et réalisant qu'il n'y en avait pas, il se risqua à une approche qui manquait un peu de tact.

Excusez moi, mais je n'ose pas vous appeler par votre prénom. J'ai peur de me tromper et de commettre un incident diplomatique. Vous êtes?

Quand il stresse, le Oskari sauvage devient cérémonieux. Presque pompeux dans ses formulations, il est trop poli pour être tout à fait détendu.

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Dernière édition par Oskari Tarvonen le Mer 8 Juin - 18:57, édité 1 fois
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Statut du sang : Plus pur que le cristalMessages : 343Date d'inscription : 05/04/2016Localisation : Domovoï's Rock, cachée dans un coin
Ҩ Re: How you remind me [Valkyri] Ҩ Lun 6 Juin - 19:16

Le sourire qu'il lui tend la rassure un peu plus : elle est quasiment certaine de ne pas se tromper. Ce visage, quoique plus marqué que dans ses souvenirs, associé à cet air doux qu'il arbore à présent, lui rappelle le jeune homme calme qu'elle a connu, il y a des années. Combien d'années ? Trop pour qu'elle puisse s'en souvenir avec exactitude, surtout après tant de changements, autant de sa façon de vivre que dans sa manière d'être. Même pas sûr qu'on puisse parler de manière d'être. Elle est une personne différente. La preuve en est qu'il la prendra sûrement pour sa cousine. Pour la fille de Silvanus. Pour cette Valkyria dont plus personne n'a prononcé le prénom depuis plus de dix ans. Cette fille invisible qui n'existe plus depuis autant de temps. Ou qui a changé à la fois de visage et de nom, en tout cas. Elle songe que ce n'est vraiment pas plus mal qu'Asphalt ne soit pas là. C'aurait été insupportable d'être prise pour elle toute la durée du séjour.

Il lui répond poliment que sa grand-mère et ses soeurs ne sont pas là. Ses soeurs qui par le jeu des mariages avaient lié les familles Tarvonen et Dragonstone, le frère de la mère de Valkyria ayant épousé Suvi.
Son oncle et sa famille ne sont donc pas présents. Elle va commencer à croire qu'au final elle est la seule représentante des Dragonstone à ce mariage idiot. Est-ce que c'est un soucis ? Pas vraiment. C'est un peu son boulot. Elle est le point central de cette famille, celui autour duquel gravitent tous les autres. Alors encore heureux, qu'elle n'a pas besoin d'eux pour représenter dignement la presque dynastie.

Il lui confirme qu'elle ne s'est pas trompée, sans surprise. Une quinzaine d'années, dit-il. C'est beaucoup. C'est plus loin que ce que la Visenya qu'elle est devenue est capable de se souvenir. Ca lui fait remonter le cours de sa vie à vitesse grand V. Grand V comme Valkyria. Elle n'a jamais vraiment oublié celle qu'elle était avant. Pourtant ça ne lui est que peu arrivé de se retrouver face à quelqu'un qui s'en souviendrait mieux qu'elle. C'est un sentiment un peu étrange. Brusquement, elle n'est plus trop sûre du masque qu'elle arbore, il lui semble bien inutile. Comme si, aux yeux de son interlocuteur, il hurlait « contrefaçon ». Autant dire que dans une famille aussi puissante et riche que la sienne, la contrefaçon, c'est plutôt à proscrire.

Pour ne rien arranger, le Tarvonen, aussi à l'aise qu'un poisson dans un champ, lui avoue soudain qu'il n'est pas sûr du prénom qu'elle porte. De peur de provoquer un incident diplomatique. Sait-il à quel point ses mots sont justes ? Le risque n'est pas si grand aujourd'hui, personne d'autre qu'elle n'aurait été là pour remarquer l'erreur. Et elle ne se serait pas vexée puisque c'est elle-même qui a décidé de ne pas le mettre sur la voie. Doucement, mais pas aussi tranquille qu'elle l'aurait voulue, la jeune femme lâche un petit éclat de rire avec un geste de la main qui se veut apaisant. « Visenya, cher cousin. Ne vous en faîtes pas, après autant de temps personne ne vous aurait tenu rigueur d'une erreur comme celle-là. » C'est un affreux mensonge et il le sait sûrement aussi. Sans doute a-t-il également entendu parler de l'échange auquel il n'a pas assisté. D'où son hésitation. La sienne, et celle de centaines de gens depuis ce fameux jour où elle s'est couchée dans le lit de sa cousine en essayant de comprendre pourquoi on venait de changer son prénom. Ca fait longtemps que plus personne ne se trompe, pourtant. Il lui rappelle comment c'était avant que tout le monde décide de fermer les yeux et d'accepter l'inacceptable. Pour son plus grand bonheur, avait-elle pensé sur le moment.

« En tout cas » reprit-elle, un peu distraitement « C'est dommage que Sunny ne soit pas là, j'aurais aimé la revoir, elle aussi. » Mauvais pressentiment, d'un seul coup. Elle a dit une connerie, non ? Sunny. Suvi. Merde. Elle sa tante s'appelle Suvi. Gamine, elle n'arrivait pas à prononcer ce prénom finnois correctement, et l'erreur était toujours restée quand elle avait grandi. Résultat, la dernière fois qu'elle l'avait vue, elle l'appelait encore comme ça. Elle avait presque dix ans. Et après l'échange, elle avait cru comprendre que les Tarvonen et les Dragonstone s'étaient fâchés, donc ça fait des années qu'elle n'a pas eu à prononcer ce nom et elle n'a pas réfléchi et... Et merde. Avec un peu de chance Oskari ne se souviendra pas qu'elle faisait cette erreur avant. Il ne fera pas le lien. Il aura oublié ; peut-être qu'il n'aura même pas relevé.
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Statut du sang : PurMessages : 272Date d'inscription : 23/02/2014Localisation : Durmstang
Ҩ Re: How you remind me [Valkyri] Ҩ Jeu 9 Juin - 22:55

Oskari eu un petit sourire en coin: Heureusement qu'il n'avait pas fait d'imper, cependant, la conversation qu'il avait eu avec Suvi quelques jours auparavant, quand elle lui avait annoncé qu'elle ne viendrait pas et que son mari la suppliait pour qu'elle accepte l'invitation de Georgina. Elle s'obstinait à refuser: Les deux vampires ne comptaient pour son Dragonstone d'époux que quand ça l'arrangeait bien, et comme elle avait pu le constater dans leur famille que même le destin d'une petite fille de leur propre sang ne pesait pas grand chose pour eux si elle ne correspondait pas à leurs attentes au point de l'échanger contre une autre, alors ils n'étaient pas dignes de l'hospitalité de Dagmar. Oskari en était resté sur le cul, et à présent qu'il avait une Visenya qu'il avait du mal à reconnaitre devant les yeux, il commençait à s'interroger. Était-ce vraiment la bonne identité? Il se décida à jouer le jeu pour le moment.

Bien sûr, Visenya.

Il fallait qu'il le prononce au moins une fois, pour décider si sous sa langue ce prénom prendrait plus de sens. Il n'était pas véritablement convaincu de la chose. Oskari lui sourit franchement cette fois: Non, certes, il n'y avait qu'eux, et déjà que tous fermaient les yeux sur son passage dans les geôles russes, plus par peur de ne jamais rentrer au bercail, qu'autre chose, mais qu'il mette le nez d'une famille quasi royale dans ses propres égouts et il était certain qu'Oskari n'aurait pas bénéficié de la même clémence.

Oui. Je trouve cela dommage aussi. Suvi avait tellement envie de revoir Jonne et de passer du temps avec lui.

Sunny... Il n'y avait que Valkyria pour appeler Suvi ainsi. La petite fille avait beaucoup de mal à prononcer ce prénom finlandais, elle avait eu du mal avec le sien, "Oskari", un prénom dur surtout avec toutes ses voyelles en arrière et son "r" roulé. Les paroles de sa sœur se frayaient puissamment un chemin dans son esprit. Valkyria aurait été échangée contre Visenya? Mais pour quelle raison? Oskari était en vacances et ce n'était pas un problème qu'il voulait résoudre pour le moment, mais il était curieux, et si ses propres relations avec les Dragonstone avaient été mises en suspend à cause de son séjour russe, il n'en était pas de même pour sa sœur et sa famille. Il se décida tout de même à lui faire la remarque tout à fait conscient que ses intentions n'étaient pas aussi obscures que l'on aurait pu le croire.

C'est étrange que tu l'appelles Sunny également. Il me semblait qu'il n'y avait que Valkyria qui le faisait. C'était adorable.

Il trouvait en plus que ce surnom lui allait parfaitement bien. Suvi était d'un roux tendre, presque blond, avait hérité des magnifiques yeux ambrés de leur mère italo-norvégienne, d'une peau laiteuse des femmes Tarvonen parsemée de quelques tâches de rousseur discrètes sur le nez et d'un port naturellement altier.  Il allait enchaîner sur un autre sujet de conversation quand une femme petite mais fine qu'il connaissait bien arrivait sur eux, un cocktail encore plus grand que ceux que les deux cousins avaient dans les mains et lunettes de soleil vissées sur le nez et cigarette à la main droite dont elle se débarrassa d'une pichenette en l'envoyant dans "l'enclot aux enfants": Sa cousine par alliance préférée: Dagmar. Avant d'adresser le moindre mot à l'un comme l'autre, elle rapprocha le siège qu'elle se destinait de celui d'Oskari, posa son verre, s'installa et, passant le bras d'Oskari autour d'elle, enfoui sa tête dans le creux de l'épaule de son cousin.

'Alut Visenya!

C'était à peine si Dagmar la connaissait. Oskari savait que l'hôte attentive qu'elle était l'avait certainement poussée à étudier les visages de ses invités et à mettre un nom sur chacun d'entre eux avant qu'ils ne posent un pied dans les hôtels de son époux. Oskari était à deux doigts de se montrer hyper impressionné quand...

Oskanouuuuuuurs!

SURNOM QUI FOUT EN L'AIR UNE RÉPUTATION, bonjouuuuuuur! Mais il l'aime quand même, cette femme, alors il participait à la protéger de la lumière. Elle cherchait l'ombre autant que les câlins, ses yeux devaient lui faire mal si elle avait passé beaucoup de temps dans un bloc opératoire.

Ils m'ont fait trimmer toute la journée et toute la nuit... Et tout le temps en pédiatrie.

La vampire avait prononcé le dernier mot comme s'il avait été question d'une forme de torture particulièrement tordue que même elle n'oserait pas utiliser. Oskari se retint d'esquisser le moindre sourire, alors qu'il porta une main contre la chevelure chocolat de Dagmar pour la papouiller de la même manière que l'on papouillerait un chat. Le finlandais remarqua qu'elle avait prit le temps de se changer, de se re-parfumer et que ni le luxe ostentatoire de la soie de sa robe ni celui capiteux de son parfum (Vol de Nuit, s'il ne se trompait pas) dénaturé par l'odeur épicée du tabac qu'elle fumait ne parvenaient à déloger totalement la légère odeur médicamenteuse qui se dégageait d'elle quand on se trouvait dans une telle proximité.

Vous avez fait bon voyage? Au fait, je suis Dagmar. Désolée de ne pas m'être présentée plus tôt.

La voix de la norvégienne était plus faible qu'à son habitude. Oskari se laissa sourire cette fois, un peu attendri. Et dire que deux cent ans plus tôt, elle avait été du genre à cheval sur le protocole et l'étiquette en entant aux forceps dans la noblesse danoise, et il fallait une trop longue journée à piétiner sous des lampes aussi puissantes qu'un soleil dans pièces aux murs blancs immaculés, au dessus des corps ouverts d'enfants pour que la viking en oublie ses bonnes manières.

Excellent, pour ma part, Visenya?

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Ҩ Re: How you remind me [Valkyri] Ҩ Dim 18 Déc - 21:18

Ca fait longtemps que ça ne lui est pas arrivé. Elle a pris l'habitude de tout faire bien et d'éviter les bourdes de ce genre, depuis le temps. Douze ans, ça lui a donné le temps d'apprendre à être parfaite. Elle s'y est si bien appliquée, après tout, c'est devenu assez automatique, de dire ce qu'il faut quand il faut, de taire ce qu'il faut taire, de rire quand il faut rire. C'est ce que les gens attendent, après tout.
Là pourtant elle s'est planté et évidemment, l'homme intelligent qu'est Oskari ne manque pas de le remarquer. Si sa première remarque ne semble faire aucun cas de l'erreur de prénom – mais pas le sien, cette fois – la suivante, elle, y fait directement allusion. Et Visenya ne sait pas trop comment réagir, elle ne sait pas s'il fait semblant de ne pas comprendre, s'il n'est réellement pas au courant, ou s'il dit ça juste pour la rassurer, pour lui faire comprendre que ça n'a pas d'importance. Elle ne sait pas alors elle ne répond rien, trouvant plutôt une contenance dans la piscine qu'elle tient au creux de sa main et dans laquelle elle vient puiser une gorgée rassérénante . Allez, c'est pas grave, tout va bien.

Du coin de l'oeil, elle voit Oskari ouvrir la bouche comme s'il allait parler, avant de se raviser, le regard vissé un peu plus loin. Alors elle suit le mouvement, cherche ce qui peut bien attirer son attention comme ça. Elle a juste le temps d'apercevoir la petite tige enflammée – comme ces trucs qui sentent abominablement mauvais que fume Asphalt depuis des années ; l'équivalent moldu – tomber dans le parc aux enfants. L'anglaise hausse un sourcil. Elle n'aime pas les enfants mais ne leur souhaite pas non plus de finir cramés par une cigarette allumée. Drôles de manières, songe-t-elle avant de relever les yeux et de reconnaître enfin la femme qui s'approche d'eux. Il doit s'agir de la femme de Jonne – la fameuse. Elle n'est pas trop sûre, à cause des lunettes de soleil. La vampire s'installe contre l'épaule de son cousin avant de lui lancer une salutation presque nonchalante qui arrache un sourire presque naturel à la Dragonstone ; laquelle lui répond sur un ton légèrement plus protocolaire. Avant d'entendre le petit surnom que Dagmar a donné au Tarvonen. Tâchant tant bien que mal de réprimer un sourire, Visenya pince les lèvres mais très vite, elle tourne la tête en cachant son rictus derrière son verre pour ne pas mettre encore plus le professeur dans l'embarras. Si elle était un peu plus proche de lui, il en entendrait parler pendant longtemps. Mais les circonstances étant ce qu'elles sont, et elle étant ce qu'elle est devenue, elle n'est pas sûr de pouvoir se permettre de telles familiarités. Elle retient un soupir. Parfois, juste parfois elle se dit que ce serait infiniment plus facile si elle était restée Valkyria.

En pédiaquoi ; se retient-elle de demander en entendant la jeune femme prononcer le mot. Elle tourne à nouveau le regard vers les deux cousins et découvert Oskari en train de lui papouiller la tête comme elle l'aurait fait avec son chat. Un petit sourire attendri étire le coin de ses lèvres tandis que la brune semble se reprendre en se présentant et en prenant des nouvelles du voyage.

« J'avais cru comprendre » sourit-elle en inclinant la tête, pour répondre à la présentation de son hôte. « Excellent, évidemment. Jonne ne plaisante pas avec l'organisation de cette expédition, et encore moins avec la réception. Je suis époustouflée. » Elle en rajoute un peu, habituée qu'elle est en réalité des suites royales aux quatre coins de la planète. Elle doit avouer, pourtant, qu'elle a rarement vu un tel luxe chez un propriétaire particulier. « Je me permets de vous reprendre, Dagmar ; vous avez utilisé ce mot… pédiatrie ? De quoi s'agit-il exactement ? » ajoute-t-elle, sans feindre du tout la curiosité dont témoignent son ton et son visage. La grimace horrifiée qu'elle avait devinée derrière les paroles de la brune lui font craindre une drôle d'affaire glauque et pas très légale. « Alors, la pédiatrie, c'est une branche de la médecine moldue, qui consiste à soigner les enfants... Je suis chirurgienne... ça veut dire que je soigne en les ouvrant avec un genre de couteau, je tripote leur organes internes et je recoud le tout et on... "hope for the best" »

La britannique hoche doucement la tête, les sourcils un peu froncés dans une expression concentrée. « Je vois. » Elle essaye de s'imagine la scène et ça n'a rien de formidablement enchanteur. « Et... c'est légal ? »
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Ҩ Re: How you remind me [Valkyri] Ҩ Sam 15 Juil - 23:37

Dagmar fixa intensément la britannique avant de lancer un regard en coin à son cousin par alliance, lequel se concentrait sur sa piscine de Mojito d'un air trop stoïque pour être honnête et faisait d'intenses efforts pour ne pas regarder la vampire où il exploserait de rire avant de voir la tête que tirerai Valkyria. Décidément, les sorciers de sang pur et leurs connaissances sur les moldus...

"Je vois... Et... C'est légal?"

Il n'en fallu pas plus aux deux nordiques. Grand éclat de rire. Alors qu'Oskari enfoui sa tête dans l'épaule de la norvégienne pour cacher ses larmes d'hilarité, échangeant presque instantanément leur position, Dagmar se lança dans une description un peu moins effrayante de son métier.

Oui, c'est tout à fait légal. J'ai tout un tas de diplômes qui certifient de ma capacité à soigner les gens. En fait, c'est un métier qui demande sept d'années d'études universitaires, avant d'enchaîner sur six années supplémentaires de formation spécialisée. Ma spécialité, c'est d'être chirurgien cardio-thoracique. Je m'occupe principalement du coeur et des poumons. Aujourd'hui, on avait besoin de moi en pédiatrie pour des opérations assez délicates. J'ai ...

*Elle chercha ses mots un instant, pour ne pas employer trop de vocabulaire technique, et être accessible à une profane. Elle en profita pour papouiller la tête de son cousin "ne meurs pas, d'accord?"*

remplacé un coeur, parce que les ventricules étaient rongés par des tumeurs. Ensuite, sur un autre patient, j'ai dû remplacer une veine qui ne faisait pas son travail et sur mon dernier patient de la journée, c'était un petit garçon victime d'un accident de voiture, il avait un poumon perforé. Tous les trois sont sortis du bloc en vie. Ils devraient se remettre sans trop de complications. Si les autres médecins ne font pas n'importe quoi avec mon beau travail.

T'es remit Oskanours?

J'essaie, c'est dur.

*Dagmar lança à Vysenia un regard qui voulait tout dire : "Il est trop mignon." Il fallait aussi avouer qu'Oskari n'était pas vraiment le genre de garçon (du point de vue de la vampire) qui devait avoir des raisons quotidiennes de rire. *

Mais pour en revenir à ce que vous disiez... En fait, c'est comme ça tout le temps ici... J'ai cependant fait effectuer quelques rénovations et j'ai accepté quelques enchantements en plus, comme la fonction massage des fauteuils de piscine. Jonne est un homme d'affaires redoutable, il a su me convaincre d'investir ici, et puisque j'aime cet homme au point de ne rien pouvoir lui refuser...

*Pour Oskari, enfin calmé, qui connaissait le couple bien avant la transformation de Jonne, il savait à quel point Dagmar se retenait de chanter ses louanges dans toutes les langues qu'elle connaissait. Même celles où elle avait un accent pourri. Il n'y avait qu'à voir les petits coeurs qui pétillaient dans ses yeux à la seule évocation de l'homme de sa vie. Il se décolla d'elle en douceur, pour mieux récupérer son verre.*

Et j'aime cette famille au point d'accueillir chez moi toute cette bande de faux culs venus se gaver sur le dos des monstres de foire, uniquement parce qu'ils ont peur qu'on puisse venir les égorger dans leur sommeil si on a pas de carte à Noel.

*Il manqua de s'étouffer avec une feuille de menthe troll qui s'était engouffrée dans sa paille. Il n'était pas surprit le moins du monde par l'état d'esprit de la Norvégienne, mais de là à ce qu'elle se lâche devant une invitée qu'elle ne connaissait ni d'Adam ni d'Eve... *


Pardonnez moi. J'ai beau avoir vécu quasiment un siècle à Venise et fréquenté plusieurs cours Européennes, J'ai toujours autant de mal avec les princesses capricieuses.

*Son regard vert se posait loin derrière eux, sur Georgina, celle qui avait saoulé les vampires jusqu'à ce que Jonne ne cède pour éviter à son épouse de décapiter Georgina avec un couteau à homard.*

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Statut du sang : Plus pur que le cristalMessages : 343Date d'inscription : 05/04/2016Localisation : Domovoï's Rock, cachée dans un coin
Ҩ Re: How you remind me [Valkyri] Ҩ Sam 29 Juil - 20:31

Elle ne s'attendait pas exactement à une réaction pareille de la part de ses deux interlocuteurs. Il faut dire que ça lui arrive rarement, de dire des énormités. Parce qu'elle est rarement embarquée dans des conversations au sujet de choses dont elle n'a jamais entendu parler. C'est le lot des gens un peu trop cultivés, il suffit de leur parler d'un truc qu'ils ne connaissent pas pour les déstabiliser. Elle, la conversation de base ne la déstabilisait pas, avant qu'elle dise une connerie plus grosse qu'elle. Voir son cousin d'ordinaire si calme pleurer de rire sur sa voisine, elle doit avouer que ça vaut quand même le coup, cela dit.

« Oui, c'est tout à fait légal. J'ai tout un tas de diplômes qui certifient de ma capacité à soigner les gens. En fait, c'est un métier qui demande sept d'années d'études universitaires, avant d'enchaîner sur six années supplémentaires de formation spécialisée. » Ah oui, ça rigole pas. S'il faut faire des études pour faire ça, elle veut bien croire que c'est quelque chose d'un tant soit peu officiel. Elle se fait la remarque, vaguement, que les études sorcières ont l'air beaucoup moins longues que les études moldues, et elle se demande si les moldus ont besoin de plus de temps que les sorciers pour apprendre les mêmes choses. Et elle décide que c'est une idée ridicule, que finalement, pour eux, la magie facilite beaucoup de choses, et leur permet de faire beaucoup de choses qu'ils n'auront jamais besoin d'apprendre. Donc que ça prend forcément moins de temps d'apprendre un métier. CQFD.

« Ma spécialité, c'est d'être chirurgien cardio-thoracique. Je m'occupe principalement du coeur et des poumons. Aujourd'hui, on avait besoin de moi en pédiatrie pour des opérations assez délicates. J'ai ... » Valk devine que son interlocutrice essaie de banaliser autant que possible l'explication qu'elle s'apprête à lui donner, et ça la fait sourire. Elle n'a pas l'habitude qu'on simplifie les choses pour elle, c'est étrange de se retrouver avec l'impression d'avoir tout à apprendre quand le monde entier – du moins celui qu'elle fréquente – a l'air de lui dire qu'elle sait déjà tout sur tout.

« remplacé un coeur, parce que les ventricules étaient rongés par des tumeurs. Ensuite, sur un autre patient, j'ai dû remplacer une veine qui ne faisait pas son travail et sur mon dernier patient de la journée, c'était un petit garçon victime d'un accident de voiture, il avait un poumon perforé. Tous les trois sont sortis du bloc en vie. Ils devraient se remettre sans trop de complications. Si les autres médecins ne font pas n'importe quoi avec mon beau travail. » Remplacé un cœur ; elle a buté sur les premiers mots. C'est possible, de faire ça, pour de vrai ? Elle est beaucoup plus impressionnée qu'elle ne veut bien le montrer. Est-ce qu'ils savent réparer des cœurs, chez eux, dans les hôpitaux ? Et les poumons ? Est-ce que la magie peut faire ça ? Elle réfléchit à toute vitesse. Comment ils font, les moldus, pour que le patient ne se vide pas de son sang pendant qu'ils agissent ? Est-ce que la magie ne pourrait pas les aider, combinée à leurs savoirs et leurs compétences ? Son cerveau s'active, elle se perd dans ses divagations.

« C'est fascinant » elle finit par lâcher, en toute franchise, le regard un peu vague devant tant de possibilités. « T'es remis, Oskanours ? » Un sourire étire ses lèvres tandis qu'elle observe son cousin se redresser en essuyant ses larmes d'hilarité. Allez, elle ne va pas en faire une montagne et se sentir idiote pendant des semaines. Ce n'est pas de la vraie moquerie, elle se dit, et puis il faut dire qu'elle a quand même sortie une de ces conneries. « J'essaie, c'est dur. » Elle fronce le visage dans une expression faussement contrariée, l'air de dire "très drôle" comme n'importe quelle personne l'aurait dit à un cousin qui se fout de sa gueule. Et puis elle se reprend en espérant que personne ne l'a vue faire ça.

« Mais pour en revenir à ce que vous disiez... En fait, c'est comme ça tout le temps ici... J'ai cependant fait effectuer quelques rénovations et j'ai accepté quelques enchantements en plus, comme la fonction massage des fauteuils de piscine. Jonne est un homme d'affaires redoutable, il a su me convaincre d'investir ici, et puisque j'aime cet homme au point de ne rien pouvoir lui refuser... » Valkyria sourit, masquant tout à fait sa perplexité derrière une fausse compréhension qu'elle sait parfaitement mimer. Elle ne comprend pas, ça, elle n'a jamais compris. L'amour, elle s'imagine que ça doit exister parce qu'elle a déjà vu des gens très intelligent en parler comme si c'était vrai – et elle ne doute pas un instant que Dagmar en fasse partie –, mais elle n'en a jamais vu la couleur. Ou en tout cas, elle n'a jamais appelé ça comme ça. Alors que la jeune femme reprend la parole, elle approche son verre de ses lèvres pour en prendre une autre gorgée.
« Et j'aime cette famille au point d'accueillir chez moi toute cette bande de faux culs venus se gaver sur le dos des monstres de foire, uniquement parce qu'ils ont peur qu'on puisse venir les égorger dans leur sommeil si on a pas de carte à Noel. » Pour, finalement, déglutir aussi lentement que possible et éviter de s'étouffer comme Oskari est en train de le faire. Alors, celle-là, elle ne l'a pas vue venir. Elle se demande si elle est supposée se sentir visée. Si c'est véritablement une attaque. Son visage s'est fermé, elle essaie de rester impassible mais la façon un peu trop insistante dont elle fixe la vampire trahit son désarroi.
« Pardonnez moi. J'ai beau avoir vécu quasiment un siècle à Venise et fréquenté plusieurs cours Européennes, J'ai toujours autant de mal avec les princesses capricieuses. » En suivant le regard de Dagmar, elle repère la fameuse cousine Tarvonen qu'elle a déjà vue pendant la journée. Elle se persuade que ce n'est qu'à elle que sont destinées les remarques acerbes de son interlocutrice. Pour autant, elle est légèrement moins à l'aise qu'un peu plus tôt. « Je me suis laissée dire qu'elles n'étaient pas toutes si insupportables » elle lâche, avec un petit sourire un peu plus jaune que ce qu'elle ne le voudrait. Mais d'un autre côté, elle entend bien l'exaspération de la vampire. Elle sait ce que c'est, en un sens, d'être considérée comme une bête de foire et de recevoir des foules d'invités qui festoient sur votre dos. Même si elle est plus une potiche qu'une bête de foire et qu'elle ne fait pas grand cas de l'argent dépensé pour toutes ces conneries. Peut-être parce que ce n'est pas exactement comme si elle l'avait gagné à la sueur de son front.

« J'espère que tous vos invités ne vous donnent pas ce sentiment. Et ceux dont c'est le cas auraient beaucoup à apprendre de vous en matière de civisme et de goût. » Elle ponctue sa phrase d'un sourire trop chargé de sous-entendus (plus ou moins agréables à l'encontre des invités en question) pour paraître tout à fait conventionnel, malgré les formes qu'elle y a mises, avant d'avaler la dernière gorgée de son verre. Et puis comme pour appuyer les dires de la vampire, une succession de petites exclamations qui tiennent davantage de piaillements plaintifs que de la véritable gueulante, retentissent du côté de la fameuse Georgina, arrachant finalement un sourire plus franc à la Dragonstone. « Il faut quand même reconnaître que votre cousine est particulièrement... délicate, dans son genre. » risque-t-elle, avant de glisser un nouveau regard vers la jeune femme. Laquelle la regarde fixement, une expression encore plus courroucée sur le visage. Merde. A-t-elle parlé trop fort ? Il lui semble pourtant que non. A la façon dont l'autre se lève et s'avance vers elle, d'une démarche impériale parfaitement ridicule – elle lui donnera des cours, à l'occasion – elle se doute que quelque chose cloche néanmoins. Visenya serait bien en peine d'expliquer cet incident diplomatique à sa famille ; elle espère qu'elle n'a rien à voir avec les ennuis en perspective.

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Shadows settle on the place that you left
And if you're still bleeding, you're the lucky one. 'Cause most of our feelings, they are dead and they are gone. We're setting fire to our insides for fun, collecting pictures from the flood that wrecked our home. It was a flood that wrecked this. And you caused it.
And if you're in love, then you are the lucky one, 'cause most of us are bitter over someone. Setting fire to our insides for fun, to distract our hearts from ever missing them. But I'm forever missing you. And I caused it.
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How you remind me [Valkyri]

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