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 Caring started it I can’t stop it ◣ Grigori & Satine

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-purMessages : 162Date d'inscription : 24/04/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Caring started it I can’t stop it ◣ Grigori & Satine Ҩ Mer 25 Mai - 23:27

 
silent screams are hurting me just ask for my help

Janvier 1999

Les paroles du professeur rentraient dans l’une de ses oreilles, et ressortaient par l’autre. Satine avait un mal fou à rester concentrée. C’était la fin de journée, et elle avait bien du mal à s’empêcher de bailler jusqu’à s’en décrocher la mâchoire. La reprise des cours étaient toujours plus compliquées en revenant des fêtes de Noël. On ne faisait rien pendant deux semaines, si ce n’est profiter de sa famille et se goinfrer de nourritures en tout genre. La jeune femme avait apprécié rentrer chez elle en France pour retrouver ses parents et son frère et sa sœur. Même si ce n’était toujours pas l’amour fou avec Adélie, Noël restait une fête de famille avant tout. Et Satine avait profité des fêtes pour se laisser vivre, et ne rien faire de ses journées. Ce qui n’était certainement pas la meilleure attitude à avoir en cours d’année, mais tant pis, elle en avait eu grandement besoin. Le seul souci, c’est qu’il allait lui falloir une bonne semaine pour reprendre le rythme. Elle sentait déjà que ce soir, elle tomberait aisément dans les bras de Morphée avant vingt-deux heures. Heureusement pour elle, sonna l’heure de la délivrance. Tandis que tous les élèves rangeaient leurs affaires le plus vite possible et se ruaient dehors, Satine prit soin de mettre ses livres dans son sac, puis saluant poliment son professeur, elle sortit de la salle. Le couloir était bondé d’élèves qui discutaient, criaient, riaient. C’était la fin de la journée, et tous étaient soulagés. Chacun et chacune avait des choses à raconter, des anecdotes de ses vacances, des choses qu’ils avaient faites, qu’ils avaient eu. Aux yeux de la française, c’était la première fois qu’elle trouvait qu’il régnait une ambiance un tant soit peu chaleureuse à Durmstrang. La bâtisse aux pierres noires n’était pas très accueillante, et elle regrettait bien souvent Beauxbatons avec ses grandes fenêtres lumineuses, ce blanc, ce scintillant rendait l’école agréable à vivre. Le château bulgare était tout le contraire, et elle n’était pas sûre de finir par s’y habituer.
Se frayant un passage comme elle pouvait parmi la foule, la jeune femme aperçut quelques élèves dans un coin du couloir, et un semblant d’altercation entre deux jeunes hommes. Elle reconnut l’un d’entre eux, qu’elle connaissait très peu étant donné qu’il se montrait toujours très distant et réservé : Grigori. En fait, les deux jeunes hommes étaient similaires, étonnement. Malgré tout, Satine était capable de reconnaître l’ombre sans difficultés. Puis tout à coup, sans que personne ne s’y attende, il mit un coup de poing en pleine figure à l’élève face à lui. Surprise, Satine fixa la scène, craignant une future bagarre. Elle savait qu’ici, les élèves avaient bien souvent tendances à s’emporter pour un rien, ça virait très vite en dispute et en coups de poings. Sans doute était-ce dû au caractère de feu des bulgares. Grigori poussa alors tout le monde hors de son chemin. Elle croisa son regard durant une fraction de seconde alors qu’il passait non loin d’elle, puis il s’éloigna. La jeune femme hésita un instant. Elle ne comprenait pas réellement ce qu’il venait de se dérouler sous ses yeux, mais elle n’avait jamais vu Grigori agir de la sorte, ce qui provoqua une once d’inquiétude chez Satine. Sans vraiment savoir si c’était une bonne idée, elle se mit à la poursuite de l’ombre. Ils ne se connaissaient pas vraiment, se croisant durant certains cours, la française était parvenu à lui arracher quelques mots mais sans plus. Pourtant, contrairement à certains, il ne se comportait pas d’une façon méchante à son égard, malgré le fait qu’il soit plutôt impassible, presque glacial, il ne l’avait que peu de fois renvoyer sur les roses lorsqu’elle lui avait posé une question.

Il se trouvait déjà à plusieurs pas d’elle, mais Satine ne le perdait pas de vue. Quittant la foule d’élèves qui continuait à faire écho dans le couloir, la française ne tarda pas à rattraper le jeune homme. Hésitante, elle ne sut comment s’y prendre pour éviter d’avoir à subir la colère ou la violence de Grigori. Il n’avait certainement pas dû l’entendre le suivre, elle décida alors de l’interpeller : « Grigori ! » Le jeune homme se stoppa dans sa démarche, et se retourna. Satine lui accorda un léger sourire avant de s’approcher de lui lentement. Légèrement gênée, elle serra son sac contre son abdomen, et rajouta : « Tu vas bien ? Je … Je t’ai vu dans le couloir. » Elle ne savait pas comment évoquer le fait qu’elle n’avait jamais vu qu’il avait un frère jumeau dans l’école. La jeune femme ne savait pas quelle attitude avoir avec Grigori, elle souhaitait réellement savoir si tout allait bien pour lui, mais elle craignait qu’il l’envoie balader pour sa curiosité.


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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Caring started it I can’t stop it ◣ Grigori & Satine Ҩ Lun 27 Juin - 20:55

Je n'avais jamais été du genre à laisser les sentiments m'emporter. Pour dire vrai je ne ressentais plus certaines émotions. Parce que j'étais presque mort à l'intérieure. Les seules qu'on pouvait distinguer dans mon regard étaient la colère et la haine. Mais je les avais réservées pour un unique être qui a présent était six pieds sous terre. J'étais discret et même craint parfois par certains de mes camarades. Parce que je ne laissais rien paraître et parce que j'aimais bien jouer de cette peur.

Mais cette fois-ci, j'avais laissé la colère me submerger, la colère, l'incompréhension et la tristesse. J'étais perdu, je pouvais le dire, pour la première fois depuis longtemps, je me posais des questions, je ne savais plus quoi faire.

Un frère jumeau... j'avais un frère jumeau. Cette pensée me faisait mal, horriblement mal et pour de nombreuses raisons. Comment avait-on pu me cacher une telle information ? Pourquoi avait-il eu le droit d'avoir une meilleure vie ? C'était injuste ! Je marchai d'un pas furieux sans savoir réellement où me rendre. Pour dire vrai je m'en fichai totalement, il fallait que je m'éloigne de lui, de cet enfoiré qui m'avait volé ma vie... C'était ça, l'impression que j'avais, ce goût amer dans la bouche, cette boule dans la gorge, cette nausée que je ressentais.

J'avais presque eu l'impression de me voir dans un miroir. Mais un miroir me renvoyant le reflet de ce que je ne serais jamais, si je n'avais pas grandi dans le milieu de la criminalité, si je n'avais pas tué mon propre père. Bref le miroir du regret et du rêve déchu. Une drôle de réflexion que j'aurais voulue voir disparaître. Je voulais briser cette glace de l'horreur, enlever le sourire timide sur ce visage qu'était si semblable au mien. Je savais qu'il ne s'y était pas attendu, j'entendais encore le bruit sourd, du coup que je lui avais asséné, raisonnant dans mon esprit sans cesse, cela aurait dû me procurer une joie immense. Mais je n'arrivais pas à me débarrasser de ce sentiment de dégoût, de haine, de tristesse. Je me sentais... comme une misérable victime de la vie, je détestais ça.

J'étais jaloux, oui j'étais jaloux de ce garçon, ce frère jumeau que je ne connaissais pas qui revenait vers moi comme si rien ne s'était passé. J'aurai voulu blâmer ma mère pour m'avoir cacher son existence, mais finalement je ne pouvais pas lui en vouloir... elle avait fait ce qu'elle avait pu... mais pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi n'aurais-je pas pu moi aussi avoir cette vie parfaite ?

" Grigori ! "

Je me stoppai, entendant mon nom. Je connaissais cette voix, pour l'avoir quelques fois entendue. Mais je me demandai bien qui avait l'audace de venir m'adresser la parole dans un moment pareil. La rage affluait dans mes veines, je la sentais pulser dans mes tempes. Je n'étais vraiment pas d'humeur pour une conversation civilisée... non vraiment pas. Je me retournai. Satine Delhorts se tenait là. Je ne l'avais pas entendue me suivre, en réalité je n'étais pas en état de remarquer grand chose.

« Tu vas bien ? Je... je t'ai vu dans le couloir »

Non je n'allais pas bien. C'était évident ! J'avais envie de le lui faire remarquer, de l'envoyer balader. Mais son sourire amical et timide m'en empêchait. Et je ne savais même pas pourquoi. Peut-être que j'avais besoin d'en parler. Que je voulais extérioriser ma colère autrement que par les coups. La violence j'avais déjà essayé, cela n'avait pas fonctionné. La rage était toujours là et je n'arrivais pas à me débarrasser de cette envie de détruire ce visage si semblable au mien, d'en arracher la peau pour en enlever la personnalité, me débarrasser de ce double, ce jumeau que j'enviais, dont je souhaitais m’approprier le passé. Je fermai les yeux quelques secondes, essayant de chasser cette image qui faisait pulser un peu plus la rage dans mon cœur.

Je les rouvrais pour poser mon regard sur Satine. C'était étrange, j'avais envie de me livrer, de parler... Pourtant je détestais cela. Mais j'avais besoin de sortir cette colère, cette tristesse et ce sentiment d'injustice qui me dévorait, j'avais l'impression d'être de nouveau sous l'emprise de ce traitement. Je devais me calmer. Je serrai les poings tentant de canaliser ma colère afin d'éviter de laisser la violence transparaître dans mes mots. Satine ne méritait pas de subir les conséquences de ces terribles retrouvailles.

« Non, ça ne va pas ! » Fis-je un peu brusquement «J'ai l'impression de devenir fou ! »

Je jetai mon sac sur le côté.

« Je me croyais seul jusqu'ici. Et voilà que j'apprends que j'ai un frère ! Un jumeau ! Une moitié de moi même ! Qui se pointe comme une fleur devant moi croyant que je vais lui ouvrir les bras dans une étreinte chaleureuse et bien désolé mais il peut aller se faire foutre ! Ils peuvent tous aller se faire foutre ! »

Je hurlai presque, comme si je voulais convaincre la Terre entière de mon désespoir, de l'injustice que je subissais. Même si la Terre entière ni était pour rien. Satine non plus, elle n'était pas responsable... Je me calmai un peu, prenant conscience je devais en effet passer pour un fou furieux à vociférer de la sorte.

«Bien sûr, c'est moi qui vais passer pour le méchant de l'histoire, celui qui a collé une beigne à son frangin sans raison... les autres ont sans doute déjà commencé à propager la rumeur. » Dis-je d'un ton plein d'amertume

« Enfin ce sont mes histoires, tu n'aurais peut-être pas dû me suivre, je risque d'être d'une piètre compagnie »

D'ailleurs pourquoi m'avait-elle suivi ? Par curiosité ? J'avais perdu l'habitude d'être le centre de l'attention... cela faisait bizarre de voir quelqu'un s'intéresser à mon cas et surtout sans mauvaise intention, tout du moins je l'espérai pour elle. Je n'étais pas d'humeur magnanime.
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Statut du sang : Sang-purMessages : 162Date d'inscription : 24/04/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: Caring started it I can’t stop it ◣ Grigori & Satine Ҩ Dim 9 Avr - 11:44

 
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Elle ne savait pourquoi elle se retrouvait sans cesse dans des situations gênantes. C’était sans aucun doute de sa faute, elle se vautrait dedans la tête la première à chaque fois. Quelle idée lui était passée par la tête pour qu’elle ressente le besoin de le suivre, alors que clairement, il avait besoin d’être seul. Elle passait toujours pour la fille trop curieuse, qui semblait quémander la moindre attention dès qu’elle le pouvait. Elle était là, à espérer une quelconque amitié de la part de personnes, qui bien souvent, n’en avaient rien à faire. Pauvre petite chose en manque de considération. Satine restait bêtement plantée en face de Grigori, sachant que ses questions étaient inutiles, et mal choisies. Il rouvrit les paupières, la fixant un instant, restant silencieux. Si elle avait eu un minimum de jugeote, elle se serait excusée et l’aurait laissé en paix. Mais peut-être pouvait-elle se rendre utile, peut-être qu’il avait besoin d’une oreille attentive. Ils se connaissaient peu certes, seulement il était une des rares personnes à ne pas l’avoir traitée comme un parasite. Cela faisait peu de temps qu’elle était dans ce château, mais elle savait déjà vers qui elle devait tenter de tendre une main amicale, avec l’espoir qu’une amitié finisse par en découler. Ses nombreuses catastrophes amicales ou amoureuses l’avaient finalement un peu endurcie, et la  rendait un peu plus méfiante. C’était plus que difficile, et parfois elle craignait de s’être trompée et de devoir tout recommencer.  « Non, ça ne va pas ! J'ai l'impression de devenir fou ! » Satine sursauta. Il semblait réellement en colère, prêt à casser tout ce qui pouvait se trouver autour de lui. Il jeta son sac avec violence, tandis que la française se murait dans un silence craintif. Après tout, à quoi s’attendait-elle ? L’altercation entre Grigori et son frère n’avait pas été cordiale, loin de là, et elle avait vécu assez longtemps avec ses frères pour savoir que quand l’un frappait l’autre, il fallait un long moment avant que le calme ne revienne.  « Je me croyais seul jusqu'ici. Et voilà que j'apprends que j'ai un frère ! Un jumeau ! Une moitié de moi-même ! Qui se pointe comme une fleur devant moi croyant que je vais lui ouvrir les bras dans une étreinte chaleureuse et bien désolé mais il peut aller se faire foutre ! Ils peuvent tous aller se faire foutre ! » Il hurlait presque, comme s’il en voulait à la terre entière. Satine assistait, impuissante, à l’emportement rageur de Grigori. Il aurait été intelligent de le laisser se défouler seul, de déverser sa fureur sans que des yeux curieux et inquiets se posent sur lui. Mais elle était incapable de partir maintenant qu’elle se retrouvait face à lui.

«Bien sûr, c'est moi qui vais passer pour le méchant de l'histoire, celui qui a collé une beigne à son frangin sans raison... les autres ont sans doute déjà commencé à propager la rumeur. Enfin ce sont mes histoires, tu n'aurais peut-être pas dû me suivre, je risque d'être d'une piètre compagnie. » Il avait raison, sans aucun doute. Elle cherchait vainement comment lui apporter un quelconque soutien, un quelconque réconfort. La française n’était pas experte en la matière pour apporter son aide, elle était gauche, ne trouvait pas forcément les bons mots, même si elle y mettait toute la volonté du monde. C’était bien souvent elle que l’on réconfortait plutôt que l’inverse. Et essayer de calmer quelqu’un que l’on connaissait à peine, semblait peine perdue. Malgré tout elle était là, postée face à lui, hésitante mais déterminée à faire de son mieux.
« Je sais, je n’aurais sans doute pas dû te suivre. Mais je sais aussi que parfois, extérioriser ce que l’on ressent avec quelqu’un peut faire du bien. » Elle était bien placée pour le savoir, malheureusement. Elle aurait voulu faire partie de ces filles fortes, qui encaissent sans rien dire, et n’en deviennent que plus résistantes. Seulement, elle ne faisait pas partie de cette catégorie, elle était de celles qui recevaient en double, qui s’écroulaient au moindre obstacle, qui s’enfonçaient dans le chagrin avec une facilité déconcertante. Alors quand ça arrivait, elle était toujours soulagée de trouver une épaule sur laquelle pleurer. « Les rumeurs ça va, ça vient. J’ai grandi avec deux frères, et deux frères qui ne se frappent jamais, c’est très rare. Peu importe la raison. Et ils oublieront tout de votre dispute jusqu’à la prochaine bagarre. » Elle tenta un petit sourire sincère, n’étant pas certaine que ses mots  aidaient réellement Grigori. Elle finit par rajouter d’une petite voix : «  Mais si tu veux je peux partir, te laisser tranquille. Je comprendrais. »

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Ҩ Re: Caring started it I can’t stop it ◣ Grigori & Satine Ҩ

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