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 Can you feel my heart again ✛ Satreï

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-purMessages : 162Date d'inscription : 24/04/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ Mar 26 Avr - 21:51

 
if you don't understand my silence, how will you understand my words

Mars 1999

Sans grand espoir, elle était partie à sa recherche. Au fond d’elle, elle savait qu’elle avait peu de chance de le trouver, Durmstrang était si grand. Elle aurait meilleur compte de réviser un peu, plutôt que de visiter le château de fond en comble. Mais elle avait très envie de le voir, sans raison particulière. Elle avait besoin qu’il lui change un peu les idées, qu’il la fasse rire, juste un peu. En quelques mois, ils s’étaient rapprochés. Bien que les choses aient mal débuté entre eux, la jeune femme s’était mise de plus en plus à apprécier le russe, peut-être un peu trop. A chaque fois qu’elle se trouvait à ses côtés, elle se rendait compte qu’elle était totalement sous le charme du jeune homme. Sans doute parce qu’il était un de ces garçons qui sait user de mots et de gestes pour faire tomber n’importe quelle fille dans ses filets. Mais Satine ne s’était pas laissée avoir, pour une fois. Elle s’était promis de ne pas se faire avoir cette année, de ne pas réitérer les mêmes erreurs qu’elle avait faites par le passé. C’était ça, ou se retrouver avec le cœur brisé, une nouvelle fois. La française interrogeait les quelques élèves qu’elle croisait sur son chemin, ne sachant jamais si elle devait s’exprimer en anglais ou en russe. Continuant son avancée, elle se dirigea vers l’aile est. Andreï semblait expert en la matière pour ne jamais être dans les parages lorsqu’elle enviait sa présence à ses côtés. A croire qu’il se fondait dans les murs. Elle avait une once d’espoir qu’il puisse se trouver à la bibliothèque. Poussant la porte en bois, se montrant la plus discrète possible, elle s’aventura dans les rayons emplis de livres en tout genre. Elle cherchait à travers les élèves qui étudiaient, en vain, aucune trace d’Andreï. Sortant de la bibliothèque, elle ne sut plus où chercher. Malgré tout, elle marcha à travers les couloirs du château, lentement, vérifiant chaque visage qui passait près d’elle. Elle se força à interroger une autre personne, elle n’avait après tout, rien à perdre. L’élève qu’elle interpella fit mine de réfléchir une seconde, et lui indiqua les salles de classe, en lui avouant qu’il l’avait vu par là il n’y a pas longtemps. Satine le remercia, et sans plus tarder, ouvrit les portes des salles de cours, toutes vides à cette heure-ci. Poussant les portes en bois, les claquant lorsqu’elle ne voyait rien, elle posa sa main sur la poignée d’une énième porte, qui s’ouvrit en un léger grincement sonore. Faisant un pas dans la pièce, elle se stoppa une demi-seconde. La scène face à elle lui sembla irréelle durant un instant. Deux corps nus, enlacés sur le bureau de la classe. Elle n’avait pas besoin de s’avancer plus pour savoir ce que les deux protagonistes face à elle faisaient. Mais ce qui la figea, ancrant ses pieds dans le sol fermement, c’est de s’apercevoir qu’elle connaissait le jeune homme. Andreï tourna la tête dans sa direction, et une grimace apparut sur son visage. Soudain, l’esprit de la française se remit en marche, et elle entrouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose. Son cœur s’affola, et elle finit par mettre ses deux mains sur ses yeux. « Oh mon dieu. Je … » Elle secoua la tête. Ses paupières avaient beau être closes, elle les voyait encore. Si la première image des deux amants ne lui avait fait ni chaud ni froid, maintenant qu’elle assimilait que c’était Andreï qui se tenait là, elle sentait son cœur se serrer. Elle fit un pas en avant, deux pas en arrière, et finit par rajouter un faible : « Pardon. » Elle fit demi-tour brusquement, toujours les mains sur ses yeux, et sortit de la pièce en claquant la porte.
Sa gorge se noua. Non, elle n’avait pas à pleurer, c’était complètement idiot. Se mordant les joues, elle rouvrit les yeux, et ne sut plus quoi faire. Elle se trouvait à quelques pas de cette salle où Andreï se trouvait avec une autre fille. Une pointe de jalousie naquit au creux de son être. Elle connaissait sa réputation de coureur de jupons, ça ne devrait pas l’affecter autant, ça ne devrait pas lui laisser ce goût amer dans la bouche. Son nez la piqua dangereusement. Elle passa une main tremblante sur son visage, se forçant à penser à autre chose. Mais l’image d’Andreï avec cette fille, revenait hanter son esprit. Son regard s’embruma, alors qu’elle serait les mâchoires, tentant de retenir ces ridicules larmes qui menaçaient de couler d’un instant à l’autre. Elle se traita mentalement d’idiote. Tout à coup, une porte claqua non loin d’elle. Elle tourna la tête, et son cœur loupa un battement lorsqu’elle croisa le regard d’Andreï. Elle aurait dû partir en courant, fuir une conversation plus que gênante, mais ses pieds restaient fermement enracinés dans le sol. Baissant la tête, elle se laissa glisser contre le mur derrière elle, ses doigts jouant nerveusement avec les manches de son pull. Elle regrettait d’être partie à sa recherche. Elle regrettait d’éprouver cette jalousie mordante, mêlée à des sentiments qu’elle ne pensait pas avoir à l’égard du jeune homme.

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Dernière édition par Satine A. Delhorts le Mar 17 Mai - 14:59, édité 2 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ Dim 1 Mai - 9:27


Can you feel my heart again  
SATREI I

Aux yeux d'Andrei seul comptait le jour présent, il ne se souciait que peu du lendemain et des conséquences que ses actes pouvaient provoquer. C'était très simple, il n'y pensait pas, il ne se l'imaginait pas. Se disant qu'il verrait bien assez tôt de quoi l'avenir était fait, mais peut-être que s'il avait su ce que ses décisions de la journée allaient provoquer peut-être aurait il agit différemment, ou peut-être aurait il fait plus attention à ne pas être remarqué, pour ne pas blesser des gens. Et surtout, plus que tout, pour ne pas la blesser elle… Mais voilà il ignorait tout des conséquences de ses actes et à dire vrai, il n'y avait pas plus réfléchi que cela, c'est pourquoi ce matin, sa journée avait commencé comme d'habitude. Un réveil. Un petit déjeuner. Des cours. Encore et toujours. Et puis la routine avait changé, lorsqu'au courant de l'aprem une magnifique blonde de ta connaissance était venue te voir à la sortie d'un de tes cours. En effet, tu ne pouvais que bien la connaître, car elle était comme toi, vivant au jour le jour sans réfléchir plus loin que le bout de son nez et c'était ce que tu aimais chez elle. Le fait que, l'avenir lui importait peu. A dire vrai, peu de chose lui importait, tout comme pour Andrei, et c'était pour cela qu'ils s'entendaient si bien. Qu'ils arrivaient se voir de temps en temps de manière très rapprochées puis, soudainement, ne plus se voir du tout pendant des semaines. Et ça ne les dérangeaient pas, ça ne les dérangeaient jamais de ne pas être une priorité pour l'autre. D'ailleurs pourquoi cela serait le cas ? Ils s'appréciaient, ils se connaissaient, mais lorsqu'ils se voyaient l'un l'autre c'était plus par réconfort qu'autre chose. Voilà pourquoi, lorsqu'elle vient à lui à la sortie d'une salle de classe il la traîna brutalement à l'intérieur d'une autre salle où il savait qu'il n'y avait plus cours, qu'elle était vide, et que le professeur était partie. Et avant qu'ils n'aient pu se dire quoi que ce soit, ils  se donnèrent l'un à l'autre, l'affection qu'ils voulaient à cet instant, sur le bureau du professeur. Leurs vêtements jonchant le sol, il était clair que si quelqu'un entrait, cette personne aurait tôt fait de comprendre de quoi il en retournait, mais ils n'en avaient cure. Comme à leur habitude, les conséquences leur importaient peu et ils ne se souciaient que du moment présent et de se donner entièrement à l'autre et ce, même si c'était que pour un après midi. Car ils étaient comme ça, lorsque ça concernait l'autre, un petit moment et après c'était fini.

Mais ce petit moment… Ce petit moment ne semblait pas être fait pour durer, car soudainement, la porte s'ouvrit, coupant nette toute possibilité d'aller jusqu'au bout de leur désir. Et lorsque Andrei tourna son visage vers la personne qui venait de rentrer, son sang ne fit qu'un tour. Satine… Satine ne se trouvait là, totalement affolée, les mains sur les yeux «  Oh mon dieu. Je … » Et Andrei aussi aurait eu envie de jurer ainsi, mais il ne dit rien, la fixant avec une grimace désolée car il s'en voulait qu'elle ait assisté à cela. «  Pardon. » Brutalement elle était sortie, aussi rapidement qu'elle était entrée, comme si son passage n'avait été qu'un cauchemar, mais Andrei savait qu'il n'en était rien et que s'il ne voulait pas la perdre, il se devait de s'en aller et vite, pour s'excuser. Il se leva alors rapidement tandis que Abygail murmurait un. « Tu n'avais pas verrouillé la porte? » et avant qu'elle n'ait eu le temps de se redresser, il avait déjà enfilé son caleçon et son pantalon, et il se dirigeait vers la porte pour être certain de pouvoir rattraper Satine. Mais avant de sortir, il se tourna vers son amante et dis. « Désolé... » Mais elle lui fit un signe de main l'air de dire qu'il devait se presser et elle ajouta. « Je comprends, va ! » Et il sortit, tournant la tête dans les deux directions du couloir, il cherchait Satine du regard et c'est alors qu'il la vit… Assise non loin de la salle de classe, particulièrement mal. Doucement, il s'approcha d'elle, comme s'il avait affaire à un petit animal effrayé qu'il ne fallait pas terroriser davantage. Et il était clair qu'il ne voulait pas qu'elle se sente encore plus mal qu'à cet instant. Pourtant… Pourtant ce n'était pas entièrement de sa faute, il avait toujours essayé de lui montrer qu'il y avait de l'amitié entre eux, qu'il ne pouvait y avoir plus. Mais entre essayer et lui dire c'était autre chose. D'ailleurs, Andrei avait tenté de s'éloigner d'elle pour ne pas la blesser, car il savait bien comment il était, il blessait sans cesse les filles qui éprouvaient plus pour lui. Or s'il y avait bien une fille qu'il ne voulait pas blesser c'était elle. Sa petite Satine…  Son petit rayon de soleil…

Ainsi s'approcha-t-il d'elle pour finalement se baisser pour parvenir à sa hauteur. Il ne savait pas par où démarrer. Il ne savait pas quoi lui dire pour qu'elle calme l'affolement de son cœur. D'habitude il savait toujours. Andrei était le manipulateur des mots, le manipulateur des sentiments, mais à cet instant il était entièrement démuni, comme si, se retrouver devant elle le privait de sa voix. Devait-il lui dire que ce n'était rien ? Bien sûr que non, car si ce n'était rien il ne l'aurait pas fait. Devait-il lui dire qu'Abygail avait besoin de réconfort ? C'était aussi stupide qu'avant, car il aurait pu l'enlacer plutôt que de se mettre nu. Mais que devait-il lui dire bon sang ? Doucement, il approcha ses doigts du menton à Satine pour la pousser à relever sa tête et à le regarder dans les yeux. Mais dès que son regard croisa le sien, son cœur se serra et il s'en voulu d'avoir agit comme ça. Enfin… il s'en voulait surtout de s'être fait capter par son petit ange. « J'ignore quoi te dire Sat, hormis que je suis vraiment et sincèrement désolé que tu ai assisté à ça. C'était minable de ma part et je te présente mes excuses. » Secouant la tête, il laissa retomber sa main. « Je me doute bien que mes excuses ne doivent pas représenter grand-chose, on m'a souvent fait le reproche, car au bout d'un moment les excuses ne fonctionnent plus à force de trop les utiliser. Mais à cet instant, je puis t'assurer que je m'en veux vraiment. J'aurais pas dû... » Et pour la première fois de sa vie, il était véritablement mal… Il tenait à elle et il ne voulait pas la perdre, même s'il avait fait toutes les conneries possibles pour qu'elle choisisse d'elle même de s'éloigner. Or si à un moment il s'était dit que ce serait mieux qu'elle ne soit pas trop attachée à lui, désormais il ne pouvait pas s'imaginer la chose possible. Il ne pouvait s'imaginer qu'elle ne fasse plus partie de sa vie…
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-purMessages : 162Date d'inscription : 24/04/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ Dim 1 Mai - 14:37

 
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Mars 1999

Tête baissée, elle évitait tout contact avec lui. Elle se sentait trop honteuse pour avoir le courage de croiser son regard. C’était une situation gênante, dont elle ne savait pas se sortir. Elle connaissait sa réputation, elle savait qu’il avait eu d’innombrables conquêtes et qu’il collectionnait les filles. Mais la chose devenait plus concrète lorsqu’on la voyait de ses propres yeux. Et cette image allait la hanter durant des jours, elle en était persuadée. Elle aurait préféré rester dans l’ignorance, se cacher la vérité encore un peu pour éviter de souffrir bêtement. Andreï faisait ce qu’il voulait, et il lui avait déjà fait comprendre qu’ils étaient amis, rien d’autre. Alors pourquoi ça faisait si mal de le voir avec une autre ? Pourquoi elle ne parvenait pas à faire comme si de rien n’était ? Elle aurait voulu ne rien ressentir. Elle aurait voulu fermer la porte comme si elle n’avait jamais rien vu. Elle aurait voulu s’enfuir. Ses doigts déformèrent nerveusement le tissu de ses manches. Elle avait beau avoir le visage caché derrière ses cheveux, elle put le sentir s’agenouiller face à elle. Son cœur loupa un battement, tandis qu’elle se figeait un peu plus.  Elle ne bougea pas, les genoux pliés à hauteur de sa poitrine, elle se concentrait sur ses mains. Elle savait qu’en se comportant de la sorte, elle lui montrait que le voir avec cette fille la touchait. Et c’était bête de sa part. Délicatement, les doigts du jeune homme vinrent se poser sous son menton, l’incitant à relever la tête. Docile, Satine se laissa faire, rencontrant les prunelles bleutées de l’unmarked. Elle retenait ses larmes comme elle pouvait, se mordant la langue, se concentrant sur sa respiration. Satine fut incapable de parler, aucun mot ne franchit la barrière de ses lèvres tant elle se trouvait tétanisée et honteuse face à lui. « J'ignore quoi te dire Sat, hormis que je suis vraiment et sincèrement désolé que tu ais assisté à ça. C'était minable de ma part et je te présente mes excuses. » Immobile, elle ne répondit pas. Il n’aurait pas dû s’excuser simplement parce qu’elle avait ouvert la porte au mauvais moment. C’était de sa faute si elle se retrouvait dans cette situation inconfortable. Elle avait été idiote d’avoir ouvert cette fichue porte. Il n’avait pas de compte à lui rendre, après tout, ils ne formaient pas un couple. Il était libre de faire ce qu’il voulait, avec qui il voulait … Le jeune homme secoua la tête, retirant ses doigts de son menton.  « Je me doute bien que mes excuses ne doivent pas représenter grand-chose, on m'a souvent fait le reproche, car au bout d'un moment les excuses ne fonctionnent plus à force de trop les utiliser. Mais à cet instant, je puis t'assurer que je m'en veux vraiment. J'aurais pas dû... » Pourquoi est-ce qu’il tenait tant à se faire pardonner ? Satine ne savait plus quoi penser. En toute logique, c’était elle qui l’avait dérangé, elle qui devait s’excuser, pas l’inverse. Mais il semblait sincèrement s’en vouloir qu’elle ait assisté à cette scène, et ça la réconfortait un peu. Elle se sentait légèrement moins stupide. Tout à coup, la porte de la salle se rouvrit, laissant apparaître une jeune femme blonde qui tourna la tête dans leur direction, puis fit demi-tour, et s’éloigna. Satine la fixa un instant, perplexe. Elle n’avait rien à voir avec cette fille, aux jambes longilignes, aux longs cheveux blonds, à la silhouette svelte. Elles étaient toutes deux, complètement différentes.  Son cœur se serra de nouveau, en les revoyant ensemble. Détournant les yeux, elle reporta son attention sur Andreï qui la regardait, un air désolé sur le visage. Elle remarqua tout à coup qu’il était torse nu. Se forçant à ne pas laisser son regard dévier sur le torse du jeune homme, la française posa ses deux mains sur le sol froid, et se redressa. Il y avait peu de personnes dans le couloir, mais les rares élèves qui passaient, laissaient un regard curieux se poser sur eux, ne comprenant certainement pas pourquoi Andreï se trouvait à moitié nu. Elle croisa les bras sur sa poitrine, et finit par lancer d’une voix brisée : « C’est idiot … ce n’est pas à toi de t’excuser … » Elle se força à sourire, mais ses lèvres formèrent plutôt une sorte de grimace, qu’un sourire franc.

Elle aurait simplement souhaité qu’il ne s’aperçoive pas que tout ceci la mettait mal à l’aise, que ça lui brisait le cœur. Andreï s’était redressé à son tour, ne la lâchant pas des yeux. Satine faisait un effort surhumain pour ne pas se laisser aller à la facilité des larmes. Elle devait reprendre contenance, elle devait faire comme si de rien était. Mais c’était plus difficile à faire qu’à dire. « Je suis désolée, je te cherchais et … on m’a indiqué que t’étais par-là, je … j’ai pas réfléchi … » Le mal était fait, il n’y avait rien à dire de plus. Satine ne pourrait jamais recroiser cette fille sans la voir dans les bras d’Andreï. Mais c’était peut-être un mal pour un bien, pour qu’elle comprenne que ces sentiments qu’elle se surprenait à avoir à l’égard du jeune homme, ne pouvaient être réciproques. Elle aimait dans le vide, comme à son habitude, et même si l’unmarked avait de l’affection à son égard, ça ne serait jamais de l’amour, elle le savait. On l’avait mise en garde, et c’était à elle de faire en sorte de ne pas plonger tête baissée bêtement. Se mordant la lèvre, elle essuya d’un revers de manche une larme discrète qui s’était échappée de ses yeux. Elle inspira lentement, et se força à rajouter : « T’as rien à te reprocher Andreï, je… c’est moi qui suis idiote. » Une belle petite idiote. A force, elle aurait dû apprendre de ses erreurs. Elle devait se rendre à l’évidence : elle n’était pas faite pour aimer sans dommages collatéraux. La jeune femme le fixa un instant de ses yeux embués de larmes, se forçant toujours à afficher un faux sourire, empli en réalité d’une profonde tristesse.


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Dernière édition par Satine A. Delhorts le Ven 10 Juin - 20:41, édité 1 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ Jeu 26 Mai - 10:18


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SATREI I

Il ignorait pourquoi, mais dès l'instant où Andrei avait constaté que Satine était la personne qui avait ouvert la porte, il s'était senti soudainement mal. Comme s'il n'était pas supposé faire cela. Pas supposé coucher avec une autre jeune femme et plus encore pas supposé se faire prendre. Dès cet instant, il avait voulu effacer les minutes précédentes pour que Satine n'en garde aucune trace, mais c'était impossible. Enfin si, avec un sortilège d'Oubliette, mais il ne pourrait jamais faire cela à son petit ange sans se sentir encore plus mal. Quoi qu'il en soit, c'était pour cela qu'il s'était précipité à la suite de Satine, torse nu, car il s'en voulait qu'elle ait vu cela. Mais aussi que de ce fait, les rumeurs qu'elle avait entendues à son sujet se soient vérifiées. Après tout, avant ce jour, elle n'avait certainement pas cru qu'il était vraiment le Casanova que tout le monde disait, mais désormais, elle ne pouvait plus cacher cette vérité, vu qu'elle y avait été confrontée. Ainsi se tenait-il à genoux près d'elle, tentant de s'excuser, car la voir ainsi lui brisait le cœur sans qu'il comprenne vraiment pourquoi. « C’est idiot … ce n’est pas à toi de t’excuser … » Et pourtant, il aurait voulu présenter ses excuses encore et encore pour qu'elle les accepte et qu'elle oublie les dernières minutes. Qu'elle oublie le moment où elle l'a vu avec une autre femme… avec Aby… « Je suis désolée, je te cherchais et … on m’a indiqué que t’étais par-là, je … j’ai pas réfléchi … » En même temps, comment aurait-elle pu savoir ce qui l'attendait là bas. Comment aurait-elle pu prévoir qu'elle tomberait nez à nez avec Andrei dans sa nature de Casanova pur et dur. Car oui, il avait beau être adorable avec elle, il n'en demeurait pas moins que Andrei était et bien...Andrei. Et que malgré sa bonne volonté, il n'arrivait pas à lâcher ses habitudes d'amoureux de l'amour. « T’as rien à te reprocher Andreï, je… c’est moi qui suis idiote. » Et alors, Andrei senti dans la voix de Satine une grande tristesse que l’on pouvait également voir dans ses yeux. Ses yeux embrumés par des larmes et ce, malgré le sourire qu’elle essayait d’arborer.

Le cœur serré face à la peine qu’il ressentait, et face aux larmes qui roulaient sur les joues de son rayon de soleil, Andrei vient cueillir une de ses larmes du bout de ses doigts. « Si tu dis que ce n’est pas à moi de m’excuser, sache Satine, que ce n’est pas à toi non plus de le faire. » Lorsqu’il eut cueilli toutes ses larmes, il laissa retomber sa main sur le bras de Satine pour garder encore un contact avec elle et pour lui montrer qu’il était bien là, et non pas dans cette pièce avec Abygail. « A dire vrai nous ne sommes coupable ni l’un ni l’autre, alors ne nous reprochons rien, d’accord ? » Il cherchait à capter son regard, mais la belle et innocente Satine semblait trouver passionnant l’observation du sol, et il n’allait pas la forcer à le regarder encore une fois. Après tout, chacun était libre de ses choix, il avait fait le sien nuit après nuit en changeant souvent de partenaire, et il était clair qu’il ne s’en voulait pas d’avoir agi ainsi. Certes, il savait que ce ne pourrait être éternel comme manière d’agir, mais pour le moment il était bien dans ce style de vie. Ou tout du moins se disait-il être bien, car ce qui était étrange c’est que face à Satine, il aurait pu tout plaquer. Oui… Il aurait pu tout plaquer pour ses joues rougies, ses yeux emplis de larmes, ses lèvres qu’elle mordillait légèrement comme par gêne. Tout plaquer absolument tout pour elle, mais cela… Cela il n’arrivait pas à le remarquer pour le moment. Il était bien trop plongé dans sa croyance de l’amour, qu’il n’arrivait pas à le voir lorsqu’il était sous ses yeux. « Et si tu séchais tes larmes chaton ? Tu risques de te noyer et tu sais très bien que je ne pourrais pas te laisser faire. » Il avait dit cela sur le ton de la plaisanterie pour essayer de calmer le jeu, et pour lui montrer que au final tout ça… Ce n’était pas si important, qu’il fallait tout simplement qu’elle oubli ce qu’elle avait vu. Mais était-ce si facile que cela ?
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Statut du sang : Sang-purMessages : 162Date d'inscription : 24/04/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ Dim 12 Juin - 15:37

 
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Mars 1999

Jamais elle n’aurait pensé se retrouver dans pareille situation. Si elle avait pu éviter d’avoir cette image en tête, elle aurait tout fait pour ne pas se retrouver ici à cet instant précis. Elle savait qu’elle ne pourrait plus regarder Andreï, sans penser à cette autre fille qui l’enlaçait dans cette salle de classe. Et ça lui brisait le cœur, indéniablement. Mais elle avait été incapable de jouer la fille pour qui ça n’avait aucune importance, c’était comme si elle lui dévoilait ses sentiments sans l’aide de mots. Son comportement était amplement suffisant pour comprendre à quel point elle était meurtrie par cette idée que le jeune homme ne lui appartiendrait jamais. Il était amoureux de sa liberté, et elle s’en rendait finalement compte aujourd’hui. Mieux vaut tard que jamais. Seulement, elle se retrouvait dans l’embarras. Satine n’avait jamais eu de difficultés à exprimer ses sentiments, elle s’attachait vite et ne s’en cachait pas, mais le fait de savoir que ce ne serait jamais réciproque, la bloquait indéniablement. Non, elle ne serait plus capable de le regarder droit dans les yeux et lui faire part de ce qu’elle ressentait à son égard. Elle ne pouvait pas lui dévoiler son cœur, au risque de se le faire piétiner au passage. Des larmes se mirent à rouler sur ses joues rougies, sans qu’elles ne puissent les contenir plus longtemps. Elle aurait voulu se cacher six mètres sous terre, se fondre dans les murs de pierres près d’elle, éviter à tout prix le regard de l’unmarked sur elle. La française vit Andreï s’approcher un peu plus d’elle, et tendre le bras à son encontre. Sa main se posa tendrement sur sa joue et essuya ses larmes. « Si tu dis que ce n’est pas à moi de m’excuser, sache Satine, que ce n’est pas à toi non plus de le faire. » La concernée se confina dans son mutisme. Le jeune homme fit disparaître le reste de ses larmes, avec une douceur infinie. Ce simple contact qu’il créait entre eux suffit pour accélérer le rythme cardiaque de Satine. Sa main finit par se poser sur son bras. La brunette aurait préféré couper court à la conversation, et s’enfuir en courant dans son dortoir. Mais visiblement, Andreï voulait clarifier la situation entre eux. « A dire vrai nous ne sommes coupable ni l’un ni l’autre, alors ne nous reprochons rien, d’accord ? » Elle savait ces mots vrais, seulement, elle avait un mal fou à passer outre. Elle n’était pas capable d’agir comme si de rien n’était, même si elle essayait comme elle pouvait, forçant ses lèvres à arborer un sourire qui n’émanait aucune joie. Tête baissée, elle se concentra sur le sol, évitant tout regard avec Andreï. Son comportement était tout à fait idiot, elle aurait pu tout simplement se montrer sincère, lui avouer que malgré ses dires, elle lui en voulait. Mais ça n’aurait aucun sens, ils n’étaient rien l’un pour l’autre si ce n’est amis, il n’y avait rien de plus entre eux. Comment réagirait-il si elle lui avouait cette soudaine jalousie qui venait de naître avec force en elle ? Il la renverrait gentiment sur les roses, c’était fatidique. Elle ne lui apporterait pas la même chose que cette jolie blonde qui était sortie de la salle, parce que ce n’était pas ce qu’elle recherchait. Satine aimait toujours plus fort qu’elle ne le devait, elle ne savait pas faire autrement, ses sentiments prenaient toujours le dessus, sa raison n’avait alors plus lieu d’être et elle ne réfléchissait plus.  « Et si tu séchais tes larmes chaton ? Tu risques de te noyer et tu sais très bien que je ne pourrais pas te laisser faire. »

La jeune femme redressa le regard, lentement, le posant sur Andreï face à elle. Elle hésita, devait-elle agir comme si de rien n’était, utiliser elle aussi le ton de la plaisanterie pour dédramatiser la situation ? Elle l’aurait fait, tout du moins, elle aurait essayé si elle n’avait pas eu le cœur si lourd. Cette année elle avait décidé de ne plus se laisser avoir, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas vivre dans le mensonge. La française, connaissant ses sentiments, n’était plus capable de jouer les idiotes avec l’unmarked. S’il ne voulait pas d’elle, elle se ferait à l’idée, mais elle préférait de suite se montrer sincère, et mettre ses sentiments à jour, quitte à souffrir après. « Pourquoi Andreï ? Si je me noyais, pourquoi est-ce que tu ne laisserais pas faire ? » Elle avait posé la question, la voix tremblante, le cœur tambourinant fortement contre sa poitrine. Silencieuse, elle le dévisagea un instant. Elle ne savait pas ce qu’elle voulait l’entendre dire, et si réellement, elle était capable d’accepter sa réponse. Satine finit par reprendre : « Je sais qui tu es Andreï, je connais ta réputation, mais une fois mise devant le fait accompli, je ne pensais pas que ça m’affecterait autant … Parce que visiblement, j’éprouve plus que de l’amitié à ton égard. » Elle l’avait dit, d’une voix peu affirmée, encore emplit d’anciens sanglots. Rapidement, elle essuya ses joues humides à l’aide de sa manche, regardant un instant le couloir vide derrière l’unmarked. La brunette avait certes développé des sentiments vis-à-vis du jeune homme, mais tout au fond d’elle, même si elle espérait l’entendre lui répondre par la réciproque, elle savait qu’il n’en ferait rien. Il n’était pas le genre de garçon à pouvoir se contenter d’une relation  sérieuse, avec une seule fille. Elle savait bien qu’il avait essayé de le lui faire comprendre il y a quelques mois de cela, mais visiblement, ça n’avait pas suffi. « Je ne suis pas stupide, je me doute que tu n’éprouves pas la même chose, seulement … je ne sais pas si je suis capable d’agir comme si ça n’avait aucune importance. »


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Ҩ Re: Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ Lun 5 Sep - 14:32


Can you feel my heart again  
SATREI I

Il ne comprit pas vraiment pourquoi, mais lorsqu'il vient à lui demander de sécher ses larmes pour éviter de se noyer, elle se redressa soudainement. Relevant son regard pour le plonger dans le sien, elle semblait hésitante et en même temps troublée. « Pourquoi Andreï ? Si je me noyais, pourquoi est-ce que tu ne laisserais pas faire ? » C'était donc cela qui la troublait tant ? Il lui avait parlé de beaucoup de choses et elle avait simplement retenu le fait qu'il ne pourrait pas la laisser se noyer. Doutait-elle sincèrement qu'Andrei tenait assez à elle pour vouloir la préserver ? Certes… Il venait tout juste de la blesser et de ce fait, on ne pouvait pas dire qu'il la préservait complètement, mais malgré tout, il ne voudrait pas la voir sombrer. Elle était son petit ange et il voulait plus que tout qu'elle garde ses ailes. Ainsi il s'apprêtait à lui dire qu'elle tenait à ses yeux, et qu'il ne voulait pas qu'il lui arrive malheur, mais Satine le coupa avant qu'il ne puisse parler. Et c'est alors que… Andrei tomba des nus devant les propos que vient à tenir son petit ange. « Je sais qui tu es Andreï, je connais ta réputation, mais une fois mise devant le fait accompli, je ne pensais pas que ça m'affecterait autant … Parce que visiblement, j'éprouve plus que de l'amitié à ton égard. » Plus que de l'amitié… Il ne l'avait pas vraiment vu venir. Enfin peut-être que si, il le savait, mais il n'avait pas voulu l'admettre. Certainement parce que il ne voulait pas admettre lui-même qu'il ressentait plus pour elle que ce qu'il ne le disait tout haut.  Après tout, lui le Casanova qui avait toujours imaginé qu'aucune femme ne le prendrait dans ses filets, il se trouvait qu'il y en avait peut-être une qui avait réussi. « Je ne suis pas stupide, je me doute que tu n'éprouves pas la même chose, seulement … je ne sais pas si je suis capable d'agir comme si ça n'avait aucune importance. » Bien sûr qu'elle ne pouvait pas agir comme si ça n'avait pas d'importance, après tout, Satine était une personne bien sensible et de ce fait, sa manière de réagir était plutôt normale. A dire vrai, cela aurait beaucoup plus perturbé Andrei si elle ne ressentait rien. Car oui, sa Satine c'était la jeune fille en larme qu'il avait devant lui. Celle qui ressentait tellement de choses, alors que lui n'arrivait à sentir qu'une fois la nuit tombée.

Ce n'était pas la nuit à cet instant et pourtant… Pourtant il ressentait tellement de choses. Tellement de choses qu'il n'arrivait pas à les définir. « Pourquoi… Tu me demandes pourquoi, Satine ? Peut-être tout simplement parce que je tiens à toi. Et que de ce fait je ne pourrais jamais te laisser te noyer sans agir. » Certes, mais il n'y avait pas que cela au fond de lui. Il savait très bien qu'il y avait plus que le simple fait de tenir à une personne, mais il ne parvenait pas à trouver ses mots. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne les avait jamais prononcés et qu'il avait peur de se dévoiler autant. Qui l'eut cru… Le Casanova habile de ses mots se trouve brutalement démuni devant les larmes de Satine « Mais tu sais Satine… Tu n'es pas stupide, c'est moi qui le suis au fond. Stupide parce que je te fais souffrir alors que je t'ai toujours dit que je ne le ferais pas. Stupide parce que je tiens plus à toi que je ne te l'ai dit. Stupide parce que… » Et alors, sans qu’il ne réfléchisse vraiment aux conséquences de ses actes, il posa sa main sur sa joue, la forçant à tourner son visage vers lui. Puis, tout en douceur, il s’approcha d’elle et dans un souffle, posa ses lèvres sur les siennes. Comme une excuse. Comme une explication. Comme une révélation de tout ce qu’il ressentait pour elle, mais n’avait  jamais prononcé. Il lâcha alors ses lèvres en disant. « Désolé… J’aurais pas dû… » Mais ce qui était fait était fait, non ? Il avait embrassé sa petite Satine et rien ne pourra changer cela. Pourtant, il savait qu’au fond, il le referait sans hésiter la moindre seconde. D’ailleurs, tout en lui, lui disait de l’embrasser à nouveau, de la prendre dans ses bras et lui faire oublier toutes les conneries qu’il avait faites. Il l’aimait mais, il n’arrivait pas l’avouer. Il n’arrivait pas le prononcer, peut-être parce qu’au fond, il savait que ça changerait tout. Absolument tout. Et qu’il n’était peut-être pas prêt pour ça…
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Statut du sang : Sang-purMessages : 162Date d'inscription : 24/04/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ Sam 17 Sep - 15:59

 
if you don't understand my silence, how will you understand my words

Mars 1999

Elle l’avait dit. Elle avait eu le courageuse d’être honnête et sincère avec lui. Peut-être était-ce une erreur, une grossière erreur, et qu’elle en souffrirait plus tard, mais au moins, elle ne regretterait rien. Muette, les joues rouges de gêne, elle le fixait. Elle ne savait plus ce qu’elle attendait de lui, ce qu’elle voulait entendre de sa bouche. La française craignait tellement les paroles du jeune homme, et surtout, qu’il finisse par la rejeter. Elle comprendrait, tout du moins, elle essaierait. Elle se revoyait dans ce placard, cette soirée où ils avaient plus ou moins fait connaissance. Si la bouteille ne l’avait pas désigné, elle n’en serait certainement pas là aujourd’hui, tout serait différent. Les sentiments qu’elle éprouvait à son contact n’existeraient pas, elle ne serait pas passée pour une parfaite idiote en le trouvant avec une autre fille, Andreï ne serait qu’un élève parmi tant d’autres. Mais le destin en avait décidé autrement, et malheureusement pour Satine, il risquait encore de se moquer d’elle. Durant un instant, le bulgare face à elle sembla surpris, hésitant peut-être sur la réponse à donner. Anxieuse, elle patientait, son myocarde en train de péter un câble dans sa poitrine, la gorge nouée. Sans doute  aurait-il préféré qu’ils se quittent en oubliant toute cette histoire, que Satine l’efface de sa mémoire en un claquement de doigts. Il est vrai que cela aurait été plus simple, moins chaotique, moins douloureux. « Pourquoi… Tu me demandes pourquoi, Satine ? Peut-être tout simplement parce que je tiens à toi. Et que de ce fait je ne pourrais jamais te laisser te noyer sans agir. » Le cœur de la brunette loupa un battement. Elle voulait croire dur comme fer à ses paroles, croire qu’elle tenait plus à ses yeux que la jeune femme de la salle de classe, croire qu’il ne lui ferait jamais le moindre mal. C’était indéniablement de vaines espérances. La française ne répondit pas, ne sachant si elle devait se réjouir de ces paroles, ou se méfier. Elle avait eu trop souvent le cœur brisé à croire qu’on l’aimait plus qu’elle ne le méritait, elle avait trop souvent cru aux promesses mensongères, aux mots qui sonnent faux. A présent, elle n’avait plus envie de souffrir. Elle était fatiguée de se retrouver avec son organe vital en mille morceaux, et les yeux rougis de larmes du soir au matin. Et malgré les sentiments qu’elle éprouvait à l’égard d’Andreï, elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance. « Mais tu sais Satine… Tu n'es pas stupide, c'est moi qui le suis au fond. Stupide parce que je te fais souffrir alors que je t'ai toujours dit que je ne le ferais pas. Stupide parce que je tiens plus à toi que je ne te l'ai dit. Stupide parce que… » La jeune femme n’entendit jamais la suite de la phrase. Il se rapprocha d’elle, et posa sa main contre sa joue, l’intimant à redresser son visage. Elle croisa son regard une fraction de seconde, et doucereusement, ses lèvres se posèrent sur les siennes. Alors qu’elle ne réalisait pas encore ce qu’il se passait, ses paupières se fermèrent instinctivement. Le capharnaüm qui régnait dans sa poitrine était tel, qu’elle avait l’impression de ne plus entendre le moindre bruit alentour. Elle ne parvenait pas à assimiler qu’il l’embrassait réellement, que cette bouche caressant la sienne, était celle du bulgare. Lentement, Andreï mit fin au baiser, laissant Satine reprendre ses esprits. Rouvrant les yeux, ses prunelles s’aimantèrent à celles du jeune homme qui lança : « Désolé… J’aurais pas dû… »

Elle ne trouvait pas les mots, son cerveau marchait au ralenti. Il l’avait embrassée, il l’avait véritablement embrassée. Erreur ou non, le cœur de la française dansait toujours sur un rythme cardiaque effréné, et ses joues avaient pris une teinte rosée. Elle oubliait déjà le pourquoi de ses larmes précédentes, le comportement d’Andreï, ses excuses. La naïve et amoureuse Satine reprenait le dessus, la raisonnable française n’avait alors plus lieu d’être. Mais au fond, elle ne savait pas ce que ce baiser voulait dire. Etait-ce un de ces baisers sincères, cachant promesses, monts et merveilles ? Ou un de ces baisers illusionnistes, aussi vide de sens que le vent qui joue dans les arbres ? Etait-elle prête à mettre ses doutes de côté, de ne croire qu’à la franchise du russe sans demander ni comment, ni pourquoi ? C’était un risque, un gros risque. Andreï était un coureur de jupons, un casanova ambulant, un séducteur dans l’âme, ce qui signifiait : avoir une confiance absolue  dès qu’elle ne l’avait pas sous les yeux. Et cela risquait d’être difficile à avoir. Tout un tas de questions sans réponses volèrent dans son esprit avec une rapidité déconcertante. Satine restait muette, continuant de fixer Andreï, sans bouger, sans ciller. Elle devait trouver quelque chose à dire, sans passer pour une idiote. « Tu es sincère ? Vraiment sincère ? Ou ce n’est qu’une sorte de … de jeu ? » Elle laissa s’installer un court silence. Tripotant les bouts de ses manches nerveusement, elle recula légèrement, et rajouta : « Parce que je ne suis pas comme cette fille avec qui tu étais … J’ai besoin de savoir que je peux te faire confiance Andreï. » Elle aurait pu rajouter que dans le cas contraire, elle préférait ne plus le voir, mais elle en était tout bonnement incapable.


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Ҩ Re: Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ Ven 28 Oct - 14:56


Can you feel my heart again  
SATREI I

Andrei ne comprenait toujours pas pourquoi il avait posé ses lèvres sur celles de son petit ange et surtout comment il avait pu aller aussi loin avec elle alors qu’il s’était toujours promis de ne pas la faire souffrir. Or en étant avec elle, il ne pouvait que la faire souffrir, et cela, il le savait, mais au fond… Au fond il avait eu envie de l’embrasser. Non pas cette même envie qu’il a avec toutes ses autres conquêtes, mais une envie bien différente. C’était comme si cette envie ne venait non pas de son bas ventre, mais d’une partie supérieur… De son cœur… Alors certes, il s’était toujours dit qu’avec toutes ses conquêtes, son cœur se trouvait aussi dans la partie, car il les aimait pour une nuit, mais en embrassant Satine il avait compris qu’il avait tout faux. Son cœur n’avait jamais été de la partie. Jamais jusqu’à maintenant… Et oui, c’était bien son cœur qui avait eu envie de ce baiser et non autre chose. Donc si… Au tréfonds de lui-même il comprenait très bien le pourquoi du comment, c’était juste qu’il n’arrivait toujours pas l’admettre. Mais voilà, Satine voulait être sur de lui et il ne pouvait que la comprendre. Puisqu’après tout, ce n’était pas comme si Andrei se trouvait être une personne digne de confiance, bien au contraire, avoir confiance en lui se trouvait être le meilleur moyen de se faire brûler les ailes, comme si on mangeait à la table de Satan. Alors oui, c’était tout à fait normal qu’elle veuille être rassurée de savoir si ce baiser comptait pour lui ou si ce n’était encore qu’un autre de ses jeux et c’est ce qu’elle vient à lui demander… « Tu es sincère ? Vraiment sincère ? Ou ce n’est qu’une sorte de … de jeu ? » Elle le fixait, suspendu aux lèvres de Andrei en attendant la réponse à sa question. Elle avait besoin de savoir. Elle devait avoir sa réponse avant de pouvoir réfléchir. « Parce que je ne suis pas comme cette fille avec qui tu étais … J’ai besoin de savoir que je peux te faire confiance Andreï. » Bien sûr qu’elle en avait besoin, elle ne pourrait continuer sans cette certitude. Mais Andrei était il enclin à lui donner cette certitude ? Le pouvait-il vraiment ?

Il resta silencieux quelques instants, ses yeux plongés dans ceux de Satine, comme s’il s’attendait à ce que sa propre réponse viennent à se refléter dans le regard de son ange. Mais c’était impossible pas vrai ? Et il devait faire vite, très vite, car s’il venait à tarder elle viendrait à croire que ce n’était effectivement qu’un jeu, alors que ce n’était pas le cas. « Je me doute bien de ce que tu peux croire Satine… C’est ce que la plupart des personnes pensent de moi, comme quoi je ne suis pas tellement digne de confiance puisque je suis bien trop volage et je le comprends. Et vois-tu, si j’ai toujours vécu dans une sorte de jeu, quand je suis… » Il s’arrêta un instant, cherchant les bons mots, ayant peur de faire une erreur. « Quand je suis à tes côtés, le jeu s’efface, quant à mes règles elles n’existent plus. Tu es…la personne qui me traine en dehors du jeu de ma vie et étrangement j’adore ça. » Secouant la tête. « Etrangement dans le sens où j’ai toute ma vie suivi mes règles, alors en sortir devrait me terrifier mais ce n’est pas le cas. Donc non… Avec toi ce n’est pas un jeu, c’est loin d’être un jeu. Ou alors on peut le voir comme si tu avais gagné la partie. » Délicatement il posa une nouvelle fois sa main sur la joue de Satine pour la caresser en douceur, montrant ainsi toute la tendresse dont il pouvait faire preuve. Puis il ajouta. « Dans un jeu d'échec tu serais la reine qui protège le roi contre lui-même. La reine n'est en aucun cas comme toutes ces filles du peuple, elle est la plus puissante pièce du jeu, celle dont tout roi à besoin. Tu es MA reine. » Esquissant un sourire quelque peu timide, il fini son discours par. « Mais je comprendrais si c'est trop compliqué pour toi de te voir comme telle, dans le sens où… Je sais bien que je suis loin d'être une personne facile. Et plus encore, je sais qu'il est ardu pour une personne de me faire confiance pleinement. Mais avec toi, je m'évertuerai toujours à être sincère. Vraiment sincère. »
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Ҩ Re: Can you feel my heart again ✛ Satreï Ҩ

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