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 Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa

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Statut du sang : Sang purMessages : 1144Date d'inscription : 26/02/2014Localisation : Là où tu crois que je suis
Ҩ Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Sam 16 Avr - 23:23

La vie changeait, la vie s’improvisait différente de ce qu’on avait prévu. Elsa en faisait douloureusement les frais. Elle devait vivre sans son frère qui avait était si étrange. Elle était un peu perdue, complètement perdue, elle avait perdu son point ancrage, elle avait  perdu ses repères, sa raison d’être. Les larmes avaient coulé, rageuses, furieuses, douloureuses. Comme si rien ne pouvait apaiser sa perte. Mais finalement le sommeil avait gagné sur sa tristesse, Roksanna avait été là, l’avait soutenu jusqu’au bout. Veillant sur elle. Sans elle, la Pavlova n’aurait surement pu remonter la porte. Elle l’avait soutenu, elle l’avait aidé. Elle devait se relever, trouver un nouvel objectif dans sa vie. Trouver une nouvelle raison de vivre car Dimitri Pavlova avait pété les plombs, avait décidé soudainement de se comporter de façon étrange. Il n’avait même pas prit le rôle de grand frère. Non il avait pris un rôle encore plus étrange, comme celui d’un père qu’il n’était pas. C’était cette violente révélation qui avait brisé le cœur de glace d’Elsa. Désormais le temps devait recoller les morceaux éparpillés.

Alors pour cela, Elsa s’enfermait dans son rôle de garde royal, de bras droit de sa meneuse. Bizarrement la perte de son frère lui avait fait accepter l’Ox qui n’était plus une horrible brûlure dans ses veines. Lentement, elle avait accepté ce pouvoir qui coulait dans ses veines. Elle avait accepté cette magie puissante, destructrice et merveilleuse. Elle embrassait une nouvelle cause, faire tomber Petrova. Mais cela passait une cause plus noble. Unir les Iceberg, resserrez les liens dans ce clan qu’était les glaçons de Durmstrang. Elle se donnerait corps et âme là-dedans. Elle avait perdu un frère, elle pouvait gagner une famille, un clan. Elle ne lâcherait rien, elle se battrait jusqu’au bout pour arriver à ses fins, unir les vainqueurs, les Iceberg puis les Eclairs avec eux. Mettre de côté les rivalités, mettre de côté les disputes, les préjugés et s’unir contre le danger qui régnait dehors, s’unir pour mieux affronter les fous furieux qui voulait leur mort à l’extérieur des murs de l’école qui les protégeait. Sans parler des insurgés et infiltrés qui se promenait librement dans l’école.

Dans la salle de réception, la chaleur, l’effervescence et la tension allaient et venaient. C’était étrange, et Elsa circulait à travers les élèves, allant vers les plus jeunes qui devaient être le plus perturber par tout cela. Il avait de quoi se tirer une balle par moment. Comme des élèves si jeunes pouvaient supporter tant de pouvoir dans leur veine. C’était quand elle allait vers eux, qu’Elsa s’apercevait que ses soucis étaient insignifiants. Avec la force de supporter l’Ox, alors que les plus jeunes auraient plus de soucis. Elle avait mal au cœur de voir ses pauvres gamins souffrir, être perdus dans ce tumulte de magie, d’être prise dans une guerre où ils ne pourront pas participer, ils ne pourront pas défendre leur vie. Ils ne pourront pas se battre. C’était une réalité bien triste, une réalité trop sombre.

Elsa se redressa et se tourna pour aller voir un autre élève mais elle percuta quelqu’un dans son mouvement. Elle attrapa le bras de la personne afin de ne pas tomber dans son mouvement de déséquilibre. Quand elle put voir le visage, elle fut surprise. Ludmila. Cette fille, Elsa l’avait détesté de tout son être et finalement, comme elle avait accepté l’Ox, elle voulait accepter sa camarade.
« Ludmila ! Excuse-moi, je ne t’avais pas vu. »

Les yeux bleus de la Pavlova se posèrent sur celle qui avait pu sauver sa vie avec l’Ox. Les deux sceaux auraient fini par la tuer et désormais comme il avait volé en éclat, sa vie était sauve. Au final la trouvaille de l’Ox avait sauvé leur vie à toutes les deux.
« Ça va ? »


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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Jeu 23 Juin - 23:03

Encore une fois, encore une fichue fois, Ludmila se retrouve dans cette salle de réception. Elle réussit à s’en échapper, pourtant - surtout grâce à Aby et ses merveilleux talents pour l’irrespect des règles – mais elle est toujours obligée d’y revenir, histoire que Danslav ne retourne pas tout le château à sa recherche. Et pourtant, pour une fois, Ludmila n’a pas d’envies de meurtre. Bien trop fatiguée pour cela. Elle a vu Maksim, quelques jours auparavant, et tout ce qu’il s’est passé tourne et retourne dans sa tête. Cela ne l’aide pas à aller mieux, bien au contraire. Elle se sent fébrile, perdue, chamboulée. Elle a envie d’hurler, de pleurer, de tout casser, mais n’en a pas la force. Le tout accumulé, ses états d’esprit instables, ses insomnies, la douleur constante, ne la rend que plus faible encore. Aujourd’hui, elle n’a pas la force de se battre, aujourd’hui, elle n’a pas la force d’être la vicieuse petite emmerdeuse d’Assen et des Eclairs abrutis. Alors elle ignore tout le monde, et elle ère dans la salle de réception, passant de couchée sur son lit de fortune, à fourrée avec Abygail, à donner un coup de main aux meneurs (sauf Priska, de toute évidence).

C’est comme cela qu’elle se retrouve en tailleur, dans un coin de la salle, près des autres Icebergs, un livre entre les mains. Plusieurs Résistants leur ont amené un stock de la bibliothèque, afin qu’ils ne deviennent pas tous fous. Enfin, pas plus qu’ils ne le sont déjà. Ludmila le sait depuis longtemps, qu’elle l’est, et l’a accepté, mais ce n’est pas le cas de tous ses petits camarades. Et ‘penser’ ne leur fait pas que du bien, alors autant qu’ils soient occupés. Voilà seulement quelques semaines qu’ils sont enfermés dans cette salle, et les tensions ne font que grandir. Même si, à sa plus grande surprise, certaines alliances improbables se créent. Malgré tout, de manière générale, les choses ne font pas que s’améliorer, comme le démontre l’accident durant le dernier entraînement. Tout est compliqué, trop compliqué, et tous ne font pas les efforts. Une nouvelle fois agacée, Ludmila abandonne son livre et pose la tête contre le mur derrière elle, fermant les yeux. Son mal de crâne est prépondérant, et elle sent son cœur qui tape dans ses tempes. Pourtant, elle sait bien que fermer les yeux et laisser son esprit dérivé n’est pas la bonne solution. Elle veut juste se reposer quelques secondes, sans grand succès évidemment. Si au moins elle pouvait dormir, tout serait plus simple. Son insomnie n’a fait que s’empirer.

Ne me laisse pas tomber. Sa voix résonne dans sa tête, et Ludmila ouvre brutalement les yeux. On oublie toute notion de repos, elle ne peut rester sans rien faire. Se levant, oubliant son livre sur son lit de fortune en passant, elle décide de se diriger vers la table des meneurs, au fond de la salle. N’importe quoi suffira à lui changer les idées, comme discuter de ce qu’il se passe avec Danslav, ou se faire materner par Katerina. Tout, sauf de se retrouver avec elle-même. Ignorant son corps tremblant, ignorant les abrutis qui la jugent d’u regard, elle continue de traverser la salle, son regard bleu d’une froideur digne de son deuxième clan. Soudainement, elle se sent percutée, manque de tomber, est stabilisée par la personne responsable. Prête à incendier le malheureux, les mots meurent dans sa gorge alors que son regard tombe dans celui d’Elsa Pavlova. Bon sang. Il ne manquait plus que ça. « Ludmila ! Excuse-moi, je ne t’avais pas vu. » Pavlova qui s’excuse auprès d’elle, on aura tout vu. Pourtant, il semble que ce soit la nouvelle directive d’Elsa et c’est pour cela que Ludmila l’évite depuis quelques jours. L’entraînement en commun a déjà changé plusieurs choses entre elles, alors qu’Elsa a fait le premier pas et est venue lui tendre la main. Néanmoins, ce n’est pas ça qui a fait que Ludmila l’a majoritairement évité. Non, c’est le fait que Katerina lui a dit qu’elle avait mis Elsa au courant pour son… état passé. Le fait qu’elle ait pu mourir. Elle lui a expliqué que comme Elsa était son bras-droit, elle devait pouvoir tout lui confier, dont l’état de Ludmila, le fait qu’elle était mourante. Ludmila comprend, mais déteste ça pour autant. Elle n’en a jamais parlé, car elle a toujours refusé de recevoir pitié et condoléances. Ses choix, son état. « Ça va ? »

Ludmila grimace, se dégage doucement de la prise de Pavlova. Elle secoue la tête, plante son regard dans le sien. « Est-ce que j’ai l’air d’aller Pavlova ? » Tremblante, les traits tirés, les joues émaciées, Ludmila sait qu’elle fait peur à voir. Elle a déjà été comme ça, depuis deux ans, mais auparavant, elle pouvait le cacher car elle faisait des efforts. Désormais, enfermée dans la salle de réception, elle ne voit pas l’intérêt de faire ces fameux efforts. Et elle ne peut absolument plus utiliser sa magie pour l’aider, aussi instable qu’elle était, elle est désormais impossible à employer. Et surtout, elle se fiche de maintenir les apparences actuellement. Bien consciente qu’Elsa fait des efforts en agissant de cette manière, Ludmila soupire et se reprend. Elle n’a pas la force d’être sur le qui-vive constant. « Ecoute, je suis désolée, ce n’est pas contre toi. Je sais que Katerina t’a expliquée pour mon… ancienne condition. Et je ne veux pas que tu agisses désormais ainsi par pitié envers moi. J’aimerais pouvoir dire qu’en deux années à se mépriser mutuellement, je te connais, Elsa, mais la vérité, c’est que ce n’est pas le cas. Aucune de nous ne connaît l’autre, ne sait pourquoi l’autre agit comme elle le fait. Juste… je ne veux pas de ta pitié, ok ? »

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Dernière édition par Ludmila Horvath le Dim 18 Sep - 17:01, édité 1 fois
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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Ven 5 Aoû - 17:03

La dureté de la voix de Ludmila sonne un glaive qu’on lui enfonçait dans le cœur. Déjà blesser par la perte d’un être cher, Elsa se sentit encore plus blessé dans son effort de s’ouvrir aux autres, tentant de ne pas s’enfermer dans la douleur de ce qu’elle ressentait. Roksanna lui avait conseillé de ne pas rester seule, de voir le monde d’un autre œil malgré la douleur de la perte. Pour une fois, l’Iceberg ne s’était pas braqué. Elle ne s’était pas obstinée à rester dans ses idées et à pleurer la mort de son frère. Elle était perdue, sans repère, elle tentait d’avancer dans les ténèbres à tâtons, pas après pas.  Elle ne pouvait guère faire mieux à l’heure d’aujourd’hui. Elle faisait tous les efforts possibles pour se changer les idées pour ne pas rester une minute sans rien faire, elle voulait oublier la douleur et la peine qu’elle ressentait. Elle ne voulait plus laisser l’Ox la dominer, elle voulait dominer ce pouvoir. L’Ox avait dominé un de ses porteurs et son frère en était mort. Elle ne pouvait se permettre de laisser cette chose qu’elle n’avait pas voulu prendre le contrôle de sa vie. Elle se battrait jusqu’à son dernier souffle pour que son frère ne soit pas mort en vain.

Finalement Ludmila baissa les armes et s’excusa. La jeune femme ne souhaitait nullement de la pitié de sa camarade. Elsa comprenait son ressentiment, voir le regard des gens comme désolé pour ce qu’elle subit quotidiennement, la pitié était plus blessante qu’autre chose au finale. Elle-même ne supportait pas certains regards que certains lui lançait par rapport à son frère. Tout le monde savait que le professeur Pavlova avait perdu la vie dans l’incident de la salle de duel et ce qui connaissait Elsa, savait qu’ils étaient frère et sœur. Ses regards lui faisaient plus de mal que de bien, chaque regard était un coup de poignard dans le cœur, ouvrant un peu plus la plaie déjà béante qu’elle avait en elle. Arriverait-elle un jour à tourner la page ? Arriverait-elle à surmonter sa peine et sa douleur ? A aimer de nouveau comme elle l’avait aimé ? Un sentiment d’insécurité venait l’assaillir à chaque fois qu’elle repensait à lui, à chaque fois qu’elle voyait son visage, qu’elle se souvenait de son odeur, de ses bras qui l’entourait et la bercer les nuits d’été. Tout ça était terminé. Plus jamais elle ne pourrait sentir tout cela, uniquement dans des rêves douleurs, des souvenirs empli de nostalgie et de mélancolie. Elle n’était qu’une ombre parmi les vivants.
« Ne t’en fait pas…Je n’ai pas la force d’avoir de la pitié pour les autres. Je sais à quel point…ça remue le couteau dans la plaie »

La voix de la russe se brisa mais elle garda ses larmes pour elle, les ravalant péniblement. Elle ne voulait plus se ressentir faible à l’évocation de tout cela. Elle ne voulait pas montrer sa peine, elle voulait montrer son désir d’avancer malgré les évènements. Ce n’était pas facile et le doute était souvent présent dans son cœur, dans son esprit. Est-ce qu’elle pouvait avancer d’avantage sans sombrer ? En avait-elle seulement la force et le courage ? Elle l’ignorait. Roksanna en était persuadé, mais Elsa ne savait pas où trouver cette force, ce courage que lui voyait sa meilleure amie. Elle aurait besoin de la force des autres.
« A mon avis, on se ressemble plus que l’on ne l’image. Deux filles perdues cherchant leur place dans ce…ce…bordel sans nom. Je regrette de t’avoir jugé sans savoir qui tu es vraiment. La vie est trop courte pour ce genre de connerie... »


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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Dim 18 Sep - 17:01

« Ne t’en fais pas… Je n’ai pas la force d’avoir de la pitié pour les autres. Je sais à quel point…ça remue le couteau dans la plaie. » Ludmila ne sait pas vraiment quoi dire. Elle ne sait pas comment réagir face à cette Elsa avenante avec elle, presque gentille. Néanmoins, elle est soulagée de l’entendre dire qu’elle n’a pas pitié d’elle. Et elle sait de quoi Elsa parle. Elle a évidemment appris la mort du professeur Pavlova, le frère d’Elsa. Elle sait ce qu’elle ressent. Ludmila connaît la douleur de perdre un frère, tout comme elle connaît la colère de recevoir regard de pitié après regard de pitié. Elle peut continuer à agir comme elle le fait à chaque fois, elle peut continuer à détester Elsa, à la mépriser, à lui en vouloir pour l’avoir rejetée dans les Icebergs. Elles peuvent continuer à être aux antipodes l’une de l’autre, elles peuvent continuer à se quereller à chaque fois qu’elles s’adressent la parole. Mais Ludmila est lasse. Elle est lasse des disputes, elle est fatiguée de se prendre la tête avec tout le monde. Être continuellement sur la défensive depuis deux ans, c’est épuisant. Et soudainement, elle a envie de donner sa chance à Elsa. Elle a envie de changer, elle aussi, de continuer le chemin de la rédemption qu’elle a déjà emprunté avec Oktavia et Harmorica.

« A mon avis, on se ressemble plus que l’on ne l’image. Deux filles perdues cherchant leur place dans ce…ce…bordel sans nom. Je regrette de t’avoir jugé sans savoir qui tu es vraiment. La vie est trop courte pour ce genre de connerie... » Ludmila acquiesce, tout d’abord inconsciemment, puis de manière volontaire. Oui. Oui, Elsa a raison. La vie est courte, Ludmila en fait l’expérience de très près. De trop près. Regarder la mort dans les yeux… cela a été révélateur. Et Ludmila est prête à faire tous les efforts nécessaires pour permettre de changer sa vie, de changer les choses par ici également. « Tu as raison Elsa. La vie est trop courte, comme tu dis… je peux te le certifier. Se battre entre nous, auparavant… ça avait un sens, en quelque sorte. C’était la course naturelle des choses, c’était le fonctionnement de Durmstrang. Cela ne peut plus durer. » Apercevant des regards curieux les observant derrière l’épaule d’Elsa, Ludmila soupire lourdement avant de lui faire signe de la suivre dans un coin plus calme de la salle. Elle voit, au passage, le regard interrogateur de Danslav, et lui répond d’un sourire qu’elle veut rassurant. Elle espère qu’il a saisi le message et ne viendra pas les déranger. « Elsa, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de te le dire l’autre journée, mais je suis désolée pour ton frère. Si tu veux en parler… je suis là. Je me doute que je ne suis pas forcément la première vers qui tu te tournerais, mais je sais ce que c’est… de perdre un frère. »

S’estimant satisfaite du lieu plus reculé où elles se trouvent, Ludmila s’arrête et se tourne vers Elsa. Elle l’observe longuement, se mordant les lèvres, réfléchissant à ce qu’elle va dire par la suite. Elle a conscience, néanmoins, qu’il n’y a plus qu’une seule réponse appropriée à tout ce bazar. « Cela n’a jamais été simple entre nous depuis deux ans. Mais nous ne pouvons plus continuer ainsi. Il faut… que l’on reparte de zéro, que l’on reparte sur des bases saines. Enfin... » Ludmila observe la salle de réception autour d’eux, Icebergs et Eclairs entassés dans ce lieu qui les rend fou, et hausse les épaules, un sourire contrit aux lèvres. « Aussi sain que l’on puisse faire par ici. Qu’en dis-tu ? » Et Ludmila tend sa main à Elsa, signe de volonté, signe d’un nouveau départ, si Elsa l’accepte.

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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Dim 13 Nov - 11:22

Une surprise cela en fut une, pas uniquement pour les deux jeunes femmes mais pour ceux qui les regardait. Surpris que cela ne parte pas dans des piques verbales, plus cinglantes les unes que les autres. Elsa était d’un côté soulagée que Ludmila soit las aussi de tout ce simulacre, de cette petite guerre qui s’était installée entre elle, mais elle était surprise que cela se fasse aussi naturellement, aussi facilement. Mais l’avenir s’ouvrait devant elle, si elles mettaient de côté la hache de guerre, si elles prenaient un nouveau départ. Tout serait différent. Face à la situation, il fallait mieux s’unir que de se tirer dans les pattes, l’union faisait la force et les Iceberg devait se serrer les coudes, être unis. Même si les sceaux n’étaient plus, il restait un clan de Durmstrang malgré tout. Dans leur tête, dans leur sang, dans leur idéaux. Les liens allaient au-delà de la magie.

Les regards se faisaient pesants sur les deux jeunes femmes et Ludmila entraîna la Pavlova dans un coin plus tranquille. Danslav aussi les regardait mais il n’intervint pas. Il fallait qu’elles se débrouillent seules, toutes les deux, que personne ne vienne s’immiscer dans leur conversation, dans ce nouveau départ qu’elles étaient en train de construire doucement. Elsa voulait mettre son passé derrière elle. Le monde avait changé, son monde était différent et le serez à tout jamais. Dimitri n’était plus là alors autant changer elle aussi, ses principes et s’ouvrir aux autres. Ne plus voir ce monde en noir et blanc mais commencer à distinguer les nuances de gris qui venait teinter chaque personne. Elle s’apercevait jour après jour que les gens n’étaient jamais tout blanc ou tout noir. Il y avait du bon dans tout le monde, il fallait parfois creuser mais on trouvait toujours quelque chose.

La gorge d’Elsa se noua lorsque Ludmila s’excusa pour Dimitri. Elle baissa la tête et ravala ses larmes qui menaçaient de couler une nouvelle fois sur ses joues pâles. La douleur serait surement toujours présente, bien plus que pouvait l’imaginer ses camarades car personne ne connaissait les véritables sentiments de la russe pour son frère. Personne n’avait su qu’il y avait plus que cette complicité apparente entre les deux Pavlova. Elle n’avait pas perdu qu’un frère, elle avait perdu son ancre, l’homme qui faisait battre son cœur. Elle n’arrivait toujours pas à réaliser qu’il ne serait plus jamais là, qu’elle ne verrait plus jamais son sourire, qu’elle ne sentirait plus jamais son odeur et que plus jamais il ne la prendrait dans ses bras. Une réalité bien dure pour elle mais malgré sa mort, elle devait conserver ce secret brûlant et interdit. Ce secret devait mourir avec Dimitri et ne jamais ressortir. Mais cela ne serait pas simple.
« Merci…J’essaie de pas trop y penser…et j’attends que le temps face son œuvre et soulage un peu ma peine… »

Sa voix était chevrotante, brisé par la tristesse et la douleur qu’elle tentait de ravaler. Elle voulait se réfugier derrière son armure de glace mais elle était, elle aussi brisé par tous les évènements. Elle n’arrivait plus à se cacher derrière un masque impassible, un masque de froideur qui n’exprimait rien. Elle était perdue au milieu des ténèbres et elle n’arrivait pas à voir un point de lumière, une lueur d’espoir. Pourtant elle ne devait pas se laisser abattre, elle ne devait pas se morfondre de son sort alors que dehors des gens voulaient les attaquer, les capturer, récupérer l’ox voir les tuer. Désormais elle avait un autre objectif, protéger son clan, ses amis. Les seules personnes en qui elle avait confiance, qu’elle aimait. Elle devait les protéger. Elle n’avait pas pu sauver son frère, mais elle ferait tout pour sauver ses amis.

Elles se retrouvèrent dans un coin à l’abri des regards indiscrets. Ludmila voulait repartir sur des bases saines et un poids s’allégea dans le cœur d’Elsa voyant la jeune femme vouloir la même chose qu’elle. C’était un soulagement profond qu’elle ressentait. Alors avec un faible sourire, elle serra la main de blonde. Signe de ce nouveau départ, que leur petite guerre intempestive était terminée pour s’ouvrir sur l’unité.
« Je suis d’accord, on ne peut pas se permettre de continuer ainsi. Il faut se serrer les coudes, s’unir face aux dangers auxquels nous faisons face. Montrons l’exemple, montrons que les vieilles rivalités n’ont plus lieu d’être aujourd’hui. Le monde a changé, nous avons changé, alors certaines choses doivent changés. En commençant par nos luttes stupides d’adolescent obnubilé par l’Ox. »


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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Lun 14 Nov - 10:54

S’il y a bien une chose que Ludmila oublie, la majeure partie du temps, c’est que Durmstrang reste une école, peuplée d’élèves, d’adolescents de tout âge et de jeunes adultes. Durmstrang reste une école, avec son lot de rumeur, de discussion sur les autres, de théories plus farfelues les unes que les autres. Durmstrang reste une école, et pourtant il est si facile de l’oublier. Dès le premier pas posé dans l’Institut, les jeunes scandinaves sont intégrés dans une lutte qui se déroule depuis des siècles déjà. Ils sont aspirés au sein de cette guerre sans fin, obligés de choisir un camps – très peu refusant de le faire – obligés de fonctionner par clans, pas groupes, d’être hostiles envers les autres, et ne penser qu’à la victoire de son clan. Les élèves de Durmstrang sont conditionnés pour la guerre dès leur plus jeune âge, éduqués uniquement dans cet objectif-là. Et pourtant, ils restent des élèves, ils restent des adolescents, et comme chaque jeune de cet âge, ils sont… curieux. C’est le moins qu’on puisse dire. Ludmila peut l’oublier, mais les rumeurs restent une base solide de l’école. C’est si facile de l’oublier, il faut dire, et parfois elle a envie d’aller voir les élèves des autres écoles, d’aller voir les Britanniques surtout, leur demander comment cela s’est passé à Poudlard lors de leur guerre. Les jeunes continuent-ils d’être des jeunes ? Néanmoins, elle sait qu’elle n’aura pas de réponse satisfaisante. Aucun d’eux ne sait. Ils sont arrivés cette année, ont été aspirés dans la lutte brûlant au sein de Durmstrang, subissent l’Ox même. Mais ils ne peuvent pas comprendre. Ils ne peuvent pas comprendre l’état d’esprit d’un Scandinave qui baigne dans cette guerre sanglante depuis des années.

Alors elle les laisse observer, Ludmila, elle les laisse observer cette histoire qui ne les concerne pas, tout en sachant très bien que les siens détourneront tout aussi rapidement le regard. Ce n’est pas important, pas plus important que l’enjeu de leurs propres vies. Le deuil est respecté également, chacun d’entre eux connaissant la douleur de la perte. Et Ludmila ne veut pas qu’Elsa ait à subir les regards curieux, alors qu’elle pleure encore la perte récente, douloureusement récente, de son frère. Hésitant seulement un bref instant, Ludmila pose une main sur le bras de Ludmila, son pouce caressant doucement la jeune femme. Elle se doute que même Elsa doit être surprise de son geste, elles n’ont jamais été particulièrement… amicales, bien au contraire. Mais il est temps de cesser de se prendre la tête à chaque instant. Elles ont des choses bien plus importantes à faire. « Le temps n’effacera pas ta douleur, il n’effacera pas ta peine, mais il te permettra de vivre avec et de continuer d'avancer. C’est tout ce que je peux te promettre, malheureusement. » Ils sont encore là, les regards curieux, et Ludmila est lasse, lasse de ces intéressés d’histoires qui ne les concernent pas. Sentant la colère gronder au creux de son ventre, elle retrousse les lèvres, se tournent vers eux, ses pupilles aussi noires que la nuit. « Vous n’avez rien de mieux à faire ? Dégagez ! » Une nouvelle fois, Ludmila bénit sa réputation. Elle sait qu’on la considère sauvage, dangereuse… mortelle. Elle sait qu’on préfère la fuir que de rester en sa présence, d’autant plus quand elle semble en colère. Et une nouvelle fois, cela fonctionne. Les interpellés grimacent lourdement, avant de fuir un peu plus, probablement pour propager la rumeur de « Ludmila la folle ». Elle s’en moque, elle s’est toujours moquée d’eux et ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va commencer.

D’autant plus qu’Elsa est sur la même longueur d’onde qu’elle, heureusement. La jeune femme lui serre la main, et Ludmila sent bien qu’une réelle page se tourne. Pavlova et elle ne se sont jamais entendues, ne se sont jamais parlés correctement, en deux années, et désormais… désormais elles sont alliées, de toute évidence. Ludmila en est satisfaite, en un sens, satisfaite de ne plus avoir à se battre contre le monde entier à chaque seconde qui passe. Se battre contre elle-même est déjà bien assez difficile. Elle acquiesce aux paroles d’Elsa, bien d’accord avec ce qu’elle dit. « A ce stade, nous ne pouvons que collaborer, pas simplement par obligation forcée, mais parce que nous le devons. C’est notre seule manière de survivre. Je ne connais pas encore toutes les nuances des Icebergs, et je suis éloignée des Eclairs depuis la découverte de l’Ox, mais j’observe suffisamment pour voir que cette cohabitation n’est pas satisfaisante pour tout le monde. Bien au contraire. Il faut leur faire comprendre qu’ils ne peuvent plus passer leur temps à se mépriser, à se haïr, à lutter les uns contre les autres. Nous serons toujours des Icebergs et des Eclairs dans nos âmes et dans nos cœurs, mais nous sommes surtout un seul et même groupe désormais. Les meneurs ne peuvent se permettre de gérer toute cette situation intérieure, en raison des menaces extérieures, celles que posent les Insurgés. Mais nous, nous le pouvons. Tu es le bras droit de Katerina, tu es la plus à même de réunir les autres bras droits pour que nous puissions gérer la situation interne. Il va falloir que tu m’aides à convaincre Assen, Tom, Darya, et Harmorica, et je crains que ce ne soit pas aisé. Malheureusement, beaucoup d’entre eux ne me supportent pas, souvent pour une histoire de fierté mal placée… je sais qu’Assen et Tom pensent de moi. Et le fait que Priska me méprise n’aide en rien à améliorer la situation, même si tous les autres meneurs me protègent. » Ludmila lâche un rire amer face à cette dernière phrase, lassée de sa propre situation. « Beaucoup oublient que je ne suis pas qu’une jolie poupée, incapable d’agir par elle-même. Je vais avoir besoin de toi pour cela. Pour qu’ils considèrent tous qu’une alliance, une vraie alliance aux bases solides, est nécessaire. »

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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Dim 8 Jan - 16:24

Les paroles de Ludmila se voulaient réconfortantes mais elle ne rassurait pas Elsa. Savoir que le temps n’effacerait pas sa douleur, l’effrayait. Elle devrait vivre avec toute sa vie et c’était une chose bien cruelle, le destin était cruel. Et elle ne pouvait rien y faire, juste apprendre à avancer malgré cela. Aujourd’hui cela lui semblait bien impossible, pourtant elle n’avait pas le choix. Pour le moment sa seule mission, la seule chose qui lui permettait de tenir c’était de ne pas y penser, de vouloir sauver les vies des plus jeune à Durmstrang. Mais c’était tout. Quand tout ceci serait terminé. Que se passerait-il ? Elle n’en savait rien, et c’était cela qui lui faisait le plus peur. Si elle survivait, elle devrait annoncer la mort de Dimitri à ses parents, elle devrait trouver un nouveau but dans sa vie et il n’était pas sûr que la dracomagie lui convienne. Même si c’était une passion, elle sentait qu’au fond d’elle, cela ne suffirait pas. Il faudrait quelque chose de plus puissant. Plus fort. Il faudrait que son cœur se remette à battre, il faudrait quelqu’un pour le faire battre de nouveau.

Ludmila fit fuir les regards regard curieux afin qu’elle puisse reprendre leur discussion à l’abri des oreilles indiscrètes. Elsa écouta alors les paroles de sa camarade, laissant son esprit réfléchir à toute vitesse. Elle était d’accord et il allait falloir mettre un plan au point pour réussir à faire cohabiter tout le monde ou du moins avoir un semblant de cohabitation. Les profs pouvaient maintenir l’ordre qu’ils soient vainqueurs et résistants mais cela serait plus aisé si les Eclairs et Iceberg cohabitaient entre eux, ils pourraient se concentrer sur autre chose que faire de la surveillance afin que personne ne s’entre tue. Il fallait que ça fonctionne car sinon nous serions perdu quand nous devrions affronter les forces extérieurs. Nous devions réussir à cohabiter. Nous n’avions plus le choix désormais. Les luttes entre clan devaient disparaître malgré nos convictions et nos âmes d’éclairs ou d’iceberg. Nous devions survivre et pour cela, nous devions nous unir.
« Je m’occupe de Priska, Darya et Tom. J’ai déjà commencé. Priska, semble d’accord sur le fait qu’il faut qu’on s’unisse, qu’il faut cohabite. Darya la suivra sans trop de réticence je pense. Tom c’est plus compliqué. Mais je m’en occupe. Harmorica…je la connais pas particulièrement, je peux toujours aller lui parler. Le plus compliqué sera Assen. J’ai pas confiance en lui, depuis la rentrée il est amer, il est frustré que Danslav est redoublé. J’ai peur qu’il nous trahisse. Il veut le leader ship des Iceberg. Il ne supporte pas que Danslav soit encore là. Il fait certes partie des vainqueurs mais…j’ai un mauvais pressentiment sur lui. Je ne serais te dire pourquoi mais…il me dit rien qui vaille. »

Un léger sourire naquit sur les lèvres d’Elsa. Un sourire qui signifiait qu’elle était prête à tout pour que la situation s’arrange. Elle aiderait Ludmila à briser cette image, elle l’aiderait. Et leur nouveau départ montrerait à tout le monde que les gens peuvent changer, même ceux qui ne s’entendaient pas. Rien n’était figé.
« Tu peux compter sur moi. On va briser cette image, et travailler main dans la main. Je ne perds pas espoir qu’on puisse réussir à tous cohabiter dans des conditions correctes. On n’enterrera pas tous les conflits c’est certain, mais on peut améliorer les choses. Il va falloir commencer par cibler des gens avec qui on ne s’entend pas particulièrement et aller vers eux pour leur parler. Et petit à petit envoyer les gens travailler les autres pour qu’on puisse cohabiter. »


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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Mar 28 Mar - 1:09

Si on avait dit à Ludmila, quelques mois auparavant, qu’elle en serait là, à discuter calmement avec Elsa, à trouver des solutions pour faire coopérer leurs clans, elle n’aurait pas cru la personne. Elle l’aurait même pensée folle, lui aurait conseillé de consulter, et serait partie sans se retourner. Pour autant, la voici. Avec un espoir qu’elle n’aurait jamais cru possible. Avec un espoir qu’elle n’a pas ressenti depuis des années, même lorsque l’Ox est venu inonder ses veines. Ils sont tous ensemble dans cette galère, et ils se doivent d’agir ensemble, au lieu de se mépriser les uns les autres. Pour cela, il n’y a pas de secret, il faut que les meneurs et leurs bras droits montrent l’exemple. Lorsque Priska et Hedda se prennent la tête à son sujet, lorsque Assen constitue sa cour dans le dos de Danslav, lorsque Tom maudit tout le monde entre ses dents… ça ne fait qu’accroître les tensions. Si Elsa et elle peuvent faire quelque chose, même minime, ce sera toujours ça de pris. Qui ne tente rien n’a rien. « J’espère vraiment qu’on pourra y arriver, Elsa. Mais pour une fois, j’y crois. Il est temps d’agir. »

Un mois plus tard. Assise sur les marches menant à la porte de la salle de réception, Ludmila observe le monde bourdonnant face à elle. Vu d’ici, rien ne semble avoir changé ces dernières semaines, et pourtant tout a changé. L’arrivée des Résistants a modifié la dynamique de leurs deux groupes, et les tensions ne font que s’accroître. Autant de personnes enfermées au même endroit, ce n’est jamais bon, et peu à peu il est possible de voir des petits groupes se former. Les meneurs tentent de tenir tout ce petit monde du mieux qu’ils peuvent, mais depuis l’enlèvement de Katerina et la mort d’Erika, on sent que leur fatigue se fait lourde. Ils sont désemparés, même s’ils ne souhaitent pas le montrer. Ludmila ne peut que trop bien les comprendre. Si elle n’était pas particulièrement proche d’Erika, elle s’était finalement attachée à Katerina. Elle avait appris à la respecter et à l’apprécier, à être reconnaissante pour son deuxième sceau. Sa disparition a été pesante, autant sur Danslav que sur Elsa, Ludmila peut le voir à leurs traits tirés. Ce n’est pas qu’une meneuse qui a disparu, c’est une amie également.

S’approchant de la table des meneurs, Ludmila s’assoit directement dessus, juste à côté d’Elsa qui s’y trouve seule. Elle l’observe quelques secondes, de son regard vide de toute émotion. Ses sautes d’humeur n’ont jamais cessé, l’agressent encore au quotidien. Sujette à ses crises qu’elle ne maîtrise pas, elle trouve cela plus reposant de ne pas se forcer à exprimer quelque chose lorsqu’elle en a le choix. « Assen m’inquiète. Il se soucie de moins en moins de moi, et si personnellement je m’en réjouis, cela signifie surtout qu’il se moque de suivre les ordres de Danslav. Sa colère commence à se faire entendre, on murmure son nom, et depuis la disparition de Katerina, c’est pire. » Ludmila aurait pu en parler à Danslav, mais il n’écoute rien lorsqu’il s’agit d’Assen. Il reste aveugle sur les agissements de son bras-droit. Elle a bon espoir qu’Elsa puisse gérer le problème. Ludmila ne pourra jamais réussir à parler à Assen, et n’ose même pas imaginer sa réaction si elle le tentait. « Comment tu vas ? Réellement, je veux dire. »

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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Ven 31 Mar - 18:55

Il fallait y croire, croire en leur folle entreprise. Croire en ce qu’elle venait de mettre en place afin que les autres fassent de même. Ce n’était pas une bataille gagnée d’avance, Elsa le savait parfaitement. Les égos étaient parfois bien trop compliqués à faire taire. Mais la situation exigeait un effort de la part de tous, pas seulement par les élèves qui dominait le reste par leur renommé, ou popularité ou encore par leur poste. Tout le monde était concerné par la situation. Les vainqueurs devaient cohabités pour survivre. Il n’avait pas d’autre choix de toute manière. Les résistants pouvaient bien les aider à survivre, pouvait les protéger d’une menace extérieur…mais ils ne pouvaient rien faire pour l’autodestruction qui pouvait régner dans la salle de réception. Et le danger immédiat était là. Devant leurs yeux. Mais tout le monde se focalisait sur la guerre qui régnait à l’extérieur.

Un mois plus tard

Elsa était assise à la table des meneurs. Cela faisait combien de temps qu’elle devait remplacer Katerina ? Elle ne comptait plus les jours et les semaines. Cela en devenait pesant. Etre le bras droit de son ancienne meilleure amie n’avait pas été simple, mais devoir seconder Danslav dans sa tâche l’était encore moins. Mais si seulement il n’y avait eu que la disparition de la meneuse des Iceberg. Erika Droganov avait trouvé la mort, le professeur de rune Alec Hudson avait été capturé avec une résistante. L’étau se resserrait autour des vainqueurs et des résistants et rien ne semblait pouvoir endiguer tout cela. Sans parler des petits malins qui avaient cherché à se faire la mal plusieurs semaines plus tôt.

Elsa avait un petit moment de répit, elle profitait du calme qui ne durerait qu’un court instant, elle le savait. La seule chose bénéfique qu’elle avait trouvé à cette situation, c’était qu’elle n’avait pas le temps de penser à ce qu’elle avait perdu, elle n’avait pas le temps de penser à Dimitri, de voir son visage dans sa tête, de ressentir la douleur de sa perte. Elle n’y pensait tout simplement pas, cela camouflait la douleur, la peine et la fatigue lié à l’Ox encore bien capricieux même si elle l’avait accepté en elle. Ce n’était pas évident d’accepté une chose qu’on avait haït et rejeter avec force et conviction. Mais aujourd’hui les choses étaient différentes. Tout était différent. Si elle pouvait revenir plusieurs mois plus tôt, elle l’aurait fait. Accepté l’Ox directement, ne pas se fâcher avec son frère avant qu’il ne passe de l’autre côté du monde. Tout aurait pu être différent, cependant on ne pouvait refaire le passé. La jeune fille le savait parfaitement alors elle essayait de ne pas y penser. Même lors de ces petits moments de calme.

Une silhouette lui fit relever la tête. Ludmila. Qui aurait pu parier que les deux jeunes femmes pourraient un jour s’entendre et devenir amies, s’entraidant dans la situation. Elsa fronça les sourcils aux paroles de celle qui avait porté le sceau des éclairs et des Iceberg. Assen…Depuis septembre, Elsa s’en méfiait. Rancunier car il n’avait pas pu prendre la suite de Danslav avec son redoublement.
« Ça ne m’étonne qu’à moitié. Il profite de notre faiblesse, la disparition de Katerina a été un coup dur pour tout le monde…Et naturellement il en profite pour s’opposer à Danslav. Il y voit une opportunité pour enfin avoir ce qu’il veut : le leadership des Icerberg…T’en as parlé à Danslav ? »

Mettre au courant le meneur de leur clan, du danger qui pouvait régner était nécessaire. Si Ludmila ne l’avait pas fait, Elsa chercherait à aborder le sujet en douceur avec lui. Ce ne serait pas une mince affaire. Mais il devait être au courant.
La question de Ludmila fit soupirer Elsa, qui s’appuya contre le dossier de sa chaise avant de lever ses yeux clairs vers ceux de sa camarade.
« J’en sais rien. J’essaie juste de ne pas perdre la tête…de garder les pieds sur terre. J’ai pas vraiment le temps de m’apitoyer sur...tu sais quoi… »


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Ҩ Re: Mettons les rancunes de côtés || Ludlsa Ҩ Ven 7 Avr - 0:03

Ludmila passe définitivement beaucoup trop de temps à la table des meneurs. Sur la table des meneurs même. Que ce soit pour parler à Danslav, à Roman ou à Hedda, elle vient toujours les rejoindre au milieu de la salle. Elle sait qu’ils sont trop occupés pour venir voir chacun d’entre eux personnellement, même si beaucoup des Vainqueurs n’en ont pas conscience. Ils s’attendent que leurs meneurs soient aux petits soins avec eux, alors qu’ils ont sincèrement autre chose à faire. Ce n’est plus les temps scolaires, ils sont désormais en guerre. Alors quand elle a quelque chose à leur dire, Ludmila vient se montrer à leur table. Peu importe que cela fasse râler Priska, elle préfère l’ignorer. Elle en a pris l’habitude, depuis tout le temps. Ludmila sait qu’elle est détestée, et ce depuis des années. Elle a appris, à un moment, qu’il valait mieux ignorer. Elle avance, sans se soucier de leur avis. Il faut avouer, quand même, que ça aide que les autres meneurs l’acceptent sans sourciller. Roman fait taire Priska d’un regard, et l’hystérique ne peut plus rien dire. Elle est seule dans cette vendetta. Même Danslav protège Ludmila désormais, même Danslav l’apprécie désormais, et cela change tout. Elle n’a jamais cherché son appréciation ou sa reconnaissance, s’en est moquée pendant des années. Il ne voulait pas la voir chez les Icebergs, et elle s’y rendait juste pour le mettre sur les nerfs. Il faut avouer qu’il était obtue, mais elle aussi de toute manière. Elle paradait devant lui, elle se montrait elle-même juste pour le voir s’énerver, mais tout cessait dès lors qu’apparaissait Katerina. La jeune femme était comme sa kryptonite, la meilleure solution pour la faire fuir, la colère dans le cœur, les flammes dans les veines. Tout a changé avec la découverte de l’Ox, et Ludmila regrette presque de ne pas avoir appris à mieux connaître sa meneuse auparavant.

Katerina n’est pas le seul problème, seulement un parti tant d’autres, aussi malheureux que cela puisse sonner. Assen est plus urgent, parce qu’il est dangereux, parce qu’il gronde de plus en plus fort, parce qu’il est un tigre trop longtemps retenu en cage. « Danslav a beau me faire confiance, désormais, il ne m’écoutera pas sur ça. Tout le monde sait que je ne peux pas supporter Assen, et que le contraire se vaut. Il pensera que je le fais par pur esprit de contradiction. » Est-ce réellement de sa faute si elle ne peut pas le supporter ? Elle doute que quiconque lui en fasse la remarque, alors qu’il est arrogant et suffisant et prétentieux. De son point de vue, en tout cas. « Il n’aurait pas tort, d’ailleurs, j’aurais été capable de faire ça. Et c’est bien le problème. Il ne peut pas me faire confiance lorsqu’il s’agit d’Assen. » Elle l’a supporté de loin, Assen, pendant des années à être moitié Eclair, moitié Iceberg, les deux en même temps, rien à la fois. Elle ne lui parlait pas à Assen, et elle se dit qu’elle s’en est bien sortie pendant tout ce temps. Désormais, elle n’a plus le choix, désormais, elle doit l’avoir sans cesse sur le dos. « Ce n’est pas ton cas. Tu es plus que le bras-droit de... qu’un bras-droit. » Sa langue fourche, se casse, le nom se perd, Ludmila se maudit. Elle ne sait pas, elle ne sait pas si elle doit le prononcer, elle ne sait pas si elle doit se taire, elle ne sait plus quoi faire. « Tu n’es peut-être pas meneuse, mais tu es plus élevée qu’Assen dans la hiérarchie actuelle. Danslav sait que tu n’as nos intérêts à cœurs. Il t’écoutera. Toi. » Parce que malgré tout, ils se sont pris la tête pendant des années, parce que malgré tout, ils se sont détestés, parce que malgré tout, c’est allé loin, trop loin. Si tout va mieux aujourd’hui, cela ne veut pas dire que les plaies ne sont pas profondes, que les souvenirs ne sont pas gravés au fer rouge. « Il faut juste qu’on fasse quelque chose Elsa, on ne peut pas laisser la situation dégénérer ainsi. Et je sais que je ne suis personne en soit, je ne suis ni meneuse ni bras-droit, mais j’ai trop donné pour laisser les choses ainsi imploser. » Elle a donné d’elle-même, Ludmila, elle a donné sa magie et ses nuits, son esprit et sa raison, elle a ouvert grand les bras et accepté la douleur et la folie et les insomnies. Elle est incontrôlable, Ludmila, parce qu’elle a essayé de tout contrôler.

Sa main tremble, elle ne sait pas quoi faire, elle veut avancer vers Elsa mais s’arrête en plein geste. Elle n’a jamais été douée pour consoler, elle n’a plus assez d’empathie, plus assez d’énergie. « Je sais que, que je ne suis pas forcément la personne la mieux placée. » Elle s’est mise tant de personnes à dos, tant de problèmes au cours des années, tant de relations qui n’ont pas pu se former. C’est le passé, Ludmila, c’est le passé et il faut avancer. « Mais je connais juste assez… Kat, pour savoir qu’elle voudrait nous voir avancer. »[/color] Elle n’a pas osé prononcer son prénom en entier, mais elle sait qu’elle ne peut continuer à nier sa disparition. Ils préféreraient tous faire comme si de rien n’était, mais la présence d’Elsa à cette table démontre que ce n’est pas le cas. Ils ont besoin de l’admettre, continuer de le nier n’aidera aucun d’entre eux. « Elle vit pour son clan, pour la protection des siens. Je crois que la meilleure manière de lui rendre honneur, c’est d’emprunter le même chemin que le sien, de garder ces objectifs en tête. » Ses paroles sont mesurées, ses mots prononcer lentement. Elle ne veut pas faire de bêtises, Ludmila, ne pas sous-entendre que Katerina pourrait être déjà morte. Ce serait indélicat pour Elsa, douloureux pour celle qui a perdu sa meilleure amie. « On ne peut plus faire de promesse, on en a déjà trop faite. Je ne peux pas te jurer qu’on la retrouvera, mais je sais qu’on fera tout ce qui est en notre pouvoir. Et je ne sais pas si tu as remarqué, mais on en a plutôt de bonnes réserves désormais. » Le sourire de Ludmila est d’une tristesse douloureuse, d’une tristesse qu’elle porte à bout de bras, qu’elle veut admettre tout comme elle veut l’enfouir en elle, mais il est là quand même, ornant ses lèvres de manière tremblante.

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