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 That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang PurMessages : 793Date d'inscription : 12/04/2014Localisation : Cherche à se sentir libre encore et encore, au dépend de sa sécurité
Ҩ That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora Ҩ Dim 27 Mar - 18:17


That anger was all I had. What would I be without it?
Enora ∇ Abygail

Un murmure de couloir. Un regard posé sur un couple. Une colère qui s'installe… Depuis quelques jours, l'Eclair blond était d'une humeur particulièrement mauvaise et tendue. Ceux qui l'approchaient de trop près à ce moment là constataient fort vite qu'il fallait mieux la laisser seule pour qu'elle se calme, bien que personne hormis elle ne sache véritablement pourquoi elle était ainsi. A dire vrai elle avait été quelque peu prise au dépourvue lorsque ses yeux s'étaient posés sur un couple en question qui venait de se former. Elle avait vu leurs mains s'enlacer. Leurs regards parler d'amour. Leurs lèvres se lier. Elle avait vu ce nouveau couple qu'elle n'aurait jamais imaginé possible… Enora et Onisim… Certes, il y a quelques mois elle n'en aurait rien eu à faire de ce couple, et son regard ne se serait pas arrêté dessus, mais là, avec cette fameuse soirée dans les couloirs de Durmstrang, suivi de la soirée dans le QG des Eclairs, et toutes les soirées suivantes… Avec tout ça, elle ne pouvait pas ne pas être touchée par une telle nouvelle. Et autant dire qu'elle était particulièrement touchée par cela. Elle se sentait quelque peu trahie, car elle ne l'avait pas appris de la bouche de son amant. Il aurait dû lui dire qu'il s'était rapproché de Enora encore plus qu'avant. Il aurait dû lui avouer que des sentiments naissaient pour elle. Il aurait dû lui annoncer que l'Eclair et l'Ombre ça allait être fini, puisque la Flamme se mettait entre eux. Oui il aurait dû… Certes, il s'était peut-être dit qu'il ne devait rien à Aby, car jamais ils n'avaient parlé d'amour, c'était juste l'attraction de deux corps, de deux êtres. Une passion sans limite, bien trop destructrice pour pouvoir continuer. Mais pourtant, Abygail avait le sentiment d'être trahi par celui qui avait partagé nombre de ses nuits. Il faut dire qu'elle s'était tellement de fois sentie abandonner que cette fois-ci semblait être la fois de trop… Irina, ses parents, Nikolas, Onisim… Bien trop d'abandons et après, les gens viennent à s'étonner que l'Eclair blond soit aussi destructrice dans ses actes. Car il n'y a que cela qui puisse lui faire oublier les différents abandons vécus. Il est vrai que elle avait abandonné en partie cette phase de destruction de début d'année, ne cherchant plus à attenter à sa vie, mais malgré tout, elle faisait des choses qui pourraient lui porter préjudices si elle ne faisait pas attention. Sauf que voilà, Abygail était loin d'être une personne à faire attention, elle agissait, et réfléchissait après. Enfin… A supposer qu'elle réfléchisse après, car souvent l'acte étant déjà passé qu'elle laissait la chose tomber pour se concentrer sur autre chose. Elle vivait dans le présent, ne s'intéressant que peu à l'après. Or, si d'une certaine manière c'était bien d'agir ainsi, vivre véritablement dans le moment présent, d'un autre côté c'était mauvais pour elle et pour son avenir. A supposer qu'avenir il y ait avec toutes les conneries commises qui peuvent la mettre en péril. Imprudente autant dire qu'elle l'était et elle n'écoutait que peu les personnes qui lui reprochaient de l'être. A dire vrai elle n'écoutait personne…

Voilà pourquoi le sang de l'Eclair blond ne fait qu'un tour, lorsqu'au détour d'un couloir son regard se posa sur la jeune femme responsable de sa colère actuelle. Elle se crispa presque instantanément, Enora se trouvait à quelques pas d'elle et Abygail savait très bien qu'elle ne pourrait pas laisser la chose passer. Elle avait besoin de lui parler, de comprendre ce qu'elle avait d'exceptionnel pour que Onisim lui offre son cœur. Alors elle s'avança vers la jeune femme, ne pensant pas du tout aux conséquences. Après tout, tout le monde sait qu'elle vit au jour le jour, aussi c'était peu étonnant qu'elle ne réfléchisse pas à deux fois à ce qu'elle voulait dire à Enora. D'ailleurs, elle aurait dû passer son chemin, faire comme si elle n'en avait rien à faire. Mais Abygail était Abygail et de ce fait, elle ne pouvait pas agir comme si de rien était, il fallait qu'elle exprime sa frustration, sa colère et son incompréhension. Oui… Elle devait s'exprimer pour pouvoir se libérer. Ainsi, alors que Enora allait poursuivre son chemin dans le couloir en passant à côté d'elle, Abygail se décala pour se trouver sur le chemin de Enora qui fut forcée de s'arrêter. Une fois que le démon aux cheveux d'anges eut capté le regard de la Flamme, elle se mit à parler. « Barjow, c'est ça ? Alors comme ça tu es avec Onisim maintenant ? » Et avant qu'elle ne puisse répondre à ses deux questions, elle en vient à en poser une deuxième, avec un regard ironique plongé dans celui de Enora. « Dis moi, ça ne te dérange pas trop de passer après une autre ? Il va falloir bien assurer pour ne pas couler. » Bien qu’elle avait prononcé cette dite phrase avec un léger sourire en coin, son ton trahissait fortement son véritable état d’esprit. Et à dire vrai c’était le but. Car oui, son ton était particulièrement mauvais et ça, elle ne comptait pas le masquer. Elle n’appréciait pas Enora et ce, non pas à cause de sa manière d’être, mais tout simplement parce qu’elle s’était bien trop approchée de Onisim et que à cause de ça, Abygail se trouvait une nouvelle fois laissée pour compte. A croire que c’était une malédiction pour elle que de se retrouver seule, au milieu du chemin de la vie, de nombreuses fois. Oui… Elle avait le sentiment d’être maudite, comme si l’univers s’amusait à ses dépends, lui promettant monts et merveilles pour finalement tout lui reprendre. La petite princesse avait une nouvelle fois perdue un de ses sujets et cette perte faisait ébranler son royaume tout entier. Le roi de son échiquier avait été attiré par une autre reine et elle ne pouvait rien y faire, si ce n’est agacer la reine en question encore et encore jusqu’à ce qu’elle craque. Or elle était douée pour faire craquer les gens. Qui remportera la partie ? Reine blanche ? Ou Reine noire ? Sachant qu’assurément, elles auraient dû inverser leurs chevelures pour le coup, car la reine blanche Enora était brune et la reine noire… La reine noire avait des cheveux d’anges, mais un cœur de furie. Tic tac. Tic tac. A qui le prochain déplacement sur le grand échiquier ?
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Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? A qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?


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Statut du sang : PurMessages : 474Date d'inscription : 02/11/2014Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora Ҩ Mar 29 Mar - 19:26

Ce n'était pourtant pas grand chose, une main dans laquelle on pouvait glisser la sienne. Un sourire croisé dans un couloir. Un échange de regard, un baiser volé. A tout à l'heure, on se retrouve après les cours. C'était anodin, le genre d'échanges comme il y en a des millions dans les millions d'établissements qui regroupent dans un même endroit des individus de plus de quatorze ans. Enora n'avait plus quatorze ans. Mais, l'âge n'avait pas vraiment d'importance, pas vrai ? On tombe amoureux comme on se prend un bon gros pavé dans la figure, même quand on a le temps de le voir venir. On plisse les yeux, on le regarde qui s'approche, l'air intrigué. Est-ce qu'il est bien pour moi ? Ou c'est pas un vrai pavé ; si ça se trouve c'est un pavé en mousse, ça va pas faire mal, ou c'est un faux truc qui me fait croire que c'est un pavé ? Mais non. C'en était bien un et il arrive en plein visage. Et même si ce n'est pas la première fois qu'on s'en prend un. C'est toujours pareil. Mais en différent.
Un moment de chancellement. Est-ce qu'on rêve, est-ce que c'est vrai ? Et qu'est-ce qu'on attend et qu'est-ce qu'on veut et qu'est-ce qu'on espère ? Tout. Et pas grand chose à la fois. Juste ce que la suite nous prépare, et on est prêt à affronter tous les démons du monde. Pourvu que sa main soit toujours là, dans la notre. Des jolis rêves dignes d'adolescents de quatorze ans et dont on ne se défait toujours pas un peu plus vieux. Enora ne s'était pas défaite de cette vision, du moins. Elle ne trouvait pas ça futile ou niais pour autant. Si son monde était loin de se définir à l'unique personne d'Onisim, il y tenait en tout cas une énorme place. Pour la première fois, la toute première fois depuis des années, elle était heureuse. Après avoir frôlé le bonheur pour le voir lui échapper au dernier moment il y a quelques mois, elle avait pu s'en saisir. C'était grâce à lui. Presque uniquement grâce à lui.


Les cours finissaient tout juste ce vendredi-là, à la fin du mois de Mars. Enora savait que le Vassilev ne finissait les cours qu'une heure plus tard et s'en allait, en attendant, rejoindre Hedda comme elle avait l'habitude de le faire. Ses affaires de cours serrées contre elle, elle quittait la salle tranquillement, étrangement sereine. Sa vie avait retrouvé un peu d'équilibre, un peu de sens. Elle avait presque oublié comme c'était confortable de ne pas avoir au moins quatre raisons de s'inquiéter à la fois. Aux côtés de ses camarades qui se dispersaient dans les couloirs, la jeune femme s'engagea en direction de l'aile Sud quand elle croisa le regard d'une petite blonde qu'elle ne remarqua pas vraiment. Jusqu'à ce que la petite blonde en question lui adresse la parole du ton le moins amène du monde, ce qui laissa la Gryffondor pantoise un instant. Elle avait perdu l'habitude qu'on s'adresse à elle sur ce ton. Ca lui rappelait douloureusement le temps de Poudlard. « Barjow, c'est ça ? Alors comme ça tu es avec Onisim maintenant ? » Du coin de l'oeil, Enora vit les regards qui se tournaient vers elles, attirés par le scandale qui se profilait comme des charognards par une carcasse fraiche. Très glamour, comme métaphore, pour désigner les deux jeunes sorcières. La Flamme haussa un sourcil, surprise par la question, et ne fit même pas mine d'entrouvrir les lèvres pour lui répondre, analysant plutôt le degré d'agressivité de l'autre blondasse. Une seconde, c'est le temps qu'il lui fallut pour capter que c'était la Droskaïa Juniore qui lui parlait sur ce ton. Les connexions se firent d'elles-mêmes et Enora sentit quelque chose se tordre à l'intérieur de son ventre. Comme elle avait pu avoir envie d'étrangler cette fille, pendant des semaines. Et dire qu'elle ne comprenait même pas pourquoi, à l'époque. Qu'est-ce qu'on est aveugle quand on est amoureux. Etait-ce la raison pour laquelle Abygail se permettait de l'agresser de la sorte ; elle ne voyait pas à quel point c'était irrespectueux ? Bah, au vu de sa réputation, il y avait fort à parier qu'elle savait très bien ce qu'elle faisait et qu'elle était tout simplement tarée.


« Dis moi, ça ne te dérange pas trop de passer après une autre ? Il va falloir bien assurer pour ne pas couler. »


Enora manqua s'étouffer. Non mais, quel âge elle avait exactement pour lui lancer des remarques de ce genre ? C'était d'un tel ridicule qu'elle ne s'y était absolument pas attendue et que son visage trahit sa stupéfaction. Elle se demanda comment cette fille avait pu être si proche d'Onisim pendant tout ce temps. La seule réputation qu'elle connaissait à la petite Eclair n'avait rien de glorieux et rien qui puisse en tout cas intéresser le Vassilev, tel qu'elle le connaissait. Mais bon, s'il y avait une personne sur cette planète pour savoir qu'une réputation dit beaucoup de choses sans rien savoir, c'était bien la fille Barjow.


Exclue cette question de la petitesse de la remarque et celle de ce qu'Onisim avait pu trouver à cette adolescente dérangée, restait l'effet que ces paroles eurent sur leur destinataire. Passé le premier moment de surprise mêlée d'une légère indignation, Enora fronça les sourcils, mauvaise. De quel droit elle se permettait de lui parler comme ça, de se comporter comme ça. Elle voulait la provoquer ? Parfait. Elle était au dessus de ça, elle n'allait vraiment pas avoir peur de cette gamine jalouse de n'avoir su garder ni le cœur ni le corps de l'homme qu'elles aimaient toutes les deux. « T'en fais pas pour moi, Droskaïa. J'ai autre chose qu'une réputation de suceuse professionnelle pour espérer le garder auprès de moi. » Après autant d'années passées auprès de Rain puis autant de mois à fréquenter Hedda Sorensen, la Flamme en avait appris un rayon en matière de mesquinerie. Si au début elle condamnait cette attitude, elle avait fini par se laisser doucement influencer, de bonne grâce, finalement. Elle devait bien admettre que c'était plutôt amusant d'utiliser ce petit ton sec en laissant un fin sourire glisser au coin de ses lèvres. Elle valait tellement mieux que ça.

« Je me maintiens très bien en surface toute seule alors garde tes conseils et fous le camp, j'ai pas de temps à perdre avec ta crise de jalousie. » ajouta-t-elle finalement en commençant à contourner son interlocutrice. Aby avait réussi, par elle ne savait trop quel stratagème, à refermer ses griffes sur Onisim. Elle ne supportait tout simplement pas de voir qu'il lui avait échappé. Et qu'il était bien mieux avec Enora qu'il n'aurait jamais pu l'être avec l'Eclair.
Bon, il y avait peut-être une (petite)(non) dose d'auto-persuasion là-dedans. Mais tant pis. C'est la Droskaïa qui était venue lui chercher des ennuis. Elle voulait se battre ? Elles pouvaient se battre. Enora n'avait jamais eu peur de ça et ce n'était pas cette petite blondasse jalouse qui allait lui faire remettre ses principes en question. Mais c'était tout simplement ridicule, dans ces circonstances. Ca ne mènerait nulle part : la fille Barjow n'avait aucune compte à rendre à personne, et encore moins à cette fille qui s'était retrouvée par chance ou par malchance entre Onisim et elle au moment le moins propice possible.

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Statut du sang : Sang PurMessages : 793Date d'inscription : 12/04/2014Localisation : Cherche à se sentir libre encore et encore, au dépend de sa sécurité
Ҩ Re: That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora Ҩ Sam 16 Avr - 11:54


That anger was all I had. What would I be without it?
Enora ∇ Abygail

C'était puéril, stupide, immature et tellement d'autres adjectifs encore, que d'agir ainsi. En effet, aller droit vers Enora et chercher à la provoquer parce qu'il l'avait choisi elle, c'était digne d'une fillette de dix ans, et encore… Mais bon, la reine noire n'en avait cure, elle agissait toujours sur le moment, toujours précipitamment et toujours de manière irréfléchie. De ce fait, autant dire qu'elle n'avait pas pensé à deux fois à ce qui allait se passer en allant voir Enora. Mais bon, que lui importait, sa réputation n'était plus à faire et tout le monde savait comment la jeune Droskaïa était. Et plus encore, des rumeurs avaient circulé sur Onisim et Abygail, alors peut-être que son comportement puéril pouvait être compréhensible. Elle n'aimait pas être la dernière roue du carrosse, elle avait besoin d'être au premier plan, encore et encore, pour pouvoir briller comme elle le désirait et pour pouvoir se sentir libre. Certes, maintenant elle était libre de sa relation avec Onisim, mais était-ce seulement ce qu'elle avait voulu ? Non… Bien sûr que non, car avec Onisim elle s'était toujours sentie bien, comprise et respectée, et elle lui avait rendu tout cela. Il fallait bien avouer que même si cela n'avait pas été de l'amour, il y avait bien eu quelque chose, et s'en voir soudainement dépossédée par cette Barjow, ça la mettait hors d'elle. Surtout qu'il n'y avait pas eu de phases de transition, elle s'était soudainement vue dépossédée de Onisim, comme s'il avait toujours été à Enora et même si c'était le cas, elle n'arrivait pas à l'admettre. Elle ne pouvait pas admettre possible qu'il ait pu appartenir à Enora lorsque Onisim et elle se partageaient leur corps. Non… Elle n'arrivait pas voir la chose possible et de ce fait, elle était en colère. Pas contre Onisim, jamais elle ne pourrait être en colère contre lui, enfin… jamais longtemps. Mais contre Enora et à cet instant elle aurait bien voulu lui refaire le portrait. Ce qu’elle ne fit pas, bien entendu, après tout, il y avait des élèves tout autour et elle ne voulait pas qu’on rajoute à sa réputation celle d’une fille qui cherche à envoyer une autre à l’infirmerie, et ce, même si ça lui était déjà arrivée. Quoi qu’il en soit, au lieu de chercher de lui refaire le portrait pour pas que Onisim la reconnaisse et l’embrasse, elle décida plutôt de la chercher. Lui demandant si ça la dérangeait de passer après une autre dans les bras d’Onisim et plus encore, Abygail vient à conseiller à Enora à assurer si elle voulait le garder. C’était mesquin. C’était gratuit. C’était Aby…

« T'en fais pas pour moi, Droskaïa. J'ai autre chose qu'une réputation de suceuse professionnelle pour espérer le garder auprès de moi. » Celle là, Abygail aurait dû attendre à la recevoir. Après tout, des rumeurs à ce sujet avaient pas mal fusées à un moment, mais bon, comme toutes les rumeurs elle les laissait couler, car après tout, elle aimait bien qu’on parle d’elle. Mais le fait que la Barjow utilisait cette réputation là la mettait hors d’elle. Surtout que ce n’était pas comme si Enora avait une réputation de blanche colombe. Elle aussi était tombée dans certains bras et si ces bras étaient moins nombreux que pour Abygail, il n’en demeurait pas moins, qu’Enora était aussi blanche qu’une brebis qui se roule dans la boue. Et Abygail comptait bien la faire tomber encore une fois dans la boue par ses propos, mais elle n’eut pas le temps, car son interlocutrice chercha à la contourner en disant  « Je me maintiens très bien en surface toute seule alors garde tes conseils et fous le camp, j'ai pas de temps à perdre avec ta crise de jalousie. » C’était les propos à ne pas dire, surtout après ce qu’elle venait de lui sortir. Elle lui faisait une mesquinerie et après elle comptait partir comme si de rien était, il en était pas question. De ce fait, Abygail l’empêcha de la contourner, lui bloquant ainsi le passage comme elle l’avait si bien fait tantôt. « Tu sais Barjow, j’ai peut-être une réputation de suceuse professionnelle, mais… Essayer d’arriver à la cheville d’une pro de la fellation ça risque d’être vraiment très compliqué, car Onisim avait l’air de particulièrement apprécier. » Encore une fois, la mesquinerie était de sortie, mais il fallait bien avouer que c’était ainsi que Abygail était lorsque quelque chose lui déplaisait. Elle avait la langue particulièrement déliée et elle n’hésitait pas à le dire lorsque quelque chose la mettait hors d’elle. Enfin… Elle ne le disait pas clairement, bien évidemment, ce serait trop facile, elle se mettait juste à chercher la petite bête pour énerver une autre personne qu’elle et ainsi pouvoir continuer sur les choses plus sérieuses. Car oui, ce n’était pas drôle de commencer de suite en hurlant, il fallait monter en crescendo et Abygail attendait impatiemment que Enora vienne à prendre la mouche, car ainsi Abygail pourrait encore mieux l’écraser.
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Statut du sang : PurMessages : 474Date d'inscription : 02/11/2014Localisation : Durmstrang
Ҩ Re: That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora Ҩ Dim 17 Avr - 1:09

Elle n'avait même pas fait deux pas pour contourner Abygail que cette dernière se trouvait à nouveau devant elle, droite comme un i, déterminée à ne pas la laisser s'échapper. Mais est-ce qu'il était question d'une échappatoire ? Enora n'avait pas peur de la Droskaïa. Elle n'avait aucune raison de vouloir s'enfuir ; elle n'avait rien à se reprocher. Mais cette situation l'exaspérait déjà. Il ne ressortirait rien de bon d'une confrontation pareille. Ca ne menait nulle part, ça allait juste faire un peu plus mal à l'Eclair. Est-ce qu'elle s'en rendait compte ? Ce n'était pas les affaires d'Enora. Elle n'avait pas mis un couteau sous la gorge d'Onisim pour qu'il la choisisse ; d'ailleurs elle n'avait même jamais pensé qu'il était question d'un choix. Elle avait tout simplement refusé de considérer la blonde comme un élément à prendre en compte dans son histoire avec le Vassilev. Elle n'avait pas voulu en entendre parler. C'était sûrement choisir la facilité ; visiblement, ça ne pouvait pas durer plus longtemps. « Tu sais Barjow, j’ai peut-être une réputation de suceuse professionnelle, mais… Essayer d’arriver à la cheville d’une pro de la fellation ça risque d’être vraiment très compliqué, car Onisim avait l’air de particulièrement apprécier. » La Flamme s'immobilisa, renonçant à trouver une autre façon de contourner son interlocutrice, sur laquelle elle posa un regard chargé d'une colère toute neuve. Pour qui est-ce qu'elle se prenait, exactement ? Où est-ce qu'elle voulait en venir ? Peu importe. Elle ne voulait pas le savoir, elle voulait juste qu'elle disparaisse. Enora n'en avait pas grand chose à foutre, de la douleur de la petite blonde. Elle avait bien assez à faire avec ses propres blessures et ses propres tourments, avec ses préoccupations, avec le mal qu'elle avait déjà fait, celui qu'elle voulait éviter par la suite. Il y a des gens qu'elle aurait voulu éviter de blesser, oui. Des gens qui comptaient. Darcy en faisait partie. Pas Aby.
« Pas assez pour vouloir rester auprès de toi, pourtant. » siffla-t-elle, mauvaise à l'excès. La Droskaïa venait d'entamer une bataille qu'elle ne pourrait pas gagner. Elle allait juste se casser les dents et elle ne pourrait s'en prendre qu'à elle-même. « S'il en a choisi une autre finalement, ça doit bien être pour une raison ; remets en question tes précieux talents. » Onisim était avec elle parce qu'il l'aimait. Parce qu'il la connaissait par coeur et qu'il l'acceptait comme elle était, pour qui elle était, dans son intégralité. Il l'aimait parce qu'elle le comprenait et qu'elle savait recevoir ce qu'il avait à donner ; parce qu'elle savait lui montrer qu'il n'était pas le monstre qu'il croyait, parce qu'elle lui transmettait un peu de son espoir, et qu'elle lui montrait qu'ensemble, ils arracheraient leur bonheur à ce monde qui s'acharnait à mettre des obstacles en travers de leur route. Peut-être que c'était un peu trop idéaliste, peut-être qu'elle verrait les choses d'une autre façon, avec le temps. Mais en attendant, elle ne respirait jamais aussi bien que quand il était près d'elle. Elle ne se sentait jamais aussi vivante que lorsqu'elle était près de lui. Et elle prenait le parti de croire que ce n'était pas les pipes de Droskaïa juniore qui allaient y changer quoi que ce soit.
Prétendre que l'idée que cette blondasse ait posé ses mains (entre autres) sur Onisim ne la mettait pas hors d'elle serait pourtant cruellement faux. Elle se sentait au dessus de ça, elle aurait voulu pouvoir hausser les épaules et ignorer la pauvre petite Eclair. Mais elle n'avait même plus envie de passer outre. Abygail voulait la guerre, et elle allait la trouver. Ce serait elle qui le regretterait le plus, au final. Enora n'avait jamais été le genre à ignorer les provocations, à se laisser marcher dessus. Cette fois, on s'en prenait à ce qui lui permettait de se reconstruire un peu plus sûrement. Elle allait enfin mieux. Il était hors de question qu'Enora laisse qui que ce soit le lui reprocher. « Franchement, non, ça me dérange pas trop de passer après une autre. Je préfère être celle qui arrive après, tu vois, au moins c'est pas moi qui me retrouve toute seule et réduite à clamer mes exploits sexuels pour obtenir un peu d'attention. ». Elle avait presque craché ces derniers mots, pleine de mépris qu'elle était. Presque de dégoût. En fait ça la rendait malade qu'Abygail se sente en droit de venir la provoquer ; comme si elle venait réclamer justice, alors qu'Onisim, et plus encore Enora, ne lui devaient rien du tout. La jeune Barjow concevait que l'Ombre ait connu quelqu'un d'autre, avant elle ; il n'était d'ailleurs pas la première personne dont elle soit jamais tombée amoureuse. Elle avait plus de mal avec l'idée de devoir rendre des comptes et se justifier auprès des coeurs brisés que son petit-ami laissait derrière lui.

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Ҩ Re: That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora Ҩ Ven 17 Juin - 21:00


That anger was all I had. What would I be without it?
Enora ∇ Abygail

« Pas assez pour vouloir rester auprès de toi, pourtant. » C'était gratuit et blessant, exactement le même ton que celui que tu avais utilisé tantôt, et pourtant, même si au fond tu savais que c'était tout à fait justifié qu'elle réagisse ainsi, tu ne pu t'empêcher de voir ta rancœur grossir à vu d'œil. Tu lui en voulais pour quelque chose qui n'était pas vraiment de son fait, surtout que tu l'avais toujours su que Onisim n'était pas à toi. Tout comme tu n'étais pas à lui, pas vraiment. Vous aviez passé de bons moments ensemble, mais cela ne voulait pas dire que ces moments devaient forcément se transformer en une éternité. Non bien sur que non … Mais malgré tout, le fait d'avoir été rejeté quelque peu du jour au lendemain ça t'avait fait un choque. Toi qui avait plus l'habitude de repousser les autres, voilà que tu étais restée sur le carreau tout en tombant des nus en le voyant main dans la main avec Barjow. Autant dire que tu avais eu besoin d'un petit moment de pause avant de comprendre ce qu'il se passait véritablement : ils étaient ensemble et toi… Toi tu étais la dernière roue du carrosse. Et c'était pour quelque peu te venger d'avoir été aussi surprise que tu avais commencé à t'en prendre à cette Flamme. Pourtant, ce n'était pas comme si tu lui en voulais vraiment. Enfin si, tu lui en voulais, mais pas comme une ex laissée pour compte qui a le cœur brisé et qui veut récupérer celui qui est désormais avec une autre. Non tu ne lui en voulais pas comme ça, mais plutôt, comme la fille qui se voit privé d'un excellent ami et accessoirement d'un excellent coup… Enfin, ça n'allait pas t'empêcher de le revoir, mais malgré tout, ce ne serait plus pareil. Cela ne pourrait plus être pareil, car il y avait cette Barjow et que de ce fait, tu ne pourrais que avoir des bâtons dans les roues. C'est pour ça que tu lui en voulais. Puéril, certes, mais qui avait dit que tu étais mature tout le temps ? A dire vrai, qui avait dit que tu étais mature tout court ? « S'il en a choisi une autre finalement, ça doit bien être pour une raison ; remets en question tes précieux talents. » Enfin, ce qui était plaisant c'était de voir que tu n'étais pas la seule immature, car Barjow s'était également mis à une basse hauteur pour te faire regretter d'avoir voulu la chercher. Tu lui envoyais une pique et elle t'en envoyait une autre. Elle qui avait dit ne pas avoir de temps, tout en se donnant l'air supérieur, voilà qu'elle s'abaissait énormément. Et d'une certaine manière cela te faisait tout particulièrement plaisir.

« Franchement, non, ça me dérange pas trop de passer après une autre. Je préfère être celle qui arrive après, tu vois, au moins c'est pas moi qui me retrouve toute seule et réduite à clamer mes exploits sexuels pour obtenir un peu d'attention. » Mépris ton nom est Enora Barjow. En effet, la Flamme était pleine de mépris et cela se sentait dans les tréfonds de sa voix, ainsi que dans son regard qui semblait être des plus noirs. Mais ce n'était certainement pas cela qui allait te traumatiser plus que cela. Le mépris, la froideur, la noirceur tu ne connaissais que trop bien et ce n'était certainement pas cela qui allait t'intimider. Au contraire, cela semblait te remettre d'aplomb. Comme quoi, il te fallait une prise de tête pour retrouver la forme, ironique, non ? En même temps, tu es Abygail Droksaïa, alors forcément la logique n'est pas la même pour toi. Tu fais d'ailleurs toujours tout le contraire de la logique, comme si tu ne voulais pas être prévisible. Enfin… C'est avec un sourire en coin que tu viens à lui rétorquer sur le même ton. « Ai-je dis à un moment que j'étais seule Barjow ? La seule chose que je voulais te faire remarquer c'est que tu auras beau faire tout ce que tu veux, tu ne le comprendras jamais complètement. Et tu sais pourquoi ? Tu penses que tout le monde est beau, mignon, et qu'il l'est également. Or c'est sa petite part d'ombre qui fait de Onisim ce qu'il est. Alors dis-moi, vas-tu le détruire en voulant le formé à ton image ? Ou alors vas-tu enfin avoir la présence d'esprit de te stopper avant qu'il ne disparaisse à tout jamais face à ta stupidité ? » Tu n'avais pas particulièrement réfléchis à la question, les mots s'étaient déversés de tes lèvres sans que tu ai le temps de les poser vraiment, mais au final tu les pensais tous. Car oui, tu avais déjà pu voir comment pouvais être Enora de loin, cherchant toujours à faire ressortir le bon chez les gens, voulant voir le côté positif et plus encore, désirant quelque peu transformé Onisim en l'imaginant beaucoup moins sombre qu'il ne l'était en vérité. Or tu savais à quel point il pouvait être sombre. Tu savais que des Ombres c'était certainement l'un de ceux qui pouvait faire le plus froid dans le dos lorsqu'il s'y mettait. D'ailleurs, c'était pour cela que Théodore et lui étaient vus avec une certaine frayeur dans le château, car tous savaient qu'ils étaient sans pitiés. Alors de ce fait, tu imaginais tellement bien Enora penser que ce n'était que mensonge, que c'était Théodore l'investigateur de toutes ces idées, mais toi tu savais que c'était faux et que des deux aucun n'était plus sombre que l'autre. Car ils étaient tous deux le néant d'où disparaissait toute lumière. Et pourtant tu l'appréciais Onisim, tu l'appréciais énormément tel qu'il était, car c'était lui tout simplement, et que pour un moment à ses côtés tu couperais tes ailes. D'ailleurs, cela faisait longtemps que tu les avais abandonnées. Toi l'ange déchu, tu aspirais vers le néant, tandis que Enora essayait à peine perdu de transformer le néant en comète, plus brillante que le soleil. Et de ce fait, tu sentais que quelque chose ne pouvait pas coller, car qu'est-ce qui se passerait si Onisim changeait ainsi ? Il disparaîtrait complètement, et alors qu'en sera-t-il de celui qu'Enora aimait actuellement ? Il ne serait plus. Alors tu la cherchais pour bien lui montrer que son raisonnement était faux et que ce n'était pas tant par jalousie que tu la cherchais ainsi, mais plus par crainte de le perdre complètement.
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Ҩ Re: That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora Ҩ Jeu 14 Juil - 23:37

Enora était exaspérée. En colère et méprisante, oui, mais aussi exaspérée. Cet épisode ne pouvait que trop bien lui rappeler le petit incident survenu dans la bibliothèque il y a quelques mois, alors qu'elle sortait encore avec Darcy Rookwood et que la nouvelle petite-amie de ce dernier, Priska, était venue lui taper un scandale devant tout le monde. Est-ce qu'on allait la laisser sortir avec qui elle voulait sans venir lui réclamer des comptes ? Elle faisait ce qu'elle voulait. Et ce n'était très clairement pas sa faute si les garçons avec qui elle était avaient évincé plusieurs prétendantes avant elle. Pas de bol chérie, mais t'as loupé ta chance, c'est trop tard maintenant. Elle n'avait aucun compte à rendre à personne, que ce soit Priska ou Abygail, et ce serait bien qu'elles se rentrent ça dans le crâne. Elle n'était pas allée taper dans les chevilles de Willow quand Nikolaï l'avait quittée. Et pourtant, elle avait à peine quinze ans à l'époque, ça aurait été de son âge. Ce n'était clairement plus le cas aujourd'hui ; comme quoi, certains grandissent plus vite que d'autres. Aujourd'hui elle avait dix-huit ans et elle avait autre chose à faire que piquer des crises de jalousies sans queue ni tête. Elle apprécierait vraiment que les pimbêches de cette école en fassent autant.
Il était en tout cas hors de question qu'elle se laisse marcher sur les pieds et, pire, qu'elle signale à Onisim ce comportement ridicule pour qu'il règle ses problèmes avec son … ex ? Elle ne savait même pas trop ce qu'il en était. Quoi qu'il en soit, elle était parfaitement capable de se débrouiller toute seule, et assez lucide pour savoir que cette gosse n'avait pas son mot à dire. Peut-être que c'était se rabaisser à son niveau, mais si c'est ce qu'il fallait pour avoir la paix une bonne fois pour toutes, alors qu'il en soit ainsi. De toute évidence, il était grand temps que quelqu'un rappelle à cette gamine quelle était sa place.


Encore, si elle ne se bornait pas à adopter cette attitude suffisante, ce sourire en coin, cet air supérieur, Enora serait sans doute plus apte à faire preuve de compréhension. Elle était loin d'en être dépourvue, mais elle n'était pas un distributeur automatique d'empathie. Et elle avait un peu de mal à se montrer empathique auprès des filles qui venaient l'agresser. Qui la narguaient ostensiblement, qui prétendaient sans détour connaître mieux son petit-ami qu'elle, qui se pensaient plus légitimes, plus aptes à... à quoi ? Le rendre un peu heureux ? C'est une notion qui semblait étrangère à beaucoup de gens, dans cette école, pourtant.
Et à elle ? Elle, est-ce qu'elle savait ce que c'était ? Peut-être, oui. Elle l'avait été, à un moment. Ca lui semblait loin, mais ça avait été réel. Est-ce que c'était naïf, de croire que ce qui appartenait à son passé pouvait aussi teinter son futur ?


Enora hésitait. Elle avait le choix entre deux positions, là, tout de suite. La première : elle lâchait l'affaire. Elle suivait l'image de la pauvre petite fille pure et innocente que lui collait Abygail. Après tout, c'était à peu près l'image qu'elle s'était elle-même construite. Elle était populaire, elle était souriante. Rien, strictement rien dans ce qu'elle renvoyait ne laissait entrevoir l'enfant qui avait grandi dans l'Allée des Embrumes. C'était sa deuxième possibilité : exploser de rire, devant cette gamine qui la pensait naïve et bienfaisante. Devant cette fille qui la jugeait sans avoir la moindre idée de qui elle était.
Qui elle était, le savait-elle elle-même ? Elle grinça des dents, intérieurement encore plus exaspérée. Sa petite crise existentielle n'avait pas franchement été invitée à la fête. Ca faisait longtemps qu'elle ne savait plus trop, qu'elle ne distinguait plus, qu'elle se laissait oublier, berner par son propre manège et par ses propres faux-semblants. Personne n'avait jamais été capable de l'accepter avec ses blessures et ses cauchemars. Alors évidemment, elle avait fini par ne plus s'accepter elle-même et par cacher tout ça derrière son sourire et sa popularité. Comment reprocher à Abygail de croire en cette façade, alors qu'elle-même ne demandait qu'à disparaître derrière ?


Autour d'elles, les élèves ne semblaient pas se lasser. A croire que dans ce coin du monde on était aussi friand de ragots que plus à l'Ouest. Bande de pauvres petits cons. Les rumeurs, les ragots, les racontars. Ca bousille une vie. Est-ce qu'ils le savaient, est-ce que c'est ce qu'ils cherchaient ? Charognards. Ils voulaient du spectacle ? Elle allait leur en donner.


« Alors c'est ça, ton problème, Droskaïa ? » elle souriait. Riait, même, d'un air si naturel. C'est vrai que c'était drôle, à bien y réfléchir. Elle, Enora Barjow, qui voyait le bien partout, qui imaginait que le monde était un endroit merveilleux avec des hippogriffes arc-en-ciel ? Pour ceux qui la connaissaient vraiment, c'était une image affreusement comique. « Je suis pas assez dark* à ton goût ? » (*en anglais dans le texte) Elle se faisait rire elle-même, finalement, elle devenait presque hystérique. « T'as peur que je transforme Onisim en papillon, c'est ça ? T'as peur qu'il soit pas assez grand pour se protéger de ma terrible influence fleurie et pailletée ? » Elle n'était pas trop sûre de sa formulation. En fait elle n'avait pas trop l'habitude de s'énerver en Bulgare, mais ça ferait l'affaire. « Après tout c'est bien connu que nous les anglais on a bien pris le temps de ramasser notre innocence toute brillante et notre inébranlable foi en l'humanité parmi les décombres de Poudlard avant de débarquer chez vous, et qu'on va vous contaminer avec notre joie de vivre virale. » Elle avait presque envie de chialer, mais c'était bien planqué derrière son sourire vaguement carnassier. Son ton n'avait plus rien d'amusé, elle était agressive. « Je sais pas pour qui tu te prends, miss darkness*, pour venir me faire la leçon sur qui je suis et qui j'ai besoin d'être pour sortir avec mon mec, mais t'as pas ton mot à dire. Tu me connais pas, alors ferme-la et reste à ta place. » La guerre, finalement, n'avait pourtant été que l'une des catastrophes qui avaient fracassé son existence. Elle avait été persécutée à cause des rumeurs sur sa famille pendant toute sa scolarité. Elle avait vu son père ivre tuer sa mère à coups de poings. Elle avait enterré la plupart de ses amis. Dans les grandes lignes. Aby n'en savait pas grand chose. Evidemment. « Mais fais gaffe, tu devrais pas trop t'approcher de moi hein, je risquerais de te cracher des papillons à la gueule. »

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Ҩ Re: That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora Ҩ Jeu 15 Sep - 15:08


That anger was all I had. What would I be without it?
Enora ∇ Abygail

Il est vrai que tu n'aurais peut-être pas dû faire des fabulations sur qui était Enora et sur le fait qu'elle pourrait transformer Onisim avec ses mots mielleux, car tu ne la connaissais absolument pas. Et plus encore, tu ignorais tout de ce qu'elle avait vécu, ayant presque même oublié qu'elle avait vécu la guerre à Poudlard. Oui… Tu avais oublié ce petit détail qui faisait qu'elle avait du subir bien plus que ce que tu ne semblais dire dans tes propos. A tes yeux, tout était rose pour elle, alors qu'au fond… Qu'en savais-tu ? Mais le problème était le suivant, tu ne regardais pas son passé, tu regardais celle qui était devant toi et plus que tout… Celle que tu avais observée, et elle était toujours là à voir le positif, à être adorable et serviable. Certes, ce n'était pas un crime, mais de ce fait, à tes yeux elle était mal assortie à Onisim qui ne devrait pas être changé, car à tes yeux, il était bien comme il était à cet instant. Enfin… En tout cas, tu avais parlé bien plus vite que tu n'avais réfléchi et au vu du visage d'Enora, cette dernière n'appréciait pas spécialement tes propos. Tout du moins c'était ce que son visage semblait dire, jusqu'à ce qu'elle se mette à parler et ricaner en même temps « Alors c'est ça, ton problème, Droskaïa ? Je suis pas assez dark* à ton goût ?  T'as peur que je transforme Onisim en papillon, c'est ça ? T'as peur qu'il soit pas assez grand pour se protéger de ma terrible influence fleurie et pailletée ? » Tu n'avais pas vraiment sous entendu ça, tu avais juste dit qu'elle semblait vouloir le changer, car elle ne connaissait peut-être pas assez le côté sombre d'Onisim. Qu'il se transforme en papillon n'était pas un problème, car tout le monde évolu un jour ou l'autre, tant qu'il ne se séparait pas totalement de sa personnalité. « Après tout c'est bien connu que nous les anglais on a bien pris le temps de ramasser notre innocence toute brillante et notre inébranlable foi en l'humanité parmi les décombres de Poudlard avant de débarquer chez vous, et qu'on va vous contaminer avec notre joie de vivre virale. » Agressive. Voilà ce qu'Enora était devenue, passant d'un rire vaguement amusé, à de l'agressivité pure et dure, mais ce n'était certainement pas cela qui allait te faire frissonner. Tu avais une acromentule en sœur après tout… Et un glaçon en mère, donc autant dire qu'une Enora agressive ne te faisait ni chaud ni froid. Au contraire, ça t'amusait tout simplement. « Je sais pas pour qui tu te prends, miss darkness*, pour venir me faire la leçon sur qui je suis et qui j'ai besoin d'être pour sortir avec mon mec, mais t'as pas ton mot à dire. Tu me connais pas, alors ferme-la et reste à ta place. »

Enora pensait vraiment que dire à une Droskaïa de rester à sa place et de la fermer allait marcher ? En tout cas, si tu ne la connaissais pas, elle ne te connaissait pas non plus et c'était plutôt le genre de propos à te faire sortir de tes gonds, plutôt qu'à te faire faire toute petite. « Mais fais gaffe, tu devrais pas trop t'approcher de moi hein, je risquerais de te cracher des papillons à la gueule. » Au lieu de rester à ta place, et plus encore au lieu d'éviter de t'approcher, tu fis tout le contraire. Avançant d'un pas, plus de distance véritable ne vous séparaient vraiment Enora et toi, mais tu n'en avais cure. Les yeux plongés dans les siens, tu la fixais juste, deux petites secondes d'attentes et tu te mis à parler. Non pas avec agressivité, comme elle l'avait fait tantôt, mais avec ce froid implacable que Irina avait l'habitude d'utiliser. Le froid peut faire beaucoup plus de mal qu'un sang chaud et cela, tu avais pu le constater au fur et à mesure des années qui s'étaient écoulées. Car personne n'avait jamais réussi à t'atteindre autant que Irina avec sa prison de glace autour de son cœur. Alors si Enora pensait te toucher avec ses propos emprunts d'une méchanceté maladroite et trop prononcée, elle avait tort. « Tu penses vraiment que je vais écouter menaces et ordres, de ta part ? Est-ce ainsi que vous êtes chez les Barjow ? A menacer en utilisant un sang chaud que vous ne maîtrisez pas et si jamais une personne venait à ne pas suivre les ordres dictés, la frapper jusqu’à ce que mort s’en suive ? » Tu n’avais aucune info sur elle et sur sa famille, cette idée tu te l’étais forgée en voyant sa manière de réagir et tu en avais rajouté. Et tu ne savais pas trop pourquoi, mais tu sentais que tes propos allaient faire mouche. Après tout, toi la première tu détestais qu’on s’en prenne à ta famille, or c’est ce que tu venais de faire en inventant des choses en fonction de sa manière d’agir… Secouant la tête, tu poursuivis. « Non je ne te connais pas Enora et je n’ai jamais eu la prétention de le faire. Je sais juste une chose, je connais Onisim, et il ne restera pas bien longtemps en place dans la petite cage que tu lui as construite. Un jour ou l’autre, il va s’en échapper et tu vas te rendre compte des dégâts qu’il peut causer. Et alors tu te sentiras bien con d’avoir voulu le brider ainsi. »
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Ҩ Re: That anger was all I had. What would I be without it ? ∇ Enora Ҩ Jeu 24 Nov - 21:23

Enora perdait patience. Elle avait envie de hurler, elle avait envie de pleurer. S'accrochant à la première pour faire disparaître la deuxième, elle devenait clairement agressive, parce qu'elle refusait de se montrer vulnérable, de dévoiler la sombre lassitude qui lui tombait sur les épaules comme le plus lourd des fardeaux. Aby ne comprenait rien. Elle avait beau répondre avec un calme olympien que la Barjow prenait pour de la condescendance, elle n'était pas plus lucide que l'était Enora. Au contraire, l'Eclair était complètement à côté de la plaque mais il n'y a rien qui, sorti de la bouche d'Enora, puisse le lui faire comprendre. La blonde était beaucoup trop persuadée d'avoir raison, beaucoup trop bornée et surtout, beaucoup trop blessée pour voir la vérité en face.
Qu'elle soit aveugle, c'était une chose. Qu'elle profite de cet aveuglement pour déblatérer un ramassis de conneries au sujet de sa famille qu'elle ne connaissait ni de Merlin ni de Morgane, c'en était une autre. Elle avait à peine fini de parler qu'Enora lui coupa la parole, les dents serrées pour s'empêcher de crier et ramener autour d'elles encore plus de spectateurs, alors même que l'attroupement se désagrégeait enfin progressivement. « Ta gueule Droskaïa, ta gueule, tu sais pas de quoi tu parles. » Sa voix ressemblait à un grondement, comme si, en Gryffondor qu'elle était, elle retenait le rugissement coincé au fond de sa gorge. Son sang bouillait dans ses veines, elle avait l'impression d'être au bord de l'explosion. Ses poings étaient serrés pour empêcher ses mains de trembler. Enora n'en avait pas grand chose à faire, qu'on parle mal de sa famille ; elle était la première à considérer son père comme la pire des raclures de la Terre. Ce qu'elle ne supportait pas c'est qu'on la compare à lui et pire, qu'on la pense semblable à lui. Sinon, Abygail pouvait baver tant qu'elle voulait sur le nom des Barjow, ça ne l'atteignait pas beaucoup. Elle n'avait plus vraiment de famille. « Quand bien même t'aurais raison, quand bien même il y aurait une cage, garde quand même à l'esprit que c'est lui qui est venu s'y installer et que moi je l'ai forcé à rien. S'il pensait être plus heureux avec toi qu'avec moi, c'est avec toi qu'il serait aujourd'hui. Mais il est avec moi, et ta douleur on en a pas grand chose à battre, alors pour la dernière fois, va chialer plus loin. » Toujours pas de cri ; plutôt une sècheresse sans pareil, une agressivité palpable, mais plus contenue qu'un peu plus tôt. Non, elle n'allait pas la frapper. Elle était au-dessus de ça, et elle pouvait faire bien plus mal avec des mots. « Tu penses que tu le connais ? Raccroche-toi à ça si ça peut te rassurer, mais fais-toi une raison Droskaïa : c'est terminé, et si pour lui ça avait été plus que trois coups de reins et une bonne pipe, il t'aurait pas lâchée comme ça. »

Enora regardait son interlocutrice droit dans les yeux, elle avait même desserré les poings. Ce n'avait pas été son objectif, de blesser la blonde, au début. Mais Abygail dépassait les bornes. Elle ne se rendait pas compte de ce qu'elle disait, pas compte non plus qu'elle n'était pas en droit de venir régler ses comptes avec Onisim sur son dos à elle, comme si elle en était responsable. Il n'y avait pas de cage, pas de chaîne, pas de blanche colombe. Enora n'était pas une gentille petite fille fragile qui voulait transformer le crapaud Onisim en beau prince charmant -et contre son gré à lui, qui plus est. C'était pas un conte de fée, leur histoire, c'était juste un putain de sursis dans une existence bardée de barbelés. La jeune Barjow pouvait entendre la douleur de l'Eclair, mais elle n'allait pas pour autant accepter de porter sur son dos toute la culpabilité du monde. C'était déjà assez compliqué pour ça de traîner son propre passé et d'assumer ses propres actes ; il était hors de question qu'elle paye pour les amours déçues de celui avec qui elle réussissait enfin à construire un peu de bien-être et de sécurité.

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