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 oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III)

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III) Ҩ Mar 15 Mar - 18:05

alyx & danslav

« Get these left handed lovers out of your way
They look hopeful but you, you should not stay »


Il courrait, s'enfuyant aussi loin qu'il le pouvait, aussi loin que ses jambes pouvaient le porter. S'il le pouvait, il voudrait s'envoler, partir à l'autre bout du monde pour ne plus ressentir cette peine, ne plus revoir ces images de mort qui avait hanté son esprit durant toute la soirée. Il ne pouvait pas le croire, ne voulait pas l'accepter. Tout était faux, rien n'avait existé. Il était happé de doutes, croyant encore que ce n'était qu'un subterfuge, la Dolohov aimait trop jouer et elle haïssait Alyx. Peut-être que rien de tout ceci n'était vrai, peut-être qu'elle essayait de les séparer pour simplement voir leur bonheur s'écrouler. Il ne pouvait que se raccrocher à cette pensée, rejetant l'idée même qu'elle l'ait berné et se soit joué de lui. Il l'aimait. De tout son coeur et toute son âme. Il ne le lui avait jamais dit parce que ça semblait évident et qu'il n'était pas doué avec les mots. Avant elle, il n'avait jamais pu s'exercer. Avant elle, il n'y avait eu personne d'autre. Elle était la seule et l'unique, destinée à être sienne jusqu'à son dernier souffle. Condamné désormais à n'aimer qu'elle et revoir son visage à chaque fois qu'il fermait les paupières. Elle l'avait envouté, avait su faire sortir le meilleur en lui. Elle ne pouvait pas être ce monstre qu'il avait vu dans la pensine. Elle ne pouvait pas être cette Lilith, cette femme au visage fermé et aux prunelles attirées par le sang.

Elle ne pouvait pas être la meurtrière de sa soeur.

Il l'aimait trop. Beaucoup trop. Il n'avait jamais su aimer, n'avait jamais ressenti cette émotion avant de poser les yeux sur elle. Mais maintenant qu'il la ressentait, il se rendait compte que ce n'était pas feinté ; c'était vrai et ce sentiment circulait dans absolument tout son corps. Chaque fois qu'il voyait Alyx, il sentait son corps appeler le sien, chacune de ses cellules étant indéniablement attirées par elle, chaque partie de son corps voulant être en contact avec sa peau. Il l'aimait, la voulait, la désirait. Constamment. Chaque seconde de sa vie semblait lui être destinée. Son coeur continuait de battre pour elle.

Donc il ne pouvait pas croire une seule seconde que toute cette histoire soit vraie, qu'elle l'ait trahi et menti. Il s'y refusait. Il ne pouvait pas être tombé amoureux de la personne qui avait volé la vie de Davina, c'était tout simplement impossible. Le destin ne pouvait être aussi tragique et ironique. Ce n'était que mensonges et plus fort que tout, il se raccrochait à cette idée. Pourtant, les images lui revenaient sans cesse en tête, plongé dans ce moment fatidique au côté d'Avalon quand il avait vu Alyx lancer le sort de la mort sur une fillette et Davina s'interposer entre elles. Il entendait encore le cri de Raven, horrible et larmoyant, comme si sa tête venait d'exploser. Il l'avait vu se précipiter sur sa jumelle, mais c'était déjà trop tard. Recroquevillée sur la benjamine de la famille, c'était dans cette position que les Volkovitch avait retrouvé Raven. Personne n'aurait pu savoir, personne n'aurait pu voir autant de détails. Rien n'était inventé. Malgré l'aversion qu'il lui portait, la Dolohov n'aurait jamais pris un risque aussi important en lui dévoilant son secret de mangemort si elle n'était pas sûre de faire des dégâts et d'anéantir le bonheur d'Alyx. Mais elle n'avait pas fait que ça, dans son sillage et sa vengeance, elle lui avait aussi volé le sien et il demeurait désormais seul dans ses doutes et incertitudes, se refusant de tomber dans la tristesse.

Alors il courrait. Il ne le faisait jamais, voulant toujours sauver les apparences et détestant l'idée qu'on le voit paniqué. Mais personne ne traînait dans les couloirs à cette heure-ci. Il était bien trop tard et le château dans sa totalité dormait à poing fermé. Il n'y avait pas un bruit ; silence mortuaire qui aurait pu effrayer mais qui ne faisait que le soulager un peu plus. Au moins, il n'avait pas à faire semblant. Haletant, il s'arrêta au niveau de l'infirmerie et grimaça en se souvenant de leur premier dans ce lieu insolite. Des mois qu'ils se tournaient autour, incapables de faire le premier pas vers l'autre. Et ce jour-là... Ce jour-là, tout avait changé. Elle l'évitait depuis des jours et en voulant à nouveau se passer de sa compagnie, elle s'était tordue la cheville. Il l'avait porté jusqu'au dispensaire, bien décidé à l'idée de la reconquérir. Mais elle avait gardé le silence et avait préféré fuir son regard. Est-ce que c'était parce qu'elle savait ? Est-ce que déjà elle culpabilisait et avait fait le lien entre Davina et lui ? Est-ce qu'elle avait essayé de lui dire ce jour-là mais que lui, aveuglé par ses sentiments, n'avait rien vu ? Il allait vomir. Ses questions allaient le faire devenir fou. Sortant sa baguette, il fit jaillir son patronus et laissa le loup blanc s'échapper de sa vision pour rejoindre Alyx. Il avait besoin de savoir, vivre dans cette tourmente était insupportable. Tous les souvenirs qu'ils partageaient ensemble n'avaient désormais plus qu'un goût amer dans sa bouche, tachés par les craintes et les suppositions. Il avait l'horrible impression d'avoir vécu dans un mensonge et son coeur... Son coeur ne le supportait pas. Déjà, il lui était douloureux sans avoir aucune confirmation. Alyx, pitié, ne me brise pas le coeur.

N'arrivant pas à rester immobile, Danslav continua son chemin d'un pas tout aussi rapide. Il avait l'impression que courir l'empêchait de réfléchir, de se blesser davantage. Arrivant au bout d'un couloir, il s'arrêta en remarquant une énorme porte en bois entouré de lierres et feuilles aux multitudes couleurs ; partant d'un vert forêt pour se dégrader en un rouge presque sang. Il entendait de l'eau couler, comme si une fontaine se trouvait non loin de lui. Perplexe malgré les circonstances, il laissa sa curiosité prendre le dessus et abaissa le loquet de la porte pour y rentrer. Ironie du sort ; il savait parfaitement bien où il était. Le Puit à voeux qui faisait tant parler de lui et qui n'apparaissait que très peu de fois dans l'année. La légende disait qu'en versant son sang dans le puit, les voeux se réaliseraient. Puis-je souhaiter que tout cet horrible passé n'ait jamais existé ? Puis-je souhaiter qu'Alyx ne soit pas cette tueuse sans pitié qui m'ait enlevé ma petite soeur ? Il était presque tenté de faire un voeu mais était terrifié à l'idée que rien ne se passe. Et si c"était vrai et que rien ne pouvait changer le passé ? Et si c'était faux et qu'il n'y avait rien à vouloir de plus ? Trop de questions, trop de doutes. Il s'approcha du puit et posa ses avant-bras sur les pierres froides de la source d'eau. De là où il se trouvait, il ne voyait pas le fond, simplement l'obscurité. Et le vide. Comme l'état de son âme en ce moment-même.

Il entendit des bruits de pas venir en sa direction et il leva sa baguette, suspicieux. Mais très vite une silhouette apparut sur le seuil de la salle et il rangea instinctivement son arme, bien qu'il n'aurait peut-être pas dû. Alyx observait la salle avec un intérêt mordant, le sourire aux lèvres, bien loin de se douter de l'horreur de la situation. Elle se rapprocha de lui d'un pas feutré et il se mordit la langue, voulant hurler de frustration tant il la trouvait belle en cet instant. Elle était pleine de vie et pétillante. C'était son rayon de soleil quotidien, pas un assassin. Mais il devait savoir et Merlin qu'il périrait dans la culpabilité s'il faisait fausse route et qu'il l'accusait faussement. « Pardon de te faire venir si tard... Mais je dois te parler, Lilith » fit-il dans un souffle, prudent. Il avait utilisé le prénom que la Dolohov lui avait susurré, lui assurant que c'était son vrai visage et lui promettant que dès qu'il l'aurait prononcé, il verrait le démon derrière l'ange. Elle se figea, s'arrêta dans sa marche et sembla surprise. Il voyait la panique dans le fond de ses yeux et il comprit que c'était vrai. Que tout était vrai. Il en était quasiment sûr, maintenant. Son visage se décomposa et il eut envie de hurler, de pleurer, de mourir. « Alors, c'est vrai ? » fit-il dans un murmure brisé, l'émotion le gagnant tandis que son coeur se fissurait. Chaque expiration était une torture. Il allait imploser. La fin du monde était proche.


Dernière édition par Danslav Volkovitch le Jeu 31 Mar - 22:33, édité 2 fois
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Vainqueurs

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-pur, pure CarrowMessages : 433Date d'inscription : 03/05/2015Localisation : Dans l'ombre.
Ҩ Re: oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III) Ҩ Mar 15 Mar - 22:08

I'm scared you will realize I'm just bones and questions and leave me for something solid.

Elle ne s’était pas attendue à voir apparaître le loup blanc de Danslav ce soir. Elle était déjà prête à aller s’effondrer dans les bras de Morphée, en pyjama. Mais qu’importe, elle pouvait repousser son sommeil de quelques heures si c’était pour voir celui qui hantait sans cesse ses pensées. Elle s’était contentée d’enfiler un pull, et des chaussures, avant de quitter les dortoirs, et de suivre le patronus de son petit-ami. L’anglaise se demandait bien ce qu’il lui voulait. Son cœur s’emballait déjà, rien qu’à l’idée de le voir. C’était toujours la même comédie, toujours ce même feu d’artifice qui explosait lorsqu’elle était près de lui. Jamais elle n’avait ressenti de sentiments si forts pour qui que ce soit. Tout était nouveau, et elle n’était jamais rassasiée. Elle avait irrémédiablement besoin de l’iceberg dans sa vie. Depuis qu’elle l’avait rencontré, elle avait pris une autre voie, un autre chemin. Sans qu’il n’en sache rien, il l’aidait à se reconstruire, il apaisait ses maux, refermait ses cicatrices à l’aide de l’amour qu’il lui portait. Ils ne se l’étaient pas encore dit de vive voix, tous deux particulièrement mal à l’aise lorsqu’il s’agissait de dévoiler ce qu’ils éprouvaient, mais ils s’aimaient, c’était plus qu’évident. Parfois, il n’y avait pas besoin de mots pour faire comprendre à l’autre l’amour qu’on lui portait, les gestes pouvaient suffirent. Et ça, Alyx l’avait découvert récemment, grâce à Danslav. Elle ne pensait pas qu’elle serait capable de tomber si rapidement amoureuse un jour. Ses sentiments avaient éclos si vite, sans qu’elle ne puisse les contrôler. La présence du jeune homme lui était devenue indispensable, et chaque jour, elle n’attendait qu’une chose : le voir. Ils pouvaient rester des heures à parler, de tout, de rien, des heures à profiter de la peau, de la bouche de l’autre, sans que rien ne puisse rompre leur univers. Elle vivait véritablement dans une bulle qu’ils s’étaient créés, tous les deux, et elle n’avait pas envie d’en sortir. C’était si quiet, si apaisant, et maintenant qu’elle avait découvert ce monde lointain, elle n’était plus capable de claquer la porte et de s’enfuir.
Suivant le loup blanc dans les couloirs du château, Alyx ne rencontra personne. Il faut dire qu’il était particulièrement tard, environ une heure du matin, et tous les élèves devaient être couchés à cette heure-ci. Elle-même violait le règlement, mais elle retrouvait son meneur, elle était donc toute pardonnée. Le patronus la menait dans l’aile ouest du château. Elle n’avait jamais été capable de créer un patronus pour demander à Danslav de la rejoindre. Elle y travaillait, mais son âme avait été si noire, qu’il lui était difficile, et presque impossible de réussir ce sortilège. Pressée, elle suivait le loup avec rapidité. Il la stoppa soudainement devant une porte en bois. Elle ne reconnaissait pas l’endroit. Cela faisait quelques mois qu’elle était au château maintenant, et elle était persuadée qu’elle n’était jamais venue par ici. La brunette fut légèrement surprise de trouver l’iceberg ici, et non à leur qg, comme d’ordinaire, mais n’y réfléchit pas plus que ça, et ouvrit la porte. Il était là, devant une sorte de puit. La jeune femme fronça les sourcils. La lumière était faible dans cette pièce inconnue. Bien que le puit lui disait quelque chose, certainement qu’elle en avait déjà entendu parler, elle ne savait plus quel était le but celui-ci. Un sourire apparut sur ses lèvres lorsque Danslav leva la tête vers elle. Son cœur s’affola, et elle fit quelques pas dans sa direction. « Pardon de te faire venir si tard... Mais je dois te parler, Lilith. » Ce fut comme une gifle. La concernée se stoppa. Il n’avait jamais utilisé ce prénom, comment aurait-il pu, il n’était pas censé être au courant. Doucement, elle se mit à paniquer, à essayer de comprendre ce qu’il était en train de se passer ici. Non, elle devait rêver. Comment son prénom aurait-il pu sortir des lèvres de Danslav ? Non, c’était impossible.  Impossible. Lilith n’était plus, elle n’existait plus, aujourd’hui c’était Alyx. Son cœur se serra. Qu’est-ce qu’il se passait ? Elle ne comprenait pas. Elle se mit à réfléchir à vive allure, perdant contenance. Son sourire s’était fané, et son visage se décomposait. La jeune femme se sentit piégée, incapable de répondre à l’iceberg face à elle. Il la dévisageait, silencieux. Il avait attendu sa réaction, il savait exactement ce qu’il lui disait. L’anglaise paniqua, prise de court. « Alors, c'est vrai ? » Il avait murmuré sa question, et si l’anglaise ne s’était pas trouvée à quelques pas de lui, elle ne l’aurait certainement pas entendue.

Il semblait désespéré, perdu. Alyx immobile, le fixait, muette comme une carpe. La nervosité la gagnait. Elle sentait que tout son monde commençait à s’effriter, et que fatidiquement, il allait s’écrouler, tomber en ruines. C’était la dernière chose qu’elle voulait, que tout foute le camp. Elle ne voulait rien perdre de ce qu’elle vivait en ce moment, elle ne voulait pas perdre Danslav, c’est pour cela qu’elle s’était toujours tue. Pourtant, la réalité la rattrapait plus vite que prévu. On ne lui laissait plus le choix d’avouer ses crimes, visiblement, quelqu’un l’avait fait à sa place. La jeune femme cherchait en vain qui avait bien pu raconter qui elle était au meneur. Certes, beaucoup de Poudlard se trouvait à Durmstrang aujourd’hui, mais il craignait trop la Lilith d’avant pour oser venir raconter qui elle avait été. Même si des rumeurs avaient circulé sur elle, Danslav ne les avait jamais évoquées, il l’avait toujours cru. Alors, qu’est-ce qui avait changé ? Une pièce lui manquait, une pièce essentielle pour qu’elle puisse tenter de reconstituer le puzzle, et se sortir de là. Paniquée, Alyx s’approcha de l’iceberg, qui recula d’un pas. Ce fut comme un coup de poignard. « Danslav, comment tu … » La voix tremblante, elle ne put pas terminer sa phrase, bien qu’elle se devinait toute seule. Déglutissant difficilement, tentant de calmer sa nervosité grandissante qui s’exprimait à travers ses doigts liés qui ne cessaient de bouger, elle regarda autour d’eux.
Elle ne savait pas trop ce qu’elle cherchait, une sorte d’échappatoire, quelqu’un caché quelque part qui sortirait pour lui dire « salut, c’est une blague. », n’importe quoi qui pourrait lui permettre de gagner du temps. Du temps, elle en avait eu, elle avait même était trop gourmande, trop égoïste, et aujourd’hui, on la rappelait à l’ordre. Reportant son attention sur Danslav qui la dévisageait, silencieux, elle se décida à reprendre la parole, difficilement. « Qu’est-ce qu’on t’a dit ? » Elle n’avait toujours pas le courage de se lancer dans des explications, elle voulait d’abord se faire une idée de ce que le jeune homme avait appris sur elle. Peut-être qu’il ne savait pas tout, peut-être qu’il n’était pas encore au courant du crime qu’elle avait commis ? Elle avait peu d’espoir à ce propos, mais elle craignait tellement la colère de Danslav, qu’en ce moment, elle avait la sensation de marcher sur des œufs. Malgré tout, tout au fond d’elle, elle sentait que cette discussion se finirait mal, aussi mal qu’elle l’avait tant de fois imaginé. Elle savait, elle avait toujours su que leur histoire n’était pas faite pour durer, et que tout exploserait entre eux un jour ou l’autre. Et c’était entièrement de la faute de Lilith.

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Ҩ Re: oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III) Ҩ Mer 16 Mar - 11:28

alyx & danslav

« Get these left handed lovers out of your way
They look hopeful but you, you should not stay »


Il s'accrochait fermement aux pierres froides composant le puit à souhait, sentant qu'il tomberai s'il lâchait prise. La révélation était trop grande, trop brutale, trop douloureuse. Ainsi son bonheur partit en éclats, explosant en un millier de morceaux sans qu'il ne puisse rien faire pour tenter d'arranger les choses ; il ne pouvait pas voyager dans le passé et changer le présent. Tout était terminé, tout était fini. Il voyait Alyx s'éloigner au loin, elle lui glissait des mains, s'échappant aussi vite que leur naïf félicité. Apparaissait à sa place Lilith et le malheur. Elle lui avait volé sa soeur et maintenant, elle s'en prenait à son coeur. C'était tout ce qu'il avait eu pour lui, tout ce qu'il s'était promis de protéger et désormais il était cassé, brisé à jamais. Il n'avait eu qu'une seule chance d'aimer et maintenant, il était condamné à une vie en solitaire. Car ce qu'elle avait fait, c'était impardonnable. Elle avait tué, menti et pire que tout... Elle s'était rendue irremplaçable. Il ne s'imaginait pas vivre une vie sans elle et c'était pourtant ce à quoi elle le condamnait. Pour elle, tout ceci n'était peut-être qu'un jeu. Après la benjamine de la famille Volkovitch, pourquoi ne pas s'en prendre à l'aîné ? Pour elle, ce n'était rien, pas important. Elle avait aimé avant lui et continuerait d'aimer après lui. Il n'était qu'une passade, probablement un défi qu'elle avait relevé avec brillance. Il voulait mourir. Et peut-être que ça serait son sort, maintenant qu'il connaissait la vérité. Peut-être qu'elle lèverait sa baguette pour protéger son vilain secret. Et il ne pourrait réagir, n'arrivant pas à accepter cette abominable vérité, ne pouvant se résigner à la blesser même après tout ce qu'il savait. La mort serait probablement beaucoup plus douce qu'une vie de torture sans elle à ses côtés.

Lilith Carrow. Il avait entendu des rumeurs sur son patronyme et sur ce que les gens pensaient qu'elle avait fait mais Danslav ne les avait jamais écouté, persuadé que c'était à cause de son nom qui inspirait pour certains une vieille anxiété. Il avait été si naïf, si bête. On le considérait comme le plus sage et intelligent des icebergs mais il s'était bêtement fait duper, trop fasciné par les courbes de ses hanches et la finesse de son visage. Si elle avait été quelqu'un d'autre, il se serait pourtant méfié d'elle mais il avait été aveuglé par ses sentiments qui s'étaient éveillés au moment même où ils s'étaient rencontrés. Il avait été esclave d'eux dès le premier jour. Quelle ironie ; lui qui s'était toujours plu à croire que sa condition de vélane faisait sa force, aujourd'hui ça lui démontrait bel et bien le contraire. A ne jamais ressentir d'émotions, on se laisse facilement happé par le peu qu'on ressent et lorsque ça arrive, on en demande tellement plus, on en devient tellement gourmand et dépendant qu'on oublie absolument tout. La raison devient lointaine. Il s'en veut, il s'en bouffe les doigts d'avoir été un parfait idiot. Il s'était même persuadé que l'amour rendait les gens meilleurs mais c'était faux ; ça les rendait simplement plus cons et faibles.

Lorsqu'elle esquissa un pas vers lui, ce fut plus fort que lui, Danslav recula, se refusant à ce qu'elle le touche ou l'approche. Il était écoeuré, dégouté, avait envie de vomir en repensant à tous les moments qu'ils avaient partagé, tout ce qu'ils avaient échangé et tout ce qu'il lui avait donné en tout innocence. Il avait embrassé chaque partie de sa peau sans savoir qu'elle avait les mains pleines de sang, imbibées de celui de sa propre sœur. C'était Davina, jadis qui avait été son rayon de soleil. Et Alyx avait pris sa place cette année. Mais Alyx n'existait pas, elle n'avait jamais existé, ça n'avait été qu'un rôle. « Danslav, comment tu … » fit-elle d'une voix tremblante sans réussir à terminer sa phrase. Comment savait-il ? Quelle importance. Ca ne changeait rien du tout. Les faits étaient là, elle l'avait brisé. Il était partagé entre la culpabilité et la tristesse, incapable de choisir mais sentant simplement que le sol s'ouvrait à ses pieds, lui promettant un périple long et sombre. Il n'arriverait jamais à s'en relever, il n'en avait pas la force. Que dire ? Quoi faire ? Pendant longtemps, il s'était juré de tuer la personne qui avait mortellement blessé Davina mais maintenant qu'il était face à elle... Il voulait pleurer tant sa souffrance était grande. Comment avait-elle pu faire ça ? Comment avait-elle pu lui faire ça ? Il la dévisageait et voyait à quel point elle se sentait bête, cherchant visiblement une idée à laquelle se rattraper pour arranger la situation. Mais c'était terminé. Il n'y avait plus rien à faire. Plus rien à sauver. « Qu’est-ce qu’on t’a dit ? » demanda-t-elle finalement d'une voix plus ferme. Pas bête la bête. Elle refusait de s'avancer, de s'excuser ou de le tuer jusqu'à ce qu'elle ne soit sûre qu'il sache tout. Elle allait être bien déçue si elle se raccrochait encore à l'idée que leur relation n'était pas perdue d'avance. Tout était terminé.

Il eut une pensée pour Raven, sa jeune sœur. La seule qui lui restait. Combien de fois s'étaient-elles croisées ? Combien de fois aurait-elle pu la blesser et finir son œuvre ? Comment allait-elle réagir lorsqu'elle allait apprendre qu'il était tombé amoureux de celle qui avait ruiné leur famille ? Elle qui avait fait tant de progrès et qui était parvenue avec difficultés à mettre le passé derrière elle et tourner la page. Elle n'avait pas encore fait entièrement son deuil mais elle allait mieux. Elle souriait à nouveau et il savait qu'un jour ou l'autre, elle serait guérie. Entièrement. Mais elle ne devait jamais savoir ; non pas parce qu'elle le jugerait mais parce que ça la détruirait. Relevant les yeux vers elle, il avait encore du mal à la regarder sans y voir la femme qu'il aimait, qu'il aime toujours. Il devait aller à l'encontre même de sa nature et de ses sentiments. Il ne pourrait jamais la détester mais il n'avait pas le choix. Elle ne le lui laissait pas. « On ne m'a rien dit » fit-il dans un souffle en la corrigeant. Il cru voir une étincelle de soulagement dans ses prunelles. Il eut envie de hurler. « Mais on m'a montré... Pour que tu ne puisses plus jamais me mentir. » se contenta-t-il de répondre la voix voilée en sentant son cœur se serrer. Il souffrait. Tellement. Il était persuadé que de s'arracher le palpitant aurait été moins douloureux que cette torture dont il était en ce moment même victime. Rien n'était plus lancinant que cette peine qui retournait son estomac et lui lacérer l'organe vital. Il tenait encore sur ses jambes mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne s'écroule, possédé par son chagrin. Il aurait aimé ne jamais rien savoir, vivre dans l'ignorance et la naïveté plutôt que de découvrir la vérité. C'était juste un cauchemar, un atterrissage en panique, un retour fracassant à la réalité. Ce qu'ils avaient semblait tellement pur, tellement beau, tellement parfait. Il y avait forcément anguille sous roche. Le bonheur n'existe que pour un temps, de toute manière. Passant une main sur son visage, bouffé par le désespoir, il secoua la tête. Pourquoi lui faisait-elle ça ? Pourquoi s'était-elle rapprochée de lui si elle savait ? Pourquoi lui faire subir ces sévices ? « Comment as-tu pu me faire ça ? » fit-il en fermant les yeux dans un murmure accablé. Il était inconsolable. Il s'accrocha encore plus au puit, désespéré. Je souhaite que rien de tout ceci ne soit réel. Qu'on efface ma douleur, qu'on efface mon malheur, qu'on efface mes souvenirs.
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Statut du sang : Sang-pur, pure CarrowMessages : 433Date d'inscription : 03/05/2015Localisation : Dans l'ombre.
Ҩ Re: oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III) Ҩ Sam 19 Mar - 21:28


C’est tout son monde qui s’écroulait sous ses pieds. Elle n’avait plus rien à quoi se raccrocher, elle n’avait plus droit au bonheur. On le lui retirait. On avait décidé à sa place qu’il était temps de rompre le charme. Son secret avait été une bombe à retardement. Il aurait été dévoilé, d’une façon ou d’une autre. Elle aurait préféré être celle qui le lui aurait dit, celle qui aurait pu lui expliquer, lui faire comprendre qu’elle n’était plus cette personne, ce monstre. Mais elle avait été trop lente, elle avait pris trop de temps, et quelqu’un l’avait fait à sa place. Elle ne savait pas encore qui, mais elle finirait par le découvrir. Sa respiration était trop courte pour lui permettre d’avoir des pensées cohérentes. C’était ses sentiments qui emplissaient son être, la peur, la panique, la culpabilité. Elle était brisée, incapable de regarder Danslav dans les yeux. La fin est proche. Et qu’est-ce qu’il y aura après ? Il était celui qui l’avait poussée à tourner la page, à devenir quelqu’un d’autre, une personne éprouvant de l’empathie envers l’autre. S’il la laissait, s’il partait, elle ne serait plus rien. Il n’y avait pas d’Alyx, sans Danslav. Sans le jeune homme, elle redeviendrait Lilith, elle redeviendrait cette fille méprisable, avide de pouvoir et de domination. Et elle n’en avait pas envie. Elle craignait de voir ses anciens démons revenir, l’iceberg avait été son bouclier, sa protection, l’empêchant de retomber dans ses vices les plus noirs. Seulement, elle savait que ce soir, elle ne sortirait pas de cette pièce sans dommages collatéraux. Ce soir, tout allait exploser. Ce soir, elle brisait le cœur de la personne qu’elle aimait le plus sur cette fichue Terre.
Elle n’osait plus avancer vers lui, bien que son corps lui implorait la chaleur du jeune homme, elle n’avait pas le droit de le toucher. Figée, elle finit par porter son regard sur lui. Ce dernier finit par redresser son visage, leurs prunelles se rencontrant. Son cœur se serra un peu plus lorsqu’elle put voir la lueur de désespoir dans les yeux de Danslav. C’était la dernière chose qu’elle souhaitait : lui faire du mal. « On ne m'a rien dit. » Alyx fronça les sourcils. Elle ne comprenait pas. Malgré tout, une pointe de soulagement s’éveilla en elle. Elle avait peut-être encore le temps de réparer les dégâts, de le rattraper alors qu’il lui filait entre les doigts. « Mais on m'a montré... Pour que tu ne puisses plus jamais me mentir. » Crac, le cœur se fissure. C’était pire que tout. Quelqu’un avait trouvé ça plus vicieux de lui montrer d’horribles images à son propos. Il n’aurait plus que ça d’elle en tête, il ne verrait plus que le monstre qui sommeillait tout au fond de son être. Qu’avait-il vu ? Le soir de la bataille, lorsqu’elle avait levé sa baguette pour retirer le dernier souffle de sa sœur ? Elle ne savait pas qui l’avait vu ce soir-là, il y avait tellement de monde, ses souvenirs étaient tellement flous. La mort de Terence quelques minutes après l’avait anéanti, et tout ce qui s’était passé autour d’elle n’avait plus compté. Elle pouvait encore revoir le visage du jeune homme figé, qui la fixait, sans vie. Elle pouvait encore entendre le vacarme qui régnait dans le château anglais ce soir-là, revoir le visage de la jeune femme blonde qu’elle avait tué de sang-froid, comme les nombreux autres. Elle ne se souvenait pas de toutes ses victimes, il y en avait tellement, mais elle, elle l’avait marquée. Sans doute parce que juste après qu’elle lui ait donné la mort, quelqu’un a hurlé son nom, et qu’il est resté gravé dans sa mémoire. Davina. Elle avait trouvé son patronyme plus tard, dans les journées, lorsqu’ils avaient listé toutes les personnes mortes durant la bataille. Davina Volkovitch. Comment aurait-elle pu imaginer tomber amoureuse du frère de sa victime ? Comment était-ce possible ?
Le meneur passa une main sur son visage. Il semblait anéanti. Alyx craignait de voir la colère de Danslav se déclencher d’une minute à l’autre. Il était en droit de la détester, de la haïr pour le reste de sa vie. Rien ne serait comme avant. Vivre dans l’ignorance n’avait pas été la solution, et la vérité lui faisait plus de mal que le mensonge. « Comment as-tu pu me faire ça ? » La question fut murmurée. L’anglaise sentait son chagrin des kilomètres à la ronde, et elle était seule coupable. Le jeune homme ferma les paupières un instant, s’accrochant au puit en pierres. Alyx ne savait plus quoi dire. Il n’y avait plus rien qu’elle ne pouvait dire pour sa défense, pour apaiser ses maux, pour rafistoler les morceaux cassés.

Jouant avec ses doigts, nerveuse, elle essayait de trouve quelque chose à dire, en vain. Elle avait tant de fois imaginer cette scène, des scénarios, totalement différents les uns des autres, mais rien n’égalait cette situation en cet instant. Parce qu’au contraire de ses fantasmes, elle n’avait pas été celle qui lui avait tout avoué. On la mettait devant le fait accompli, et elle se retrouvait piégée par son propre jeu. Il devait croire qu’elle lui avait menti sur tout, depuis tout ce temps, qu’elle était fausse, et qu’elle n’était que Lilith. Et elle savait que peu importe les mots qui sortiraient de ses lèvres, il ne la croirait plus. La confiance qu’ils avaient su construire entre eux, n’existait plus. Elle n’avait alors, plus rien à perdre, elle venait de tout bousiller avec ses secrets douloureux. « Je… je ne suis plus celle que j’étais avant. Je ne suis plus Lilith. » Elle tentait, désespérément, de lui expliquer, de le maintenir auprès d’elle encore un peu. Elle ne lui demandait pas de la pardonner, car c’était sans doute la chose la plus difficile qu’elle pourrait lui implorer de faire. Dans le cas inverse, elle savait qu’elle n’aurait pu passer outre sur ce genre de chose, et qu’elle se serait sans aucun doute venger. Mais Danslav n’était pas comme ça, il était l’être le plus compréhensif, et moral, qu’elle avait rencontré jusqu’ici. « J’ai compris trop tard, que tu étais son frère. Je n’ai pas eu le courage de te le dire, je savais que … je savais que ce serait trop douloureux et je ne voulais pas te perdre … » Sa voix tremblait, son ventre se contractait, elle craignait à tout moment de le voir exploser. Elle essayait de choisir ses mots, de rendre la vérité moins cruelle qu’il ne pouvait le penser. Malgré tout, elle lui avait pris sa sœur, et rien de ce qu’elle ne pourrait dire, ne changera le passé et l’acte horrible commis. Elle devait assumer ses crimes, même devant les victimes, même devant Danslav.


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Ҩ Re: oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III) Ҩ Ven 1 Avr - 19:46

alyx & danslav

« Get these left handed lovers out of your way
They look hopeful but you, you should not stay »


C'était terminé. Tout était terminé. Leur relation était morte, brûlée par le sombre passé qui les rattrapait et avalait d'une seule bouchée leur amour encore naissant. Ils n'avaient eu aucune chance ; dès le début, l'entièreté de leur lien avait été vicié, faussé même par cet aveu qu'elle s'était bien gardée de lui faire. C'était une tueuse et comme la froide âme qui l'habitait, elle avait glacé celle de Davina. Pour l'éternité, sa petite sœur resterait figée dans ses dix-sept ans, sans avoir la chance de pouvoir découvrir le monde et ses beautés. Elle lui avait volé son soleil et vicieuse qu'elle était, avait pris sa place en devenant son indispensable. Tout n'avait été que supercherie et mensonge. N'était-ce pas suffisant qu'elle lui ait brisé le cœur une fois ? Il avait fallu qu'elle s'acharne sur lui en le séduisant pour mieux l'achever. Mais elle ne savait pas, elle ne comprenait. En agissant ainsi, Lilith n'avait pas eu conscience qu'elle le condamnait à une vie sans amour. Jamais plus il ne pourrait aimer une autre femme, c'était terminé. Sa seule chance d'aimer était réduite à néant. Et pour la première fois depuis sa naissance, il enviait les hommes ordinaires qui pouvaient simplement taire leurs maux en trouvant à nouveau l'amour. Il n'aurait pas cette chance, lui. Et pourtant, c'était le cadet de ses soucis. Il n'avait pas envie d'aimer quelqu'un d'autre, de toute manière. Pas alors qu'il était autant épris d'elle et qu'il se consumait entièrement pour ses beaux yeux. Il ne pouvait la détester, pas même après toute la souffrance qu'elle lui avait fais endurer. Il l'aimait. Fort. Trop fort. Beaucoup trop fort.

Jamais n'avait-il imaginé qu'aimer pouvait aussi être aussi douloureux. Il avait le cœur en miette, serré en revoyant les images de la mort de sa sœur. Il avait tellement culpabilisé de n'avoir pas pu être là, de n'avoir pas pu la sauver et la protéger. Alors être spectateur de son trépas sans pouvoir bouger ou l'aider... Ca avait été traumatisant. Obligé de la voir s'effondrer en sauvant une petite fille, voir la vie la quitter tandis que l'écho de son prénom est hurlé par Raven. Et elle, Lilith Carrow. Impassible, le visage masqué mais reconnaissable entre mille. Il la connaissait tellement par cœur qu'il pouvait la retrouver rien qu'à sa démarche. C'était bien la seule chose qu'elle avait gardé en se transformant en Alyx ; cette prestance propre au sang-pur, cette façon de mouver avec grâce et délicatesse. Il l'avait vu tourner le dos sans un regard en arrière pour continuer de répandre la mort à l'aide de sa baguette. Combien d'autres personnes avaient été ses victimes ? Combien d'autres familles brisés par sa malveillance ? Il ne pouvait qu'imaginer toutes les atrocités qu'elle avait commise. Si elle avait tué, quels secrets encore sombres cachait-elle dans son placard ? Il ne voulait pas savoir. Il ne voulait plus rien savoir. Il ne voulait plus rien savoir d'elle. Il était écoeuré, dégouté, se sentant tantôt trahi et tantôt coupable de n'avoir rien vu, de s'être laissé avoir dans ses filets sans se méfier une seule seconde. Un seul regard et il était tombé amoureux ; il n'avait jamais eu le contrôle de toute manière. « Je… je ne suis plus celle que j’étais avant. Je ne suis plus Lilith. » fit-elle d'un soupir en essayant visiblement de réparer ce qu'elle pouvait. Mais elle ne comprenait pas ; il n'y avait plus rien à sauver. Et ses explications lui semblaient complètement inutiles. Rien en pouvait pardonner ce qu'elle avait fait ; justifié ou pas. Comment pouvait-il passer au-dessus ? C'était impossible, si ce n'était de remonter le temps pour changer les actes passés. Pour que rien n'ait à les séparer aujourd'hui. Pour qu'ils puissent vivre leur idylle de manière innocente et s'aimer sans devoir craindre qu'un squelette vienne les hanter. Pour qu'il puisse la présenter à ses deux sœurs, à sa famille si joyeuse et aimante. Pour qu'il puisse continuer de passer le temps ensemble au fil des années et qu'un jour ou l'autre, il mette un genoux à terre pour la faire sienne. Pour qu'il puisse la chérir jusqu'à son dernier souffle sans culpabiliser de l'aimer de tout son être. Pour que chaque matin, il puisse se réveiller à ses côtés et se sentir comme l'être le plus chanceux de la planète. Pour qu'elle soit la mère de ses enfants.

L'idée lui serrait le cœur, toutes ces suppositions de ce qu'ils auraient pu être si elle n'avait pas tout gâché. Toute cette vie balayée aux oubliettes car désormais inatteignable. « J’ai compris trop tard, que tu étais son frère. Je n’ai pas eu le courage de te le dire, je savais que … je savais que ce serait trop douloureux et je ne voulais pas te perdre …» rajouta-t-elle d'une voix tremblante qui ne fit que le renfermer dans son silence et sa souffrance. Des années durant, il n'avait rien ressenti ; pas une once de sentiments, complètement imperméable au reste du monde. Il avait été dans sa bulle, avançant simplement au gré de ses ambitions futures mais les autres n'avaient été que des pions sur son échiquier. Rares étaient ceux qui l'avaient marqué. Son arrivé à Durmstrang et l'obtention de son poste de meneur a irrémédiablement changé ce qu'il était. Mais ce fut Alyx qui lui donna un côté humain, qui lui fit comprendre la complexité des émotions et qui parvint à essuyer ses doutes. Elle fut le remède qu'il n'avait jamais imaginé. Mais elle était aussi celle qui avait fait imploser sa vie. Il continua de s'accrocher au puit, tête baissée, incapable de la regarder à nouveau. C'était trop. A chaque fois qu'il croisait son regard, il revoyait tous les moments passés ensemble et son cœur saignait un petit plus. Leur premier baiser, leur première fois, leur premier fou rire. Il chérissait chacun de ces moments, se revoyant encore la regarder dormir dans ses bras après qu'ils aient consumés leur amour et se promettant de toujours la chérir et ne jamais la faire souffrir. Qu'en était-il maintenant ? Que devait-il faire ? Que devait-il croire ? Il ignorait absolument tout de la vérité, ne sachant pas si ce qu'elle lui disait pouvait être un mensonge ou non. Est-ce qu'elle essayait de se raccrocher encore à lui par vengeance ? Par sadisme ? Ou était-elle sérieuse ? Il ne savait plus. Il n'avait plus confiance en elle. Accablé par ses regrets, n'arrivant plus à porter le poids de cette histoire, Danslav s'écroula. Roi déchu qui tombait à cause d'un amour destructeur. Genoux au sol, dos vouté et tête baissée, il passa ses mains dans ses cheveux et eut envie de hurler. Son palpitant était douloureusement lourd, il avait l'impression qu'on était en train de le torturer de l'intérieur. Il avait mal. Trop mal. « Je t'aimais... » fit-il dans un souffle en lui avouant pour la première fois la force de ses sentiments. Jamais il ne le lui avait dit, n'osant pas s'ouvrir autant par crainte qu'elle prenne la fuite et mal-à-l'aise à l'idée de s'exposer autant. Mais, il n'avait plus rien à perdre, plus de raison d'avoir peur qu'elle lui tourne le dos. Son aveu lui brûlait la langue, il avait l'impression de sentir tout cet amour pour elle se détruire dans sa bouche tandis que le goût des cendres l'empêchaient de respirer normalement.

Puis, la colère. Sourde, forte, amère. Elle grondait dans son estomac, menaçant de sortir en possédant petit à petit ses veines, s'estompant dans l'intégralité de son corps. Elle avait tué sa sœur. Elle s'était jouée de lui. Elle avait foutu sa vie en l'air. C'était de sa faute. Tout était de sa faute. Serrant les poings, il redressa la tête vers elle sans pour autant croiser ses iris. Mâchoire crispé, il expira longuement en tremblant. La douleur était toujours là, persistante, menaçant de prendre à nouveau possession de lui. « Je ne te pardonnerai jamais pour ce que tu as fais. Tu me dégoûtes. » cracha-t-il d'une voix froide quoi que colérique. A son plus grand étonnement, il sentit alors une goutte d'eau glisser le long de sa joue et il comprit qu'il avait versé une larme. Il l'essuya en vitesse bien que légèrement surprit. Il n'avait jamais pleuré de sa vie. Pas même à l'enterrement de Davina. Regardant ses deux doigts encore mouillés par sa larme, sa respiration se fit plus saccadée. Il était au bord du gouffre, il était en train de se décomposer et ne savait pas quoi faire pour faire cesser cette souffrance. Relevant finalement le regard vers elle, il avala sa salive avec difficulté. Tout comme lui, des larmes avaient coulées sur ses joues. Elle ne semblait pas comprendre l'importance du moment ; comment aurait-elle pu ? Elle ne savait pas qu'il était différent et que la seule larme qu'il n'ait jamais versé lui était destiné.  « Comment as-tu pu me faire ça ? » fit-il une nouvelle fois en secouant la tête, essayant encore de comprendre, voulant savoir pourquoi elle s'était acharnée contre lui. Qu'est-ce qu'il lui avait fait pour mériter un tel sort ?


Dernière édition par Danslav Volkovitch le Dim 22 Mai - 21:25, édité 1 fois
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Statut du sang : Sang-pur, pure CarrowMessages : 433Date d'inscription : 03/05/2015Localisation : Dans l'ombre.
Ҩ Re: oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III) Ҩ Mer 6 Avr - 22:57


Elle lui brisait le cœur, indéniablement. Ses mots l’anéantissaient, et elle ne pouvait plus rien y faire. Elle aurait beau se battre à vouloir le ramener à elle, il était trop tard. Elle trainait sa culpabilité depuis trop longtemps, la vérité avait fini par éclater. Elle savait qu’un jour où l’autre, il serait au courant. Elle savait qu’elle ne pourrait plus porter cette croix sur ses épaules décharnées plus longtemps. Et ca lui était douloureux, plus qu’elle ne l’aurait cru. Ce soir, elle était seule coupable, elle trainait leurs sentiments dans la poussière, elle brisait tout ce qu’ils avaient pu construire ces derniers mois. Elle était seule responsable et Danslav en faisait les frais. Jamais elle n’avait voulu que ça aille si loin, que ça prenne une telle ampleur. Elle n’avait pas prévu de tomber amoureuse de lui. La jeune femme s’était retrouvée piégée entre les filets de l’iceberg sans qu’elle ne puisse s’en défaire. Il l’avait amadoué, il lui avait montré qu’elle n’avait pas que de mauvais côté. Avec lui, elle avait réappris à s’aimer, elle s’était reconstruite dans ses bras. La gorge serrée, elle fixait le jeune homme qui ne la regardait plus. Elle ne verrait jamais plus ces prunelles pétillantes qui la détaillaient avec tant d’adoration dans n’importe quelle circonstance. A présent, elle n’y lirait plus que du dégoût. Il se maintenant au puit, tête baissée, refusant tout contact visuel. Elle ne savait même pas s’il l’avait entendu, s’il tenait compte de ce qu’elle pouvait bien lui dire. Elle aurait voulu s’approcher de lui, ça la tuait de se trouver si loin, de ne pas le toucher, de ne pas pouvoir apaiser sa peine. Il y avait ce gouffre qui se créait entre eux, qui les éloignait encore un peu plus. Il y avait cette vérité et ce mensonge, qui leur rappelaient qu’ils n’avaient rien à faire ensemble. Il y avait tant d’obstacles à leur histoire, qu’aujourd’hui, ça lui paraissait absurde d’avoir espéré trouver une fin heureuse à tout ceci. Et pourtant, elle n’avait rien inventé. Elle n’avait jamais joué la comédie avec lui. Alyx aurait voulu qu’il la croit, juste pour cet élément, qu’il puisse se rendre compte qu’elle ne lui avait jamais menti point de vue de ses sentiments, qu’elle aurait pu se damner sans réfléchir juste pour lui. Oui, elle aurait fait un tas de choses juste pour lui prouver à quel point elle l’aimait, elle n’avait aucune limite lorsque cela concernait Danslav.
Immobile, elle attendait une quelconque réaction de sa part. L’iceberg finit par flancher, tombant, genoux à terre. Pratiquement recroquevillé sur lui-même, il attrapa douloureusement ses cheveux, souffrant d’un mal atroce. Alyx ne supportait plus de le voir ainsi, elle crut que son cœur allait exploser  tant elle avait mal. Ca la rendait malade. Elle voulait tout arrêter, tout stopper, faire disparaître toute cette douleur qui emplissait cette pièce, qui l’éloignait de Danslav. Sa lèvre inférieure se mit à trembler. Elle se sentait inutile, complètement incapable de panser les maux du jeune homme. « Je t'aimais... » Son cœur se serra, sa gorge se noua. Il ne le lui avait jamais dit clairement. Alyx le savait, tous deux n’avaient jamais eu besoin de mots pour comprendre à quel point l’autre comptait. Elle pouvait lire à travers son regard, à travers le moindre de ses gestes envers elle, il l’aimait. Il était la personne qui devait l’aimer le plus sur cette Terre, et celle qui devait la détester aussi fort. C’était une sensation horrible. De savoir que la personne que vous aimiez le plus au monde, en venait à vous haïr. C’était pire que tout.
Elle ne s’était pas rendue compte que de nouvelles larmes perlaient à l’orée de ses paupières. Sa vue fut soudainement brouillée, tandis qu’elle apercevait Danslav relever la tête. Elle avait une forte envie de s’avancer vers lui, mais ses pieds refusaient de bouger. La jeune femme craignait trop la colère de l’homme face à elle, pour oser s’aventurer plus près. « Je ne te pardonnerai jamais pour ce que tu as fait. Tu me dégoûtes. » Les mots claquèrent, durement. Il ne lui avait jamais parlé de ce ton si glacial, il ne lui avait jamais craché à la figure de la sorte. Mais c’était tout ce qu’elle méritait, qu’il passe sa colère sur elle. Cette situation semblait irréelle aux yeux de l’anglaise. Ca ne pouvait pas se terminer ainsi, ils ne pouvaient pas se quitter là-dessus. Elle voulait lui expliquer, lui faire comprendre à quel point elle regrettait, à quel point elle avait changé, mais il ne lui laisserait jamais l’occasion. Il ne comprendrait pas, personne ne pouvait. Elle avait un trop lourd passé, et elle serait égoïste de vouloir l’attirer là-dedans, de vouloir lui faire part de ses plus sombres démons. Elle lui faisait assez de mal ainsi, elle ternissait assez l’image qu’il avait d’elle aujourd’hui. Danslav essuya sa joue, vivement, avec brusquerie. Alyx ne prenait pas compte de ses joues humides, elle ne pouvait détacher son regard de l’homme qu’elle aimait et qu’elle était en train d’achever. Elle croisa son regard, dur, froid comme de la glace : « Comment as-tu pu me faire ça ? » Il secoua la tête, comme s’il ne voulait toujours pas y croire.

Perdue, Alyx ne savait plus quoi dire. Ne valait-il pas mieux qu’il la déteste, plutôt qu’il continue à l’aimer dans l’ignorance ? Ca n’aurait jamais pu se finir autrement. Elle avait l’habitude de mener les gens qui l’entouraient à leur perte. Elle avait perdu Terence à cause de son allégeance au Lord. Elle ne voulait pas qu’il arrive le moindre mal à Danslav, simplement parce qu’elle était une ancienne mangemort. Il était de toute façon, trop bon pour elle. Elle ne méritait pas que ce genre de garçon s’intéresse à elle. Elle le lui avait dit. Il méritait de trouver une fille qui ne le ferait jamais souffrir et qui saurait apaiser sa peine. Elle, elle en était incapable, elle provoquait tout le contraire. C’était comme si elle était maudite, comme si le moindre bonheur auquel elle goûtait, lui était refusé au bout d’un temps limité. Sans doute que c’était tout ce qu’elle méritait pour avoir été un monstre durant si longtemps. Honteuse, nerveuse, elle baissa la tête. Elle se retrouvait dans l’incapacité de recoller les morceaux ébréchés. Elle finit par passer ses mains sur son visage, ramenant ses cheveux en arrière. De nouvelles larmes coulaient toujours le long de ses joues, elle ne parvenait pas à les stopper. « Ce que j’ai fait c’est … impardonnable. Je le sais …, lança-t-elle d’une toute petite voix. » Elle rencontra le regard de Danslav, un instant. Il s’était redressé, poings serrés, mâchoire crispée. Son organe vital tambourinait fortement contre sa poitrine. Elle paniquait. Elle voulait que tout ceci s’arrête, mais elle n’avait pas le courage de voir le jeune homme partir, la haïr sans qu’elle ne tente de rattraper les choses. Tout était déjà brisé, elle n’avait rien à perdre. Elle fit un pas en avant, restant malgré tout en retrait par rapport à l’iceberg. « Mais je ne me suis jamais moquée de toi Danslav. Je … tout était vrai. Je peux te le jurer. Je n’ai pas joué, jamais, jamais. » La voix étranglée, elle tentait de ravaler ses larmes, sa peine, sa culpabilité grandissante. Elle donnerait tout pour qu’il puisse la croire, pour qu’il puisse au moins garder en mémoire ce qu’ils avaient vécu, non comme étant de douloureux souvenirs, mais comme quelque chose qui avait bel et bien existé. Elle tenta encore de s’approcher de lui, un peu plus. Gardant une légère distance entre eux, elle chercha son regard, en proie à une profonde détresse. « Je ne voulais pas te mentir, mais je n’ai pas eu le courage de, … de toute te dire, c’était trop dur. Danslav … S’il-te-plaît, regarde-moi. » Supplique désespérée. Elle s’approcha encore, lentement, craintive. Tremblante, elle approcha sa main vers lui, mais n’eut pas le temps de le toucher, qu’il attrapa son poignet avec rapidité. Il releva le regard vers elle. Ce regard si froid, empli de haine, qui lui brisait le cœur. Les larmes coulèrent un peu plus sur ses joues, tandis qu’elle murmurait, plaintive : « Ne me déteste pas. Je t’en prie. »



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Ҩ Re: oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III) Ҩ Dim 22 Mai - 21:46

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« Get these left handed lovers out of your way
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Il était brisé, cassé, déchiré par le flot de ses sentiments qui ne cessaient de déferler en lui en tout sens. Ses émotions trahissaient encore son esprit ; bien que la révélation de ce terrible secret lui soit désormais connue, il ne pouvait empêcher son palpitant de continuer à l'aimer. La rage et la tristesse se mélangeaient simplement à cet écho lointain ce qui ne faisait qu'accentuer la gravité du moment. Il n'était absolument pas vélane devant elle, il n'était pas indifférent et caché dans sa carapace de fer. Devant Alyx, il n'avait toujours été qu'un homme, pliant le genoux face à elle et n'osant pas la regarder par peur de se brûler les iris devant autant de beauté. Elle avait été son soleil, celle qui avait su apporter un souffle de vie dans cette âme d'hybride. Comme un cadeau du ciel, elle était arrivée quelques semaines après la mort de Davina et avait su le réconforter, apaiser ses maux en lui offrant un simple sourire. Après le tempête venait le soleil. Il avait cru à ce mensonge, à cette image, se raccrochant à elle pour effacer sa peine, se persuadant qu'elle était sa récompense après avoir autant perdu, après avoir connu les Enfers. Il avait goûté à sa peau en pensant embrasser un ange, frissonnant à la simple idée de se dire qu'elle avait le goût du Paradis et à quel point elle était précieuse et unique. Il lui avait tant donné qu'il n'arrivait pas à comprendre le retournement de situation, il essayait de comprendre, il avait besoin de ses explications pour mettre les mots sur sa trahison et réussir à accepter l'idée qu'ils n'avaient jamais été faits l'un pour l'autre. Qu'importe son don de vélane, qu'importe ses sentiments, qu'importe ses croyances. Rien n'avait été vrai, tout avait été une pâle et simple illusion. S'il n'était pas tombé amoureux d'elle, s'il ne s'était pas laissé bêtement avoir dans ses filets, peut-être aurait-il pu comprendre qui était-elle depuis le début, peut-être aurait pu-t-il mettre derrière les barreaux la meurtrière de sa sœur. Il n'avait pas pensé comme un sorcier intelligent mais comme un homme, purement et simplement. Désespéré à l'idée d'avoir un trou aussi gros qu'une pastèque dans son organe vital, il avait accueilli Alyx – ou Lilith peu importe son nom – à bras ouverts. Jamais il ne pourrait se pardonner cette erreur de jugement. Sa mère avait eu tort : l'amour n'est pas une force, mais une faiblesse.

Yeux rivés sur elle, il peinait à ne pas dévier le regard tant il lui était difficile de la regarder. Chaque infime partie de son visage lui rappelait des souvenirs brûlants qui ne faisaient que serrer son cœur. Ses lèvres pour toutes les fois où ils s'étaient longuement embrassés, ses pommettes pour toutes les fois où il s'était amusé à la faire rire juste pour les voir apparaître et les caresser du bout des doigts, son cou qu'elle lui tendait malicieusement lorsqu'ils partageaient des moments charnels. La souffrance. Cette souffrance. Celle de se dire que tout était terminée et que plus jamais il n'y aura d'instants comme ceux-ci. Ils ne seront réels que dans ses souvenirs, désormais. Elle semblait tout autant dévastée que lui, joues baignées de larmes et l'air détruite par ces révélations. Perdue, elle passa une main dans ses cheveux pour les ramener en arrière. Ne savait-elle pas quoi dire ? Pas quoi faire ? Se retrouvait-elle tout comme lui avec le cœur brisé et l'avenir incertain dans les mains ? « Ce que j’ai fait c’est … impardonnable. Je le sais … » fit-elle d'une petite voix. Les mots qu'elle lui confia ne firent que renforcer sa détermination à ne plus jamais lui adresser la parole. Son esprit le ramena à l'instant fatidique où il découvrit le corps sans vie de Davina dans la cour de Poudlard, Raven sur elle et refusant de quitter sa jumelle. Jamais il n'avait vu Davina sans un sourire sur le visage, elle qui était si douce et gentille. Sa pauvre petite sœur qui n'avait que dix-sept ans et qui s'était sacrifiée pour sauver la vie d'une pauvre gamine. Le cadavre de sa sœur dans la tête, Danslav puisa dans ses forces pour se redresser. Pour elle. Pour lui faire honneur. Pour venger sa mort. Il avait beau être abattu, brisé, en souffrance face à la vérité, elle ne méritait pas sa tristesse et encore moins de voir l'effet que leur relation avait eu sur lui. Elle ne méritait que son indifférence et sa froideur. Elle ne méritait rien de mieux que ce qu'elle avait fait à sa cadette. D'un pas timide, Lilith se rapproche de lui et cette fois-ci, il ne bougea pas, ne reculant pas face à elle. Il n'avait jamais eu peur d'elle, ce n'était pas aujourd'hui que ça commencerait. « Mais je ne me suis jamais moquée de toi Danslav. Je … tout était vrai. Je peux te le jurer. Je n’ai pas joué, jamais, jamais. » rajouta-t-elle comme si ça allait changer quelque chose. Comme si ça pouvait sauver quelque chose. C'était terminé, rien n'avait plus d'importance. Ce n'était même pas la question, finalement. Elle avait volé une vie et elle n'avait jamais payé le prix. Combien de personnes avait-elle tué dans l'illégalité sans que justice ne soit rendue ? Combien de frère comme lui avait pâti de son âme de meurtrière ? Il en était dégoûté, presque comme s'il avait du sang sur les mains à son tour. Toutes ces fois où ils s'étaient collés l'un à l'autre, embrassés et murmurés des mots doux au détour d'un couloir. Toutes ces fois où ils avaient partagé un moment intime, où il lui avait donné la clé de son cœur, s'offrant à elle de toutes les manières possibles et sans secrets quand elle n'avait fait que lui mentir ?

Il n'y avait plus rien à sauver, plus rien à garder. Leur relation n'avait jamais eu une seule chance. Elle l'avait pourtant su mais elle avait continué. En y réfléchissant bien, elle aurait pu éviter de le faire souffrir, elle aurait pu faire en sorte de préserver ses sentiments mais elle avait été égoïste. Quoi de plus étonnant de la part d'une mangemort, de toute manière ? Il voyait désormais son vrai visage. « Je ne voulais pas te mentir, mais je n’ai pas eu le courage de, … de toute te dire, c’était trop dur. Danslav … S’il-te-plaît, regarde-moi. » fit-elle d'une voix suppliante tandis qu'elle sanglotait douloureusement. Il tourna le regard, incapable de la regarder malgré la haine qu'il éprouvait pour elle. Il l'entendait pleurer et même maintenant il ne supportait pas de la savoir triste. Mais il se retenait, pour bien des raisons. Peut-être même qu'elle était en train de simuler juste pour qu'il la prenne en pitié. Elle en était capable après tout, n'était-ce pas un stratagème fin de mangemort, ça ? User des faiblesses des autres pour prendre l'avantage ? Elle n'était pas idiote la Lilith, c'était évident qu'elle était son talon d'Achille maintenant. Elle leva la main vers lui et s'approcha d'un pas tandis qu'elle s'apprêtait à le toucher. Réflexe rapide ; il attrapa son poignet au vol et l'empêcha d'aller plus loin, refusant l'idée qu'elle pose ses doigts sur son visage. Le sang de sa sœur était sur ses mains. Plus jamais elle ne le toucherait comme avant. C'était une promesse. Leurs prunelles se croisèrent et il sentit sa détermination flancher de quelques centimètres : elle semblait aussi détruite que lui. Presque sincère dans cette comédie. Elle avait sorti le gros lot : les larmes, la souffrance peinte sur ses traits, les tremblements. Tout était là pour qu'il y croit. « Ne me déteste pas. Je t’en prie. » fit-elle de cette même voix triste. Ce fut la phrase de trop. Comment pouvait-elle sérieusement lui demander ça après ce qu'elle avait fait ? Après ce qu'elle lui avait dit ? Comment pouvait-elle encore penser une seule seconde qu'il pouvait la tolérer et l'accepter comme si de rien n'était ? Relâchant son poignet en l'envoyant contre le corps de la demoiselle d'un geste un peu violent, il fronça les sourcils face à elle et secoua la tête, l'air écoeuré. « Te détester ? Ca serait te donner beaucoup trop d'importance alors que tu n'es rien. Tu n'es plus rien pour moi, Alyx. Lilith. Ou qui que tu sois sous ce masque de mangemort. » fit-il en plissant le nez, voulant simplement lui faire comprendre que son indifférence serait la seule chose qu'elle obtiendrait de lui, désormais. Elle n'aura plus rien d'autre de sa part. Il se recula de deux pas, voulant ne plus l'avoir à proximité. Malgré ce qu'il prétendait ressentir et vouloir, elle avait toujours cet effet sur lui et il voulait préserver les apparences. « Je me fiche de savoir si tu étais sincère ou non. Tu savais depuis le tout début que notre relation n'avait aucune chance. Et tu m'as laissé espérer, tu m'as laissé te séduire et avoir des sentiments pour moi. Tu as joué avec moi. Je t'ai tout donné, tout confié et toi... Toi tu jouais tout ce temps en gardant bien pour toi tes sombres secrets » fit-il en secouant la tête, à la fois possédé par la colère, l'incompréhension et la déception. Laissant ses yeux se perdre sur le corps de la demoiselle, il pointa du doigt ses mains où il pouvait désormais voir le sang s'écouler. Il n'était plus aveugle. « Le sang de ma petite sœur est sur tes mains et... Je les ai embrassé, je les ai aimé, je les ai choyé... » fit-il dans une métaphore voilée, sous-entendant que ses mains ne faisaient qu'un avec elle. Il l'avait embrassé, il l'avait aimé, il l'avait choyé. Il aurait tout donné pour elle. Absolument tout. Encore aujourd'hui, il était prêt à se jeter dans les flammes pour elle tant il l'aimait. Mais entre eux se trouvait non pas un fossé mais bel et bien le corps sans vie de Davina. C'était impossible. Sous le coup de ses émotions, il baissa les yeux et passa une main sur son visage. « J'aurais préféré que ce soit toi qui meurs à sa place » fit-il d'un ton très calme. Au moins, il ne l'aurait jamais connu, Davina serait toujours là, il serait sûrement médicomage et il serait heureux. Il n'aurait pas trouvé l'amour mais avant de l'avoir rencontré, il vivait très bien sans. Cette vie lui manquait. Elle lui avait décidément tout volé.
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oh, please don't go, i want you so ∇ (ALYSLAV III)

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» Your lips are like wine and I want to get drunk. ● Alyslav /!\

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