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 Bro, you're going too far - Zakhan

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang pur chez les sorciers comme les chamanesMessages : 394Date d'inscription : 11/02/2016Localisation : Durmstrang
Ҩ Bro, you're going too far - Zakhan Ҩ Dim 6 Mar - 10:28


Bro, you're going too far
Hàkan & Zakhar Silaëv

July 1998



Un an. Cela faisait exactement un an que Zakhar n'avait pas vu son frère. Que les choses soient claires : il ne lui manquait absolument pas. Au contraire. Depuis le départ d'Hàkan, il avait enfin droit à l'attention qu'il méritait. Il avait attendu ce moment depuis si longtemps qu'il arrivait à peine à y croire. L'été dernier avait été fabuleux. Les plus anciens du clan ne cessaient de médire sur le dos de son aîné et de le féliciter, lui, Zakhar, d'être un chamane si dévoué au clan. Même les Azarov commençaient à voir sa valeur. Il n'y avait bien que son père et Darya pour se lamenter du départ d'Hàkan. Mais ça finirait par changer, il s'en assurerait.

Zakhar se hâtait dans les rues bondées de Sofia. En ce début de mois de juillet, le temps était clément dans la capitale bulgare, et déjà des touristes du monde entier venaient se balader et prendre des photos des bâtiments. Ces moldus ! Le chamane les abhorrait. Des siècles, ils les avaient chassés et tués pour leurs croyances et leurs rites. Aujourd'hui encore, ceux qui avaient connaissance de leur existence continuaient à le faire. On ne pouvait pas leur faire confiance. Ils avaient tué Esfir, et Zakhar ne doutait pas un seul instant qu'ils tueraient n'importe quel autre chamane de par le monde. Les moldus avaient bien trop peur de la différence. Ah, si seulement il avait été en âge de passer son permis de transplanage - mais il venait tout juste d'avoir seize ans, il lui restait encore une année entière à patienter.

À la réflexion, Zakhar ne savait pas franchement ce qu'il fichait là. La décision avait été impulsive, comme souvent lorsque cela concernait Hàkan. Lorsque Darya avait pris le train qui les ramenaient d'ordinaire en Sibérie, il lui avait dit devoir régler quelques petites choses avant et la rejoindre d'ici deux ou trois jours. Puis il était monté dans le train en direction de Sofia. Il ne savait pas où Hàkan vivait, et c'était pour cela qu'il ne s'était pas pointé sur le pas de sa porte la veille au soir, en arrivant en ville. À la place, il avait pris une chambre à la taverne sorcière et avait attendu le lendemain. Le ministère de la magie n'était pas difficile à trouver lorsque l'on avait les bonnes indications. Il lui suffit d'un sourire charmeur à l'accueil pour qu'on lui indique le bureau des Relations Internationales Magiques où son frère travaillait.

En marchant le long des couloirs, Zakhar s'interrogea une nouvelle fois sur sa venue ici. Hàkan ne lui manquait pas, certainement pas. C'était peut-être son frère, mais ça ne changeait rien à la haine qu'il lui vouait. Et puis, ce bâtard ne lui avait jamais écrit, pas une seule fois en un an. Alors non, il ne lui manquait pas. Il ne venait pas parce qu'il avait envie ou besoin de le voir, loin de là. C'était une mise en garde. Oui, c'était ça. Tout à fait. Une mise en garde. Parce qu'il était réglo, lui, et qu'il se refusait à poignarder son propre frère dans le dos. Zakhar serra les poings. De face, en revanche, il était prêt à le faire. Hàkan le méritait.

Lorsqu'il arriva devant la-dite porte, il n'hésita pas, ne flancha pas, et frappa avant d'entrer. Plusieurs têtes se tournèrent vers lui, dont celle de son aîné. Il n'avait pas changé ce con. Il était juste plus soigné, dans son costume ridicule. Tout aussi ridicule que sa tête de poisson hors de l'eau lorsqu'il le vit d'ailleurs. Il s'excusa auprès de ses collègues et demanda à Zakhar de le suivre ailleurs, dans une autre pièce qui était vide, cette fois-ci. Une fois la porte refermée, Zakhar agita les bras pour désigner son propre corps.

Comme tu peux le constater, je suis toujours vivant, si jamais ça t'intéresse.

L'amertume et le sarcasme étaient on ne peut plus clairs dans sa voix. Bon Dieu, ce qu'il pouvait le détester. Il n'y avait bien qu'avec Hàkan qu'il parvenait à ressentir autant d'émotions négatives. Et dans un sens, il haïssait que son frère ait encore une telle emprise sur lui. Il aurait préféré y être indifférent, comme l'était Hàkan.

Je vois que ça te réussit bien, la vie de sorcier. T'as bien fait de trahir le clan et de briser le coeur de papa.

Il exagérait peut-être. Un petit peu. Mais c'était tout ce que Zakhar avait toujours réussi à faire en présence de son aîné : pousser les choses à l'extrême. C'était la seule attitude qu'il savait employer en sa présence.

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Statut du sang : Sang-pur. Messages : 129Date d'inscription : 02/01/2016Localisation : Perdu à Domovoï's Rock.
Ҩ Re: Bro, you're going too far - Zakhan Ҩ Jeu 31 Mar - 22:57


Il ne s’était pas attendu à voir son frère à la porte. Surprise générale. Cela faisait un an qu’il n’avait pas vu Zakhar. Un an qu’il correspondait uniquement avec son père, par le biais duquel il avait de vagues nouvelles de son petit frère qui avait décidé de l’ignorer. Il ne lui en voulait pas, après tout, ils n’avaient jamais eu une relation fusionnelle fraternelle. C’était plutôt chien et chat, jamais d’accord l’un avec l’autre, toujours en opposition. C’est pourquoi il était étonnant de le trouver à la porte du bureau du ministère de la magie. Hàkan eut un mouvement de surprise en l’apercevant dans l’encadrement de la porte. Fronçant les sourcils, il s’excusa auprès de ses collègues pour ensuite rejoindre Zakhar qui l’attendait de pied ferme. « Viens avec moi , souffla-t-il. » Il était plutôt agacé de le voir débarquer ici, sans avoir pris la peine de le prévenir auparavant. Son frère n’avait jamais compris le sens du mot responsabilité. Il se fichait de tout, et surtout de lui. Ca lui passait au-dessus de la tête qu’aujourd’hui, il avait un travail, et donc des obligations. Non, son frère ne comprenait pas ceci, et c’est pourquoi sa présence l’irritait légèrement. Les menant dans son bureau, le fit entrer, et ferma la porte derrière eux. Le questionnant du regard, il vit Zakhar se pointer du doigt, portant toute l’attention sur lui et lança « Comme tu peux le constater, je suis toujours vivant, si jamais ça t'intéresse. » Hàkan sentait déjà la dispute en vue. S’il était venu ici juste pour le tester et lui balancer tout un tas de vacheries à la figure, ça ne l’intéressait pas. Las, il le fixa, silencieux. Il n’avait pas la patience de lui expliquer en long en large et en travers qu’il savait très bien qu’il était vivant, et qu’il se portait bien. Il savait bien que son frère lui en voulait d’avoir quitté leur clan, leur famille, Darya. Aucune des décisions d’Hàkan n’était assez bien aux yeux de Zakhar, il ne faisait jamais correctement les choses, et était trop égoïste. Malheureusement, le jeune homme ne voyait pas les choses de cette façon. A ses yeux son frère avait toujours été trop impétueux, n’écoutant personne d’autre que lui-même. Combien de fois l’avait-il mis en garde sur sa sécurité au château ? Combien de fois lui avait-il dit de se faire discret ? Mais Zakhar n’en tenait jamais compte, tout ce que pouvait lui dire son grand frère était sans importance à ses yeux. « Je vois que ça te réussit bien, la vie de sorcier. T'as bien fait de trahir le clan et de briser le coeur de papa. » Hàkan secoua légèrement la tête, dépité. Décidément, son frère ne changeait pas.
Il avait longtemps réfléchi avant de partir de la Sibérie. Il en avait discuté avec son père qui avait compris à quel point son fils n’était plus attaché à leur tradition, à ses racines depuis la mort de sa mère. Mais Zakhar ne le comprenait pas. Il n’avait pas vécu cet épisode horrible, il ne l’avait pas vu s’arracher les yeux, perdre le contrôle et se jeter de la falaise. Il avait grandi sans mère, mais il ne l’avait jamais connu. Il ne connaissait pas ce vide immense qu’elle avait laissé en les quittant, il ne se souvenait pas des comptines qu’elle lui raconter le soir, des mélodies qu’elle lui chantait lorsqu’il était triste. Son frère ne connaitrait jamais cette peine profonde qu’avait subie Hàkan, et c’est ce qui les différenciait. Prenant une grande inspiration, le jeune homme lança : « Pourquoi t’es là Zakhar ? » S’était-il déplacé simplement pour le voir, pour lui rappeler qu’il existait ? Ou est-ce qu’il avait besoin de quelque chose en particulier ? Son frère pouvait toujours le surprendre, il n’en doutait pas une seconde. Seulement, Hàkan n’avait pas le temps de se préoccuper du manque d’attention que ressentait son petit frère. Il s’était bien assez préoccupé de lui durant des années, il devrait être content de ne plus l’avoir sur le dos aujourd’hui. « Si t’es là pour me balancer mes quatre vérités à la figure, t’aurais pas dû te déplacer, ça valait pas le coup. Je sais très bien ce que tu penses de moi. » Hàkan se posa contre son bureau, bras croisés, fixant Zakhar qui lui lançait un regard assassin. Il défiait son frère du regard, prêt à le remettre à sa place.



 
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Ҩ Re: Bro, you're going too far - Zakhan Ҩ Mar 5 Avr - 14:33


Bro, you're going too far
Hàkan & Zakhar Silaëv

July 1998



La tension était palpable. Zakhar l'avait sentie dès que les yeux de son frère s'étaient posés sur lui dans ce bureau plein. Il l'avait également sentie lorsque son aîné lui avait soufflé quelques mots avant de le traîner ailleurs, à l'écart. Et il la sentait maintenant tandis que Hàkan l'observait, brûlant d'une colère à peine contenue. Ça le rendait fier. Le si calme et posé Hàkan, réduit à une boule de rage dès lors qu'il apparaissait. Si son frère était capable de le mettre dans tous ses états, c'était réciproque. Au moins, même si Hàkan lui pourrissait la vie, Zakhar avait la consolation de se dire qu'il en faisait de même de son côté.

Pourquoi t’es là Zakhar ?

La question aurait pu lui faire du mal s'il tenait à son frère. Mais il ne tenait pas à son frère, seul un idiot aurait pu penser cela. Son estomac se contracta seulement de colère parce que, une fois de plus, Hàkan l'ignorait et balayait tout ce qu'il pouvait dire d'une seule main. Seulement de la colère. Une rage folle même.

Si t’es là pour me balancer mes quatre vérités à la figure, t’aurais pas dû te déplacer, ça valait pas le coup. Je sais très bien ce que tu penses de moi.

Les poings serrés, Zakhar s'avança, ne s'arrêtant qu'une fois son visage à quelques centimètres de celui de son aîné. Ses yeux étaient noirs de colère et de haine, son visage crispé par la rage. Devant lui, il ne voyait que cet air impassible à peine teinté d'exaspération. Le parfait petit Silaëv qui se croyait au-dessus de tout, au-dessus de leurs traditions, au-dessus de son devoir, au-dessus de lui. Hàkan avait été tellement choyé et protégé qu'il avait fini par croire qu'il était cet être exceptionnel qu'on lui avait répété être. Mais il n'était rien.

Comment pourrais-tu ? Tu n'as jamais pris la peine de me parler ou de m'écouter. Ne fais pas comme si tu me connaissais, parce que ce n'est pas le cas. Tu penses que tu peux me prendre de haut comme ça parce que tu es mon frère, Hàkan ? Je vais te dévoiler un scoop : tu n'as jamais agi comme un frère, alors tu n'as aucun droit de faire comme si tu étais le mien.

Ses doigts le démangeaient de saisir sa parfaite chemise lisse, mais il se retint. Il n'avait jamais été jusqu'à frapper Hàkan, c'était l'unique limite qu'il ne s'autorisait pas à franchir. Il le faisait pour leur père, et uniquement pour cette raison. Zakhar en était conscient, leur mésentente chagrinait leur père, et les voir se battre ne ferait que lui briser le coeur, lui qui avait déjà perdu leur mère. Alors il recula de deux pas, le visage toujours fermé.

Je suis venu te dire de laisser Darya tranquille. Elle ne veut plus entendre parler de toi. Et même si je ne pense pas que ça t'intéresse, ne t'en fais pas pour les clans. Je remplirai ta promesse à ta place s'il le faut et si on me le demande. Alors laisse-la tranquille une bonne fois pour toutes.

Sa voix était peut-être plus posée, mais son ton n'avait pas changé. Il savait que Hàkan tenterait de clore la discussion au plus vite et de le pousser hors du ministère de la magie pour avoir la paix. Mais Zakhar comptait bien se battre un peu. Il fallait qu'il comprenne. Il n'avait plus sa place parmi eux, au sein du clan. Et ça, il devait vraiment le comprendre. Zakhar ne souhaitait pas le voir revenir et investir son monde comme il en avait l'habitude. Il ne le permettrait pas.


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Ҩ Re: Bro, you're going too far - Zakhan Ҩ Ven 15 Avr - 16:16


Sa réplique ne plut pas à son cadet. Zakhar, l’air furibond, s’avança dans sa direction d’une démarche rapide, les poings serrés. Son petit frère ne l’effrayait pas le moins du monde, même lorsqu’il se trouvait à quelques centimètres de lui. Ses prunelles le fixèrent avec haine, et Hàkan s’appliqua à rester le plus stoïque possible. Il n’avait pas la patience de se battre avec lui aujourd’hui, ni d’écouter à quel point il était détestable d’avoir quitté la Sibérie comme ça, d’avoir abandonné sa famille. Le jeune homme connaissait le refrain par cœur. « Comment pourrais-tu ? Tu n'as jamais pris la peine de me parler ou de m'écouter. Ne fais pas comme si tu me connaissais, parce que ce n'est pas le cas. Tu penses que tu peux me prendre de haut comme ça parce que tu es mon frère, Hàkan ? Je vais te dévoiler un scoop : tu n'as jamais agi comme un frère, alors tu n'as aucun droit de faire comme si tu étais le mien. » Le concerné encaissa en silence. Il savait que Zakhar avait raison, ils n’avaient jamais eu de véritable relation fraternelle, il n’avait aucune idée de ce que son petit frère pouvait aimer faire, mis à part mentir à longueur de temps. Une trop grosse rivalité était née entre eux, et les avait éloignés au fil du temps. Hàkan s’en était accommodé, persuadé que cela ne changerait jamais. Ils étaient trop différents pour s’entendre. Ils ne s’écoutaient pas parler, ils ne cherchaient pas à comprendre l’autre. Ils avaient toujours fonctionné ainsi, c’était certainement très triste, mais il n’y avait rien à y faire. Tout du moins, Hàkan se persuadait que leur relation resterait toujours ainsi. Les choses auraient été peut-être différentes s’ils avaient toujours leur mère aujourd’hui. C’est ce qui les éloignait aussi, n’avoir qu’un père qui faisait comme il pouvait pour maintenir encore un peu un esprit de famille chez les Silaëv. A la naissance de Zakhar, Hàkan avait été le plus heureux du monde, d’être un grand frère. Il avait toujours pris grand soin de son petit frère, se montrant protecteur dès sa naissance. Mais tout avait changé lorsque leur mère était morte, il s’était éloigné, peut-être volontairement, il ne savait plus ni pourquoi, ni comment. Seulement, les années les séparaient et elles étaient irrattrapables. Son frère recula de quelques pas, et renchérit : « Je suis venu te dire de laisser Darya tranquille. Elle ne veut plus entendre parler de toi. Et même si je ne pense pas que ça t'intéresse, ne t'en fais pas pour les clans. Je remplirai ta promesse à ta place s'il le faut et si on me le demande. Alors laisse-la tranquille une bonne fois pour toutes. »  Hàkan tiqua à l’évocation de Darya. Il ne comprit pas le sous-entendu en premier lieu. Quelle promesse ? Et lorsqu’il comprit qu’il évoquait la promesse de fiançailles entre les Silaëv et les Azarov, le jeune homme ne trouva plus la situation lassante. Certes, il en voulait à Darya de ne pas daigner répondre à ses lettres, surtout après qu’elle lui ait dit qu’elle comprenait pourquoi il restait en Bulgarie. Mais ce n’était pas pour autant que Hàkan laissait tout tomber. Il avait grandi avec l’idée qu’il épouserait Darya. Même si durant leur adolescence ils avaient tous deux tenté de montrer à l’autre qu’il ne comptait pas, ils revenaient toujours l’un à l’autre. Le jeune homme ne prenait pas sa nouvelle vie comme un moyen de s’extraire de ses promesses qu’il avait faites en Sibérie. Et de toute façon, il ne supporterait pas que ce soit son frère qui puisse épouser Darya, c’était inconcevable. « Qu’est-ce t’es en train de me dire là, Zakhar ? Que tu comptes prendre ma place ? Que tu veux épouser Darya pour rallier les deux clans comme prévu ? Ca ne fonctionne pas comme ça. »
Hàkan savait que son père le préviendrait si la situation venait à changer. Il savait que sa famille lui en voulait, tout comme il ne doutait pas que le père Azarov ne voulait plus de lui comme gendre. Mais le sibérien n’en avait plus rien à faire. Depuis qu’il était enfant, on lui avait dit qu’il prendrait Darya pour femme, et il le ferait, non pas parce que c’était une obligation familiale mais parce que c’était indéniablement leur destinée. Et personne d’autre mis à part lui ne remplirait ce rôle, encore moins son frère. Le jeune homme ne bougeait pas, fixant son frère, impassible. « Tu dois être ravi de pouvoir te pavaner dans le village comme le fils modèle des Silaëv. Ca doit te changer. C’est pour ça que tu te préoccupes de Darya ? Que tu t’intéresses à quelqu’un d’autre que toi pour une fois ? Si tu penses que tu gagneras des points auprès des Azarov en prenant ma place, tu te fourres le doigt dans l’œil Zakhar. » Hàkan n’avait pu s’empêcher d’être mauvais à l’égard de son frère, mais il ne supportait pas de le voir se comporter ainsi avec lui. Il n’avait aucun compte à lui rendre et s’il pensait qu’il allait s’excuser auprès de lui pour être parti de la Sibérie, il pouvait toujours attendre.




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Ҩ Re: Bro, you're going too far - Zakhan Ҩ Sam 7 Mai - 10:21


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Hàkan & Zakhar Silaëv

July 1998



D'aussi loin qu'il s'en souvienne, Zakhar avait toujours entendu Hàkan critiquer ses caprices et sa manie à tout faire tourner autour de lui. C'était vrai, évidemment. Zakhar ne l'avait jamais nié et était assez lucide pour voir son propre comportement. Il n'en avais pas honte, car il savait ce qui avait causé ce trait de sa personnalité, et ce n'était en aucun cas sa faute s'il était ainsi à présent. Il n'y pouvait pas grand chose après tout. Il aurait pu essayer de changer, mais dans quel but ? Pour contenter les autres ? Ce n'était pas son genre de rentrer dans le moule pour faire plaisir alors que tous l'ignoraient et se fichaient bien de ce que lui pouvait ressentir. Cela faisait bien longtemps que Zakhar avait appris à être égoïste. Mais égoïste ne signifiait pas déloyal dans son cas. Il n'était pas Hàkan.

Son frère avait beau le critiquer, il n'était pas franchement un modèle non plus. Oui, le pauvre petit avait assisté, impuissant, à l'affreuse mort de leur mère. En quoi cela pouvait-il justifier tout le reste, encore maintenant ? Qu'il ait quitté la pratique du chamanisme à cause de cela, c'était compréhensible, même pour Zakhar. Mais abandonner son frère, abandonner Darya, abandonner le clan ? Hàkan n'avait aucune excuse pour tout cela. Il se cachait derrière la mort de leur mère, comme il le faisait toujours, sans se remettre en question une seule fois. Hàkan n'était pas seulement égoïste et déloyal, il était également lâche. Pas étonnant que les Azarov commencent à questionner sa légitimité à prendre Darya pour épouse.

Qu’est-ce t’es en train de me dire là, Zakhar ? Que tu comptes prendre ma place ? Que tu veux épouser Darya pour rallier les deux clans comme prévu ? Ca ne fonctionne pas comme ça.

Le jeune Silaëv secoua la tête. Il ne comprenait décidément rien à rien. Comment pouvait-on être si intelligent et si obtus à la fois ?

Contrairement à toi, je sais faire la différence entre vouloir et devoir. Je n'ai pas de désir profond d'épouser Darya, mais je n'ai rien contre et je le ferai si c'est ce que l'on attend de moi. Et si, ça fonctionne comme ça, les mariages arrangés.

Dans d'autres circonstances, il y aurait eu de fortes chances pour que Zakhar finisse par épouser Esfir, la petite soeur de Darya. Il était rare que les chamanes se mêlent à des sorciers ou des moldus. Depuis son plus jeune âge, Zakhar était habitué à l'idée d'un mariage arrangé, et il s'en fichait. Il avait cru à l'amour, un temps, mais ce temps était révolu depuis que la seule personne à lui en avoir témoigné, même innocemment, n'était plus. Esfir était morte et Hàkan avait déserté le clan. Il avait des responsabilités et il comptait bien les prendre, quoi qu'en pense son frère.

Tu dois être ravi de pouvoir te pavaner dans le village comme le fils modèle des Silaëv. Ça doit te changer. C’est pour ça que tu te préoccupes de Darya ? Que tu t’intéresses à quelqu’un d’autre que toi pour une fois ? Si tu penses que tu gagneras des points auprès des Azarov en prenant ma place, tu te fourres le doigt dans l’œil Zakhar.

Le ton de Hàkan était froid, comme s'il avait un jour pu être chaleureux à son égard. Zakhar encaissa les piques en serrant les lèvres. Il ne devait pas s'énerver, pas craquer. Mais Hàkan était si injuste.

Ne me confonds pas avec toi, Hàkan. De nous deux, qui s'intéresse à notre famille, à notre clan ? Ne viens pas dire que je ne me suis jamais préoccupé de Darya, ou de papa, ou d'Esfir. Même en jouant au con, tu ne peux pas nier ma loyauté envers ceux qui comptent.

Il s'obstinait à le faire passer pour ce gamin qu'il avait été. L'avait-il seulement vu grandir, le connaissait-il seulement un tant soit peu ? Non, Hàkan ne l'avait jamais regardé, ne s'était jamais intéressé à lui. Il avait une image complètement erronée de la personne qu'il était. Il s'en fichait. C'était ça, la triste et douloureuse vérité : Hàkan n'en avait rien à faire de lui. Il était le seul à encore croire qu'ils auraient pu être une famille. Mais plus maintenant.

Je n'ai pas besoin de me faire bien voir par les Azarov. Je suis là. Et ça, c'est ce qui me donne une place dans cette famille et auprès de Darya. Je n'ai pas fuit. Alors, rend-nous service à tous, et arrête d'essayer de la contacter. Tu ne fais que lui rappeler que tu l'as laissée derrière toi, et si tu tiens vraiment à elle, tu comprendras que tu dois la laisser partir pour de bon.


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Ҩ Re: Bro, you're going too far - Zakhan Ҩ Mar 7 Juin - 20:35


Hàkan n’avait pas particulièrement envie d’être agréable avec son frère. Il débarquait à son lieu de travail comme si de rien était pour lui balancer des insanités à la figure. Zakhar ne put s’empêcher de le rembarrer sur les mariages arrangés, comme s’il était expert en la matière. Le sibérien perdait patience. C’est certainement pour cette raison qu’il se montrait froid avec le jeune homme, parce qu’il n’avait aucune envie d’alimenter la discussion. Ils n’avaient pas pour habitude d’entrer dans des grandes tirades, de se faire des confidences ou tout ce qui pouvait entrer dans la relation fraternel. Ils n’en avaient pas, ils n’en avaient jamais eu, ils étaient incapables de se parler sans que l’un des deux ne coupe court à la conversation, ou finisse par se mettre en colère. Zakhar avait toujours eu cette faculté à le faire sortir de ses gongs, à croire qu’il le faisait exprès. « Ne me confonds pas avec toi, Hàkan. De nous deux, qui s'intéresse à notre famille, à notre clan ? Ne viens pas dire que je ne me suis jamais préoccupé de Darya, ou de papa, ou d'Esfir. Même en jouant au con, tu ne peux pas nier ma loyauté envers ceux qui comptent. » Hàkan resta silencieux, fixant son frère. Ils n’avaient rien en commun, mais il n’était pas égoïste lui non plus. Il avait pris la décision de quitter la Sibérie, pas de tourner le dos à ceux qu’il aimait. Même si Darya ne répondait plus à ses lettres, il savait qu’elle reviendrait, ils revenaient toujours l’un vers l’autre. Alors elle était sans aucun doute contrariée par sa décision, comme Zakhar étant donné qu’il venait se plaindre jusqu’à son bureau. Au fond, ça aurait dû lui faire plaisir de voir son frère, même si c’était pour s’en prendre plein la figure. S’il se trouvait ici c’était bien pour une raison, et pas parce qu’il s’en fichait, sinon il serait resté dans son coin. Mais ils avaient développé cette relation étrange qui empêchait Hàkan d’agir en grand frère concerné. Il savait que c’était en partie sa faute, qu’à force de repousser son frère, il avait fini par entacher leur lien fraternel, mais il était incapable d’avouer ses fautes et de tenter un retour en arrière. Il y avait eu trop d’animosité entre eux durant tant d’années, qu’il semblait irréalisable qu’un jour, ils puissent s’entendre. « Je n'ai pas besoin de me faire bien voir par les Azarov. Je suis là. Et ça, c'est ce qui me donne une place dans cette famille et auprès de Darya. Je n'ai pas fui. Alors, rend-nous service à tous, et arrête d'essayer de la contacter. Tu ne fais que lui rappeler que tu l'as laissée derrière toi, et si tu tiens vraiment à elle, tu comprendras que tu dois la laisser partir pour de bon. » Toujours bras croisés, le sibérien encaissait les paroles de Zakhar. En vérité, il était incapable de laisser partir Darya comme le lui suggérait son frère. Ca lui paraissait impensable. Ils avaient grandi ensemble, et il savait qu’il finirait sa vie à ses côtés, c’était écrit depuis leur naissance. Hàkan n’en doutait pas une seule seconde. Il savait qu’elle n’épouserait pas son frère, ça semblait absurde comme idée, complètement dingue. Non, Darya ne lui ferait jamais un coup pareil, il le savait.

« Tu n’as pas à me dire ce que je dois faire Zakhar. Ce que je fais avec Darya ne te regarde en rien, donc fou moi la paix avec ça. Si elle en avait tellement marre de mes lettres, elle serait venue me le dire d’elle-même, elle n’a pas besoin d’un toutou pour le faire. » Il ne comprenait pas cette soudaine dévotion pour Darya, à moins que ce ne soit qu’une excuse pour pouvoir lui parler, Hàkan ne comprenait pas où il voulait en venir avec toute cette histoire. Il savait que Zakhar aimait beaucoup Darya aussi, mais il ne pensait pas une seule seconde qu’il se déclarerait chevalier servant de mademoiselle Azarov. Las, il lâcha un soupir. Il n’avait jamais aimé se disputer avec son frère, parce que peu importe ce qu’il dirait, il aurait toujours tort. Zakhar n’écoutait que lui, les paroles d’Hàkan pouvaient s’envoler et disparaître au gré du vent, ce n’était pas un souci. « C’est tout ce que tu voulais ? Me dire de laisser Darya tranquille ? Ou tu avais quelque chose de plus important à me faire part ? Parce que si c’était juste pour ça, t’aurais dû t’éviter le voyage, t’as perdu ton temps. »


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Ҩ Re: Bro, you're going too far - Zakhan Ҩ Jeu 30 Juin - 10:56


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Hàkan & Zakhar Silaëv

July 1998



Il ne savait pas ce qu'il avait espéré en venant jusqu'ici. Une toute petite voix, bien cachée sous une couche conséquente de déni, lui soufflait qu'il avait simplement voulu revoir son frère, lui laisser une énième chance de se racheter, de sauver leur famille. Mais Zakhar avait appris depuis des années à ne pas écouter cette voix. Il préférait de loin les excuses et les faux-semblants : ils faisaient bien moins mal que la vérité. Et pourtant, Hàkan trouvait toujours le moyen de le toucher quand même, de le blesser plus qu'il ne l'avait déjà fait en dix-sept ans. Le cadet pouvait dire tout ce qu'il voulait, ils restaient frères, et aucune de leur dispute n'avait réussi, jusque là, à briser ce lien au point de les mener à l'indifférence. Hàkan était certainement indifférent, ça, Zakhar en était persuadé. C'était la seule explication au fait qu'il l'ait ignoré tant d'années, qu'il abandonne leur clan ainsi. Mais Zakhar... Zakhar était tout sauf indifférent. Il était en colère, furieux même, il était jaloux - mais jamais il ne l'avouerait. Il était toujours celui qui faisait le premier pas, comme aujourd'hui. Et à chaque fois, il se prenait un mur. Pourquoi pensait-il toujours que la prochaine fois serait différente ? Il n'y avait aucun espoir. Pas avec Hàkan.

Tu n’as pas à me dire ce que je dois faire Zakhar. Ce que je fais avec Darya ne te regarde en rien, donc fous-moi la paix avec ça. Si elle en avait tellement marre de mes lettres, elle serait venue me le dire d’elle-même, elle n’a pas besoin d’un toutou pour le faire.

Le jeune homme laissa échapper un reniflement moqueur.

Comme si elle avait envie de voir ta tête après ce que tu lui as fait. Le silence radio ne te suffit pas à comprendre ?

Mais son frère ne releva pas. Il l'ignorait, encore une fois.

C’est tout ce que tu voulais ? Me dire de laisser Darya tranquille ? Ou tu avais quelque chose de plus important à me faire part ? Parce que si c’était juste pour ça, t’aurais dû t’éviter le voyage, t’as perdu ton temps.

Voilà. Encore une fois, il l'expédiait. Il le rejetait, tout simplement. Pour lui, Zakhar n'était qu'un problème, un parasite dont on souhaite se débarrasser au plus vite. Il ne l'avait jamais considéré autrement que comme une source d'ennuis. Zakhar encaissa le coup sans montrer qu'il avait pu être blessé par ses propos. Il ne savait vraiment pas ce qu'il avait espéré en venant ici. Hàkan avait raison, il avait perdu son temps. Pourquoi continuer à se battre s'il était le seul à le vouloir ?

Je comprends qu'elle ne veuille plus te voir si tu considères qu'elle n'est qu'un sujet sans importance. Mais tu as raison, je te l'accorde : j'aurais dû m'épargner le déplacement. Je ne vois pas pourquoi je m'entête à être honnête avec toi alors que tu es incapable de m'écouter.

Il n'avait plus rien à faire ici. S'il se dépêchait, il pourrait prendre le prochain train pour la Sibérie.

Ne t'en fais pas, je ne viendrai plus t'importuner. Avec un peu de chance, c'est bien la dernière fois que nous nous voyons. Père et Darya m'attendent, alors je ne vais pas m'infliger ta présence plus longtemps.

D'un mouvement sec, il se retourna et se dirigea vers la porte du bureau qu'il ouvrit.

Adieu, Hàkan, dit-il sans se retourner.

Puis il partit, laissant la porte se refermer sur ce qui avait autrefois été son frère.

© ACIDBRAIN

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ZAKHORY STYLE.
When the time comes, baby don't run, just kiss me slowly. It might be love.
 


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Bro, you're going too far - Zakhan

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