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 /!\ Devil's dances waiting to begin ▽ (MORPHALT)

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Statut du sang : PurMessages : 242Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ /! Devil's dances waiting to begin ▽ (MORPHALT) Ҩ Jeu 3 Mar - 19:03

Chimes at midnight,will you come and play?
You can hide but If you run away, I will find you. I'll come and find you. I will find you, I'll come and find you. Something wicked singing in the wind. Devil's dances waiting to begin. Hear it calling, hear how it whispers. I will find you, I'll come and find you. ▽ MORPHALT


Il avait cette aura aveuglante, de celles qui se détectent à des kilomètres. Soleil irradiant dans les ténèbres de la nuit, ses pas effleuraient à peine le sol tandis qu'il rejoignait l'allée centrale avec empressement. Une seconde plus tôt, il se trouvait encore attablé à The Old Shed. Ombre silencieuse dans un coin de la pièce, il maculait de taches d'encre les pages d'un vieux journal. C'était son moyen de communication avec l'infiltrée qu'il avait placée à Durmstrang pour servir sa cause. Le mot hasard ne faisait pas partie de son vocabulaire. Il ne lésinait pas sur les moyens quand il s'agissait de traquer sa proie. Avalon ne lui échapperait pas, pas cette fois. Ce n'était qu'un vulgaire rat qui se laisserait prendre au piège, attiré par la faim. Il savait comment l'appâter, il savait la soif de pouvoir qui coulait dans leurs veines jumelles. Il se rendrait indispensable, dégueulant des promesses qu'elle avalerait parce qu'il était convaincant, mine de rien. De belles paroles pour aller avec sa belle gueule. Mais Avalon crèverait la gueule ouverte, son coeur déchiqueté dans sa poitrine ouverte au couteau. Elle lui rendrait tout ce qu'elle lui avait vicieusement volé. La justice serait enfin rendue à ce gosse aux milles névroses, un jour Adonis et le lendemain Mordred. Il était le bourreau de l'histoire, mais c'était bel et bien elle qui lui avait tranché la tête. Il lui ferait payer les heures à broyer du noir, les poings rouges d'avoir trop cogné. Encore fallait-il l'atteindre.
Cela faisait une semaine qu'il attendait un signe. Rien. Ce silence commençait à le dévorer, ça le rendait dingue. Il était à deux doigts de s'écarter du plan initial, dériver pour mieux arriver à sa destination. Elle le poussait dans ses retranchements, insupportable petite garce. Après des heures d'attente, il s'était enfin résolu à quitter sa planque à l'entrepôt. Sillonnant l'allée jusqu'à entrer dans sa tente, son visage se crispa en flairant l'absence de celle qui devait toujours être là. Tornade menaçante, il s'engouffra dans la chambre et repartit aussitôt, le regard sombre. D'abord cette journée interminable et insatisfaisante, et maintenant ça. C'était se foutre de sa gueule. D'un calme assassin, il transplana pour réapparaître dans la salle de réception où il l'avait repoussée plus tôt dans la journée. Elle avait l'habitude, pourtant. De ses yeux imprégnés de son image, il expertisa plusieurs salles en vain. La rage rampait dans sa gorge, jusqu'à exploser en un grondement témoignant d'une exaspération encore contenue.

Comme dans un lugubre conte de fée, à minuit, le charme cessait d'opérer. Les vices lucifériens étant séduits par la noirceur de la nuit, Mordred s'abandonnait à eux dès qu'il n'était plus sous les feux de la rampe. C'était encore plus facile quand la terre qu'il foulait suintait le malheur de centaines d'âmes maudites pour leurs crimes. Il se nourrissait du désespoir des autres. Mais ce n'était jamais suffisant. Il avait besoin de sentir la violence se distiller en lui, sa seule délivrance. Il avait besoin de se noyer dans le sang de l'autre, pour lécher l'essence carmine et en savourer les parfums. Il avait besoin de planter ses canines carnassières dans le corps pâle d'Asphalt.
Soudain, sa silhouette se découpa dans la lumière blafarde de la lune. Elle se révéla à lui alors qu'il quittait The Old Shed pour la seconde fois en à peine quelques minutes. Comme une muse épileptique, les reflets de l'astre se décomposaient sur sa peau de nacre. Son rire cristallin s'éleva dans les airs. Une ombre vint gâcher le tableau, celle d'un autre homme qu'elle fréquentait déjà trop à son goût. Son orgueil s'écorcha à une jalousie qu'il n'aurait pas dû aussi intensément ressentir. Incisive, la trahison le rendit amer. Il reconnut le visage d'Asgard, désormais gravé au scalpel dans sa mémoire. Il attendit que l'intrus ne s'efface pour se faufiler jusqu'à son morceau de chair fraîche favori. Mais elle puait la viande avariée. Excessivement calme, il accrocha son regard argenté au sien. « Vous aviez l'air de bien vous amuser, persiffla-t-il, mauvais. » Il put lire son expression défaite, elle réalisait sans doute à peine l'affront qu'elle venait de lui faire. Salope. Elle n'était rien sans lui, rien du tout. Pas plus qu'un insecte que tous écraseraient sous leurs pieds. Elle lui devait obéissance, et plus que tout, elle devait être là où il voulait qu'elle soit.
La gifle partit à la vitesse de l'éclair. Elle l'avait méritée. Un coup de poignard enfoncé plus dans le coeur que dans la joue, la mâchoire qui craque et le regard coupable, Asphalt se tut. Il se serra contre elle, caresse meurtrière, encercla sa taille de ses bras comme prêt à l'étouffer. « Ne recommence plus. Est-ce que c'est bien clair? » Le murmure de sa voix vint brûler la nuque de la jeune femme. Il fit grimper ses mains jusqu'à saisir son cou et la forcer à le regarder droit dans ces yeux qu'elle savait avoir déçus. Le mutisme d'Asphalt accentua sa rage, le simple fait qu'elle se taise prouvait sa culpabilité. Elle ne respirait que pour lui. Ça avait toujours été comme ça, et il n'avait aucune intention que les choses changent. D'une force maîtrisée, il exerça une pression pour empêcher l'air d'aller inonder ses poumons de cracmolle. Every breath you take is mine. Elle serait morte de l'intérieur si il n'avait pas insufflé son désir en elle. Elle ne devrait jamais l'oublier.
Il la relâcha quelques secondes plus tard avant de l'empoigner par les cheveux. Il la traîna sur quelques mètres avant de transplaner jusqu'à sa tente. D'un geste vif, il la propulsa par terre. Le choc des os s'éclatant contre le parquet fit naître un sourire perfide au coin de ses lèvres. Elle gisait à ses pieds, exactement là où était sa place.

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Statut du sang : sang-pur, mais malheureusement incapable de faire de la magieMessages : 256Date d'inscription : 31/12/2015Localisation : à domovoï's rock, en train de comploter salement pour voler la victoire à ces gamins boutonneux
Ҩ Re: /!\ Devil's dances waiting to begin ▽ (MORPHALT) Ҩ Ven 4 Mar - 0:47






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La cave dans laquelle Asphalt se trouve est aussi lugubre que la nuit au dehors. Pourtant ses yeux brillent ; dans la noirceur de l’endroit, le bleu glacé de ses pupilles luisent, servent de réceptacle à la lune. On la regarde. Sans passer à travers, c’est vraiment elle qu’on regarde. Sans dédain, non plus. Asgard la fixe comme si c’était une réelle personne et non pas une vaste blague de l’univers.  Les premiers temps, ça l’a épuisée, la Dragonstone. Elle n’a jamais réellement eu le loisir d’apprécier son invisibilité, à Londres. Elle en a presque oublié que ne pas exister signifiait ne pas avoir à mentir, à tricher. Observer la vie de derrière un voile signifiait qu’on ne pouvait se préoccuper de si elle décevait quelqu’un à nouveau ; pourtant, à Domovoï, on la fait exister parce qu’on ne sait pas. Le clan Dragonstone, ici, tout le monde s’en fout. D’ailleurs, c’est à peine si on lui a demandé son nom ; seules comptent sa soif de pouvoir, sa détermination à récupérer l’objet sacré qui se trouve entre les quatre murs de Durmstrang, à la merci d’une bande de morveux pré pubères. Ca, elle peut l’apporter. Asgard le sait. Dès qu’il a posé les yeux sur elle, il a semblé voir quelque chose qu’elle-même ignore ; quelque chose qui semblerait dramatique, un trésor au fond de son corps. Asphalt sait bien que c’est des conneries, elle. Tout ce qu’Asgard voit, même s’il ne le sait pas encore, c’est qu’elle ne peut pas lancer le moindre sortilège, et que tous ses plans risqueraient de foirer s’il apprenait la vérité. Quand il a fait remarqué qu’elle n’avait pas de baguette, elle a rétorqué qu’elle ne pouvait plus l’utiliser ; qu’on l’avait siphonnée de sa magie. Elle a créé de toutes pièces un bannissement imaginaire, une histoire à son clan qui –si elle se rapproche de la vérité- tait sa honte et son désespoir.  Aujourd’hui, elle est en quête de l’Ox pour retrouver sa magie, et aller se venger de sa famille. Il n’en faut pas plus à Hawthorne pour la considérer parmi les siens. Ca compte plus que ce qu’elle ne veut bien se l’avouer.

Asphalt n’a jamais eu à mentir ; elle n’a jamais su faire. Forcée à regarder la vérité en face, elle a compris que traîner plus bas que terre était sa seule option. Et surtout ne pas chercher à grimper ; ramper, ramper toujours, ramper. On ne sait jamais, on aurait pu avoir besoin de s’essuyer les pieds sur son dos. C’est pour ça qu’elle détourne toujours les yeux lorsqu’Asgard lui sourit ; comme si elle était capable de le recevoir sans se sentir honteuse. Comme si elle avait le droit de même lui parler. C’était qu’une putain de cracmolle, et s’il l’apprenait, elle redeviendrait invisible comme elle l’a été depuis l’âge de treize ans. Elle se lève ; il l’aide à remonter les escaliers de la cave du Kraken’s Den, passe sa main dans son dos. Elle aurait presque le réflexe de se dégager ; elle se tend, son épiderme la brûle presque. Punition providentielle. S’il savait que sa protégée n’était qu’une crevarde de londonienne, sa main, il la mettrait certainement en travers de sa gueule. Alors qu’Asgard la quitte, il lui dit qu’ils auront l’Ox, pour tous ceux qui le méritent, et pour elle. Asphalt ne peut pas s’empêcher de rire. D’ironie. De désespoir. De honte. Mais sa voix s’éclate en mille morceaux cristaux et va se déposer àa la cime des arbres. Pendant une seconde, elle se croit seule. Pendant une seconde, elle s’entend respirer correctement. Puis elle l’aperçoit.

Mordred lui éparpille les entrailles et la rend entière, dans un même mouvement. Dans un seul regard il décide de son sourire et de l’état de son corps. Il a l’air trop calme de celui qui annonce la tempête ; elle connaît cet air par cœur. Il se plante devant elle, glace à la place du corps, et crache son délicieux venin. Asphalt aurait ouvert grand la bouche pour l’engouffrer tout entier. « Vous aviez l'air de bien vous amuser »  Elle ne comprend pas tout de suite. Puis la réalisation se diffuse dans chacun des pores de sa peau, un à un. La bulle éclate ; c’est Mordred qui tient l’aiguille. Elle qui écarte les bras bien comme il faut, et lui qui la perce de partout, qui lui la plante dans la peau, dans les muscles. Elle comprend avec effroi qu’elle a merdé, la Dragonstone. Qu’il avait certainement eu besoin d’elle ; et qu’elle avait été introuvable. Son amant lui caresse la joue ; la gifle est si rapide, si brutale, qu’Asphalt a à peine le temps de la sentir sur le coup. Ca fait presque comme un geste d’affection, avant qu’elle ne se sente brûler, qu’elle ne sente ses cellules hurler de douleur. C’est pas grave, elle l’a mérité. Elle l’a fait attendre, c’est sa faute, sa faute, sa faute. Dolohov est miséricordieux, lui. Il est prêt à la pardonner, et elle s’arme de toute sa reconnaissance lorsqu’il la serre contre lui, la tient prisonnière contre sa cage thoracique. « Ne recommence plus. Est-ce que c'est bien clair? » Elle ne répond pas ; neveut pas prendre le risque de l’agacer avec sa voix, préfère se fondre dans ses bras, se fondre en excuses, se fondre sous ses doigts. Et lorsqu’il l’empoigne par les cheveux pour la ramener là où elle aurait dû se trouver dès le début, elle a le sentiment d’une justice réparée, quelque chose de salement mérité.

A peine arrivée, le noir de la tente se referme sur elle ; il fait toujours nuit, chez Mordred. Toujours nuit dans ses draps. Mais elle, elle loge dans son cœur ; rouge comme le sang qu’il verse quand elle a déconné, comme ses yeux quand il hurle et que ses genoux heurtent le sol. Là c’est sa hanche qui prend quand il la jette, tant pis, ça laissera un bleu. Asphalt reste au sol, s’appuie sur ses poignets pour remonter un peu ; mais pas trop, c’est lui qui a la main. Elle la lui laisse avec plaisir, du moment qu’il lui la colle partout. « J’aurais préféré passer la journée avec toi, tu sais comment je suis quand tu n’es pas là » elle susurre pour l’apaiser. Si elle pouvait se fondre dans le sol sous elle pour le faire grandir, elle le ferait. La Dragonstone ne veut pas mettre Mordred en colère ; il est plus ancré en elle que ses propres cellules. Elle tient plus à lui qu’à ses propres organes, qu’à sa propre vie. C’est lui, qui lui a permis de vivre, c’est à lui qu’elle doit le fait de ne pas être un cadavre ambulant. Elle ne s’anime que quand il est là, et ça, il doit le savoir.
Doucement, pour effacer la trace de l’affront de sa mémoire, elle se relève. Pas de mouvements brusques, tout en finesse et en roulement, comme un chat qui s’étire. La cracmolle sent que le bleu commence à se former au niveau de la hanche lorsqu’elle arrive sur ses genoux ; le plaisir jouissif de sentir son toucher encore et encore bien après qu’il l’ait lâchée. Asphalt se rapproche de son bassin juste assez pour sentir l’odeur de sa ceinture ; l’arôme reconnaissable du cuir de luxe. Sa voix résonne contre l’épiderme de Mordred lorsqu’elle murmure dans un souffle. « J’espère qu’il n’est pas trop tard pour me faire pardonner. »









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i'm nuts, baby i'm mad, the craziest friend that you've ever mad, you think i'm psycho you think i'm gone, tell the psychiatrist something is wrong. over the bend, entirely bonkers, you like me best when i'm off my rocker.
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Statut du sang : PurMessages : 242Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ Re: /!\ Devil's dances waiting to begin ▽ (MORPHALT) Ҩ Mar 15 Mar - 0:37

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Le chant de son corps claquant contre le sol froid résonnait encore à ses oreilles. Elle n'avait même pas gémi, l'épargnant de l'hypocrisie de sa souffrance. Il n'était pas dupe, il savait reconnaître le plaisir dans sa voix même lorsqu'il lui explosait la mâchoire sous ses gifles vengeresses. Elle se courbait sous ses mains, sous ses caresses au papier de verre, jamais repue. Elle lui tendait le dos pour qu'il le griffe, pour qu'il y dessine son désir insatiable à l'encre rouge. Elle rampait à ses pieds, elle savait qu'elle ne valait rien. Asphalt, c'était cette fille futile, facile. On lui marchait dessus sans faire attention au bruit des os qui s'effritent, ce n'était pas grave, ce n'était pas comme si elle allait se redresser. Non, Asphalt, elle bouffait la poussière, elle s'était habituée au goût depuis trop longtemps. C'était ce qu'il appréciait chez elle, sa docilité. Son monde pouvait s'écrouler, une nouvelle guerre pouvait éclater ; elle serait toujours là, nichée dans son ombre. Sa pâleur faisait ressortir son éclat à lui, pourtant, aux côtés de Mordred, elle avait des allures de reine infernale. Si elle n'était pas aussi vide qu'un coquillage sans perle, peut-être aurait-il pu lui offrir la couronne qu'elle n'espérait même plus. Elle avait cela de séduisant qu'elle ne s'apercevait pas de l'effet qu'elle avait sur lui. Si seulement elle savait que tout pouvoir n'était pas fait de magie, sans doute serait-elle plus fébrile encore, féline. Mais elle était trop désespérée, on lui avait percé un trou dans le crâne par lequel on avait déversé des litres de désillusions. Pas lui. Il avait toujours été honnête avec elle, jamais il n'avait eu un mot doux pour elle, histoire qu'elle sache où était sa place. Il n'était pas cruel, au fond.
Aucune culpabilité quand son regard se posa sur elle, juste un sentiment de gâchis. Pourquoi est-ce qu'il perdait son temps à se fondre en elle jusqu'à cracher son envie, jusqu'à plus soif, jusqu'à pas d'heure. Pourquoi elle, n'y avait-il pas de meilleur modèle dans les bordels de Londres. « J’aurais préféré passer la journée avec toi, tu sais comment je suis quand tu n’es pas là. » Quelle importance, qu'il ne lui trouve aucune élégance. Chaque fois qu'elle s'était déshabillée sous ses yeux mordants avec la candeur d'une condamnée, elle avait grignoté son désir. Vorace, elle l'avait rendu malade, à n'en plus pouvoir se vider ailleurs qu'entre ses cuisses. Tout ce corps saillant rien que pour lui, et chaque parcelle de sa peau qui s'était mise à hurler son nom. Il avait tout de suite compris qu'elle n'attendait qu'un messie pour guider son chemin, à ceci près qu'elle était tombée sur un diable dont elle ne voyait simplement pas les cornes.

Serpent inoffensif, elle ondulait et puis soudain, son souffle vint se briser contre la peau du Dolohov. « J’espère qu’il n’est pas trop tard pour me faire pardonner. » Elle n'était plus qu'excuses et promesses de plaisir. Cependant, sa rancune le démangeait, il ne supportait pas la vision de la cracmolle aux crochets de quelqu'un d'autre. Souillée, détournée, sale traînée. Avant que la sueur ne les gagne, il fallait que le sang coule. Ce n'était qu'une réparation pour les dommages qu'elle venait de lui causer. Alors d'un geste lent, provocateur d'une peur que l'admiration de la Dragonstone transformait en excitation, automatiquement, il porta les mains à sa ceinture pour la faire glisser. Puis caresser, menacer, tendrement s'écraser contre l'échine. Un coup, un seul. Et à nouveau, une avalanche de satisfaction, ça faisait presque comme des papillons dans le ventre sauf que ça tuait le romantisme. Asphalt n'avait pas droit aux caprices d'une femme, de toute façon. Elle avait le droit de se taire et c'était largement suffisant.
Parce que le corps a ses limites, elle laissa échapper un tremblement malgré elle, et il déposa un doigt contre ses lèvres. Geste instinctif, loin d'être rassurant mais c'était ce qu'elle croirait sans doute, pauvre naïve désarticulée. Elle s'animait dès qu'il la touchait, il le savait. Il ne lui offrait rien et pourtant elle voyait le monde dans ses yeux, allez comprendre pourquoi. Aussitôt, ses genoux cessèrent de faire faiblement trembler son être inutile, comme si ce simple contact permettait de la faire tenir entière. « Shhh, ne fais pas l'idiote. Tu ne m'as pas laissé le choix, Asphalt. » C'était facile, trop facile, de la faire plier toujours plus. Elle avait mérité sa punition, elle le connaissait ; elle aurait dû savoir que Mordred n'aimait que l'ordre et la justice bien faite. Elle aurait dû connaître les règles sur le bout des doigts. Son comportement désobligeant lui avait donné envie de lui vomir son mépris sur sa sale gueule fracassée. Mais il était trop bon avec elle, un seul coup suffirait. Pour cette fois. Il exerça une pression plus fort contre ses lèvres, puis contourna son visage pour venir guider son approche, forcer le contact des lèvres de la Dragonstone contre son épiderme. Tressaillir sous la langue qui se perdit dans une excursion délicieuse, savoureuse. Sentir l'envie venir, grimper, monter, s'envoler. L'attraper, cette tigresse, et la relever d'un geste puissant, en lui dardant un regard qu'elle avait déjà lu mille fois. Elle connaissait la suite ; les tissus qui devraient glisser, ses formes qu'elle devrait montrer. « Tu m'as assez fait perdre mon temps pour ce soir. Bouge-toi. » L'impatience face au carnage qui suivrait, elle n'avait qu'à lui obéir. Elle ne savait faire que ça.

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Ҩ Re: /!\ Devil's dances waiting to begin ▽ (MORPHALT) Ҩ Dim 17 Avr - 20:15






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Elle ferme les yeux et laisse l’arôme du cuir emplir ses narines ; elle ne sait que trop bien ce qui viendra ensuite. Mordred ne la déçoit jamais, lui. Elle peut toujours compter sur ses déviances délicieuses, le nectar de sa peau. En échange, Asphalt lui offre cette façon presque trop intime qu’elle a de lui appartenir. Il y aura du sang, elle pense, en voyant son amant défaire la boucle de sa ceinture, il y aura toujours du sang. C’est l’essence même de leur relation, une essence carmin, épaisse, trop amère, mais le poison est trop doux pour ne pas l’avaler. Ce sera douloureux et moche, elle pense. Mais ce sera aussi porteur de merveilles, et chaque coup qu’elle recevra la marquera de son sceau à lui. Le sceau unique et brûlant de ses ambitions, le sceau de ce qu’ils seront tous les deux. C’est pour les merveilles qu’elle est là, les merveilles qu’il grave au creux de sa peau, dans son myocarde et dans ses reins. Pour les merveilles qu’elle tressaille sans hurler, pour les merveilles qu’elle accepte de saigner, parce que pourquoi d’autre se donnerait-il la peine de la toucher ?

Mordred le Miséricordieux l’enveloppe alors de son nuage anesthésiant. Après le châtiment, il se veut rassurant, et l’encourage à ne pas articuler sa douleur. Après tout, ne l’a-t-elle pas mérité ? Ne l’a-t-elle pas offensé ? Asphalt est certaine que c’est pour la forme, il ne veut même pas lui faire de mal. Il défend ses intérêts, il n’a pas compris ou plutôt, c’est elle qui a mal exprimé ses intentions. C’est son rôle de s’aplatir devant lui pour le rassurer, lui susurrer encore et encore qu’il est le seul homme au monde, et le seul à qui elle s’offre, corps, âme et le sang avec, les tripes et les pauvres pensées qu’elle a, tout ce qu’elle a encore à elle est déjà à lui. « Shhh, ne fais pas l'idiote. Tu ne m'as pas laissé le choix, Asphalt. » Elle acquiesce en souriant ; la cracmolle est reconnaissante, la plaie cicatrisera facilement, il n’a porté qu’un seul coup. Asphalt sent la main de son amant rejoindre l’arrière de son crâne, encouragement tacite à continuer son œuvre, et elle sourit contre l’épiderme de Mordred. Doucement, elle laisse aller sa langue en fermant les yeux, elle adore son dieu en silence et lui fait toutes les offrandes, honore son corps en sacrifiant son esprit à elle. Mille fois elle s’est perdue dans les courbes trop bien dessinées de l’aine, et il n’y a que lorsque l’os de son pelvis lui caresse la gorge qu’elle ne se sent pleinement entière. « Tu m'as assez fait perdre mon temps pour ce soir. Bouge-toi. » il marmonne, la voix rauque, en l’attrapant de sa poigne de fer pour la faire remonter. Humble prêtresse, elle courbe l’échine devant les directives de son idole.

Asphalt se recule légèrement, elle veut lui laisser une vue d’ensemble. Tandis qu’elle fait glisser l’étoffe de son chemisier déjà déchiré, elle se laisse malgré elle porter dans une autre dimension, comme si progressivement, un voile se glissait devant elle, la séparant du monde réel et de l’ardeur de son amant. Il n’y a rien de plus difficile que d’être réellement et complètement nue. Même après avoir enlevé chaque vêtement, chaque couche de protection, après s’être arraché chaque centimètre de peau, pelé le muscle, il reste la barrière des secrets, des non-dits, des choses que l’on fait passer par les yeux. Il reste l’histoire, le vrai nom. Et encore aujourd’hui, Asphalt a encore du mal faire l’amour à Mordred sans penser à Visenya. A ce que ça aurait changé, si elle avait encore porté ce nom là. Elle espère qu’il soit là pour elle et elle seule, mais elle ne peut s’empêcher de penser qu’il est là pour sa fragilité ; il l’aime de la même façon qu’un dieu aime un mortel qui l’adore. Et ils meurent ensemble de s’aimer en barbelés ; mort ouverte, par dilution dans l’éther, cyanide dans les veines, mort inévitable dans un caveau partagé.

Bientôt, la cracmolle attrape les mains de son amant, les pose sur sa poitrine nue, l’implore de la toucher par un regard. Chaque parcelle de sa peau supplie pour le soulagement divin que seul lui peut lui procurer. Elle fait ça en silence, dans le désespoir le plus total. Coquille vide offerte, pauvre fleur fanée qui tente en vain d’ouvrir ses pétales. Elle n’attend que le nectar qui se déposera inéluctablement sur elle, elle n’attend que le soleil dans les yeux de Mordred pour la faire grandir, pour la faire vivre. « Je suis à toi, à toi, à toi » Elle laisse les mots sans même y penser ; transe qui la prend jusqu’au fond des os. Elle se demande qu’est-ce qui a pourri en elle pour que son âme ne soit que débris, qu’horreur et soumission ; seul le silence lui répond, implacable. Déjà fiévreuse, Asphalt plonge son regard dans les yeux pourris de Mordred avant de plonger vers son cou, qu’elle mord et embrasse, désespérée d’y laisser une trace. Désespérée de prouver qu’elle était là ; pas tout à fait humaine mais plus qu’un fantôme. Elle en crève jusqu’à sentir le calcium de ses clavicules, le fer dans les joues rouges de son amant. Elle tente d’imprimer leur intimité jusque dans tous les atomes de la pièce, ceux qui sont témoins de la collision, encore et encore, de l’explosion de leurs corps qui se fracassent continuellement. De leur amour mort-né qui se perd dans les limbes de l’espace. Elle espère les rendre immortels ; marquer le temps et l’espace pour que jamais ils ne tombent dans l’oubli, mystérieuses particules tremblantes et brûlantes qu’ils sont l’un avec l’autre. « Prends-moi toute entière » elle lui susurre à l’oreille, tout en faisant glisser la main vers l’objet de sa convoitise, celui qui la complète si bien, comble toutes les crevasses en elle, qui lui permet de s’oublier lorsque Mordred la possède. A chaque fois, l’espoir de ne plus être vide, plus jamais, plus jamais. Le rythme de son myocarde bat à ses oreilles tandis qu’elle se déchire de l’intérieur pour ne pas l’avaler tout entier, elle sent les vagues de son propre désir venir, qui se fracassent contre celles de Mordred ; mélange rouge et salé, qui l’empoisonne jusqu’à la moelle et va jusqu’à faire trembler les étoiles dans sa trachée.










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