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 Let's see how deep the bullet lies ✝ (AMADRED)

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : purMessages : 379Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Let's see how deep the bullet lies ✝ (AMADRED) Ҩ Sam 20 Fév - 18:17


it doesn't hurt me ♆
You want to feel how it feels? You want to know, know that it doesn't hurt me. You want to hear about the deal I'm making? You don't want to hurt me, But see how deep the bullet lies. Unaware that I'm tearing you asunder, There's a thunder in our hearts, baby. So much hate for the ones we love. Tell me we both matter, don't we?



Le tonnerre venait frapper sans relâche contre les fenêtres du laboratoire, si fort qu'il aurait pu les faire éclater en morceaux. Tout comme le corps de ce pauvre Eclair qui convulsait depuis des heures sous les sortilèges de la médicomage. Combien de doloris un vainqueur pouvait-il supporter avant d'arrêter de se débattre? Celui-ci avait continué à hurler jusqu'au septième maléfice, avant que ses cris ne s'étouffent dans sa gorge déployée. Personne ne viendrait le sauver. Ni maintenant, ni jamais. Alors que ses pupilles dilatées étaient trop sèches pour fabriquer des larmes, sa bouche recrachait encore de la bile mousseuse, répugnante. Son regard restait accroché au plafond, dans l'espoir d'un salut qui le libèrerait de cette torture insupportable. C'était injuste, il n'avait pas choisi d'être maudit par le pouvoir de l'Ox. Il avait quitté Durmstrang des années auparavant, et si il avait su, probablement qu'il n'y serait jamais retourné. Mais comment aurait-il pu deviner le bain de sang qui l'attendait dehors? On lui avait promis protection, entraide et survie. Regardez-le, immobile entre les doigts fébriles de l'ancienne mangemort. Elle s'était acharnée sur lui comme si il n'était rien d'autre qu'un vulgaire rat de laboratoire. Parce qu'à ses yeux, c'était exactement ce qu'il était. Une expérience, un défi à relever. Il avait tenté de résister, mais c'était avant de comprendre que la lueur dans le regard de la jeune femme n'avait rien de fou. Non, c'était plus noir que de la folie, beaucoup plus malsain. Elle n'agissait pas sous l'effet d'une pulsion meurtrière, elle n'avait rien d'une sauvage, car ces gens-là ne réalisent pas ce qu'ils font ; elle, ce qu'elle voulait, c'était lui aspirer toute cette puissance, lui sucer les veines et en savourer jusqu'à la dernière goutte. Elle était pleinement consciente de ses actes, elle n'en avait manqué aucune miette. Elle se serait volontiers arraché les paupières pour éviter de cligner des yeux. La violence nourrissait son âme, elle vibrait sous sa chair et ça lui cabossait la peau. Bon sang, qu'est-ce qu'elle adorait ça.

Ce qui la rendait folle, en revanche, c'était ce fichu mystère qui semblait impossible à résoudre. L'Ox était devenu inutile à la seconde où son pouvoir s'était distillé dans les veines de chacun des vainqueurs de la quête. Babiole aride, la pierre n'avait plus rien d'un précieux joyau. C'était comme d'enfin trouver la Fontaine de Jouvence mais que plus un seul filet d'eau ne s'y déversait. Face à un mur, Amatis s'arrangeait pour garder le contrôle d'elle-même. Elle était venue sur l'île en pensant trouver un moyen de faire vivre ses démons, comme si c'était un terrain de jeu à investir où elle pourrait enfin dévoiler ses meilleures cartes. Londres l'avait épuisée. A trop devoir prendre des précautions afin de sauver les apparences, elle avait fini par perdre la tête. Si elle ne s'était pas envolée pour la Bulgarie, excitée à l'idée de se replonger dans ces ténèbres qu'elle chérissait tant, on l'aurait sans doute démasquée. Cela devenait de plus en plus difficile, de faire semblant. Ici au moins, personne ne l'accuserait de trahison si on la surprenait en train de s'en prendre à un de ses patients. Elle aimait appeler ces êtres sans défense qui lui passaient sous les mains comme si ils souffraient d'un curieux mal, ça lui rappelait son métier. En beaucoup plus glauque, donc beaucoup plus amusant.
L'homme qu'elle venait de délaisser quelques minutes se remit soudainement à gémir. Le son, presque imperceptible, résonna dans les oreilles de la médicomage. Agacée par ce manque de discipline, elle retourna à la hâte vers la table où gisait sa victime. D'ordinaire, elle évitait de gaspiller les vainqueurs, sachant qu'ils n'en disposaient pas à l'infini. Pour le coup, elle s'arrachait les cheveux depuis des heures, en essayant de faire des expériences toujours sur la même personne. Celle-ci n'avait plus rien à lui offrir. A bout de forces, c'était à peine si ce minable respirait encore. Elle lança un sortilège de Videntrailles qui le heurta de plein fouet, éviscérant sa victime. Une odeur de souffre vint empester la pièce tandis que le regard de l'Eclair prenait une teinte blanchâtre. Sans plus de cérémonie, Amatis ramassa les boyaux et commença à les mettre en bocal. Peut-être que le corps humain lui livrerait plus de secrets une fois plongé dans un liquide visqueux, qui sait. Ramassant les viscères à la main, elle semblait parfaitement dans son élément. Princesse lugubre, elle s'intégrait atrocement bien dans cette scène digne d'un chapitre écrit par Mary Shelley.

Tout à coup, la terre se mit à trembler sous ses pieds. La seconde d'après, la foudre s'engouffra dans la pièce en faisant exploser un carreau. Des morceaux de verres vinrent se planter dans les mains de la Lestrange qui s'était protégée le visage par un réflexe bien avisé. Propulsée contre la table, sa hanche rencontra un coin en métal et elle se courba sous la douleur lancinante. Pestant contre le temps cauchemardesque sur cette île maudite, elle baissa les yeux vers le sol à présent humide, à la recherche de sa baguette qu'elle avait lâchée pour se protéger. Avant qu'elle n'ait le temps de se baisser pour la récupérer, un choc la propulsa à nouveau contre la table en métal, lui vrillant les côtes inférieures. Le souffle coupé, elle se retourna en parfaite symbiose avec l'éclair qui illumina la pièce, toute aussi dangereuse et imprévisible. Face à elle, une silhouette se découpait, une silhouette qu'elle découvrait par intermittence lorsque celle-ci était éclairée par la lumière aveuglante de la foudre. Un rire mauvais lui parvint, et soudain, tout devint clair. Oubliant la douleur, Amatis attrapa un bocal et le lança de toutes ses forces en direction de l'ombre. Le verre explosa contre le carrelage, répandant le liquide visqueux et les viscères de sa dernière victime partout sur le sol. Aussi paniquée que folle de rage, elle le fixa sans ciller, prête à lui cracher sa haine au visage. « Qu'est-ce que tu me veux, Adonis? Hein? Qu'est-ce que tu viens foutre ici? hurla-t-elle, paralysée sur place. » Elle tentait de maîtriser les vibrations de sa voix, sans grand succès. C'était plus fort qu'elle, il était le seul capable de lui glacer le sang. Elle avait l'impression de se retrouver face à un fantôme, et c'était comme si le plus atroce de ses cauchemars s'était soudain réalisé sous ses yeux impuissants. Pendant une seconde encore, elle espéra qu'il disparaîtrait quand elle rouvrirait les paupières. Mais le monstre était toujours là, redoutable, majestueux, invincible. Prêt à lui dévorer le coeur.



© WUTHERING




don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.



Dernière édition par Amatis Lestrange le Sam 20 Aoû - 14:09, édité 3 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 242Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ Re: Let's see how deep the bullet lies ✝ (AMADRED) Ҩ Mar 15 Mar - 15:56

Let's see how deep the bullet lies
Il doesn't hurt me. You want to feel how it feels? You want to know, know that it doesn't hurt me. You want to hear about the deal I'm making? You don't want to hurt me, But see how deep the bullet lies. Unaware that I'm tearing you asunder, There's a thunder in our hearts, baby. So much hate for the ones we love. Tell me we both matter, don't we?▽ AMADRED


La pluie n'était que mélodie lorsqu'elle s'écrasait avec tendresse contre les pavés de Domovoï's Rock. Une once de nostalgie dans une symphonie intemporelle, transportant ceux qui se laissaient bercer plusieurs années en arrière, lorsque derrière une fenêtre recouverte de buée, ils regardaient tomber les perles bleutées avec des yeux d'enfants. Mordred se souvenait des journées moites dans les bois de France, en automne, quand les nuits s'allongeaient et que les ombres grignotaient le jardin carré derrière leur demeure. Les embruns lui rappelaient le tumulte des vagues qui emplissait ses oreilles, un jour où il était allé admirer l'océan avec sa mère. Propulsé dans une pensine extraordinaire, il retrouvait des saveurs et des sensations oubliées, rien qu'en s'autorisant quelques minutes de silence sous la cascade infinie s'écroulant des cieux. Il avait l'impression de ne plus avoir eu une seule seconde à lui depuis qu'il était arrivé sur l'île. Ici, tout n'était que chaos et précipitation. C'était sans doute la première soirée où son esprit n'était pas happé par un millier de choses à faire, à penser, à manigancer. Sa soirée était incroyablement libre, alors il s'était trouvé une occupation. Ou plutôt, le diable lui avait soufflé une idée, et il s'était arrangé pour la greffer à son agenda.
Le Dolohov se décida finalement à progresser plus loin vers le Sud, derrière la colline. Après trois pas effectués en prenant naturellement soin de ne pas marcher dans la boue, il se matérialisa face à une immense porte métallique. C'était un vice trop longtemps incrusté dans ses cellules qui l'avait poussé jusqu'ici, c'était une haine viscérale plus que de raison, un volcan crachant sa lave dévorante au creux de sa poitrine depuis des siècles. Il avait conscience de la couleur pourpre de ses songes lorsque, d'un pas déterminé, il pénétra à l'intérieur. Dehors, la pluie devint orage. Et tandis qu'il s'aventurait dans les dédales du laboratoire de fortune que les Assaillants avaient construit, son humanité était restée dehors, quelque part sous les débris que le tonnerre avait amenés d'une bourrasque. Pourtant, son coeur battait la chamade, et soudain cet organe inutile qui tambourinait dans sa poitrine le poussa en avant. Comme si l'excitation pouvait s'intensifier, malgré le meilleur moment déjà révolu. Il n'y avait que la chasse qui était jouissive. Une fois la proie entre ses crocs, l'impatience de la voir trembler de peur semblait déjà bien loin.

Un bruit assourdissant résonna soudain, faisant vibrer le sol sous ses pieds. Alors il lui suffit de se laisser guider par la brise qui venait de s'engouffrer dans la pièce, et quelque chose lui disait que c'était de cette façon qu'il trouverait sa cible. En entrant dans une grande pièce dont les fenêtres venaient d'exploser sous la force invincible de l'orage, Mordred sut qu'il ne s'était pas trompé. Même dans le noir, il pouvait reconnaître son petit corps frêle se relever, les mains en sang d'avoir voulu se protéger. Elle n'aurait pas laissé le tonnerre abîmer son si beau visage. Ni lui, ni rien, ni personne. Intouchable dans ses rêves de princesse de cendres, elle ne voyait plus que la flamme ne brûlait plus depuis longtemps. Et pourtant c'était toujours cette fille qui hantait les nuits de Mordred, alors même qu'il était convaincu qu'elle ne pouvait rien contre lui. Depuis le temps, depuis ses jambes écartées enroulées autour de lui, depuis son regard perdu, perdu dans le sien, il n'avait jamais pu oublier. Il l'avait frappée plus fort que la foudre ce soir-là, il s'était fait une raison depuis ; il était immunisé contre le venin de cette vipère, pas vrai, elle n'oserait plus jamais le distiller en lui. Plus jamais.
Vieille rancune imbibée dans son coeur, il se jeta sur elle et la poussa avec rage. Elle se fracassa contre une table, seul le bruit de l'orage couvrit son hurlement de douleur. Il lui fallut quelques minutes pour se retourner, faire face à son opposant. Mordred aurait tout donné pour qu'il ne fasse pas si sombre, pour qu'il puisse déchiffrer son regard lorsqu'elle comprendrait qui il était. Un flash de lumière les illumina, lui offrant un aperçu de son expression de terreur, et c'était un magnifique cadeau que lui avait offert la nature. D'un geste vif, elle lança un bocal aux pieds du Dolohov, répandant de répugnantes viscères autour de lui. Il comprit qu'elle avait perdu sa baguette en chutant, et un sourire mauvais se peignit sur son visage d'ange. « Qu'est-ce que tu me veux, Adonis? Hein? Qu'est-ce que tu viens foutre ici? » Elle braillait déjà comme une chienne, c'était tout ce qu'elle savait faire. Elle n'avait pas changé, se dit-il. Toujours la même dégaine de salope, le même visage froid et son regard noir comme une nuit sans étoile.

Un éclair aveuglant plus tard et il se tenait si près d'elle qu'elle en eut le souffle coupé. Elle était atrocement sienne, dans la souffrance de leurs souvenirs qu'un seul regard suffit à raviver. « Tu n'es pas au courant? C'est Mordred, maintenant. Mordred Dolohov, répondit-il, presque en ricanant. » Le temps s'était écoulé mais le sang n'était pas encore sec. Sans parler de la plaie, béante, infestée, pourrie. A chaque fois, la même histoire. Le sourire carnassier de la Lestrange, ses caresses pour mieux l'étrangler, ses baisers pour mieux l'empoisonner. Insupportable naïveté d'un Adonis qu'elle avait étouffé sous sa folie, c'était sa faute si le monstre était sorti de son nid. Il n'oublierait jamais sa part de responsabilité dans son pacte avec le diable. Il reviendrait la hanter, elle ne se débarrasserait jamais de lui puisqu'il ne parvenait guère à se débarrasser d'elle. « J'admets être déçu que tu n'aies pas demandé de mes nouvelles à ton frère, moi qui prends toujours la peine de lui en réclamer des tiennes. » Il s'approcha encore plus près du feu, il ne respirait que pour risquer de s'y brûler. Il adorait jouer et Amatis était sa seule adversaire de taille. Rien que pour cette distraction, elle méritait une médaille. Pourtant, elle semblait plus tétanisée qu'autre chose, mais il savait qu'il suffisait de la titiller pour que le dragon s'éveille. La frôlant presque, il reprit, mutin et secoué par une démence qu'elle seule lui connaissait. « Alazar semblait d'ailleurs très agacé par tes absences répétitives, c'est lui qui m'a confié que tu passais tes journées enfermée ici. Ton frère est toujours aussi... possessif, jaloux, infâme, énuméra-t-il en son for intérieur, attentionné envers toi qu'autrefois. » Elle ne lui échapperait pas, il préparait le terrain depuis des années. Il était devenu le plus proche ami de son frère, il avait appris par coeur chacun de ses désirs, chacune de ses aspirations, et il les briserait une par une jusqu'à ce qu'elle craque. Elle était prise au piège entre ses filets. Plus elle se débattrait, moins elle n'aurait de chances de s'en sortir.
acidbrain



Welcome to my world of fun
If it feels good, tastes good, it must be mine. Heroes always get remembered but you know legends never die. And if you don't know now you know, I'm taking back the crown. I'm all dressed up and naked. I see what's mine and take it. The crown, so close I can taste it.


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Statut du sang : purMessages : 379Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: Let's see how deep the bullet lies ✝ (AMADRED) Ҩ Mar 10 Mai - 14:52


it doesn't hurt me ♆
You want to feel how it feels? You want to know, know that it doesn't hurt me. You want to hear about the deal I'm making? You don't want to hurt me, But see how deep the bullet lies. Unaware that I'm tearing you asunder, There's a thunder in our hearts, baby. So much hate for the ones we love. Tell me we both matter, don't we?



Elle se souvint de ses cris de désespoir déchirant le ciel, de ses omoplates qui s'enfonçaient dans les espaces vides entre les briques, de ses hanches qui cognaient contre les siennes, du regard fou d'Adonis. Elle se souvint de la sueur, de la souillure,  de ce sentiment d'impuissance, de honte. Elle se souvint de tout et elle se demanda comment elle pouvait encore tenir debout. Il était ce visage qui effrayait jusqu'aux monstres de ses pires cauchemars. Il était cette ombre derrière elle, insaisissable et menaçante. Oppressante. Il était l'homme qui avait détruit sa vie. On aurait pu croire que la place était déjà occupée par Alazar, mais c'était faux. Son frère ne lui aurait jamais fait ça, il n'aurait jamais abusé d'elle. Pas comme ça. Alazar était cruel, mais pas à ce point-là. Ou peut-être avec les autres, mais pas avec elle. Il avait beau la haïr, il ne la briserait jamais comme l'avait fait son meilleur ami. L'ironie était jouissive, pas vrai? Sans le savoir, son frère s'était lié d'amitié avec l'ordure qui l'avait violée. Il s'était juré de tuer celui qui avait osé lui dérober sa sulfureuse Amatis, et pourtant, il le fréquentait tous les jours sans se douter de quoique ce soit. Il était rusé, le Greengrass. Il devait avoir élaboré mille stratagèmes pour s'approcher d'elle, il avait probablement des projets de torture déjà établis depuis des siècles. Elle sentit la peur se répandre à l'intérieur de son petit corps de traînée. S'incruster dans sa chair.
L'éclair frappa à nouveau, et elle tressaillit lorsqu'elle sentit la présence de l'ennemi l'envahir. Il se faufilait dans les fissures d'un coeur qu'il avait lui-même brisé. A son regard mauvais, elle comprit qu'il savourait leurs sanglantes retrouvailles. Elle pouvait presque deviner les atrocités qu'il désirait lui faire subir. « Tu n'es pas au courant? C'est Mordred, maintenant. Mordred Dolohov, ricana-t-il. » Elle avait entendu parler de cette histoire, elle mentirait si elle prétendait ne pas s'être renseignée sur cette enflure. Il la traquait, mais elle le suivait à la trace pour mieux lui échapper. Même si dans ce monde atroce, elle savait qu'elle ne pouvait le fuir indéfiniment. L'Enfer dans lequel il l'avait propulsée avait un goût amer d'éternité.

Il enfila un de ses nombreux masques, jouant la carte de la provocation distrayante. Comme si ce n'était qu'une autre partie. Si il y avait une chose qu'Amatis avait appris à ses dépends, c'était de ne jamais se fier aux apparences. Adonis, Mordred, peu importe son prénom ; il restait ce monstre inhumain enfermé sous une carapace d'illusions. « J'admets être déçu que tu n'aies pas demandé de mes nouvelles à ton frère, moi qui prends toujours la peine de lui en réclamer des tiennes. » Il s'amusait, le fourbe. Il prenait un malin plaisir à lui rappeler qu'il s'était infiltré dans sa vie. Il était toujours là, dans une bribe de conversation, dans un soupir, dans ses poumons. Elle manquait d'air, la Lestrange. Elle s'étouffait dans sa rancoeur. Il s'approcha d'elle, à croire qu'il pouvait lire dans ses pensées. Cela ne l'étonnerait même pas de la part d'un tel pervers. Perfide, il reprit. « Alazar semblait d'ailleurs très agacé par tes absences répétitives, c'est lui qui m'a confié que tu passais tes journées enfermée ici. Ton frère est toujours aussi... attentionné envers toi qu'autrefois. » Ça le démangeait, visiblement. Il fallait qu'il lui laisse croire qu'elle n'était en sécurité nulle part. Personne ne pourrait la protéger d'un ennemi invisible. Aussi longtemps qu'elle garderait le secret de son identité, son crime demeurerait impuni. Il se jouait d'elle et elle ne pouvait faire qu'attendre qu'il se lasse.

Mais il ne se lassait pas. Peut-être même qu'il ne se lasserait jamais. La Lestrange avait cessé d'espérer depuis longtemps, elle n'avait plus qu'une soif de vengeance à laquelle se raccrocher pour avancer sans vaciller. C'était tout ce qu'il lui restait pour ne pas perdre la tête, pour ne pas s'auto-détruire. Car au fond, c'était plus facile de détester quelqu'un d'autre que soi-même. Elle devait au moins lui attribuer ce mérite. Toute cette rage qui vibrait en elle l'avait maintenue en vie. Sans ça, elle aurait probablement abandonné le navire depuis longtemps. Mais Adonis avait toujours été là, dans un coin sombre de son esprit. Elle ne serait jamais tranquille le sachant en vie quelque part, en vie et gonflé de satisfaction. Il devait payer pour ce qu'il lui avait fait. Ironiquement, par sa seule présence, il la réanimait.
Amatis sortit lentement de son apathie. Ses sens se réveillèrent, sa respiration s'apaisa. Un demi-sourire s'esquissa au coin de ses lèvres. « Oh, Greengrass... Ne me dis pas que tu es encore jaloux, articula-t-elle, retrouvant ses marques. » Elle savait qu'il n'avait jamais été dupe, pas même à Poudlard. Il l'avait ouvertement attaquée au sujet de sa relation douteuse avec son frère à l'époque, et elle lui avait ri au nez. Il avait voulu l'éloigner de l'influence néfaste d'Alazar, elle se rappelait des discours qu'il lui tenait sur la morale, le Bien et le Mal. Où étaient passées ses valeurs, à présent? Adonis Greengrass avait volé en éclats, englouti sous les tourments de son alter-ego.

Elle se redressa, tentant de laisser derrière elle la terreur qui l'avait paralysée dès qu'elle avait vu son visage. Elle se répétait tout bas qu'il ne l'impressionnait pas, comme si elle était assez stupide pour avaler ses propres mensonges. Dans une certaine mesure, ça la rassurait. Au moins, elle était encore assez forte pour encaisser le choc sans tomber en morceaux. Pour lui faire face. « Si ça peut soulager ton égo, sache que je suis en froid avec Alazar. » Il le savait probablement déjà, mais elle tenait à le lui dire pour qu'il comprenne que son petit stratagème tombait à l'eau. Elle voulait qu'il lise entre les lignes, c'était presque devenu un jeu entre eux. Ils n'étaient jamais explicites, il fallait toujours déchiffrer la menace latente, le message caché. Amatis sentait l'adrénaline lui monter au cerveau, repoussant ses limites. Son corps semblait contrôlé par cette rage qui bouillonnait en elle. Son visage s'approcha de celui d'Adonis, les yeux plantés dans les iris bleutés du diable. Un poignard dans chaque oeil, et elle remuait bien la lame pour que le sang gicle. « C'est frustrant, pas vrai? D'avoir consacré autant d'années à te rapprocher d'un homme que tu détestes dans le seul but de m'atteindre. Pour rien. » Elle lui avait craché le dernier mot à la gueule, pleine d'arrogance et de provocation. Sur le qui-vive, elle attendait qu'il craque, qu'il l'égorge, qu'il la fracasse. Chacun de ses souffles pouvait être son dernier.





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Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.



Dernière édition par Amatis Lestrange le Sam 20 Aoû - 14:02, édité 1 fois
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Statut du sang : PurMessages : 242Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ Re: Let's see how deep the bullet lies ✝ (AMADRED) Ҩ Sam 20 Aoû - 2:55

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Il doesn't hurt me. You want to feel how it feels? You want to know, know that it doesn't hurt me. You want to hear about the deal I'm making? You don't want to hurt me, But see how deep the bullet lies. Unaware that I'm tearing you asunder, There's a thunder in our hearts, baby. So much hate for the ones we love. Tell me we both matter, don't we? ▽ AMADRED


Dès qu'elle vissa son regard au sien, Mordred sut qu'il ne s'était pas trompé. Elle était toujours la même, trop fière pour se taire. Son arrogance faisait partie intégrante de sa personnalité, mais elle avait su transformer ses défauts pour les rendre charmeurs. Elle usait et abusait de sa belle assurance pour mieux vous attirer dans son piège. Il le voyait à présent, ce masque derrière lequel elle s'était cachée toute sa vie. Elle s'efforçait de paraître naturellement aussi détestable, toujours le mot juste pour répondre et le ton parfaitement adapté à la situation. Contrôlant sans cesse les réactions qu'elle souhaitait susciter, manipulant les autres telle une marionnettiste. Il devait reconnaître qu'elle était sacrément douée, c'était une comédienne incroyable. Mais malheureusement pour elle, il avait aperçu une faille et il s'était glissé à l'intérieur. Depuis lors, il analysait le moindre de ses faits et gestes, conscient qu'elle ne laissait jamais rien au hasard. Elle l'avait dupé une fois, et il s'était juré que ce serait la dernière humiliation qu'il aurait à supporter. La vengeance lui était alors apparue comme la seule solution, l'unique remède à son orgueil blessé. Mais cela n'avait fait qu'attiser les flammes d'une histoire qui finirait par les réduire en cendres. « Oh, Greengrass... Ne me dis pas que tu es encore jaloux. » Pincement au coeur, organe qui se contracta brusquement. Ça lui faisait mal à en crever de le reconnaître, d'admettre que cette fille le suivait où qu'il aille. Une ombre que même la lumière du jour ne parvenait à chasser. Il l'avait dans la peau et dans les os.
Amatis ne lui octroya pas une seconde de répit, enchaînant avec plus de fourberie. « Si ça peut soulager ton égo, sache que je suis en froid avec Alazar. » Sa réflexion acheva de le tailler en pièces. Sans qu'elle ne lui dise quoi que ce soit, Mordred avait toujours su. La relation des deux Lestrange n'avait rien de fraternel, et l'idée de savoir Amatis prisonnière d'Alazar lui était insupportable. Tout était de sa faute. Son frère n'avait pas apprécié qu'elle s'amourache d'un autre que lui, alors il avait remué les fils et elle s’était exécutée. Vibrant de la même folie destructrice, la jeune femme s'était laissée consumer par les flammes de l'Enfer dans lequel Alazar l'avait précipitée. Et dans son interminable chute, elle avait emporté Adonis avec elle. Au fond, le Greengrass s'était simplement retrouvé coincé sur le champs de bataille que les Lestrange se livraient entre eux. Il n'était rien d'autre qu'un vulgaire dommage collatéral. Il n'avait jamais rien signifié de plus pour cette sombre crétine jusqu'à ce qu'il l'oblige à écarter les cuisses. D'une certaine façon, il s'était assuré qu'elle n'oublierait jamais son visage. Parce qu'il n'avait pu l'avoir, il l'avait profanée.

Sortie de sa torpeur, Amatis s'approcha de son visage sans ciller. « C'est frustrant, pas vrai? D'avoir consacré autant d'années à te rapprocher d'un homme que tu détestes dans le seul but de m'atteindre. Pour rien. » Une rage incommensurable se dilapida dans tout son être qui se mit à trembler. Incapable de se contrôler, Mordred se fit violence pour ne pas la gifler. Il tenta vainement d'encaisser, de prendre sur lui. Évidement, elle avait deviné son plan. Il s'y était attendu, la déception aurait été grande si elle n'avait rien vu venir. Mais sa présence l'avait étouffée dès qu'il s'était rapproché d'Alazar. Certes, il avait dû museler sa haine et son dégoût pour cet homme abject. Mais avec beaucoup de temps et énormément de sacrifices, il avait réussi à passer outre ses ressentiments à son égard. Pourtant, dans la bouche d'Amatis, la vérité sonnait atrocement plus cruelle.
Sans réfléchir, il l'agrippa par les épaules, la suréleva et la secoua violemment. « Crois-moi, ça en valait la peine. » Il la relâcha sans aucune délicatesse avant de la repousser fermement. Il aurait voulu lui briser les os un à un, se laissant bercer par la douce mélodie de ses litanies. Elle camoufla la douleur avec obstination, refusant de lui faire ce plaisir. Elle avait cette force immense, cette foi inébranlable en ses capacités. Résister, ne rien lâcher. Sans cesse sur le qui-vive, prête à lui sauter à la gorge pour l'étrangler de ses phalanges. Rien que de se retrouver à nouveau face à elle, Mordred se souvint de ce qui l'avait attiré chez elle. L'évidence-même de ses charmes était incontestable, mais c'était l'orage qui grondait à l'intérieur qui l'avait à ce point retourné. Elle avait profité de sa compassion, à l'époque, se moquant bien de la tendresse infinie qu'il désirait lui apporter. Ça n'avait jamais été sérieux, pour elle. Alors que pour lui, il fut un temps où Amatis occupait toute la place dans son coeur et dans son âme. Elle lui parlait de sa famille, surtout d'Alazar, et puis de ce mal qui la rongeait et dont elle ne parvenait à guérir. Sa fragilité principalement feinte avait eu raison de ses barrières, puis il s'était entièrement dévoué à elle. La trahison l'avait accablé, marqué au fer rouge. Mais le plus affligeant, c'était d'être resté accro après autant d'années. Chaque fois qu'elle le provoquait, qu'elle enfonçait un peu plus la dague dans ses entrailles, il revivait la même scène ; c'était comme si elle l'empoisonnait encore, et encore, et encore.
Il fallait que ça cesse. Prenant une grande inspiration, il détourna le regard quelques instants. Il avait besoin de se souvenir de qui elle était véritablement, de la vipère qui avait manqué de le tuer. Non pas de cette gamine un peu fragile, un peu perdue, qui l'avait laissé l'entourer de ses bras tous les soirs pendant un an. Pour la réconforter. Comme c'était dérisoire, ironique, cruel. Et si lointain. « C'est fou comme le temps passe vite. » Il esquissa une moue énigmatique. « Tu sais, à une époque, tes petites répliques cinglantes auraient eu l'effet escompté sur moi. Mais tu m'as beaucoup appris, tu m'as obligé à prendre certaines dispositions. A faire certaines choses que je ne pourrais avouer. » Il s'approcha d'elle, entourant son cou d'une main agile. Elle avait tout déclenché. Il avait commis l'erreur de croire en ses mensonges alors qu'elle se servait de sa naïveté, qu'il n'était rien d'autre qu'une distraction pour lui faire oublier ses petits tracas. Elle avait mérité ce qu'il lui avait fait. Elle en avait mérité chaque seconde. « Tout est de ta faute, Amatis. Mais c'est terminé, tu n'exerces plus aucune influence sur moi. Tu ne peux plus m'atteindre. » Son étreinte se resserra, il n'était plus animé que par un mépris accumulé depuis des années. Un mépris qu'il ravala difficilement suite à ses paroles. Rien de tout cela n'était vrai, il la considèrerait toujours comme l'unique responsable du monstre qu'il était devenu. Puisqu'il ne pouvait admettre que son père était également responsable, il n'y aurait qu'elle pour seule coupable. Alors elle devrait perpétuellement payer pour ses crimes. « Désormais tu n'es plus que la sale traînée que je me suis envoyé dans l'Allée des Embrumes. » Ses lèvres frôlèrent ses oreilles, son corps s'appuya légèrement sur le sien dans un mouvement cruellement familier. « On remet ça quand tu veux, murmura-t-il, mauvais. »

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If it feels good, tastes good, it must be mine. Heroes always get remembered but you know legends never die. And if you don't know now you know, I'm taking back the crown. I'm all dressed up and naked. I see what's mine and take it. The crown, so close I can taste it.


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Statut du sang : purMessages : 379Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : Domovoï's Rock
Ҩ Re: Let's see how deep the bullet lies ✝ (AMADRED) Ҩ Dim 12 Fév - 15:13


it doesn't hurt me ♆
You want to feel how it feels? You want to know, know that it doesn't hurt me. You want to hear about the deal I'm making? You don't want to hurt me, But see how deep the bullet lies. Unaware that I'm tearing you asunder, There's a thunder in our hearts, baby. So much hate for the ones we love. Tell me we both matter, don't we?



D’un geste, il la souleva du sol. « Crois-moi, ça en valait la peine. » Son regard lui brûlait la peau, noir comme la cendre. Amatis n’était pas sans connaître le monstre qu’elle venait de nourrir. Chaque miette de haine qu’elle lui balançait à la gueule, il les ingurgitait pour mieux les lui recracher. La peur lui nouait l’estomac, pourtant elle se tenait encore droite, provocatrice. D’un air de défi, elle le toisait comme si il était toujours ce même garçon insignifiant qu’elle avait rencontré à Poudlard. Autant de mensonges qui lui voilaient la face, mais il lui fallait bien un peu de naïveté pour être capable de se tenir ainsi devant lui. C’était son seul réconfort, les souvenirs d’un jeune homme qu’elle gardait enfouis en elle, s’y accrochant avec toute la force du désespoir. Parfois il lui arrivait encore de se demander ce qui lui était arrivé, à ce jeune Greengrass. Est-ce qu’elle lui avait brisé le cœur si fort que jamais personne n’avait pu le réparer ? Il ne lui donnerait jamais d’explications, il l’avait affublée du titre d’ennemie mortelle et il semblait avoir misé sur le bon cheval. Impétueuse, arrogante, indomptable. Amatis refusait de se laisser abattre.
Le silence lui tordait les tripes, jusqu’à ce qu’Adonis ne le brise enfin, d’une voix tranchante, perfide. « C'est fou comme le temps passe vite. » Tout était relatif. La Lestrange se souvenait encore de cette nuit-là comme si elle s’était passée hier. Qu’est-ce qu’elle n’aurait pas donné pour avoir tout oublié, pour ne pas se souvenir de chaque mouvement, de chaque cri, chaque seconde. « Tu sais, à une époque, tes petites répliques cinglantes auraient eu l'effet escompté sur moi. Mais tu m'as beaucoup appris, tu m'as obligé à prendre certaines dispositions. A faire certaines choses que je ne pourrais avouer. » Comme si c’était sa faute. Elle n’était pas entièrement coupable d’avoir engendré un tel monstre. Ce mal-être, il l’avait déjà bien en lui, incrusté sous sa peau. Elle l’avait peut-être dévoilé au monde ainsi qu’à lui-même avant tout, mais ça ne pouvait pas être sorti de nulle part. Elle n’avait pas créé l’enfer qui se déchainait dans son âme, qui le déchirait de l’intérieur.  

Il entoura son cou de ses mains chaudes, dangereuses. « Tout est de ta faute, Amatis. Mais c'est terminé, tu n'exerces plus aucune influence sur moi. Tu ne peux plus m'atteindre. » Alors pourquoi est-ce qu’il était venu la trouver dans son laboratoire ? Pourquoi est-ce qu’il avait sans cesse besoin de la voir, de la pousser à bouts ? Ses paroles semblaient bien vides de sens alors qu’il serrait un peu plus fort ses doigts contre sa nuque. « Désormais tu n'es plus que la sale traînée que je me suis envoyé dans l'Allée des Embrumes.  » Déflagration assourdissante. Les murmures du Greengrass exploisaient au contact de sa peau de porcelaine. « On remet ça quand tu veux, souffla-t-il, cruel. » Son corps tanguait contre le sien dans un mouvement mille fois répété, dans des cauchemars incessants qui n’avaient que leur cruauté de réelle.
Amère, la Lestrange plaqua ses deux mains contre son torse et le repoussa de toutes ses forces. Il recula à peine d’un pas, visiblement très satisfait de sa petite performance. « Espèce de foutu salopard, cracha-t-elle. » Ça la répugnait qu’il puisse à ce point se croire supérieur à elle, qu’il pense qu’il avait le droit de lui rappeler ça, parce qu’il ne l’avait pas. Il ne l’avait jamais eu. Bordel, il n’aurait plus jamais le droit de rien, avec elle. Plus jamais. Il s’était trop permis, il s’était forcé un passage entre ses cuisses, il avait creusé un chemin jusqu’à son cœur où il avait planté sa graine. Une rose vénéneuse, aux milles épines.

Elle oublia tout du danger et de la peur, seuls comptaient les mots violents qu’il avait prononcés. Il ne s’en sortirait pas comme ça, elle ne jouait plus, elle ne lui offrirait plus des petits bouts d’elle qu’il pourrait incendier. Renfermée à l’intérieur de sa carapace, elle reprit son sang-froid en se faisant violence pour ne pas simplement lui vomir son mépris à la gueule. Un feu ardent brûlait en elle, mais son visage restait de marbre. « Si je n’avais plus d’emprise sur toi, tu n’aurais pas mis les pieds ici. » Détruire ses belles chimères une à une, avec le calme déconcertant d’une joueuse lors d’une partie d’échecs. Il ne broncha pas, encore trop fier de lui, fier de la voir se tordre dans tous les sens pour résister à l’envie de l’éviscerer.  Ça lui demandait plus de volonté qu’elle n’était capable d’en fournir, mais elle ne cédait pas. « Mais soit, je ne voudrais pas te décrédibiliser. On a chacun notre rôle à jouer et apparemment c’est moi la victime. » Ils savaient très bien tous les deux que les rôles étaient interchangeables, que c’était chacun son tour et qu’il fallait s’accrocher parce que l’intrigue était pleine de rebondissements. Si il voulait croire que c’était lui le grand méchant, tant mieux pour lui ; sans doute était-ce vrai en cet instant, mais ça n’avait rien d’une loi universelle. Amatis allait bientôt faire bouger les choses, provoquer quelques changements dans le scénario. Pour le moment, elle le laisserait croire qu’il avait le dessus, elle acceptait de prendre sur elle et de l’écouter la démolir. Parce qu’elle savait qu’elle aurait sa revanche, tôt ou tard. A priori, ça ne devrait pas trop tarder. Et maintenant qu’il était à Domovoï’s Rock, il oubliait qu’il n’était plus le seul qui pourrait l’épier du coin de l’œil. Elle le gardait dans sa ligne de mire. Elle attendrait le bon moment pour tirer. « Je ne sais pas ce que tu attends de moi, mais je ne vais pas te supplier pour me laisser la vie sauve. » Elle savait qu'il ne ferait rien, encore une fois, ils le savaient très bien tous les deux. La partie venait à peine de recommencer, elle le savait assez bon joueur pour doubler la mise. Adonis était méticuleux, il ne la tuerait pas maintenant, pas comme ça. Il avait sans doute quelque chose de mieux construit pour le moment venu, une sorte de grand final. « Alors si tu veux m'achever, vas-y. Fais-le. » Il ne le ferait pas. Non, il ne le ferait pas.  






don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.

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